Tag: Bourse du travail

  • Un air d’Angoulême à La Seyne-sur-Mer

    Un air d’Angoulême à La Seyne-sur-Mer

    Référence du genre en France, le festival de la bande dessinée d’Angoulême revendique quelques petits frères. Parmi eux, « Bulles en Seyne », qui fête sa 15e édition ces samedi et dimanche, pour la seconde année consécutive à la Bourse du Travail de La Seyne-sur-Mer, après s’être tenu pendant des années au Parc de la Naval. L’événement, porté par l’association Au Tour de la BD, organise par ailleurs chaque année le Prix des jeunes lecteurs, en lien avec les élèves des différentes écoles de La Seyne. Ceux-ci doivent élire un lauréat parmi une sélection de cinq auteurs, à qui le prix sera remis samedi matin, à 11h30.

    D’autres prix, comme celui du meilleur scénariste, seront remis par la même occasion. L’année dernière, c’est Jean-Luc Garrera qui l’avait emporté. C’est lui qui présidera le festival, avec une vingtaine d’artistes internationaux présents. Pierre Tranchand (plus connu sous le pseudonyme Pica), auteur de la célèbre série Les Profs, dont le 28e tome, intitulé Carnet de potes, sortira le 28 octobre, sera également de la partie avec Frank Margerin, auteur de la série Lucien, le traducteur de mangas Frédéric Antoine, ou encore les auteurs italiens Giovanni Rigano et Barbara Canepa. Enfin, Théa Rozjman fera également honneur de sa présence, avec l’association Maefe, qui travaille dans les quartiers de La Seyne-sur-Mer, et a réalisé une BD intitulée Elles en partenariat avec le Labo des Histoires. Cinq habitants des quartiers y racontent leurs expériences de vie, dans une œuvre dirigée par les conseils de l’autrice. Ils seront présents sur les deux jours et pourront dédicacer cet ouvrage en cours d’édition.

    Les visiteurs pourront aussi participer à différentes animations : ventes d’objets de collection et de livres, coin lecture, stands de fanzines et auto-éditeurs, ateliers jeux de société autour de la BD avec l’association Les yeux dans les jeux et une exposition sur L’univers de Jung et Marty, deux auteurs qui présenteront leur travail en grand format.

    À noter que chaque livre acheté durant le festival donne droit à un ticket de tombola, avec différents lots à gagner. Ça vaut le coup de soutenir les auteurs et le festival, d’autant plus que celui-ci est totalement gratuit.

    Samedi et dimanche (10h-18h), Bourse du Travail de La Seyne-sur-Mer. Entrée gratuite.

  • La CGT célèbre 130 ans de lutte des travailleurs à Aix

    La CGT célèbre 130 ans de lutte des travailleurs à Aix

    Place a d’abord été faite à l’histoire locale de la CGT, longuement déroulée, avec l’intention de briser l’image « bourgeoise » de la ville, souvent considérée comme une belle endormie. Si la CGT fête ses 130 ans, la Bourse du travail, elle, dressée boulevard Jean-Jaurès depuis 1922, fête ses 129 ans. Pour marquer la date, l’union locale a réuni en salle Voltaire ses militants, les partis dits progressistes, mais aussi Stéphane Sirot, socio-historien, spécialiste de l’histoire du syndicalisme et enseignant à Sciences Po Paris. Le député de la 11e circonscription Marc Pena (PS) et David Tessier (PCF) chef de file récemment désigné pour mener les communistes en vue des municipales, ont répondu présent. « Quand on parle de lutte ouvrière à Aix, on remet en cause beaucoup d’idées reçues, Aix est souvent présentée comme à l’écart du mouvement social, pointe François Canu, secrétaire de l’union locale. Les mouvements ouvriers aixois sont passés par pertes et profits, oui, mais Aix reste une ville de travail. »

    « Persistance » du schéma

    Et encore aujourd’hui, en dépit de la délocalisation des entreprises, pointe en amont de la soirée d’anniversaire François Canu. « Plus qu’un anniversaire, aujourd’hui est un symbole puissant. Aucun droit n’a jamais été octroyé, tous auront été arrachés à la lutte. L’UL permet de faire rayonner la CGT dans ses luttes, que ce soit pour les retraites, le 1er mai, ou plus récemment le 18 septembre à Aix. Je vous assure que le 2 octobre, le nombre de grévistes sera important », promet François Canu. Si l’histoire a permis de poser le contexte de cet anniversaire, le rendez-vous a surtout permis d’ancrer le rôle actuel de la CGT dans un contexte social particulier, marqué par les mobilisations organisées en riposte aux récentes mesures budgétaires annoncées et la fragilité des acquis sociaux, notamment chez les travailleurs. « Il y a une certaine persistance des sujets au travers de l’histoire de la CGT, explique en amont de sa conférence Stéphane Sirot. Je suis toujours frappé de réaliser que les thématiques n’ont pas vraiment bougé. Elles sont mouvantes, jamais actées ou résolues. » Et notamment : le rapport au politique, l’institutionnalisation du syndicat, le débat des retraites… « Il y a l’idée que le syndicalisme doit assumer de faire de la politique. La politique n’est pas entièrement contenue dans la question des rapports aux partis, c’en est un des versants. C’est aussi avoir un projet de société, se prononcer sur les politiques publiques, le rapport que l’on conçoit vis-à-vis des institutions… Raison pour laquelle cela me fait doucement rigoler quand des leaders syndicaux disent ne pas faire de politique. Comme Jourdan fait de la prose, le syndicalisme fait du politique. »

  • La CGT célèbre les 129 ans de la Bourse du travail et plus d’un siècle de luttes

    La CGT célèbre les 129 ans de la Bourse du travail et plus d’un siècle de luttes

    L’union locale CGT d’Aix-en-Provence s’apprête à célébrer un double anniversaire. Vendredi 26 septembre en salle Voltaire (proche de la place des Cardeurs) dès 17h, elle fêtera à la fois les 130 ans de la création de la Confédération générale du travail (CGT) et les 129 ans de la Bourse du travail d’Aix. Pour l’occasion, une soirée est organisée salle Voltaire, rue des Muletiers, avec en point d’orgue une conférence-débat animée par Stéphane Sirot, historien reconnu du syndicalisme et des mouvements sociaux. La rencontre sera suivie d’un moment fraternel à la Bourse du travail. Au-delà de l’aspect commémoratif, la CGT entend ancrer cet anniversaire dans l’actualité sociale. « Cette date coïncide avec un mouvement en construction face aux mesures budgétaires gouvernementales particulièrement brutales pour les travailleurs, tout en épargnant les ultra-riches et le patronat des grandes entreprises », souligne l’union locale. Depuis sa création, la Bourse du travail a servi de lieu de rencontre, d’organisation et de mobilisation pour des générations de salariés. Elle reste aujourd’hui un symbole de continuité et d’ancrage local pour l’union locale CGT. « En célébrant ces deux anniversaires, nous voulons montrer que notre histoire est vivante et qu’elle continue à s’écrire », insiste la CGT. Les « partis progressistes », indique François Canu, secrétaire de l’UL CGT Aix, seront également présents, ainsi que Marc Pena, député PS de la 11e circonscription des Bouches-du-Rhône. La mairie devrait elle aussi recevoir une invitation, selon la CGT.

  • À Marseille, la CGT veut une manifestation massive

    À Marseille, la CGT veut une manifestation massive

    « Faire remonter la colère pour bloquer ces choix budgétaires et en imposer d’autres ». Jessica Jadé, secrétaire de l’Union Départementale CGT des Bouches-du-Rhône, ne laisse aucun doute sur les objectifs de l’organisation pour la mobilisation de ce 10 septembre, la veille, lors d’une conférence de presse à la Bourse du travail de Marseille. « Depuis plusieurs années, les gouvernements utilisent les budgets pour imposer des politiques de casse sociale. Cette année, celui prévu par notre ex-Premier ministre a sûrement été la goutte de trop. Là, la population s’est bien rendu compte de l’injustice sociale qui était prévue », constate la syndicaliste.

    Entourée de représentants et secrétaires généraux de syndicats locaux, l’organisation vient délivrer son plan d’attaque pour ce mercredi. « À la CGT, on a nos modes d’actions, on a la possibilité de bloquer l’économie par la grève. Ce 10 septembre, nous nous dotons de moyens pour converger avec tous les travailleurs mobilisés contre ce budget », développe Jessica Jadé. Elle cite les 211 milliards d’aides annuelles distribués aux entreprises sans contrepartie, à l’heure où le gouvernement Bayrou entendait prendre deux jours fériés aux travailleurs : « C’est ce qu’on refuse collectivement et qu’on a tous intérêt à combattre ». Concrètement, la CGT n’appelle pas aux différents blocages prévus par les collectifs citoyens (voir rendez-vous ci-dessous), mais plaide pour une convergence grâce à la manifestation qui partira des Réformés à 10h, en direction de la préfecture. « Rien ne s’oppose dans l’action collective et l’action syndicale. Les modalités de chacun décuplent le rapport de force, les travailleurs qui rejoindraient les points de blocage ont besoin d’être couverts par un préavis dans leurs entreprises, et c’est ce que la CGT fait », analyse Jessica Jadé, insistant sur l’importance de la grève dans les entreprises.

    La CGT des territoriaux a effectivement posé un préavis du 10 au 30 septembre, permettant la tenue de grèves dans de nombreuses collectivités du territoire.

    « À la CGT Éduc’action, on appelle à faire des assemblées générales dans tous les établissements pour convaincre d’aller à la grève et de participer au mouvement », abonde Magali Hidalgo. Les organisations étudiantes prévoient aussi des blocages dans les établissements scolaires. Robin Matta, pour la CGT des cheminots de Miramas, note que les travailleurs du rail seront aussi dans la bataille. D’où des perturbations au programme au niveau des trains. Mais aussi du côté de la RTM, à Marseille, avec un appel à la grève de la CGT de la régie. Tout un programme.

    « Rien ne s’oppose dans les modes d’actions. Les modalités de chacun décuplent le rapport de force »