Tag: Bruxelles

  • Cédric, un cœur marseillais qui bat au pays des Marolles

    Cédric, un cœur marseillais qui bat au pays des Marolles

    Place du Jeu de Balle, son bar est un véritable rayon de soleil.

    Au cœur des Marolles, dernier quartier populaire de Bruxelles, Cédric Uttwiller et son associé ont su fédérer la passion du football pour deux clubs, L’OM, et l’Union Saint-Gilloise. « Depuis que nous sommes là, c’était un doux rêve que nos deux clubs se retrouvent en coupe d’Europe », explique-t-il.

    La nouvelle formule de la Ligue des Champions a permis que ce rêve s’exauce. « Dès le tirage, ça a été la folie ici. Les habitués sont venus se renseigner sur les billets, réserver leur écharpe souvenir. Et les plus anciens ont ramené leurs souvenirs. » Car ce mardi, ce ne sera pas la première fois que Marseillais et Saint-Gillois seront opposés.

    « C’était en 1961. À cette époque, l’Union, c’était le club belge. Et l’OM n’avait pas fait le poids », rappelle Cédric. Aujourd’hui, « Saint-Gilles, c’est le club des copains qui aiment le vieux foot belge ».

    Pour ces retrouvailles, il ne sera pas au stade ce soir. « C’était trop compliqué pour les places. Et pour les supporters de l’USG, c’est un petit dilemme. Car ironie du sort, un des fondateurs du groupe, c’est Antonin, qui est Marseillais. »

    En effet, les trois-quart des membres de son club de supporters belges, les Union Bhoys, sont aussi supporters de l’OM. Certains vont régulièrement au Vélodrome. Son bar, au nom prédestiné (Le Marseillais du jeu de balle), sera une annexe du Parc Astrid, où l’USG a dû se délocaliser car son stade n’est pas aux normes européennes. « La plupart des habitués seront avec nous, pour vivre le match autour d’un bon pastis [il en a jusqu’à 90 à sa carte, Ndlr] et je mise sur une victoire de l’OM », confie Cédric.

    Il espère « que nous allons enfin voir l’OM de nos rêves. Un OM qui sait se faire respecter et pas celui de Madrid ».

  • L’OM a l’occasion de se dégager la voie

    L’OM a l’occasion de se dégager la voie

    Quel sera le visage de l’OM, ce soir sur la pelouse du Parc Astrid ?

    Verra-t-on le collectif flamboyant qui a humilié Nice ? Ou ce groupe brouillon, incapable d’assurer trois passes lors de la défaite lilloise ? « Il ne faut jamais nous satisfaire de ce que nous réalisons. Surtout quand c’est une victoire à la clé ! » Dans sa prise de parole, en conférence de presse, Roberto De Zerbi avait visiblement toujours en travers de la gorge la défaite de vendredi.

    Toutefois, il continue de croire en ses hommes. Insiste sur le besoin de « puiser dans nos ressources mentales car c’est la force mentale qui nous apportera plus de constance dans les résultats, et non le physique ». Arthur Vermeeren est d’accord avec son entraîneur à propos de la sortie au stade Pierre-Mauroy : « Une prestation comme celle face à Lille ne doit pas se reproduire. Il faut atteindre un niveau supérieur si nous voulons aller de l’avant. »

    La Ligue des Champions peut-elle être la cure mentale qui remettra l’OM sur le chemin du succès ? « Nous connaissons l’importance de ce rendez-vous », insiste Roberto De Zerbi. Encore plus après avoir perdu du terrain en Ligue 1, se rassurer sur la scène européenne est plus qu’un placebo. Et confirmer par une victoire en déplacement la belle démonstration contre Newcastle montrerait que son équipe a toujours un rôle à jouer.

    Saint-Gilles et l’OM possèdent le même nombre de points, six. Mais à la différence des Belges, l’OM a gagné ses deux matches à la maison, quand les Bruxellois ont fait chou blanc au Parc Astrid. Est-ce un signe que les Marseillais peuvent venir prendre les trois points, qui les placeraient sur la voie royale pour accrocher les barrages ?

    Roberto De Zerbi reste prudent. Il sait que sans Amine Gouiri, ni Hamed Traoré, « j’ai des choix limités en attaque et ce n’est pas possible de tout bien faire en ce moment », soupire-t-il.

    Des supporters encadrés

    Les supporters marseillais qui souhaitent suivre le match devront impérativement passer par le poste frontière Hensie. Détails : www.lamarseillaise.fr

    Saint-Gilles ne sera pas spectateur de la soirée

    Avec six points, l’Union Saint-Gilloise n’en a pas encore pris au Parc Astrid, qui n’est pas son stade habituel.

    « C’est sans doute un facteur qui explique nos difficultés à domicile. Car, même s’il y a plus de monde dans le stade, mes joueurs n’y ont pas leurs repères et ne se sentent pas forcément à la maison, notamment dans le vestiaire », admet David Hubert.

    Néanmoins, l’entraîneur espère que ses « Apaches » vont enfin se libérer. « La victoire à Galatasaray doit être confirmée et ce match contre Marseille, c’est l’occasion de nous montrer à ce niveau. » Pour lui, « le moment est venu d’apporter l’énergie qui nous fera réussir ce qui n’a pas encore été effectué jusque-là », poursuit-il.

    David Hubert lance à ce sujet un avertissement aux Olympiens. « Nous ne serons pas là en spectateurs, ni pour servir de sparring-partner à nos adversaires. Même si nous avons conscience que nous sommes là pour apprendre. » Il sait que la tâche sera compliquée, « face à un entraîneur aux idées claires et des Marseillais de classe mondiale dont il nous faudra trouver les défauts ».

  • Ligue des Champions : les supporters de l’OM sous étroite surveillance en Belgique

    Ligue des Champions : les supporters de l’OM sous étroite surveillance en Belgique

    Les services de police du Bourgmestre de la commune de Forest ont pris une ordonnance visant à encadrer le déplacement des supporters de l’OM pour les matchs entre l’Union SG et l’OM.

    Ainsi, la rencontre de Youth League, entre les U19 des deux formations, est interdite aux supporters marseillais. Les abords du stade Joseph-Marien et le stade en lui-même leurs seront impossibles.

    Les supporters souhaitant assister à la rencontre de Ligue des Champions devront se plier à des conditions de voyage drastiques. Seuls ceux arrivant en bus depuis la France pourront accéder au Parc Astrid. Ceux venant en véhicule individuel, en train ou en avion, ne pourront pas accéder au stade, sauf s’ils rejoignent le point de rencontre, en France, au poste frontière de Hensies, d’où partira le convoi des bus, mardi après-midi.

    Jusqu’au mercredi 8 décembre, 10 heures, la présence de supporters marseillais, sans billet, est interdite dans la ville de Bruxelles. Les services de police sont autorisés à procéder à des contrôles et placer en détention les personnes ne respectant pas ces contraintes.

  • Carte postale : l’OM au pays des fontaines humoristiques

    Carte postale : l’OM au pays des fontaines humoristiques

    Entre le chocolat, les gaufres, les bières et autre stoemp, Bruxelles possède un riche patrimoine culinaire. Mais la capitale belge possède également des trésors qui se découvrent au hasard de pérégrinations urbaines.

    Au voisinage des monuments de la Grand place, entre deux façades illustrées de personnages de bandes dessinées, ces petites perles sont un concentré d’humour et d’ironie belge. Quelques grands noms, à l’image de Jacques Brel, attisent la curiosité. Mais, ce sont quelques fontaines et statues plus discrètes qui font tout le charme de la cité.

    Le plus connu est sans aucun doute le Manneken pis. Il représente l’insolence et la candeur de l’enfant. Et se moque bien du va-et-vient incessant, rue de l’Etuve, qui se moque de son minuscule attribut. A quelques rues, sa petite sœur Jeannekepis l’imite, dans son alcôve de la petite rue des Bouches. Face aux halles Saint Géry, c’est le Zinnekepis qui attire l’œil. Lui, c’est le clébard des rues, celui que l’on chasse à coup de pied, mais qui se moque bien des humains ingrats, puisqu’il lève la patte et se soulage sur la jambe des plus beaux pantalons de la ville. Tandis que dans la rue de l’Amigo, sur la façade du palace de Bruxelles, on comprend ce que fait le « Gros dégueulis ».

    De toutes ces allégories, c’est sans doute celle de la Dame au Chapeau qui est la plus touchante. Lors de la création de la pièce de théâtre dont elle est un des personnages clefs, les auteurs de « Bossemans et Coppenolle » ne pensaient pas qu’un jour, la rivalité footballistique entre l’Union Saint-Gilloise et Moleenbeck aurait droit à un éclairage en Ligue des Champions et rattraperait la longue histoire de l’OM. Située rue des Moineaux, elle mène sa petite vie de statue, impassible au temps qui passe et au retour des Apaches de Saint-Gilles au plus haut niveau du football belge.