Tag: Boules

  • Un ultime adieu à Patricia Jeanjean

    Un ultime adieu à Patricia Jeanjean

    Celle qui fut présidente du Comité départemental de la Fédération Française de Pétanque et Jeu Provençal (FFPJP) était connue pour son grand cœur, comme pour ses qualités de dirigeante. Elle a occupé la fonction pendant près de 20 ans. Des qualités que les nombreuses personnalités présentes n’ont pas manqué de rappeler dans leurs hommages.

    Martine Vassal, très émue au moment de prendre la parole, a souligné l’implication essentielle de Patricia dans le développement de la pétanque au féminin, une cause qui lui tenait tant à cœur. Elle a également évoqué la joie de retrouver Patricia chaque année au Mondial La Marseillaise. La présidente (DVD) de la Métropole et du Département a salué la présence de Patricia lors de la dernière édition du Mondial, malgré la maladie, et cette belle discussion partagée entre elles, qui serait la dernière.

    Patrick Fara, son successeur, a rappelé la vive émotion de tout le monde bouliste en deuil après la perte de celle qui a marqué de son empreinte le comité départemental. L’actuel président a également évoqué, non sans émotion, tout ce que son sport lui doit, ainsi que les discussions animées qui les ont parfois opposés, sans jamais aucune rancune, tant son cœur était empreint de bonté et de bienveillance.

    Sylvain Souvestre, maire des 11-12, rappelait tout ce que Patricia Jeanjean a su apporter à son secteur, à commencer par son club de Saint-Julien pour lequel elle se battait sans jamais rien lâcher, comme dans tous les combats qu’elle a menés, et ils sont nombreux.

    Comble de l’émotion quand Sylvain, son fils, prit la parole pour clôturer les discours pour parler d’une Patricia plus intime. Une maman aimante et si fière que son fils unique ait réussi à devenir professeur. Elle en parlait souvent. Une maman fan de Michael Jackson et de Mylène Farmer. Et d’évoquer ces danses qu’ils aimaient réaliser tous les deux, Sylvain prenant la place de Mimi, mari de Patricia, son ombre, plus habitué aux terrains de pétanque qu’à la valse à deux temps.

    Il a aussi rappelé son goût pour les bons mots, la lecture et la musique classique. Des qualités que peu connaissaient et qui complètent les multiples facettes de cette grande dame.

    À 12h, dans l’intimité, s’est déroulée la crémation à Aubagne, après un discours très émouvant de son frère Frédéric, au cours duquel il a rappelé le lien peu fréquent qui les unissait, ne s’étant retrouvés que très tard dans leur vie. Une exception qui leur a permis de sceller un lien naissant mais très fort.

    En hommage à Patricia Jeanjean, le boulodrome de Saint-Julien portera désormais son nom.

  • Coup de tonnerre dans le monde de la pétanque

    Coup de tonnerre dans le monde de la pétanque

    Nous voilà en plein mercato bouliste. Et oui, le football n’est pas le maître absolu en la matière. La pétanque, depuis quelques années, a son lot de transferts.

    À l’orée de la saison 2026 les mouvements vont bon train. Il y a quelques semaines Cyril Belhomme homme fort de l’Amicale bouliste Bormes annonçait son départ pour Fréjus pétanque au poste de vice-président. Du coup les élèves ont suivi le maître.

    Jean Michel Puccinelli. Nelly Peyré. Thierry Grandet, Laurent Dumont, Jordan Scholl, Frédéric Bauer font le court déplacement à Fréjus. Le champion du monde italien Alessio Cocciolo n’a pas suivi le mouvement. Il a préféré opter pour le club gardois de Barjac. Il évoluera aux côtés de Joe Casale vainqueur du Mondial la Marseillaise en 2019 et Franck Polo. À noter également le départ d’Adrien Delahaye (lauréat du Mondial La Marseillaise à pétanque avec Casale) de Fréjus pour le Case de Nice. Il fera équipe avec Maryon Baudino. Ensemble ils ont été champions d’Europe espoir.

    Côté local, Laurent N’Guyen van a pris la décision de quitter Biver pour signer à La Crau. Un choix judicieux dans un club avec comme chef de file Henri Lacroix.

    La bombe vient du départ de Mickaël Bonetto de Nice pour Bron-Terraillon. Un voyage dans le Rhône où il retrouvera son équipier de l’équipe de France, le champion du monde Christophe Sarrio.

    Ce transfert est pour le moins inattendu. Mais en y regardant de plus près, outre le fait de pouvoir retrouver son partenaire de l’équipe de France, l’Istréen rejoint un club élite où évoluent également Steven Chapeland, Clément Bousquet, Fara N’Diaye.

    D’ailleurs le Rhône reste une place forte de la pétanque en France. Jean François Rakotondrainibe et Yves Rakotoarisoa vainqueur du Mondial la Marseillaise 2025 rejoignent la France en 2026. Ils se sont engagés avec le club de Décines Pétanque. Christian Andriantseheno quitte Bron. Le champion du monde Malgache 1999 a choisi Vaulx-en-Velin.

    Tyson Molinas s’éloigne de Saint-Tropez. Il retourne chez lui à Nîmes où il défendra les couleurs de la Boule Col Nem. Il est rejoint par son père Ben Molinas. Ils évolueront en compagnie d’Antoine « Vigo » Dubois. Une sacrée triplette familiale qui devrait en faire souffrir plus d’un. Philippe Quintais : directeur sportif du collectif France Seniors Féminin.

    Il explique sa nomination

    « Je viens pour apporter mon expérience du haut niveau à Olivier Peirrera le coach que je ne remplace en aucun cas. Je serais à ses côtés lors des prochaines échéances. J’aurais un rôle de superviseur. Les sélections seront décidées en concertation. Aucune porte n’est fermée à aucune athlète. Les conditions sont simples : Être prêt à rivaliser avec les nations qui sont devant nous aujourd’hui…

    Je n’ai pas vocation à rester longtemps à ce poste. J’espère pouvoir aider à la construction d’un groupe et de méthodes de travail qui perdureront bien après mon engagement. »

  • La famille bouliste salue la mémoire de Patricia Jeanjean

    La famille bouliste salue la mémoire de Patricia Jeanjean

    Elle était un visage connu et reconnu dans le monde des boules.

    Dans les Bouches-du-Rhône, où elle a assuré la présidence du comité départemental durant seize ans, après en avoir été la secrétaire générale sous l’ère Roger Damiani, mais aussi au-delà du cercle des pratiquants de la pétanque, pour son dynamisme et sa joie de vivre. Elle était également une figure du Mondial La Marseillaise à pétanque, où son rond restera à jamais inscrit dans le sable des allées du parc Borély.

    « Elle était un maillon essentiel du développement du Mondial. Une femme au cœur énorme », souligne Pierre Guille, président délégué du Mondial La Marseillaise à pétanque. « C’était une amie fidèle, connue pour son franc-parler et son engagement. Une grande dame de la pétanque », note Léo Purguette, président et directeur éditorial de La Marseillaise,

    Une femme de caractère

    L’annonce du décès de Patricia Jeanjean, par son frère Frédéric, a donné lieu à de très nombreuses réactions. Sylvain Souvestre se souvient « de 25 ans de confiance, de projets, de rires et de partage avec une femme au caractère bien trempé. Patricia était de ces personnes que l’on peut croire éternelles. Elle était un pilier, un repère dans le monde de la pétanque », note le maire des 12e et 13e arrondissements de Marseille. Où elle avait son club de cœur, à Saint-Julien.

    Romain Pastor, l’élu des 15-16, retient « sa contribution à la féminisation de la pétanque. Aux côtés de Lucette Coste, présidente de la Ligue, elle en a été une cheville ouvrière ».

    Patricia Jeanjean a également à son actif la création de l’école de pétanque de Marseille. Et elle a permis au Mondial La Marseillaise de prendre une nouvelle dimension, avec la création du Grand prix féminin, dont on a célébré la 24e édition, l’été dernier.

    Chez ceux qui ont travaillé à ses côtés, au Comité des Bouches-du-Rhône, l’émotion est palpable. « Patricia était une femme exceptionnelle », rappelle Fernand Castelli. Celui qui a été son vice-président insiste sur le coup d’accélérateur qu’elle a donné à la structure, dès ses premiers mois de présidence. « C’est elle qui a mis en place la transformation en profondeur de notre structure, en lançant sa modernisation. »

    Il indique également que « Patricia a toujours été à l’écoute des présidents de club, avec lesquels elle avait de très bonnes relations. Elle faisait d’ailleurs l’unanimité ».

    Lorsqu’on lui demande de parler de Patricia Jeanjean, Gérard Poncié joue une métaphore gauloise. « Elle était tombée dans la marmite de la pétanque », évoque le journaliste, aujourd’hui organisateur d’événements boulistes et président de la section Provence de l’Union des journalistes de sport français. « Pour moi qui l’ai toujours côtoyée, aussi bien dans les diverses fonctions, elle était l’incarnation de la pétanque, aux côtés de son époux et de son fils que j’ai vu grandir. » Lui aussi retient « l’énorme travail qu’elle a effectué pour le développement de la pratique féminine de son sport ».

    À son mari, « Mimi », à son fils Sylvain, à son frère Frédéric,
    ainsi qu’à tous ses proches, «
     La Marseillaise » présente ses sincères condoléances.

    La date et le lieu des obsèques
    de Patricia Jeanjean ne sont pas encore connus.

  • [Entretien] Maryan Barthelemy : « Diriger le plus grand événement pétanque au monde, c’est le Graal ! »

    [Entretien] Maryan Barthelemy : « Diriger le plus grand événement pétanque au monde, c’est le Graal ! »

    La Marseillaise : Quel est votre parcours ?

    Maryan Barthelemy : J’ai 53 ans. J’ai un parcours dans l’événementiel depuis 25 ans. J’ai eu la chance d’avoir plusieurs vies dans le sport pétanque. J’ai été joueur. J’ai ensuite basculé dans l’organisation d’événements. J’ai été chef de projet et directeur d’agence chez l’organisateur des Masters de pétanque et du trophée des villes. J’ai aussi été consultant pour de nombreuses chaînes de télévision : TF1, TMC… J’ai ensuite créé ma boîte, MB Events avec laquelle j’organise des événements pétanque notamment tournés vers le monde de l’entreprise.

    Le Mondial La Marseillaise
    à pétanque et vous, c’est une histoire qui ne date pas d’aujourd’hui.

    M.B. : C’est vrai. Cela remonte à 1988. À l’époque nous étions 3 juniors à faire la finale, chose qui ne s’est jamais reproduite même si des jeunes comme Tyson Molinas, Joe Casale ou Adrien Delahaye l’ont gagnée en étant junior.

    Quand on vous a parlé de devenir directeur des événements du groupe La Marseillaise,
    quelle a été votre réaction
     ?

    M.B. : Je n’y ai pas cru. Lorsque Pierre Guille m’a appelé pour m’annoncer son départ je croyais qu’il voulait me parler d’organiser un événement en commun auquel on avait réfléchi ensemble il y a quelque temps. J’ai donc été surpris. J’ai ensuite été reçu par les dirigeants et, c’est un poste incroyable qui ne peut pas se refuser. Déjà, travailler dans sa passion c’est quelque chose de formidable. Essayer de diriger le plus grand événement pétanque au monde, c’est le Graal ! Le challenge est tellement passionnant, tellement intéressant que j’ai maintenant hâte d’entrer sur le terrain ! C’est un événement aux multiples facettes. J’en connais déjà certaines mais j’ai vraiment hâte de travailler avec tous les bénévoles, les commerciaux. C’est une grosse machine, on va se mettre en ordre de marche pour suivre ensemble le même cap. On va se renouveler en respectant toute l’antériorité de cet événement unique avec ce qu’a apporté Michel Montana puis Pierre Guille.

    Le Mondial La Marseillaise à pétanque n’aurait pas lieu sans ses bénévoles. Quels sont vos liens ?

    M.B. : J’espère que tous les bénévoles vont continuer. Je les connais depuis longtemps. Maurice Caumel, Didier Lalanne, Thierry Marque, André Picca, Daniel Simon, Sylviane Bourrelly sont des personnes de grande valeur. On se souvient ensemble de Maurice Vial qui est malheureusement décédé, on sait à quel point on a besoin de tout le monde et on va tout faire pour leur rendre la tâche la plus facile possible. On va notamment essayer que le maximum de parties se déroulent à Marseille intra muros car c’est important pour les participants. Il faut trouver des solutions au regard de la croissance de l’événement.

    Quels sont vos rapports
    avec les instances sportives
    de la pétanque
     ?

    M.B. : J’ai appelé Michel Le Bot, quelques minutes avant cette interview, parce que je me devais d’annoncer la nouvelle au président de la Fédération française et dès que nous aurons fini j’adresserai un mail à Gérard Schneider, président luxembourgeois de la Fédération internationale avec lequel j’entretiens aussi d’excellentes relations. Il y a quelques semaines, j’ai rencontré le délégué Romain Barré sur un événement. On a parlé des heures et des heures du Mondial La Marseillaise à pétanque alors que je ne savais pas encore que j’allais occuper une responsabilité importante dans l’organisation de cet événement. Je ne considère pas que j’arrive en terrain conquis pour autant. Il y a beaucoup d’innovation à entreprendre. On doit se développer avec des partenaires privés car les collectivités sont en difficulté sur les moyens dont elles disposent. Nous allons tenter d’apporter des nouveautés pour trouver des nouvelles ressources qui sont essentielles.

    Vous êtes d’abord connu dans
    le monde de la pétanque, mais
    les événements de La
     Marseillaise c’est bien plus large que cela.
    Ça aussi c’est un défi
     ?

    M.B. : Oui il y a quatre grands événements. Le Mondial bien sûr mais aussi le Grand prix cycliste de Marseille La Marseillaise dont Marc Poggiale a pris la présidence. Il aura lieu le 1er février et il est en grande partie lancé. Je serai donc plutôt en observation. Ensuite nous tiendrons La Marseillaise breaking cup au printemps et bien sûr, il y a la Tournée d’été La Marseillaise. J’ai tout aussi hâte de l’organiser. J’ai toujours été un homme de tournée, les Masters de pétanque en étaient une. Tous les événements se montent de la même manière, c’est un puzzle où il faut trouver les meilleurs prix, les meilleurs prestataires. Les soirées de la Tournée d’été seront toujours aussi festives, on est sur une dynamique puisque l’année passée il y avait une quinzaine de dates.

    À nos lecteurs

    C’est à vous, chères lectrices et chers lecteurs, aux côtés des bénévoles et salariés de La Marseillaise, que nous avons souhaité réserver la primeur de l’annonce du renouvellement du pôle événementiel du groupe La Marseillaise. La croissance de nos événements et le départ de Pierre Guille vers de nouveaux horizons professionnels nécessitent une réorganisation pour accompagner notre développement. C’est dans cet esprit de conquête que Maryan Barthelemy, spécialiste de la pétanque et professionnel de l’événementiel, est nommé directeur des événements du groupe La Marseillaise. Rafaël Jacquelain, directeur commercial marchés privés, est chargé du sponsoring. Marc Poggiale, président du conseil de surveillance, est élu président de l’association ESCS, organisatrice du Grand prix cycliste de Marseille La Marseillaise. Jean-Luc Corréard, spécialiste du cyclisme, est nommé directeur de course. Le dispositif sera complété par un nouveau président délégué du Mondial La Marseillaise à pétanque dans les prochains jours.

    Léo Purguette,

    président et directeur éditorial du groupe La Marseillaise

    président du Mondial La Marseillaise à pétanque

  • Pétanque : du travail en profondeur lors de l’assemblée générale

    Pétanque : du travail en profondeur lors de l’assemblée générale

    Après le discours d’accueil et de bienvenue du président Patrick Fara, qui allait remercier la direction de La Salle Jennifer, pour la mise à disposition de ce bel écrin, mais aussi les dirigeants et responsables de clubs pour leur présence, Paul Sabatino, le 1er Magistrat de la commune du Rove, s’est adressé à l’assemblée et s’est réjoui que l’instance départementale ait choisi une commune où le sport bouliste avec deux associations est bien implanté. Il était accompagné de son adjoint aux sports David Guevara.

    La séance s’est poursuivie avec Charles-Baptiste Agostini, ce Corse pour l’essentiel – ainsi se définit-il – fonctionnaire d’État, DTN adjoint au sein de la FFPJP, qui va aborder la première partie de cette assemblée avec à l’ordre du jour les problèmes qui résultent de sa mission au sein de l’instance nationale orientée sur le développement et la réglementation.

    Un exposé riche en découvertes pour bon nombre dans l’assistance. Il est évident que l’instance départementale en donnera les échos, car nombreux sont les points qui semblent échapper aux responsables des associations boulistes.

    Après ces exposés s’ensuit un riche débat au cours duquel chacun des intervenants, cherche à peaufiner son savoir.

    En fin de partie, la discussion s’engage sur les suites données au peu de réponses. Soit dit en passant, sur le questionnaire adressé aux clubs sur les sujets de leur préoccupation, il est vrai qu’avec seulement une vingtaine de réponses pour 155 groupes concernés, nous avons un ordre d’idée sur l’attachement et les compétences d’une grande majorité des dirigeants dans l’accomplissement et la fonction de leur tâche. C’est certainement plus facile pour eux de blâmer ou de critiquer sous cape.

    Après une matinée de débats bien instructifs, l’essentiel des participants était convié à un copieux et somptueux cocktail déjeunatoire.

    L’AG devait se poursuivre à 14h. Avec, dans un premier temps, la remise de trophées qu’il soit individuels ou collectifs. Vient ensuite le moment des rapports d’activité et financier énoncés respectivement par Manon Vincensini, et Christiane Calenzo. Deux comptes rendus qui vont recevoir l’approbation de l’assemblée.

    Booster l’effort

    vers les jeunes…

    On aura pu toutefois constater que si sur le plan effectif le comité des BdR est le plus important sur le plan national. S’il y a des effectifs en hausse en seniors, chez les féminines et chez les vétérans, hélas, c’est chez les jeunes que le bât blesse.

    Dans un sport où la pratique semble échapper de plus en plus à la jeunesse, le président Patrick Fara prend son bâton de pèlerin et lance une offensive vers les jeunes. Il veut les initier vers les deux pratiques : pétanque et jeu Provençal.

    Deux postes d’administrateurs sont à pourvoir au sein du comité directeur. Deux candidats sont en liste. Ils vont être élus à l’unanimité et vont rejoindre le pôle jeunes que tient à constituer le président. On aura pu s’apercevoir pourtant quelques instants auparavant – lors de la remise des trophées – qu’il y a chez les jeunes « treizistes » du potentiel. Et pour le président : « Il faut garder ces jeunes talentueux dans les BdR. » Le débat va se poursuivre avec l’aspect financier. Et là encore, les groupes qui n’effectueront pas les démarches qui s’imposent auprès des collectivités locales et départementales, n’auront rien à attendre de l’instance départementale.

    On aura pu le constater, avec la mise en application de nouvelles directives afin de booster l’effort pour le développement du sport bouliste chez les jeunes, le comité directeur autour du président Patrick Fara a du travail en profondeur…

  • Trophées des villes : Marseille sur la touche

    Trophées des villes : Marseille sur la touche

    Patrick Fara, président du Comité 13, était très déçu de cette non-sélection. « C’est la deuxième fois en cinq ans que nous sommes privés de cette compétition. On est plus dans une logique sportive mais dans celle d’un business. J’estime que Marseille a sa place dans ce Trophée, simplement de par son histoire avec la pétanque. » Le président ne dégage pas de colère mais se veut pessimiste sur le futur de la pétanque. « Je pense que les compétitions de clubs sont l’avenir de la pétanque, on y retrouve des valeurs aujourd’hui disparues avec les notions de solidarité et de plaisir. » Voilà qui est dit.

    Dans cette épreuve, on retrouvera bien sûr les grosses écuries comme Fréjus et son armada qui visera un triplé historique. Arlanc, récent vainqueur de la Coupe d’Europe, sera un candidat au titre, même si Philippe Suchaud sera absent des débats. Ajaccio et l’Île Rousse, qui voudront imiter Bastia, lauréat en 2008, ou Le Mans, peuvent également viser haut. À domicile, Nice voudra marquer de son empreinte l’édition 2026. D’autant que deux équipes seront en piste. C’est l’avantage de recevoir. Celle emmenée par Mickaël Bonetto, associé à Mayron Baudino, Ludovic Montoro et Mason Buche, puis la seconde composée de Basil Jackel, Joseph « Riba » Gimenez, Christophe Calissi, Joseph Gimenez.

    Pour la petite histoire, Nice a déjà accueilli le Trophée des villes en 2003 (victoire d’Angers- Christophe et Damien Hureau, Vilfroy et Kerouedan face à Bordeaux – Chagneau, Planton, Grandet et Vallejo). Une autre époque.

    On suivra la pépite de la pétanque française Dawson Herlemann (15 ans) sous les couleurs de Thonon. Il pourra compter sur Jason Giraud (17 ans), avec qui il a remporté le titre de champion de France juniors. Christophe Coletta et Didier Cailloce, deux fois vice-champion de France, complètent l’équipe. Attention à cette jeunesse insouciante.

    La pépite Reda Arramon

    Une autre pépite sera présente sous les couleurs d’Auch dans la cité niçoise. Il s’agit de Reda Arramon, 15 ans, champion de France de tir de précision chez les juniors en 2025. On n’oublie pas La Crau redoutable prétendant avec ses champions de France triplette Henri Lacroix, David Doerr et Laurent Matraglia. Le fiston de Laurent, Lenzo, complétera l’équipe. Gageons que les Matraglia voudront briller pour honorer la mémoire d’un papa et grand-père disparu récemment : le grand Bert Matraglia, figure emblématique du Var et du monde des boules.

    On aura un œil attentif sur Gap-Pelleautier le représentant alpin avec les talentueux Fabien Devezeaud, Mickael Arsac, Fabien Lepart, Nolan Combe. Fabien Devezeaud est le chef de file avec une grosse expérience. Il est également président du club de Pelleautier.

    La table est mise. Place au spectacle qui sera complété par un tir de précision haut de gamme. Il suffit de cocher les prétendants pour s’en apercevoir Bonetto (Nice champion d’Europe), Rocher (Fréjus), Le Boursicaud (Romans-sur-Isère), Lacroix (La Crau), Hajatiana Ratsimbazafy (Deuil-Enghien), Cyril Begon (Arlanc), Maison Durk (Canohes 66).

  • Coupe de France des Clubs de pétanque : Aix et la Boule Modérée qualifiés, Carnoux éliminé

    Coupe de France des Clubs de pétanque : Aix et la Boule Modérée qualifiés, Carnoux éliminé

    La Boule Aixoise a su se sortir du piège d’un redoutable adversaire gardois Nîmes Col Men où évolue le quintuple vainqueur du Mondial La Marseillaise à pétanque Vigo Dubois. La bande à Foyot était dans l’obligation de remporter les deux triplettes pour poursuivre l’aventure. Ce fut chose faite. Qualification dans la douleur pour les hommes du président Bruno Mansio. L’étau se resserre et les choses très sérieuses vont commencer.

    Du côté de Carnoux, le scénario a été défavorable. Il faut dire que les Carnussiens sont tombés sur un adversaire redoutable en état de grâce. Carpentras marche sur l’eau cette année avec beaucoup de résultats positifs. Une ossature de qualité. C’est sans sourciller que les Vauclusiens se sont imposés 21 à 7.

    Enfin, le 9 novembre, les joueurs de la Boule Modérée sont allés chercher leur qualification en terre héraultaise face à Saint-Martin. Avec leur effectif de qualité et expérimenté les Marseillais peuvent viser haut.

    Les effectifs

    Boule Modérée

    Lucette Espinas, Patrice Grégori. Philippe Roux, William Francone, Michel Adam, José Amaya, capitaine Frédéric Marinello.

    Boule Aixoise

    Melissa Vernille, Sébastien Batista, Stéphane Pagni, Sissou Cantarell, Jérémy, David Riviera, Fernandez, Marco Foyot, Dylan Cano, Didier Asselineau, Michel Hatchadourian. Capitaine Bruno Mansio

  • Jeu provençal : Guglielmi et Ré n’ont pas fait le voyage pour rien

    Jeu provençal : Guglielmi et Ré n’ont pas fait le voyage pour rien

    C’est sous la direction du président de la Boule Diplomate, Gérard Tassy au graphique et l’arbitre Frédéric Cafieri, que sera donné le coup d’envoi de cette épreuve qui honore la mémoire d’un personnage qui avec son ami Roger Gouiran a marqué l’actualité bouliste au sein de la boule Diplomate.

    152 joueurs seront dans les ronds à la bombe… Parmi lesquels un beau banc de gros poissons. Si inexorablement au fil des joutes bon nombre vont être pris dans les filets à l’image des Jean-Michel Isaac et Amar Ghaleb Bouchaib ou encore des Michel Propos-Jean-Marc Gillo mais aussi Enzo Paolucci-Marc Cognard et un peu plus tard Kevin Dupuis-Pascal Incandella ou encore Franck Secchi-Pierre Jean Coucourde mais aussi Stéphane Nista-Frédéric Poutier.

    Pour les duos Max Guidicelli- Pierre Guida et Thierry Jean-Jacques -Raymond Garrion c’est sur la route des quarts qu’ils vont prendre la voie de garage.

    Dans le dernier carré, deux équipes ont un statut de « groupée » et peuvent prétendre soulever le trophée. Elles se retrouvent en opposition et sous l’impulsion d’un Guglielmi qui réalise dans l’exercice du tir un pourcentage insolent, le binôme de la Boule des Calanques va s’imposer. Ils vont montrer qu’ils n’ont pas fait le voyage pour rien. Euphoriques, ils vont ensuite faire cavalier seul, face à leurs adversaires pour une finale à sens unique.

    Au cours de la remise des prix, en présence de Solange et Paulette les sœurs de « Fonfon », les lauréats se verront remettre deux superbes tableaux, œuvres de Jeanine Gouiran et un magnifique trophée, lequel après avoir vu survoler les avions, a pris la direction des calanques, où il pourra voir passer les bateaux pendant un an au moins. Le temps qu’il soit remis en jeu en 2026.

    Résultats

    Demi-finales : Nadir Mouka – Loïc Ceyte battent Stéphane Lombardo – Cyril Serein 13 à 1

    Alain Ré – Gérald Guglielmi ( B. des Calanques) battent Ridha Chaker – Alain Boccamfuso (Diplomate St Victoret) 13 à 2

    Finale : Alain Ré – Gérald Guglielmi battent Nadir Mouka – Loïc Ceyte
    13 à 0

  • Jeu provençal : Mathys Calderon et Maxime Cournac, champions départementaux

    Jeu provençal : Mathys Calderon et Maxime Cournac, champions départementaux

    Ils sont une vingtaine de jeunes à avoir pris part à cette deuxième édition, après celle de l’an dernier à Istres Rassuen, d’un championnat qui en est toujours au stade de l’innovation. Une expérimentation, fer de lance du président Patrick Fara qui entend développer la pratique du Jeu Provençal chez les jeunes, à l’image de la Tournée des Pépites, des stages avec les joueurs de l’équipe de France, des concours au cours desquels des jeunes jouent avec des adultes. Car il est évident qu’un état des lieux voit pour l’heure se profiler une mort lente de cette pratique, si cette jeunesse n’entre pas dans les ronds.

    Il est grand temps, que dans les écoles de boules, dans les groupes aussi, on prenne conscience de cet état de fait, et que l’on apporte un peu plus d’attention au développement du Jeu Provençal, que celui du tiroir-caisse…

    En attendant, sous la direction de la déléguée Yasmina Manessour et l’arbitrage de Frédéric Cafieri, les acteurs présents ont permis de vivre une belle journée, avec des parties intenses et riches en qualité technique. Les binômes vont en découdre dans des oppositions estampillées des sceaux conjugués de la sportivité, du respect et de la convivialité.

    Mettons en avant, l’accueil et la parfaite organisation, du groupe de la Boule Dorée.

    Le Palmarès 2025

    Champions départementaux :
    M. Calderon & M.Cournac

    Vice-Champions : Ilenzo Gugliotta & Clément Maresca

    Demi-finalistes à la 3e place : Nolan Rambier & Adriano Baez

    Demi-finalistes à la 4e place : Téo Matsos & Enzo Rollin

    Mathis Lucas – Aaron Kerisit – Enzo Nioulon – Zelye Zaragoza – Julien Bourrez – Jean Nichan

  • Pétanque féminine : la 2e édition pour Crespo, Kaddour et Del Socorro

    Pétanque féminine : la 2e édition pour Crespo, Kaddour et Del Socorro

    Avec à l’encaissement Stéphane Marco, au graphique Jauffrey Capasso, au micro le président du Comité Patrick Fara, tout est en place quand l’arbitre Christian Rutigliano d’un coup de sifflet strident ouvre les hostilités.

    Sur des aires de jeux parfaitement entretenues par Dédé Clément, les 150 boulistes abordent la compétition par la phase poules. En fin de matinée et même un peu au-delà après quelques combats de coqs, les 26 équipes qui étaient parvenues à prendre la clé des champs, abordent la partie dite après les poules.

    Si jusqu’alors, il ne semblait pas y avoir eu trop de casse chez les équipes au fort potentiel, il va y en avoir quelques-unes qui ne vont pas pouvoir franchir la chicane. À l’image de celles conduites par Stéphanie Arnaud et Madeïs Gleyze, Manon Mahé ou encore Ghislaine Faralli et Adeline Menard. Il est vrai que face à elles, se dressent respectivement les Lydie Laval, Dolores Vercellotti, Manon Debard, Cathy Brondino et Laura Vierjon. Résultats de quelques parties haut de gamme tout de même…

    Ce festival de parties à sensation va se poursuivre avec le cadrage. Au terme duquel on voit la championne Espagnole Aurélie Blasquez Ruiz et ses partenaires s’incliner face aux locales emmenées par Axelle Bernard. Un peu plus tard, ce sont les Monégasques, Laura Vierjon et Christelle Silve qui seront rejointes cette année par Christel Paille qui tombent face à la deuxième force locale conduite par Vercellotti. Passant dans une zone d’ombre, les « Vertes » Yasmina Manessour, Isabelle Rivière et Marine Rocchietta vont s’incliner lourdement et sèchement.

    On aborde ensuite l’emballage final, à ce stade des quarts de finale, partie marathon entre Axelle Bernard et Yasmina Crespo. Après un revirement de situation, cette dernière s’invite dans le dernier carré. D’où elle va se propulser en finale en dominant Isabelle Mercier. Quant à Cécile Trujas et ses partenaires Agnès Stagliano et Sophie Rinck, elles vont s’incliner sur la route des quarts sans avoir démérité, face à Vercellotti, sociétaire du Cercle St-Barnabé qui dans le dernier carré, prend le meilleur sur Lydie Lavaly.

    La finale va être longtemps indécise, voir l’évolution des côtes au cours des 12 mènes ci-dessous. Si les locales semblaient s’être mises, à mi-parcours, en position favorable, elles allaient connaître un sérieux passage à vide, ce dont vont profiter Crespo, Kaddour et Del Soccoro pour remporter, au cœur de la nuit, cette 2e édition du challenge des Dames.

    Résultats

    Quarts de finale

    1) Lavaly bat Debard – Julli – Salas ;
    2) Mercier bat Brondino – Kfourn – Schiltz ; 3) Vercellotti bat Trujas – Rinck – Stagliano ; 4) Crespo bat Bernard – Fournier – Fara

    Demi-Finales

    1) Vercellotti bat Lydie Lavaly – Mégane Cacciatore – Cassandra Dumas ; 2) Crespo bat Isabelle Mercier – Marina Fiumara – Sakhoeun Chin

    Finale

    Yasmina Crespo – Halima Kaddour – Emilienne Del Soccoro battent Dolores Vercellotti – Séverine Roche – Claire Gaudilliere 13 à 11