Tag: Bouches-du-Rhône

  • Apaiser et reboiser la place des Marseillaises

    Apaiser et reboiser la place des Marseillaises

    Après des années d’études, la Métropole a défini les objectifs du réaménagement global de cette place de 1,2 ha jadis remarquable et devenue illisible, morcelée et déboisée. Elle lance le marché de maîtrise d’œuvre pour des travaux en 2027-2028. Il s’agit d’abord de restaurer l’escalier monumental inscrit en décembre 2022 au titre des monuments historiques, de recréer des espaces publics apaisés, harmonieux, végétalisés et reconnectés à la future « Gare souterraine Marseille Saint-Charles » qui doit voir le jour en 2035.

    La place doit servir d’accès au hub de mobilité du pôle d’échanges multimodal de la gare. Le socle situé sous l’esplanade Narvik doit s’ouvrir sur la place. L’objectif déclaré est de réduire la place de la voiture, mais d’intégrer le réseau des bus. L’offre de stationnement pour véhicules motorisés sera majoritairement contenue à l’intérieur de la « boîte gare ». La « station taxi » sur la terrasse côté boulevard Bourdet sera supprimée. Les fonctions de taxis et dépose minute seront majoritairement à l’intérieur de la gare. « Ainsi, la place des Marseillaises requalifiée sera un parvis de gare apaisé et libéré des modes de transports individuels motorisés (voitures personnelles, voitures de location, deux-roues motorisés). »

    S’agissant de l’Est de la place occupé aujourd’hui par un parking d’une quarantaine de places « plus ou moins légitimes » (sic !), il est indiqué qu’« à terme la majeure partie des services de location de voiture seront répartis dans les infrastructures du projet Ligne nouvelle Provence Côte d’Azur afin de libérer les espaces publics de ce site emblématique », écrit la Métropole. Des stationnements résidents seront maintenus et « du fait de la présence d’hôtels autour de la gare, l’offre de stationnement “linéaire” sur la voirie ne sera pas supprimée dans son intégralité, mais réduite et devra avant tout intégrer les usages de logistique urbaine (livraison, hôtels, restaurateurs etc.) ». La trame circulatoire globale est en cours de finalisation.

    Restituer des alignements d’arbres

    Le site devra intégrer des itinéraires cyclables sécurisés avec intégration d’abris pour 75 vélos dans le socle Narvik. Des aires de stationnement pour les cycles seront offertes à l’intérieur de l’ouvrage Gare (jusqu’à 750 places de stationnement cycle côté place des Marseillaises et autant côté Ouest sur la façade du Bd Bourdet/Bd Charles Nédelec).

    Les deux jardins d’agrément situés de part et d’autre de l’escalier seront requalifiés. « En surplomb depuis la terrasse, les pieds de l’escalier devront offrir les qualités d’un paysage immersif et ombragé », prescrit le cahier des charges, qui inscrit la restitution des alignements d’arbres, avec des essences adaptées au climat et au site, alors que la moitié des platanes atteints du chancre ont déjà été abattus. L’état phytosanitaire des deux hauts palmiers Washington, qui encadrent l’escalier, reste à surveiller.

    L’enveloppe prévisionnelle affectée aux travaux est estimée à 11,3 million d’euros HT incluant la restauration du monument historique estimée quant à elle à 1,9 millions d’euros HT.

  • Un permis met les écoles au point mort

    Un permis met les écoles au point mort

    Le Prado était animé, aux alentours de midi, ce lundi 27 octobre. Sur le trottoir, les passants flânaient entre les étales du traditionnel marché, tandis que, sur la route, les automobilistes se frayaient un chemin pour circuler malgré les véhicules d’auto-école stationnés sur les deux voies de bus. Après être parti à 10h du boulevard de l’Europe à Vitrolles, un cortège de 90 voitures, 40 poids lourds et 12 bus (chiffres de la préfecture de police) a rejoint la place Castellane lors d’une opération escargot menée le long de l’A7 puis du Jarret. Une action menée à l’appel de l’intersyndicale des gérants d’écoles de conduite et du syndicat majoritaire des inspecteurs du permis (Snica-FO).

    Au cœur de la contestation : les délais pour obtenir une date de passage d’examen « qui atteignent un point de non retour », regrette Yves Demange, responsable départemental de CER, un groupement de plus de 400 auto-écoles et centres de formation sur le territoire national. En moyenne, aujourd’hui en France, un candidat attend trois mois pour passer son permis, contre trois semaines avant la période du Covid-19. « Dans les zones tendues, comme les grosses agglomérations, on atteint un an », affirme-t-il.

    « C’est inacceptable », s’agace Patrick Mirouse, président d’ECF national, qui pointe des pertes de chances pour les jeunes : « Le permis de conduire c’est la mobilité, la mobilité, c’est l’employabilité. » Yves Demange souligne également les « surcoûts de formation très importants pour maintenir les candidats à niveau ».

    D’après les représentants du secteur de la conduite, les inscriptions à l’examen connaissent une hausse de 16% depuis cinq ans. En cause : le retard pris lors de la crise sanitaire de Covid-19, un boum démographique, mais aussi l’abaissement de l’âge légal de passage du permis B à 17 ans, entré en vigueur le 1er janvier 2024. « Entre ça et le CPF moto, on a vu arriver un nombre d’élèves conséquent dans les auto-écoles, mais l’administration n’avait pas prévu une seule place ni un seul moyen humain supplémentaires pour absorber l’afflux », témoigne Jean-Marc Kocik, du CER Fos, Martigues, Saint-Chamas.

    « On a eu un geste du ministère avec l’ouverture de 80 000 places supplémentaires jusqu’à fin décembre, mais c’est un pansement sur une jambe de bois, reprend son collègue Yves Demange. On a besoin de mesures réelles pour améliorer les pratiques, les délais… »

    Les professionnels de la conduite revendiquent la création de 150 postes d’inspecteurs supplémentaires. « Ce n’est pas énorme : en France, on est environ 1 200 au total », précise Frédéric Mar, délégué syndicat du Snica-FO, qui demande également une protection du statut de fonctionnaire. « L’externalisation fonctionne très mal, plaide-t-il. En 2016, on a perdu le Code de la route au profit du privé pour faire passer plus d’examens B, ce qui n’a pas résolu le problème et a engendré d’énormes fraudes. » Le coût de cette mesure est estimé à 5 millions d’euros pour l’État.

    Bonifier le taux de réussite

    « On veut également généraliser la conduite accompagnée et abaisser son âge 14 ans », poursuit Patrick Mirouse. L’objectif : améliorer le taux de validation de l’examen. « Cette filière fait plus de résultats en première présentation, avec 77% de réussite », contre 55% pour la formation traditionnelle, affirme le président d’ECR National. Jennifer Musico, responsable administrative de l’auto-école des Lycées à Nice, approuve : « Pédagogiquement, plus un enfant apprend tôt, mieux il assimile. »

    Le syndicat Mobilians porte également une mesure qui consiste à allonger le minimum légal de 20 heures de conduite à 28 heures. « On sait qu’en moyenne, un élève prend entre 28 et 30 heures pour obtenir le permis de conduire du premier coup, poursuit la Niçoise. Ça permettrait de monter le taux de réussite et donc, de fait, de baisser les délais d’attente. »

    Yves Demange propose d’aller plus loin : « Il faudrait peut être une refonte du système sur le volume et la durée de l’examen pour gagner du temps et pouvoir avoir plus de places… Des choses peuvent se piloter. »

  • Handball : les Aixois perdent sur le fil contre Montpellier

    Handball : les Aixois perdent sur le fil contre Montpellier

    Ils pointent ainsi à la 11e place du championnat.

  • À Aubagne, le parc de l’Huveaune a été inauguré

    À Aubagne, le parc de l’Huveaune a été inauguré

    200 mètres de berges restaurées, 500 mètres de voie verte pour vélos et piétons, 10 000 plants pour redonner vie à la nature, 8 000 m² d’espaces végétalisés : après 20 mois de travaux, le parc de l’Huveaune a été inauguré samedi en présence de nombreux élus venus entourer le maire d’Aubagne Gazay. D’un coût total de 3,3 millions d’euros, le projet revu suite à une importante pression citoyenne, a été réalisé par l’Epage HuCA et soutenu par la Métropole, dont la présidente, Martine Vassal, a salué samedi « un lieu de respiration et de vie où la rivière retrouve sa place, protège la ville et lui rend sa verdure ».

  • La Marseillaise des femmes Rose, première édition

    La Marseillaise des femmes Rose, première édition

    La Marseillaise des femmes est une course bien connue dans la cité phocéenne. Cette dernière a regroupé plus de 10 000 participants lors de sa 15e édition, cette année. L’événement est organisée par le club des Marseillaises, qui a souhaité se diversifier avec une nouvelle date à son calendrier. Ce samedi, dans le luxueux hôtel Villa M (8e), le club invitait toutes celles et ceux qui souhaitaient venir à cet « entraînement sportif et musical ». De la gym suédoise pour être précis. La première Marseillaise des femmes Rose est née, avec quatre mots mis en avant : sport, bien-être, solidarité et fun.

    Christine Rollais est la présidente du club des Marseillaises. Elle raconte comment est née la manifestation du jour. « Nous sommes un club cool et féminin qui se réunit tous les samedis matin. Avec le succès grandissant de la Marseillaise des femmes, il y avait l’envie de se diversifier. Nous sommes un peu plus légitimes et nous pouvons faire plus qu’un rendez-vous par an. » Cette nouvelle course s’est réalisé en lien avec Octobre rose, avec un double objectif. Faire du sport et avoir un moment avec des associations pour parler du cancer et spécialement celui du sein. « Nous voulions commencer avec Octobre rose par cet entraînement de gym suédoise, mais aussi pour mettre en place un lieu d’échange avec des associations. ça permet de mettre en relation et de répondre à certaines questions que l’on ne se pose pas forcément », détaille Christine Rollais.

    Un événement qui pourrait en appeler d’autres

    Quinze associations étaient présentes sur place pour informer une foule d’une bonne centaine de personnes, composée à plus de 95% de femmes. L’une des salles d’accueil de l’hôtel Villa M s’est donc rapidement transformée en cours grandeur nature. Deux coaches étaient présentes sur une petite scène et montraient les mouvements à cette foule essentiellement vêtues de rose.

    Près d’une heure de sport s’est ainsi déroulé, avant la partie échange avec les associations et ravitaillement après s’être bien dépensé. Le club des Marseillaises souhaite pérenniser ce rendez-vous et possiblement en créer de nouveau, d’après sa présidente. « Nous souhaiterions faire d’autres événements aussi forts, toujours sur notre principal sujet, le sport-santé. » Un regroupement dont la Ville de Marseille était partenaire, avec la présence de la première adjointe au maire, Michèle Rubirola.

  • Disparition d’André Navarro, le « maire du piton »

    Disparition d’André Navarro, le « maire du piton »

    Arrivé sur la commune de Cabriès en 1966 avec son épouse Juliette, c’est en 1973 qu’ils s’installent au Piton. André est né à Saint-Antoine en 1941. Il est fils de Laure et Diego, militants communistes emblématiques au cœur la circonscription du non moins emblématique François Billoux. C’est tout naturellement qu’André devint lui aussi un militant à la fois au PCF et à la CGT une fois embauché comme fraiseur à Sud aviation devenue ensuite la SNIAS.

    Durant trois décennies André milita à la fois à l’entreprise, dans des conditions difficiles et à Cabriès. Il le fut donc aussi dans sa commune où, pour le PCF, Alain Peynichou fut un conseiller municipal opposant constructif à Raymond Martin maire SFIO estimé de Cabriès-Calas. André fut un acteur de cette période longue. Militant engagé cela ne l’empêchait pas – au contraire – d’être rassembleur et estimé de toutes et tous. Il fut aussi un militant du CIQ. Il expliquait volontiers ce qu’était la vie du Piton quand des commerces y existaient, et notamment l’épicerie de Carlos Perizzato, venu lui de Septèmes.

    André va laisser un grand vide, à Cabriès mais aussi dans sa famille. La section du PCF de Septèmes, Les Pennes, Cabriès et la Fédération des Bouches-du-Rhône présentent leurs condoléances et assurent de leur soutien Juliette, Dominique, Denis et Noëlle ; sans oublier ses six petits-enfants et son arrière-petit-fils. Cet hommage à André se doit de rappeler qu’il était aussi un lecteur fidèle de La Marseillaise et de l’Humanité magazine. La direction de La Marseillaise adresse ses sincères condoléances à sa famille.

    La levée de corps aura lieu mercredi 29 octobre à 14h15 à la chambre funéraire Baldassano de Septèmes, chemin du Pigeonnier. La cérémonie aura lieu ensuite au vieux cimetière de Cabriès.

  • Un atelier pour apprendre à tisser la paix par-delà les divisions

    Un atelier pour apprendre à tisser la paix par-delà les divisions

    Quatre salves de plusieurs ateliers se sont succédé samedi dans Forum du Mucem (2e), dans le cadre du Festival MED25, centré sur la thématique du dialogue à la paix. Parmi eux : un moment de discussion organisé par les Tisseuses de paix. Composé de femmes issues de religions et sensibilités différentes, l’association est née au lendemain du 7 octobre avec l’ambition de créer un espace de dialogue et d’empathie pour aborder le conflit israélo palestinien. « On s’est dit que même si tout le monde voulait qu’on se déteste, on allait continuer à s’aimer », détaille Alexandra Lemarié, membre du collectif.

    Face à un groupe d’une vingtaine de personnes, les tisseuses de paix présentes samedi ont proposé à leur public de distinguer trois modes d’échanges dans le débat, relevant respectivement de l’émotion, de l’opinion, ou du factuel. Placés par trois, les participants ont ensuite dû répondre à des questions en favorisant un échange émotionnel, recommandé par les animatrices pour établir un dialogue bienveillant.

  • Pour la libération d’une victime de la rue d’Aubagne

    Pour la libération d’une victime de la rue d’Aubagne

    Reda Manaa, ressortissant tunisien, est menacé d’expulsion. Détenu au centre de rétention administrative du Canet (14e), il est l’une des victimes directes des effondrements des 63 et 65 de la rue d’Aubagne, desquels il a miraculeusement survécu, mais où huit personnes ont perdu la vie en cette matinée tragique du 5 novembre 2018.

    Voilà des jours que le collectif du 5-Novembre, pour ne citer que lui, alerte sur cette détention où « la justice n’a même pas tenu compte de son statut de victime reconnue une décision inacceptable et illégale », écrit-il. Et pour cause, Reda Manaa a été reconnu partie civile au procès hors-norme qui s’est tenu du 7 novembre au 18 décembre 2024, résultant de six relaxes et dix condamnations, en première instance.

    Nuñez interpellé

    Dans un courrier daté du 21 octobre adressé au ministre de l’intérieur Laurent Nuñez, les sénateurs communistes Ian Brossat (Paris) et Jérémy Bacchi (Bouches-du-Rhône), réclament la levée de la mesure de rétention. Ils invoquent la loi du 26 janvier 2024 pour contrôler l’immigration et améliorer l’intégration, dont un amendement porté par l’élu parisien consacre « le droit à la régularisation des victimes de marchands de sommeil dès lors qu’elles engagent une démarche judiciaire ». Dès lors, ils demandent au locataire de la place Beauvau, son intervention « dans les plus brefs délais » : « sa présence libre au procès nous semble indispensable à la justice et au respect de la dignité due à toute victime », assurent-ils. Le procès en appel se déroulera du 2 novembre au 19 décembre 2026.

  • Une soirée dédiée aux courts-métrages présentés au festival de la Côte Bleue

    Une soirée dédiée aux courts-métrages présentés au festival de la Côte Bleue

    La municipalité du Rove propose une soirée cinéma dédiée au court-métrage, le vendredi 7 novembre à 21h, à la salle des fêtes Lantéri. Au programme : une sélection de 5 à 6 films courts présentés en 2023 lors du dernier Festival de courts-métrages de la Côte Bleue – l’édition 2025 prévue mi-octobre ayant été reportée à la fin mars 2026 pour cause de travaux au cinéma fernandel – pour une projection d’une durée totale d’environ 1h20. La séance se déroulera en présence de l’organisateur du festival. L’entrée est gratuite et ouverte à tous.

    Partenaire historique du festival depuis sa création, la commune du Rove soutient cette manifestation regroupant des films français et internationaux, fondée en 2008 par Hélène Baillé (présidente) et Jean-Marc Baillé (organisateur). Le festival, qui se tient tous les deux ans, présente une cinquantaine de courts-métrages venus du monde entier. Il met en lumière le travail de jeunes réalisateurs de moins de 30 ans, dans des genres variés : animation, fiction, documentaire ou expérimental. Son ambition : promouvoir la créativité et favoriser la reconnaissance du court-métrage.

    Et parfois, certaines œuvres s’y distinguent particulièrement : on se souvient du film d’animation Garden Party, réalisé par six anciens étudiants de l’école d’animation d’Arles, présenté à Carry avant d’être nommé aux Oscars en 2018 à Hollywood ! Il avait été projeté au Rove lors d’une séance spéciale.

    6 chemin de la Bergerie.
    Tel
     : 04.91.09.90.25

  • Deux fées comiques se passent le relais à Marseille

    Deux fées comiques se passent le relais à Marseille

    Tandis que les notes de New York New York, standard jazz popularisé par Liza Minnelli commencent à résonner, une dame rousse bien apprêtée apparaît sur la scène du Badaboum Théâtre. Des rêves de music-hall plein la tête, cette fée va bientôt prendre sa retraite et doit passer le relais à une autre. Bien plus jeune qu’elle, mais alors beaucoup moins dégourdie. Telle est l’intrigue d’Un conte de fées, qui se joue du lundi 27 octobre au samedi 8 novembre sur cette scène enfance et jeunesse située sur le Vieux-Port, Quai de Rive neuve.

    Drôle de duo

    Écrit et mis en scène par Geoffrey Coppini, ce spectacle puise ses ressorts comiques dans la passation de pouvoirs atypiques des deux fées. Interprétée par Jocelyne Monier, l’une, est la plus vieille fée du monde. Et elle doit former l’autre, incarnée par Joseph Colonna. « Une fée est un être doué de pouvoirs surnaturels. Ici, elle est jouée par un comédien. Les fées n’ont pas de sexe », cadre Geoffrey Coppini, à l’origine d’une mécanique bien huilée où deux créatures, drôles en diable, se tirent la bourre et se heurtent à une incompréhension mutuelle. Pour le bonheur des enfants. Selon le metteur en scène, « les enfants ne voient pas un travesti. Pour eux, c’est la drôlerie du clown qui sera devant leurs yeux. Je travestis un acteur homme pour amener un décalage et montrer aux enfants qu’un comédien peut autant jouer un homme qu’une femme, et vice-versa ».

    Entre 5 et 9 euros. www.badaboum-theatre.com