Tag: Bouches-du-Rhône

  • Festi’femmes ou le rire conjugué au féminin pluriel à Auriol

    Festi’femmes ou le rire conjugué au féminin pluriel à Auriol

    « Je suis dans l’humour depuis trente-six ans », revendique, avec drôlerie, Eliane Zayan. Fondatrice, en 1993, de Quai du rire, à Marseille, elle a créé Festi’femmes, festival accueilli depuis quatre éditions à Auriol. Véronique Miquelly, la maire (DVD) a souligné combien ce rendez-vous avait du sens « dans une commune dirigée par les femmes depuis plus de cinquante ans ».

    Sosie d’Amy Winehouse

    Eliane Zayan, qui dit avoir découvert de jeunes talents comme Nicole Ferroni ou Élodie Poux, a très tôt souhaité, « alors que l’humour au féminin était décrié, le mettre à l’honneur, non pas pour être dans le féminisme, mais le féminin ».

    Festi’femmes accueillera, en deuxième partie, le spectacle Les Imitatueurs. Emma Gattuso et Thibaud Choplin, remarqués en 2022 au festival d’Avignon par Régis Mailhot, s’affrontent dans un show politique, au cours duquel ils imitent une soixantaine de voix. Juste avant, Festi’femmes donnera à découvrir diverses artistes. Charlotte Ferrato, dont Mère et Fils Thérapie a atteint 3 millions de vues sur Instagram ; Z’elle, peintre performeuse ; Emma Gattuso Sandy, « sosie officielle de Amy Winehouse », prêtera sa voix à la chanteuse britannique. Pour Sandy, « Amy était quelqu’un de passionné, libre, hypersensible. Moi, je suis comme ça, une tête brûlée de la passion. J’ai aussi des démons, mais je les exorcise autrement que par la drogue et l’alcool ». Vêtue d’un sweat rouge, Marguerite Gauthier a de la vivacité tant dans la voix que dans ses propos. « Marguerite Gauthier est une amoureuse. Elle aime la vie. C’est quelqu’un que j’aime beaucoup. Elle est sans filtre, comme la cafetière. Elle a créé une méthode pour produire du bonheur à volonté », promet la comédienne. Une excellente raison d’aller à Festi’femmes, non ?

  • La relève de l’Opéra de Paris en pas de deux à Aix

    La relève de l’Opéra de Paris en pas de deux à Aix

    Le Grand Théâtre de Provence accueille, dimanche 8 mars à 17 h, puis lundi 9 et mardi 10 mars à 20 h, le Junior Ballet de l’Opéra de Paris. Au programme, des chorégraphies de George Balanchine, Maurice Béjart, Anabelle Lopez Ochoa et José Martinez. Un choix très diversifié conçu sur mesure pour les jeunes artistes, concentré de techniques chorégraphiques classiques et d’approches plus contemporaines.

    À l’initiative de ce dispositif, le chorégraphe José Carlos Martínez, nommé en 2022 directeur de la danse à l’Opéra de Paris. Né à Carthagène en Espagne, il est à ce jour l’unique danseur d’origine espagnole à avoir été nommé étoile au sein du Ballet de cette prestigieuse institution. En 2024, il crée le Junior Ballet, une promotion d’une vingtaine de jeunes danseurs et danseuses venus du monde entier qui, au sein de l’Opéra de Paris, bénéficient d’une solide formation. Pour José Martinez, il s’agit avant tout de faire le lien entre l’école de danse de l’Opéra de Paris et le corps de ballet, et de parvenir à davantage de diversité en approchant des danseurs du monde entier.

    Transmission, création

    Il rappelle que le dispositif, s’il est nouveau à Paris, existe déjà dans plusieurs pays et compagnies à l’étranger. Il fallait s’assurer l’accompagnement des jeunes danseurs en fin de formation professionnelle. « Il s’agit de permettre aux danseurs qui terminent l’école de danse et qui ne sont pas engagés dans le ballet de poursuivre leur formation tout en bénéficiant d’une expérience professionnelle. D’autre part, on veut offrir à des danseurs venant d’autres écoles du monde la possibilité de découvrir le style français tel qu’on le pratique à Paris. Ainsi, nous pouvons diversifier les profils qui peuvent être engagés dans le futur corps de ballet de l’Opéra », précise-t-il.

    Une fois intégré le Junior Ballet, un contrat de professionnalisation de 24 mois leur est proposé. Treize d’entre eux sont issus de l’école de danse, les autres viennent d’autres écoles du monde. Aucune concurrence entre les deux accès. José Martinez insiste : « Ce dispositif m’a paru nécessaire car je ne voulais pas voir de jeunes artistes ayant suivi chez nous toute la formation, livrés à eux-mêmes, sans accompagnement, ni contrat de travail. » Et d’ajouter : « J’aime à dire que les danseurs qui entrent au Junior Ballet sont encore des élèves et lorsqu’ils en sortent, ils sont des professionnels. »

    La tournée qui les conduira à Aix est l’occasion d’une expérience professionnelle indispensable. « C’est leur premier contact avec un vrai public, dans des salles différentes. Ils apprennent à gérer les répétitions, la fatigue, la charge de travail. » Le programme a été pensé avec une double ambition : pédagogique, en amenant les danseurs à explorer toutes les formes de l’art chorégraphique, du classique le plus pur au contemporain ; et artistique, en offrant au public l’occasion de découvrir toute la richesse et l’exigence de cet art.

  • Les femmes ont aussi droit à un buste dans l’espace public

    Les femmes ont aussi droit à un buste dans l’espace public

    « Un jour, en 2019, j’étais dans le bureau d’un collègue. Il y avait quatre bustes d’hommes sur un meuble. Je lui ai dit qu’il fallait aussi en mettre de femmes, mais il m’a répondu que ça n’existait pas. Je me suis dit : alors si ça n’existe pas, il faut le faire ! », raconte cette quadragénaire. La graine était semée. Presque cinq ans plus tard, elle germe sous la forme de SoBuste. « Un peu d’argent de côté » a suffi pour se lancer, fin 2024, dans la création de son entreprise pour réaliser des sculptures de bustes de femmes, en complément de son activité principale.

    « Le but est de promouvoir le travail des femmes, les rendre visibles », affirme-t-elle. Pour son étude de marché, elle contacte plusieurs villes. « Toutes me disent que c’est une bonne idée », relève Sophie Dievart, en particulier quand il s’agit de Simone Veil, Marie Curie ou Louise Michel, au milieu d’une « longue liste d’écrivaines, artistes et scientifiques », parmi lesquelles Frida Kahlo, Joséphine Baker, Angela Davis, Hedy Lamarr ou encore Colette. « Ce sont des femmes trop peu visibles, alors que leurs parcours sont incroyables », souligne l’entrepreneure.

    Une partie des ventes dédiée à la cause

    D’emblée, l’initiatrice de SoBuste annonce que, une fois son investissement remboursé, « un pourcentage des ventes sera dédié aux associations féministes et de lutte contre les violences sexistes et sexuelles », comme la Fondation des femmes, qui redistribue elle-même à d’autres structures, l’AVFT ou au CIDFF.

    Les bustes sont actuellement réalisés en plâtre par une sculptrice partenaire basée en France. « Tout est fabriqué à la main. D’abord en argile, puis on fait un moule en silicone qui sert ensuite à façonner le plâtre », détaille Sophie Dievart. Les pièces mesurent une cinquantaine de centimètres de haut, soit « quasiment la taille qui est utilisée par les institutions », précise-t-elle.

    La Martégale envisage d’installer prochainement son atelier à Martigues, afin de produire des modèles plus petits, « pour mettre au bureau ou chez soi », avec l’idée, à terme, « pourquoi pas d’en faire mon activité principale ». Elle insiste sur un principe essentiel. « Je veux absolument que le buste soit taillé en V, ni accessoirisé, ni embelli, conforme à la réalité », sans poitrine pour « désexualiser le corps de la femme ». Elle imagine déjà la suite : « Et pourquoi pas du bronze ou du marbre, à l’avenir ? », sourit celle qui se voit rester à Martigues, convaincue que « c’est une ville qui offre beaucoup en matière de culture et d’art ».

    Si la collectivité a choisi de féminiser ses rues, Sophie Dievart propose, en somme, de passer à l’étape suivante. L’espace Simone-Veil aura-t-il droit à son buste ?

  • En péril et insalubre, un hôtel de Didi évacué

    En péril et insalubre, un hôtel de Didi évacué

    Face à l’inaction du propriétaire, les autorités ont procédé, jeudi matin, à l’évacuation dans un grand calme de l’ex-hôtel meublé « Le Simplon », 7 rue du Musée, à Noailles. L’établissement de 16 chambres est frappé par trois arrêtés de mise en sécurité depuis 2023, d’un arrêté de fermeture administrative définitive en ERP (établissements recevant du public) et d’un arrêt préfectoral d’insalubrité depuis juin dernier.

    « L’État, conformément à ses engagements dans la charte de relogement des évacués marseillais, et la Métropole [compétente en secteur OPAH-RU], se sont substitués [au propriétaire défaillant] pour assurer la protection des personnes, en procédant à la mise à l’abri des occupants, dans le respect des compétences de chaque institution », déclare la préfecture.

    « Soulagés mais angoissés »

    « Le Simplon » appartient à la SCI 26, dont Mordechai Didi était l’associé unique, avant de transmettre le flambeau à son fils Nathan, mis en examen comme lui. Didi était aux manettes de treize autres hôtels meublés, dont le 18 rue des Feuillants, juste derrière, évacué il y a seize mois. Une information judiciaire est toujours ouverte pour soumission de personnes vulnérables à des conditions d’habitat indignes, mais aussi escroquerie par surfacturation des nuitées d’hébergement d’urgence payées par l’état, travail dissimulé et blanchiment en bande organisée. Il est question de 2,3 millions de préjudice sur les 7,2 millions d’euros de fonds publics versés sur ce petit empire lucratif d’hôtels conventionnés.

    L’association Soliha, missionnée par la direction opérationnelle de l’habitat de la Métropole, avait prévenu tous les occupants de ce « trois fenêtres » très dégradé qu’ils devaient quitter les lieux, sans retour possible, pour être relogés dans des appartements hôtel aux Chartreux. « C’était terrible. Tout est dégradé. On n’avait pas de chauffage. L’eau de pluie passe-partout », explique un jeune nigérian qui emporte une valise et une guitare. « On est à la fois soulagés de partir et angoissés car on nous dit que c’est un relogement temporaire. C’est pas rassurant quand on a une famille », confie ce père soucieux de mettre à l’abri sa femme enceinte et leur fils. Pour les rassurer, il leur a été dit que le relogement est dû jusqu’à mainlevée complète de l’arrêté d’insalubrité. « Je suis ici depuis 2007. Je payais 500 euros par mois la chambre », nous dit un résident tunisien éprouvé, comme les autres, par ces années d’habitat indigne. L’association Droits et Habitat est à leur côté. La plupart des occupants qui ont porté plainte sont partie civile dans la procédure pénale en cours.

    L’ensemble des évacués ont été acheminés en voiture à l’hôtel Bontempo, aux Chartreux. Sur la base d’un arrêté d’exécution de travaux d’office, le service municipal de la Protection des populations à la DPPGR a coupé les fluides et posé une porte anti-effraction pour empêcher tout squat. L’immeuble, désormais vide, avait été acheté 180 000 euros par la SCI 26, en 2008 . L’immeuble sous saisie pénale immobilière depuis mars 2024 encourt la confiscation.

  • Les élèves tendent l’oreille à l’Opéra de Marseille

    Les élèves tendent l’oreille à l’Opéra de Marseille

    Oreilles, bouches ouvertes et yeux ébahis devant les trois musiciens de l’Orchestre philharmonique de Marseille, les élèves de moyenne et grande section d’écoles maternelles, assis sur le parquet du Foyer public Ernest-Reyer à l’Opéra municipal ce jeudi 5 mars, sont impressionnés devant les instruments et les sons qu’ils émettent.

    « Mettez le doigt devant votre bouche, vous allez sentir votre souffle », explique la musicienne Lætitia Lenck aux enfants, en montrant sa flûte. Les bruits des trois instruments résonnent dans la salle et font réagir les élèves : des rires s’échappent devant la flûte, certains gigotent au rythme de la musique ou se bouchent les oreilles au retentissement de la cymbale. D’autres fixent la fresque au plafond et les murs marbrés. Après avoir assisté au concert pédagogique, le 30 janvier dernier, les petits retournent à l’opéra pour une initiation à la musique.

    Un moment de partage

    Porté par la Ville de Marseille, l’Opéra municipal et l’académie d’Aix-Marseille, le programme « Éveil à l’Opéra » permet aux élèves de découvrir l’univers de l’opéra. « Ce lieu magique les sort de leur quotidien », affirme Guillaume Schmitt, responsable de l’action culturelle.

    Mathieu Schaeffer, percussionniste, indique aux élèves qu’avec « leurs mains, ils possèdent un instrument de musique ». Ils apprennent à être en rythme, à ralentir ou accélérer. Un groupe tape du pied vigoureusement et l’autre frappe des mains. Invités à fermer les yeux pour être transportés dans les bruits de la forêt, ils clament à l’unisson « Un hibou ! Un oiseau ! », en reconnaissent les sons joués par les appeaux. « Les élèves sont réceptifs et ça nous permet d’avoir un lien avec le public », s’enthousiasme Mathieu Latil, violoniste. Un à un, ils viennent toucher les instruments avec délicatesse et repartent le sourire aux lèvres.

    Lætitia Lenck partage l’engouement des professeurs et des parents d’élèves : « Leurs yeux pétillants et émerveillés, c’est beau à voir. » « C’est un souvenir marquant pour eux, ils en parlent après, à l’école et avec leurs familles », renchérit Guillaume Schmitt. Après la danse et la musique, l’initiation au chant se déroulera le mardi 19 mai.

  • Des lycées de la région en colère contre la baisse des dotations

    Des lycées de la région en colère contre la baisse des dotations

    Ce jeudi 5 mars, la colère gronde devant plusieurs lycées marseillais. Alors que l’Académie d’Aix-Marseille prépare la distribution des enveloppes aux établissements pour les rentrées 2026, élèves et enseignants s’insurgent de la baisse des heures de la Dotation globale horaire (DGH) allouée par le rectorat. Ils dénoncent l’impact de cette perte sur l’organisation et la qualité des enseignements. En protestation, des blocages et des grèves ont été organisés dans plusieurs lycées de la ville.

    Une éducation maltraitée

    Au lycée Nelson-Mandela, dans le 12e arrondissement, les enseignants se sont mis en grève et se regroupent devant les grilles de l’établissement. Sur les banderoles, leur mot d’ordre : « Non à une fonction publique carencée, à une éducation au rabais, à une éducation maltraitée. » Dans ce lycée, la baisse de la DGH impliquerait « la perte de 80 heures hebdomadaires pour assurer les cours », explique Christophe Bernardo Dos Santos, professeur d’histoire-géographie et délégué syndical SNFO 13.

    80 heures de cours, cela signifie « la fin d’un certain nombre de dispositifs et la diminution des heures de spécialités », ajoute une professeure de français du même établissement. Elle continue : “Surtout, c’est l’impossibilité d’organiser des séances en demi-groupe, qui sont pourtant essentielles pour accompagner efficacement les élèves. ” Plus d’élèves par classe, notamment en langues vivantes et dans des matières comme le français et les mathématiques. « C’est la catastrophe assurée », selon la professeure. Les enseignants ont demandé à être reçus en audience par le rectorat, pour le moment sans succès.

    Des priorités politiques questionnées

    Les élèves du lycée Saint-Charles partagent la même frustration. Ce jeudi, ils ont décidé de bloquer leur établissement. « On se sent abandonnés », explique une lycéenne postée devant l’une des entrées, pancarte à la main. Chez eux, la DGH prévoit la suppression de 77 heures hebdomadaires. Conséquence : « On va moins bien apprendre et les profs vont être encore plus débordés qu’ils ne le sont déjà. »

    Les élèves voient aussi dans cette décision le résultat d’un arbitrage politique qui délaisse l’éducation « au nom de l’austérité », alors même que « des secteurs comme la défense voient leur budget largement augmenter ». Le blocage s’inscrit donc dans un mouvement plus large contre « la militarisation des jeunes », poursuit l’un des lycéens de Saint-Charles. L’enjeu des mobilisations est grand, car « tout le monde est à bout », souffle une accompagnante d’élève en situation de handicap (AESH) du lycée Diderot, venue en soutien à la grève.

  • Sainte-Marguerite : les salariés repris très inquiets

    Sainte-Marguerite : les salariés repris très inquiets

    Situation lunaire et reprise rocambolesque pour les près de 2 000 salariés du groupe de santé privé Sainte-Marguerite.

    Dans le silence quasi total, les hôpitaux de Beauregard et Vert Coteau à Marseille, mais aussi ceux de Saint-Jean et Saint-Roch à Toulon ainsi que la clinique de La Ciotat sont passés sous le pavillon du groupe Almaviva. « Ça a été fait en l’absence totale de transparence et de consultation des salariés », dénonce, ce jeudi, Sandrine Cartier, secrétaire CGT du Comité économique et économique central (CSEC) du groupe, et élue sur l’hôpital de Beauregard. En effet, la reprise aurait normalement dû faire un peu de bruit vu l’importance du groupe Sainte-Marguerite sur le territoire (11 sociétés, dont certaines en charge de l’informatique, de la maintenance des équipements de santé des établissements ou encore blanchisserie avec le GIE Pamar). Encore plus, quand il devient propriété d’Almaviva, 4e plus important groupe de cliniques privées en France, détenu à 60% par le fonds koweitien Wren House Infrastructure. « À chaque instance du personnel, on nous a assuré qu’il n’y aurait pas de rachat. On l’a découvert avec les publications de l’autorité de la concurrence », relate Sandrine Cartier. Elle prend un exemple parlant : « On n’a pas eu de procédure d’information-consultation. » Une procédure pourtant basique quand une reprise de cette ampleur a lieu.

    Un sens du timing qui questionne

    Les syndicats avaient des soupçons avec la cession de la clinique de Hyères au même groupe, un an avant mais rien de concret. Le 13 janvier, le président du groupe, le docteur Bruno Thiré, envoyait un courrier aux salariés annonçant qu’une « évolution de l’actionnariat est à l’étude ». S’ensuit un Comité économique et social central, le 22 janvier dans lequel il explique « chercher un successeur ». « Lors du CSEC, le PDG expliquait qu’aucune société ne s’était positionnée. Et tout accord pour une reprise était démenti », assure Karine Cheniclet, élue de la même instance pour l’Unsa et secrétaire médicale à Vert Coteau. Comme un pied de nez, l’autorité de la concurrence rend une décision, quatre jours plus tard, validant « la prise de contrôle exclusif » des titres détenus par la société mère du groupe Sainte-Marguerite « par le groupe Almaviva ». « Dans la foulée, on a reçu une demande de réunion extraordinaire du CSEC pour le 3 février », raconte Sandrine Cartier. Au passage, en oubliant les délais légaux de convocation. La réunion se tient le 3 février à 11 heures… Une nouvelle direction s’y pointe. Surprise : « Le nouveau président nous informe que la signature a eu lieu à 10h45. »

    Si la direction d’Almaviva assure aux syndicats que des temps d’échanges et consultation vont avoir lieu, ils n’ont pas, pour l’heure, de réponses à leurs questions : « Pas d’engagement sur le maintien des effectifs et des accords collectifs. » Mais « des réorganisations et regroupement d’activités envisagés » sans plus de détails. « Comment un groupe comme Almaviva peut se positionner pour ces établissements en difficulté sans projets ? On n’a pas de visibilité », questionne Karine Cheniclet. Le pire est à craindre pour Sandrine Cartier au regard de « la situation économique alarmante » du groupe Sainte-Marguerite. Quid des risques psychosociaux pour les salariés « qui ne savent pas où ils vont ». « Beaucoup de postes ne sont pas déjà remplacés, des CDD ont été arrêtés… Les structures sont en suspens », conclut-elle.

  • En Pays d’Aix, une vingtaine de listes répondent à Arc Fleuve Vivant

    En Pays d’Aix, une vingtaine de listes répondent à Arc Fleuve Vivant

    Envoyer un questionnaire sur les engagements en faveur de la biodiversité à chaque tête de liste des 33 communes du bassin de l’Arc : c’est le défi que s’était donné, le mois dernier, l’association Arc Fleuve Vivant. Ce mercredi, à Aix-en-Provence, l’association a présenté les conclusions de son sondage, en présence de plusieurs candidats, où de leurs représentants. Résultat, parmi les 87 listes électorales contactées, 27 questionnaires ont été renvoyés à l’association. Parmi ces retours, deux listes varoises (Saint-Maximin et Pourcieux), « communes ou le fleuve prends sa source », précise Christine Ferrario, co-présidente d’Arc Fleuve Vivant. Parmi les trois villes les plus importantes du Pays d’Aix, à Aix, trois listes ont répondu à l’association : Aix Avenir, menée par Marc Pena, Aix Vivante et Populaire, menée par Mounir Ben Ammar (DVG), et Aix en commun, menée par Julie Boronad (LFI). À Gardanne, seule la liste Changeons de Cap, menée par Jean-Marc La Piana (DVG), a fourni ses réponses, et à Bouc-Bel-Air, c’est la liste de Hervé Plisson (DVG), le Printemps Boucain, qui a manifesté un retour. Parmi les questions posées, la place de l’Arc dans le programme des candidats. « Réponse unanime des 27 listes, sauf une. L’ensemble des listes qui ont répondu ont mis l’Arc à l’honneur dans leur programme », rapporte Christine Ferrario. Unanimité, aussi, sur la thématique de « l’urbanisme et du respect du bâti ». Parmi les réponses et propositions renvoyées par les quatre candidats, « quatre points noirs » se font remarquer : le projet de la Constance à Aix, la zone artisanale du Tholonet, l’Usine Lafarge et la carrière Mange-Garri de Bouc-Bel-Air.

  • La renaissance du Muséum d’Aix au cœur de la campagne

    La renaissance du Muséum d’Aix au cœur de la campagne

    Douze ans après la fermeture du Muséum d’histoire naturelle d’Aix-en-Provence, celui-ci fait enfin son grand retour. Du moins dans la campagne des municipales. Ainsi à l’occasion de la présentation de sa liste le 23 février dernier, la maire (UDI) Sophie Joissains a-t-elle annoncé à la presse qu’elle comptait bien le rouvrir dans les années à venir. « On parle du mandat », confirmait-elle, interrogée sur le calendrier.

    C’est qu’au début du mois de février, une pétition avait été lancée en ligne, qui a désormais recueilli plus de 2 000 signatures. « La région d’Aix-en-Provence repose sur un trésor paléontologique, notamment des fossiles de dinosaures », rappelle le texte. Qui s’indigne : « La fermeture de 2014, sans projet tangible de réouverture, ressemble à une confiscation. (…) Sans notre mobilisation, il y a de grandes chances que ce musée reste fermé encore longtemps. » Avant d’interpeller la maire sortante ainsi que l’ensemble des candidats.

    Bataille historique

    Alors la maire sortante reconnaît un « projet culturel qui n’a pas trouvé encore son aboutissement », face aux contraintes financières. Mais désormais, elle évoque trois sites à l’étude pour ressusciter le Muséum : l’un à proximité de la gare TGV, un autre dans l’écoquartier de la Constance et un troisième sur le théâtre antique. En reconnaissant que cela nécessiterait « une aide importante de l’État » pour dégager ces vestiges réenfouis. À ce Muséum, elle veut adjointe les mosaïques romaines découvertes, ainsi qu’un parcours dédié au site expérimental de fusion nucléaire Iter.

    À gauche, ce combat est mené depuis les premiers jours, se souvient le conseiller d’opposition (Parti occitan) Hervé Guerrera, colistier de Marc Pena. « Dès la fermeture, nous avons alerté », raconte-t-il, déplorant que ces collections restent dans les cartons malgré des expositions temporaires. « Ce qui a manqué, c’est une volonté politique de réouverture de musées comme celui-là, comme il a manqué une volonté de mettre en valeur les collections romaines », déplore-t-il. Alors l’élu partage sa volonté de rouvrir le Muséum, ainsi que, enfin, un musée d’Aix antique sur un site commun ou à deux endroits distincts en fonction d’études à mener. Quant au site d’implantation, « nous sommes dans la logique de concerter, de co-construire. Mais la volonté y sera, cela serait fait sur le mandat ».

  • Au Rove, la campagne de proximité de Continuons !

    Au Rove, la campagne de proximité de Continuons !

    Après la présentation de leur liste dans un gymnase comble, les colistières et colistiers de la liste Continuons!, conduite par le maire sortant Paul Sabatino, ont repris le chemin des quartiers. Dépliant « bilan-programme » en main – huit pages consacrées au mandat écoulé et aux perspectives à venir – l’équipe a mené une vaste opération de porte-à-porte. Ce jeudi, ce sont ainsi plus de 2 500 foyers rovenains qui ont été visités par une trentaine d’équipes réparties sur l’ensemble de la commune. À La Vesse ou Niolon comme dans les autres quartiers, les échanges se multiplient : voirie, écoles, sécurité, protection des calanques, mais aussi projets à venir. Autant de discussions qui valident et nourrissent la construction du programme.

    À quelques jours du scrutin, Paul Sabatino défend le bilan d’un mandat inscrit dans la continuité de l’action engagée par Georges Rosso. « Nous avons tenu le cap. Notre action repose sur la proximité, la transparence et le travail », affirme le maire sortant, qui met en avant « une gestion rigoureuse, des finances saines, des investissements utiles et une fiscalité maîtrisée », le taux communal n’ayant pas augmenté depuis douze ans.

    Parmi les mesures annoncées figurent la construction d’un dojo municipal dès 2026, de nouveaux équipements sportifs de proximité, la modernisation des écoles, l’installation de panneaux solaires sur les bâtiments communaux… « Ce programme est réaliste et continuera de s’enrichir au fil des rencontres avec les habitants », conclut Paul Sabatino.