Tag: Bouches-du-Rhône

  • Aix-Marseille : le patronat compte bien peser sur les municipales

    Aix-Marseille : le patronat compte bien peser sur les municipales

    Sur la scène du palais des congrès du parc Chanot, ce lundi soir, le président de la Chambre de commerce et d’industrie Aix-Marseille-Provence ne pouvait s’empêcher de renverser les propos de l’ancien maire de Marseille, Jean-Claude Gaudin. « La politique n’est pas tout, mais la politique est partout », sourit Jean-Luc Chauvin face aux 1 500 personnes venues assister aux vœux du monde économique. En cette année de scrutins municipaux, c’est en effet sous le thème de l’engagement que les 179 organisations patronales du collectif Tous acteurs avaient placé cette soirée.

    « Pour moi l’engagement, c’est le dépassement de soi, de son propre intérêt pour faire bouger les lignes et avancer », lance-t-il à l’issue d’une série de tables rondes célébrant mécénat de compétences et fonds de dotations entre quelques citations de Mandela ou Saint-Ex. Et le président de la CCI d’aller dans le concret : 42 propositions ont été élaborées par ce consortium de réseaux consulaires, syndicaux patronaux ou associations commerçantes, qui seront dévoilées dans une semaine. « Le monde économique a un grand rôle à jouer, pour répartir la richesse il faut d’abord la créer », interpelle Jean-Luc Chauvin. Et d’insister : « Les entrepreneurs ne sauraient être étrangers au débat qui s’ouvre. »

    L’extrême droite absente

    Mais pour peser sur les choix des décideurs qui seront élus dans moins de sept semaines, encore faut-il parler d’une même voix. « La voix des entreprises est plus forte lorsque le monde économique est uni », réclame le président de la chambre consulaire. Alors il ne se hasarde pas au moindre propos polémique, pas même pour dénoncer la menace d’une extrême droite qui désormais s’affiche ostensiblement « pro-business », espérant mordre davantage sur ce qui reste d’une droite républicaine. Assise dans les premiers rangs, la candidate (DVD) Martine Vassal ne manque d’ailleurs pas de répliquer, pointant l’absence du chef de file du RN, Franck Allisio, malgré l’invitation de la CCI. « L’économie locale ne l’intéresse pas », tweete-t-elle dès la fin des discours.

    La politique cependant se décide aussi à un échelon national toujours pris dans les turbulences de la dissolution. « Cela a des incidences, beaucoup de projets sont bloqués, il y a un manque d’investissements », s’inquiète la présidente du directoire de Onet Émilie de Lombarès, administratrice du Club Top 20, qui rassemble les plus grosses entreprises du territoire. « Les effets de l’attentisme sont là », alerte-t-elle. La seule demande exprimée dans la soirée pourtant est celle de plus de dérégulation. « Le monde économique ne demande pas de privilège, mais simplement qu’on ne lui mette pas de freins inutiles », réclame la présidente de l’union des entreprises de proximité des Bouches-du-Rhône, Catherine Vales. Comme pour mettre des mots sur le « CCI blues » improvisé sur scène par le saxophoniste Raphaël Imbert.

  • Les énergéticiens contre la répression et la vie chère à Marseille

    Les énergéticiens contre la répression et la vie chère à Marseille

    « La montée de la répression, des licenciements et des sanctions disciplinaires arbitraires devient monnaie courante », dénonce la CGT énergie de Marseille, qui avait lancé l’appel à se mobiliser devant la station d’épuration des Calanques. En grève depuis le 22 janvier, les gaziers et les électriciens maintiendront la pression « jusqu’à la connaissance des décisions qui devraient intervenir dans la semaine », a précisé le secrétaire général du syndicat.

    Le choix du site était symbolique de la riposte des salariés face à deux nouvelles sanctions à l’encontre d’un gazier et d’un électricien. « C’est nous qui tenons l’outil de travail » ont rappelé les agents, alors qu’une procédure de danger grave et imminent est en cours pour risques psychosociaux et que la grève est reconduite. Ces actions interviennent dans un contexte de « hausses tarifaires que les usagers subissent tous et qui servent de prétexte à répression contre les agents », souligne Renaud Henry qui s’est rendu à Lyon en défense des agents convoqués. L’un est poussé à la retraite, l’autre est soupçonné de fraude sur un relevé considéré trop faible. L’esprit Robin des bois anime toujours les salariés et les organisations de l’énergie « réfléchissent à faire en sorte que les entreprises qui usent de mesures répressives soient pénalisées », prévient le syndicaliste. Contre la précarité énergétique qui sévit dans de nombreux foyers, la CGT énergie revendique toujours la baisse de la TVA à 5,5% et une augmentation des salaires.

  • Procès de Yann Bompard : « Les faits ont permis l’enrichissement d’un allié politique »

    Procès de Yann Bompard : « Les faits ont permis l’enrichissement d’un allié politique »

    Le tribunal correctionnel de Marseille a reconnu, lundi, l’élu de la Ligue du Sud coupable de recel de détournement de fonds publics pour avoir occupé un emploi fictif de collaborateur parlementaire. Il a été condamné à dix-huit mois de prison avec sursis, 40 000 euros d’amende, la confiscation de 8 000 euros sur son compte bancaire et, surtout, à cinq ans d’inéligibilité avec exécution provisoire. Ce qui le destitue immédiatement de ses trois mandats : maire, conseiller départemental et président de l’intercommunalité.

    « Devoir exacerbé d’exemplarité »

    « Il n’a cessé, au cours de l’enquête et de l’audience, d’affirmer qu’il avait parfaitement exercé ses missions de collaborateur parlementaire, ce qui laisse songeur quant à l’utilisation qu’il sait pouvoir faire des deniers publics », énonce le tribunal, lui rappelant qu’élu de la République, il avait « au titre de ses trois mandats électifs un devoir exacerbé d’exemplarité ». Pour le tribunal, Yann Bompard s’est inscrit dans « une relation de travail inversée, instaurant sur celle qui était non seulement son employeur, mais aussi une élue du Parlement, une forme d’autorité du fait de sa filiation et de l’ancrage politique de son père et de sa mère ». Les faits ont un « caractère lucratif » ayant permis « l’enrichissement de celui qui était au départ un allié politique » de la députée et qui était déjà rémunéré 5 800 euros mensuels pour trois mandats.

    La députée du Vaucluse, Marie-France Lorho, passée de la Ligue du Sud au Rassemblement national, écope de dix-huit mois avec sursis, 10 000 euros d’amende et cinq ans d’inéligibilité avec exécution provisoire, pour détournement de fonds publics et subornation de témoin ayant fait pression sur un autre collaborateur pour mentir. L’écoute diffusée au procès était édifiante : « Bah vous êtes censé dire qu’il faisait les discours, qu’il a participé aux journaux, qu’il travaillait parce que sinon, on va être dans la merde hein. » Son collaborateur faisait aussitôt remarquer : « Vous comprenez que vous me demandez de mentir ? » – « Je sais, moi aussi je vais mentir », avait répliqué la députée. « C’est chaud quand même là. Ils vont voir que vous n’avez pas d’échanges de mails, de téléphone, y a aucun discours qui peut être justifié par lui, y a rien, y a rien, aucune trace de travail de part, donc faire une fausse déclaration là-dessus heu… », s’inquiétait son collaborateur bien conscient de la vacuité du travail de M. Bompard.

    « Alors que vous êtes une représentante du peuple, et non de vos électeurs, vous avez choisi de vous positionner, puis de vous maintenir sous la coupe d’un responsable politique local. Vous avez choisi de favoriser les intérêts financiers de sa famille, et ce partant de préserver votre propre avenir politique au détriment du bien public », a lancé le tribunal à la députée, seule présente, mais qui, une fois le jugement rendu, s’est enfuie du tribunal par une porte dérobée pour ne pas affronter les micros et caméras.

    Les deux élus devront solidairement rembourser à l’Assemblée nationale partie civile la somme de 74 776 euros bruts de salaire de Yann Bompard, collaborateur parlementaire fictif.

  • À Châteauneuf-les-Martigues, la gauche veut protéger et réparer

    À Châteauneuf-les-Martigues, la gauche veut protéger et réparer

    Châteauneuf-les-Martigues n’avait pas vu une telle union de la gauche depuis « au moins deux mandatures », estime Laurence Jouanaud (PCF). Alors, au moment d’inaugurer le local de campagne ce vendredi 23 janvier, la tête de liste et ses colistiers, représentants des diverses composantes partisanes et citoyennes d’« un Élan pour l’avenir », ont partagé la parole.

    Parmi les priorités du groupe : un nouveau mode de gouvernance « plus à l’écoute de la population afin de développer une intelligence et une solidarité collectives », explique Marie-Thérèse Rochedix, des écologistes. Élodie Thiebaut, représentante d’un mouvement citoyen du centre et conseillère municipale d’opposition, dénonce le « comportement autoritaire et antidémocratique » de l’actuelle majorité. Les forces de gauche entendent donc mettre en place des consultations participatives pour les grands projets, qu’elles souhaitent orienter vers le social.

    Elles proposent notamment de rétablir une maison de la solidarité, de rouvrir un foyer pour seniors à la Mède ou encore de mettre en place un bus administratif afin que les services publics de proximité puissent aller au-devant des publics précaires.

    Sécurité et centres-villes

    Un sujet tient particulièrement à cœur à Élodie Thiebaud, infirmière de profession : la santé. « Les communes peuvent être actrices dans ce domaine », maintient-elle. La liste compte mettre à disposition des locaux et instaurer des aides au financement d’équipements, des bourses et des aides aux internes pour attirer les jeunes soignants.

    Marc Lopez, conseiller municipal d’opposition et colistier PS, insiste quant à lui sur la sécurité, ne voulant pas laisser ce sujet au maire sortant (DVD), Roland Mouren, et au candidat RN, Alain Vaccaluzzo : « Il faudra qu’on embauche rapidement des fonctionnaires municipaux et qu’on renforce les actions de proximité et de prévention, avec des médiateurs devant les écoles. (…) En 1970, il y avait un bureau de police nationale à Châteauneuf. Aujourd’hui, on est trois fois plus et on n’a rien du tout. On mettra tous les moyens nécessaires pour faire revenir les corps d’État. »

    La liste veut aussi redynamiser les centres-villes de la commune de 18 000 habitants « laissés à l’abandon pendant douze ans », selon Marc Lopez. La tête de liste Laurence Jouanaud (PCF) explique : « Tout le monde doit pouvoir s’épanouir dans une ville facile et apaisée, agréable à vivre autour de centres-villes qui proposent des lieux d’échanges et de rencontres. On a l’idée de mettre en place un cyber café municipal. Il faut aussi soutenir l’attractivité pour avoir des commerces attrayants dans des quartiers où les problèmes de circulation seront réglés, avec la mise en commun de transports par exemple. » Tout un programme, qui sera dévoilé dans son entier mi-février.

  • Le PCF du Rove prêt pour le combat

    Le PCF du Rove prêt pour le combat

    Les communistes du Rove attaquent 2026 de pied ferme. Entre élections municipales à venir et situation internationale, les militants ont répondu massivement présents pour la traditionnelle cérémonie des vœux de la section du PCF de la ville. Elle a rassemblé près de deux cents personnes, vendredi soir, à la salle des fêtes Lanteri, qui était comble pour l’occasion.

    Au nom des communistes rovenains, Michel Bartoli, l’un des secrétaires de section, a prononcé une allocution marquée par un ton combatif et déterminé. Une prise de parole qui s’inscrit évidemment dans une année d’échéance électorale plus qu’importante pour la commune. D’où la confirmation par le maire communiste de la ville, Paul Sabatino, que la liste de rassemblement de la gauche et des citoyens qu’il conduira sera largement renouvelée et rajeunie. Pour rappel, ce dernier a pris le relais de l’emblématique Georges Rosso en mars 2025, avant son décès quelques semaines après.

    Cette dynamique s’est d’ailleurs poursuivie, le samedi matin, avec plus d’une cinquantaine de militants rassemblés devant la mairie pour distribuer, dans les 2 800 boîtes aux lettres de la commune, le courrier de candidature de Paul Sabatino annonçant la présentation officielle de la liste « Continuons ! », qui se tiendra le 6 février. De quoi lancer les hostilités pour l’élection.

    Enfin, notons qu’au cours de la soirée la section du Rove a remis un chèque de soutien de 500 euros au journal La Marseillaise.

  • Amine Kessaci est candidat aux côtés de Benoît Payan

    Amine Kessaci est candidat aux côtés de Benoît Payan

    Un soir tout particulier… Tout sourire devant la foule qui a envahi l’Après M à Sainte-Marthe (14e), Amine Kessaci (EELV) est venu, ce lundi 26 janvier, se porter candidat aux municipales aux côtés du maire DVG sortant de Marseille, Benoît Payan. « Oui à une vie meilleure, c’est ce que l’équipe du Printemps marseillais a porté. Il y a une volonté de dire que notre ville est généreuse et unie. Il était évident pour moi de dire que Marseille doit être vitrine de la lutte contre le narcotrafic. On portera cet accompagnement des familles de victimes. Je dis : Debout ! Et on y arrivera », lance le jeune homme.

    Après avoir perdu son petit frère, Mehdi, assassiné par un commando le 13 novembre dernier, alors que son aîné avait été retrouvé en 2020 carbonisé dans le coffre d’une voiture, le fondateur de l’association Conscience avait promis de ne pas lâcher son combat contre le narcotrafic. À la suite de son soutien au maire écologiste de Lyon, Grégory Doucet, puis à Magali Brunel (PS), candidate de la gauche et des écologistes à Toulon, il s’engage encore plus franchement pour et dans sa ville.

    « Pour Amine, ce n’est pas rien. C’est avec beaucoup de respect que nous avons décidé d’engager ce chemin ensemble », a déclaré, ému, Benoît Payan. Et de revenir sur les engagements du Printemps « dans la conviction que nous devrions protéger les Marseillaises et les Marseillais, mais aussi les rassembler, quelle que soit leur couleur de peau, quel que soit leur quartier. »

    « Je suis ici pour dire

    qu’on ne se résignera pas »

    Sous les bravos, en présence de sa mère, de ses sœurs et de la plupart des adjoints au maire, celui qui donne un coup d’accélérateur à une campagne atone, avec son combat à la résonance internationale, a martelé sa volonté de rester « debout » comme il l’avait fait lors de la marche blanche en hommage à son frère Mehdi.

    « Je suis ici pour dire qu’on ne se résignera pas. Nous avons su nous lever par milliers pour dire non, mais surtout pour dire oui à la paix, oui à la justice, oui à une vie meilleure. C’est ce que l’équipe municipale du Printemps marseillais a porté, tout au long de ses six années », enchaîne Amine Kessaci. Une majorité qui a agi selon lui « pour l’égalité, pour l’équité des territoires, pour les transports, pour l’école. Et comme le disait Nelson Mandela, l’éducation est l’arme la plus puissante pour changer le monde ».

    Son ennemi premier : l’extrême droite, contre laquelle il avait déjà bataillé aux législatives de 2024 sous la bannière du Front populaire, dans la 3e circonscription des Bouches-du-Rhône. Il avait alors perdu de 835 voix son duel, au second tour, contre Gisèle Lelouis (RN). « Un engagement naturel » insiste-t-il, tant il était évident pour lui « de dire que jamais Marseille ne tombera aux mains des extrémistes. Jamais Marseille ne sera dirigé par le Rassemblement national. Ce n’est pas possible ».

    Le désormais candidat n’a pas manqué non plus de remettre sur l’ouvrage la charte du relogement des familles de victimes du narcotrafic avec les bailleurs sociaux. Il en est persuadé, « Benoît Payan sera le premier maire à la signer ».

    La force d’un destin.

    La sécurité, mantra de Martine Vassal

    La candidate de la droite et du centre à la Ville de Marseille a clairement fait de la sécurité un de ses thèmes favoris, bien avant la campagne, quitte à empiéter sur les plates-bandes du RN. Martine Vassal propose de créer une Brigade anticriminalité (BAC) municipale et de faire du centre-ville un lieu d’expérimentation de l’intelligence artificielle, avec « des drones et la police présente ». Le recours à la vidéosurveillance serait également renforcé. Celle qui est déjà présidente de la Métropole a, par ailleurs, déjà armé les 99 agents du Groupement d’assistance et de protection de la RTM de matraques et de bombes lacrymogènes. « La sécurité est la première de nos libertés », a-t-elle martelé.

  • Le narcotrafic au cœur des municipales : à Port-de-Bouc, des résultats « à force d’abnégation »

    Le narcotrafic au cœur des municipales : à Port-de-Bouc, des résultats « à force d’abnégation »

    Son opiniâtreté lui a valu des menaces de mort et des émeutes, en mars 2023. Depuis le début de son mandat, Laurent Belsola (PCF) n’a « jamais cessé de frapper aux portes des différents ministères de l’Intérieur pour lutter contre le fléau du narcotrafic », rappelait-il, le 22 janvier, lors d’un atelier de campagne.

    À Port-de-Bouc, certains quartiers, comme les Comtes ou les Amarantes, sont touchés par cette problématique. « C’est un enfer pour la population. Les parents n’osent plus se balader avec leurs enfants, les soignants ne peuvent pas entrer dans les bâtiments… concède le maire. Ça brûle tout. » Mais la régularité des opérations menées par les forces de l’ordre ont eu raison de nombreux points de deal. « On en avait six en 2020, il n’y en a plus qu’un qui disparaît puis réapparaît de temps en temps », révèle-t-il.

    Des résultats obtenus « à force d’abnégation ». L’édile, candidat à sa succession, avait d’abord demandé la réouverture du commissariat de police nationale puis l’adhésion au dispositif de Quartier de reconquête républicaine pour avoir des renforts, en vain. « On a obtenu que les forces de police soient présentes de manière pérenne, grâce à l’aide de CRS et de compagnies départementales. Les résultats sont là. Quand le travail de longue haleine est fait, ça paye. Mais il ne faut rien lâcher, ça reste fragile. »

    Désormais, Laurent Belsola demande la création d’un commissariat mixte pour avoir, sous un même toit, les services de police municipale et de police nationale. « Il ne manque que l’accord du ministère de l’Intérieur, confie-t-il. On a les locaux, qu’on veut réhabiliter. »

    « Il faut des moyens et il faut travailler sur du long terme, assène le maire. Au niveau régalien, on est preneur de n’importe quel dispositif. Au niveau de la Ville, on met le paquet sur la prévention. On a nos centres sociaux, nos écoles, le théâtre, la médiathèque, des commerces, la présence d’employés municipaux… On est dans nos quartiers. On a créé une Régie pour sortir les jeunes en difficulté avec le monde du travail, pour les accompagner dans la réinsertion avec des missions en bas de chez eux. La sécurité, c’est un tout. La police et la prévention font partie de ce tout. »

  • Du courage

    Du courage

    C’est un sujet qui pourrit la vie de nombreux habitants de notre région et qui a pris une telle ampleur qu’il figure parmi les préoccupations des électeurs à l’approche des municipales des 15 et 22 mars : le narcotrafic. Et pourtant, c’est un sujet éminemment national, un problème dont les solutions se trouvent dans les moyens et la volonté politique de l’État.

    Néanmoins, sans élus locaux déterminés à faire face et à sortir les quartiers populaires de l’abandon dans lequel ils sont trop souvent laissés par les pouvoirs publics, la lutte contre le narcotrafic a peu de chance de regagner du terrain.

    La lutte contre le narcotrafic n’appartient pas à l’extrême droite

    À Marseille, l’onde de choc provoquée par l’assassinat de Mehdi Kessaci a touché tous les cœurs. Dans tous les quartiers et quelle que soit l’opinion politique.

    L’engagement réitéré de son frère, Amine, contre le narcotrafic, malgré cela, est un message d’intransigeance à l’égard des mafieux et des tueurs.

    Militant écologiste, il fait le choix du Printemps marseillais aux côtés de Benoît Payan. Un symbole fort démontrant que ce sujet n’appartient pas à l’extrême droite dont le candidat prétend placer Marseille en « état d’urgence », une sorte de punition collective sans rivage.

    Quand on veut être élu pour faire reculer le narcotrafic, il ne faut pas de coups de menton, pas de grandes déclarations, il faut d’abord du courage.

    Amine Kessaci n’en manque pas. En politique comme dans la vie.

  • Amine Kessaci candidat aux côtés de Benoît Payan pour les municipales à Marseille

    Amine Kessaci candidat aux côtés de Benoît Payan pour les municipales à Marseille

    Après avoir perdu son petit frère Mehdi, assassiné par un commando le 13 novembre dernier, alors que son aîné avait été retrouvé en 2020 carbonisé dans le coffre d’une voiture, Amine Kessaci, fondateur de l’association Conscience à Marseille, ne lâche pas son combat contre le narcotrafic.

    « Oui à une vie meilleure, c’est ce que l’équipe du Printemps marseillais a porté. Il y a une volonté de dire que notre ville est généreuse et unie. Il était évident pour moi de dire que Marseille doit être vitrine de la lutte contre le narcotrafic. On portera cet accompagnement des familles de victimes. Je dis : Debout ! Et on y arrivera », a déclaré Amine Kessaci devant les nombreuses caméras venues à l’Après M, dans les quartiers nord de la ville.

    Après avoir apporté son soutien au maire écologiste de Lyon, Grégory Doucet, puis à Magali Brunel (PS), candidate de la gauche et des écologistes à Toulon, il s’engage encore plus fermement ce lundi 26 janvier dans sa propre ville, en se portant candidat aux côtés du maire DVG sortant, Benoît Payan. Ce dernier, par ces mots, confirme : « C’est avec beaucoup de respect que nous avons décidé d’engager ce chemin ensemble.»

    Pour mémoire, Amine Kessaci s’est présenté pour la première fois à l’âge de 20 ans comme candidat EELV à l’occasion des élections européennes de 2024, puis aux législatives sous la bannière du Front populaire, dans la 3e circonscription des Bouches-du-Rhône, couvrant actuellement le 13e arrondissement, dont il est originaire, une partie du 12e et du 14e. Il avait alors perdu de 835 voix son duel au second tour contre Gisèle Lelouis, la candidate d’extrême droite.

  • Municipales à Aix-en-Provence : Jean-Marc Perrin ne sera cette fois pas candidat

    Municipales à Aix-en-Provence : Jean-Marc Perrin ne sera cette fois pas candidat

    Candidat dissident de la droite en 2020 à Aix-en-Provence, où il avait obtenu 9% des voix au premier tour, Jean-Marc Perrin (DVD) ne se lancera cette fois pas dans la bataille pour les prochaines municipales, annonce-t-il ce lundi. «Je ne serai pas candidat tête de liste, encore moins candidat sur une autre liste», assume-t-il dans une publication sur les réseaux sociaux, suite à une rencontre avec la maire sortante (UDI) Sophie Joissains à l’issue de laquelle il estime que «les conditions n’étaient pas réunies» pour une alliance.

    Malgré cela, celui qui se déclarait partisan d’une alliance avec l’extrême droite à l’échelon national maintient sa position «de donner la priorité à l’union autour de la majorité municipale pour éviter que ma ville soit conquise par la gauche et l’extrême gauche». Ce qui n’empêche pas la droite de rester divisée à Aix-en-Provence entre Philippe Klein (Hor.) et la maire sortante, qui ne s’est pas encore déclarée.

    Quant à Jean-Marc Perrin, il annonce préférer se concentrer sur le «challenge» du redressement du bailleur social du conseil départemental 13 Habitat, qu’il préside depuis le début de l’été.