Tag: Cécile Helle

  • À Avignon, des associations toujours inquiètes

    À Avignon, des associations toujours inquiètes

    Avignon, ville où s’est tenu le procès des « viols de Mazan », est-elle irréprochable en matière de droits des femmes ? Des projets, il y en a eu. Comme l’annonce qui avait fait grand bruit fin 2022 de la création de cinq logements pour les femmes victimes de violence. Mais celui-ci est tombé à l’eau par la suite. L’association Rhéso, qui devait gérer le projet, avait été placée en redressement judiciaire et les logements ont finalement servi à une autre structure. En dehors de ça, les projets n’ont pas réellement fleuri, tout en sachant que le tissu associatif est bien fourni localement en la matière. Tissu dont on peut imaginer qu’il s’est étoffé suite au procès ultra médiatisé où Gisèle Pelicot est devenue une figure de la libération de la parole. Mais ce n’est pas vraiment le cas d’après les associations qui constituent le collectif Droit des femmes 84. « On n’a pas vu de gros changements. Cela fait même plusieurs mois que l’on entend que le maintien des subventions va être difficile », glisse Karine Malaval, militante du mouvement Le Nid.

    Bouton d’alerte et lutte contre

    les discriminations

    « Depuis 2014, la cause des femmes est une priorité pour la majorité municipale : la toute première mesure prise par Cécile Helle a été, dès son arrivée, de nommer une conseillère municipale, déléguée aux droits des femmes et à la lutte contre les discriminations » pose la municipalité en place, une nomination « qui permet une action continue en direction du public féminin. »

    Dans les programmes des candidats à la mairie, le sujet est abordé à différents degrés. L’insoumise Mathilde Louvain dédie tout un pan à « combattre le patriarcat sous toutes ses formes ». Du côté de David Fournier (PS), on évoque le renforcement de structures d’aide et une lutte « contre toutes les formes de discrimination », sans réellement évoquer la question des femmes en tant que telle. Olivier Galzi (DVD) soumet l’idée d’une application avec un « bouton d’alerte » pour les personnes âgées et les femmes, sans plus. Pas de mention particulière dans celui de Stephan Fiori (DVD). Toutefois, l’association les Resi-liantes, membre du collectif Droit des femmes 84, assure que le dernier nommé s’est rapproché d’elle pour s’informer sur la question. Tout comme Mathilde Louvain. Cette même association a d’ailleurs fait circuler un questionnaire sur la question, auquel ont répondu Stephan Fiori, Mathilde Louvain et David Fournier. « Et les réponses nous conviennent. Mais on verra si ce sera le cas après les élections », glisse Sabah Boutahar, membre de l’association.

  • Une nouvelle lumière pour magnifier le Palais des Papes

    Une nouvelle lumière pour magnifier le Palais des Papes

    Fiat lux. Un nouvel éclairage du Palais des Papes et de sa place, avec tous les bâtiments autour tels que le Petit Palais et l’Hôtel de la Monnaie, a été inauguré ce vendredi 27 février à la tombée de la nuit.

    Ou tout du moins la première moitié du projet, avec évidemment la devanture de la résidence pontificale. Et ce, avec une « mise en lumière à la fois sobre et innovante », grâce à un dispositif qui « joue sur les équilibres entre lumière et pénombre », assure la municipalité. Un projet dont le coût est estimé à 2,7 millions d’euros : 2,2 millions de la part de la Ville d’Avignon, mais aussi 420 000 euros de l’État et 100 000 euros de la fondation LVMH, qui avait fait un défilé dans le lieu l’an dernier.

    Dispositif spécial

    Un éclairage qui sera allumé à la tombée de la nuit jusqu’à environ une heure du matin, « mais cela peut changer selon la saisonnalité », précise Cécile Helle, maire (PS) d’Avignon. Elle se réjouit du « choix d’éclairer la place par sa périphérie avec une meilleure illumination aussi de la place. Car avant, on était vraiment dans la pénombre, ce qui pouvait donner une impression de peur », ajoute-t-elle. « Il y avait avant beaucoup de lumière parasite. Et on ne pouvait pas faire n’importe quoi en rapport avec le patrimoine mondial de l’Unesco », glisse la première édile.

    Ainsi, quatre mâts ont été installés avec des projecteurs spéciaux dits « projecteurs gobo » qui « suppriment les fuites de lumière en dessous et au-dessus et limitent la pollution lumineuse », précise Jean-Yves Soëtinck, concepteur lumière pour l’entreprise Acte Lumière, qui s’est chargée du projet. Une entreprise qui s’est occupée également de l’illumination de la cathédrale de Strasbourg et de celle de Lausanne. Des engins dont la longévité est comprise entre 50 000 et 100 000 heures de fonctionnement.

  • Un nouvel espace de vie commune à la Grange d’Orel

    Un nouvel espace de vie commune à la Grange d’Orel

    Alors que le ciel commence à se couvrir, une bonne quarantaine d’enfants et de jeunes ados sont rassemblés autour d’un terrain de foot tout juste sorti de terre dans le quartier de la Grange d’Orel, à Avignon. Une demi-douzaine d’entre eux s’affrontent dans une partie de ballon rond, parfois réprimandés par un des éducateurs quand ils « tirent trop fort », tandis que la première édile de la Cité des Papes les regarde, tout sourire, à l’occasion de l’inauguration de ce square Diourbel, tout juste réaménagé.

    Avec un nouveau city stade de foot et de basket donc, mais aussi des tables de ping-pong, de nouveaux revêtements sur les routes alentour et différents végétaux.

    « Personne sur le bord

    du chemin »

    « Il suffit de regarder pour voir que les enfants sont super contents », se réjouit Billel Ferhane, directeur du club jeunes du quartier, mais aussi de l’insertion/prévention, collectif d’une quarantaine de jeunes à l’initiative d’une partie du projet à travers le budget participatif il y a un an. « C’est très bien que le quartier s’embellisse. Nos bâtiments sont beaux, mais il fallait le reste aussi. Le terrain était abandonné depuis 30 ans, donc c’est une très belle chose », appuie-t-il.

    Des aménagements et rénovations qui ont coûté au total 205 000 euros, en grande majorité dans le cadre du NPNRU, dont 20 000 euros issus du budget participatif de la ville, avec la demande de poser 25 arbres supplémentaires. « Nous voulions imaginer une action pour améliorer le quartier et lui redonner de la vie. C’est aussi un symbole d’avenir. On avait surtout besoin d’ombre ici parce qu’on n’en avait pas depuis longtemps », glisse Omar, membre de l’insertion/prévention, qui a été désigné comme le porte-parole du projet par ses camarades. « Notre volonté est de ne laisser personne sur le bord du chemin. Quand je vois l’énergie aujourd’hui, j’ai confiance en l’avenir de la ville, car les jeunes vont porter de beaux projets », avance Cécile Helle en fin de cérémonie.

  • Pour Olivier Faure, « Avignon doit être un rempart à l’extrême droite »

    Pour Olivier Faure, « Avignon doit être un rempart à l’extrême droite »

    Si depuis septembre, David Fournier (PS) accumule les soutiens de différents partis de gauche – dont le PRG dernier en date, lire ci-contre – l’adjoint au maire sortant était en famille, ce jeudi soir, lors d’une réunion publique à la salle Saint-Jean. Sa maman et ex-députée Michèle Fournier-Armand était là, mais c’est surtout sa famille politique qui était à l’honneur. Olivier Faure, premier secrétaire national du PS, était là, tout comme le premier fédéral Lucien Stanzione, et Cécile Helle. Une première publique pour la maire socialiste depuis qu’elle a officialisé son soutien à David Fournier.

    « Cela n’a pas été simple, mais celui qui a insufflé la dynamique de rassemblement au sein de la majorité et au-delà, c’est David, redit-elle. Il a les qualités pour être un leader et animateur. » « Il ne sera pas un Jupiter local et vous consultera », loue Olivier Faure. Proximité, humanisme, autant de qualités louées envers David Fournier. Face notamment aux autres candidats qui ne seraient pas assez Avignonnais, comme Olivier Galzi « inscrit sur les listes électorales depuis septembre », pique le candidat. « Avignon ne peut pas être un lieu de one man show, on ne s’improvise jamais maire, il faut avoir cette capacité à ressentir les gens parce qu’il connaît votre quartier », analyse Olivier Faure. « David connaît Avignon comme sa poche, c’est une qualité essentielle que de vivre dans la ville dans laquelle on se présente et que l’on peut mesurer charnellement », embraye Cécile Helle.

    « Avignon mérite mieux que l’extrême droite et des aventuriers de la politique », poursuit David Fournier, qui a redécliné quelques axes de son programme, car « rien n’est gagné d’avance », prévient Lucien Stanzione. Dans une campagne, se prétendre le plus local ne fait pas un projet, Cécile Helle appelant à « être dans la continuité ». La maire souhaite entendre les prétendants sur « l’école, la jeunesse » et le devenir de ses mesures comme la gratuité du périscolaire, la baisse des tarifs de la cantine ou l’accès au sport et à la culture. « Nous sommes fiers d’avoir mené une politique de gauche qui n’a laissé personne au bord du chemin », défend-elle.

    Après avoir salué « l’élégance » de Cécile Helle qui « a fait le choix de transmettre plutôt que de mourir sur scène », Olivier Faure insiste aussi sur les différences entre gauche et droite, voire extrême droite. « Si Avignon bascule, ce serait un symbole délétère pour le reste du pays, vous êtes une ville de remparts, soyez un rempart face à l’extrême droite », implore le patron des socialistes, présent encore ce vendredi à Avignon.

    Le PRG en ultime soutien

    C’est « le dernier ralliement », annonce David Fournier (PS) ce jeudi : le parti radical de gauche (PRG) de son président vauclusien, Pierre Maurel, « qui sera adjoint », précise David Fournier. Il voit dans cet appui, « plus qu’un représentant d’un parti, une caution morale ». Un soutien en forme de pied de nez final aux adjoints sortants et ex-prétendants, Joël Peyre (PRG) et Paul-Roger Gontard (La Convention), qui se sont retirés de la course, sans intention de vote. « À partir du moment où Joël a abandonné, il fallait poursuivre le rassemblement, seule la gauche républicaine peut permettre d’éviter le RN et la droite dure », justifie Pierre Maurel. Qui écarte toutefois tout rapprochement avec LFI au second tour. « C’est une ligne rouge, mais d’abord pensons au 1er tour », enjoint Pierre Maurel, candidat aux municipales en 2008 et 2014 sur des listes Modem-centre droit. « Cessons de faire de la politique-fiction, on discutera de manière collégiale », martèle David Fournier.

  • Cécile Helle à Avignon : « Il faut être courageux pour être maire »

    Cécile Helle à Avignon : « Il faut être courageux pour être maire »

    Dans un mois et demi, Cécile Helle aura rendu son mandat de maire et a assuré mettre un terme à sa vie politique. « J’en suis à presque 30 ans de mandats électifs sans discontinuer », relate la première magistrate (PS), au moment de recevoir, ce lundi matin à l’hôtel de ville, la médaille du Sénat. Députée puis conseillère régionale et enfin maire depuis 2014, Cécile Helle considère qu’être « maire, c’est le plus beau des mandats ». Et « il faut être courageux pour l’être », soutient-elle, soulignant « la force et l’exigence » que le rôle nécessite.

    Au moment de recevoir sa médaille, Cécile Helle y voit « la reconnaissance de l’action des maires en général » mais adresse plusieurs alertes en ce sens, comme « la fragilisation de l’autonomie financière des communes, il n’y a rien de plus difficile de ne pas mener à bien un projet à cause d’un problème financier » mais aussi la « mesure et la raison » parfois dure à trouver « dans la relation avec les citoyens ou les réseaux sociaux ». Bref, être maire « ce n’est pas un long fleuve tranquille ».

    D’où « l’émotion » de se voir distinguer par cette distinction du Sénat, au cours d’une cérémonie à laquelle Cécile Helle avait convié ses parents mais aussi ses proches collaborateurs (cabinet, direction des services) et élus (le premier adjoint Claude Nahoum, David Fournier qu’elle soutient) ou représentants des autres collectivités (seul Michel Bissière pour la Région était présent). « Il était important de reconnaître l’aboutissement d’un engagement public et politique de nombreuses années, d’une personne qui, avec son équipe, a marqué l’histoire d’Avignon », salue le sénateur Lucien Stanzione (PS), aux côtés de ses deux autres homologues vauclusiens, Jean-Baptiste Blanc (LR) et Alain Milon (LR). Et, en s’adressant aux parents de Cécile Helle, « votre fille est très méritante, elle peut passer la tête haute dans les rues ».

  • Renoncement de Cécile Helle : retour sur une année de péripéties à Avignon

    Renoncement de Cécile Helle : retour sur une année de péripéties à Avignon

    Il y a tout juste un an, le 3 février 2025, la maire (PS) Cécile Helle faisait une annonce qui allait marquer la vie politique locale et son camp à gauche : renoncer à briguer un 3e mandat. Une décision, mue par « l’engagement » pris en 2014 de « ne faire que deux mandats », mais qui a été une véritable déflagration. Outre le timing, à plus d’un an des municipales, aucun signe ne laissait paraître sa volonté d’arrêter. « Être maire, c’est aussi cela : savoir passer le témoin au bon moment et dans les meilleures conditions possibles », écrivait la première magistrate en conclusion de sa lettre aux habitants.

    Un an plus tard, au vu des péripéties, pas sûr que « les meilleures conditions possibles » aient été réunies. Si Cécile Helle a fini par apporter son soutien, il y a dix jours à David Fournier (PS), adjoint à l’administration municipale, c’est au bout d’un long processus à gauche où sa majorité n’en ressort pas plus soudée. Pendant presqu’un an, la maire a brandi son mantra : le choix de son successeur devait « se faire sur deux choses : la capacité à porter un projet et une personnalité qui arrive à faire un rassemblement le plus large possible ». Cécile Helle s’est trouvée « marrie », glissait-elle début janvier, devant l’incapacité de ses élus à s’entendre alors que sur le fond « pas grand-chose ne les sépare ».

    L’année a donc été dense en tractations, sans éclat d’animosité publique entre prétendants. Après une petite période de sidération, Joël Peyre, élu (PRG) aux finances, a été le premier à se manifester pour prendre la relève, début avril. Très vite suivi par David Fournier, désigné premier des socialistes par un vote interne au sein duquel il a devancé Zinèbe Haddaoui, adjointe aux sports et alors fraîche adhérente au PS. Paul-Roger Gontard, adjoint (La Convention) à l’urbanisme, s’est ensuite positionné, début juin.

    Pendant ce temps-là, dans d’autres partis de la majorité, à l’instar du parti communiste et de Génération.s, le maître mot reste la construction de l’union, par les idées et le projet d’abord avant de réfléchir à qui pour l’incarner. Hors majorité, à gauche, les Écologistes font le choix de désigner en juin Sabah Badji comme tête de liste. À la même période, la France insoumise se choisit Mathilde Louvain et Farid Faryssy comme co-chefs de file. Benoît Belvalette et Place publique se lancent aussi en campagne en juin sans perdre de vue la nécessité d’un rassemblement.

    Si c’était à refaire ? Cécile Helle persiste et signe

    S’opère alors un match à trois au sein de la majorité. Fin août, lassé de ne pas voir l’union poindre, Claude Nahoum, Premier adjoint (DVG) annonce soutenir Benoît Belvalette. « Je pensais que l’été serait propice à se rassembler », commence à se désoler Cécile Helle, à la rentrée. Fidèle à sa stratégie de rassembler les partis, David Fournier voit, fin septembre, Génération écologie se ranger derrière lui. Puis les Écologistes – malgré le ralliement récent de sa cheffe de file à LFI –, l’Après, l’ex-insoumis éconduit Farid Faryssy, le parti animaliste et, enfin, début janvier Place publique.

    L’hiver glace un peu les relations avec le PCF et Génération.s, investis dans le mouvement citoyen Avignon collectif dont Zinèbe Haddaoui est l’une des chevilles ouvrières. Tous reprochent la méthode à marche forcée pour tendre vers l’unité de David Fournier, au détriment du fond. Fin décembre, le sondage paru dans La Provence donnant David Fournier loin devant à gauche (18%) va rebattre les cartes. L’enquête d’opinion contraint Joël Peyre à renoncer à concourir. Dix jours après, le PCF, G.s et Avignon collectif font le choix plus radical de se tourner vers la liste insoumise de Mathilde Louvain. Reste le cas Paul-Roger Gontard, qui martèle que « personne ne pourra gagner seul ». L’adjoint est toujours en discussion avec David Fournier. « Si des convergences de vues existent, des espaces de compromis sur les priorités du programme et sur la façon d’agir au mieux sont encore à trouver », indique-t-il, ce lundi encore dans un communiqué. Un an plus tard, avec un peu de recul, Cécile Helle assure qu’elle referait la même chose : « Quel intérêt [de choisir un héritier], sauf à fragiliser celui qui va être finalement désigné ? Il y a un contexte politique suffisamment compliqué pour ne pas venir rajouter du bordel au bordel. »

  • Un pacte des solidarités pour accompagner les plus précaires à Avignon

    Un pacte des solidarités pour accompagner les plus précaires à Avignon

    Pour lutter contre la grande précarité à Avignon, l’État, la municipalité et les acteurs associatifs mettent l’accent sur l’accompagnement individuel avec la signature, ce jeudi 29 janvier, du Pacte local des solidarités de Vaucluse 2026.

    Le document, co-construit depuis mars dernier entre les services de la Direction départementale de l’emploi, du travail et des solidarités (DDETS), la collectivité et une dizaine de structures d’accompagnement, propose plusieurs actions sur l’année. Avec par exemple la création d’un « coffre-fort numérique » pour pouvoir suivre le parcours de ces personnes plus simplement à travers une même plateforme. Ou encore la création d’« un espace qui pourrait accueillir les personnes à la rue proposant des services de bagagerie, des actions socio-esthétiques, des actions autour de l’éducation à la santé et de l’hygiène, afin de retrouver des temps de socialisation et renforcer l’estime de soi », peut-on lire dans ce document. Mais aussi l’objectif d’« améliorer la coordination entre les partenaires signataires du pacte, pour développer la complémentarité des interventions », avec des réunions et des échanges plus fréquents entre les structures et la collectivité.

    Rue de la République

    « Je crois beaucoup en la méthode qui consiste à s’intéresser à chacune des personnes concernées plutôt que d’apporter des réponses globales », précise le préfet de Vaucluse, Thierry Suquet. Un document lancé, d’après lui, après des discussions lors de la réunion mensuelle entre la préfecture et la municipalité du Palais des Papes pour « aider les marginaux à sortir de la rue. Et notamment de la rue de la République ». Et il espère que cela permettra de « faire d’Avignon une ville apaisée et accueillante ». De son côté, la première édile de la cité des Papes a, quelques minutes auparavant, affirmé qu’une « mobilisation collective est nécessaire avec les enjeux autour de la grande marginalité » et qu’il faut « casser les stéréotypes d’exclusion ».

    Un dispositif dans le cinquième département le plus pauvre de France qui peut, si c’est un succès, se démocratiser. « C’est un outil précieux qui a valeur d’expérimentation, donc d’essaimage. Si ce que je vois marche bien, d’autres territoires pourront en bénéficier. Pour ça, il faut aussi se donner les moyens d’observer ce que nous allons faire, d’évaluer et de mesurer l’impact », précise Yolande Eskenazi, commissaire à la lutte contre la pauvreté auprès du préfet de région.

  • Le chemin Cartoux à Avignon remis à neuf grâce au budget participatif

    Le chemin Cartoux à Avignon remis à neuf grâce au budget participatif

    Devant une cinquantaine d’élèves de l’école Jean-Henri-Fabre, le nouveau visage du chemin Cartoux, un passage d’une centaine de mètres longeant l’arrière de l’établissement, a été inauguré lundi 26 janvier par la municipalité.

    Très fréquenté par les enfants de l’école, ce passage a été rénové dans le cadre du budget participatif de la Cité des Papes, pour un montant de 141 000 euros. Le projet avait été retenu lors de l’édition 2024. Le chemin, totalement goudronné et peu accueillant, laisse aujourd’hui place à un axe au revêtement beige et surtout à des parties végétalisées sur les côtés. « Il fallait absolument perméabiliser car l’eau de pluie ne s’écoulait pas et les enfants avaient tous les jours les pieds dans l’eau », confie ainsi Patrick Froissac, porteur du projet. Des fresques colorées, avec des éléments naturels et des insectes, ont également été réalisées par les élèves du complexe, sous la supervision de l’artiste Ana Arango.

    La maire d’Avignon, Cécile Helle (PS), s’est elle aussi félicitée de ce projet mené à son terme. Pour l’une de ses dernières inaugurations avant la fin de son mandat, la première édile, visiblement émue, voit dans cette réalisation un exemple de « construction collective qui mobilise tous les habitants » en « remettant du beau en ville avec la collaboration d’artistes ». Julien De Benito, adjoint (PCF) délégué au quartier Nord Rocade, exprime sa « satisfaction de voir ce projet aboutir », évoquant son attachement particulier en tant qu’« ancien papa de l’école maternelle ». Selon lui, ces travaux « donnent une vraie plus-value au quartier et vont améliorer la vie des habitants ».

  • À Avignon, Cécile Helle officialise son soutien à David Fournier

    À Avignon, Cécile Helle officialise son soutien à David Fournier

    Depuis un peu plus de deux semaines, la chose était entendue. Il ne manquait plus que le jour et la forme de l’officialisation : à Avignon, la maire sortante Cécile Helle (PS), qui a renoncé à briguer un 3e mandat, a officialisé son soutien à David Fournier (PS), pour tenter de lui succéder. « Celui qui incarne aujourd’hui le rassemblement et surtout la continuité de l’action qui a été conduite, c’est David Fournier », annonce la première magistrate dans La Provence. Un appui en forme presque de service minimum, qui s’est décanté en ce début d’année. « Ce mois-ci, il y a eu une clarification dans mon camp », expose Cécile Helle. À savoir le renoncement de Joël Peyre (PRG), élu aux finances.

    Ce revirement dans la campagne à gauche laisse le champ libre à David Fournier dans la majorité. Déjà, au lendemain de l’annonce de Joël Peyre, Cécile Helle avait – sans encore le nommer – désigné David Fournier. « Je suis membre du PS, il n’y aura pas de surprise dans la manière de me positionner », nous confiait-elle à l’issue de sa première cérémonie de vœux.

    « Intérêt général et loyauté »

    « C’est un soutien important, dont je suis très fier et me donne encore plus de responsabilités à aller dans le sens du rassemblement », réagit David Fournier, auprès de La Marseillaise. L’actuel adjoint à l’administration générale n’a aucun souci à assumer le bilan : « Je suis comptable des actions de la majorité, fier qu’on ait rétabli les finances de la Ville, instauré la gratuité de la garderie, des activités périscolaires ou des rénovations d’école. »

    Lors d’un conseil municipal, en décembre 2023, il avait salué le travail de Cécile Helle, « bienfaitrice d’Avignon ». Si, aujourd’hui, ce soutien sonne comme une évidence, cela ne l’était pas au départ. Dans La Provence, Cécile Helle admet qu’elle aurait pu appuyer « un autre candidat s’il avait incarné le rassemblement à gauche ». Notamment Joël Peyre, « qui avait assurément les qualités pour incarner ce rassemblement », reconnaissait-elle début janvier.

    Si David Fournier aime à confier qu’il connaît Cécile Helle depuis les années lycées, « quand en 1986, elle à Aubanel et moi à Mistral, on manifestait contre la loi Devaquet », les deux socialistes ont aussi été en concurrence. Michèle Fournier-Armand, mère de David, alors députée, s’était positionnée pour briguer la Ville aux municipales 2014 avant de soutenir Cécile Helle. « Loyauté et intérêt général nous ont toujours guidés », conclut David Fournier.

  • Le soutien de Cécile Helle à David Fournier attendra

    Le soutien de Cécile Helle à David Fournier attendra

    Du beau monde ce samedi 10 janvier lors de l’inauguration du local de campagne de David Fournier, candidat (PS) aux élections municipales à Avignon, avec pas moins de 150 personnes sur place. Mais une absence était remarquée, celle de la maire sortante Cécile Helle (PS).

    « Je pense qu’elle a été suffisamment claire quand elle a dit qu’elle était socialiste et qu’il n’y aurait pas de surprises », tempère l’actuel adjoint délégué à l’administration générale, en faisant écho à la déclaration de la première édile le mardi 6 janvier lors d’une cérémonie de vœux à la population en mairie Nord. David Fournier assure cependant qu’il « y aura des discussions cette semaine » et qu’il « n’y a jamais eu de failles » entre lui et Cécile Helle. Celle-ci avait évoqué un soutien officialisé « avant la fin du mois ». Une présence qui était d’autant plus attendue avec le retrait de Joël Peyre (PRG) dans la course, dont quelques soutiens étaient également présents ce samedi matin, à l’image de l’actuel conseiller municipal délégué à l’agriculture et à la restauration scolaire, Christian Rocci, et de Claude Tummino, adjoint délégué au développement économique et commercial. « Si on ne fait pas l’union comme on doit la faire, on n’a rien compris. Si on veut faire dans la continuité et le renouveau, il faut mettre les ego de côté. La liste de David est une liste d’ouverture qui va faire avancer les choses », lâche ce dernier devant le local.

    Union renforcée

    Le candidat socialiste s’est également, à l’entame d’un discours d’une vingtaine de minutes, affiché pour la première fois aux côtés de Benoît Belvalette, candidat Place publique qui « est en finalité de nous rejoindre », précise David Fournier. « C’est en étant unis que nous pourrons lutter contre la malfaisance de partis comme le Rassemblement national », abonde-t-il. L’accord devrait être officialisé « courant semaine prochaine ». Celui qui a été directeur territorial de la Protection judiciaire de la jeunesse (PJJ) à Avignon assure de son côté que c’est « une démarche de responsabilité afin d’éviter que le Rassemblement national, demain, prenne la ville d’Avignon », en précisant « qu’on n’est pas derrière le Parti socialiste mais derrière l’union de la gauche ». Tout en confiant avoir « un certain nombre d’exigences », notamment autour du programme, citant « la propreté, la sécurité, la mobilité et la jeunesse ». Et revendique « des places stratégiques pour continuer à porter notre politique autrement ». Des discussions sont également toujours en cours avec Paul-Roger Gontard, autre adjoint candidat (la Convention). Une union plus globale réclamée également par Lucien Stanzione, sénateur PS de Vaucluse et premier secrétaire du parti dans le département. En amont du discours du candidat, celui-ci appelle le Parti communiste et Génération.s à les « rejoindre le plus vite possible parce que cet enjeu est vraiment déterminant ».

    Devant ses soutiens, David Fournier, qui a lancé son discours par un « nous allons gagner », en réponse à son secrétaire fédéral qui poussait pour une « ambition de gagner », a également redéveloppé son programme. Des éléments majoritairement déjà cités lors de son meeting le 5 décembre, tels que planter 30 000 arbres, « il est temps qu’Avignon redevienne une ville où la nature et l’écologie ne sont pas de simples slogans », et la gratuité des transports. Mais aussi le thème de la sécurité, qu’il a longuement développé, évoquant pêle-mêle une réorganisation de la police municipale avec « une présence constante sur le terrain », des effectifs renforcés, des équipements modernisés et le
    développement de la vidéosurveillance. Mais aussi la création de bornes d’appel dans les parcs, parkings et lieux isolés « pour garantir la sécurité en tous lieux », ainsi qu’un « partenariat renforcé avec le parquet pour un traitement rapide et efficace des incivilités » et « un dispositif spécifique contre le narcotrafic en lien avec la préfecture ».