Tag: BUS

  • Première pierre posée pour le BHNS de la Métropole de Toulon

    Première pierre posée pour le BHNS de la Métropole de Toulon

    Financé pour plus de 500 millions d’euros par les entreprises de la Métropole TPM, via une taxe transports, depuis 2002, le projet de tramway dans l’aire toulonnaise est désormais enterré. Jugé trop cher et plus d’actualité par la majorité au conseil métropolitain, qui justifie cette position par l’augmentation des coûts entre le projet initial et ce qu’il serait nécessaire d’investir aujourd’hui, il a été remplacé par un bus à haut de niveau de service (BHNS), déclaré d’utilité publique par le préfet en octobre.

    Un projet à 395 millions d’euros, financé pour 40 millions d’euros par l’État, 10 millions par la Région Sud, et donc 345 par la Métropole. Soit, au bas mot, plus de 150 millions d’euros de moins que la somme récoltée depuis 2002 par la Métropole, dont « il conviendra de savoir comment elle a été utilisée », botte en touche son président Jean-Pierre Giran (LR). La première pierre a été posée mercredi 3 décembre, à Ollioules, pour un tronçon de 7 km (ligne 1a) qui reliera le Technopôle de la Mer à Bir-Hakeim, à Toulon. Il desservira les secteurs Geffrier, Escaillon, Herriot, XVe corps, Villevieille et les Grands Boulevards.

    Livraison prévue en 2037

    Ces premiers travaux consistent en la réalisation d’un mur de soutènement à hauteur de Geffrier, livré en juin 2026. L’ensemble du tronçon, lui, sera opérationnel d’ici 2029. Deux autres sont prévus dans le projet global, qui compte 28 km d’infrastructures : le plus long entre l’Espace Marine, à La Seyne-sur-Mer, et la gare de la Pauline-Hyères (ligne 1), et un autre entre le campus universitaire de la Garde et la gare La Garde-Centre (ligne 1b). 44 véhicules électriques y circuleront. Ils desserviront 65 stations dans cinq communes (Toulon, La Garde, Ollioules, La Seyne et La Valette), pour un trajet à 70% en site propre. Loin des 100% prévus par le tramway, ce qui implique une vitesse et une efficience moindres, comme le pointe l’opposition. Enfin, quatre parkings relais en silo (Porte d’Ollioules et de Toulon, Sainte-Musse, gare la Pauline-Hyères et Espace Marine à La Seyne) verront le jour d’ici 2037, date prévue pour la finalisation du projet.

  • À Montpellier, la nouvelle carte des transports dévoilée

    À Montpellier, la nouvelle carte des transports dévoilée

    Changement sur le réseau des transports en commun de la Métropole de Montpellier. À un mois de l’inauguration de la ligne 5 de tramway, la collectivité gérée par le socialiste Michaël Delafosse a réorganisé l’offre de transports afin de prendre en compte cette nouvelle ligne. « Cette inauguration aura des conséquences sur le réseau de bus, avec de nouvelles articulations de mobilité et davantage d’offre de transports », détaille le président.

    Ainsi, dès le 20 décembre
    – jour de l’inauguration – les riverains pourront découvrir les 24 lignes de bus optimisées sur les 40 que compte le réseau. Des changements qui ne seront pas immuables. « Ce n’est pas une science exacte, on voulait répondre aux besoins des habitants. Il y aura peut-être des difficultés qui nous seront remontées à partir du 20 décembre, on va être dans le dialogue. Un comité de suivi de la mise en place de la nouvelle offre l’ajustera en permanence », soutient Michaël Delafosse.

    Si certaines lignes ont déjà fait l’objet d’adaptations – notamment le bustram, les lignes 9, 14 et 16 en mai 2025 – d’autres seront mises en service en décembre. À l’instar des lignes 6 et 7 qui fusionneront pour assurer une continuité de la ligne – les riverains devaient changer de bus au Peyrou jusque-là – entre l’Hôtel du Département et Euromédecine. « Nous nous sommes rendu compte que nous n’avions pas beaucoup de lignes transversales. La navette des universités sera remplacée par une ligne 13 avec davantage de connexions aux lignes 1, 2 et 5 de tramway », souligne Julie Frêche, vice-présidente PS de la Métropole aux mobilités. Et ainsi de permettre une continuité entre Occitanie-Hôpitaux-Facultés et Charles-de-Gaulle, à Castelnau-le-Lez.

    Pensée aux 4-Boulevards

    La ligne 15 (Place-de-France – Sabines) sera prolongée jusqu’à la gare Sud-de-France. Quant à la ligne 17 (Gare-Saint-Roch – les Bouisses), « son itinéraire sera modifié et ne passera plus par le boulevard Berthelot. Ce qui représente une cinquantaine de bus en moins chaque jour. Cet itinéraire apaisera le collectif des 4-Boulevards », poursuit Julie Frêche.

    Montpellier n’est pas la seule affectée par ces changements. Au nord de la métropole, la ligne 22 permettra de relier Montferrier-le-Lez à Jacou, en passant par les terminus des lignes 2 et 5 de tram. Prades-le-Lez verra la ligne 23 modifiée et renforcée. La ligne 26 devient la ligne de Montferrier-le-Lez. Côté ouest, la ligne 34 (Cournonsec-Mosson) est renforcée tandis que la 38, partant de Cournonsec, sera prolongée jusqu’à la station de tram Grès de Montpellier. « Elle préfigure la future ligne de bustram », précise Julie Frêche. Les lignes 11, 17 et 20 seront également renforcées. À Villeneuve-lès-Maguelone, la ligne 44 sera coordonnée avec les horaires des trains de façon à favoriser l’intermodalité. Enfin, la ligne 27 de transport à la demande devient une ligne régulière reliant Montaud à Charles-de-Gaulle, à Castelnau-le-Lez.

  • À Toulon, le Collectif tramway refuse que la voie du rail soit enterrée

    À Toulon, le Collectif tramway refuse que la voie du rail soit enterrée

    La bataille est de toute évidence loin d’être terminée. Pour mémoire, depuis l’abandon en 2005 par Hubert Falco du projet tramway, qu’il avait pourtant fait voter à l’unanimité par la Métropole, on s’écharpe à n’en plus finir dans le Port du Levant.

    Une véritable guerre du rail oppose les défenseurs de ce mode de transport rapide, écologique et performant à une droite locale devenue frileuse, craignant que les nuisances liées aux travaux ne sclérosent la circulation automobile et ne mettent en péril l’économie déjà précaire du centre-ville. Elle préfère donc le BHNS, moins gourmand en infrastructures, mais aussi bien moins performant.

    Vingt ans de procédure plus tard, tout le monde reste figé dans son couloir. La bataille des municipales relance le dossier. D’autant que les conclusions de l’enquête d’utilité publique, tout en donnant son feu vert au BHNS, en soulignent les limites.

    Des recours vont être déposés

    Pour le Collectif tramway, c’est donc « le choix de la médiocrité » qui a été retenu.

    Le rapport de la commission d’enquête a en effet clairement « émis des doutes sur la viabilité du projet en termes stratégique, de validation du concept et du choix du mode ». Il ajoute que « la capacité d’emport du BHNS et l’ampleur de la restructuration du réseau de bus paraissent limitées, avec une faible capacité d’évolution dans le temps, au regard des besoins futurs liés au dynamisme économique et démographique de MTPM ».

    « C’est exactement ce que nous exprimons depuis de nombreuses années », enrage le président du collectif, Maurice Franceschi. Des remarques, poursuit-il, auxquelles s’ajoutent, « six réserves dans lesquelles la commission indique que le projet n’est pas à la hauteur des besoins futurs ».

    Parmi les points problématiques mis en avant : le BHNS sera, sur au moins 30% de son parcours, soumis au flux de la circulation automobile, notamment à Saint-Jean-du-Var, un quartier particulièrement embouteillé aux heures de pointe, mais aussi à la Coupiane. Ce qui aura nécessairement un impact négatif sur la vitesse commerciale et la régularité du service.

    à cela s’ajoute la mise en circulation qui n’est pas programmée avant 2038, soit encore 13 ans d’attente, « alors que les autres métropoles réalisent leurs lignes de Bhns en 3 ans en moyenne ». Un véritable gâchis pour Maurice Franceschi, alors que les travaux déjà réalisés pour le tramway, d’un montant de 180 millions d’euros, ont permis de faire l’acquisition d’une grande partie du site propre et de réaliser plusieurs ouvrages d’art.

    Un autre point reste non élucidé : le franchissement du port de La Seyne où, pour l’instant, « il n’y a pas encore de solution technique définie et évaluée financièrement ».

    Pour le collectif, cette déclaration d’utilité publique est donc faite par dépit, « pour éviter une dégradation du service public des transports en l’absence d’un autre projet ».

    Le Collectif tramway déplore donc que la solution retenue permette uniquement de compenser l’augmentation de la population, avec pour conséquence une stagnation du niveau d’utilisation des transports en commun à moins de 10%, alors que les autres métropoles en sont à plus de 20%.

    Pas question, donc, de se contenter d’un tel dénouement. « Nous avons besoin d’un tramway qui permettrait de transporter deux fois plus de passagers par rame, avec une ponctualité d’un site propre à 100% et une attractivité de 50% supérieure », souligne Maurice Franceschi.

    Des recours contre ce projet, « qui n’est qu’un gaspillage de l’argent public pour un résultat qui n’est pas à la hauteur des besoins », vont donc être entamés.

    Avec un appel lancé à toutes les listes, pour les prochaines élections municipales, à rectifier ce choix en revenant à la solution tramway qui bénéficie, elle, d’une déclaration d’utilité publique depuis 2005.

  • Marseille : un réseau de bus en attente d’un nouveau souffle

    Marseille : un réseau de bus en attente d’un nouveau souffle

    Le réseau de bus marseillais est-il en train de craquer ? C’est le ressenti de beaucoup d’usagers et de traminots depuis la rentrée de septembre. Bus qui ne passent pas, largement en retard ou dans un état « catastrophique », les critiques contre le service rendu par la Régie des transports métropolitains (RTM) sont de plus en plus nombreuses.

    « Ma fille attend le 10 en direction des Caillols depuis une heure ! Aucun bus n’est passé ! », témoigne Sabine, sur les réseaux sociaux, avant de remercier ironiquement la RTM pour « le bus fantôme des Caillols tous les matins ». Des bus fantômes, c’est aussi ce que pointe la CGT RTM, dans une communication assassine à l’endroit de leur direction, en date du 16 octobre. Le tableau que dresse l’organisation syndicale fait froid dans le dos : « Certains bus sont dans un état d’épaves, désastreux. Plus de pare-chocs, trappes ouvertes, pare-brise fissuré. »

    La liste est évidemment non exhaustive, mais c’est surtout la face visible d’un iceberg bien plus alarmant pour les transports en commun marseillais : « Le pire, ce n’est pas seulement l’état, mais le manque de matériel, nous n’avons plus de bus pour faire tourner le réseau correctement, et ceux qui restent tombent en panne (avaries, incidents techniques, fuites etc…) et ne peuvent pas être réparés. » Le constat est sans appel du côté des représentants des traminots : « Des tours délestés, des lignes amputées, des usagers en colère, des chauffeurs épuisés, un centre de régulation essoufflé. »

    « Il y avait 185 véhicules immobilisés »

    Nicolas Ruiz, secrétaire général de FO RTM, développe : « Pendant des mois, sur de grandes lignes comme la 32, on avait la moitié des bus effectifs, avec donc des retards conséquents. » « Tous syndicats confondus, on reproche la mise en fonction de nouvelles lignes à la rentrée, la B3, B4 et B5, alors qu’on n’était pas prêts, on n’avait pas assez de bus. » La CGT pointe également une ligne B3, qui relie Saint-Jérôme et Château-Gombert, « à bout de souffle » avec des « temps de parcours irréalistes » et demandait des véhicules supplémentaires. « Au gros de la crise, il y avait 185 véhicules immobilisés, aujourd’hui c’est moins de 100 », abonde Nicolas Ruiz, qui cite des exemples de bus roulants malgré la présence de « voyants rouges » au tableau de bord.

    Contactée, la RTM ne nie pas les difficultés récentes. « La RTM a rencontré, depuis la rentrée de septembre, des difficultés de disponibilité de son parc autobus sur le réseau de Marseille, qui ont eu un impact sur les fréquences de passage. […] En septembre, le taux d’indisponibilité du parc était de l’ordre de 5% », explique la Régie. Une indisponibilité « qui peut apparaître relativement faible, mais qui est pour autant directement perceptible par la clientèle ».

    La RTM reste positive : « La situation est aujourd’hui en très nette amélioration avec un service très proche de l’offre nominale. » Elle en veut pour preuve le recrutement de « 22 opérateurs de maintenance pour accélérer la réparation des véhicules immobilisés ». Et renvoie surtout sur la livraison de bus électriques Iveco, qui a du retard, mais dont « la totalité devait être livrée au 1er semestre 2025 ». Avant de conclure : « Daimler Buses France (Mercedes) a remporté l’appel d’offres portant sur un ensemble de 200 bus articulés 100% électriques, qui devront être livrés à partir de l’automne 2026. »

  • La gratuité des transports déjà au cœur de la campagne municipale

    La gratuité des transports déjà au cœur de la campagne municipale

    Trop coûteuse et plutôt inefficace sur les plans écologique et du report modal. Voilà en résumé les critiques faites par la Cour des comptes (CDC) à la Métropole de Montpellier au sujet du passage à la gratuité des transports en commun pour ses habitants.

    Volumineux, le rapport qui porte sur la contribution des usagers au financement des transports collectifs urbains ne cible pas que Montpellier. Mais son regard sur la gratuité, mise en place en décembre 2023, y est particulièrement sévère. Les magistrats financiers qui veillent à la bonne utilisation de l’argent public émettent trois principales remontrances. D’abord ils remettent en cause le report modal (et donc l’argument écologique) en faveur des transports en commun (trams, bus). Selon eux, la gratuité prendrait davantage aux piétons et aux vélos qu’à la voiture. Deuxièmement, ils estiment que ce principe soulève des risques de perte de qualité de service quand la fréquentation s’accroît. Troisièmement, ils pointent la hausse du versement mobilité pour financer un coût supplémentaire jugé trop élevé (50 millions d’euros annuels contre les 35 officiels). Coût dont la Cour déplore qu’il soit de plus en plus supporté par le contribuable plutôt que par l’usager. Elle réclame ainsi des études sur la facture réelle de la gratuité et recommande de revenir à des tarifs payants assortis de réductions solidaires sur critères de revenu, plutôt que sur le statut (jeune, senior…).

    Opposante à la gratuité, Isabelle Perrein, candidate déclarée aux municipales (15-22 mars 2026) à Montpellier, a vite fait de sortir la sulfateuse. Soutenue par Les Républicains, elle estime que la CDC lui donne raison. « La gratuité des transports dans une métropole est une erreur économique, financière et écologique ». Isabelle Perrein reprend à son compte des points négatifs soulevés par les magistrats financiers ou extrapolés : « cadencement des trams dégradé, insécurité accrue, rames bondées aux heures de pointe, saleté persistante… ». Et de conclure au sujet d’une « illusion coûteuse et inefficace » qui fait pourtant le bonheur de milliers d’usagers. « Un mythe s’effondre : la gratuité des transports est une impasse ».

    La Fnaut soutient le choix de Michaël Delafosse

    Sans se montrer aussi virulent, Philippe Saurel boit aussi du petit-lait. 5 ans après avoir assuré que la gratuité était impossible à instaurer, l’ancien maire s’en prend à Michaël Delafosse qui a vivement réagi au rapport. « Il critique le magistrat qui a conduit l’enquête et déplore son approche comptable », s’émeut Philippe Saurel. Et celui qui pourrait annoncer sa candidature dans les prochains jours de s’interroger. « N’est-il pas normal que la Cour des comptes contrôle les comptes ? À moins que le fond de sa pensée soit : j’ai été élu, je fais ce que je veux avec l’argent public. L’argent public représente l’impôt et le travail des citoyens, il doit être utilisé avec respect et discernement ».

    De son côté, le maire socialiste a immédiatement réagi au rapport qui comporterait « plusieurs inexactitudes ». M. Delafosse insiste sur la hausse de fréquentation (27%) depuis un an et demi et précise que selon l’agence Atmo, la qualité de l’air s’est améliorée. Il promet qu’en octobre, une enquête de Mobility Metrix prouvera que « la part de la voiture a été réduite, au contraire de la marche et du vélo ». Enfin, il rappelle que les investissements ont augmenté pour financer la 5e ligne, l’extension vers la gare TGV ou encore créer la police métropolitaine des transports.

    De son côté, la Fédération des usagers des transports (Fnaut) soutient les choix du maire comme ceux de Carole Delga à la Région avec le TER à un euro. « La Cour des comptes se plante, elle pose mal la problématique », estime Eric Boisseau. « La gratuité est un outil politique efficace pour promouvoir les transports en commun », affirme l’expert tout en précisant le « besoin d’un service de qualité et attractif ». Quant à la critique du fait que le contribuable paye davantage que l’usager… « C’est un choix politique que les électeurs ont décidé ». Selon le principe de libre administration des collectivités, il n’appartient donc pas à la Cour des comptes d’en juger. Nul doute que la campagne électorale qui s’ouvre tranchera le sujet. Pour sa part, M. Delafosse reste ferme. « Je serai un ardent défenseur de la gratuité car elle est utile à tous et permet de mettre en œuvre l’indispensable transition écologique ».

  • Le bus à haut niveau de service sur la voie de l’utilité publique

    Le bus à haut niveau de service sur la voie de l’utilité publique

    C’était la délibération la plus attendue, bien que son issue ne fît guère de doute. La déclaration de projet et la réitération de la demande de déclaration d’utilité publique du bus à haut niveau de service (BHNS) étaient à l’ordre du jour mercredi. Ce projet prévoit la création d’une ligne de transport en commun en site propre (TCSP) de 28km entre La Seyne-sur-Mer à l’ouest (Bois-Sacré) et La Garde à l’est (gares de La Garde et de La Pauline-Hyères), en passant par Ollioules, Toulon et la Valette-du-Var. Les travaux doivent démarrer fin 2025 pour la première phase (Technopôle de la Mer – Bir Hakeim), qui devrait être mise en service début 2029. L’ensemble du projet doit être livré fin 2037.

    L’enquête publique qui a précédé cette demande de déclaration soulignait quelques points positifs : meilleure attractivité économique, augmentation de l’utilisation des transports en commun, tracé sans conséquence écologique qui dessert les quartiers prioritaires…). Pour autant, la gauche et Toulon en commun n’ont pas manqué de critiquer cette mouture qui « n’est pas à la hauteur des défis attendus ». En tentant de remettre sur les tapis le tramway plutôt que le bus. Et de pointer au fil des échanges : « des travaux très longs » (13 ans), et un projet qui pose question puisque seulement « 70% du trajet sera en site propre, ce qui réduit la vitesse de trajet à 17km/h [quand un haut niveau de service implique 20km/h] ». Lors de son intervention, le représentant du RN a souligné que le service allait passer « de 80 000 utilisateurs par jour avec le tramway à 35 000, avec une enveloppe doublée, de 400 à 800 millions d’euros ».

    « Le BHNS est sur les rails »

    Doublé, car la Métropole a prélevé 400 millions d’euros aux entreprises pour la création d’un TCSP depuis 2005, et annonce en même temps que le projet de BHNS coûtera 395 millions d’euros, financés à hauteur de 40 millions d’euros par l’État, 10 millions par la Région, et le reste par la Métropole. « Il conviendra de savoir comment a été utilisée cette somme », botte en touche le président Jean-Pierre Giran (LR), qui ajoute, non sans ironie, qu’« aujourd’hui, le BHNS est sur les rails, on a les investissements. 60% des électeurs toulonnais n’ont pas trouvé à redire en votant Hubert Falco. Peut-être faut-il réfléchir aux améliorations, mais il faut aller au bout. » Avant un vote largement favorable à la délibération. La demande de déclaration d’utilité publique sera ainsi bientôt transmise au Préfet.

    Pour rappel, le projet d’un transport en commun en site propre sur ce tracé date de 2002. Des expropriations et certains ouvrages d’art avaient alors été réalisés. Mis sur pause pendant 15 ans lors de la réalisation du tunnel de Toulon, le projet a été relancé en 2016 sous la forme d’un BHNS puis mis en sommeil jusqu’en juillet 2020 pour des contraintes réglementaires mises en exergue par le Conseil d’État. Relancé en 2021, il a ensuite fait l’objet de deux phases de concertation réglementaires, d’études d’impact environnemental et d’une enquête publique menée du 26 mai au 25 juin dernier…

    Grand prix et littoral

    Autre sujet : celui du versement d’une avance d’1,23 millions d’euros au Grand Prix de France – qui a eu lieu au Castellet de 2018 à 2022 – afin de contribuer au remboursement de sa dette. De quoi échauder certains membres de l’assemblée qui pointent la gouvernance défaillante de Renaud Muselier et de Christian Estrosi. Enfin, une délibération a été votée concernant l’autorisation d’un plan de constatation de la limite du domaine public maritime naturel, et d’une demande de déclassement de certaines emprises appartenant à ce dernier, dans le cadre du projet Mayol à Pipady, qui prévoit l’aménagement d’une partie du littoral pour relier Mayol au Mourillon.

  • Dans la Métropole de Toulon, coup d’envoi de la semaine de la mobilité du 16 au 22 septembre

    Dans la Métropole de Toulon, coup d’envoi de la semaine de la mobilité du 16 au 22 septembre

    16 septembre : visite d’un atelier de bus Mistral

    Pour le lancement de la semaine, une visite (sur inscription) des ateliers du réseau Mistral est proposée de 10h à 12h sur le site de Brégaillon, à La Seyne. L’occasion de découvrir les procédés de fabrication et de réhabilitation des véhicules, notamment des nouveaux bus électriques. En parallèle, deux randonnées pédestres sont organisées dès 9h, sur inscription, au départ du Pradet (parking Oursinières) et de La Garde (gare SNCF)*.

    17 septembre : initiation au longe-côte et village mobilité, à Hyères

    Un village mobilité s’installera à Hyères de 13h à 18h, avec de nombreuses animations : vélo smoothie, initiations et ateliers pour (re)découvrir les mobilités douces (trottinettes, voitures et vélos électriques, skate, roller…). Dès 9h, une initiation au longe-côte, sport consistant à marcher dans l’eau à la plage de la Capte*.

    19 septembre : randonnée au Pradet et roller nocturne à Toulon

    Une seconde randonnée pédestre est prévue vendredi au départ du Pradet*. Rendez-vous à 9h au parking de la plage de la Garonne, pour un parcours de 11 km. Le soir, à 20h30, une balade nocturne à roller aura lieu à Toulon, sans inscription, au départ du Palais des Sports.

    20 septembre : Rallye mobilité, marche nordique et village à Toulon

    Le Rallye mobilité, course d’orientation urbaine, se tiendra samedi de 10h à 17h au départ de la Maison de la mobilité TPM. Une trottinette électrique et d’autres lots sont en jeu. Un village mobilité animera le centre-ville avec des animations similaires à celles d’Hyères. Deux initiations à la marche nordique auront également lieu au départ du Mourillon (9h) et de la base nautique de Saint-Elme, à La Seyne (9h30). Une découverte du longe-côte est aussi proposée à Hyères à 10h*.

    21 septembre : village mobilité, La Seyne-sur-Mer

    Le troisième et dernier village mobilité prendra ses quartiers au Parc Braudel, à La Seyne, de 10h à 17h, ce dimanche.

    22 septembre : randonnée au Faron

    Pour conclure cette semaine, une randonnée (6 km) aura lieu au départ du Mémorial du Faron, lundi dès 9h.

    Défis au programme

    Plusieurs défis sont organisés par la Métropole : le défi mobilité, qui consiste, par équipes de trois au sein d’une même entreprise, à cumuler le maximum de points en utilisant des moyens de transport alternatifs à la voiture. Le challenge Géovélo, via l’application du même nom, permettra à la personne ayant parcouru le plus de kilomètres à vélo, en septembre, de remporter des prix. Enfin, vous pouvez participer à un « Mobi’quiz », via le site internet de la MTPM ou de la Maison de la mobilité, avec de nombreux lots à la clé.

    *Inscriptions et infos sur metropoletpm.fr