Tag: Bouches-du-Rhône

  • Ces jeunes qui choisissent d’être flics

    Ces jeunes qui choisissent d’être flics

    Ils ont 23, 25 et 28 ans, sont en poste depuis peu à Marseille. Jade, Antoine et Marc* ont bien voulu confier à La Marseillaise leur ressenti sur un métier qu’ils ont tous choisi. Un de leurs points communs : qu’ils soient sur le terrain, au centre d’information et de commandement (CIC) pour gérer les interventions ou enquêteurs à la brigade des mineurs, ils s’estiment au service d’une population et des victimes, avec lesquelles ils aiment être en contact. « Cela fait un an pile poil que je suis sortie de l’école, j’ai toujours été attirée par l’uniforme, l’ordre », raconte Jade, mais « j’ai aussi ce sentiment d’aider ceux qui en ont besoin, d’être utile et de pouvoir réprimander ceux qui abusent des droits qu’on leur accorde ». La jeune femme fait partie de « police secours », ces policiers de terrain qui interviennent lorsque l’on appelle le 17. Elle a fait des études d’architecture mais il lui manquait le travail d’équipe, le contact avec la population.

    La réorientation, une autre similitude dans le parcours de nos trois recrues. « Mal conseillé », Marc, en poste au CIC depuis juillet, a travaillé dans des supermarchés ou salons de coiffure avant de revenir à son ambition première tout comme Antoine, titulaire d’une licence en génie mécanique, qui a pris son poste en septembre dans un groupe de la brigade des mineurs. « Vus nos salaires, on ne fait pas ça pour l’argent, pas pour la reconnaissance non plus », estime ce dernier, qui a « le sentiment d’être au service d’une cause, d’un truc qui nous dépasse ». Et les heures de travail s’enchaînent.

    60 heures par semaine

    Jusqu’à « 60 par semaine », assure Jade, où elle voit « plus ses collègues que son conjoint ». Quand Antoine, qui savait à quoi s’attendre, se dit tout de même en charge de 45 dossiers à lui tout seul. Pas facile alors de prioriser. « Une charge mentale », considère-t-il. Idem pour Marc qui gère des centaines d’appels par jour et doit faire preuve de psychologie pour avoir un aperçu de la situation et décider d’envoyer ou pas un équipage. « On est face à des gens qui exagèrent une situation pour qu’on vienne, ou au contraire des victimes qui minimisent », témoigne-t-il.

    Tous se prennent aussi de plein fouet une réalité qu’ils n’avaient parfois pas mesurée. « Naïvement je ne m’attendais pas à autant de misère humaine », constate Jade. À l’inverse, elle a été agréablement surprise par ses premières missions effectuées dans le cadre des JO à Marseille. Antoine, en prise directe avec de jeunes victimes ou auteurs d’abus ou de violences sexuelles, estime « répondre à un vrai mal-être », parfois malgré la volonté de personnes qui « aimeraient oublier ». Il dit aussi la frustration de voir la suite donnée par la justice, « pas à l’échelle de ce qu’on a ressenti » et se confronte à de véritables questions sociétales : « quand ce sont des auteurs mineurs, comment on fait, comment aider ? On voit des choses que nous ne pouvions même pas imaginer ». Quand il discute à l’extérieur, « les gens ne nous croient pas », témoigne Marc.

    « L’esprit de corps » pour Jade, la solidarité au sein du groupe pour Antoine, aident à tenir. « On ne se rend pas assez compte que derrière l’uniforme, on est humain, que l’on aimerait peut-être parfois agir autrement », explique Jade même si « je savais que je ne serai pas forcément d’accord avec ce que j’allais devoir faire ». La loi, les ordres, oui mais… Marc insiste sur la notion de discernement. « Je suis plutôt le genre de policier qui donne sa chance à la personne. » Il s’agit pour lui d’assurer « la tranquillité, faire respecter les règles pour que tout le monde puisse vivre ensemble ». Un engagement qui laisse entrevoir un avenir serein. Marc veut retourner sur la voie publique qu’il a expérimentée en tant que policier adjoint, Jade se voit passer des concours et Antoine entend bien devenir officier de police judiciaire au plus vite, « pour mener l’enquête du début à la fin ». Quand certains démissionnent, il reste confiant : « J’arrive peut-être dans le creux de la vague, mais je me dis qu’on ne pourra que remonter. »

    * A la demande des interessés l’anonymat a été requis.

    REPÈRES

    1 705

    agents sont affectés à la circonscription de police nationale (CPN) de Marseille (villes d’Allauch, Marseille et Plan-de-Cuques) sans compter les plus de 1 730 policiers des unités départementales et interdépartementales, localisées à Marseille, de la direction interdépartementale de la police nationale (DIPN) des Bouches-du-Rhône.

    161

    fonctionnaires ont rejoint Marseille en 2024, 86 arrivées en mutation à la CPN et dans les unités départementales et interdépartementales, et 75 policiers sortis d’écoles affectés à la CPN de Marseille. 19 arrivées étaient prévues en mars à la CPN et 4 dans les unités départementales de la DIPN, 22 arrivées ayant été enregistrées en février à la PJ.

    2 161

    euros nets en début de carrière. C’est ce que touche un gardien de la paix selon le ministère de l’Intérieur. Le salaire d’un officier de police s’élève lui à 2 430 euros, 3 224 euros pour un commissaire. Policiers et gendarmes sont âgés en moyenne de 38,5 ans selon la dernière étude Insee en date de 2021. Parmi les moins de 30 ans, 27% sont des femmes.

  • Par-delà la défiance

    Par-delà la défiance

    Quelque chose s’est brisé entre la police et la population. Difficile de dater précisément la fracture mais elle s’élargit. 20 ans après la mort de Zyed et Bouna à Clichy-sous-Bois, électrocutés dans un poste électrique dans lequel ils étaient entrés afin d’échapper à un contrôle de police, le constat est sans appel.

    2 ans avant le drame, Nicolas Sarkozy alors ministre de l’Intérieur mettait à bas la police de proximité. Devenu président de la République, il supprimera près de 10 000 postes de fonctionnaires de police tout en tenant un discours martial avant de finir lui-même derrière les barreaux cette année.

    Où en est la police aujourd’hui ?

    Ces autres cols-bleus

    Oui dans une société où l’extrême droite atteint 37% d’intentions de vote, le racisme existe dans la police. Oui, les violences policières sont des faits. Oui, elles peuvent entraîner la mort. Dans le Sud de la France, le décès de Zineb Redouane, vieille dame de 80 ans ayant reçu une grenade lacrymogène en plein visage, est là pour le rappeler.

    Pour autant est-ce la réalité de toute la police ? Sans doute pas. Les jeunes recrues interrogées par La Marseillaise témoignent du contraire.

    Et est-ce que « tout le monde déteste » vraiment la police ? Sans doute pas dans les quartiers populaires. Malgré toute la défiance qui s’est installée notamment à cause des contrôles au faciès, c’est là qu’on la réclame pour rétablir la tranquillité publique.

    Délaissés par une certaine gauche comme les habitants des quartiers populaires, les policiers sont pourtant les agents d’un service public essentiel. Comme les autres cols bleus, ils ont besoin de hausse de salaire, d’accès à des logements sociaux, de plus d’effectifs et de respect.

    Bref, c’est tout un lien de confiance et de proximité qu’il y a à reconstruire. À contre-courant de ceux qui veulent en faire les exécutants d’un projet politique antirépublicain.

  • Jeu provençal : nouveau Trophée européen, un pas de trop

    Jeu provençal : nouveau Trophée européen, un pas de trop

    Au moment où disparaissent ou sont mises en sommeil petit à petit toutes les grandes épreuves du Jeu Provençal comme Martigues, (lire ci-dessous), le Provençal bien sûr, le Midi Libre, Saint-Maximin, voilà que la fédération lance, au niveau national, une compétition pour promouvoir ce magnifique jeu. La première édition du Trophée européen du Jeu Provençal aura lieu samedi 8 et dimanche 9 novembre à Lille.

    L’intention est louable certes, mais n’est-ce pas mettre la charrue avant les bœufs. Pourquoi ne pas panser les plaies d’un Jeu Provençal à la dérive.

    Un pari sur l’avenir

    Dans un moment stratégique où les grandes épreuves se meurent, n’est-ce pas le rôle de la FFPJP d’essayer de donner un nouveau souffle à ce sport ancestral (même si ce n’est pas son rôle premier). Déjà dénaturé par de nouvelles lois de jeu, notamment le tir à trois pas dénigré, le Jeu Provençal s’est vu envahir par des tireurs de grosses boules aujourd’hui majoritaires dans le style lors des championnats. Certes, il faut évoluer avec son temps et donner plus de visibilité à une activité où les jeunes ne sont pas légion. La question est la suivante : ce type de manifestation peut-il faire évoluer le Jeu Provençal et le faire avancer d’un pas où reculer de deux ? L’avenir nous le dira.

    À l’heure où nous écrivons ces lignes, aucun programme n’a été dévoilé par la FFJP sur cette manifestation.

    L’objectif du trophée européen est de créer une compétition internationale dédiée au Jeu Provençal, à l’image de la Coupe d’Europe des clubs déjà existante, favoriser la reconnaissance du Jeu Provençal au-delà des frontières françaises, notamment en Espagne, Italie et Suisse où la pétanque est déjà bien implantée et préparer le terrain pour un futur Championnat d’Europe, en structurant les compétitions et les sélections nationales.

    Martigues en voie de disparition

    Le rendez-vous incontournable du début d’année dans la halle de Martigues a pris un deuxième coup dans l’aile et l’on peut affirmer que c’est le coup mortel.

    Après 2025, Martigues ne sera pas au programme en 2026 également. Pétanqueurs et longuistes ne pourront plus aiguiser leurs armes en vue d’une longue saison avec le challenge Pierre-Brocca, (pétanque), le souvenir Christian-Serves (Jeu Provençal). ou encore le National féminin, sans oublier les autres compétitions de la semaine bouliste.

    L’an dernier, les annonces du gouvernement Barnier avaient fait échouer la tenue de la manifestation, selon la municipalité. Cette fois plus de Barnier, plus de foot également avec la chute vertigineuse du FC Martigues, mais les instances municipales n’ont pas élaboré un plan financier pour relancer la machine. C’est un nouveau coup dur pour l’activité bouliste mais également pour toute la ville de Martigues d’un point de vue économique. Après il y avait un dossier administratif à tenir vis-à -vis de la Fédération, notamment la date butoir du 24 octobre pour l’inscription aux nationaux l’année suivante. Ce deuxième rendez-vous consécutif manqué présage un avenir plus qu’incertain voire la disparition définitive de ce rendez-vous incontournable de début de saison.

  • [Vive La Marseillaise] Avec les reporters en herbe du collège Louise-Michel

    [Vive La Marseillaise] Avec les reporters en herbe du collège Louise-Michel

    Du vrai matériel de prise de son pour la radio et des vraies questions de journalistes. C’est ce qui attendait Léo Purguette, président et directeur éditorial de La Marseillaise dans le CDI du collège Louise-Michel à Marseille ce mercredi.

    Les 4e de l’option « médias », supervisés par Christophe Van Veen, journaliste d’Ici Provence, avaient tout de petits reporters. Objectif : créer un podcast pour comprendre la fabrique de l’info et cerner les enjeux du pluralisme de la presse. Il ne reste plus qu’à assurer le montage de l’interview !

  • Secchi, des rêves plein la tête dans et hors des bassins

    Secchi, des rêves plein la tête dans et hors des bassins

    Il ne lui manquait plus qu’une case à cocher dans le giron des plus grandes compétitions. Clément Secchi (25 ans) a été convoqué, la semaine dernière, avec l’équipe de France de natation pour participer aux championnats d’Europe Petit bassin, du 2 au 7 décembre, à Lublin, en Pologne. « Je suis très satisfait de ce début de saison », souligne le pensionnaire du Cercle des nageurs de Marseille.

    Ce dernier a retrouvé un train de vie plus paisible, après l’année « rock n’roll » qu’il a vécue avec les Jeux olympiques à domicile. Même si le rythme est toujours aussi effréné. « Je savais que je devais faire mes meilleurs temps pour me qualifier à ces championnats d’Europe, parce que les standards de la Fédération française étaient très difficiles », ajoute-t-il, conscient que la base nationale est fixée par rapport au troisième temps européen. Secchi s’est surpassé en explosant son record personnel avec un temps de 22’39 sur le 50 m papillon. Le vice-champion de France de la catégorie, qui a conclu les championnats nationaux avec trois médailles d’or (4×50 nage libre, 4×50 4 nages et 200 m papillon) et trois médailles d’argent (100 m nage libre, 50 m et 100 m papillon), a ainsi gagné son ticket pour l’Euro 2025. Sa sixième sélection chez les Bleus. « Je suis encore loin d’avoir l’expérience de Damien Joly », s’amuse l’Aixois, en rappelant que le capitaine tricolore cumule une vingtaine de convocations.

    Avenir planifié

    Mais à 25 ans, le prodige du CNM n’est plus « le minot » du groupe France. Des adolescents comme Sauveur Cristofini (16 ans), l’un des élèves de Philippe Lucas à Martigues Natation, poussent fortement dans son dos. « C’est sûr que ça fait bizarre de voir que les années passent », sourit celui qui n’avait pas le niveau, à 18 ans, pour rejoindre l’Institut national du sport, de l’expertise et de la performance (Insep) ou l’équipe de France junior. « Mais je suis toujours là, prêt à prendre progressivement un rôle plus important », poursuit-il.

    Avant de songer à reprendre le capitanat, Clément Secchi va devoir connaître « des performances encore plus élevées ». Il s’entraîne dans ce but, au quotidien, aux côtés de l’Égyptien Youssef Ramadan, champion NCAA (universités américaines). Les deux nageurs se sont rencontrés aux États-Unis, lorsque l’étudiant provençal a rejoint l’Université du Missouri, un an après ses quatre saisons passées à l’Université McGill, au Canada. « Je suis meilleur que lui en grand bassin, il est meilleur que moi en petit bassin. Je suis un peu plus côté endurance, lui est plus côté sprint. Et surtout, lui est très fort en coulée. Moi, c’est plus sur la nage, donc on se complète très bien », détaille celui qui espère un jour se retrouver en finale des championnats du monde avec son fidèle partenaire d’entraînement.

    La tête sur les épaules, Secchi a conscience qu’il ne vivra pas éternellement dans les bassins. Diplômé d’un Bac+5 en management, il a monté, l’année dernière, une entreprise d’accompagnement des étudiants européens dans leurs démarches auprès d’universités américaines. « On a déjà envoyé plus d’une vingtaine d’athlètes et on a déjà signé une vingtaine d’autres qui vont partir dans les prochaines années », annonce le médaillé de bronze aux JO de Paris 2024. Ce dernier, dont la carrière a décollé depuis son départ pour l’Amérique, espère avec ce projet « changer la vie d’un certain nombre de jeunes français ».

  • Handball : déception pour Plan-de-Cuques

    Handball : déception pour Plan-de-Cuques

    Cette rencontre avait tout du match piège et le HBPC est tombé dedans face à une équipe en place défensivement, menée par un duo de gardiennes percutantes. À égalité à la pause (12-12), les deux formations se sont rendues coup pour coup avant les 15 dernières minutes. Les visiteurs ont pris trois buts d’avance, les locales sont revenues, avant de craquer.

    Une défaite 26-28 malgré la performance XXL de Nele Antonissen, avec 14 buts sur 26. Saint-Amand revient à un point au classement et Plan-de-Cuques tombe à la 4e place suite à la victoire de Nice à Paris. Mercredi prochain, le HBPC se déplace chez l’ogre messin.

  • Gerónimo Rulli, l’ange gardien qui a longtemps tenu le coup

    Gerónimo Rulli, l’ange gardien qui a longtemps tenu le coup

    C’est un geste divin devenu habituel, mais on ne s’en lasse pas. Le portier de l’Olympique de Marseille, Gerónimo Rulli (33 ans), a, comme souvent depuis son arrivée dans la cité phocéenne, lors du mercato d’été 2024, sauvé son équipe en stoppant un penalty exécuté à la quatorzième minute par le milieu de terrain belge Charles de Ketelaere. Ce dernier pensait avoir trompé son vis-à-vis, mais c’est bien « Geró » qui a eu le dernier mot sur ce coup-là. Spécialiste de l’exercice, le gardien argentin possède un sens de l’anticipation spectaculaire, lui permettant de plonger au moment opportun. Le tout, sans trahir sa direction de sauvetage. Un dernier rempart qui porte bien son nom.

    « Je n’ai pas de secrets »

    L’ancien protecteur de l’Ajax et de la Real Sociedad a ainsi arrêté son premier penalty de la saison, lui qui en a encaissé trois (deux fois face à Kylian Mbappé contre le Real Madrid et une fois face à Odsonne Edouard contre le RC Lens). Il est même devenu le premier gardien à stopper un penalty avec l’OM en Ligue des Champions depuis Steve Mandanda contre Arsenal, le 26 novembre 2013. « Il y a des moments où je vais parler à l’attaquant, il y a des moments où je vais directement dans le but. Mais je regarde beaucoup la course, comment ils courent et s’ils me regardent. À partir de là, je prends une décision », confiait-il l’année passée, après avoir stoppé ses deux premiers penalties sous les couleurs olympiennes. Des sauvetages qui lui avaient permis, en septembre 2024, d’être le gardien le plus régulier dans l’exercice en Ligue 1 (57%, 4/7) depuis la saison 2019/2020.

    En sachant que Rulli en avait déjà arrêté deux sur cinq lorsqu’il évoluait à Montpellier. « Je travaille beaucoup dessus. Je passe beaucoup de temps à analyser et je regarde aussi beaucoup de football. Et j’apprends en regardant. Mais je n’ai pas de secrets », poursuivait le natif de La Plata, persuadé que « ce n’est pas que de la chance à 100% ». En tout cas, son talent est un don qui va sûrement sauver l’OM à d’autres occasions au cours de la saison.

  • Premier point en Youth League pour les minots

    Premier point en Youth League pour les minots

    Ce résultat, premier nul de l’OM en Youth League cette saison, ne fait les affaires de personne.

    La première période a été marquée par un manque de rythme et de créativité. Peu d’occasions à se mettre sous la dent pour les quelques centaines de spectateurs du stade Francis-Turcan, à Martigues. Les jeunes olympiens se sont créés plusieurs occasions (10e, 23e) mais, arrivés dans la surface, la panique s’est ressentie alors que leurs adversaires gardaient la tête froide. La défense de « La Dea » a été difficile à contourner.

    La seconde période n’a pas permis de débloquer la situation. L’Atalanta n’a pas créé de jeu et les Marseillais ont longtemps cherché la faille sans la trouver. A 20 minutes du terme, l’OM a placé un ballon devant la cage sans que personne ne pousse la balle derrière la ligne. Le score est resté figé à 0-0 jusqu’au coup de sifflet final. Les Minots ont empoché leur premier point, mais la qualification pour les phases finales s’éloigne.

    RÉSULTATS

    OM 0 (0)

    Atalanta 0 (0)

    4e journée de Youth League

    Stade Francis-Turcan, à Martigues

    OM : Diarra – Bezahaf, Baradji, Pambani, Doubal – Sellami, Issanga – Abdallah, Magaud, Remadnia – Lamare

    Entraîneur : Titou Hasni

    ATALANTA : Anelli – Ramaj, Maffessoli, Isoa – Leandri, Percassi, Mencaraglia, Gerard Ruiz, Gasparello – Baldo, Cakolli

    Entraîneur : Giovanni Bosi

  • Le cirque va entrer en piste dans les Bouches-du-Rhône

    Le cirque va entrer en piste dans les Bouches-du-Rhône

    Début 2025, la Biennale internationale des arts du cirque avait réuni « 108 925 spectateurs, dont plus de 68 000 à Marseille », rappelle d’emblée Raquel Rache de Andrade, codirectrice d’Archaos, compagnie qui fut le symbole du renouveau du cirque contemporain dans les années 1990, avant de devenir un Pôle national du cirque aux manettes de cette manifestation phare réunissant ce qui se fait de mieux au monde en la matière. Fort d’un tel engouement, ses organisateurs remettent le couvert du 15 janvier au 15 février 2026 pour la 6e édition de l’Entre-deux biennale internationale des arts du cirque.

    Si l’entre-deux désigne dans le langage courant une étape intermédiaire, en voilà un plutôt consistant qui se profile avec 25 spectacles au menu, à commencer par Baoum!, création de la compagnie SCoM qui « mélange beatbox et cirque en direction du jeune public. Elle explore le lien entre le mouvement du son et du corps, ainsi que ses limites », indique Martine Gillet, du Forum de Berre, qui accueillera cette forme, tout comme Archaos, pôle national du cirque et lieu de diffusion situé dans le quartier de la Cabucelle, à Marseille.

    Au-delà des limites

    « On met aussi en lumière des étapes de création, comme c’est le cas pour la compagnie Les complémentaires, qui travaille autour de la relation à deux avec le cadre coréen [un porteur, accroché à un cadre et suspendu dans le vide, propulse son partenaire voltigeur, Ndlr] pour son spectacle Catharsis », situe Raquel Rache de Andrade, tandis que Simon Carrara, lui aussi à la direction de l’événement, pointe Des nuits pour voir le jour, dans lequel l’équilibriste Katell Le Brenn « raconte son trajet de femme artiste et ses fêlures, avec un gradin à roulettes qui se déplace autour du décor ». L’artiste italo-brésilienne installée à Marseille, Alice Rende, incarnera quant à elle Fora à la Gare franche, puis au Théâtre de Pertuis, au Sémaphore de Port-de-Bouc et au Théâtre de Fontblanche de Vitrolles. Un solo où cette contorsionniste tente de s’échapper d’une boîte étroite en plexiglass, comme une métaphore de la condition de la femme dont elle brise les carcans.

    Camille Boitel et Sève Bernard livreront pour leur part un duo croisant « cirque, danse et performance », résume Patrick Ranchain, directeur de la scène aixoise du Bois de l’Aune, qui l’accueillera. « Quatre mains, quatre bras deux cerveaux et deux cœurs qui ne font qu’un seul être pour montrer l’effort du corps poussé à l’extrême dans une poésie du chaos. »

    Clap de fin de l’Entre-deux Biac prévu le 15 février sur la Canebière, qui deviendra une piste de cirque à ciel ouvert avec de nombreux spectacles et ateliers gratuits, chapeautés par la Ville de Marseille.

  • Bouches-du-Rhône : une poupée sexuelle enfantine saisie dans un colis

    Bouches-du-Rhône : une poupée sexuelle enfantine saisie dans un colis

    Une poupée « à caractère pédopornographique » découverte dans un colis en provenance de Chine… En pleine polémique sur ce genre de « jouets » pour le moins abjects vendus sur la plateforme numérique Shein, le procureur de la République d’Aix-en-Provence indique dans un communiqué ce lundi 3 novembre, qu’à la demande d’employés d’une société de livraison, la gendarmerie est intervenue, découvrant la poupée. Les investigations ont rapidement permis « d’identifier et d’interpeller le destinataire », qui « était déjà connu du fichier judiciaire des auteurs d’agressions sexuelles » précise le procureur.

    Déjà connu de la police

    « L’intéressé » qui a par ailleurs reconnu avoir « commandé cette poupée à des fins sexuelles », a été déféré ce mercredi 5 novembre au parquet d’Aix-en-Provence et devrait être convoqué devant le tribunal correctionnel après avoir été placé sous contrôle judiciaire. Cette affaire intervient alors que la DGCCRF (Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes) avait alerté la justice sur la présence de poupées à caractère pédopornographique sur plusieurs plateformes de e-commerce, dont AliExpress ce lundi, après avoir déjà épinglé Shein. Le gouvernement a décidé d’engager la suspension de cette dernière qui a inauguré mercredi son premier magasin physique au monde au BHV. Shein a dit prendre acte de la décision du gouvernement, dans un communiqué, martelant que « la sécurité de nos clients et l’intégrité de notre marketplace sont nos priorités absolues ».