Tag: Bouches-du-Rhône

  • Un an ferme requis pour son « trou à rats » à Marseille

    Un an ferme requis pour son « trou à rats » à Marseille

    « C’est au-delà d’un marchand de sommeil car on ne dort pas là-dedans. L’indignité ne fait pas débat. C’est pire qu’une bête dans un trou ! » a vivement lancé la procureure Anne-Sophie Larrouy au procès de Christian Castel, 67 ans, un agent immobilier et contrôleur de gestion qui loue une cave comme habitation au 48 rue Curiol (1er).

    C’est un lot en sous-sol de 17 m² avec une pièce principale de 9 m² sans fenêtre, sans chauffage, acheté il y a 15 ans pour 15 000 euros et estimé à 23 000 euros. Un sbire récupère pour lui le loyer en espèces : 300 euros par mois et 40 euros en plus pour l’électricité. C’est tout moisi, la porte trop petite laisse passer l’air. Aucun éclairage naturel. L’horreur. Le parquet demande 2 ans de prison : un an ferme et un an de sursis probatoire avec injonction de soins « pour travailler la problématique de la compréhension de la souffrance aux autres ». La procureure ajoute une amende de 20 000 euros pour lui, 40 000 euros pour sa SCI, 5 ans d’interdiction d‘acheter un bien immobilier et d’exercer la profession d’agent immobilier, plus la confiscation de la cave.

    Des habitants de l’immeuble avaient dénoncé cette situation scandaleuse à la mairie dès 2018. Il faudra attendre juillet 2024 et un constat de police qui lançait les poursuites pénales pour soumission d’une personne vulnérable à des conditions d’hébergement indigne et refus de reloger le jeune locataire de cette cave moisie, frappée d’un arrêté préfectoral d’insalubrité en 2024 doublé, en février 2025, d’une astreinte de 200 euros par jour de retard à le reloger.

    La victime, absente et pas constituée partie civile, est un jeune homme de 22 ans, dans une grande précarité sociale, économique et physique. C’est un ancien mineur de l’Aide sociale à l’enfance parfois hospitalisé en psychiatrie. « Je m’y sens mal, mais c’est quand même mieux que le 115 » a-t-il dit. Il travaille dans la restauration, gagne 716 euros par mois, ne touche pas d’aide.

    « J’ai aidé et c’est tout

    pour ma pomme »

    Présent ce mardi matin à l’audience, le prévenu n’a pas daigné attendre sa comparution vers 16h. Se disant « angoissé », il a quitté le tribunal en laissant une lettre qui reprend son audition devant les services de police. Le couplet du bon Samaritain mal informé. « J’ignorais que je n’avais pas le droit de la louer. C’est correct et habitable. Je m’en servais à l’origine comme bureau. C’est vrai qu’il y a des traces de moisissures, mais c’est le locataire qui a dégradé. Je ne suis pas un marchand de sommeil. J’ai aidé comme j’ai pu des personnes dans le besoin réel. Résultat des courses, c’est tout pour ma pomme. »

    « L’indignité, c’est le logement que nul ne mérite », dénonce Me Jorge Mendes, conseil de la Ville de Marseille, partie civile dans tous ces dossiers d’habitat indigne. Il demande 1 154 euros pour le temps engagé par les services municipaux et 1 000 euros de préjudice moral. L’avocat fustige « l’immoralité des locations de ce genre de trou à rats, qui dégage 25% de rentabilité annuelle à son propriétaire ». La Ville a depuis relogé de façon pérenne la victime. Le prévenu est par ailleurs mis en cause pour location de caves au 100 rue Saint-Savournin.

    Délibéré le 6 janvier.

  • Belsola défend l’emploi public comme « idéal républicain »

    Belsola défend l’emploi public comme « idéal républicain »

    Il suffit d’évoquer la création d’un emploi à la Ville de Port-de-Bouc pour lancer le débat politique du dernier conseil municipal de l’année, mardi soir. Il s’agit d’un poste d’assistant de suivi de l’entretien des locaux, d’ores et déjà pourvu en interne, comme l’a rapporté l’adjoint Marc Depagne (PCF).

    Mais, à l’extrême droite de l’opposition, Claude Bernex (UDR), se dit « fortement étonné de cette embauche à 100 jours des élections municipales », pointant « le nombre d’agents par habitant : il y en avait 350 en 2019 et près de 400 cette année, pour 16 400 habitants. Vous êtes dans les 16 000 embauches publiques, mais à un moment donné, ça devient cher pour les gens qui payent le foncier ». Précision : le chiffre de 16 000 emplois publics supplémentaires concerne l’ensemble des fonctions publiques en France, au 3e trimestre, selon l’Insee.

    Le maire (PCF) Laurent Belsola assume : « Nous avons toujours parié sur le service public et on manque encore d’agents. Quand vous voulez une police municipale, une ville propre avec des arbres taillés il faut des agents ». Quant au poste, « il va chercher des économies, il faut savoir perdre de l’argent pour en gagner », affirme l’édile.

    « Vous avez supprimé

    le cœur de la France »

    Claude Bernex persiste et signe : « Notre strate des villes entre 10 000 et 20 000 habitants fait que nous devrions être à 230 agents à Port-de-Bouc ». De quoi provoquer l’ire du maire communiste. « Avec 230 agents municipaux, c’est ingérable. Vous voulez tailler dedans, mais regardez votre politique, Sarkozy a fait péter un fonctionnaire sur trois et c’est la débandade dans tous les services publics, dans les hôpitaux comme la police, ça manque de partout ! Il ne fallait pas supprimer le cœur de la France », tance Laurent Belsola.

    L’opposant Pascal Spanu (RPR) reprend la source de son collègue : « C’est le JDD qui le dit ». Il avance aussi que « les charges de personnel sont de 17 millions d’euros alors que dans notre strate, on devrait être à 10 millions ».

    L’édile port-de-Boucain défend ses « idéaux républicains » : le service public a « un coût, compensé par l’impôt que chacun doit payer » face au « système libéral à l’américaine où chacun paye pour sa santé. On promet des merveilles aux jeunes, mais ils n’oublient pas d’aller chez l’ophtalmo et le dentiste avant d’y aller ». Et il conclut : « Vous voulez retirer 140 agents à la Ville. Dites-le aux agents et syndicats présents, et aux gens d’aller faire du sport à Fos. » L’extrême droite locale a donc affiché son projet libéral.

  • [Exclusif] Un nouveau contrat met la RTM sous pression

    [Exclusif] Un nouveau contrat met la RTM sous pression

    L’aboutissement d’un an de négociations tendues et gardées jusqu’ici secrètes. Lundi sera présenté, en conseil métropolitain, le nouveau contrat d’obligations de service public de la RTM, prévu pour encadrer l’activité de la régie des transports pour une durée de huit ans sur un périmètre inchangé. Ce document de 255 pages (sans les annexes), consulté par La Marseillaise, promet « une priorité réaffirmée de renforcer la qualité de service, conforter et contrôler le coût du service, dans un cadre financier rénové et maîtrisé ». Prévu pour entrer en application le 1er janvier prochain, il vient ainsi couvrir le déploiement du volet mobilité du plan Marseille en grand, l’électrification de la flotte de bus avec la transformation de leurs dépôts, la mise en service du métro automatique Neomma. Mais, pour la régie, ces nouvelles obligations viennent surtout lui placer sous la gorge le couteau de sanctions financières conséquentes.

    Dès l’adoption des premières orientations en décembre 2024, l’intercommunalité assumait en effet de viser un contrat « dans lequel la régie sera exposée aux aléas du marché et assumera un risque commercial et d’exploitation ». Alors que la RTM doit désormais reverser ses recettes à la Métropole, cette dernière lui impose d’en réaliser à hauteur de 125 millions d’euros dès la première année, contre 102 millions en 2024. Un montant qui devra s’élever à 144 millions d’euros en 2033, révisable en fonction du renforcement de l’offre de transports. Faute de quoi elle devra compenser une partie du manque à gagner, alors même que la régie doit assumer l’extension de la gratuité. Pourvu que l’extension prévue du tramway T3, le 10 janvier prochain, amène assez de nouveaux passagers. Dans le cas où les recettes dépasseraient les objectifs, elles seraient partagées, la plus grosse partie allant à la Métropole.

    Ce système de bonus-malus est aussi imposé dans la lutte contre la fraude, priorité affichée de l’intercommunalité. Celle-ci a balayé d’un revers de la main l’offre présentée au mois de juillet par la RTM, qui comptait doubler le nombre de contrôleurs pour réduire, à terme, le taux de fraude dure de sept points. Trop coûteux, et pas assez ambitieux pour la Métropole. Ainsi, pour les seuls bus marseillais, celui-ci doit passer de 31,3% en 2024 à 22,3% dès 2032. Il est aussi exigé de mettre les moyens nécessaires pour contrôler 2% des voyageurs, sous peine de pénalités supplémentaires. De quoi s’ajouter à une liste de neuf pages de sanctions diverses, alors que la régie, sur le précédent contrat, n’en avait reçu aucune.

    Mais, tandis que la Métropole insiste sur l’amélioration de la qualité du service et du report modal, étrillant une offre initiale « inacceptable » de la RTM puisqu’« aucune proposition n’est réalisée dans l’objectif d’améliorer la productivité », les moyens alloués restent bien en deçà des attentes de sa régie. La RTM réclamait une rémunération de 4,83 milliards d’euros sur la période. Ce sera finalement 600 millions d’euros de moins. Certes, celle-ci n’aura qu’à effectuer le gros entretien et renouvellement du matériel, à hauteur de 130 millions d’euros sur la période.

    Vers la privatisation ?

    Car, désormais, la Métropole portera directement les investissements dans les transports. En effet, celle-ci fait le choix d’une concession d’affermage. En clair : elle reprend la main sur les 3,6 milliards d’euros de patrimoine de la RTM – selon l’estimation du cabinet Galtier au mois de mars – qu’elle met à disposition de l’établissement « qui se voit confier la gestion et l’exploitation du service à ses risques pour l’exploitation du service public ». Un choix qui « modernise en profondeur le cadre de relation », justifie la Métropole auprès de La Marseillaise, mais qui interroge : elle reprend en effet la main sur l’investissement alors même qu’elle est bien plus endettée que sa régie. De quoi faciliter une éventuelle privatisation au terme des huit ans de ce contrat ? « Nous sommes les derniers des Mohicans », s’alarme vivement un syndicaliste face aux vagues de mise en concurrence.

  • L’État montre les muscles face aux narcotrafiquants

    L’État montre les muscles face aux narcotrafiquants

    Pas moins de 15 points de deal ciblés simultanément, 1 500 agents supplémentaires déployés tous services de police confondus, 7 équipes cynophiles, des drones… L’opération chapeautée ce mardi 9 décembre par le préfet de région, Jacques Witkowski, n’avait pas franchement de nom, mais une certitude : elle est de « grande ampleur », a expliqué le représentant de l’État devant une foule de caméras, au pied d’un bâtiment des Oliviers A (13e). Une opération de « visibilité, judiciaire, de voie publique, de police administrative » avec la fermeture d’un certain nombre de commerces « pour suivre les directives du ministre de l’Intérieur qui m’a demandé d’insister et d’accélérer sur la lutte contre les narcotrafics », poursuit le préfet.

    Une demi-heure avant de convoquer la presse, l’« assaut » a été donné pour dégager un point de deal avec chicane tenu par des charbonneurs. Consommateurs, nourrices étaient également dans le collimateur. « Des perquisitions sont en cours », a indiqué Jacques Witkowski, ajoutant que « toute la circonscription de Marseille » était concernée par ces descentes de police et ce « jusqu’au bout de la nuit ». Avec « une pointe d’effort sur le 3e arrondissement, qui a été ces derniers temps le théâtre d’actions criminelles que nous condamnons », précise-t-il.

    En début d’après-midi, plus d’une vingtaine d’interpellations et quelques saisies de stupéfiants avaient déjà été réalisées, un commerce fermé.

    « Nous ne souhaitons pas laisser les narcotrafiquants tenir le terrain, la République ne leur passera rien », martèle le préfet, promettant que « ces opérations d’ampleur seront réitérées en fonction des moyens ».

    Il enchaîne sur une saisie qui en dit long sur le sens du commerce des réseaux… Une affichette truffée de fautes, trouvée quelques instants plus tôt dans un hall : « Les Oliviers A fête Noël, du 25 au 31 décembre, appéritif (sic), chips, boisson, bonbon, ect… Pochons beuh ou shit cadeau, venez comme vous êtes », remerciant les acheteurs de leur passage, « à la prochaine ! ».

    Des habitants apeurés ou complètement désabusés

    À l’avant-veille d’une nouvelle réunion sur le narcotrafic à l’Élysée, à laquelle le préfet va participer, et à quelques jours de la venue de son locataire le 16 décembre dans la cité phocéenne, pas question pour autant d’y voir une simple opération de com’, assure Jacques Witkowski. Même si le plan « Marseille en grand », c’est la « reprise de la sécurité, la première de nos libertés » convient le préfet, il rappelle aussi qu’il est question du « développement du logement, de l’éducation ». Et de marteler qu’au-delà de ce moment « spectaculaire », les forces de police resteront mobilisées quotidiennement.

    Aux balcons des bâtiments délabrés, on reste sceptique… « Ils sont pas souvent là », nous assure une dame désabusée. Alors qu’un habitant se fait fouiller, un petit groupe de jeunes dénonce l’inutilité de l’action policière. « Regardez les façades, ça tombe en ruine, Macron, il est déjà venu ici ça n’a rien changé, ils préfèrent mettre les sous là-dedans », s’indigne l’un d’entre eux, pointant du doigt un camion de gendarmerie stationné devant les murs lézardés ou qui perdent des morceaux de béton, entre deux barres métalliques rouillées.

    D’autres habitants refusent de témoigner, parce qu’« on a peur », reconnaît une dame, quand cet homme est en colère : « Même pas on va se fatiguer à vous répondre, pour vous dire quoi ? Ça sert à rien, on est abandonnés et ça dure depuis des années. En quoi elle compte notre parole ? »

    Alors que les patrouilles de police se poursuivent, les caméras lèvent le camp au bout de quelques heures. « Revenez nous voir quand ils seront partis, vous verrez, ici ils se passent aussi des choses bien », nous assure un gamin, le col remonté jusqu’aux yeux.

  • À Martigues, CGT et CFDT se mobilisent pour les acquis des soignants

    À Martigues, CGT et CFDT se mobilisent pour les acquis des soignants

    La réunion devait avoir lieu dans le bureau de Loïc Mondoloni. Le directeur du centre hospitalier de Martigues l’a finalement déplacée dans la salle de la Pinède, où se tient habituellement le conseil de surveillance. À raison : plus d’une centaine de personnes s’y sont rassemblées à 10h, ce mardi, parmi lesquelles les représentants syndicaux CGT et CFDT de l’établissement, les soignants, la CGT de l’hôpital d’Aubagne, l’Union locale CGT martégale et de celle des quartiers sud de Marseille, afin de connaître les intentions de la direction sur la révision d’accords locaux.

    Laure Privat, représentante CGT, explique : « Après la publication du rapport de la Chambre régionale des comptes, la réponse du directeur consiste à faire des économies sur les accords locaux signés en 1999. » Trois jours de repos médailles et cinq jours de repos retraite sont concernés. « Ça correspond à 0,87 emploi temps plein par an, donc c’est ridicule en termes d’économies », dénoncent Laurence Virazel et Nathalie Martin, de la CFDT. Loïc Mondoloni justifie : « Une injonction de rappel à la loi a été prononcée. Si ce n’est pas respecté, le directeur de l’établissement est responsable civilement et financièrement. »

    Une action lors du CSE

    Mais ce qui mobilise le plus reste la fin de la prise en compte du temps de pause méridienne dans le temps de travail. La CGT et la CFDT craignent un « plan social déguisé », puisque dans son rapport, la Chambre régionale des comptes indique : « Cette pratique conduit l’établissement à rémunérer indûment chaque année près de 73 800 heures, soit près de 46 équivalents temps plein. » Pour Damien Maurin, représentant CFDT, l’inquiétude porte surtout sur « certaines catégories administratives et techniques ».

    Le directeur de l’hôpital affirme : « L’examen des organisations et cycles de travail s’effectuera avec les partenaires sociaux. Ils seront consultés pour chacune d’entre elles au cours de l’année 2026. (…) Le retour à la légalité n’est pas un plan social. (…) L’hôpital connaîtra l’année prochaine de nombreux développements significatifs, avec de l’emploi à la clé. »

    Le rassemblement de ce mardi n’était qu’une première étape. L’organisation entend maintenir la pression avec un nouveau rassemblement lundi 15 décembre à 9h, lors du Comité social et économique (CSE).

  • Gilles Picard devient le nouveau président délégué du Mondial La Marseillaise à pétanque

    Gilles Picard devient le nouveau président délégué du Mondial La Marseillaise à pétanque

    Après Maryan Barthelemy, nommé directeur des événements, le renouvellement de l’organigramme du Mondial La Marseillaise à pétanque se poursuit avec la nomination de Gilles Picard à la fonction de président délégué du Mondial La Marseillaise à pétanque à titre bénévole. « L’arrivée de Gilles Picard est une excellente nouvelle, son expertise, son professionnalisme, son expérience de haut niveau, correspondent pleinement aux ambitions qui sont les nôtres pour cet événement hors norme », se félicite Léo Purguette, président du groupe La Marseillaise et du Mondial La Marseillaise à pétanque.

    Retrouvez un entretien avec Gilles Picard dans La Marseillaise de ce mercredi 10 décembre.

  • [Rue de la République] Posez vos questions à notre invité Anthony Krehmeier

    [Rue de la République] Posez vos questions à notre invité Anthony Krehmeier

    Municipales, Marseille, alliances, quartiers populaires, narcotrafic, logement, écoles, transports… À vous la parole ⬇️

  • Youth League : les U19 ont un mince espoir de qualification

    Youth League : les U19 ont un mince espoir de qualification

    Il y a encore quelques semaines, il n’était pas évident de voir l’équipe moins de 19 ans de l’OM capable de se qualifier pour les phases finales de la Youth League. Avec trois revers en trois rencontres, les espoirs de franchir ce premier tour étaient réduits au minimum, mais les deux derniers matches ont apporté un brin d’optimisme. Un point pris contre l’Atalanta puis un succès face à Newcastle. Quatre points seulement et pourtant, se qualifier est encore possible.

    Ce mardi, la victoire est impérative sur la pelouse de l’Union Saint-Gilloise, mais il faudra aussi zieuter vers les autres terrains, en particulier celui de Monaco. L’ASM est actuellement la dernière équipe qualifiée et doit s’incliner contre Galatasaray pour que les jeunes Olympiens puissent croire en un avenir européen. Un espoir mince, car il faudrait aussi des contre-performances de la Juventus, du Napoli et du PSV.

    Antoine Valero, clé de la victoire ?

    Le groupe de Lassad Hasni va jouer sa chance à fond et peut compter sur un jeune homme en forme : Antoine Valero. Sept buts en U19 Nationaux cette saison, un appel en équipe de France U18 et des prestations consistantes dans cette Youth League. Une victoire passera sans doute par une performance de l’attaquant aux cheveux longs. En face, les Bruxellois restent sur trois matches sans victoire en compétition européenne. La dynamique est marseillaise, reste à la conserver pour boucler convenablement cette phase de ligue.

  • [Entretien] Claudy Weibel : « Je ferai La Marseillaise avec un esprit plus compétiteur qu’avant »

    [Entretien] Claudy Weibel : « Je ferai La Marseillaise avec un esprit plus compétiteur qu’avant »

    La Marseillaise : Vous étiez présent vendredi au Cercle de Saint-Barnabé pour présenter les événements que vous organisez en Corse et en Espagne. Êtes-vous toujours aussi compétiteur malgré tout ?

    Claudy Weibel : Je suis un peu en transition, j’avoue que j’ai décidé cette année de me retirer de l’équipe nationale belge. Bizarrement et psychologiquement, j’ai l’impression que tout s’arrête. Je ne pensais pas que ça allait faire un effet comme ça, mais j’étais décidé et je ne reviendrai pas sur ma décision. Du coup, ça me vieillit un peu, je deviens nostalgique des super moments que j’ai vécus, notamment ceux en Moselle à Metz Ronde Pétanque avec Serge Sala. Mais aujourd’hui, je porte une autre casquette, celle d’organisateur, parce que j’ai une société événementielle qui s’appelle Pétanque Events depuis dix ans maintenant. Personne ne le sait spécialement, parce qu’on me voyait encore comme un joueur. Ce nouveau rôle ne m’a pas effacé du milieu de la pétanque, mais tout doucement, je me suis retiré des grosses compétitions, et comme je ne suis pas trop demandeur, on me voit de moins en moins.

    Vous avez récemment annoncé votre retraite internationale. Qu’est-ce qui a motivé ce choix ?

    C.W. : C’est un peu de ne plus être avec les anciens, les potes, les amis avec qui on a tout gagné (« Dédé » Lozano, Jean-François Hemon, dit « Tichon » et Michel Van Campenhout). Progressivement, on a arrêté de jouer ensemble et il y a des nouveaux qui sont arrivés. C’est difficile à recréer une très belle entente. Je pense que le niveau a vraiment monté dans les autres nations, et puis j’ai perdu un peu de motivation. En plus, on a fait un fiasco cette année au championnat d’Europe et ça a vraiment agi comme un déclic en moi. Je me suis dit que c’était le moment. En plus, Gustave Muntz, qui a toujours été mon coach, mon sélectionneur, et qui est devenu un ami, a lui aussi cédé sa place. J’arrête en même temps que mon coach avec qui j’ai tout vécu.

    On fête cette année les dix ans de votre titre de champion du monde tête-à-tête, où vous êtes comme on dit à Marseille « à jamais le premier ». Est-ce le plus beau titre à vos yeux ?

    C.W. : J’ai été au Luxembourg, j’ai été champion de Luxembourg. J’étais en Belgique, j’étais champion de Belgique. J’étais en France, j’étais champion de France. Je pense que chaque étape a été importante. Mais le Graal, c’est quand on a été pour la première fois champion du monde, parce qu’on tournait autour depuis plusieurs éditions. Par contre, quand j’ai été champion du monde en 2015, il faut savoir que ma sélection a vraiment été remise en question, que ce soit par la fédération, par mon entourage et par mes sponsors de l’époque. Et quand je réussis à gagner ce titre en ayant battu en 8e de finale le joueur qui avait fini premier des groupes, puis enchaîner avec Dylan Rocher, Diego Rizzi, puis une finale mémorable et phénoménale face à Sami Atallah, c’était incroyable. J’ai souvent dit que je suis né sous une bonne étoile. Ce titre a été émotionnellement pour moi, le plus beau, parce qu’il était improbable.

    Parmi les grandes compétitions, on ne vous associe plus aux Masters qu’au Mondial La Marseillaise à pétanque…

    C.W. : Je n’ai strictement rien contre La Marseillaise, au contraire, j’aime y participer, mais ce n’est pas mon but premier. Mais quand j’y vais, j’y vais vraiment avec le plaisir. J’y suis toujours allé avec des amis, je n’ai pas vraiment fait des grosses séries. J’ai souvent joué avec des amis ou des sponsors, mais j’y suis allé dans un esprit ultra-convivial, c’est-à-dire que je prends mon apéro, je bois mon petit pastis, avec cet état d’esprit marseillais. Il va peut-être y avoir du changement maintenant, avec le changement de direction, peut-être avec des autres idées, peut-être avec du renouvellement. Peut-être que ça va monter en gamme, peut-être que ça va faire plus une grosse compétition pour les gros joueurs, plutôt que la masse. Mais, là, comme je ne vais plus faire les championnats du monde, comme je ne fais pas trop de nationaux, il est clair que l’année prochaine je ferai La Marseillaise avec un esprit plus compétiteur qu’avant, et surtout avec une très bonne équipe.

  • [Théâtre] Kahraba pose ses valises au Théâtre Joliette

    [Théâtre] Kahraba pose ses valises au Théâtre Joliette

    Dès le 9 décembre, le collectif Kahraba pose ses valises au Théâtre Joliette. « Nous y invitons des amis, des complices, ceux que nous avons croisés sur nos chemins, dont la compagnie nous fait nous sentir à la maison », indique ce groupe libanais qui s’adonne aux arts de la marionnette et de la danse. Autant de conversations artistiques déclinées jusqu’au dimanche 14 décembre, à commencer ce mardi, par Et le cœur ne s’est pas arrêté. Une « fiction poétique » aux « résonances très concrètes » imaginée avec la compagnie L’entreprise de François Cervantes. « Si on devait résumer, c’est l’histoire d’une personne qui continue à lire un livre pendant un bombardement », explique l’auteur metteur en scène marseillais du spectacle.

    Miroir d’humanités

    Cofondateurs du collectif Kahraba, Eric Deniaud et Aurélien Zouki dispenseront du 10 au 12 décembre des ateliers gratuits « Petite migration » au cours desquels le public est invité à fabriquer des maisons en papier, avant d’en faire une fresque collective sur les murs du Théâtre Joliette. Contrebassiste et chanteuse de Hayeli, musique dont le nom « signifie miroir en arménien », Donna Khalifé donnera quant à elle un concert samedi 13 décembre, après avoir elle aussi prodigué quelques rudiments aux spectateurs les jours précédents. Avec, en première partie, Ce que les dieux nous ont laissé, création de Kahraba où la flûte, danse et « dessin en direct » défient le « chaos » du monde ambiant.