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  • La 12e université de l’Association française du conseil des communes et régions d’Europe à Toulon pour mieux faire connaître l’Europe aux collectivités

    La 12e université de l’Association française du conseil des communes et régions d’Europe à Toulon pour mieux faire connaître l’Europe aux collectivités

    Jean-Louis Masson, le président (LR) du conseil départemental du Var, le revendique en toute occasion : les normes l’irritent, qu’elles soient nationales ou européennes. « On applique aux pêcheurs varois les mêmes normes que celles qu’on applique aux pêcheurs de haute mer en Bretagne ou en Normandie. On ne peut pas tout prévoir à Bruxelles, pas plus à Paris d’ailleurs, car c’est souvent l’État qui surtranspose les normes européennes », précise-t-il. Pour autant, l’Europe « est un financeur sur des sujets majeurs, comme les fonds sociaux européens, qui nous ont apporté autour de 10 millions d’euros en 2026 », admet-il. « Et il faut aller chercher ces fonds, ce serait dommage de s’en priver. »

    Pour cela, il faut être au fait des réglementations et des opportunités. C’est la mission de l’Association française du conseil des communes et régions d’Europe (AFCCRE), qui vise à faire davantage connaître l’Europe aux collectivités, à travers, notamment, ses universités annuelles, dont la 12e édition a lieu à Toulon ces jeudi et vendredi.

    « Maintenir la décentralisation »

    Rôle des collectivités dans le budget européen, jumelages, réseaux de coopération… Autant d’enjeux discutés durant deux jours par près de 200 participants élus, agents territoriaux et partenaires institutionnels venus de toute l’Europe. Car dans une UE sur laquelle la commission pèse fortement, et dans le contexte de la baisse de 4,9 milliards d’euros de la dotation globale de fonctionnement des collectivités locales – suite à un amendement porté par le RN dans le projet de loi de finance 2026 -, l’apport des fonds européens demeure primordial. À cet égard, « il est important de maintenir la décentralisation, pour avoir une réponse au plus près des besoins des territoires, au niveau des départements mais aussi des communes, qui peuvent bénéficier de fonds sur de nombreux projets. », affirme Mélanie Lepoultier, présidente déléguée de l’AFCCRE, présidente de la délégation française au Congrès des pouvoirs locaux et régionaux du Conseil de l’Europe, et maire de Sommervieu (Calvados).

    Dans le Var, Collobrières, et sa maire Christine Amrane, également présidente de la commission Europe du département, sont de bons élèves en la matière : « À chaque fois que je peux, je vais chercher des fonds », abonde cette dernière, pour qui « on méconnaît ce que l’Europe peut apporter aux territoires. » Ces deux jours sont ainsi l’occasion de « faire remonter les problématiques locales aux institutions », pour influer sur les politiques européennes, notamment en matière « de changement climatique. Il faut construire des projets communs sur la protection de demain », milite-t-elle.

  • Le Street Food Festival revient à Marseille

    Le Street Food Festival revient à Marseille

    « Pour cette 1re collab avec une ville étrangère, nous avons créé la saison de la Canebière avec la brasserie de la Mule à Bruxelles, une bière blonde avec une levure spéciale. Elle est un peu corsée, typiquement Belge », explique Jérôme Talin, cofondateur de la brasserie Zoumaï, établissement hybride au 7, Cours Gouffé (6e) qui combine une microbrasserie et un bar.

    Pas moins de 38 restaurateurs, producteurs, artisans, brasseurs et vignerons sont réunis pour le retour de cet événement à Marseille impulsé par le Département des Bouches-du-Rhône et initié par Marseille Provence Gastronomie. Un village dédié avec cinq stands propose le meilleur de la cuisine populaire belge. Des frites et de la bière mais pas que… des animations autour du chocolat ou encore un atelier de customisation du Manneken-Pis pour les plus jeunes.

    « C’est la première fois qu’on invite un autre pays. Nous nous sommes rendus au Street food festival de Lille, une référence, et c’est là que nous avons tissé des liens avec Bruxelles. Ils nous ont recontactés ensuite », détaille Isabelle Brémond la directrice de Provence Tourisme. Et de poursuivre : « c’est une excellente initiative car on sait que le panier des étrangers est toujours plus important ».

    Kermesse des sens

    Jeudi 10 septembre de 19h30 à 22h30, Marseille Provence propose une expérience inclusive et sensorielle unique, la kermesse des sens. En partenariat avec Surdi 13 et le Musée Granet d’Aix-en-Provence, le public devra deviner des goûts, des odeurs et des matières les yeux bandés ou encore ressentir la musique grâce à des gilets vibrants. Après Aix, en attendant Arles, « 40 000 personnes sont attendues à Marseille mais on fera plus ! », conclut joyeusement Danielle Milon, maire de Cassis et présidente de Provence Tourisme.

    Du 10 au 12 septembre, Esplanade Jean-Paul II, Marseille 2e. infos sur mpgastronomie.fr

  • L’Europe prise à son propre piège sur la viande du Brésil

    L’Europe prise à son propre piège sur la viande du Brésil

    Après avoir conclu un accord de « libre-échange » avec le grand pays d’Amérique latine, l’Union européenne commence à se mordre les doigts et va suspendre à partir de jeudi les importations de volaille et de bœuf brésiliens, a indiqué Bruxelles, qui attend des garanties du Brésil sur le respect de ses règles sanitaires.

    À ce stade, la Commission européenne reproche au Brésil de ne pas avoir apporté de garanties suffisantes sur la conformité de ses produits avec les règles européennes contre l’utilisation abusive d’antibiotiques dans l’élevage. « Le Brésil est un partenaire important de l’UE et nous travaillons étroitement, de manière constructive et positive, avec les autorités brésiliennes afin d’assurer leur conformité à ces exigences. Une fois cette conformité démontrée, les exportations vers l’UE pourront reprendre », a précisé une porte-parole de l’exécutif européen.

    La suspension des importations brésiliennes concerne aussi les œufs et le miel. Bruxelles n’a pas souhaité donner de calendrier pour la reprise des importations. Sollicité par l’AFP, le gouvernement brésilien n’a pas commenté l’annonce dans l’immédiat, bien qu’il ait fait valoir en mai qu’il « prendrait rapidement » toutes les mesures nécessaires pour que le commerce reprenne. Concernant la volaille et le miel, un audit est en cours et doit s’achever vendredi. S’il s’avérait concluant et que les pays européens donnent leur feu vert, les exportations de volaille brésilienne vers l’UE pourraient de nouveau être autorisées dans les semaines qui viennent. Les délais pourraient en revanche être plus longs pour le bœuf. « En raison de la durée des cycles de production selon les espèces animales concernées, la date à partir de laquelle le Brésil pourrait être en mesure de certifier sa conformité aux exigences de l’UE varie selon les filières », précise ainsi la Commission européenne.

    L’UE veut donner des gages de sa vigilance, alors qu’elle a été vivement critiquée par le secteur agricole et la France après avoir signé en janvier 2026 un accord de libre-échange avec les pays latino-américains du Mercosur : Argentine, Brésil, Uruguay et Paraguay.

    « Un éleveur européen

    n’a aucun moyen

    de rivaliser avec moi »

    Le Brésil a été retiré en mai d’une liste de pays respectant les règles de l’UE relatives à l’utilisation intensive d’antibiotiques dans l’élevage, sous la pression de ce secteur après la signature de cet accord.

    En 2025, le Brésil était le deuxième exportateur vers l’UE de viande bovine, avec plus de 92 000 tonnes de produits bovins, représentant plus de 713 millions d’euros. « Un éleveur européen n’a aucun moyen de rivaliser avec moi » et si les gouvernements « importent de la viande bon marché, ils vont anéantir l’agriculture de leur pays », a déclaré à Carlos Roberto dos Santos, un éleveur de Barretos, dans l’État de São Paulo (sud-est). Le produit qu’il utilise pour ses bêtes les « aide à digérer l’herbe » pour qu’elles prennent « plus de poids, il ne sert pas à traiter une maladie », admet-il.

    Selon les règles européennes, l’utilisation d’antimicrobiens en élevage dans le but de favoriser la croissance ou d’augmenter les rendements est interdite. Ces mesures font partie d’une politique européenne visant à lutter contre la résistance des microbes aux médicaments, en évitant les recours inutiles aux traitements antibiotiques.

    D’après l’Organisation mondiale de la Santé, les superbactéries résistantes aux antimicrobiens (RAM) sont directement responsables de plus d’un million de décès et contribuent à près de cinq millions de morts supplémentaires chaque année.

  • Le Parti de la gauche européenne veut une Europe des peuples

    Le Parti de la gauche européenne veut une Europe des peuples

    Les représentants des communistes et progressistes issus de 40 partis organisés dans les différents pays du continent européen se sont retrouvés à Bruxelles pour le congrès du Parti de la gauche européenne (PGE) qui les fédère.

    À l’ordre du jour : créer les conditions d’un autre avenir en Europe, « en rupture avec l’austérité et la militarisation ».

    Le communiste autrichien Walter Baier, a été reconduit à la présidence du PGE. Quant au PCF qui a défendu sa volonté d’aboutir à une « Europe des peuples et nations, libres, souverains et associés », rompant avec les traités actuels qui fonde l’Europe libérale, il sera représenté par trois membres dans la nouvelle direction. La communiste parisienne Hélène Bidard devient vice-présidente du PGE. Le responsable des relations internationales, Vincent Boulet et la communiste varoise en charge des questions de logement au PCF, Sylvie Vinceneux, intègrent quant à eux le bureau exécutif.

    Fabien Roussel, le secrétaire national du PCF, a participé à une table ronde intitulée « L’union fait la force : la classe ouvrière se soulève contre l’austérité » au côté du ministre slovène de la Solidarité Simón Maljevac, du syndicaliste suédois Claes-Mikael Ståhl, de la députée allemande Janina Böttger ou encore de l’altermondialiste grecque, Rena Dourou. « Face à l’austérité et aux logiques libérales, la gauche doit se rassembler autour du combat pour la Paix et le respect des travailleuses et des travailleurs. Construire une Europe des peuples, de la justice sociale et de la paix, c’est notre priorité », a insisté le dirigeant communiste français.

    Un message d’unité

    et de solidarité

    Le congrès du PGE, fut également l’occasion de réaffirmer l’engagement internationaliste de ses membres au-delà du continent européen avec des temps forts sur Gaza et Cuba. Emilio Lozada García, chef du département des relations internationales du Comité central du Parti communiste cubain s’est notamment entretenu avec Fabien Roussel. Des rencontres avec une délégation du Parti communiste chinois comme avec les représentants des « Démocrates socialistes » américains, conduits par Megan Romer.

    La délégation du PCF a également saisi l’occasion de ce congrès pour une rencontre bilatérale avec le Parti du travail de Belgique en présence de son secrétaire général Peter Mertens. Le PTB, membre récent du PGE, travaille étroitement avec le PCF notamment.

    Dans un continent marqué par la montée de l’extrême droite et les divisions des adversaires de l’Union européenne libérale avec la création par LFI de « L’Alliance de gauche européenne pour les peuples et la planète » avec d’autres partis réformistes radicaux, ce congrès du PGE a été l’occasion d’envoyer un message d’unité et de solidarité à toutes celles et tous ceux qui souhaitent une alternative progressiste en Europe.

  • Un salon de l’Agriculture sous tension

    Un salon de l’Agriculture sous tension

    C’est malheureusement devenu une constante. Le Salon international de l’agriculture, dont le coup d’envoi est donné ce samedi à Paris, Porte de Versailles, va se tenir dans un contexte de tension exacerbée, dans la lignée des précédentes éditions et de la colère du monde agricole.

    En toile de fond, les politiques libérales, historiquement pointées du doigt par une large part du milieu. Et dans le rôle de l’ennemi public numéro 1, l’Union européenne, vectrice de dumping social, de concurrence entre ses membres et d’accords de libre-échange nocifs pour les agriculteurs. C’est justement sur ce dernier point que le courroux a atteint un niveau particulièrement important ces derniers mois, avec la signature, crainte depuis des années et désormais entérinée, d’un accord de libre-échange entre Bruxelles et le Mercosur.

    De ce fait, la Confédération paysanne a annoncé qu’elle boycottait l’ouverture du salon et le traditionnel petit-déjeuner entre le président de la République et les syndicats. « Nous ne voulons pas être la caution de ce spectacle désolant lors duquel Emmanuel Macron a pour habitude de mentir », dénonce Thomas Gibert, porte-parole national du syndicat.

    « Sortir du dogme

    de la compétitivité »

    Ce dernier pointe du doigt l’absence de « la mise en place des prix planchers, qu’il avait promise il y a deux ans. L’année d’après, il nous avait promis, la main sur le cœur, de tout faire pour empêcher le traité de libre-échange avec le Mercosur. Encore une fois, la promesse n’a pas été tenue. Il n’a pas été assez proactif pour construire la minorité de blocage nécessaire ». Mais il indique que la Confédération paysanne sera bien présente pour le reste du salon, afin de porter « la question de la régulation du marché qui est selon nous indispensable pour avoir un revenu paysan et changer de modèle agricole. Les lois récentes, comme la loi Duplomb, ont pour objectif de rester compétitifs sur le marché international. Le problème est qu’on va aller vers toujours plus d’industrialisation, d’abaissement des normes environnementales et sociales. On a besoin de réguler le marché pour sortir de ce dogme de la compétitivité, de produire d’une manière moins intensive, pour utiliser moins de pesticides, avoir un meilleur revenu, pour protéger notre agriculture et de fait notre alimentation ».

    Le syndicat compte également dénoncer la loi d’urgence agricole annoncée en janvier par le Premier ministre Sébastien Lecornu : « C’est une réponse aux revendications de la FNSEA. On s’oppose à cette vision de l’agriculture, qui défend les intérêts d’une poignée au détriment de l’ensemble du monde paysan, toujours à destination de l’agro-industrie. On veut crier haut et fort cette différence, et pointer cette cogestion entre la FNSEA et le gouvernement, qui a poussé les politiques agricoles depuis des décennies dans l’impasse dans laquelle on se trouve », clame Thomas Gibert.

    Autre problématique : la dermatose nodulaire contagieuse, et la critique de l’action gouvernementale en la matière. Pour la première fois de son histoire, aucun bovin ne sera présent au salon, ce qui constitue, pour le syndicaliste, « la vitrine de l’échec de cette politique sanitaire inhumaine. L’abattage n’est pas justifié, c’est une décision prise uniquement sous le prisme d’une visée exportatrice, alors que des solutions scientifiques existent ». Une maladie dont ce maraîcher de Haute-Vienne « craint la résurgence au printemps, car les vecteurs risquent de se réveiller avec la hausse des températures. Il est hors de question qu’on revive le même drame que cet hiver, mais on n’a pas de réponse, et il n’y a toujours pas de volonté politique de sortir de l’abattage total », martèle-t-il, annonçant une conférence de presse à ce sujet lundi.

    « La régulation du marché
    est indispensable »

  • « Nos filières sont mises à mal »

    « Nos filières sont mises à mal »

    La Marseillaise : Le vote sur l’accord UE-Mercosur semble aller vers un report. Vous visez l’abandon ?

    Nina Lejeune : On pense encore que c’est possible, c’est pour ça qu’on continue de se mobiliser. On était mercredi à l’aéroport fret de Liège avec d’autres syndicats, notamment belges et allemands. Les intérêts défendus par la FNSEA à Bruxelles sont différents des nôtres. Ils parlent par exemple de la taxe sur les engrais de synthèse, ils sont pro dérégulation sur les OGM et promeuvent les pesticides. Des choses sur lesquelles on n’est pas du tout en accord. On ne demande pas à ce que, par exemple, en France ou en Europe, on puisse, si cet accord de libre-échange se met en place, utiliser les mêmes produits chimiques que dans les pays du Mercosur. On se bat pour que, sur le territoire national, rien ne puisse entrer en dessous de nos coûts de production. C’est à la fois pour protéger nos paysans et paysannes mais aussi pour provoquer un effet boule de neige afin de potentiellement élever les normes sociales et environnementales dans les pays avec lesquels on commerce. Pour nous, les agricultures ne doivent pas se faire concurrence ni à l’intérieur d’un territoire, ni entre territoires, et notamment avec les pays du Mercosur.

    Emmanuel Macron dit « le compte n’y est pas ». L’exécutif reste ambigu ?

    N.L. : Comme dans tous les accords de libre-échange nous sommes les variables d’ajustement. On sacrifie l’agriculture et l’alimentation pour pouvoir vendre des voitures allemandes. Ce qui nous inquiète c’est que les dirigeants de la FNSEA et le gouvernement rejettent une signature de l’accord « en l’état ». On considère qu’elle n’est pas acceptable tout court. Les potentielles clauses miroirs ou clauses de sauvegarde mises en avant sont complètement insuffisantes. Cet accord avec le Mercosur vient encore plus mettre à mal nos filières et tirer vers le bas toutes les normes françaises qui sont protectrices à la fois des citoyens et des paysans.

    Quel peut être son impact en Paca ?

    N.L. : Les principales filières concernées sont l’apiculture, la volaille et le bovin. On risque de voir arriver sur le territoire national des produits qui seront bien en dessous de nos coûts de production. On ne pourra pas rivaliser avec des salaires qui sont à moins d’un euro de l’heure dans les pays du Mercosur. Si l’impact n’est pas direct, il sera au moins indirect, notamment sur le prix des produits. Des patrons de la grande distribution disent qu’ils n’accepteront pas les produits venant de ces pays mais ça ne peut pas être un gage pour nous. L’arrivée de miel des pays du Mercosur viendra fragiliser la filière apicole en Paca. Les premiers menacés ce sont toujours les paysans et les paysannes, qui seront également impactés dans les pays du Mercosur ! Si d’un coup, il y a une porte ouverte pour de l’exportation, notamment de bovins, la déforestation risque d’augmenter dans ces pays-là. Cela viendra aussi saboter des fermes familiales et donc industrialiser une agriculture de l’autre côté du monde.

    Vous rencontrez le Premier ministre à midi, qu’allez-vous lui dire ?

    N.L. : La dermatose nodulaire s’est étendue mais ça fait quand même plus de six mois que le premier cas a été détecté en Savoie. On proposait une stratégie complètement différente, qui reposait sur une étude de l’EFSA (Autorité européenne de sécurité des aliments). Celle-ci démontre qu’à partir du moment où une couverture vaccinale est atteinte, l’abattage partiel est tout aussi efficace pour enrayer la maladie. On demande une vaccination préventive depuis six mois. Là, on nous parle de commande de vaccins, mais à un moment où la maladie s’est déjà propagée. C’est bien trop tard… Malgré ça, on continue de demander une politique plus préventive en matière de crise sanitaire, parce que ce n’est ni la première ni la dernière qu’on risque de voir apparaître. Notre objectif, c’est la fin de l’abattage total pour la dermatose nodulaire contagieuse et une vaccination massive, on ne lâchera pas. La liberté vaccinale, c’est aussi le droit de pouvoir vacciner, pas seulement le droit de ne pas pouvoir le faire.

    La dermatose n’est pas l’unique problématique du monde agricole aujourd’hui, c’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase. On voit bien à quel point les paysans et les paysannes sont parfois un peu méprisés. Notre responsabilité, c’est le soin de nos animaux, c’est le fait de fournir une alimentation de qualité. On est les premiers concernés pour mettre en place des mesures sur nos fermes qui vont dans le sens de la sécurité sanitaire.

    Les actions à venir Avignon.

    La FDSEA Vaucluse appelle à la mobilisation en tracteur au départ de Bonpas et du péage d’Avignon Nord 6h30 ce vendredi. Les deux cortèges devraient ensuite converger vers la préfecture.

    Aubagne. La Confédération paysanne 13 donne rendez-vous samedi à 13h devant le supermarché Auchan des Paluds pour manifester contre la gestion de la dermatose nodulaire.

    La FDSEA Vaucluse à Bruxelles

    Une délégation de la FDSEA Vaucluse a pris part aux manifestations contre le Mercosur ce jeudi à Bruxelles, aux côtés de milliers d’agriculteurs. « Le Vaucluse, du fait de ses productions végétales majoritaires, est concerné par l’ensemble des accords signés (Mercosur, accords franco-marocains, …) et par le mécanisme MACF qui a pour conséquence de doubler le prix des engrais dans un flou total des règles applicables », fait savoir le syndicat agricole dans un communiqué offensif.

  • L’OM a rectifié le tir mais des détails restent à corriger

    L’OM a rectifié le tir mais des détails restent à corriger

    L’avenir européen de l’OM s’est peut-être joué en une fraction de seconde.

    Cette poussière de temps qui a vu la main ferme de Gerónimo Rulli repousser une reprise de la tête de Promise David à bout portant. Le chrono du Parc Astrid affichait la quatrième minute du temps additionnel d’un match où les Marseillais sont passés par tous les états. Ce geste, instinctif, a permis de sauvegarder le but d’avance marseillais. Et offert ainsi à l’OM sa troisième victoire en Ligue des Champions.

    Un résultat qui, s’il n’est pas définitif, libère la voie vers les barrages. Car à deux matches de la fin de la phase de ligue, les hommes de Roberto De Zerbi ont presque atteint la barre d’une qualification. Celle-ci étant estimée à dix points, avec neuf, ils y sont presque.

    Toutefois, à l’image de ce qu’ils ont montré ces derniers temps, les Phocéens ont encore joué avec le feu. Comme face à Lille en championnat, ils ont rapidement couru après le score. Mais ils ont été en mesure de refaire le coup de Newcastle, en renversant Saint-Gilles de la plus belle des manières.

    Toutefois, même si au bout du compte, l’OM s’est imposé
    (3-2), la manière dont ses joueurs ont géré leur soirée n’a pas du tout satisfait Roberto De Zerbi : « Ce n’était pas excellent, mais assez bien. Et puis, je crois que mes joueurs ont trop insisté à donner les ballons à l’avant. Ce qui fait qu’ils n’ont pas bien géré, fait des choses stupides et pris des buts. »

    Il n’oublie pas, en effet, que la VAR a annulé deux buts belges, alors que son équipe menait 3-2. Comme il n’a pas non plus apprécié « de revoir parfois l’équipe qui a fait nul contre Angers et perdu contre l’Atalanta ».

    Cet OM en mode Janus s’illustre par la prestation de Gerónimo Rulli. Le gardien a d’abord été inquiétant, à l’image de son équipe totalement dépassée durant dix minutes. Comme elle, il a retrouvé ses qualités lorsqu’Igor Paixão a égalisé et mis en route le festival Mason Greenwood.

    Il est ensuite retombé dans ses travers, au moment du second but de Saint-Gilles, qui a redonné espoir aux Belges. Avant de réussir « le » geste de la soirée. Ce coup de main qui a éloigné définitivement le spectre d’un nouveau nul concédé dans le temps additionnel, comme face à Angers et Toulouse en championnat.

    Avec trois victoires en six matches, l’OM se retrouve désormais maître de son destin européen. Il leur reste deux rendez-vous à négocier en janvier, avec la réception de Liverpool, avant de retourner en Belgique, où le voyage à Bruges pourrait être celui de la validation d’une place en barrage. Ce qui rappellerait des souvenirs. Car c’est face à ce même adversaire que les Olympiens de Didier Deschamps étaient allés chercher leur billet pour la finale de la Ligue des Champions 1993.

    Mais avant de songer à cette double échéance, il y a le dernier match de championnat de l’année, dimanche. Avec la venue de Monaco, qui a également repris du poil de la bête.

  • L’assistance vidéo à l’arbitrage devient une histoire d’os

    L’assistance vidéo à l’arbitrage devient une histoire d’os

    Après Madrid, Lisbonne et le Vélodrome, Bruxelles a de nouveau vu l’assistance vidéo influencer le score final d’un match de l’OM.

    À Santiago Bernabéu, elle a offert le penalty de la victoire au Real (2-1). Au Portugal, elle en a annulé un en faveur des Marseillais et entraîné l’expulsion d’Emerson. Alors qu’à Marseille, elle a validé le but de la victoire de l’Atalanta (1-0), malgré une main d’un défenseur italien dans sa surface de réparation, qui a lancé l’action du but victorieux des Bergamasques.

    Au Parc Astrid, mardi, l’assistance vidéo à l’arbitrage a encore une fois eu une influence directe sur le score final. En annulant non pas un, mais deux buts de l’Union Saint-Gilloise, dans une fin de match irrespirable, alors que l’OM menait 3-2.

    Pour quelques millimètres

    Si la seconde annulation semble ne souffrir d’aucune contestation possible, la première est plus sujette à caution. Car, même en observant à la loupe les images, le hors-jeu du buteur, Kevin Mac Allister, est loin de sauter aux yeux.

    à vitesse réelle, l’Argentin semble couvert par Emerson. C’est en scrutant à la loupe que l’arbitre assistant vidéo a repéré le mauvais placement de celui qui pensait offrir l’égalisation à son équipe. Sur la captation d’image, le coude d’Emerson donne le sentiment que le défenseur marseillais est en couverture de son adversaire, par son coude. Néanmoins, d’après les lois du football, cette partie du corps n’entre pas en considération pour sanctionner un hors-jeu.

    C’est donc le calcanéum (os du tarse qui forme le talon) de Kevin Mac Allister qui sert de point de repère. alors que l’épaule de l’Olympien a été utilisée comme cible, la VAR a opté pour l’annulation du but, estimant que l’Argentin était devant le Phocéen.

    Ainsi, pour quelques millimètres, l’OM a pu enfin avoir une décision de la VAR qui tourne en sa faveur en Ligue des Champions. Si elle n’efface pas les frustrations des points perdus précédemment, elle permet aux Marseillais de se relancer dans la course aux barrages, avec neuf points au compteur.

  • Les Olympiens y sont allés crescendo

    Les Olympiens y sont allés crescendo

    Cinq minutes avaient suffi à Rob Schoofs pour mettre dans le vent le trident défensif et offrir à Anan Khalaïli la balle de 1-0. L’OM devait alors trembler, avant d’être remis en selle par une offrande de la défense belge, dont profitait Igor Paixão pour rééquilibrer le score.

    Il y avait des intentions de jeu de part et d’autre. Mais ce qui se remarquait, c’était avant tout la frilosité des deux défenses. Visiblement mal à l’aise quand le ballon prenait de la vitesse dans les pieds des attaquants adverses.

    Toutefois, l’OM prenait progressivement le contrôle. Et concrétisait sa mainmise grâce à Mason Greenwood. L’Anglais était le grand artisan de la démonstration marseillaise, dans une seconde période où les Phocéens ont su bien mener leur galère et porter le fer au bon moment pour se mettre à l’abri d’un retour belge, dont le final sera endiablé.

  • Les minots en sursis malgré leur victoire en Youth League

    Les minots en sursis malgré leur victoire en Youth League

    Les jeunes olympiens se sont nettement imposés pour leur dernier match de phase de championnat, en Youth League. Une victoire 4 à 1 sur le terrain de l’Union Saint-Gilloise, grâce à une rencontre aboutie de la première à la dernière minute. L’espoir de qualification est encore présent.

    Conquérants depuis le début de la partie, les jeunes de l’olympique de Marseille ont rapidement été récompensés. Il a fallu un concours de circonstances et des erreurs défensives pour voir Antoine Valero pousser la balle au fond des filets. Un mauvais dégagement, un manque de communication et un gardien peu rassurant, l’Olympien en forme n’a pas fait de sentiments. C’est le 3e but pour Valero dans cette compétition, lui qui a scoré à sept reprises en U19 Nationaux cette saison. Cette réalisation au quart d’heure de jeu a permis de libérer les joueurs.

    Sur leurs ailes, Remadnia et Abdallah ont tenté de déborder la défense belge et d’amener du danger pour assurer le but du break. L’Union Saint-Gilloise a également poussé dans les dernières minutes de la première période. Plusieurs corners consécutivement et des ballons placés au milieu de la surface, sans réussite immédiate.

    Une qualification toujours possible

    C’est au retour des vestiaires que l’USG est revenu au score grâce à son ailier gauche Youssef Hamoutahar. Moins de deux minutes et les Bruxellois ont réussi à égaliser, mais, mardi, cet OM a été à réaction. Peu utilisé dans cette campagne européenne, Said Remadnia, 16 ans, a été percutant et juste lors de ses courtes apparitions. Il a remis son équipe en tête, quelques instants après l’égalisation. Ensuite, sur un corner, Pladi N’Zinga Pambani, transfuge de Montpellier, arrivé cet été, a permis aux siens de prendre le large. Le grand défenseur central (1m91) a porté le score à 3-1 alors qu’il restait une demi-heure à jouer. Juste avant le temps additionnel, l’entrant Ugo Lamare a aggravé la marque pour assurer un deuxième et dernier succès olympien durant cette compétition.

    Les joueurs de Lassad Hasni n’ont maintenant plus leur destin entre les mains. Ils devront suivre les rencontres de l’Ajax, la Juventus, du Napoli et de Leverkusen pour savoir s’ils basculent du bon côté de la ligne rouge. Si deux des clubs cités s’imposent, l’aventure Youth League s’arrête là. Les chances sont minces, vu le pedigree des adversaires (Pafos et Qarabag, entre autres), mais elles existent. Si jamais l’ensemble des résultats sourient à l’OM, le tirage au sort des seizièmes de finale de la Youth League se déroulera vendredi 12 décembre à 15h30. Les équipes issues de la Voie des Champions rejoindront celles de la phase de ligue. Sur cet autre chemin, le FC Nantes, champion de France en titre, doit battre ce mercredi le Maccabi Haïfa pour se qualifier.

    RESULTATS

    US Saint-Gilloise 1 (0)

    OM 4 (1)

    6e journée de Youth League

    Stade Joseph-Marien

    Buts : Valero (14e), Remadnia (57e), N’Zinga Pambani (61e), Lamare (89e) pour l’OM ; Hamoutahar (47e) pour Saint-Gilles

    US Saint-Gilloise : Kavlashvili – Zbakh, Bah, Steenhaut, Lindner – Moussaoui, Recchia, Tabich – Hamoutahar, Keita, Rosado

    Entraîneur : Eddy Shamavu

    OM : Diarra – Doubal, N’Zinga Pambani, Baradji, Bezahaf – Leccese, Sellami, Issanga – Remadnia, Abdallah, Valero

    Entraîneur : Lassad Hasni.