Tag: Cassis

  • On’Tchao dans la lumière du Marseille-Cassis

    On’Tchao dans la lumière du Marseille-Cassis

    Anne Courbier a eu l’idée de son association il y a cinq ans, quand elle a cherché un moyen d’aider sa fille Coline dans son combat contre la maladie.

    « Tout est venu du doudou de ma fille. Elle a vu en lui une aide. Cette présence, combinée aux soins suivis dans les hôpitaux de la région [Timone, Marseille Nord et Renée-Sabran de Giens, Ndlr], lui ont donné les forces pour surmonter la mucoviscidose », explique la jeune maman. Lorsqu’elle a créé l’association pour prolonger la thérapie, la Carnusséenne a demandé à sa fille de choisir un nom. « C’est celui du doudou qui s’est imposé. »

    Ainsi est née On’Tchao. Une structure au nom atypique, qui depuis cinq ans a fait son petit bonhomme de chemin. « Nous travaillons en collaboration avec l’association Grégory-Lemarchal qui nous a donné un bon coup de pouce pour nous lancer », poursuit Anne Courbier. Afin de faire connaître sa structure, elle a également relevé un défi lancé par Coline. « Courir Marseille- Cassis. C’était l’édition juste après le Covid. Moi qui n’étais pas du tout sportive, j’ai réussi à aller au-delà de moi-même. Je me suis surpassée pour aller chercher la médaille et lui offrir ensuite. »

    Après avoir fait la fierté de sa fille, elle a récidivé, terminant une seconde fois la plus belle course du monde. Et depuis, « nous engageons régulièrement un groupe ». Cette année, ils seront 80 à courir sous la bannière On’Tchao. Avec une nouveauté. « Les organisateurs de la course nous ont proposé de mettre en avant nos actions. Pour nous, c’est une très belle récompense. » Que Marseille-Cassis promeuve une association telle que celle d’Anne Courbier coule de source. Car la pratique sportive et la prévention des maladies pulmonaires peuvent être liées.

    Le 26 octobre, elle suivra la course, mais n’en prendra pas le départ. « Un petit pépin au genou m’en empêche », regrette-t-elle. Mais elle aura ses représentants, en tutus roses, avec ballons et licornes, qui porteront les couleurs d’On’Tchao. Les fonds récoltés serviront à poursuivre les interventions dans les centres hospitaliers. « Nous essayons d’apporter de petites douceurs aux enfants, en leur proposant des ateliers de cuisine, en décorant les chambres pendant les fêtes et en fournissant des kits de soins », détaille-t-elle.

    Des activités qui vont jusqu’à des semaines de pratique sportive à l’hôpital, une sensibilisation au don d’organes ou encore d’accompagnement aux personnes touchées par des handicaps invisibles. « Nous sommes petits, mais, comme le colibri, nous apportons notre contribution à ce combat de tous les instants contre la mucoviscidose. » Quant aux fonds provenant du Marseille-Cassis, « ils seront destinés à apporter un coup de pouce financier au centre de lutte contre la mucoviscidose de Nice », précise Anne Courbier.

    Renseignements : www.ontchao.com

  • À Cassis, le collège Gilbert-Rastouin a été équipé d’une entrée sécurisée

    À Cassis, le collège Gilbert-Rastouin a été équipé d’une entrée sécurisée

    Accolé à une pinède, le collège, situé avenue des Gorguettes, a été, dans les années 1960, conçu par « René Egger, qui a construit beaucoup de bâtiments scolaires et universitaires dans la région », éclaire Sylvia Doudekova. Elle-même architecte à i-lot architecture, son agence (Marseille) « a gagné le concours de maîtrise d’œuvre du collège fin 2019, début 2020. Les études ont été réalisées jusqu’en 2022, et le chantier de mai 2023 à fin 2024 ».

    Sur ce site singulier, où René Egger a positionné 4 plots, situés sur différents plans, « le projet portait notamment sur la réorganisation de l’entrée de l’établissement, ni identifiable ni sécurisé. La loge était par exemple à l’étage du bâtiment A, nous l’avons redescendue. Des portiques ont été installés à l’entrée du collège », amorce-t-elle.

    « Boîte aux maux »

    Entourée, lundi matin, notamment par Béatrice Bonfillon-Chiavassa, conseillère départementale déléguée aux collèges, et Marie-Pascale Zanettin, l’architecte poursuit la visite. Entre la cour haute et la cour basse, « nous avons créé une liaison élargie, avec un emmarchement plus large, prolongé par des gradins », commente-t-elle. L’extension créée, « un socle en béton brut qui soutient une charpente en acier galvanisé elle-même support d’un complexe de couverture végétalisé sur bac acier », l’a été sur l’espace de la cour, triangulaire. Dans ce bâtiment, la vie scolaire donne sur la cour haute, et sur un toit végétalisé lui aussi en forme de triangle et une salle polyvalente, sur la cour basse.

    « Ce projet répondait à de véritables besoins », a souligné la principale du collège. « Il nous manquait une salle polyvalente, la mise aux normes handicap, la rationalisation de certains espaces comme la loge, le bureau des surveillants. Le préau fait aujourd’hui près de 630 mètres carrés, alors qu’on n’en avait pratiquement pas… » « Les travaux, qui ont coûté 6,7 millions d’euros, ont été d’envergure, dans un site occupé, ce qui n’est jamais facile », a observé la conseillère départementale. Un peu avant, le Département des Bouches-du-Rhône a offert une nouvelle « boîte aux maux », qui se trouve, au collège, dans un local dédié. « L’intérêt du dispositif est que l’élève peut informer de sa situation en toute discrétion. Chaque fois que quelque chose est signalé, les membres de l’équipe Phare qui lutte contre le harcèlement scolaire, s’en emparent », précise la principale.

  • Un avant-goût de Marseille-Cassis dévoilé à l’Oustau calendal

    Un avant-goût de Marseille-Cassis dévoilé à l’Oustau calendal

    Dans un peu plus de deux semaines, ils seront 20 000 à s’élancer du parvis du Stade Vélodrome pour rejoindre la plage du centre-ville de Cassis.

    « Tout est réuni pour que cette course magique soit encore un moyen de sublimer notre village et enflammer nos cœurs. » Danièle Milon résume le sentiment général de tous ceux qui, depuis 1979, se donnent rendez-vous le dernier week-end d’octobre pour prendre part à une épreuve devenue mythique.

    Cette année, le maire de Cassis a rendu hommage à Grégoire Pulverenti. Figure cassidaine et fidèle de l’épreuve, il ne sera pas sur la ligne de départ. Une minute de silence a d’ailleurs été observée en sa mémoire.

    Les organisateurs, André Giraud son fondateur en tête, ont salué les partenaires, « sans qui rien ne serait possible ». Il a aussi souhaité la bienvenue au nouveau venu. « Nous avons désormais l’État, par l’intermédiaire de la Drajes (Délégation régionale académique à la jeunesse, à l’engagement et aux sports) et son directeur, Jean-Michel Leclercq, qui entrent dans le club de nos partenaires. »

    Les derniers détails de l’épreuve, dont le départ sera donné le dimanche 26 octobre, sont en cours de réalisation. Notamment le plateau élite, véritable casse-tête du fait de la concurrence de plus en plus rude dans le milieu des courses pédestres.Une course qui, cette année, mettra en avant les actions de l’association On’Tchau, qui aide les enfants touchés par la mucoviscidose.

  • À Cassis, le village a été nettoyé en une nuit

    À Cassis, le village a été nettoyé en une nuit

    Il est environ 15h, lundi, et le gérant du bar La Fontaine sert ses clients en terrasse. Rien à voir avec la veille. « L’épisode pluvieux a été très fort et soudain. Le débit était impressionnant… », livre Léo Maillefaud. Son établissement se situe « au confluent » de deux rues pentues, juste avant la grand rue. Là où, vers 19h30 dimanche, une vague torrentielle de 1 mètre de hauteur a déferlé pendant plusieurs heures… Selon le Service d’incendie et de secours des Bouches-du-Rhône, il est tombé 86 millimètres de pluie sur Cassis dimanche, soit 86 litres par mètre carré en quelques heures… Or en ce début d’après-midi, hormis quelques cailloux çà et là, il semble ne s’être rien passé. « Les services de la Métropole ont nettoyé toute la nuit. À 7 heures du matin, tout était propre », confirme la maire (LR) de Cassis, Danielle Milon. Selon elle, les réseaux d’évacuation d’eau ont bien fonctionné. « Depuis que j’ai été élue, en 2008, chaque fois qu’on touche à la voirie, on reprend le réseau pluvial et on augmente le diamètre des canalisations. Presque tout a été refait, sauf vers le port. Nous avons aussi réalisé plusieurs bassins de rétention. » Elle enchaîne : « Je n’ai jamais connu un épisode aussi violent. Entre 19h30 et 22h30, Cassis était sous un rideau de pluie dense. On ne voyait pas à deux mètres… »

    Avenue du Pr René Leriche, lundi, des habitants chaussés de bottes s’accordent une pause. Ils sont en train de nettoyer leurs garages. Situés en souterrain à la copropriété Cézanne, ceux-ci ont été inondés dimanche. « Heureusement, mes enfants ont sorti leur voiture à temps », commente Catherine, propriétaire de 2 garages. En contrebas, des gens, équipés de balais, poussent la boue. L’eau a atteint 1,80 mètre, faisant flotter les voitures. « Elles sont foutues », tranche Catherine. La maire a demandé le classement de la commune en catastrophe naturelle.

  • [Tennis] Billy Harris, nouveau roi du Challenger cassidain

    [Tennis] Billy Harris, nouveau roi du Challenger cassidain

    Le son des cigales a été caché par le bruit des petites balles jaunes, à Cassis. Ce dimanche, le Challenger local, classé 75, effectuait sa finale 2025. Elle opposait Billy Harris, tête de série numéro 3 à Daniil Glinka, invité surprise à ce stade de la compétition. L’Estonien a tenu la dragée haute au Britannique durant une grande partie de la rencontre, mais a fini par céder (3-6 7-5 6-3). Un match qui a conclu une belle semaine de tennis dans les Bouches-du-Rhône.

    Les deux joueurs ont offert une belle bataille lors du premier set. Des échanges de qualité, de l’incertitude et, finalement, cette manche a tourné en faveur de Daniil Glinka. Ce dernier a breaké à 3-2 en sa faveur et a réussi à conserver sa mise en jeu jusqu’à la fin pour l’emporter 6-3. Avec cette avance au score, l’Estonien ne s’est pas démobilisé et a continué de faire jeu égal avec son adversaire classé 200 places devant lui à l’ATP. Mais un seul court moment de flottement lui était fatal. Il s’est incliné 7-5 lors du 2e set et a dû poursuivre cette rencontre, malgré plusieurs balles de manche sauvées.

    Monter en grade ou non, telle est la question

    Plus juste, plus solide et plus expérimenté, le Britannique a pris les devants pour ne jamais les perdre. Ce combat a fini par basculer en faveur de Billy Harris, bien qu’il ait montré de l’énervement au cours de cette finale. C’est un premier titre Challenger pour lui et une 136e place mondiale dès ce lundi, pour celui qui avait failli entrer dans le top 100 par le passé (101e au mieux).

    Lors de la remise des trophées, avec la présence d’élus locaux, en premier lieu la maire (LR) de Cassis, Danielle Milon, le vainqueur du tournoi a souligné « la dureté de cette finale, du début jusqu’à la fin » face à « un gars qui fera de nombreuses autres finales ». Directeur du tournoi, Frédéric Moschetti était lui aussi heureux. « C’était une très belle finale, avec un joueur que l’on n’attendait pas et Billy Harris, qui a été 101e. Il y a eu une très belle qualité de jeu et tout le monde était content de voir un 3e set. »

    Le directeur du tournoi a globalement apprécié cette semaine de compétition, avec la présence de très bons joueurs. « Même si on a eu des blessés français lors de la tournée américaine, nous avons eu Halys, Paire et au total dix joueurs ayant été top 100 », explique Frédéric Moschetti.

    Ce dernier raconte que la préparation de l’édition 2026 commence « dès demain ». Concernant la possibilité de montée en gamme, en étant mieux classé par l’ATP, la réflexion doit être faite. « C’est une vraie question. Si on a l’opportunité de continuer à se développer, on va le faire. Est-ce que ce sera en passant un cap ou augmentant simplement la qualité dans le cap actuel, c’est une question qui doit se poser. » Ravi de la portée internationale de son événement, Frédéric Moschetti met donc déjà le cap sur la saison prochaine. Le tournoi de Cassis devrait bien se dérouler aux mêmes dates, en seconde semaine de l’US Open.

  • Challenger de Cassis : une finale inédite entre Glinka et Harris

    Challenger de Cassis : une finale inédite entre Glinka et Harris

    Pour la deuxième fois de l’histoire du Challenger de Cassis, il n’y aura aucun Français en finale. L’Estonien Daniil Glinka (25 ans, 347e mondial), vainqueur de l’Autrichien Jurij Rodionov (26 ans, 154e), tête de série n°4 et finaliste de la dernière édition, et le Britannique Billy Harris (30 ans, 151e), tête de série n°3, qui a triomphé de l’Allemand Justin Engel (17 ans, 220e), ont glané ce samedi leur billet pour disputer la finale dimanche (14h) sur le court central Cabesto.

    Les deux finalistes se sont affrontés à une reprise par le passé, lors des quarts de finale du Challenger d’Ortisei, en Italie, en octobre 2023. Billy Harris s’était imposé difficilement en trois sets (7-6 [7-3], 4-6, 6-3), mais Daniil Glinka, qui a notamment éliminé au premier tour Quentin Halys (28 ans, 70e), joueur le mieux classé de la semaine cassiden, n’a pas dit son dernier mot.

    Résultats des demi-finales :

    D. Glinka (EST) bat. J. Rodionov (AUT) : 6-2, 6-4.

    B. Harris (GBE) bat. J. Engel (DEU) : 6-7 [3-7], 7-6 [7-5], 6-2.

  • Place au dernier carré du Challenger de Cassis

    Place au dernier carré du Challenger de Cassis

    L’étau se resserre au Challenger de Cassis. Les quarts de finale du tournoi se sont joués ce vendredi et le dernier carré est désormais connu. Ces demi-finales se disputeront dans la journée de samedi, mais sans joueur tricolore. Maé Malige, invité par l’organisation, est tombé ce vendredi sur un Billy Harris diesel. Le Britannique a été breaké rapidement par son jeune adversaire français (19 ans), mais a renversé le premier set pour l’emporter 7-6. La seconde manche a été une formalité pour lui, victoire 7-6 6-1 pour la tête de série numéro 3.

    Le finaliste de l’an dernier est lui aussi toujours présent dans le tableau. Jurij Rodionov avait fort à faire face au Monégasque Valentin Vacherot mais a su gérer sa partie pour l’emporter 6-4 3-6 6-3. L’une des sensations de cette semaine à Cassis est bien Estonienne. Daniil Glinka, 347e mondial et tombeur de Quentin Halys au premier tour, rejoint également les demi-finales. Il a battu le Britannico-Français Arthur Fery au tie-break du dernier set. Celui qui complète ce dernier carré est promis à un avenir brillant. À seulement 18 ans, Justin Engel est aux portes du top 200 et est l’Allemand qui monte très, très vite. Il a disposé en trois manches de la tête de série numéro 2 Mark Lajal pour se qualifier.

    Concernant les affrontements en ce début de week-end, Daniil Glinka sera opposé à l’Autrichien Jurij Rodionov. Lors de l’autre demi-finale, Justin Engel, sorti des qualifications, fera face à Billy Harris. La finale se jouera dimanche après-midi au club des Gorguettes de Cassis.

  • Valentin Vacherot solide à Cassis dans sa quête du top 100

    Valentin Vacherot solide à Cassis dans sa quête du top 100

    Le Rocher affirme sa présence à Cassis. Meilleur monégasque au classement ATP, Valentin Vacherot (26 ans) poursuit son évolution et remonte les positions plus vite qu’il n’y paraît. Ce jeudi, il s’est imposé 6-3 6-4 contre Michael Mmoh, ex-81e mondial. « Le premier set est l’un de mes meilleurs depuis longtemps, que ce soit tennistiquement, mentalement ou physiquement » détaille le 216e à l’ATP. En quarts de finale, le joueur d’1,91m croisera la route de l’Autrichien Jurij Rodionov, finaliste l’an passé dans les Bouches-du-Rhône.

    Valentin Vacherot est aujourd’hui en pleine remontée. Passé de la  300e à la 110e place la saison dernière, il s’est gravement blessé à l’épaule après Roland-Garros. Retour au point de départ pour le tennisman, qui a rangé les raquettes pour le reste de l’année 2024. Revenu aux portes du top 200, il enchaîne les bons résultats.

    Le tennis, une histoire de famille

    Le Monégasque souligne une progression face à des joueurs très bien classés : « L’année dernière, j’ai beaucoup progressé au classement, mais je n’ai pas eu de grosses victoires. Cette saison, je bats Struff (finaliste à Madrid en 2023) à Monte-Carlo, Munar (44e mondial) à Aix-en-Provence. » Justement, ce match lors de son Masters 1 000 à domicile reste dans les mémoires. Cela faisait 16 ans qu’un joueur du Rocher n’avait pas gagné dans le tableau principal à Monaco. Un record dépoussiéré.

    Le tennis a toujours été une grande affaire de famille. Son cousin n’est autre qu’Arthur Rinderknech, récemment en 1/8e de finale à l’US Open. Vacherot est coaché par son demi-frère, Benjamin Balleret, ancien pro ayant affronté Roger Federer lors du tournoi de Monte-Carlo. « C’est toujours agréable d’être en famille sur le tour. En plus, Arthur me tire vers les hauts avec ses résultats », acquiesce Valentin Vacherot. Un déclic lors de son passage sur le circuit universitaire américain, une stabilisation dans le top 200 mondial, le Monégasque a une tête de finaliste potentiel au Challenger de Cassis.

  • Quentin Halys quitte Cassis plus tôt que prévu

    Quentin Halys quitte Cassis plus tôt que prévu

    Le Challenger 75 de Cassis perd déjà sa principale tête de série. Tout juste revenu de l’US Open, où il s’est incliné au premier tour contre David Goffin, Quentin Halys voulait poursuivre sur le circuit secondaire. « J’ai perdu tôt à New York et c’était l’un des seuls tournois sur dur donc logique de continuer ma saison ici », explique le 70e mondial.

    Mais son aventure dans les Bouches-du-Rhône a tourné court. Lors de son premier match dans le tableau principal, le Français affrontait l’Estonien Daniil Glinka, classé 347 à l’ATP. Après un premier set perdu 6-4, Halys se ressaisit et ne laisse finalement qu’un jeu à son adversaire venu des Pays Baltes dans la seconde manche. Ensuite, les débats s’équilibrent, le Tricolore est proche de prendre l’avantage et se fait renverser par Daniil Glinka. Une défaite 6-4 1-6 6-3 et une élimination précoce à Cassis.

    Le joueur de 28 ans était lucide sur sa partie, loin d’être mauvaise malgré cette sortie au premier tour. « Je pense que nous avons tous les deux bien joué. Il n’y a pas la victoire au bout, mais j’ai plutôt bien joué tout au long du match. » Quentin Halys reste sur une année et demie de très bonne facture. En intégrant le top 50 en début d’été, il a atteint le meilleur classement de sa carrière. Ses résultats sont moins impressionnants depuis quelques semaines, mais sa saison reste complète. « Elle est très bonne. C’est la meilleure saison de ma carrière, j’ai obtenu mon meilleur classement. J’espère finir en beauté cette année et continuer de gagner des matches. Il y a des moments un peu plus difficiles mais ça reste une bonne saison », détaille le joueur français.

    Top 100 presque assuré avant 2026

    Finalement, cette année 2025 est dans la continuité de la précédente. Quentin Halys avait rejoint sa première finale sur le circuit ATP lors du tournoi suisse de Gstaad. Battu par Matteo Berrettini, ex-numéro 6 mondial, il est toujours à la recherche de son premier titre. D’autres bonnes performances avaient suivi avec un 3e tour à Wimbledon, seulement vaincu en cinq manches par le Danois Holger Rune. Son niveau de jeu n’a pas trop baissé depuis cette période glorieuse. « L’enchaînement est cool. Il y a forcément eu du moins bien mais ça fait partie du métier. Je joue à peu près le même niveau maintenant que l’an dernier. »

    Le seul top 100 du tournoi de Cassis n’a pas énormément de points à défendre sur la fin de saison 2025. Deux finales en Challenger, un quart de finale lors de l’ATP 250 de Metz et c’est à peu près tout. « Je vais faire quelques tournois en Chine avant de revenir en Europe pour la fin de l’année. Il me reste une dizaine de tournois », détaille Quentin Halys. Hors immenses contre-performances, le Français gardera bien sa position au sein du top 100 mondial. Un classement qui va lui permettre d’aborder sereinement 2026. Son billet est poinçonné pour l’Open d’Australie, en janvier. Halys fait partie des 13 Français parmi les 100 meilleurs joueurs de la planète tennis.

  • Étienne Donnet sur le court des grands au tournoi de Cassis

    Étienne Donnet sur le court des grands au tournoi de Cassis

    Étienne Donnet aurait pu ne pas vivre cette journée parfaite. Vainqueur d’un ITF 25 en Tunisie, il est rentré sur le sol français plus tôt que prévu et toutes les étoiles se sont alignées. Croyant pouvoir rentrer dans les qualifications du Challenger de Cassis, il demande, au cas où, une invitation au grand tableau. Accordée par l’organisation, le joueur de 24 ans l’utilise à merveille en écartant le local Sascha Gueymard Wayenburg au premier tour, ce mardi (6-4, 6-4). « C’est la meilleure performance de ma carrière », rappelle-t-il à l’issue de la rencontre. « C’est un gros résultat mais cela ne m’étonne pas vu ce qu’il produit en ce moment », poursuit son coach Antoine Pastrana.

    499e mondial cette semaine, le Lyonnais est assuré d’être 471e après le tournoi. Il n’a encore jamais fait mieux dans sa courte carrière. Pour cause, Donnet se trouve sur le circuit secondaire depuis seulement un an. Les cinq saisons précédentes, il les a passées aux États-Unis, dans deux universités. Un an et demi à Oklahoma State, trois autres saisons à Louisville. Un bachelor en administration du sport plus tard, le moment d’entrer dans le grand monde du tennis pro est arrivé.

    Plus de 350 places gagnées en 2025

    « La décision de partir a été simple. Je n’étais pas prêt à jouer sur le circuit à 18 ans et l’alternative américaine était la bonne. Je tire que du positif. La vie est plutôt simple, je n’avais rien d’autre à faire à part jouer au tennis et aller en classe. »

    Après l’expérience outre-Atlantique, le retour dans l’Hexagone se déroule très bien. Le jeune homme à la casquette entre à la All-In Academy, chez lui, dans la banlieue lyonnaise. Le lieu d’entraînement créé par Thierry Ascione et Jo-Wilfried Tsonga devient sa maison. C’est à ce moment qu’il retrouve Antoine Pastrana, croisé aux États-Unis. 850e mondial il y a 9 mois, Étienne Donnet ne fait que grimper les échelons et cette première victoire en Challenger est une nouvelle étape dans une saison qu’il espère conclure dans le top 400. Pour le moment, il ne se trouve pas sous l’eau financièrement grâce à des résultats corrects sur le circuit tertiaire mais pas seulement. « Je m’en sors aussi parce que je joue des tournois par équipes en Allemagne, en Italie et en France. » Sans doute une envie qu’il a rapportée du pays de l’oncle Sam, où la plupart des compétitions se jouent de cette manière.

    Au deuxième tour, Étienne Donnet découvre durant l’interview qu’il jouera un qualifié. Une opportunité pour voir plus grand cette semaine, tout en se méfiant de tous ses potentiels adversaires. « Dans ce genre de tournois, tout le monde joue bien. Que tu sois 600e ou 150e, le niveau est élevé dans tous les cas. Je m’attends à un match difficile. » Ce joueur complet, « pas le plus grand gabarit mais j’arrive à tenir physiquement », possède les capacités pour gêner un bon nombre de joueurs avec ses qualités. Une première surprise à Cassis et un homme à suivre dans les prochains jours.