Tag: campagne municipale

  • Aubagne en commun présente ce samedi les 42 noms de la liste

    Aubagne en commun présente ce samedi les 42 noms de la liste

    Nous partîmes cinq cents, mais par un prompt renfort, nous nous vîmes 3 000 en arrivant au port », écrit Corneille dans Le Cid. La liste Aubagne en commun, elle, a été composée sur le temps long. Colistière, Eliane Vergès, cadre de santé retraitée, impliquée de façon ardente dans les collectifs anti-bétonisation à Aubagne, raconte : « Tout a commencé il y a trois ans. Maurice Marsiglia est venu nous dire qu’il fallait que la gauche se réveille un peu… »

    Autour de trois personnes au début, dont Jean-Pierre Squillari, tête de liste aujourd’hui, citoyens et partis de gauche se sont peu à peu ralliés à Aubagne en commun*. La liste est composée de 42 noms, dont deux tiers de citoyens non encartés. « C’est une liste équilibrée », estime Jean-Pierre Squillari.

    « Envie de renouveau »

    L’élaboration du programme s’est faite à partir du terrain. « Quartier par quartier, nous sommes allés à la rencontre des gens, voir ce qu’il n’allait pas », illustre Eliane Vergès. Militante communiste, Hélène Di Vita Danchesi s’aperçoit, lors des porte-à-porte et distributions de tracts, « que Jean-Pierre Squillari, ex-chef du centre de secours des sapeurs-pompiers d’Aubagne, est connu de la population. Les gens ont envie de renouveau ». « Il y a un dégoût du maire actuel », juge Eliane Vergès.

    * Présentation de la liste à 11h au Bras d’Or, av. Antide-Boyer

  • Irrégularités, notes de frais… la mairie de Solliès-Toucas mise en cause

    Irrégularités, notes de frais… la mairie de Solliès-Toucas mise en cause

    La mairie de Solliès-Toucas, dirigée par Jérémie Fabre (SE) depuis 2020, a-t-elle contourné la loi ? Plusieurs documents et témoignages concernant divers volets de la vie démocratique laissent en tout cas planer le doute.

    Les premières irrégularités apparaissent au moment de la campagne municipale de 2020. Alors candidat, Jérémie Fabre s’entoure d’une agent municipale. Il s’agit de Natacha Addou, directrice de cabinet, d’avril 2014 à février 2020, peu avant la démission du maire de l’époque, François Amat, dont elle était colistière avant son élection. « Au moment où j’ai quitté mes fonctions, le 1er avril 2020, elle était redevenue simple agente territoriale catégorie C », explique ce dernier, confirmant la continuité de sa fonction territoriale. Problème : son statut lui incombe un devoir de réserve, qu’elle ne respecte pas. Pour participer à la campagne municipale de M. Fabre, lui aurait fallu « se mettre en permission et donc renoncer à son salaire. Elle ne l’a pas fait », confirme François Amat.

    À partir de janvier 2020, elle intervient dans la campagne de M. Fabre sous le pseudonyme de… Tallaron Delphine (au calembour à peine voilé), en organisant, notamment, plusieurs événements de campagne. Présentée par des colistiers, avec dérision et satisfaction, comme un « agent infiltré », au sein d’un groupe de discussion qu’elle a elle-même créé, et dont nous avons pu lire le contenu, elle affirme, sans équivoque, que « Delphine disparaît avec la victoire » au moment de l’élection de Julien Fabre. Ne faisant pas partie de la liste de ce dernier, un autre élément qui laisse penser qu’elle ne s’était pas mise en disponibilité, elle retrouve, légalement, son poste de directrice de cabinet.

    Mais alors que Julien Fabre est candidat à sa réélection en mars, elle manque à nouveau à son devoir de réserve en « likant » des publications du maire, et d’autres vantant ses mérites, sur les réseaux sociaux. Une campagne qui utilise, par ailleurs, des images réalisées avec les moyens de la commune sur certains supports de communication. Or, le code électoral imposant de séparer communication institutionnelle et communication de campagne, cette dernière ne peut en aucun cas utiliser les moyens de la collectivité, humains, financiers comme matériels.

    Frais de représentation en question

    Toujours au rayon irrégularités, un proche du maire, agent de surveillance de la voie publique (ASVP), a été photographié portant un uniforme de policier municipal, alors que les tenues des ASVP doivent en être distinctes en vertu de la circulaire du 28 avril 2017. Ce qui pourrait constituer un port illégal d’uniforme. Par ailleurs, l’achat d’un vélo électrique au supposé bénéfice de cette même police municipale, en 2023, pose question : les agents patrouillant à deux, dans quel cadre saurait-il être utilisé ?

    Un autre volet concerne les frais de représentations du maire. Entre 2021 et 2024, plus de 3500 euros de frais de restauration sont reportés sans justificatif précis (raison, invités…). Plusieurs notes laissent d’ailleurs à penser, au vu de leurs faibles montants, qu’il s’agissait de repas individuels, ce qui n’entre cas dans le cadre des frais de représentation selon un avis rendu par la Cour régionale des comptes (CRC) des Hauts-de-France en 2019. Qui plus est, de nombreuses dépenses sont uniquement justifiées par des tickets de carte bancaire. Apparaissent également des dépenses liées, entre autres, à des soins capillaires, des articles de sport, des frais de pressing, et des vêtements (pour plus de 7 600 euros sur la période). A ce sujet, la CRC PACA indiquait en 2011 que l’habillement ne pouvait être pris en compte dans les frais de représentation, sauf dépenses liées à un événement le justifiant (gala, sommet…). Or, un certain nombre d’achats (chaussures et vêtements de sport, par exemple), ne semblent pas entrer dans cette catégorie.

  • Benoît Payan en tête d’un sondage, talonné par l’extrême droite

    Benoît Payan en tête d’un sondage, talonné par l’extrême droite

    Ce sondage Elabe/Berger-Levrault pour BFMTV/La Provence/ Le Figaro a été réalisé entre le 9 au 16 février, sur un échantillon de 1 032 personnes représentatives de la population résidente de Marseille âgée de 18 ans et plus, dont 800 inscrits sur les listes électorales.

    Alors que les dernières enquêtes d’opinion donnaient une égalité entre la liste (Printemps marseillais) portée par Benoît Payan et celle de Franck Allisio (RN), avec 30% ou 31% des intentions de vote, ce dernier sondage, publié mercredi, redonne un léger avantage au maire sortant, au premier tour. Benoît Payan (DVG) est en tête (31%) avec deux points d’avance sur le candidat du Rassemblement national, Franck Allisio.

    Cette enquête confirme un léger recul pour le candidat d’extrême droite (29%), par rapport aux derniers sondages. Mais ce résultat permet au chef de file RN de rester au coude-à-coude avec le maire sortant.

    Ce nouveau sondage confirme également un recul des intentions de vote pour Martine Vassal (DVD), créditée de 21% au premier tour. La candidate de la droite et du centre affichait 26% dans un sondage en décembre dernier(Ifop-Fiducial pour La Provence et Sud Radio) en décembre dernier, puis 23% dans celui paru le 12 janvier dans nos colonnes (La Marseillaise/Experts et territoires/Ipsos-BVA).

    Dans un communiqué de presse publié en réaction à ce sondage, mercredi, la liste menée par la présidente de la Métropole et du Département réaffirme que Martine Vassal est « la seule capable de gagner face à Benoît Payan ». Et d’affirmer : « Il n’y aura aucun retrait, ni accord. Martine Vassal se maintiendra. »

    Du côté de la liste de la France insoumise, le candidat Sébastien Delogu est crédité de 12% au premier tour. Le député des 15-16 élu dans les quartiers nord depuis 2022 compte deux points de moins que dans l’enquête d’opinion publiée par La Marseillaise, le 12 janvier.

    Le candidat Erwan Davoux (divers droite), qui se présente avec Nora Preziosi, et qui se positionne ouvertement contre Martine Vassal, affiche un score stable autour des 2% au premier tour. Rémy Bazzali ,de Lutte ouvrière, reste à 1% des intentions de vote. Le candidat de l’Écologie au centre ,Victor Hugo Espinosa, qui récolte 4% des intentions de vote, a déclaré, ce mercredi, se retirer, dénonçant « un coût de campagne » trop élevé et le danger « que Marseille bascule dans l’extrême droite ».

    Le sondage présente également quatre configurations possibles pour le second tour, en fonction des maintiens ou retraits de divers candidats en lice. Tous donnent la victoire à la tête de liste du Printemps marseillais, mais pas avec la même avance.

    Quadrangulaire

    ou triangulaire serrée

    Dans le cas de figure d’une quadrangulaire, sans désistement, le sondage Elabe/Berger-Levrault pour BFMTV/ La Provence / Le Figaro donne la victoire au maire sortant, mais avec seulement 34% des intentions de vote, contre 32% pour le candidat RN. Martine Vassal gagnerait quant à elle un seul point (22%),et Sébastien Delogu resterait au même score (12%).

    Dans l’hypothèse d’un retrait de la présidente du Département, peu probable au dire de son communiqué, Benoît Payan l’emporterait avec 44%, Franck Allisio suivrait avec 42% et Sébastien Delogu gagnerait 2 points, passant à 14%.

    Dans le cas d’un désistement du candidat insoumis, le Printemps marseillais se démarquerait du candidat d’extrême droite. Dans le cas de cette triangulaire, le maire sortant recueillerait 45%, contre 32% pour Franck Allisio et 23% pour Martine Vassal.

    Dans le cas d’un duel entre le leader du Printemps marseillais et celui Rassemblement national, la liste de Benoît Payan l’emporterait avec 56% des intentions de votes, contre 44% pour le candidat d’extrême droite.

  • Lancement de campagne en fanfare du Printemps marseillais dans les 11-12

    Lancement de campagne en fanfare du Printemps marseillais dans les 11-12

    « Je n’y arriverai pas sans vous car le Printemps marseillais c’est bien au-delà de ma personne, c’est la force des femmes et hommes qui s’engagent au quotidien ». Nathalie Tessier, Hervé Menchon, Michèle Rubirola, Samia Ghali… de nombreuses personnalités du Printemps marseillais entouraient le secrétaire du PS 13.

  • La culture au cœur de la campagne de Sophie Camard à Marseille

    La culture au cœur de la campagne de Sophie Camard à Marseille

    « Pour se distinguer des menteurs, il faut des actes, des témoignages », a défendu Sophie Camard, maire des 1er et 7e arrondissements (Gauche républicaine et socialiste), à l’occasion du lancement de sa campagne, organisé mardi soir dans la salle des rotatives de La Marseillaise.

    C’est pour avancer en cohérence avec cette conviction que l’élue, candidate sur la liste du Printemps Marseillais, a tenu à ouvrir la soirée avec quatre témoignages d’habitants et représentants de son secteur. Un moment « important » pour montrer « ce que c’est qu’une politique qui réussit ». Car Sophie Camard est fière de son bilan et le revendique : « Le redressement de Noailles [1er], les gens le voient. L’inauguration de l’école Baya [1er], du centre sportif Pape-Diouf [1er], du Jardin Saint-Nicolas [7e], les gens le voient, les gens le vivent. Et c’est sur ça que je m’appuie pour donner du crédit à ce que nous proposons pour la suite. » Au cœur des changements envisagés figurent la culture et rénovation urbaine.

    « Il faut être fier de notre centre-ville »

    « Nous affichons dans notre programme la volonté que notre centre-ville devienne un lieu majeur pour les arts et la culture, parce que c’est son identité. Il s’agit d’une zone avec beaucoup d’équipements et qui pourtant n’est pas mise en valeur [dans le discours dominant, Ndlr.], s’est agacé l’élue. Il faut être fier de notre centre-ville ». Rénovation du théâtre du Gymnase (1er), réhabilitation des anciens locaux des Galeries Lafayette dans le centre Bourse (1er) Sophie Camard souhaite donner du « beau », mais aussi permettre « l’accès au savoir et aux sciences pour tous ».

    Une ambition qui, selon elle, doit permettre de faire du « centre-ville un lieu de vie (…) dont est fier ». Et d’ajouter : « Je ne néglige pas l’aspect économique. Car la culture amène de l’attractivité, du tourisme, mais offre aussi beaucoup d’emplois. Il s’agit d’un secteur dans lequel de nombreux habitants du 1er arrondissement travaillent. »

    Autre grand chantier du mandat espéré par l’élue de secteur : « La rénovation urbaine et climatique ». « Un des enjeux majeurs qui nous attend est la rénovation du pourtour de la Gare Saint-Charles, une zone qui a besoin d’un vrai programme de réhabilitation », note-t-elle après avoir abordé les projets déjà entamés à Belsunce (1er), où 50 arbres doivent être plantés au niveau du parking Providence. Le réaménagement de la plage des Catalans (7e) est lui aussi inscrit au programme et demeurera un « espace public de bien commun ».

    Au sujet de la sécurité, baptisée « bien vivre ensemble », et à propos des mesures envisagées pour lutter contre le trafic de drogue, l’élue insiste : « La ville ne peut pas remplacer l’état. Mais nous mettons en place des réflexions sur la prévention et l’accompagnement social ».

  • Au Rove, Paul Sabatino mise sur l’expérience et la proximité

    Au Rove, Paul Sabatino mise sur l’expérience et la proximité

    Pas de « promesses irréalistes » mais « un discours de sincérité ». Le gymnase du Rove affichait complet pour la présentation de la liste de Paul Sabatino. Dans une salle pleine et ambiancée par Jean-Marc Sichi, habillé en « M. Loyal », le maire sortant a d’abord salué « l’âme du Rove » et rendu hommage à son prédécesseur Georges Rosso, disparu l’an dernier. L’occasion de rappeler le bilan de l’équipe sortante, la requalification de la traversée du village, les parkings, la rénovation des équipements scolaires et sportifs, l’extension de la vidéoprotection, et le futur dojo. Avec ses 5 328 habitants et 87% de terres classés, le Rove demeure « un village à taille humaine ».

    Un cadre qu’il entend préserver avec une équipe rajeunie et diversifiée, faite d’élus expérimentés et de nouveaux visages issus de tous les quartiers, unis dans « la conviction que la commune mérite une équipe soudée, compétente et sincère ». La liste « Continuons ! » s’inscrit dans cette ligne. « Continuer, c’est consolider. Renforcer. Adapter. C’est avancer, s’inscrire dans un sillon profond sans jamais perdre de vue l’essentiel : l’intérêt communal et général », insiste-t-il.

    « Le maire de tous »

    Quinze élus sortants vont poursuivre l’aventure, souligne-t-il, saluant leur fidélité et leur sens du service public. Parmi eux : Michel Bartoli « amené à prendre plus de responsabilités », Marie-Claude Bonnet, Christiane Cadière, ancienne DGS ou Viviane Rosso, très applaudie et « la plus expérimentée » de l’équipe. Les profils des quinze entrants sont variés (actifs, retraités, acteurs associatifs ou professionnels engagés) pour « croiser les regards et préparer l’avenir ». On pense à Ilhem Delmas Zeghadi, chercheuse arrivée il y a peu comme Laurent Rivoire, aux enfants du Rove François Caballero, Chantal Gouiran, Sylvie Raha ou Jean-Marie Giordano, et à ces figures Noël Kouici, « homme de combat et personnalité du port » ou André Secci, enfant de Niolon et mythique dirigeant de l’USPEG. Lisa Voyatzis, parent d’élève, est la benjamine de la liste.

    Dans un contexte financier « sain », avec une dette maîtrisée et des comptes équilibrés, Paul Sabatino s’est engagé à ne pas augmenter la fiscalité communale. La méthode reposera sur la concertation, le renforcement des services publics au service de la jeunesse, du cadre de vie, de la tranquillité publique et du soutien aux associations. « Le 15 mars, le choix sera clair : celui de l’expérience, de la proximité et du vivre-ensemble », conclut Paul Sabatino, prêt à rester « le maire de tous ».

  • Martial Alvarez inaugure son local à Port-Saint-Louis

    Martial Alvarez inaugure son local à Port-Saint-Louis

    « On va gagner parce qu’on est les meilleurs », clame Martial Alvarez devant son local de campagne, inauguré pour l’occasion.

    Le maire (SE) de Port-Saint-Louis-du-Rhône, candidat à un nouveau mandat, a donné le ton de sa campagne, estimant qu’« aujourd’hui, on ne joue pas une présidence, ni une législative », dans un message adressé à ses adversaires. Il affirme ne pas apprécier « ces discours qui gâchent la ville et son unité ». Le candidat incite ses supporters à monter dans le train du « Port-Saint-Louis gagnant », son slogan de campagne affiché en devanture, tout en martelant que « rien n’est acquis, tout est fragile ».

    « Porte-parole

    du territoire »

    Martial Alvarez se représente pour un 3e mandat sans étiquette, bien que soutien d’Emmanuel Macron en 2022 et partisan de Martine Vassal (DVD) à la Métropole. L’édile vante « les qualités d’une équipe qui a porté des dossiers et d’un maire qui a tissé des liens avec les partenaires », revendiquant notamment son action sur le dossier de la santé. « C’est parce qu’on a travaillé avec l’Agence régionale de santé et nos partenaires pour restructurer l’hôpital de Martigues que l’ARS a posé les bases nécessaires », affirme le 1er magistrat saint-louisien, en référence aux 60 millions d’euros engagés pour le projet immobilier du centre hospitalier martégal.

    Beau parleur, Martial Alvarez assume : « Vos visages disent “ah il parle bien le maire”. Oui, car nous avons besoin d’un porte-parole pour le territoire pour relever les défis de la mobilité, du travail, de la jeunesse et ouvrir la maison de retraite ». Et promet le soleil après la pluie du samedi matin.

  • Marseille : les policiers manifestent pour plus de moyens

    Marseille : les policiers manifestent pour plus de moyens

    Prise de plainte dans un préfabriqué, cafards, voitures à bout de souffle et gyrophare en panne, les policiers sont « au bout » a dénoncé Sébastien Greneron, secrétaire départemental Alliance 13.

    Partis de l’Ombrière, près de 400 de ses collègues ont marché jusqu’à la préfecture dans le cadre d’un appel national du syndicat à manifester. Ils réclament des moyens et le soutien de l’État, souhaitant un « choc d’autorité. »

    Dans le cortège, de nombreux élus de droite et d’extrême droite étaient venus en soutien. Parmi eux, des représentants de la majorité de la présidente de la Métropole et du Département, Martine Vassal (DVD), comme Catherine Pila (LR) ou Sabine Bernasconi (LR). Mais aussi des référents de sa campagne municipale comme Laure-Agnès Caradec (LR), Sylvain Souvestre (LR), maire des 11-12 ou Marion Bareille (LR), maire des 13-14. En première ligne également, le candidat RN, Franck Allisio ou Nora Preziosi, ancienne alliée de Martine Vassal, seconde sur la liste « citoyenne » d’Erwan Davoux.

  • Les insoumis présentent leur vision du « communalisme » à Marseille

    Les insoumis présentent leur vision du « communalisme » à Marseille

    Salle comble pour la conférence des figures insoumises locales à l’Afriki Djigui Theatri, dans le 1er arrondissement de Marseille, autour de l’ouvrage Pour un nouveau communalisme, un livre collectif réalisé par l’Institut de La Boétie, l’école de formation des cadres insoumis. « C’est un outil pour clarifier notre action politique que nous menons au quotidien et dans le cadre de notre campagne municipale », campe Sébastien Delogu, tête de liste du mouvement pour la mairie de Marseille et député de la 7e circonscription des Bouches-du-Rhône. Notamment développée lors de la Commune de Paris en 1871, cette forme d’organisation politique est remise au goût du jour par le mouvement insoumis en vue des élections municipales. « C’est le fait de récupérer le pouvoir à l’échelle de sa commune et de son quartier », résume le candidat.

    De la théorie à la pratique

    « Le communalisme insoumis puise ses racines dans la Révolution de 1789, dans la Commune de Paris ou dans l’histoire des municipalités ouvrières », développe Allan Popelard, coauteur du livre et candidat malheureux pour LFI dans la 5e circonscription des Bouches-du-Rhône, lors des dernières élections législatives. Un communalisme 2.0 puisque « s’inscrivant dans les pas de Zohran Mamdani à New York [actuel maire démocrate de la ville, Ndlr] ».

    Concrètement, les insoumis entendent développer une théorie de « reprise en main populaire » des politiques municipales, en s’opposant par exemple « à l’emprise du privé dans l’espace communal » ou la perte de compétence des villes vers les Métropoles et autres intercommunalités. Vaste objectif théorique, mais avec des exemples concrets. « On l’a fait avec la rénovation de l’école de mes enfants à la Viste, complètement abandonnée par les pouvoirs publics. On s’est mis à récolter des fonds avec tout le quartier et on a rénové nous-même l’école », prend pour exemple Sébastien Delogu. Avant de citer d’autres mesures de son programme : Réquisition des logements vides, création de régie publique, création de comités citoyens…

    In fine, les militants veulent faire de cette théorie « un point d’appui dans la construction d’une VIe République ».

  • « Nîmes en commun », une liste progressiste aux 59 visages

    « Nîmes en commun », une liste progressiste aux 59 visages

    Sous le soleil blanc de janvier, la place de la Calade avait des allures de meeting de lancement. Ce dimanche 25 janvier, devant le théâtre Bernadette-Lafont, Vincent Bouget a officiellement présenté les 59 colistiers de la liste Nîmes en Commun, en vue des municipales des 15 et 22 mars. Près d’un millier de personnes, une peña, des applaudissements nourris : la démonstration se voulait festive.

    « Nîmoises, Nîmois, voici votre équipe ! » lance le candidat communiste, empruntant la formule aux speakers du stade Jean-Bouin. Le ton est donné. « Ce n’est pas un casting politique, pas une élite hors-sol », insiste-t-il. « C’est une équipe qui se connaît, qui travaille ensemble depuis des mois, composée de femmes et d’hommes issus de tous les quartiers. » Pour la première fois dans l’histoire des municipales nîmoises, une liste bénéficie du soutien des dix principales formations de la gauche sociale, écologique et citoyenne. Elle va du PCF à Génération.s en passant par EELV, le PS, les Radicaux de gauche ou Place publique de Raphaël Gluscksmann. Elle compte aussi environ un tiers de citoyennes et citoyens souvent issus du mouvement associatif ou syndical. Seule La FI manque à l’appel.

    « Voici votre équipe »

    En deuxième position sur la liste, on trouve Amal Couvreur, conseillère départementale et régionale, très applaudie. Elle promet : « Ils se sont occupés de Nîmes. Nous allons nous occuper des Nîmoises et des Nîmois, du plus jeune au plus âgé. » Dans les dix premières places figurent notamment Pierre Jaumain (PS), Sibylle Jannekeyn (Écologistes), Bruno Ferrier (PRG), Soukaina Benjaafar (présidente associative au Mas de Mingue), Denis Lanoy (PCF), Marianne Bernède (Génération.s) ou encore Dimitri Pialat, ancien responsable de supporters du Nîmes Olympique. Plus loin dans la liste apparaissent de nombreuses figures locales en position éligible : l’ex-élu François Séguy, Jo Menut, Chloé Ridel, Nicolas Cadène, Christian Bastid, ou encore plusieurs enseignants, médecins, travailleurs sociaux, syndicalistes et responsables associatifs. Pour fermer la marche, en 59e position, le dessinateur de presse Eddie Pons. Vincent Bouget a également durci le ton : « Soyons vigilants face à ceux qui sont prêts à tout pour ne pas perdre le pouvoir et ceux qui, trumpistes déclarés, sont prêts à tout pour s’en emparer. » Avant de marteler : « Nîmes ne se relèvera pas sans justice sociale, ne respirera pas sans écologie, ne se réparera pas sans démocratie locale ».