Tag: Boxe

  • Boxe : les Comores sont mises à l’honneur sur le ring de Vallier

    Boxe : les Comores sont mises à l’honneur sur le ring de Vallier

    Une grande histoire d’amour lie la cité phocéenne aux Comores. Et cette romance passe également par le biais du sport. Si le pays de la Lune a une passion dévorante pour le ballon rond, le noble art occupe de plus en plus une place importante sur l’île.

    « Ça se développe de plus en plus et de manière exponentielle », confirme Farid Ahamada, sélectionneur de l’équipe comorienne de boxe, vainqueur de la Coupe du président, compétition entre Madagascar, le Gabon, la Tanzanie et les Comores. Ancien protégé de Louis Lavaly au Challenge Boxing, là ce Marseillais profite de son statut dans la cité phocéenne pour organiser un gala pour mettre en avant les boxeurs comoriens.

    Après une première édition au gymnase de Font Vert en mars 2024, le Comboxe fait son grand retour à la salle Vallier, cette fois-ci, avec dix duels amateurs entre des athlètes comoriens et des boxeurs régionaux, sans oublier deux combats professionnels, dont l’un des quarts de finale de la ceinture Jean-Claude Bouttier (dédiée aux boxeurs Elites 3 et Elites 2), « pour apporter un peu plus de spectacle ». Le Marseillais Paul Japhet (29 ans, 1 victoire, 4 nuls, 4 défaites), licencié à Monaco, défiera le Haut-Garonnais Enzo Rey (1 victoire, 1 nul, 2 défaites), pensionnaire du Boxing Club de Blagnac. Le vainqueur de ce combat accédera aux demi-finales de la compétition, où il sera opposé au gagnant du duel entre Nicolas Vannier et Yanice Benghalia.

    Prôner la mixité et la paix sociale

    Le deuxième affrontement professionnel mettra en scène la grande première du Vauclusien Adam El Ghayat, membre du Boxing Montfavet, et le Milanais Youssef Gogna (20 ans, 1 nul). Parmi les duels amateurs, le nom d’Ali Nassur, finaliste des Jeux des îles de l’océan Indien en 2023, à seulement 18 ans, sera à suivre de près, même s’il n’a toujours pas d’adversaire pour le moment.

    Au-delà de l’aspect sportif, Farid Ahamada veut faire passer un message en organisant le Comboxe. « Je veux que tout le monde soit réuni dans une même salle. Peu importe l’origine sociale ou le lieu de vie, je veux que tout le monde puisse passer une bonne soirée devant de beaux combats de boxe », souligne l’entraîneur du 13e arrondissement de Marseille, qui suit notamment les aventures de Sindy Said (-67 kg), devenue au mois de janvier la vingtième championne de France issue de cette institution marseillaise.

    « On veut réunir les quartiers nord et les quartiers sud pour montrer que Marseille est une terre unie à travers la mixité et la paix sociale », conclut-il.

    Combats amateurs

    M. Malki (Nice) vs H. Souvenir (COM)

    A. Bouchara (Marseille) vs M. Assoumani (COM)

    T. Murris (Nice) vs J. Djae (COM)

    J. Aggoun (Pennes-Mirabeau) vs W. Soulaimana (COM)

    Y. Mouhassi (Nice) vs M. Bilal (COM)

    D. Partouche (Marseille) vs R. Youssouf (COM)

    L. Boualem (Pertuis) vs M. Moussa (COM)

    Y. Arruabarrena (Istres) vs F. Ahamadi (COM)

    D. Fournier (Istres) vs N. Mohamed (COM)

    X vs A. Nassur (COM)

    Combats professionnels :

    P. Japhet (Monaco) vs E. Rey (Blagnac)

    A. El Ghayat (Marseille) vs Y. Gogna (ITA)

  • Romane Moulai défend sa ceinture mondiale à domicile

    Romane Moulai défend sa ceinture mondiale à domicile

    Romane Moulai est prête. « Je suis au poids et à 200% », confie la Marseillaise. Lors de la pesée, réalisée au sein de l’hôtel de la Région Sud-Paca, la Marseillaise a montré sa volonté de défendre une ceinture mondiale, en catégorie mi-mouche IBO, qui depuis a fait basculer sa carrière dans une autre dimension. « Je vais défendre la ceinture chez moi. Et je promets que ce sera un très beau combat », a-t-elle indiqué.

    Invaincue en sept combats professionnels, dont trois par KO, Romane Moulai va trouver face à elle Althea Shine Pores. Une Philippine mobile, habituée aux grands soirs et rodée aux galas à l’étranger.

    Le combat s’annonce explosif

    « Je suis impatiente de me mesurer à Romane. C’est mon premier championnat du monde, loin de mon pays. Mais j’ai des ambitions », a-t-elle confié. Tandis que pour son entraîneur, « ce combat va lui permettre d’engranger de l’expérience, et revenir plus forte pour ses échéances aux Philippines ».

    Comme Romane, Althea Shine est invaincue sur le circuit professionnel. Et vu leur catégorie, mi-mouche, cela augure d’un combat explosif. « Je vous promets que le combat sera beau. Et si mon adversaire est prête, je le suis mois aussi. Peut-être encore plus », insiste Romane Moulai, pour qui défendre sa ceinture mondiale sera aussi une revanche sur le sort. Elle qui a été privée de championnats du monde amateur pour des tracasseries administratives.

    Pour préparer la défense de sa ceinture mondiale, la Marseillaise a effectué un combat en novembre. à Port Marly, elle a décroché sa septième victoire face à la Vénézuélienne Roxana Colmenarez. Si elle poursuit l’aventure professionnelle, songeant à changer de catégorie, elle a toujours en tête de participer aux Jeux olympiques. Si elle conserve sa ceinture mondiale, elle gagnera en confiance et pourra mieux se projeter sur l’avenir. La réponse après un combat qui se déroulera en dix reprises. Mais qui pourrait être plus court, en cas de KO.

    Son combat sera le point d’orgue d’une soirée de gala organisé par Yacine Berrabah. Dans le cadre d’une soirée « Marseille boxe solidaire ».

    Pour lancer le rendez-vous, six combats amateurs seront proposés, en partenariat avec l’ASCVSH Marseille 16, sous la direction du charismatique Rénald Garrido, véritable pilier du noble art local. Des boxeurs et boxeuses issus de plusieurs clubs de la région Sud viendront défendre leurs couleurs, leurs équipes et leur quartier, dans une ambiance qui fait battre le cœur de Marseille.

    Puis, avant le championnat du monde, un autre rendez-vous sera très attendu. Le combat professionnel de Sandro Spica, programmé en six rounds, prêt à faire parler sa puissance et à rallumer les projecteurs sur sa boxe offensive.

    Samedi, à partir de 19h30,
    Villa M 17 place Louis-Bonneton
    13008 Marseille.

  • Boxe éducative : la Team Colas a fait un beau carton plein

    Boxe éducative : la Team Colas a fait un beau carton plein

    Les premières semaines de l’année 2026 apportent chaque week-end leur lot de bons résultats.

    Après les boxeurs classiques, c’est au tour des jeunes de la section boxe éducative de réaliser de très belles performances. La délégation du Team Colas Pugil’Istres effectuait un court déplacement à Marseille, où se sont déroulés les championnats départementaux.

    Plusieurs catégories de jeunes étaient réunies (benjamins, minimes, cadets, juniors). Sur les vingt-huit combattants présents, vingt-six ont terminé sur le podium, dans une des catégories représentées.

    Beau travail d’équipe

    Dans le détail, les Istréens ont récolté treize médailles d’or, huit d’argent et cinq de bronze. Un résultat remarquable qui confirme le travail accompli, après les belles performances des amateurs aux championnats régionaux et aux championnats de France.

    Sans oublier les 6 et 7 février à Olhain, où quatre Istréens sont qualifiés pour les 8e de finale des championnats de France cadets et juniors. À savoir Nahil Lokmane, Haykel Mesolly, Tomi et Lino Badjoudj.

    « Je suis extrêmement fier de nos athlètes qui ont porté haut les couleurs du club et de la ville d’Istres », confie Jimmy Colas. Le manager qui salue également le travail de ses éducateurs et entraîneurs. « Un immense merci aux entraîneurs, et en particulier à Nadia Poorjabar, pour leur travail et leur engagement quotidien. Merci également au président Gianni Carpagnano. »

    D’autres rendez-vous attendent désormais les boxeurs du Team Colas Pugil’Istres. Les championnats de France cadets – juniors en février. Les
    13 et 14 mars à Istres pour les championnats régionaux de boxe éducative (poussins & benjamins).

    Les treize champions départementaux de boxe éducative :

    Mateo Contreras

    Loevan Gombault

    Angelina Carpagnano

    Rayane Lassouani

    Malik Djadel

    Madih Lokmane

    Eliyes Zahzah

    Lylo Launay

    Anas Lokmane

    Jalil Higelein

    Alya Giustinio

    Lino Raghoubet-Agostini

    Kaïs Bouziani.

  • Le Pugil’Istres en grande forme à Salon-de-Provence

    Le Pugil’Istres en grande forme à Salon-de-Provence

    Quatre, c’est le nombre de médailles que les Istréens ramènent de leur court déplacement à Salon-de-Provence. S’ils n’ont pas percé le secret de la pierre philosophale, au pays de Nostradamus, les pensionnaires du Pugil’Istres Team Jimmy Colas ont néanmoins récolté trois titres de champion régional, et autant de médailles d’or. Quant au quatrième de la délégation, il termine sur le podium, avec de l’argent autour du cou.

    Les champions sont Lokman Naïl (-54 kg), Lino Imbert (-57 kg) et Heykel Messoly (- 63 kg). Les deux premiers rejoignent les quatre séniors élite déjà qualifiés pour les Championnats de France. Ce qui porte à six le nombre total de boxeurs du club istréen qualifiés pour la suite.

    Rendez-vous à Olhain

    Pour les Seniors, les 16e et 8e de finale auront lieu les 10 et 11 janvier 2026, à Olhain.

    Ces résultats sont le fruit d’un travail collectif rigoureux, de l’investissement constant des entraîneurs et de la détermination exemplaire des jeunes athlètes. Leur progression illustre parfaitement les valeurs de sérieux, de discipline et d’engagement portées par le club.

    Jimmy Colas ne peut être que satisfait de ces résultats. « Je tiens à féliciter nos quatre jeunes cadets qualifiés, qui rejoignent les quatre seniors déjà engagés pour les Championnats de France. » Le directeur sportif du Pugil’Istres qui adresse « un immense bravo à notre président Gianni Carpagnano, qui réalise un travail remarquable depuis deux ans. Ce qui nous a permis d’être désigné meilleur club de la région Paca 2024 et 2025, et meilleur club de France en 2025 ». Il souligne que cela a été possible « grâce à un engagement collectif qui fait que notre club et notre ville continuent de s’imposer comme une référence incontournable ».

    Portes ouvertes

    à noter que le club va organiser une journée portes ouvertes. « À cette occasion, nous aurons l’honneur de présenter l’ensemble de nos activités, ainsi que nos champions et championnes régionaux qualifiés pour les Championnats de France 2026 », précise Gianni Carpagnano.

    Plus de 300 jeunes boxeurs et boxeuses seront réunis pour cette journée placée sous le signe du sport, du partage et de l’inclusion, avec des activités dédiées à la boxe éducative, boxe loisirs et boxe handicap.

    Cet événement rassemblera également plus de 500 personnes venues de toute la région.

    Samedi 20 décembre, 11h00 – 18h30, au Podium à Istres.

  • Boxe : Souleimane Mohammedi repart du bon pied

    Boxe : Souleimane Mohammedi repart du bon pied

    L’année 2025 touche à sa fin et, tel le Phénix, Souleimane Mohammedi retrouve la lumière.

    Samedi, il a pris une première revanche sur un destin qui ne l’a pas épargné ces derniers mois. « Il y a eu la blessure, les promesses non tenues, ces aléas qui peuvent te faire douter », confie-t-il, quelques heures après avoir fait vibrer le Pasino, et terrassé son adversaire pour son retour à la compétition.

    « Qu’est-ce que c’était bon de retrouver mes sensations et d’envoyer au sol mon adversaire ! », enchaîne-t-il. Le Géorgien Nodar Robakidze n’était pas le premier venu. Du haut de ses 80 combats, il a notamment croisé la route de Bruno Surace, il était plus qu’un sparring-partner pour le pensionnaire du Larbi Mohammedi Boxing Club.

    Essayer plus de choses

    « Il a avoué qu’il chutait rarement dans ses combats. Pour moi, c’est un signe », poursuit Souleimane Mohammedi. Ce signe, « c’est que malgré les galères, j’ai franchi une étape et cette année n’a pas été une perte. Car elle m’a donné le peps pour essayer plus de choses dans un combat. »

    Vainqueur avant la limite, l’Aixois poursuit donc sa croissance. Il se rapproche de ses objectifs, à savoir être retenu pour un championnat d’Europe, voire une demi-finale mondiale, que ses deux ceintures mondiales en espoir ne sont pas le fruit du hasard.

    « Je suis plus que satisfait de ce retour réussi. La façon dont cela s’est passé montre que je peux maintenant passer à autre chose. » Avec une priorité, trouver un dernier combat d’ici la fin de l’année, et éventuellement un autre dans le premier trimestre de l’année 2026.

    À cette occasion, il pourrait changer de lieu pour son ring. Samedi, des dirigeants de Provence rugby ont assisté au gala dans la salle du Pasino. « Un combat au stade Maurice-David, ce serait beau », murmure-t-il.

    D’autant plus que ce serait aux portes de son quartier du Jas de Bouffan.

  • Souleimane Mohammedi retrouve le ring à Aix ce samedi

    Souleimane Mohammedi retrouve le ring à Aix ce samedi

    Après un an dans l’ombre, Souleimane Mohammedi va retrouver la lumière et l’intensité du ring à l’occasion de son 17e combat professionnel. Le boxeur du BC affronte, ce samedi, le Géorgien de 31 ans, Nodar Robakidze. Un rendez-vous qui se déroulera dans la salle de spectacle du Pasino Grand, à Aix-en-Provence. Le Tricolore, toujours invaincu, compte bien faire sauter la banque dans l’enceinte du casino appartenant au groupe Partouche.

    Face à lui, un adversaire d’un calibre supposément inférieur, possédant un bilan peu reluisant de 54 défaites pour 26 victoires. Mais la star de ce gala se méfie de son opposant venu du Caucase. « C’est un bon client, il a 80 combats. Certes, il a plus de défaites que de victoires, mais il a affronté de gros boxeurs, comme Bruno Surace et Milan Prat. Il est technique, ce n’est pas juste un bourrin. Il boxe un peu à la cubaine, il nargue, donc ça va offrir du spectacle. »

    Mohammedi cible également les points faibles du Géorgien : « J’ai un meilleur cardio, une meilleure vitesse et tout ce qu’il sait faire, je le fais aussi. Il faudra appuyer progressivement sur l’accélérateur et voir comment il réagit. »

    De la confiance et un boxeur français qui se sent prêt. Pour passer un nouveau cap, il s’est offert les services d’une nutritionniste et d’un préparateur physique. Un meilleur entourage pour voir plus haut et, pourquoi pas, atteindre une finale européenne ou une demi-finale mondiale, en 2026.

    Pesée validée pour

    les deux boxeurs

    Ce vendredi, au Pasino, se déroulait la pesée officielle du combat, en présence des deux combattants. S’il a fallu attendre Nodar Robakidze, bloqué 1h30 à la douane de l’aéroport de Marignane, cette pesée a été réalisée sans encombres. 72,100 kg pour Souleimane Mohammedi, soit 400 grammes de moins que la limite autorisée dans sa catégorie des poids moyens. Son adversaire affiche 72 kg tout rond.

    Le jeune Français compte bien conserver son invincibilité, ce samedi soir, alors qu’il vise les Mondiaux, organisés chaque année à Las Vegas, « dans les 2 ou 3 ans ». Le double champion du monde WBC Youth (-24 ans) explique le cheminement de ces dernières semaines, avant le grand soir. « à deux semaines du combat, on est encore dans le dur, à s’entraîner et en faisant attention à ne pas se blesser. Dans la dernière semaine, ce ne sont que des révisions pour moi. Je refais mes leçons. En général, j’arrête de frapper le sac le jeudi et je vais courir le jour suivant, si je ne me sens pas assez en forme. »

  • Ahmed Bouchiber prend place sur le toit du monde

    Ahmed Bouchiber prend place sur le toit du monde

    Il était le plus heureux des hommes, vendredi soir, lorsqu’il a soulevé sa première ceinture mondiale. Le kickboxeur bédoulens Ahmed Bouchiber (29 ans) a vécu « la meilleure soirée » de sa vie lors du combat qui l’opposait au Libanais Samir Zayni, à l’occasion du Fight Night, au Palais des Sports de Marseille. Une victoire par KO dès le premier round a fait la différence en sa faveur. « Je ne lui ai pas laissé le choix, je voulais la victoire à tout prix », martèle le nouveau détenteur de la ceinture Wako Pro des poids légers, encore sur un petit nuage deux jours après son sacre.

    « Ça récompense l’ensemble de ma carrière, où j’ai souvent affronté de grands noms de notre discipline. Ça fait du bien d’être reconnu à ma juste valeur », confie-t-il. Soutenu par le public marseillais, dont les fidèles adhérents des MTP (Marseille Trop Puissants, groupe de supporters de l’OM), le pensionnaire du Boxing Team Louragh, à Aubagne, profite désormais de son nouveau statut, avant de songer à son futur combat.

    « J’en avais quelques-uns de prévus, mais j’ai préféré n’en accepter aucun pour rester concentré sur mon titre mondial », souligne Bouchiber, persuadé que les événements vont rapidement s’enchaîner d’ici quelques semaines, où il pourrait recevoir des propositions alléchantes. « Cette victoire va m’ouvrir des portes à l’échelle internationale », estime-t-il, conscient que de grands circuits mondiaux vont faire des mains et des pieds pour l’attirer.

  • Le Palais des Sports accueille un « Fight Night » de haute volée

    Le Palais des Sports accueille un « Fight Night » de haute volée

    Parmi les sept combats au programme, deux mettront en jeu une ceinture : les retrouvailles entre le Marseillais Salim Ben Rejeb et le Varois Pierre Rosadini détermineront le champion de France des super-moyens, puis l’affrontement entre le Bédoulens Ahmed Bouchiber et Samir Zayni décidera du futur champion du monde Wako Pro.

    D’autres grands noms seront présents sur le ring, comme l’ancien champion du monde des super-welters Michel Soro, l’athlète olympique (aux JO de Rio en 2016) Anauel Ngamissengue ou encore le Marseillais Vincent Del Guerra.

    Bouchiber vise sa première ceinture mondiale

    Son combat sera le main-event de la soirée. Ahmed Bouchiber (29 ans), originaire de Roquefort-la-Bédoule et pensionnaire du Boxing Team Louragh à Aubagne, va défier le boxeur libanais Samir Zayni, détenteur de la ceinture mondiale Wako, « très respectée dans le monde du kick-boxing ». « Je sais que c’est un jeune qui monte. Il ne faut pas le prendre à la légère, il a de très belles jambes. Mais il n’y a pas de place au doute, je vais l’allumer », lâche Bouchiber (36 combats, 31 victoires, dont 15 par KO et 6 défaites), qui combattra pour la première fois pour un titre mondial. « Ça fait longtemps que je sais que j’ai le niveau, mais on ne m’a jamais donné l’opportunité. Ça coûte cher de ramener une ceinture. Aujourd’hui, grâce à Slim (Safriouine, le promoteur du Fight Night) et le BCR13, j’ai ma chance et je ne vais pas manquer de la saisir », souligne l’employé à la mairie d’Aubagne, conscient d’avoir rapidement gravi les échelons dans sa carrière. Sous la recommandation de son père, à cause d’un caractère « nerveux et difficile à canaliser », Ahmed Bouchiber a débuté la boxe à l’âge de 20 ans seulement. « Ça m’a fait beaucoup de bien dans ma vie », insiste-t-il. « Taper dans un sac, ça m’a aidé à me vider l’esprit et me libérer des problèmes quotidiens. Comme quelqu’un de lambda qui a des problèmes professionnels ou familiaux. Je sais que j’ai un rythme de vie à tenir et la boxe permet de cadrer ma vie », ajoute celui qui ne se voyait pas faire de vieux os sur le ring. « Mais avec une ceinture mondiale, les choses changent. Ça va m’ouvrir des portes extraordinaires dans le monde entier. »

    Ben Rejeb a une revanche à prendre sur Rosadini

    Après avoir perdu son titre de champion de France des super-moyens au profit de Baptiste Castegnaro, en mars 2024, Salim Ben Rejeb (38 ans) veut récupérer sa ceinture qui lui manque tant. Le boxeur marseillais (10 victoires, 13 défaites et 3 nuls), originaire du quartier de la Belle de Mai (3e), va donc défier le Roquebrunois Pierre Rosadini, désormais détenteur du Graal national, après sa victoire sur ses terres contre Mustapha Zaouche au mois d’avril.

    « Je n’ai pas de plan, je vais laisser l’instinct agir », souligne Ben Rejeb, persuadé que « chaque combat à son histoire ». « Je voulais cette revanche parce que je veux cette ceinture. Que ce soit lui ou un autre, je m’en tape », ajoute-t-il, en soulignant qu’il n’est pas « fan du style de boxe » de Rosadini à cause de son côté « tricoteur ». « Moi, je préfère une bonne bagarre directe, bien à l’ancienne », surenchérit Salim Ben Rejeb, surnommé « Rock Lee », en référence à un personnage de l’animé japonais Naruto. « J’étais le «petit gros» du quartier durant mon enfance. Et, à l’âge de 10 ans, j’ai voulu apprendre à me défendre pour être l’un des plus chauds du quartier. J’étais le moins doué, mais je me suis entraîné comme un taré et j’ai fini par devenir champion de France, boxer dans les plus grandes salles du monde et faire jeu égal contre des top 15 mondiaux », raconte le manager dans une entreprise de transport, qui veut entretenir la flamme de « Rock Lee ».