Tag: Boxe

  • Romane Moulai ambitieuse aux Jeux méditerranéens

    Romane Moulai ambitieuse aux Jeux méditerranéens

    Tarente va accueillir les XXe Jeux méditerranéens, du 21 août au 3 septembre.

    Parmi les 26 pays engagés, la délégation française va nourrir des ambitions. Notamment en boxe, avec la Marseillaise Romane Moulai. La jeune femme a terminé sa préparation à l’INSEP. Et il lui tarde désormais d’être dans le vif du sujet.

    « Je suis à 100%, le moral gonflé à bloc. Maintenant, il n’y a plus qu’à ! », confiait-elle avant de s’envoler pour les Pouilles. La jeune femme a fait en sorte de regrouper plusieurs atouts majeurs dans son jeu. « J’ai fait une grosse préparation en Sierra Nevada, suivi un entraînement intense en Irlande et participé à deux coupes du Monde, au Brésil et en Chine. Il ne me reste plus qu’à me concentrer sur l’objectif et faire le taf ! »

    « Je ne me cache pas »

    Le taf, comme elle le dit, c’est tout simplement ramener la médaille d’or. En 2022, pour ses premiers Jeux à Oran, elle avait atteint la finale. « Mais maintenant, je ne me cache pas. J’ai mûri depuis cette première participation. Et si je ne reviens pas avec l’or, ce sera une contre-performance. »

    Avec ses entraîneurs Kamel Hasni et Abadila Alallab, elle a travaillé d’arrache pied. Pendant que ses amis profitaient de l’été, elle s’est donné à fond dans les salles. « Je passerai de bonnes vacances après les compétitions. J’ai consenti d’énormes sacrifices, quitté ma ville, mes amis. C’est le prix à payer. Mais quand tu es sur le podium, avec la médaille d’or autour du cou, le bonheur que cela procure efface tout », confesse-t-elle.

    Dans sa progression, les Jeux méditerranéens, qui sont des Jeux olympiques en miniature, avec 26 nations représentées et 36 disciplines au programme, représentent une étape. Romane Moulai, qui vient de fêter son 27e anniversaire, peut prétendre à participer au Graal de la boxe amateur : les Jeux olympiques.

    Ceux de 2028 à Los Angeles sont à portée de gants. Mais elle ne se focalise pas encore sur cette échéance. Mais depuis son titre de championne d’Europe, en 2022, elle sait qu’elle a le niveau pour y aller.

    D’ici là, il y a ce rendez-vous à Tarente. Elle connaîtra vendredi son adversaire, et avec elle le tableau vers une potentielle finale que sa boxe imprévisible lui permet d’envisager sérieusement. Elle s’imagine déjà dans le défilé des athlètes, qui ouvrira le ban. « Chacun le vit à sa manière. Pour moi, je ressens avant tout de la fierté car je réalise un rêve de petite fille en portant le maillot de l’équipe de France. Je suis aussi la représentante de Marseille et ces mini JO sont hyper-excitants à vivre. »

    La Marseillaise qui aime également découvrir d’autres disciplines, croiser d’autres athlètes et s’ouvrir des horizons inattendus. Mais, elle regrette une chose. « Je serai une fois encore dans une région que je n’aurai pas le temps de découvrir. C’est la frustration du sport où tu passes tout ton temps à te préparer. Maintenant, j’avoue que je me suis habituée. »

    Les Jeux méditerranéens se dérouleront du 21 août au 3 septembre à Tarente.

    Les porte-drapeaux de délégation française l’escrimeuse Eloïse Vanryssel et le taekwondiste Souleimane Alaphilippe.

    La France a qualifié 330 athlètes, 152 femmes et 178 hommes.

  • [C’est l’été] Les Nocturnes d’Aix attirent les jeunes

    [C’est l’été] Les Nocturnes d’Aix attirent les jeunes

    Jusqu’au 21 août, les mercredis, jeudis et vendredis de chaque semaine, les Nocturnes d’Aix proposent de nombreuses activités sportives pour plus d’un millier d’enfants. En plus de la Ville, des associations comme Fête le mur, créée par Yannick Noah, sont coorganisatrices de l’événement.

    BMX, football, rugby, tennis, boxe, escalade font partie des sports initiés durant ces soirées.

    L’accès aux Nocturnes est prévu de 18h à 21h30 au stade Maurice-David, au gymnase Yvan-Gros et
    à la salle 300.

  • [Boxe] Les juniors tricolores en stage à Aix-en-Provence

    [Boxe] Les juniors tricolores en stage à Aix-en-Provence

    Dimanche, 17h. Alors que certains reviennent de la plage, les 15 jeunes filles retenues pour le stage de cohésion de l’équipe de France junior féminine de boxe s’activent.

    Dans la salle de la Muniz Boxing Academy, elles mettent en place le matériel, préparent les ateliers, en écoutant les conseils de Malik Nahim, entraîneur du collectif jeunes de la Fédération française de boxe. « Nous avons des filles qui viennent préparer les championnats du Monde où les JO des jeunes, et d’autres qui participent à leur premier stage. L’idée est de créer un vivier, dans lequel les filles se sentent à l’aise et travaillent en équipe » explique l’éducateur.

    Anthony Veniant, dans un premier temps, puis Freddy Heugbeke, membres de la Commission technique nationale de la Fédération française de boxe, sont venus successivement lui prêter main-forte. De même que des éducateurs de la Muniz Academy ont aussi mis la main à la pâte.

    Au menu des jeunes filles, « beaucoup de travail physique. Il fallait remettre en route les organismes, avant de passer à la préparation des grands rendez-vous de l’automne » détaille Malik Nahim.

    Objectif Dakar

    Venue de Montgeron, Shanon Cabane est déjà un peu du côté de Dakar. « Ce sera en novembre, pour les JO de la jeunesse. J’ai aussi à préparer les championnats du Monde » confie celle qui est venue à la boxe pour faire plaisir à son grand-père. « Depuis, je n’ai plus décroché. J’avais touché au tennis, la danse, la natation. Mais la boxe c’est autre chose. »

    Elle y a trouvé un équilibre. Quant au stage, « il me permet de travailler avec d’autres filles, car dans mon club, je suis la seule de ma catégorie. Là, c’est plus équilibré » reconnaît-elle.

    La Francilienne a fait la connaissance de la Montpelliéraine Sunjie Lopes, dont c’est la première participation. à treize ans, elle entame sa cinquième saison, et est déjà championne de France de sa catégorie (-54 kg). « C’est mon père qui m’a fait découvrir la boxe. Et je ne regrette pas mon choix ».

    Si elle s’est lancée dans la compétition, pour elle, la boxe est avant tout un vecteur « qui amène la confiance en soi, une meilleure appréhension de son corps. Et il est possible de faire à la carte, sans avoir à combattre » détaille-t-elle.

    Le choix d’Aix-en-Provence a été naturel pour Malik Nahim. « Le cadre est idéal pour le type de stage que nous proposons. Le CREPS nous a ouvert ses portes, et la salle d’Eddy Muniz est parfaite pour faire du bon travail. »

    Les filles, qui entament leur seconde semaine de travail, peuvent effectuer les exercices de réathlétisation. Et varier les plaisirs. « C’est aussi un stage de cohésion. Il y a donc une partie consacrée à la détente » précise l’entraîneur national.

    Elles ont donc eu droit à une sortie en bateau, une activité plage, une initiation à l’accrobranche et avant de rentrer chez elles, elles iront sur le lac de Peyrolles. « Ce groupe est le fruit d’un travail de sélection. Il est amené à s’étoffer au fil des mois, afin de créer un vivier de jeunes femmes au sein de la fédération » confie Malik Nahim.

    Ces rendez-vous sont également importants pour permettre aux boxeuses de progresser. « En club, elles n’ont pas toujours l’occasion de travailler entre elles, même s’il y a de plus en plus de filles qui pratiquent. Ces stages sont donc un bon complément, dans lequel elles peuvent se lâcher ».

    Sous le regard d’entraîneurs nationaux, elles bénéficient d’un soutien précieux. Un regard qui permet de corriger certaines erreurs dans leur pratique et acquérir des automatismes. « C’est le meilleur moyen de créer une émulation » estime l’éducateur. Quant à Eddy Muniz, ancien champion du Monde, il n’a pas hésité une seconde à ouvrir ses portes au stage. Celui qui a opté pour la transmission de son savoir peut ainsi observer d’autres méthodes et faire progresser son école.

    Un autre club de boxe a été partie prenante de ce stage. Le Boxing Club Larbi Mohammedi a mis à disposition sa salle et ses installations, au coeur du Jas de Bouffan à Aix en Provence. Les stagiaires ont ainsi pu apprécier les structures adaptées à une préparation optimale.

  • Romane Moulai en argent au Brésil

    Romane Moulai en argent au Brésil

    Elle aurait voulu l’or, mais Romane Moulai est repartie du Brésil avec une belle médaille d’argent. La première étape de la Coupe du monde se disputait dans un luxueux hôtel de Foz do Iguaçu, à l’extrême sud du pays. La Marseillaise s’est hissée jusqu’en finale chez les -51 kg, nouvelle catégorie olympique. Lors de ce dernier combat, elle affrontait la Chinoise Xinyu Qi et a été battue aux points. Après un très bon premier round, la Française de 26 ans a perdu à l’unanimité la deuxième reprise. Malgré ses efforts dans ce dernier round, la boxeuse chinoise a eu les faveurs des juges et s’est donc imposée à l’issue de cette finale.

    « Nous rentrons donc à la maison avec une médaille d’argent. C’était le premier tournoi majeur international de la saison, nous avons réalisé quatre combats solides contre des adversaires difficiles. Évidemment, j’aurais préféré l’or, parce que je suis une compétitrice, mais c’est très encourageant pour la suite », a-t-elle déclaré sur ses réseaux sociaux.

    En Chine pour la suite

    de la saison

    Romane Moulai a réalisé la meilleure performance française de cette première étape de la Coupe du monde. Chez les hommes, Lounès Hamraoui et Makan Traoré sont eux aussi montés sur le podium dans leur catégorie respective, en prenant deux médailles de bronze. Les Bleus vont désormais se préparer pour la suite de la saison mondiale. Du 15 au 21 juin, Guiyang City (Chine) sera la deuxième escale du circuit mondial.

  • Carton plein pour le Kickboxing Simiane en Belgique

    Carton plein pour le Kickboxing Simiane en Belgique

    Le Kickboxing Simiane a brillé lors de l’Open international de boxe libre, en Belgique. Dans la ville wallonne de Nivelles, de nombreux combattants, venant de plusieurs pays et de plusieurs disciplines (Muay Thaï, MMA, Sambo, kickboxing, etc.), se sont regroupés pour s’affronter en boxe libre. La section dirigée par Olivier Blanco s’est brillamment comportée avec quatre podiums dont trois victoires.

    Lemercier tombe face

    au gagnant de sa catégorie

    Ce dernier s’est lui-même imposé en master 2, dans la catégorie des -90 kg. Benjamin Josuan l’a emporté en -80 kg, alors que Fayçal Benmbarek a aussi empoché la première place dans cette même catégorie de poids mais en master 3. Camron Lim-Mardani s’est classé 2e chez les 16-17 ans
    (-70 kg).

    Jimmy Lemercier est donc le seul combattant du Kickboxing Simiane à ne pas avoir obtenu de médaille lors de cet Open international. En senior (-80 kg), il s’est incliné face au futur vainqueur en étant pourtant un néophyte de la pratique. Seulement quatre mois après ses débuts en boxe, il s’est lancé le défi de participer à cette compétition. De bon augure pour les différentes échéances à venir.

    Figure locale et arbitre international, Farouk Rahmoun était également présent en Belgique pour assurer la gestion des combats sur une partie du lieu de compétition. Simiane a donc réalisé quelques prouesses sur le sol belge et peut avancer sereinement vers la suite de la saison.

  • Mohammedi aura tenu neuf reprises

    Mohammedi aura tenu neuf reprises

    Neuvième reprise, Souleimane Mohammedi met un genou à terre.

    Barro Vecchio, l’arbitre espagnol de son combat face à Uisma Lima, le compte pour la première fois. Mais porté par ses supporters, qui ne cessent de scander son nom, le kid du Jas de Bouffan se relève et repart au combat. Mais quelques secondes plus tard, nouveau coup au foie. Cette fois, c’est l’arbitre qui dit stop. Conscient que l’espoir aixois est au bout du rouleau.

    Sur la défensive

    « Il a pris des risques en changeant de catégorie. Face à un adversaire très compliqué », estime son entraîneur de père. Mais Souleimane Mohammedi assume sa décision : « J’ai choisi ce combat en connaissance de cause. Il était tout simplement meilleur que moi ! »

    Ses supporters ont tout fait pour galvaniser ses forces. Mais dès la première reprise, Uisma Lima a poussé l’Aixois dans les cordes. Bloqué dans les coins, il restait sur la défensive, esquivant tant qu’il le pouvait. Mais encaissant les coups puissants de son adversaire, qui vise la ceinture mondiale WBC.

    Après quatre reprises, la
    tendance était nettement en faveur du Luso-Portugais, qui avait un avantage de douze points. Toutefois, Souleimane Mohammedi retrouvait sa boxe après une cinquième reprise plus équilibrée. Sa blessure à l’arcade, dès la première, devenait de plus en plus handicapante.

    Son adversaire reprenait la maîtrise dans la sixième. Avant d’accélérer, signe qu’il cherchait le KO. La décision de l’arbitre l’évitera. « Il a tout pour devenir un immense champion et va faire des progrès », dira Uisma Lima.

  • L’heure de vérité pour le boxeur aixois Souleimane Mohammedi

    L’heure de vérité pour le boxeur aixois Souleimane Mohammedi

    Souleimane Mohammedi n’a pas peur et compte bien donner un gros coup de boost à sa carrière. Ce samedi, au Pasino d’Aix-en-Provence, il sera confronté à un boxeur plus âgé de 10 ans en la personne de Uisma Lima. Ex-champion IBO des super-welters, l’Angolais est un adversaire féroce, bien mieux classé que le Français, mais le défi n’est pas insurmontable. « C’est bien beau de dire que je veux être numéro 1, que je veux être champion du monde, mais si on ne le prouve pas, ça ne va pas le faire. Jusqu’à présent, j’ai toujours relevé les défis. Mais là, c’est vrai que je prends quelqu’un qui est peut-être, sur le papier, je dis bien sur le papier, qui est trois fois mieux classé que moi. Sur le ring, il ne sera pas meilleur que moi », conclut-il.

    Le bilan de Lima est attrayant avec 16 combats, 14 victoires et 2 défaites. Mais le natif de Luanda s’est fait corriger lors de sa dernière apparition. Il faisait face au numéro 1 mondial Jaron Ennis et n’a pas passé le premier round. Envoyé deux fois au sol en deux minutes, il a été arrêté par l’arbitre. Un lourd revers, qui pourrait avoir des conséquences, indirectement. « Je le prends en compte, car, lors d’un KO au 1er round, vous savez, le corps n’est pas fait pour prendre des coups comme ça. Croyez-moi que le corps s’en souvient, ça laisse des séquelles » raconte Mohammedi.

    Changement de catégorie

    Pour contrer les poings de son adversaire – « ce sont des marmites, il frappe très fort » – le jeune aixois (23 ans) s’est sérieusement préparé, même s’il y a eu des remises en question. Il explique : « Au début, ça a un peu mal commencé, parce qu’il y a eu des doutes, il y a eu de la fatigue, il y a eu de la perte de poids. C’est quand même un gros boxeur que je prends, ça veut dire qu’il y a eu beaucoup de personnes qui m’ont dit que j’étais un peu fou d’affronter un gros boxeur comme ça. Je n’ai pas lâché, j’ai cru en moi. Au final, je me sens plus que prêt. »

    Vous l’avez compris, Souleimane Mohammedi s’est offert un imposant défi, mais il est en fait double. Car le boxeur change de catégorie pour ce combat et la suite de sa carrière. Auparavant en poids moyens
    (-72,5 kg), il est désormais en super-welters (-69,8 kg). Un nouveau cap pour trouver une voie vers les sommets mondiaux. « Il y a beaucoup de portes qui vont s’ouvrir à moi, si tout se passe bien, si je gagne ce combat. Beaucoup d’adversaires seront à ma portée après ça, je me dis que c’est peut-être pas plus mal de descendre. C’est un point que mon père a toujours voulu que je fasse », appuie-t-il.

    Samedi, dans la soirée, l’Aixois en saura plus sur ses possibilités futures et le chemin que prend sa carrière. Ce combat peut tout faire basculer.

  • Le nouveau challenge de Souleimane Mohammedi

    Le nouveau challenge de Souleimane Mohammedi

    Depuis plusieurs semaines, Souleimane Mohammedi a repris le régime brocoli – carottes – blanc de poulet.

    Le pensionnaire du Team Larbi Mohammedi va en effet remonter sur le ring, pour disputer, le 25 avril au Pasino d’Aix-en-Provence un combat capital pour sa jeune carrière. Il a donc renoué avec ses habitudes, notamment six heures de travail par jour, sous la houlette de Max Boulanger, son nouveau préparateur physique.

    « Cette fois, c’est plus dur, car j’ai décidé de changer de catégorie », reconnaît-il. Jusqu’à présent, l’Aixois boxait en poids moyens. Mais, afin de booster sa carrière, il n’a pas hésité à se lancer le défi de descendre en super-welters.

    Ce qui signifie perdre du poids, avec les 69 kg comme ligne rouge. « C’est un nouveau régime alimentaire, avec plus de contraintes. Il me reste une semaine pour être au poids », confesse-t-il. Pourquoi avoir fait ce choix ? « Mon père me voyait dans cette catégorie et cela me trottait dans la tête. C’est la catégorie reine de la boxe, où ma boxe peut s’exprimer au mieux. Et c’est surtout plus de portes qui s’ouvrent », continue-t-il.

    Le rendez-vous du 25 avril est désormais dans sa ligne de mire. Pour Souleimane Mohammedi, ce sera le combat de la maturité. « Ma vie a changé depuis ma dernière sortie. Je me suis marié. Je me suis aussi posé beaucoup de questions sur ma vie, savoir si je devais persévérer ou tourner la page. » Néanmoins, la passion pour le noble art a été la plus forte.

    Nouvel itinéraire

    Il y a eu un premier combat, en novembre dernier, pour se remettre dans le bain. « Je sortais d’une période où mon corps jouait les montagnes russes. Heureusement, mon GPS interne a su calculer un nouvel itinéraire et maintenant, je me retrouve face à un adversaire qui va déterminer beaucoup de choses », estime-t-il.

    Sous la houlette de Max Boulanger, Souleimane Mohammedi enchaîne les séances de travail intense. « Il m’apporte beaucoup, me permet d’évoluer, tout en conservant ma façon spectaculaire de boxer. » Son objectif, en descendant chez les super-welters, « c’est d’être enfin décisif en allant chercher une victoire avant la limite ».

    Jusque-là, ses succès ont été construits sur une intelligence du combat. Sa capacité à esquiver et placer des coups pour prendre des points. Cette fois, c’est avec ses poings qu’il compte bien faire la différence. « Certains m’ont dit que je me mettais en danger, en affrontant Uisma Lima. Mais si je veux être dans la continuité, c’est contre des adversaires qui sont plus forts que moi sur le papier que je dois maintenant me montrer », insiste-t-il.

    Ce combat face à un ancien champion du Monde, s’il tourne à son avantage, ouvrira de nouvelles perspectives à l’Aixois. Avec la possibilité d’intégrer le top 15, voire top 10 mondial. Ce qui signifie tenter de conquérir une ceinture mondiale majeure.

    Uisma Lima, un adversaire compliqué

    Pour son prochain combat, Souleimane Mohammedi prend des risques.

    L’Aixois va affronter l’Angolais Uisma Lima, pour ce qui sera sa plus difficile opposition depuis qu’il s’est lancé dans la boxe professionnelle. Surnommé El Monstro (le Monstre), il compte un titre de champion du Monde IBO en super welters, décroché le 31 mai 2025 face à Shervantaigh Koopman,

    Ce gaucher très mobile compte quinze victoires en dix-sept combats. Sur ses quinze succès, le dernier face à Luis Enrique Moralès aux points le 31 janvier dernier, dix l’ont été par KO. Le 11 octobre 2025, il s’est attaqué au titre vacant en WBA. Mais il a été battu, sur KO, par Jaron Ennis.

  • [Boxe] Du bleu-blanc-rouge et de l’or pour l’Istréenne Shana Fernandez

    [Boxe] Du bleu-blanc-rouge et de l’or pour l’Istréenne Shana Fernandez

    Jimmy et James Colas se souviendront longtemps du dimanche 12 avril.

    À l’occasion d’un déplacement à Strasbourg, où se déroulait la finale des championnats de France amateur élite de la catégorie WBC, leurs protégés ont réussi un beau tir groupé. Avec le plus beau des trophées récolté par Shana Fernandez.

    « Shana a brillamment remporté son tournoi. Elle n’a laissé aucun répit à son adversaire en imposant son rythme dès les premières secondes de son combat », souligne Jimmy Colas. Résultat, elle termine sur la plus haute marche du podium, et ramène la ceinture à Istres. « Elle confirme tout son talent et a montré une fois encore sa détermination », poursuit son manager.

    Deux de ses coéquipiers ont réussi à se hisser dans le dernier carré. Yann a malheureusement craqué en finale. « C’est une grande frustration, car il avait le potentiel pour aller chercher la ceinture », regrette Jimmy Colas.

    L’Istréen avait déjà croisé les gants avec son adversaire du jour, qu’il avait dominé. Ce dernier a pris sa revanche. « C’est dur pour lui, mais cette défaite va lui servir pour la suite de sa carrière. Elle lui permet d’emmagasiner de l’expérience », se console le manger istréen.

    Pour lui, cette finale des championnats amateurs WBC à Strasbourg est largement positive. Son club avait qualifié trois boxeurs, tous reviennent à la maison avec une récompense. La ceinture pour Shana Fernandez, la deuxième et la troisième place du podium pour ses deux coéquipiers. Le travail de James Colas a payé.

  • Boxe : Sindy Saïd salue « la symbiose » qui lui a permis d’être championne de France

    Boxe : Sindy Saïd salue « la symbiose » qui lui a permis d’être championne de France

    Sindy Saïd se souviendra toute sa vie de son voyage à La Rochelle.

    « Je savoure cette victoire. Et, avec un peu de recul, je sentais que cette année était la bonne pour aller chercher la ceinture » confie la Marseillaise. Dans la salle Gaston Neveur, où avaient lieu les finales des championnats de France, Sindy Saïd avait soif de revanche. « C’était la troisième fois que j’étais en finale. Et je voulais montrer que mon échec en demi-finale l’an dernier, était une injustice. »

    Face à son adversaire, elle a donc déroulé sa boxe. Mis en pratique le travail en amont avec ses entraîneurs. « Nous étions en symbiose, mes entraîneurs Wissem Chahbi, Farid Ahamada et moi. Et la conquête de la ceinture, c’est le fruit du travail d’une équipe. »

    Pour Sindy Saïd, revenir de La Rochelle avec le titre de championne de France, c’est aussi « un moment charnière. Je termine mon parcours en amateur avec une ceinture. C’est un bon tremplin pour débuter chez les pro », reconnaît-elle.

    La Marseillaise remercie le Boxing club, qui lui a permis de franchir un palier important. « J’ai pu me préparer dans des conditions optimales », insiste-t-elle. Quant à savoir quels sont ses prochains objectifs ? « Je dois encore prouver que j’ai le potentiel pour continuer en pro, où les exigences sont plus contraignantes, les entraînements plus durs. Je veux faire mes preuves et attirer l’attention sur la boxe marseillaise, qui est un vivier de champions et replacer Marseille sur la carte de France de la boxe. » Sindy Saïd qui a coché la date du gala du Boxing club pour effectuer ses grands débuts en professionnels.