Tag: Bouches-du-Rhône

  • Des tirs de mortier stoppent un chantier

    Des tirs de mortier stoppent un chantier

    Une entreprise est intervenue, ce vendredi matin, sur une fuite d’eau détectée sur une canalisation de la résidence gérée par 13 Habitat. Les techniciens « ont été violemment pris pour cible par un groupe d’individus. Ces agissements conduisent régulièrement à des dégradations et à des nuisances inacceptables pour nos locataires », explique le bailleur social.

    L’équipe d’intervention a réussi à éviter un départ de feu à proximité d’un véhicule de service. Mais la dangerosité de la situation a conduit au retrait immédiat des techniciens. 13 Habitat, avec le soutien de la préfecture et de la mairie des 11e et 12e arrondissements, a organisé une nouvelle intervention afin de permettre à ses locataires de ne pas être privés d’eau chaude et froide.

    L’eau était rétablie dans la soirée, alors que les policiers continuaient leurs rondes pour sécuriser le site. « Une cellule de crise a été activée pour le maintien de la communication avec les locataires », précise le bailleur.

  • Un autre frère d’Amine Kessaci froidement abattu

    Un autre frère d’Amine Kessaci froidement abattu

    Un jeune homme de 20 ans a été abattu, jeudi à 14h30, de plusieurs balles de calibre 9 mm, au volant d’une Audi blanche. Le véhicule venait de s’immobiliser devant la pharmacie du rond-point Claudie-Darcy, près du siège de 13 Habitat (4e). Alors que le passager était sorti pour se rendre à la pharmacie, un commando à moto a surgi. Le passager arrière a ouvert le feu criblant de balles le conducteur, qui est décédé malgré les efforts de réanimation.

    Jeudi, vers 18h, l’Identité judiciaire procédait toujours aux différents relevés sur la scène de crime. Le maire de Marseille, Benoit Payan, était sur place, se tenant aux côtés de la conseillère départementale Nora Preziosi, proche de la famille de la victime qu’elle réconfortait.

    Le parquet a ouvert une enquête des chefs d’assassinat en bande organisée et d’association de malfaiteurs en vue de commettre un crime et a saisi la Division de la criminalité organisée et spécialisée.

    La jeune victime est le frère de Amine Kessaci, ce militant politique de 22 ans, colistier sur la liste Europe Écologie aux élections européennes 2024, qui a fondé en 2020 l’association Conscience d’aide aux familles victimes du narcotrafic, après l’assassinat d’un premier frère, Brahim, 22 ans, retrouvé carbonisé avec un autre homme le 29 décembre 2020 dans une Audi, sur l’A55 à hauteur des Pennes-Mirabeau, exécution perpétrée sur fond de narcotrafic. L’instruction a conclu, en février 2025, au renvoi de sept personnes devant les assises.

    Amine Kessaci ne se trouvait pas sur place, jeudi soir, aux côtés de ses proches. Le jeune homme venait de publier, le mois dernier, un livre en hommage à son frère tué, Marseille, essuie tes larmes, aux éditions Le Bruit du Monde. Amine Kessaci et sa mère se trouvaient sous protection policière, mais pas son frère, confie l’entourage politique du militant. L’hypothèse d’un assassinat commis pour lui infliger une punition est évoquée. « Ce n’est pas une formule choc, c’est la réalité : la narcocratie s’installe jusque dans nos élections » avait posté, la semaine dernière, le militant sur son compte X.

    Soutien de la classe politique

    L’annonce du drame a provoqué des réactions de soutien à Amine Kessaci dans la classe politique. Du maire Benoît Payan (DVG), qui s’est rendu sur place et a affirmé sur X : « Cette violence insupportable n’a pas et n’aura jamais sa place à Marseille. » « Le narcotrafic est sans pitié. Ne le laissons pas triompher », a renchéri la maire (GRS) du premier secteur Sophie Camard. « Nous exigeons que justice soit rendue », a pour sa part twitté la co-responsable de l’Après 13, Katia Yacoubi. Plus à droite, enfin, c’est Maxime Boudet, responsable com de Renaissance qui a salué « son courage et son engagement pour offrir d’autres voies à nos jeunes ». Sans oublier la secrétaire nationale d’EELV Marine Tondelier qui lancé un « Amine : nous serons là pour toi » à celui qui a porté ses couleurs aux dernières législatives.

  • Hassen Hammou quitte Les Ecologistes

    Hassen Hammou quitte Les Ecologistes

    Alors que 18 mois de prison avec sursis ont été requis contre lui, jeudi, par la procureure, à la barre du tribunal correctionnel de Marseille, Hassen Hammou a annoncé ce vendredi « quitter le parti les Ecologistes ». « Le chef de filat m’a été retiré par le bureau national et on me demande de passer en conseil disciplinaire, je regrette ce non respect de la présomption d’innocence » a justifié à La Marseillaise le jeune homme de 37 ans.

    Hassen Hammou assure être tombé dans traquenard en juin 2024 après être entré en contact, via la plateforme Coco et Snapchat, avec deux personnes qu’il pensait être un homme et une femme majeurs. Sur un parking à Aubagne, l’écologiste s’est retrouvé face à deux jeunes de 16 ans qui lui ont soutiré de l’argent, son porte-cartes… En septembre 2024, le tribunal pour enfants les a condamnés.

    C’est la plainte déposé par la mère de l’un des deux jeunes hommes qui a déclenché l’ouverture du second dossier dans lequel Hassen Hammou est accusé d’avoir formulé des propositions de nature sexuelle à un mineur.

    Jeudi, Sandrine Rousseau, porteuse de la motion qui lui avait permis d’être élu en binôme au bureau national du parti Les Ecologistes, assurait avoir à Hassen Hammou « de démissionner du Bureau politique des Écologistes » comme elle avait déjà réclamé en vain, mi-octobre, de se mettre « en retrait de ses désignations et mandats internes ».

  • Robes noires face aux forces brunes

    Robes noires face aux forces brunes

    Lors de son Assemblée générale du samedi 8 novembre, le Syndicat adoptait une motion générale. Le SAF a dénoncé une régression rapide de l’État de droit : politiques successives qui affaiblissent les droits et banalisent les discriminations et exclusions. Les services publics – dont la justice – se délitent au profit d’une logique de rentabilité et d’« efficacité » qui porte atteinte aux libertés fondamentales, atteignant ainsi toujours les plus vulnérables.

    Il a également dénoncé les attaques répétées contre les magistrat.e.s – campagnes de dénigrement et intimidations – visant à délégitimer le pouvoir judiciaire et a rappelé l’urgence de préserver l’indépendance judiciaire. Sur la scène internationale, le syndicat a appelé à construire un véritable État de droit international : rendre effectives les sanctions en cas de violations. S’agissant de la situation au Proche-Orient, le SAF a réaffirmé la nécessité de mettre fin au génocide à Gaza, rappelé son soutien à la CPI et les rapporteurs de l’ONU, exigé l’exécution des décisions de la CIJ et des mandats d’arrêt internationaux, et préconisé un embargo total sur les armes à destination d’Israël ainsi que des sanctions ciblées.

    Défendre, c’est résister

    Le SAF a réaffirmé la défense de la nécessité services publics effectifs garantissant dignité, égalité réelle et protection sociale (santé, retraite, logement), une aide juridictionnelle ambitieuse, une justice rapide et équitable, une protection réelle des mineur·e·s et des personnes hospitalisées sans consentement, et des conditions de détention respectueuses.

    Le SAF en a conclu que défendre, c’est résister et qu’ainsi, la riposte est nécessaire pour préserver l’État de droit. Sous un tonnerre d’applaudissements et une ovation concluant son discours, la Présidente du Syndicat Judith Krivine a achevé son mandat de deux ans et a laissé la place, ainsi que son Bureau au nouveau Président : Stéphane Maugendre, du Barreau de Seine-Saint-Denis.

    Le nouveau président du SAF aura fort à faire et portera, accompagné de son Bureau, la voix du Syndicat face aux attaques répétées contre l’État de droit et les libertés fondamentales.

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  • Une mosaïque pour la paix face à la Méditerranée

    Une mosaïque pour la paix face à la Méditerranée

    « Ce banc, c’est une invitation à la rencontre, à s’asseoir côte à côte, comme un premier pas vers la paix », sourit Laura Sahin, co-responsable de la section sud de l’association Les Guerrières pour la paix. Sur la corniche Kennedy, à côté de la plage du prophète, une cinquantaine de personnes se sont réunies, ce jeudi, pour inaugurer la mosaïque de l’association. Un banc de la paix qui a d’autant plus de sens qu’il fait face à la Méditerranée, « une mer témoin des conflits qui frappent ses rives, en Israël, en Palestine, en Ukraine, en Syrie, au Liban », insiste la responsable.

    Débuté en octobre, le projet a été porté par l’association Les Guerrières de la paix, fondée en 2022 par Hanna Assouline, qui rassemblent des femmes juives et musulmanes pour promouvoir un discours de paix et la place des femmes dans ces processus. C’est en partenariat avec l’artiste Paola Cervoni, qui réalise les mosaïques de la corniche, et les élèves de l’école de la Seconde chance que ce banc a été réalisé.

    Pendant 2 mois, tous les mardi, élèves et bénévoles de l’association se sont retrouvés pour discuter de la paix et créer ce dessin de pierre, qui représentent une femme qui souffle les colombes de la paix. « ça fait chaud au cœur de voir le résultat », sourit Fadela Omari, guerrière de la paix.

    C’est donc un message d’apaisement et de solidarité que les guerrières de la paix et Ali Abu Awwad ont voulu porté, ce jeudi, jour du 10e anniversaire des attentats de Paris. « Dans un moment de grande fracture, où le racisme, l’antisémitisme et l’islamophobie montent, on a voulu recréer un espace commun et de dialogue », insiste Hanna Assouline, fondatrice de l’association. Un message de paix partagé par le fondateur de l’association palestinienne Taghyeer : « il faut que l’on soit pro-solution, pour que les Israéliens et les Palestiniens puissent vivre libres, dignes et en sécurité. »

    L’inauguration de ce banc a été suivi par la projection du film Résister pour la paix, au musée d’art contemporain de Marseille. Un film co-réalisé par Hanna Assouline, avec Sonia Terrab, sur des hommes et des femmes qui résistent pour la paix en Israël et dans les territoire palestiniens.

    Le pacifisme comme solution

    Militant pacifiste palestinien, Ali Abu Awwad lutte pour une solution à deux états.

    Une des façons d’agir de manière la plus juste pour nous [les Palestiniens], c’est en faisant de la non-violence notre identité, car nous n’avons pas d’état et le monde entier nous critique si l’on résiste militairement. » C’est la conviction d’Ali Abu Awwad, fondateur de l’association palestinienne pacifiste Taghyeer. Né près de Hébron, en Cisjordanie, il y habite toujours « entouré de grillages et de checkpoints où personne ne peut se déplacer librement ou travailler ».

    C’est pour lutter contre cette réalité qu’il crée Taghyeer (changement en arabe), pour promouvoir une solution non-violente à la guerre Israélo-palestinienne. « Je ne veux pas résister à l’occupation, je veux y mettre fin. Pour cela, il faut une action stratégique qui donnera à mon peuple sa liberté. » Il défend donc une solution à deux états, avec une reconnaissance mutuelle et la libre circulation des populations « pour que les deux peuples puissent vivre libres et en sécurité sur cette terre ».

  • Provence Rugby veut enchaîner à Aurillac

    Provence Rugby veut enchaîner à Aurillac

    Provence Rugby a l’occasion de finir ce nouveau bloc de compétition d’une belle manière. Portés par leur victoire à Colomiers, les Aixois se déplacent de nouveau, ce vendredi (19h30), sur la pelouse d’Aurillac. Sauvés lors du match de barrages contre Chambéry la saison dernière, les Auvergnats vivent actuellement une année plus tranquille. Leur dizaine de points d’avance sur la zone de relégation leur donne de l’air et laisse penser qu’ils peuvent viser plus haut que leur 9e place actuelle. A domicile, ils n’ont été battu que par Vannes, leader de la Pro D2. Aurillac reste tout de même sur une lourde défaite sur le terrain de Valence-Romans (22-53), autre formation sensation de cette première partie de championnat.

    Quant aux Provençaux, la confiance est à son paroxysme. Ce succès, vendredi dernier, à Colomiers était un exploit, un coup de maître, comme nous l’avons titré la semaine passée. Cette victoire 12 à 10 dans la région toulousaine a offert aux joueurs de Philippe Saint-André un second succès à l’extérieur cette saison. Grenoble et Colomiers, deux gros de la Pro D2. En 2024-2025, Provence Rugby avait dû attendre le 10 janvier et la 16e journée pour enfin s’imposer hors de ses terres. « Le groupe a sans doute mûri, racontait Joris Cazenave la semaine dernière. Peut-être qu’on se déplaçait avec moins d’envie la saison dernière », ajoutera-t-il par la suite.

    Forte conquête

    et plusieurs absences

    Aix-en-Provence sait très bien que tout n’a pas été parfait à Colomiers, mais que son plan a fonctionné ce jour-ci. L’une des grandes satisfactions a été la mêlée. Un point sur lequel il faudra appuyer une nouvelle fois pour s’imposer en Auvergne. « La conquête nous a fait gagner le match, il faut féliciter les gros [les avants] » rappelait Joris Cazenave. L’indiscipline et les échecs au pied ont également rythmé cette partie en Haute-Garonne. Un mal profond depuis la saison dernière, même si les efforts offensifs sont toujours aussi conséquents.

    Trois absents majeurs sont à signaler avec les suspensions toujours en cours pour Guillaume Piazzoli et Teimana Harrison. Retours prévus à la fin du mois. Quant à Caleb Muntz, il est avec les Fidji pour affronter le XV de France, samedi soir, à Bordeaux. Lui aussi devrait être disponible pour la réception de Carcassonne, dans deux semaines.

  • Musique et poésie soufflent sur la jeunesse à Martigues

    Musique et poésie soufflent sur la jeunesse à Martigues

    « Nuage, dis-moi ton âge. Vas-tu voyager ? Nuage, où sont tes bagages ? As-tu vu le Kilimandjaro ? », fredonne tout en allitérations le chansonnier Pierre Gueyrard dans Ce sont les arbres qui font le vent. à ses côtés, le mime Joël Gonzalia s’escrime à déployer un parapluie rouge au gré des aléas du vent, comme prêt a faire envoler les imaginaires des spectateurs les plus petits, au cours de ce spectacle poético-musical qui prend ses quartiers, samedi 15 novembre, au Théâtre des Salins. De « la Namibie et ses chutes d’eau » où l’on « survole ses champs et forêts, de Chine, du Japon, de Corée », un voyage susceptible d’émerveiller les minots, dès l’âge de 5 ans.

    Déceler la poésie

    Conçu à partir de l’un des derniers recueils en date de Pierre Gueyrard, Ce sont les arbres qui font le vent convoque « poèmes entraînants et émouvants » auxquels se mêlent « avec émerveillement, musique, chansons, théâtre, mime et aquarelles. Parce qu’il est grand temps de raviver les âmes d’enfants de chacun », indique le programme de la scène nationale de Martigues.

    « La poésie, c’est pour chacun et le monde entier », écrit Pierre Gueyrard. « C’est comme l’eau de l’océan, les lacs et les poissons de Méditerranée. La poésie nous sert à grandir mieux. C’est pour ça que tu dois dévorer les vers », conseille-t-il aux enfants. « En poésie, on dit des vers, pas des phrases. Le ver de terre vit caché. Pour voir sa frimousse, il faut le chercher. La poésie vit dans tout ce qui est caché et tout ce qui pousse. Tous les enfants savent la trouver. »

    Samedi à 18h. Entre 8 et 12 euros

  • Les femmes ont de belles voix au chapitre à Arles

    Les femmes ont de belles voix au chapitre à Arles

    Le Cargo de nuit s’apprête à embarquer ses passagers, vendredi 14 et samedi 15 novembre, direction la note bleue. Avec de sûres capitaines à la barre pour donner respectivement le la de ces deux soirées, en la personne de Robyn Bennett, puis Sandra Nkaké.

    Tout droit venue de Pennsylvanie, mais établie en France depuis une vingtaine d’années, Robyn Bennett a su développer son swing à partir des différentes comédies musicales dans lesquelles elle a officié. C’est d’ailleurs à Paris qu’elle fait partie, en 2007, du casting de Cabaret, canon du genre qui a fait florès aux Folies Bergères, mis en scène par le réalisateur hollywoodien Sam Mendes. Un goût pour la lumière et autant de préceptes scéniques qu’elle a fait siens jusqu’à aujourd’hui, poussant sa voix puissamment suave sur des albums amorcés en 2013. Après The wait, The song is you, puis Glow, la voilà de retour avec un triptyque musical intitulé Move, feel, love. Enivré par des cordes grassement funky, un opus dans lequel la soulwoman « affirme sa force d’avancer quoiqu’il arrive », l’importance de « garder le sourire et de partager les bonnes vibrations et l’amour », stipule la production.

    « Célébrer la force des créations féminines »

    Porté par la célébration de ses 30 ans d’existence, la salle de concert du Cargo de nuit, fondée à Arles en 1995 par l’association Andromède, met les petits plats dans les grands pour sa présente saison. C’est ainsi que, le lendemain de la prestation de Robyn Bennett, au tour de Sandra Nkaké de prendre son relais mélodieux.

    Native de Yaoundé, cette soulwoman franco-camerounaise, qui a démarré sa carrière musicale en 2008 avec l’album solo Mansaadi, viendra se produire au sein d’un trio acoustique, aux côtés de Paul Colomb au violoncelle et de Jî Drû à la flûte traversière. Un ensemble qui prend le nom de « Elles » dans le but de « célébrer la force des créations féminines ».

    Couronnée « Voix de l’année » lors des Victoires du jazz en 2024, après son dernier album en date, Scars, dans laquelle sa voix se prêtait à la thématique du déracinement, Sandra Nkaké s’est lancée dans ce projet où elle convoque cette fois la liberté. Une ambition matérialisée par « un hommage aux femmes qu’elle a croisées ou qui l’ont nourrie dans son parcours artistique », précisait le programme de la Philharmonie de Paris, où elle s’est produite à la rentrée 2025. Parmi ces figures féminines inspirantes, « Jeanne Added, avec qui elle a collaboré pour les Protest songs, Kate Bush ou Laura Cahen ».

    Robyn Bennett en concert au Cargo vendredi 14 novembre à 21h30. Et Sandra Nkaké, samedi 15 novembre à 21h30. Places entre 22 et 26 euros. www.cargodenuit.com

  • La foire des santons de retour sur le Vieux-Port

    La foire des santons de retour sur le Vieux-Port

    Depuis 1803, la foire des santons provençaux investit le Vieux-Port. Samedi, la mythique foire aux santons ouvre ses portes pour l’édition 2025, avec 21 santonniers provençaux. « Les visiteurs peuvent avoir l’absolue certitude qu’ils sont fabriqués en Provence », assure Philippe Risch, secrétaire de l’association IGSP. Une association qui organise la création et la gestion pour une indication géographique de cet artisanat traditionnel. « Le but est de protéger les santons provençaux », explique Daniel Coulomb, président de l’association. Les deux hommes espèrent que l’indication géographique sera effective en décembre 2026.

    Un patrimoine culturel que la foire tient, cette année encore, à mettre en avant. Comme l’année passée, les enfants pourront découvrir ce savoir faire tous les mercredis, en faisant leur propre santon d’argile. Les week-end seront animés par des chants et danses provençales.

    Une année difficile tout de même pour la foire, qui a perdu la subvention de la Métropole. « La filière d’argile de la Métropole a été transférée à la ville d’Aubagne, explique Michel Bouvier, président de l’Union des fabricants de santons de Provence. Comme ils organisent une foire concurrente, on a perdu nos subventions », se désole-t-il. Un manque à gagner de 20 000 euros.

  • Laurent Belsola vise un second mandat, porté par un large soutien à Port-de-Bouc

    Laurent Belsola vise un second mandat, porté par un large soutien à Port-de-Bouc

    Les trottoirs de la rue Gabriel-Péri sont monopolisés par les voitures. Une file d’attente se forme à l’entrée de la salle polyvalente de l’hôtel résidence Les Aiguades. À l’intérieur, des chaises supplémentaires, sorties du placard en dernière minute, passent de bras en bras. Il faut pousser les murs pour faire entrer tout le monde, lors de la soirée organisée par le comité de soutien de Laurent Belsola, ce jeudi 13 novembre. Des centaines d’habitants ont répondu présent pour appuyer la candidature du maire (PCF) aux prochaines élections municipales.

    Certains sont même là alors qu’ils ne vivent pas dans la commune, à l’instar du sénateur communiste Jérémy Bacchi ou de Marc Ambelas, à la tête du club de plongée et d’archéologie de Port-de-Bouc. Le Martégal explique : « C’est quelqu’un que j’apprécie personnellement pour son engagement, pour sa droiture. Il a de grandes valeurs. Il ne fait pas de promesse en l’air et tient toujours sa parole. La plupart des responsables politiques cherchent le pouvoir. Ce n’est pas le cas de Laurent. Lui s’engage pour la ville, pour se mettre au service de la population. »

    Terrain, proximité et dialogue

    Depuis le début du mandat engagé en 2020, « plus de 10 000 permanences » ont été tenues par les élus pour répondre aux demandes des habitants et « plus de 50 rencontres ont été menées dans les quartiers », précise Évelyne Santoru-Joly, sa directrice de campagne. Pour le mandat à venir, Laurent Belsola compte bien poursuivre son action en gardant le même cap.

    « Je veux continuer à être le maire du concret, du terrain, de la proximité avec une équipe soudée, affirme-t-il. Celui qu’on croise sur les marchés, dans nos commerces, dans les écoles, dans les quartiers. Celui qu’on peut facilement interpeller, qui écoute, qui débat, qui agit. »

    La méthode restera donc la même : « recenser les besoins, construire un projet collectif et hiérarchiser les priorités du mandat au fil des réunions de travail et des concertations », détaille Évelyne Santoru-Joly. Le tout, en « en informant et en ayant bien connaissance des réalités budgétaires de notre commune, en nous démenant pour obtenir le maximum de financements et en proposant des projets qui soient réalisables ».

    Des nombreux défis

    Laurent Belsola l’affirme : « Les années à venir seront déterminantes », avec des enjeux locaux, mais aussi des challenges à l’échelle du territoire. « Le bassin de Fos est au cœur des transformations industrielles et écologiques à venir, rappelle le maire. Nous devons être vigilants, exigeants, mais aussi force de propositions pour concilier amélioration du cadre de vie, de la mobilité, de l’emploi et de la santé dans cette période d’innovation, parce que la transition ne doit pas se faire contre les travailleurs, mais avec eux et pour eux. »

    Une première victoire, et non des moindres, est l’obtention du financement pour le contournement autoroutier de Martigues et Port-de-Bouc, attendu depuis plus de cinquante ans, qui donnera les moyens de « recoudre notre ville et créer un beau boulevard urbain qui permettra de revoir les modes de circulation en y incluant du vélo et du transport en commun ».

    Laurent Belsola souhaite avant tout continuer à défendre un modèle de collectivité « populaire et solidaire » en investissant dans les services publics ; en poursuivant son engagement pour un logement digne avec des programmes de rénovation urbaine comme ceux menés aux Aigues-Douces, à la Lèque, aux Comtes ou à Bellevue ; en défendant l’hôpital public ; en renforçant la tranquillité publique et en créant du lien social grâce aux subventions accordées au tissu associatif (1,6 million d’euros chaque année).

    Amel Ben Messaoud

    Gérante de la boutique Dar Yumi

    « Laurent Belsola est un maire qui apporte énormément à la ville, qui défend les valeurs populaires. Ça fait du bien parce que la France est faite de mixité et lui lutte pour le mettre ça en avant, pour le vivre-ensemble. C’est un vrai humaniste. »

    Sedat Seven

    Restaurateur

    « Grâce à l’engagement du maire, on a vu des changements, à commencer par le contournement autoroutier qu’on attendait depuis 50 ans. L’équipe municipale est à l’écoute, les élus sur le terrain et animent un vrai dialogue. Cette proximité qu’il a avec les gens est précieuse. »

    Élise Taillaumard

    Présidente du Mouvement de la paix

    « Laurent Belsola est un pacifiste qui nous soutient dans nos actions. Port-de-Bouc est ville de paix grâce à lui, son équipe et à leur engagement. Il y a des structures sportives et culturelles de partout, des city stades, des gymnases, le musée numérique Micro-folie… »