Tag: campagne municipale

  • Des constats, des appels mais pas de bilan pour les vœux de la maire d’Aix-en-Provence

    Des constats, des appels mais pas de bilan pour les vœux de la maire d’Aix-en-Provence

    Un discours long d’une trentaine de minutes, amputé de tout bilan, toute perspective. La faute, de nouveau, aux temps préélectoraux qui empêchent Sophie Joissains, maire sortante (UDI), de présenter les projets aixois passés et à venir.

    L’officialisation de son entrée en campagne n’est donc pas pour tout de suite : les vœux protocolaires, tenus ce mardi au Grand Théâtre comme le veut la tradition ne sont pas, en ce début 2026, le lieu pour aborder l’échéance. « Aujourd’hui, la loi, en cette période préélectorale ne permet pas de faire le bilan, c’est un peu controversé par la jurisprudence mais aucun risque ne peut être pris. Elle interdit aussi de faire des prospectives. Cela fera partie d’un temps différent », précise derrière son pupitre Sophie Joissains.

    Néanmoins, face à la salle comble, composée des maires du Pays d’Aix, des conseillers départementaux et régionaux, des personnalités de la justice, des forces de l’ordre, de secours et autres, quelques messages ont pu être glissés entre les lignes d’une description lisse de la Capitale de Provence et le constat d’une « année ou l’histoire semble frapper à notre porte, où le monde nous interpelle ».

    Sur le thème de la sécurité, un acquis aura été souligné par Sophie Joissains : « Des difficultés, il y en a de nombreuses, (…) la première étant l’impérieuse nécessité d’assurer la tranquillité et la sécurité de tous nos concitoyens, poursuit la première magistrate. Nous avons eu la joie de voir arriver 12 agents [policiers nationaux, Ndlr] de plus à la CSP d’Aix. Merci Monsieur Bruno Retailleau, qui l’a décidé à l’époque. »

    Sécurité, santé, agriculture

    Autre appel martelé par la maire, quelques jours seulement après la mobilisation des agriculteurs contre l’accord de libre-échange avec les pays du Mercosur : « Il nous faut aussi accompagner nos agriculteurs à qui l’on impose des normes toujours plus strictes en même temps que des accords de libre-échange inacceptables, en les empêchant ainsi de travailler efficacement et de gagner leur vie décemment. Je rappelle ici qu’ils sont les garants de notre souveraineté alimentaire. Notre agriculture ne peut être une variable d’ajustement. Les agriculteurs, qui travaillent sept jours sur sept, doivent pouvoir vivre de leur travail. » Après ces mots en direction des agriculteurs, sans mention d’une rencontre entre l’édile et les figures de la contestation agricole lors de leur mobilisation sur Aix, c’est un constat sur le système de santé que la maire tire. « Les médecins et infirmiers libéraux, à qui l’on demande toujours plus, ne parviennent plus à maintenir à flot un système de soins qui fait notre fierté dans le monde entier. Il n’y a pas si longtemps, nous étions confinés et faisions claquer nos poêles et casseroles chaque soir à nos fenêtres pour saluer notre personnel soignant (….) ils font partie des trésors de la France », poursuit Sophie Joissains.

    Puis, citant ces mots : « On était un pays de producteurs, d’ingénieurs, de médecins, on est devenus un pays d’inspecteurs et de contrôleurs », prononcés par Jean-Louis Borloo, cofondateur de l’Union des démocrates et indépendants (UDI). Sophie Joissains enchaîne sur le constat d’un « pays où un porteur de projet se trouve face à une demande d’autorisation et vient souvent passer dans des commissions de contrôle toutes indépendantes des unes des autres, ce qui, sur le plan intellectuel, peut être satisfaisant, mais ce qui, sur le plan pratique, fait en sorte que ce porteur de projet, s’il a le malheur d’avoir un avis défavorable d’une de ces instances, se retrouve à attendre des mois (…) Ça ne peut plus durer. » Alors « face aux fractures, face aux ruptures, aux violences nouvelles, le narcotrafic n’est pas des moindres, la commune doit être un refuge (…) j’ai dit ce que j’avais à dire sur beaucoup de choses, je continuerais ailleurs, ce débat ».

    Ce sera par un hommage à sa prédécesseure Maryse Joissains, « un maire bâtisseur », absente ce soir-là pour raison de santé, que Sophie Joissains a conclu son discours.

  • Municipales : Génération écologie veut la décarbonation de Marseille

    Municipales : Génération écologie veut la décarbonation de Marseille

    Signataire du pacte de rassemblement des forces de gauche dans les Bouches-du-Rhône, Génération écologie (GE) a livré ses contributions au programme du Printemps marseillais, en s’appuyant sur l’action engagée depuis 2020 par la majorité municipale de gauche. Autour de Cécile Vignes, cheffe de file du parti à Marseille, co-référente départementale et élue des 11e et 12e arrondissements -récemment ralliée au Printemps marseillais-, des responsables et élus : France Gamerre, vice-présidente d’honneur de GE, Michel Villeneuve, chercheur CNRS émérite, Eliott Perinchio, adjoint à Olivia Fortin, la maire des 6-8, Nicole Landou, membre du bureau exécutif départemental, et Rosette Denia‑Salone, élue des 6-8.

    « Les bases sont solides et ce qui a été impulsé doit grandir », souligne Cécile Vignes, consciente des attentes encore fortes de la population. « Le temps politique est court, il a fallu prioriser : les écoles, la sécurité et l’engagement d’une ville plus verte avec la préservation des terres agricoles, les parcs rénovés… »

    Génération écologie revendique une écologie « populaire et joyeuse » qui concerne les citoyens, loin d’un discours anxiogène. Objectif prioritaire : préparer « Marseille à 50 degrés », en articulant écologie et justice sociale autour de quatre axes : habiter mieux, construire mieux, consommer mieux et travailler mieux.

    « Ville régénératrice »

    Sur la base des labels européens « 100 Villes neutres en carbone d’ici 2030 » et « Ville climatiquement neutre et intelligente » obtenu sur le dernier mandat, le parti défend l’idée d’une « ville régénérative », capable de devenir une capitale de la décarbonation et de la « perma-industrie ». « Marseille entraîne tout le territoire : elle peut être un trou noir ou une étoile », avertit Cécile Vignes, appelant à une vision métropolitaine fondée sur la coopération. La rénovation des bâtiments dégradés figure au cœur des propositions, via « l’auto-réhabilitation accompagnée » associant habitants, associations et entreprises locales. Sur le volet économique, GE plaide pour une redynamisation des friches, un soutien aux filières biosourcées et à l’économie circulaire, ainsi que pour des projets innovants de consommation responsable, inspirés d’expériences concrètes. « Il n’y a pas d’écologie sans une économie solide », rappelle France Gamerre, convaincue que l’espoir, l’emploi et la qualité de vie sont indissociables d’une réponse aux défis climatiques, sociaux et sécuritaires.

  • Municipales : fédérateur, Gachon brigue un 4e mandat à Vitrolles

    Municipales : fédérateur, Gachon brigue un 4e mandat à Vitrolles

    C’est un « marathon de huit semaines » qui l’attend. Loïc Gachon (PS) se lance dans la bataille des municipales pour un quatrième mandat, lui qui avait succédé à Guy Obino suite à son décès en 2009. Loin d’être une « évidence » ou une « forme d’installation », le maire sortant se représente pour « être utile ». « C’est peut-être quelque chose dont tout le monde rêve et nous on a la capacité de le faire, donc on doit le faire », a-t-il affirmé devant une salle Nelson Mandela pleine à craquer dimanche matin.

    Alors que son programme, fruit d’un travail participatif mené par le collectif « Réfléchissons Vitrolles », est en cours d’élaboration et sera présenté aux alentours des vacances de février, Loïc Gachon a tout de même révélé ses priorités, dont la première est de protéger la population. « Le premier réflexe c’est de penser aux questions de sécurité, c’est important (…) mais protéger c’est aussi l’attention aux plus fragiles socialement (…), ou la protection pour l’avenir », affirme-t-il, évoquant notamment l’évolution du climat, lui qui a engagé la Ville dans la rénovation d’un réseau de chaleur urbain appuyé sur la géothermie profonde et dans une communauté d’énergie pour devenir un territoire à énergie positive.

    Loïc Gachon entend également cultiver la proximité et le vivre-ensemble. « Dans un monde qui nous divise, avec des forces politiques qui ont toujours tendance à nous séparer en chapelle en fonction de nos origines ou de nos religions, le rôle de même de l’équipe municipale (…) c’est de fédérer pour faire vibrer ce qui nous rassemble. »

    Pour y parvenir, l’édile compte s’appuyer sur « une équipe qui reprend à peu près les contours de l’équipe précédente » avec le soutien des Écologistes, du MoDem, du PCF, de Place publique ou encore de Génération.s, mais aussi sur des candidats issus de la société civile. La liste sera présentée le 21 février.