Tag: Bouches-du-Rhône

  • L’OM salue l’arrivée des « Marseillaises »

    L’OM salue l’arrivée des « Marseillaises »

    Comme l’a fait Lyon récemment en créant les Lyonnes, l’équipe féminine de l’OM a désormais son identité propre.

    Terminé l’OM Féminines, et bienvenue aux « Marseillaises ». « Nous avions eu l’idée bien avant les Lyonnais, mais il nous a fallu un peu plus de temps pour concrétiser ce qui constitue une vraie volonté de développer la section féminine au sein de l’OM », explique Stefano Petruzzo.

    La remontée en Ligue 1 a été le vecteur de cette métamorphose. Et cette identité nouvelle « est une valeur ajoutée qui permet de mieux identifier nos équipes féminines » poursuit le directeur général de la section féminine de l’OM. C’est aussi un clin d’œil à la symbolique marseillaise, est la planche d’appel pour poursuivre le développement du football féminin en faisant de Marseille un pôle d’attraction.

    Ces « Marseillaises », qui ont été présentées officiellement avant la rencontre de Ligue 1 OM – Lorient, vendredi, ont déjà plusieurs cordes à leur arc. Outre l’équipe une, en élite senior, « nous avons une réserve que nous aimerions voir accéder rapidement en troisième division, et nos U19 ont de très bons résultats » détaille Stefano Petruzzo.

    À terme, un centre de formation va voir le jour. « Il y a beaucoup de talents dans la région. C’est à nous de proposer les structures pour les retenir afin d’alimenter notre filière » continue le dirigeant. En précisant que « Franck McCourt et Pablo Longoria ainsi que l’ensemble de la direction du club sont d’accord pour ces investissements ».

    Installation à Martigues

    Avec le retour en Ligue 1, la question des structures, notamment du stade, est redevenue cruciale. De par sa configuration, l’OM Campus n’est pas adapté pour l’organisation de rencontres de haut niveau. Évoluer au Vélodrome, « ce sera possible sur quelques matches. Nous sommes en train de finaliser les choses » confesse Stefano Petruzzo. Il se murmure ainsi que « Les Marseillaises » recevraient les Lyonnes et le PSG dans le jardin de l’OM.

    Toutefois, après plusieurs semaines de discussions, un accord a été trouvé afin que les coéquipières de Tess Laplacette s’installent au stade Francis Turcan de Martigues. « C’est la jauge idéale, avec 8 000 places, des possibilités d’hospitalité, d’animations et assurer le confort des supporters » souligne le dirigeant olympien.

    Ce déménagement dans le fief du FC Martigues est une solution à moyen terme, le temps de trouver une option sur Marseille. Le club réfléchit également à mettre en place des facilités de déplacement pour ses supporters qui voudront se rendre dans la Venise provençale.

    Ayant désormais trouvé leur maison, Les Marseillaises donnent rendez-vous pour la première à domicile. Ce sera le vendredi 19 septembre, à 21 heures, face au Havre. Elles enchaîneront sur la réception de Fleury, le samedi 27 septembre à 17 heures.

  • Un premier succès qui place les grandes attentes du CNM

    Un premier succès qui place les grandes attentes du CNM

    Peut-on encore être surpris par une victoire du Cercle des nageurs de Marseille lorsqu’elle se produit dans le championnat national ? Pour leur premier match de la saison, les poloïstes phocéens ont aisément disposé de leurs voisins niçois (22-7), samedi après-midi au bassin Pierre-Garsau. « J’étais très content de l’état d’esprit de mes joueurs », souligne Milos Scepanovic, entraîneur du CNM. « On a produit un rythme de haut niveau, avec un pressing défensif maîtrisé. Au-delà de la différence de qualité individuelle entre nos joueurs et ceux de Nice, l’engagement collectif de l’équipe a fait la différence », ajoute-t-il, quelques jours après être rentré de leur voyage en Californie, où ils ont participé à un stage de préparation de luxe au sein de l’Université de Berkeley.

    Nouvelle saison, même ambition européenne

    « Ça nous a permis d’apprendre à mieux se connaître les uns les autres », note le technicien monténégrin qui compte cinq nouveaux joueurs dans son effectif. Lorris Canovas, Radomir Drasovic, Bilal Gbadamassi, Efstathios Kalogeropoulos et Adam Nagy ont fait leurs grands débuts sous le bonnet marseillais. « J’espère que ces recrues de talent et d’expérience, associées à celles de nos joueurs cadres, vont nous permettre de se qualifier de nouveau pour le Final Four de la Ligue des champions. C’est notre objectif principal de la saison », assure Scepanovic, persuadé que son nouveau groupe a « plus de potentiel » que celui de l’année passée. « On a plus de confiance en nous-mêmes, ça va nous permettre de mieux aborder les matches face aux autres cadors européens », estime-t-il, conscient que cette saison, avec l’Euro en janvier 2026, va être plus rude.

  • Les Bosses de Provence ont trouvé leur tiercé gagnant

    Les Bosses de Provence ont trouvé leur tiercé gagnant

    Avec trois distances au programme, dont une totalement inédite, les Bosses de Provence, célèbre course cyclo-sportive marseillais qui fêtait son 30e anniversaire ce week-end, semble avoir trouvé la formule idéale.

    Alors que le Vélo club La Pomme, l’organisateur de cet événement, avait fixé un plafond de 2 000 inscrits, notamment pour des questions de sécurité et de logistique, ce sont plus de 2 100 amateurs du deux-roues qui se sont donné rendez-vous dimanche matin au campus de Luminy. « Même si la plupart des participants sont des régionaux de l’étape, on a quand même des coureurs qui sont venus de plus de 70 départements français », note Patrick Sorin, président du club à la manœuvre, fier de l’affluence sur le 93km, avec plus de 1 000 personnes au départ. « Le nouveau parcours de 150km a déjà trouvé son public, avec un peu plus de 650 compétiteurs, qui se sont frottés à une ascension inédite du col de la Sainte-Baume par Mazaugues », poursuit-il, persuadé que ce tracé « un peu plus roulant que le 164km des années précédentes » convient à un public plus large.

    La formule randonnée séduit de plus en plus

    Si la majorité des participants vient dans le but de réaliser la meilleure performance possible, certains préfèrent savourer l’instant. « On s’est dit que ça faisait une bonne sortie en amoureux », raconte Benoît, en se lançant avec son épouse sur le 93km sous la formule randonnée. « On aime tous les deux faire du vélo, mais on n’a pas trop le temps d’aller sillonner les routes », ajoute l’Aixois, en franchissant la ligne d’arrivée en quatre heures, soit le même temps que le vainqueur du 150km chronométré.

    « Notre but était d’organiser une épreuve plus collective, où les coureurs se retrouvent dans des paquets qui améliorent l’expérience personnelle avec une meilleure ambiance et une plus grande sécurisation du parcours », souligne le président Sorin, en comptabilisant plus de 350 participants. « J’ai l’impression que l’on a trouvé la formule gagnante entre la formule chronomètre et randonnée », se réjouit l’organisateur. Il se réunira avec ses équipes dès mardi pour évoquer la 31e édition des Bosses de Provence, avec une possible « évolution » du 93km.

    Classement du 50km :

    1- Anton Gagneuil (1’25’’01)

    2- Raphaël Boucault (1’25’’02)

    3- Eric Cimo (1’25’’02)

    Classement du 93km :

    1- Emilien Vaireaux (2’28’’18)

    2- Maxime Queyret (2’28’’18)

    3- Kevin Sagau Renard (2’28’’19)

    Classement du 150km :

    1- Rafael Philippe (4’01’’22)

    2- Florian Coste (4’03’’55)

    3- Bastien Terranova (4’04’’15)

  • Vassal officialise sa candidature, à droite toute

    Vassal officialise sa candidature, à droite toute

    C’était un secret de polichinelle qu’elle a dissipé samedi 13 septembre : la présidente de la Métropole et du Département, Martine Vassal, est officiellement candidate à la Mairie de Marseille. « C’est un jour particulier. Il y a six ans, je me lançais dans la campagne des municipales. Mais les choses étaient bien différentes à l’époque. Car l’union, nous l’avons aujourd’hui », lance-t-elle, dans l’espace de restauration cossu et bondé des Halles de la Major, à la Joliette. Elle avait alors échoué et vu les voix de la droite se disperser façon puzzle entre sa candidature LR, la liste du dissident Bruno Gilles et celle des macronistes menée par Yvon Berland.

    Cette prise de parole destinée à solder la journée de discussions et meeting organisée par le collectif de « droite et du centre » Une génération pour Marseille, est également l’occasion d’ « apporter des propositions » à leurs travaux. Parmi celles-ci, « le rétablissement de l’arrêt anti mendicité, des peines plancher, de la vidéo protection. La ville est souillée par des gens qui ne respectent rien », vitupère Martine Vassal, l’actuel maire de Marseille soutenu par une coalition de gauche, Benoît Payan, constamment dans son viseur.

    À ses côtés, plusieurs figures politiques locales comme la sénatrice LR Valérie Boyer ou l’ancienne députée et secrétaire d’État macroniste Sabrina Agresti-Roubache. Et évidemment, le président de la Région Provence-Alpes-Côte d’azur et délégué régional de Renaissance, Renaud Muselier. « Si on veut gagner, il nous faut une incarnation », s’était-il réjoui quelques minutes avant l’annonce, visiblement soulagé d’un poids. « Nous avions la nécessité de fédérer et éviter les erreurs qu’on a pu commettre dans le passé. On ne peut gagner que si on additionne », annonce ce briscard de la politique, juste après avoir salué son « frère, Bruno Gilles », ajusté Benoît Payan, « un maire non élu » qu’il juge encore coupable de « féminicide politique » envers Michèle Rubirola.

    À six mois du premier tour des élections municipales, la droite tente de mobiliser ses troupes pour « reconquérir Marseille », « tous unis sous les mêmes couleurs », slogans gimmicks d’une soirée au cours de laquelle la secrétaire générale du collectif Une génération pour Marseille, Sandra Blanchard, éructe devant les militants : « on a une putain de rage de gagner, on va les massacrer ».

    Grand écart ou salto ?

    La défaite aux élections municipales 2020 reste un traumatisme pour la droite locale, ville dont la gestion lui avait été retirée par les habitants après un quart de siècle de règne de Jean-Claude Gaudin, ce mentor et matamore de plusieurs générations d’élus de son camp, dont une bonne partie dans la salle.

    Au milieu de ce nuancier des droites et de ses soutiens, auquel manque encore Frédéric Collart, conseiller départemental issu de la majorité de Martine Vassal et candidat déclaré à la Mairie, l’ancien député des quartiers Nord, Saïd Ahamada est dans le public. La marque d’un soutien à Martine Vassal ? « Je viens en tant que spectateur », expose celui qui fut élu dans les quartiers Nord sous la bannière du parti de Macron lors de son premier quinquennat. « Je suis quelqu’un d’assez ouvert. J’espère surtout un arc républicain qui permettra de faire barrage à LFI et au RN. Qu’est-ce qui oppose Benoît Payan et Martine Vassal, si ce n’est la méthode de gouverner ? », ose l’actuel chef de file de Territoires de progrès. Une trentaine de minutes plus tard, Ludovic Perney, quinzième vice-président de la Région, cible encore le maire actuel qui s’est « mis à distribuer des couscous pour convaincre. Quelle indignité ! », harangue cet éternel jeune loup qui avait rallié la candidature de Bruno Gilles au détriment de Martine Vassal en 2020. Pendant six mois encore, le grand écart entre la macronie et la droite extrême s’annonce périlleux.

  • [Grand entretien] Ismaël Khelifa : « Tout est parti d’une rencontre à Marseille »

    [Grand entretien] Ismaël Khelifa : « Tout est parti d’une rencontre à Marseille »

    La Marseillaise : Le 18 septembre, votre opération « Montagnes solidaires » va entrer dans le vif du sujet, en quoi cela va-t-il consister ?

    Ismaël Khelifa : Elle est née d’une volonté. À savoir répondre à l’urgence par l’action et le non-renoncement. Me dépasser pour transmettre de l’espoir tout en me confrontant au réel. Partager la grandeur des Alpes avec le grand public et embarquer chacun dans une action solidaire pour montrer aux enfants et aux adolescents démunis que nous nous tenons à leurs côtés. Voilà ce qui m’anime pour cette nouvelle expédition sportive et solidaire.

    Qu’allez-vous faire concrètement ?

    I.K. : Mon idée est de relier mes deux villes de cœur, à savoir Marseille et Annecy, en plusieurs étapes. Et varier les efforts, à savoir 44 kilomètres de nage en mer et dans trois lacs alpins, monter les cols mythiques des Alpes sur 846 kilomètres en vélo, et effectuer une randonnée de 110 kilomètres dans des paysages exceptionnels.

    Pourquoi un tel challenge ?

    I.K. : Tout est arrivé lors d’une rencontre, à Marseille. Celle avec une gamine que je vois partager son sandwich avec son frère. Je suis allé parler avec elle et elle m’a avoué que c’était en fait leur repas de midi. J’ai pris une énorme claque en constatant que dans mon pays, la France, des gosses vivaient dans une immense misère. Je n’en ai pas dormi de la nuit. J’ai ensuite appris qu’en France, aujourd’hui, un enfant sur cinq vit dans une extrême pauvreté. Ce que je ne peux pas admettre.

    Vous avez donc décidé d’agir ?

    I.K. : J’ai créé mon association, en 2018, et je me suis demandé comment mettre en place une initiative qui puisse toucher un maximum de personnes. J’ai songé au Secours populaire, car cette association est présente sur tout le territoire et j’y ai rencontré des gens qui ont la solidarité dans leur ADN. C’est d’ailleurs pour récolter des fonds pour leurs actions que je vais me lancer dans mes « Montagnes solidaires ».

    C’est aussi une victoire sur vous-même qui va se concrétiser ?

    I.K. : Disons que, lorsque j’ai eu cette idée, j’avais omis une chose. Je ne savais pas nager ! Ma priorité a donc été d’apprendre. Et c’est Théo Curin, alors que je venais de franchir le cap de la cinquantaine, qui m’a appris. Il a été un coach exceptionnel. Et maintenant, je suis prêt à défier les eaux de Marseille, entre le Frioul et les Catalans, et les lacs de Serre-Ponçon, Sainte-Croix et Annecy.

    Vous vous sentez comment à quelques jours du départ ?

    I.K. : Je me sens bien ! J’ai fait ce qu’il fallait pour être prêt le jour J. Je sais que le plus dur est à venir. Qu’il y aura des aléas, dans l’eau, mais aussi sur les routes. Néanmoins, l’idée de traverser des paysages époustouflants et des rencontres qui m’attendent sur le parcours seront mon carburant. Ce que je vis ces derniers jours est grisant.

    Comment va se passer cette traversée ?

    I.K. : Je vais partir des îles du Frioul jeudi, et une fois sur la plage des Catalans, ce sera le grand départ. Sur la terre ferme, les gens qui le souhaitent pourront faire un bout de chemin à mes côtés. À l’étape, des rencontres sont programmées avec les antennes locales du Secours populaire, qui récolteront les dons de ceux qui souhaitent contribuer à ces « Montagnes solidaires » en effectuant des dons qui seront au bénéfice des écoles, collèges et lycées de la région où nous serons. Au-delà de cette collecte, l’idée est que chaque rencontre soit une fête, placée sous le signe des échanges et du partage. Je vais traverser des sites magnifiques. Mais je souhaite aller au-delà de la carte postale. Faire prendre conscience du manque de solidarité et de fraternité dans notre société actuelle. Avec un rêve, que ceux qui vont me suivre lancent à leur tour une dynamique pour que ce défi transpire bien au-delà des mille kilomètres du parcours. Que des gens qui vont me croiser se disent : « Tiens si j’appelais mon centre du Secours populaire pour voir s’il est possible de faire quelque chose dans ce domaine ? » Cela afin que mon défi personnel dépasse son cadre.

    Pourquoi avoir choisi Marseille et Annecy comme point de départ et d’arrivée ?

    I.K. : Annecy, c’est ma ville de naissance. J’ai eu la chance d’y vivre une vie chouchoutée, d’avoir une famille aimante. Marseille, c’est ma ville de cœur. J’y ai découvert des gens qui ont appris à se débrouiller par eux-mêmes. Qui ont su mettre en place une solidarité formidable dans les quartiers, alors qu’ils ont des vies qui ne sont pas toujours simples. Je trouve à ce sujet que les Marseillais sont de vrais citoyens, qui savent ce que l’engagement personnel signifie. Ce sont eux qui m’inspirent au quotidien.

    À quelle date comptez-vous terminer votre défi ?

    I.K. : L’arrivée est prévue le 16 octobre, sur la plage de l’Albigny. Ce qui signifie que je terminerai le périple comme je l’ai débuté, par une épreuve de nage. Mais dans le lac d’Annecy, ce sera sans doute plus compliqué, car l’eau y sera beaucoup plus froide que lors de mon départ à Marseille. Je m’attends à des conditions terribles, en plein automne. Mais je le ferai. Le mental est là.

  • Marseille : Martine Vassal annonce sa candidature aux municipales

    Marseille : Martine Vassal annonce sa candidature aux municipales

    «Si on veut gagner la ville de Marseille, il faut une incarnation», lance Renaud Muselier, président de la région Paca et délégué régional du parti macroniste Renaissance aux militants de droite présents ce samedi soir aux Halles de la Major.

    Le lieu d’un meeting d’Une Génération pour Marseille, où sont entre autres présents des caciques de la droite marseillaise comme Valérie Boyer ou encore Bruno Gilles sans oublier Sabrina Agresti-Roubache, l’ex-secrétaire d’Etat à chargée de la Ville d’Emmanuel Macron. Présidente de la métropole et du Département, Martine Vassal prend la parole: « C’est un jour particulier. Il y 6 ans, je me lançais dans la campagne des municipales. Mais les choses étaient bien différentes à l’époque. Car l’ union, nous l’avons aujourd’hui ! » Avant de renchérir peu de temps après: « oui nous allons gagner tous ensemble. Je serai candidate aux élections municipales ! »

  • Water-polo : une rentrée sans forcer pour le CNM

    Water-polo : une rentrée sans forcer pour le CNM

    Ils n’ont pas eu besoin de forcer leur talent pour remporter leur premier match de la saison. Les pensionnaires du Cercle des nageurs de Marseille ont rapidement, et largement, pris le meilleur sur l’Olympic Nice Natation, samedi, devant leurs supporters au bassin Pierre Garsau (22-7). Bien aidés par les cinq buts de Thomas Vernoux, les poloïstes phocéens commencent la saison sur une bonne note. Ils vont enchaîner deux matches de championnat dans les semaines à venir : la réception de Montpellier samedi prochain (18h) et un déplacement à Sète sept jours plus tard (20h).

  • Les Spartiates entrent dans l’Arène contre Anglet

    Les Spartiates entrent dans l’Arène contre Anglet

    Ils seront près de 5 000 pour assister à l’ouverture de la saison de Ligue Magnus. Au Palais omnisports, Les Spartiates reçoivent Anglet pour démarrer le championnat version 2025-2026. Marseille a vécu une intersaison intense avec un gros renouvellement d’effectif et une préparation courte, mais sans se ménager.

    « Nous finissons sur une dernière note intéressante avec cette victoire en amical contre Gap. Ce nouveau groupe est très bien, tous les changements ont été effectués pour améliorer le niveau de l’équipe », observe Fabien Bourgeois, défenseur et assistant capitaine. Au club depuis une décennie, le coach Luc Tardif s’est montré heureux de voir une amélioration du niveau de son groupe, durant la préparation. De bon augure pour cette entame de championnat. « On a progressé de semaine en semaine sur notre jeu avec le palet. Sous pression, lors du match contre Gap, on a été efficace », note l’entraîneur principal.

    Anglet arrive dans le chaudron marseillais avec un effectif également chamboulé. L’inconnue est encore grande sur leur niveau, mais Luc Tardif confie : « on a qu’une seule envie, c’est que ça commence ». Les fans locaux également.

    1ère journée de Ligue Magnus

    Coup d’envoi à 20h15 au Palais omnisports.

    Marseille : Kasik, Gourdin – Joubert, Strömberg, Dufek, Lindgren, Colotti, Bourgeois, Coulaud, Tavernier, Petersson.

    Anglet : Caron, Fleuret – Duerr, Faure, Esipov, Jalonen, Fremond – Jevpalovs, Polodyan, Munoz, Baron, Kazarine, Rousseau, Khovanov, Polcs, Quattrone

  • Le Gyotaku pour mieux connaître les poissons

    Le Gyotaku pour mieux connaître les poissons

    On va utiliser des daurades royales car c’est un poisson local. La philosophie de cet art est de célébrer la vie du poisson, remercier l’animal. On utilise l’encre Sumi-e et du papier artisanal Washi et des pinceaux. », détaille Mauro De Giorgi, l’artiste peintre qui anime l’atelier. Et de poursuivre « L’art du Gyotaku en français ichtyogramme, est une technique ancestrale qui permet de prendre l’empreinte d’un poisson sur un support léger. En faisant ça, on donne une seconde vie à l’animal. »

    À l’initiative de l’Institut de recherche pour le développement (IRD), cet atelier intitulé « Imprime moi un poisson : traces de mer » est une première. Il s’inscrit dans le cadre du projet Biodiversité aquatique dans l’art (BiodivAquArt), une étude en écologie historique, destinée à mieux comprendre les écosystèmes aquatiques du passé. Jusque-là spécialisé dans le décryptage et l’explication des tableaux anciens (XVIe-XVIIIe siècles), l’idée de cet atelier est née d’une rencontre informelle avec l’artiste Mauro De Giorgi. Une approche originale et respectueuse du vivant, qui permet d’explorer autrement la biodiversité marine méditerranéenne. L’encre utilisée samedi est alimentaire et biodégradable, permettant ainsi de consommer le poisson après l’expérience artistique.

    Changer les mentalités

    « Depuis 2017, on développe un travail autour de l’art et la biodiversité aquatique, on monte des opérations qui associent le public et permettent de faire des comptes rendus scientifiques » explique Thomas Changeux, hydrobiologiste (IRD-MIO). La biodiversité aquatique est bien moins connue que celle terrestre. Pour exemple « on n’entretient pas la même relation avec les goélands, les lapins ou les poules qu’avec les méduses ou les poissons », illustre le scientifique. L’objectif des scientifiques étant de mieux cerner ce qui peut faire peur ou dégoûter. Et de poursuivre, « répugnant, sale ou cruel… sont des adjectifs que j’entends encore trop souvent quand on parle des poissons… »

    Plus d’infos sur ird.fr/imprime-moi-un-poisson-traces-de-mer
    L’atelier sera encadré par l’artiste Mauro De Giorgi et des experts AMU et des chercheurs. ce samedi, quai de la Fraternité, Vieux port de Marseille.

  • [Mouvement Social] À Aubagne, des citoyens prêts à agir « chaque jour »

    [Mouvement Social] À Aubagne, des citoyens prêts à agir « chaque jour »

    Pinceau à la main, accroupie au-dessus d’une banderole déployée au sol, Bahia, 62 ans, en retraite anticipée, qui était « prof spécialisée pour des ados en difficulté », trace des lettres en noir et rouge.

    On peut lire : « Du fric pour nos services publics/éducation, santé, transports, justice. » Une trentaine de personnes, militants, mais pas que, sont venues au rendez-vous lancé sur la page Facebook de quelques-uns. « Hier [le 10 septembre, Ndlr] on était là, 20 à 30 personnes. Pour maintenir le mouvement, on a décidé de faire cet atelier pancartes, à proximité de l’Espace des Libertés où a lieu la réunion publique sur le futur hôpital », explique Maurice Marsiglia (CGT).

    « Mangeons les riches »

    « Essayons d’entretenir la flamme, surtout avec l’échéance du 18 septembre qui arrive », appuie-t-il. « On envisage de mettre ces pancartes on ne sait pas encore où, en ville, pour montrer que des gens se mobilisent, pour éveiller les consciences. On veut fédérer un maximum d’habitants d’Aubagne. Chaque jour, on veut agir », lance Maïté, 34 ans, éducatrice spécialisée. Romain, 28 ans, charpentier au chômage, explique : « Si je suis venu, c’est qu’on constate que, quoi qu’on fasse, ça ne change rien. On veut qu’une vraie démocratie soit mise en place. On veut plus de pouvoir, car ceux qui l’ont, aujourd’hui, s’en servent contre nous. Je pense à la réforme des retraites, aux impôts… »

    Une autre banderole est prête : « Inflation. Précarité. On a faim. Mangeons les riches ». éric, 59 ans, chef de chantier en invalidité, dit éprouver « un gros sentiment d’être méprisé. On est censé être en démocratie, on fait son devoir de citoyen et on se rend compte qu’on est allé voter pour rien ». Il poursuit : « Il y a d’autres choses qui me heurtent. Quand des gens qui bossent chaque jour n’arrivent plus à bouffer à leur faim… Il y a quelque chose qui ne va plus. »