Tag: Bouches-du-Rhône

  • L’OM fait mettre genou à terre au PSG

    L’OM fait mettre genou à terre au PSG

    Quel OM allait-on voir face au PSG, dans un Classique visiblement plus équilibré que par le passé ?

    Celui qui a récité ses gammes, en match amical face à Aston Villa et dont Roberto De Zerbi ne cesse de rappeler que c’est cet OM-là qu’il aimerait voir plus souvent ? Celui qui a vaillamment résisté au Real, mardi, en ouverture de la Ligue des champions ? Ou celui qui doute encore de ses capacités ?

    Pour retrouver le collectif presque irrésistible qui avait dominé les Anglais en match de préparation, il faudra patienter encore un peu. Le temps que les recrues de la dernière heure aient définitivement trouvé leurs marques dans le groupe. Néanmoins, face au champion d’Europe et de France en titre, le collectif marseillais a montré qu’il était sur la bonne voie.

    En ouvrant le score, après quatre minutes et trois secondes, Nayef Aguerd a non seulement montré le chemin à son OM, mais marqué le but le plus rapide face au PSG depuis 45 ans. Des Parisiens qui ont eu du mal à se remettre du coup, et auraient même pu être mis KO à la demi-heure de jeu. Mais ce qui aurait dû être à la fois le second but olympien et de Benjamin Pavard était annulé pour hors-jeu.

    Même si les Parisiens avaient le plus souvent la maîtrise du ballon, ce sont bien les Phocéens qui avaient le match en mains. En bloquant l’approche du but de Geronimo Rulli. Et en se montrant dangereux sur chaque coup d’accélérateur. Le gardien marseillais, lui, étant rassurant sur les quelques tentatives adverses. Notamment cette frappe d’Achraf Hakimi qu’il déviait en corner, à l’heure de jeu.

    Grâce à Nayef Aguerd, l’OM avait mis un terme à une série de six matches de championnat sans but. Le Marocain effaçant ainsi Florian Thauvin des tablettes. Il restait aux Olympiens de Roberto De Zerbi à en effacer une autre. Celle de la bande à Didier Deschamps, qui s’était offert la dernière victoire au Vélodrome, en championnat, le 27 novembre 2011.

    Tandis que Luis Enrique cherchait des solutions pour aider son équipe à forcer le bloc marseillais, l’OM faisait de la résistance. Menant sa barque contre vents et marées. Avec toujours un coup d’accélérateur pour faire frissonner de plaisir le Vélodrome.

    Un Vélodrome qui se levait comme un seul homme pour réclamer un penalty, sur une poussette dans le dos de Pierre-Emerick Aubameyang par Illia Zabarnyi. Jérôme Brisard signalait un hors-jeu de l’attaquant provençal (85). Le Gabonais aura la balle du 2 – 0 dans le temps additionnel, mais perdra son duel avec Lucas Chevalier.

    Mais l’OM ne devait pas lâcher. Dans un Vélodrome en furie, les dernières secondes ne changeaient rien à la donne. Le PSG a mis genou à terre.

    Le but le plus rapide inscrit face au PSG depuis 45 ans

  • Les Spartiates face au défi Cergy

    Les Spartiates face au défi Cergy

    Les Spartiates retrouvent leur glace après deux déplacements. Marseille accueille, ce mardi (20h30), Cergy-Pontoise pour le compte de la 4e journée de Ligue Magnus. Un adversaire qui compte actuellement le même nombre de points que les Provençaux. Les joueurs de Luc Tardif ont bien géré leur début de saison avec deux succès contre Anglet et Gap avant un revers à Rouen, mastodonte du championnat. « On a bien commencé la première semaine avec ces deux victoires. On a mis en place des choses durant la présaison et ça commence à être appliqué en match », rapporte le défenseur Enzo Catangallo.

    À Rouen, le début de match s’est « très mal passé » avant un sursaut, insuffisant pour l’emporter face aux Dragons (1-4). Comme souvent en hockey sur glace, les effectifs sont bouleversés d’une année sur l’autre. Une donnée qui rend l’analyse adverse plus complexe, surtout sur un début de saison. « Nous savons que Cergy a changé une bonne partie de leur équipe. Elle est rajeunie et va vite sur la glace », explique Enzo Catangallo. Mais les Marseillais préfèrent se concentrer sur eux, avant de penser à leurs opposants. « Nous restons plutôt focus sur nous, sur la façon dont on veut gérer le match. Peu importe l’adversaire, on essaie de jouer notre jeu. » Face à une formation prolifique (16 buts marqués en 3 matches), les Spartiates auront fort à faire, devant leur public.

    4e journée de Ligue Magnus

    À 20h30 au Pomge

    Marseille : Kasik – Petersson, Lindgren, Ruusu, Catangallo, Coulaud, Bourgeois – Dufek, Thompson, Lavoie, Colotti, Stromberg, Joubert, Dair, Myllymaa, Welsh

    Cergy : Richard, Ylönen – Coulombe, Melin, Palocsik, Müller, Shalei – Petit, Gustafsson, Perrenoud, Philip, Lee, Stella

  • Timothy Weah s’est métamorphosé depuis le déplacement au Real Madrid

    Timothy Weah s’est métamorphosé depuis le déplacement au Real Madrid

    Commencer son aventure à l’Olympique de Marseille, club où la pression médiatique et sportive est à son paroxysme, n’est jamais chose aisée. Timothy Weah en a fait l’expérience lors de ses débuts sous le maillot phocéen.

    Ses trois premières prestations avaient notamment mis en lumière un garçon en « manque de repères », « rarement dans le bon tempo » et jusqu’à même « absolument inoffensif » selon nos confrères. Mais depuis le déplacement à Madrid (2-1), mardi dernier à l’occasion de la première journée de Ligue des champions, où il a inscrit le seul but marseillais de la partie, l’international américain s’est mis au diapason et fait taire ses détracteurs. Face aux Parisiens, le fils de « Mister George » a joué à merveille son rôle de piston droit, poste auquel il n’a pas évolué lors de la réception du Paris FC (5-2), sa plus mauvaise performance sous les couleurs phocéennes.

    Gonflé à bloc

    Il a su à la fois créer le danger offensivement dans son couloir, tout en assurant une excellente couverture défensive sur ses vis-à-vis. Selon les situations de jeu, Weah était en charge de Nuno Mendes ou Khvicha Kvaratskhelia, deux joueurs cadres du groupe parisien en l’absence de Désiré Doué, Ousmane Dembélé, João Neves et Bradley Barcola. Il faut dire que le joueur formé dans la Capitale était très motivé à l’idée d’affronter son ancien club. « Ma confiance est très haute après le Real. J’espère pouvoir faire un gros match pour l’équipe », a-t-il lancé au micro de Ligue 1+ avant le coup d’envoi. Le piston marseillais était tellement excité qu’il s’est laissé aller à quelques excès de confiance, qui lui ont valu un carton jaune en début de deuxième période. Sans doute son seul point négatif du match.

  • Alexis Sanchez en finale mondiale

    Alexis Sanchez en finale mondiale

    Premier objectif rempli pour Alexis Sanchez, à Shanghaï. Le para-rameur français s’est qualifié pour la finale des championnats du monde, en individuel. Le sociétaire du Marseille AAS a réussi à se classer 3e de la seconde série, ce qui lui a permis d’arracher son ticket au temps. Comme souvent, il est parti fort, restant proche de l’Anglais Ben Pritchard, finalement vainqueur de la course. Repris à mi-parcours par l’Italien Giacomo Perini, le Tricolore de 27 ans a résisté, dans le dernier kilomètre, au retour de l’Allemand Marcus Klemp. Moins de deux secondes entre les deux hommes et une qualification pour Alexis Sanchez, qui rejoint cette finale à six. Justement, il sera placé dans la ligne d’eau numéro 6 pour cette chasse à la médaille prévue vendredi à 8h20, heure française.

    Une autre chance en deux de couple

    Le rameur, amputé des deux jambes suite à un accident de moto, fait partie du gotha mondial dans sa discipline. Il a terminé 5e aux JO de Paris, une breloque dorée déjà remportée par le Britannique Pritchard. 4e aux championnats d’Europe de Plovdiv (Bulgarie), Alexis Sanchez est monté sur le podium lors de la Coupe du monde de Lucerne, à la fin du mois de juin (2e). Par rapport à sa série, le Marseillais aura vingt secondes à gratter pour espérer un podium mondial. Dans les temps de l’Ukrainien Roman Polianskyi sur le premier 1000m, c’est ensuite qu’il a faibli. Dans la nuit de mardi à mercredi, Alexis Sanchez sera aligné en deux de couple avec Perle Bouge. Une autre chance de médaille pour le duo français.

  • OM : le stage à Rome annulé

    OM : le stage à Rome annulé

    C’est par un communiqué publié sur le site Internet du club que l’OM a annoncé la nouvelle. «Alors qu’une délégation marseillaise devait se rendre à Rome, dans un premier temps, ce matin pour un stage mêlant entraînements, ateliers en groupe et moments de vie, le report du match OM – PSG contraint l’Olympique de Marseille à finalement annuler ce déplacement », est-il indiqué.

    Avant de préciser que «le groupe devait s’envoler, dans un second temps, dès ce soir après la 5e journée de Ligue 1 mais avec des conditions météorologiques encore instables et aucune garantie de pouvoir voyager à la suite de la rencontre, il a été décidé d’annuler définitivement ce stage ».

  • Rassemblés devant le tribunal jeudi pour « La Marseillaise »

    Rassemblés devant le tribunal jeudi pour « La Marseillaise »

    Dans une plainte dont s’est saisie une magistrate, Alexandre Allegret-Pilot, député d’extrême droite du Gard, accuse notre journal de diffamation. En cause : deux articles, l’un sur ses tweets tellement outranciers que son compte avait été désactivé par la plateforme X et l’autre sur la validation lorsqu’il était haut fonctionnaire à Bercy d’une aide publique à une entreprise privée pas encore créée.

    Ce jeudi, Léo Purguette, directeur de publication et Tristan Arnaud, rédacteur, se rendront donc au tribunal pour se défendre.

    En soutien, notre journal, les Amis de La Marseillaise et le syndicat CGT des personnels de La Marseillaise appellent à se rassembler à 9h30 précises devant le tribunal situé 6 rue Autran (Marseille, 6e).

    Dès la notification de la plainte de nombreux soutiens individuels et collectifs s’étaient exprimés, notamment de la part d’organisations syndicales et de clubs de la presse de la région.

    Côté lecteurs, une pétition a été lancée à l’occasion du festival Terres de Résistance à Martigues par les Amis de La Marseillaise. Elle est désormais en ligne (lire ci-contre) où elle a recueilli en quelques jours plus de 400 signatures.

    « Nous l’avons également fait signer en nombre en marge de la manifestation du 18 septembre », rapporte Frédéric Boffi, membre de l’association, révolté par la situation.

    Après des menaces de mort contre son président Léo Purguette, le journal est traîné en justice par ceux qui s’inspirent des idées du Rassemblement National (les mêmes que nous avons combattus durant les heures sombres de l’histoire du pays).C’est tout simplement la démocratie qui est attaquée. Le titre La Marseillaise est né pendant l’occupation nazie et a toujours porté le combat pour la paix, la liberté et la démocratie. C’est cela que les fascistes veulent faire tomber. Nous sommes de fervents partisans de la liberté d’expression du pluralisme de la presse pour que la liberté puisse vivre. Nous créons ce comité de soutien et appelons toutes les femmes et tous les hommes épris de justice et de démocratie à manifester leur soutien au journal La Marseillaise et à la liberté de la presse en signant cet appel.

  • À Marseille, l’espoir d’une paix mondiale

    À Marseille, l’espoir d’une paix mondiale

    « C’est dans le crépitement des armes que notre gouvernement, autoritaire et illégitime, prend des décisions coupables, même s’il tente de se racheter en reconnaissant tardivement l’État de Palestine. » Michel Dolot, porte-parole du Mouvement de la paix des Bouches-du-Rhône donne le ton du rassemblement marseillais à l’occasion de la Journée internationale de la paix.

    « Du Congo au Yémen, de la Birmanie au Soudan, de l’Ukraine à la Palestine, des millions d’êtres humains sont massacrés. Rien ne peut justifier de telles atrocités », tonne le pacifiste. Il est entouré par de nombreux militants du mouvement social et d’associations diverses : CGT, FSU, Libre Pensée et organisations politiques. Les élus communistes étaient d’ailleurs présents en nombre : Nathalie Tessier et Jean-Marc Coppola, adjoints PCF au maire de Marseille, ou encore la conseillère municipale Marie-José Cermolacce et l’élue martégale Camille Di Folco. « Solidarité avec le peuple palestinien et sa lutte contre la colonisation et pour un État reconnu internationalement », a plaidé Florian Le Pape pour le PCF. Quand Jessica Jadé, pour l’UD CGT 13, a insisté : « La reconnaissance de l’État palestinien est une étape mais nous devons exiger la fin du génocide, du blocus et de la famine à Gaza. »

    Même raisonnement pour la FSU 13. « La paix ne doit plus être vue comme la “non-guerre“ mais, pour reprendre Bertrand Badie, comme l’art de la coexistence. Ainsi, en Palestine, il n’y aura pas de paix sans la reconnaissance du droit des Palestiniens à construire un État, sans la coexistence des peuples palestinien et israélien », analyse Franck Balliot, co-secrétaire départemental. En bref, une matinée d’échanges et de prises de position résolument en faveur de la paix pour ce rassemblement solidaire.

  • Jour et nuit, la CGT énergie maintient la pression

    Jour et nuit, la CGT énergie maintient la pression

    « On revendique 9% d’augmentation. Le niveau 1 est sous le Smic, c’est pas légal », rappelle Géraldine. Ingénieure nucléaire, la jeune femme ne compte plus ses nuits et ses jours passés à tourner sur le piquet. Si elle est aussi déterminée, c’est que la lutte des travailleurs de l’énergie est incontestablement juste : « La masse salariale ne pèse que 14% dans la facture. Ce qu’on demande ça l’amènerait à 17%. À titre indicatif, dans le privé pour la production de produits finis, la moyenne est de 37%. »

    L’organisation sur le site est parfaitement rodée, dans la joie. Christelle, gazière, s’attelle à la préparation d’un « mille feuilles de lutte ». Elle a prévu de passer la nuit sur un des lits de camp, samedi soir. Pour permettre aux uns de recharger les batteries, d’autres prennent le relais en s’inscrivant sur le planning affiché sur le frigo. Elle est accompagnée de son fils. L’adolescent file la main à deux retraités en débitant des palettes pour alimenter le feu. « Les nuits sont courtes et les jours sont longs », plaisante Charly, cheminote, qui figure aussi au tableau des astreintes nocturnes. L’activité est permanente et chaque nouvel arrivant se trouve une mission. Pour agrémenter le tout, « on met des ateliers en place, toujours autour du thème de la lutte sociale », précise Christelle en désignant des peintures et des poteries.

    Les méthaniers à l’arrêt

    Mais les parties de cartes ou les soirées-concerts n’empêchent pas les discussions de fond. Gérard, retraité de GRDF, fait part de ses inquiétudes : « L’abandon du service public a conduit à des stratégies comptables. à force de tirer sur les ficelles, formations, effectifs, on multiplie le risque d’accident, on court à la catastrophe. Le danger est réel pour les techniciens et pour les usagers. »

    Serge, électricien en poste au Merlan (14e), est arrivé les bras chargés d’un énorme plat de poivrons. Pas plus que les autres, il n’entend lâcher la pression. « Ce qui les fait plier, c’est la baisse de production. » Sans réponse depuis trois semaines, les travailleurs sont passés au cran supérieur. Du Tonkin à Fos, les terminaux méthaniers sont à l’arrêt. De même pour le site de stockage à Manosque. Serge détaille la stratégie : « Les bateaux sont immobilisés. Comme on ne peut pas y conserver le gaz, ils sont obligés de le brûler à la torchère et ça leur coûte des millions par jour. »

    Autour du brasero où les militants font griller des chamallows, Bacri, habitant du 3e au RSA, s’est proposé pour renforcer la permanence de nuit. « C’est normal d’être ici, estime-t-il, parce que quand j’ai payé le loyer et la facture d’électricité, il ne reste plus grand-chose. » Face à ses difficultés financières, son fournisseur « a basculé le compteur en mode restreint depuis un an. Je dois choisir entre la machine à laver ou le chauffage sinon ça disjoncte. » En France, plus de 12 millions de personnes sont déjà en situation de précarité énergétique. Le retour au taux réduit de TVA à 5,5% sur la facture des usagers est une autre revendication forte de la Fédération CGT de l’énergie (FNME). Avec la loi de finances pour 2025, la TVA flambe à 20% depuis le 1er août. Si la pétition en ligne* atteint 100 000 signatures la proposition de loi portée par le groupe communiste devra être soumise au Sénat.

    Sur le piquet, un quiz musical a clôturé la soirée. David remet une bûche dans le feu avant de prendre congé des quatre volontaires qui se glissent dans les duvets. Au petit matin, Martine, retraitée CGT des IEG, débarque avec des viennoiseries à partager, avant de filer sur le rassemblement du Mouvement de la paix. D’autres bras solidaires affluent pour une remise en propreté du piquet… et pour parer aux pluies annoncées.

    * https://petitions.sénat.fr

    « Aujourd’hui, techniciens
    et usagers sont en danger »

  • À la Margeray, deux familles au milieu des travaux

    À la Margeray, deux familles au milieu des travaux

    De sérieuses fissures zèbrent la façade arrière de l’immeuble Lambert-Meï sur toute sa hauteur. Des capteurs y ont été apposés pour en mesurer l’évolution. « Elles sont profondes, ça traverse jusque dans le salon, précise Manuel Rodriguez, locataire d’un des logements les plus impactés, on a alerté il y a plus de trois ans. Il a fallu qu’on signale le problème sur Histologe pour avoir une réaction du bailleur. »

    Des travaux ont démarré le 15 septembre. Mais dans le bloc de huit appartements, deux familles sont encore dans leur logement, en proie aux vibrations, aux poussières, au bruit et à l’angoisse. Devant les engins qui ont commencé à creuser une tranchée en pied d’immeuble, elles ont accroché une banderole « pour être relogées le temps des travaux, conformément à nos demandes », explique Brahim Kherraz.

    « On ne sait pas combien de temps ça va durer… quatre mois, croit savoir un ouvrier. Mais vu comme les murs ont bougé, c’est du lourd », craint Manuel Rodriguez. Le retraité qui souffre d’une santé très fragile, sous respirateur avec difficultés à se déplacer, suite à une rupture d’anévrisme et qui nécessite des soins réguliers, déplore la situation de blocage : « J’ai demandé un logement à proximité pour assurer le suivi médical avec mon médecin traitant et mon infirmière, mais j’ai obtenu trois propositions pour le même logement dans l’immeuble plus bas qui était squatté, une à Saint-André, dans le 15e et une au 5e étage vers la Timone. » Pour la seconde famille, les propositions n’ont pas paru plus acceptables : « On a demandé le 13e ou le 14e. On a eu une proposition aux Oliviers A. Or il n’est pas question que mes enfants soient exposés aux tensions de la cité », regrette également Brahim Kherraz.

    Sur le site, aucun affichage en lien avec le chantier. En soutien aux locataires, Rachida Tir, membre de la CSF, confirme : « Ils ne disposent d’aucune information officielle. Une seule des propositions a fait l’objet d’un recommandé, le reste ce sont des mails. Nous interpellons HMP, mais nous n’obtenons rien en retour. Le sentiment de mépris de leur bailleur à leur égard est réellement justifié. » La militante associative a tenté d’autres voies sans succès. « Je suis remontée jusqu’à l’élue de la mairie de secteur Hayat Atia, qui n’a rien trouvé dans les documents d’urbanisme. »

    Il faut en effet aller piocher dans un extrait du registre des délibérations du bureau de la Métropole Aix-Marseille-Provence pour dénicher un document administratif du 22 février 2024, relatif à cette « opération d’un montant de 1 853 760 euros financée par un emprunt d’un montant total de 1 483 000 euros proposé par la Caisse des dépôts et consignations » qui est destiné « à financer une opération de réhabilitation de 85 logements locatifs sociaux » de la Margeray. Elle porte « sur la rénovation du bâti et la rénovation énergétique. Les travaux prévus sur cette résidence concernent le renforcement des fondations par micropieux, la reprise des fissures, la rénovation de la façade et des appartements ».

    Du côté de l’office public HLM, que nous avons contacté, on précise : « Il n’y a pas d’obligation d’affichage pour ce type de travaux. Des études géotechniques ont montré que l’extrémité du bâtiment s’est affaissée. » La durée totale de l’opération est estimée à « trois mois pour un sol porteur sain et trois mois pour le traitement des façades et des intérieurs ». Quant à la nécessité d’évacuer les locataires sauf deux : « Des propositions ont été faites, dont certaines sur site. Toutes ont été refusées. Nous n’avons pour l’heure rien qui corresponde à leurs desiderata », tranche l’office.

    « Il y a du mépris à l’égard de ces locataires »

  • Joël Yerpez mise sur la proximité pour sa campagne

    Joël Yerpez mise sur la proximité pour sa campagne

    Près d’une centaine de personnes étaient réunies cours Aristide-Briand. « C’est important pour nous d’avoir ce local afin de recevoir les gens, mais aussi se regrouper pour travailler. Cette inauguration est également l’occasion de présenter l’ensemble de la liste aux habitants de La Fare et d’échanger », confie Joël Yerpez.

    Candidat depuis janvier dernier, il s’appuie sur une liste constituée de 29 personnalités issues d’horizons divers : « Il y a des personnes d’expérience, démissionnaires, il y a un an, du conseil municipal, mais aussi de jeunes recrues volontaires. »

    Joël Yerpez ajoute : « On se présente sans étiquette. Il y a des gens plutôt de gauche, d’autres plutôt de droite. Chacun a ses idées. Le but est de rassembler autour d’un projet citoyen, démocratique et de proximité. »

    « Héritage d’Olivier Guirou »

    Le candidat a été le premier adjoint à l’urbanisme d’Olivier Guirou, maire (PS puis divers gauche) de 2008 jusqu’à son décès, en janvier 2024 : « Je me revendique tout à fait de l’héritage d’Olivier Guirou. Une personne qui aimait les gens, attentif à la population et qui adorait le village. Un ami d’enfance. »

    Joël Yerpez s’oppose à Jérôme Marcillac, actuel maire qui a pris la suite d’Olivier Guirou et ex-adjoint au développement durable. Deux autres candidats se sont déclarés dans cette commune de 9 000 habitants : Gérard Cruz et Richard Campanelli. « Nous sommes à l’écoute des habitants », conclut Joël Yerpez.