Tag: Cancer

  • [Entretien] Fanny Alvarez : « On commence ensemble, on finit ensemble »

    [Entretien] Fanny Alvarez : « On commence ensemble, on finit ensemble »

    La Marseillaise : Pourquoi votre projet autour de Marseille-Cassis ne se limite qu’aux jeunes adultes en rémission de cancer ?

    Fanny Alvarez : Quand on parle d’« AJA » (adolescents et jeunes adultes), on parle des 15-24 ans qui sont pris en charge pour un cancer. Il y a une prise en charge spécifique, parce que c’est une population en pleine construction physique, psychique, émotionnelle, scolaire ou professionnelle. Mais aussi en pleine indépendance au niveau familiale, amicale ou amoureuse. Donc forcément, la pathologie du cancer arrive à un moment complexe de leur construction. C’est pour ça qu’il y a une prise en charge spécifique pendant les traitements, mais aussi en fin de traitement. On propose différents événements pour les mettre en lien, entre pairs, et pour les accompagner dans leur reconstruction.

    Quels sont les bienfaits de la participation de ces jeunes adultes en rémission de cancer au Marseille-Cassis ?

    F.A. : Le premier objectif dans ce projet sportif est de se fixer un objectif et de le tenir. Ce n’est pas toujours évident à cet âge-là. Mais ça fait dix mois qu’ils se préparent avec des entraînements réguliers. L’activité physique et ce magnifique projet vont leur redonner confiance en eux, et en leur corps. Leur montrer qu’ils sont capables, qu’ils ont les capacités physiques, et mentales pour atteindre leur objectif, et finir cette course mythique.

    On peut se dire qu’une course comme Marseille-Cassis est une montagne trop haute à gravir…

    F.A. : On s’est beaucoup posé la question quand on a eu cette idée. On en a beaucoup discuté avec l’équipe d’activité physique de l’Institut Paoli-Calmettes et les psychologues. C’est vrai que c’est une course très compliquée, mais ils s’entraînent toute l’année pour. L’objectif, ce n’est pas de faire un temps, c’est vraiment de la terminer. De la commencer ensemble et de la terminer ensemble. Mais l’objectif, c’est vraiment ça. Je pense qu’ils vont marcher, courir, et parfois même alterner les deux. Il y a toujours une idée de reconstruction, de reprise de confiance en eux, de reprise d’estime d’eux-mêmes, de reconstruction au niveau corporel et au niveau de l’image de soi aussi. Mais le message principal qu’il y a derrière notre volonté de faire ce Marseille-Cassis, c’est que l’on commence ensemble, on finit ensemble, malgré toutes les difficultés.

  • Une revanche pour ces jeunes adultes en rémission de cancer

    Une revanche pour ces jeunes adultes en rémission de cancer

    « Ce n’est pas parce qu’on a eu un cancer que la vie s’arrête », martèle Alexis. Ce père de deux enfants, originaire de Pourcieux, dans le Var, a été touché à l’âge de 13 ans par le lymphome de Hodgkin, un cancer des ganglions lymphatiques, organes du système immunitaire, dont le rôle est de protéger l’organisme contre les infections virales et bactériennes. Mais à 34 ans, ce passionné du ballon rond va troquer sa paire de crampons contre des baskets confortables, afin de se lancer dans le défi de sa vie : être au départ du plus célèbre semi-marathon de l’Hexagone, le Marseille-Cassis.

    Fatigue et résilience

    « Je vois cette course comme un moyen de nous faire gagner en confiance en soi, de pouvoir avoir conscience que l’on peut franchir des étapes comme ça », souligne celui qui a fait deux rechutes après son premier passage à l’hôpital de la Timone, pour ses 21 ans et ses 30 ans. « Et surtout, par rapport à ce qu’on a vécu, on a quand même affronté le cancer. On a réussi à s’en sortir. Et en fait, faire cette course, c’est montrer que même les bonnes choses, on arrive à les franchir. Du moment qu’on arrive, qu’on est en bonne santé, qu’on arrive à marcher, qu’on arrive à se déplacer », poursuit-il, conscient que sa participation au Marseille-Cassis, avec cinq autres jeunes adultes en rémission de cancer, également suivis par le dispositif CAP’AJA (Cellule d’accompagnement personnalisé pour les adolescents et les jeunes adultes) de l’Institut Paoli-Calmettes à Marseille, envoie un message d’espoir à ceux qui sont en train de lutter contre la maladie. « On veut démontrer qu’il y a un après. La vie ne sera pas normale. On a eu un cancer, donc elle ne sera pas proprement pareille, mais on continue à vivre. »

    « Ce qui ne nous tue pas, nous rend plus fort », rappelle Cédric. Cet Avignonnais de 36 ans a été diagnostiqué d’un cancer du testicule en 2017. « Et après, tout s’est enchaîné très vite, parce qu’après, une fois l’opération et la biopsie terminée, j’ai subi trois cycles de chimio. Et les traitements se sont arrêtés en février 2018, avec un suivi, derrière, régulier, de scanner et de prise de sang », raconte-t-il avec beaucoup de recul, persuadé que le sport lui a permis de s’extirper de cette maladie. « Je ne vis qu’à travers le sport. J’adore ça. J’ai intégré un club de course à pied cette année. C’est quelque chose dans lequel je m’épanouis vachement », ajoute celui qui se fixe l’objectif d’aller au bout du Marseille-Cassis, « peu importe le rythme ». Mais pour ces jeunes adultes à la résilience remarquable, la fatigue apparaît plus rapidement qu’auparavant. « C’est l’une des séquelles qui peut être la plus durable, qui peut durer des années après la rémission, et qu’il faut bien sûr prendre en compte dans ce genre de défi, c’est-à-dire adapter les entraînements », explique Chloé Pérez, étudiante en deuxième année de master activité physique adaptée et santé (APAS) à la Faculté des sciences du sport de Marseille. Elle collabore avec l’Institut Paoli-Calmettes sur ce projet sportif qui met en avant la détermination de ces « survivants ». « Dans le sport, j’ai toujours combattu. En gardant ce secret. En montrant aux autres que j’étais capable de faire des choses », souligne Cédric.

    « D’être passé par cette étape-là, c’est très douloureux. Ça m’a rendu plus fort. Et ça m’a donné envie de combattre encore plus que les autres. Quand j’ai une petite baisse, je repense à l’hôpital, aux piqûres qu’on me faisait quand j’étais en traitement. Ça me booste direct. Je me dis à moi-même que j’ai vécu pire. »

  • Le Centre Ressource sera au château de la Saurine

    Le Centre Ressource sera au château de la Saurine

    Depuis plus de vingt ans, dans ses locaux des Milles, le Centre Ressource accompagne des patients atteints de cancers, quels qu’ils soient, et propose une variété de soutiens, du « psychologue à l’esthéticienne ». « On a des ateliers collectifs et individuels, c’est un lieu non médicalisé, non stérile, l’idée est que ce soit convivial et chaleureux, afin que les patients ne se sentent pas dans un milieu anxiogène comme à l’hôpital », résume Cécile Bonin, responsable du développement. Dans cette ambition, celle de s’éloigner du milieu aseptisé de certains lieux de soin, le Centre Ressource franchit une nouvelle étape. D’ici décembre, l’association signera l’acquisition du château de la Saurine, à Meyreuil, où le dispositif d’appui, d’ailleurs reconnu d’intérêt public, poursuivra son action dans un lieu « proche de la nature », selon Stéphane Salord, président du conseil d’administration du Centre Ressource aixois. « Ce qui, idéalement, permettrait une installation en 2027 », espère le docteur Jean-Loup Mouysset, cancérologue, fondateur de l’association Centre Ressource.

    « Cela fait deux ans que toute l’équipe travaille sur le projet, poursuit Cécile Bonin. On est dans un changement d’échelle du Centre Ressource. »

    Accompagner encore plus

    L’installation à venir dans le château a pu être réalisée par le biais d’un financement bancaire, le soutien d’investisseurs particuliers et une opération de financement participatif permettant de récolter plus de 368 000 euros, selon les chiffres de la semaine dernière. L’équipe du Centre n’a pas communiqué la valeur du bien à ce stade, respectant le souhait du propriétaire. Au château de la Saurine, l’équipe du Centre prévoit de développer ses activités, les programmes courts comme de six mois, accompagner encore plus de bénéficiaires mais aussi travailler sur l’accompagnement des aidants et proches de malades, le tout dans une bâtisse qui deviendra un « centre de santé intégrative ». « Nous ne sommes pas une clinique, ce ne sont pas des soins médicaux mais des programmes complémentaires », rappelle Jean-Loup Mouysset. « Ce projet, on l’imagine comme un écosystème : on a ce bâtiment sur 10 hectares de terrain et l’idée est de concentrer sur ce lieu un lieu de vie, axé sur la formation et la prévention », souligne Emmanuel Guyot, responsable des politiques environnementales du projet. « Sur douze hectares, vous avez six hectares agricoles, classés boisés », précise Stéphane Salord. Un espace complémentaire pour les personnes diagnostiquées. « Elles sont 1 300 personnes à apprendre qu’elles ont un cancer chaque jour en France, selon les chiffres de l’OMS », rappelle Jean-Loup Mouysset.

  • « On n’est pas venus en grands sauveurs d’emplois »

    « On n’est pas venus en grands sauveurs d’emplois »

    La Marseillaise : En 1999, vous cofondez l’entreprise Ipsogen de diagnostic in vitro, qui devient HalioDx, avant d’être rachetée en 2021 par Veracyte. Lorsqu’en 2025, cette entreprise américaine lâche le site, que se passe-t-il pour vous ?

    Stéphane Debono : Avec l’autre cofondateur d’Ipsogen, Vincent Fert, on voulait créer une société pour aider les innovateurs du diagnostic en santé humaine à concevoir, industrialiser, produire et expédier à leurs clients leurs innovations. On avait ce projet en tête quand on a vu que Veracyte cherchait un repreneur pour le site marseillais. Ça nous semblait une très bonne idée de reprendre une partie de l’activité de notre ancien site. On n’est pas revenus en grands sauveurs d’emplois, mais parce qu’on a un projet qui fait sens. Avoir pu récupérer une équipe avec 25 ans de réalisation nous permet de démarrer avec des fondations solides.

    Ce sont donc 38 postes, sur les 164 que comptait Veracyte, que votre offre a permis de préserver ?

    S.D. : Oui, c’est l’offre faite au tribunal : 38 immédiatement avec un engagement d’embaucher six personnes supplémentaires et créer deux postes de direction.

    Pourquoi ne pas avoir repris toute l’activité ?

    S.D. : Après le rachat en 2021 par Veracyte, les activités sur le site à Marseille ont évolué. Notamment avec une grosse activité de développement de produits pour des sociétés pharmaceutiques ou spécifiques à cette entreprise. Ce sont ces activités qu’on ne reprend pas parce qu’elles sont trop formatées pour Veracyte. Le projet d’Hélio Diagnostics, c’est de proposer notre savoir-faire de 25 ans d’expérience pour aider à développer des diagnostics en oncologie, mais aussi en maladies infectieuses, dans le domaine du vétérinaire ou l’agroalimentaire. Il n’y a pas de limite à ce projet.

    Pourquoi reprendre le site marseillais ?

    S.D. : D’abord, pour hériter d’une expérience de 25 ans. Puis, c’est bien de pouvoir renforcer l’image européenne de l’innovation et de l’industrie du diagnostic. On est impliqués dans l’écosystème marseillais depuis 25 ans et cet impact local est important. Et puis c’est beau ce qui a été construit à Marseille, cette dynamique du pôle santé régional. Si on peut contribuer à tout ça, on en est fiers.

  • « On déplace le problème de la Rocade ailleurs »

    « On déplace le problème de la Rocade ailleurs »

    La Marseillaise : Qu’attendez-vous du comité de suivi de ce mercredi 17 septembre avec les représentants de la mairie mais aussi de la préfecture de Vaucluse ?

    Jean-Yves Astouin : On attend que le préfet tienne compte de nos doléances et qu’il fasse un audit plus précis, notamment avec les entreprises qui utilisent cet axe, ce que la mairie d’Avignon n’a pas fait. On demande qu’un tour de table complet soit organisé pour élaborer un véritable projet de contournement d’Avignon, car, pour moi, le projet de Liaison Est-Ouest n’est plus d’actualité. Et quelque chose d’autre que de devoir se rendre jusqu’à Orange et revenir pour aller en Courtines, où se trouve la plateforme rail-route permettant de charger des conteneurs par voie ferrée, alors qu’il n’y a que deux kilomètres à parcourir. Ce n’est pas par gaieté de cœur que l’on envoie nos chauffeurs sur la rocade. Mais depuis 2013 et l’arrêt de la LEO, rien n’a été fait pour améliorer la situation, ce qui a mené à celle d’aujourd’hui.

    Une première réunion s’est tenue le 8 décembre dernier. Les représentants de votre syndicat ainsi que d’autres organisations l’ont quitté. Pourquoi ?

    J.-Y.A. : En arrivant à cette réunion que l’on pensait être une réunion d’information, on a été accueillis par un personnel technique. Ce qui veut dire que le projet avait été validé sans que l’on soit au courant. Donc, lorsque l’on a compris que l’on ne tenait pas compte de nos informations et que la décision était prise, on a décidé de partir. Et certaines entreprises menacent aujourd’hui de s’installer ailleurs si cette décision se confirme.

    La municipalité explique avoir pris cette décision pour améliorer la qualité de vie des habitants de la Rocade. Comprenez-vous ces arguments ?

    J.-Y.A. : On estime que les véhicules de plus de 38 tonnes représentent plus ou moins 5% du trafic sur l’axe. Je fais souvent la comparaison avec un paquet de cigarettes : si l’on fume 18 cigarettes par jour au lieu de 20, on a quand même de grandes chances d’avoir un cancer. Et je pense également que l’on déplace le problème ailleurs. Car si des entreprises décident de ne plus utiliser la plateforme rail-route de Courtines à cause de cela, plus de camions passeront par la route. Ce mode de transport permet d’économiser 90 000 tonnes de CO2 par an. Des zones comme celle de Valence seront plus fréquentées et donc plus impactées par la pollution.

    Qu’attendez-vous désormais ?

    J.-Y.A. : Il faut trouver une solution à long terme, car pour nous, cela ne peut pas rester en l’état. Pourquoi ne pas envisager une déviation par le privé, comme autour de Marseille ? Je préfère payer 5 euros et arriver en 5 minutes à destination que mettre 45 minutes à cause des bouchons. Ou encore déplacer la gare dans un endroit moins enclavé qu’actuellement.

  • Le cadmium, cette « bombe sanitaire » qui empoisonne les Français

    Le cadmium, cette « bombe sanitaire » qui empoisonne les Français

    Dans les Cévennes, au pied des anciennes mines, l’extraction a laissé des traces invisibles : de nombreux polluants toxiques ont été abandonnés à ciel ouvert par l’exploitant. Des déchets chargés en métaux lourds, essentiellement arsenic et cadmium, qui polluent sols et rivières et pèsent sur la santé des habitants. Cinquante ans après la fermeture de ces sites miniers, l’obligation de dépolluer s’est enfin imposée à l’exploitant. « Suite à une bagarre juridique qui a duré plusieurs années, Umicore s’est retrouvé contraint – et ça va faire jurisprudence – de faire un certain nombre de travaux de confinement », explique François Simon, médecin retraité membre de l’AdamVM, association pour la dépollution des anciennes mines de la vieille montagne, dont le siège se situe dans le village cévenol de Saint-Felix-de-Pallières. « Le cadmium et l’arsenic, entre autres, se trouvent dans des déchets laissés sur place une fois les roches broyées pour extraire le zinc et le plomb. Ils peuvent se diffuser soit par l’air, soit par l’eau, charriés dans les cours d’eau puis les rivières. Et peuvent donc se retrouver dans des nappes phréatiques ou dans l’eau pour arroser votre jardin », décrit François Simon. Or ces polluants, notamment le cadmium, restent dans les sols et les eaux durant des décennies…

    C’est pour alerter sur le danger que représente ce métal lourd que la Conférence nationale des unions régionales des professionnels de santé-médecins libéraux (URPS-ML) a décidé, dans un courrier adressé lundi 2 juin au Premier ministre et aux ministres de la santé, de l’agriculture et de la transition écologique, de tirer la sonnette d’alarme, n’hésitant pas à parler de « bombe sanitaire ».

    « La santé publique passe toujours après »

    Car au-delà des déchets issus des sites miniers, qui concernent des zones spécifiques, le cadmium, classé cancérogène certain pour l’Homme, se retrouve dans de nombreux produits alimentaires du quotidien, comme les céréales du petit-déjeuner, le pain, les pâtes, les pommes de terre ou encore le chocolat. Les médecins pointent notamment une « explosion de la contamination des jeunes enfants ». Présent dans les engrais phosphatés utilisés en agriculture, le cadmium s’accumule dans les sols et a contaminé les aliments les plus consommés. Une fois dans le corps humain, il se fixe sur les os et s’accumule dans les reins et le foie. Il est associé à des maladies osseuses comme l’ostéoporose, des néphropathies, des troubles de la reproduction, des problèmes cardio-vasculaires et à un risque accru de cancer (reins, poumon, prostate, sein et notamment pancréas). Santé publique France alerte en effet depuis 2021 sur le lien avec l’explosion des cancers du pancréas en France, dont le nombre de cas a plus que quadruplé en 30 ans.

    « Si on voulait continuer à utiliser des engrais phosphatés, on pourrait en extraire le cadmium, mais ça coûterait très cher. On pourrait aussi avoir des accords économiques avec d’autres pays que le Maroc, car ces engrais viennent surtout de ce pays, dont les roches ont des teneurs en cadmium très élevées. Mais c’est avant tout une question économique et on retombe sur des problèmes liés au capitalisme et au poids des lobbies. On est sur le même registre que ce qu’il s’est passé avec la loi Duplomb, à savoir que la santé publique passe toujours après des problèmes de rentabilité », dénonce François Simon. Pour le médecin cévenol, « il faut encourager l’agriculture biologique, mais qu’elle soit subventionnée, accompagnée, afin que ce soit moins cher pour les gens ». Reste que les habitants des anciens sites miniers comme ceux des Cévennes, exposés à la fois à la pollution générée par l’extraction et à celle qui existe dans l’alimentation courante, sont soumis « à la double peine ».

    Convaincue qu’il présente « un risque inacceptable pour l’Homme et l’environnement », la Commission européenne a décidé de durcir sa réglementation en introduisant une limite pour la teneur en cadmium des engrais phosphatés. Fixée à 60 mg/kg depuis juillet 2022, la limite doit être abaissée à 20 mg/kg d’ici à 2034. Un seuil également proposé par l’Anses* en 2021, « mais le gouvernement ne l’a pas suivi, probablement sous la pression des lobbies agricoles », estime François Simon. Grand prince, le gouvernement a toutefois décidé, suite à la récente alerte lancée par les médecins libéraux, que les tests de dépistage du cadmium prescrits par les généralistes, jusqu’ici non pris en charge par la Sécurité sociale, seraient remboursés à partir de l’automne… Trop aimable.

    * Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail.