Tag: Bouches-du-Rhône

  • Plusieurs organisations mobilisées contre la guerre à Aix-en-Provence

    Plusieurs organisations mobilisées contre la guerre à Aix-en-Provence

    Philippe Sénégas, de la Ligue des droits de l’Homme, a pris la parole au nom des organisateurs pour dénoncer les conflits meurtriers à Gaza, en Ukraine, ainsi que les violences en Iran et en Syrie, évoquant également les tensions ravivées par l’offensive impérialiste menée contre le Venezuela par le président américain, Donald Trump.

  • Le Printemps marseillais dévoile ses huit têtes de liste de secteur

    Le Printemps marseillais dévoile ses huit têtes de liste de secteur

    C’est à travers une vidéo sur les réseaux sociaux, ce lundi matin, que le Printemps marseillais a dévoilé ses têtes de listes dans les huit secteurs de Marseille. Une parité parfaite et quelques surprises, alors que pour la première fois depuis les Marseillais devront voter deux fois, pour le conseil municipal et pour les mairies d’arrondissements, chamboulant les habitudes de campagne.

    Les maires sortants sont logiquement reconduits, que ce soit dans les 1er et 7e arrondissements, avec Sophie Camard (GRS), dans les 2e et 3e, avec Anthony Krehmeier (PS), dans les 4e et 5e arrondissements avec Didier Jau (EELV) ou les 6e et 8e avec Olivia Fortin (MadMars). Seule exception, les 15-16, ou Samia Ghali prend la tête d’affiche comme en 2020, comme le révélait La Marseillaise le 13 janvier dernier.

    Petite surprise dans les 9-10, secteur traditionnellement acquis à la droite mais où celle-ci avait été absente du second tour des législatives anticipées : c’est le président (Génération.s) du groupe Printemps marseillais, l’adjoint à l’éducation Pierre Huguet, qui est désigné tête de liste. Dans les 11-12, le premier secrétaire du PS 13 Yannick Ohanessian mènera la liste, comme en 2020, préféré à la responsable de Place publique Pascaline Lécorché. Enfin, dans les 13-14, le Printemps marseillais joue pleinement le renouvellement en désignant Tina Biard-Sansonetti (DVG), aujourd’hui membre du cabinet du maire.

    « Le service public au cœur »

    «Notre ville est face à un tournant politique majeur, nous ne pouvons nous résigner à la livrer à ceux qui ne veulent que la division et la fracture, appuie le maire sortant Benoît Payan dans un communiqué de presse. Les candidats du Printemps Marseillais se dresseront partout, dans tous les secteurs, dans tous les quartiers, pour faire de Marseille une ville unie, pour se tenir aux côtés des habitants, pour les protéger, pour Marseille. »

    Il promet également que « les huit candidats portent le service public au cœur, comme notre conviction que tous les Marseillais méritent toute notre attention, tous nos efforts ». Et d’esquisser des programmes détaillés dans chaque secteur avec des propositions concrètes et de proximité. Quant au maire sortant lui-même, il avait annoncé dès sa déclaration de candidature qu’il ne serait présent sur aucune liste de secteur.

  • Nicolas Koukas face aux lecteurs à Arles

    Nicolas Koukas face aux lecteurs à Arles

    Après six ans d’une mandature Patrick De Carolis caractérisée par une adhésion surprise au parti de droite Horizons, l’expulsion de la Ligue des droits de l’Homme de la Maison de la vie associative ou encore la menace de déloger l’Union locale CGT de la Bourse du travail, Nicolas Koukas répond aux lecteurs de « La Marseillaise », depuis son local de campagne.

    Bouchra Nait : Il s’est passé quelque chose d’extraordinaire, l’été dernier, avec l’Appel d’Arles. Extraordinaire, car les Arlésiens se sont organisés et ont appelé à une candidature unique à gauche, et les partis se sont saisis de l’appel. Mais une fois élu, comment faire vivre la démocratie, faire en sorte que les citoyens soient au centre et parties prenantes de la politique municipale, et comment respecter les avis contradictoires et son opposition ?

    Nicolas Koukas : Lorsque Patrick De Carolis a été élu, il nous a donné, à l’opposition, des locaux dans une cave sans fenêtre. Bien évidemment, on a demandé à déménager et on s’est retrouvé à côté des pompes funèbres. Cela a tout de suite donné le caractère du personnage et sa façon d’envisager ses rapports avec l’opposition. Ce n’est pas la manière de faire que je porterai. Il y a une crise de vocation des élus, des candidats aux municipales qui n’arrivent pas à boucler leurs listes, faire confiance à des élus est de plus en plus compliqué et les élus locaux, qui étaient protégés jusqu’alors, ne le sont plus. Il est important, dans ce contexte, de respecter son opposition et de lui donner les moyens de travailler. Jusqu’alors, nous n’avions qu’une seule réunion commune par mois, annoncée cinq jours avant. Nous mettrons en œuvre de vrais outils pour bosser avec tous les élus, majorité et opposition comprise, dans des commissions de travail plénières revisitées, pour que tous les élus aient accès aux documents préparatoires. Cela inclut les commissions techniques préparatoires et la plus grosse de l’année, celle dédiée au budget, pour qu’on puisse le coconstruire avec les habitants. Alors oui, ça demandera du temps et de l’énergie à consacrer à tous ceux qui ont signé l’Appel d’Arles, qui viennent de quartiers différents et sont en attente de faire les choses différemment. Ça demande une organisation particulière et, bien sûr, une volonté politique, mais il faut que cela se traduise par des effets concrets derrière. Il faut une organisation du fonctionnement municipal qui va de pair avec ce qui est porté par les élus. On ne peut plus faire la chose publique comme on faisait avant. Les habitants sont en attente d’autre chose et pas de pseudo-conseils de quartier mis en place par Patrick De Carolis, où il a placé quasiment partout ses amis, pour les tenir et qu’il n’y ait finalement pas de débat. C’est une attente d’autant plus forte que, depuis les législatives, on a vu tout le peuple de gauche demander à se rassembler dans une union la plus large possible. Ça n’a pas totalement marché, ce n’est pas grave. Il y a plusieurs gauches, mais ce n’est pas elle notre adversaire : c’est le RN et la macronie sortante.

    Sébastien Ali : Quel est votre positionnement sur le projet de déménagement de la Bourse du travail initié par le maire actuel ? Cette place est occupée depuis 126 ans par l’Union locale CGT.

    Nicolas Koukas : On a été clairs depuis le début sur cette volonté de Patrick de Carolis de museler la CGT. C’est une décision irresponsable qui ne va pas dans le sens de l’histoire. On a besoin des syndicats dans leur lieu symbolique, où ils sont implantés depuis 126 ans. Des centaines d’Arlésiens ont été syndiquées, engagés, y compris dans la Résistance. Je ne crois pas qu’on puisse lutter contre la xénophobie et le racisme en fermant une Bourse du travail. Au contraire. Pour nous, il est hors de question de faire déménager la Bourse et on sait très bien que le bâtiment ne peut pas accueillir l’Office du tourisme car il est n’est pas accessible, c’est un leurre. Je crois qu’il surfe sur ce sujet pour récupérer un électorat plus obscur. Ma conviction, c’est qu’il faut être fier de ce bâtiment, on fera tout pour le conserver et qu’il continue à vivre. Car c’est bien sûr un lieu de réunions syndicales, mais qui rayonne aussi sur les activités culturelles, permet des expositions d’associations et d’étudiants en juin, au moment de la feria. Je ne peux vraiment pas imaginer qu’on enlève le fronton « Bourse du travail » quand on se rappelle qu’Arles s’est construite avec les syndiqués. On oublie que beaucoup de syndicalistes arlésiens des champs, dans les années 30, étaient à la CGT et se sont levés face au patronat. Pendant la guerre aussi, seul Pétain voulait fermer la Bourse du travail, le parallèle n’est pas très flatteur pour le 1er magistrat. Alors oui, on observe un discours national et international qui n’incite peut-être pas le maire à défendre ce projet pour la Bourse du travail, mais moi je m’en fiche : on a besoin de porter nos valeurs d’engagement politique, syndical et associatif. La CGT à la Bourse du travail, elle y est, elle y reste.

    Martine Charrière : Souvent, la moitié de la population est oubliée dans les discours. Est-ce qu’il y aura une délégation dédiée aux droits des femmes et un partage équitable et non genré des délégations ? Pour éviter d’avoir la petite enfance confiée aux femmes et l’économie aux hommes…

    Nicolas Koukas : Je vous rassure Martine, vous m’aviez fait remarquer cet oubli lorsqu’on a appelé notre groupe Le Parti des Arlésiens et tu avais raison. Oui, je crois qu’aujourd’hui, ça fait partie de l’histoire. Moi, je mise sur l’expérience. Sur notre liste, il va y avoir une énorme partie dédiée à la société civile, à plus de 60% ne faisant pas partie d’un parti politique, mais ayant une expérience significative dans un domaine particulier. On veillera à ce qu’elles ou ils puissent occuper des délégations qui ne laissent pas penser à du saupoudrage. On aura aussi une commission extra-municipale dédiée pour travailler avec toutes les associations qui gravitent autour de ce sujet, comme le centre d’information sur les droits des femmes et des familles [CIDFF, Ndlr], afin d’être au plus près des attentes des Arlésiennes. Et pas qu’au niveau des élus, y compris au niveau de l’administration, où des postes à responsabilité ont trop souvent été occupés par des hommes. Comme la direction générale des services, exclusivement occupée par des hommes, la direction de cabinet ou des ressources humaines, qui sont trois postes clés dans le fonctionnement de la commune. Il y aura une conseillère municipale ou une adjointe chargée de ces questions-là, qui aura une feuille de route construite non pas verticalement, mais horizontalement pour avoir une évaluation des politiques publiques et pour répondre aux attentes des associations.

    Jean-François Ruiz : Concernant les équipements sportifs de la ville, notamment les piscines, les gens se plaignent qu’elles ne sont pas en bon état. Les écoliers doivent composer avec une seule piscine à l’année, car l’autre est souvent fermée. Comment faire ?

    Nicolas Koukas : Sur ces sujets anciens, je vois que la majorité en place s’est aussi cassé les dents par rapport aux promesses qu’ils avaient pu faire. Arles n’a pas les équipements sportifs ni les piscines adaptées pour une ville comme la nôtre. Je vois deux pistes. D’abord, une réflexion portée à l’échelle intercommunale, car on sait que ça peut se jouer à ce niveau. Le maire est censé être président de la communauté d’Agglomération. Le bilan de Patrick de Carolis est fondé sur la Ville, mais il y a zéro bilan en termes d’attractivité sur son mandat à la présidence de la communauté d’Agglomération Arles Crau Camargue Montagnette [ACCM, Ndlr]. Notre spécificité à Arles, avec ses villages et ses quartiers, fait que nos équipements sont particulièrement vétustes. On ne va pas proposer de tout raser et reconstruire gratuitement. Il y a cette envie dans les associations que je rencontre de réaliser un complexe autour de l’eau, mais d’un point de vue budgétaire, on n’a pas les moyens de le porter aujourd’hui. Alors, il faut être pragmatique sur ces sujets de grands équipements : on peut tout à fait avoir des partenariats avec du privé, et pas n’importe lequel, lorsque l’objet est bien défini. Faire croire que le public peut répondre à toutes les attentes d’un territoire est faux, c’est un communiste qui le dit. On vit dans une société où on voit que des Villes ont porté des projets similaires qui ont permis la réalisation de l’équipement. Sur la piscine, je pars de cette réflexion-là. Il y a un sujet au croisement des trois intercommunalités d’Arles, de Saint-Martin et de Tarascon, qui devraient fusionner, mais ça n’est pas encore réglé. Je pense qu’à l’ouest du département, il devrait y avoir une intercommunalité qui puisse répondre aux besoins du territoire. Il faudra hiérarchiser les priorités et ce n’est pas simple. L’histoire d’Arles fait qu’aujourd’hui, on doit aller chercher la reconnaissance qu’elle n’a pas. Le maire doit aller voir les finances de l’État tous les mois pour dire qu’il y a une spécificité arlésienne, car on ne gère pas 50 000 habitants sur 759 km2 avec les mêmes dotations qu’une autre moins étendue. Cette proposition est inscrite dans le programme. D’autres communes ont cette même difficulté et les recettes doivent être différentes, car sinon, on ne répond pas aux exigences dans le temps, on fait que du saupoudrage et on obtient de la colère.

    Savéria Herrati : Le Covid a servi de prétexte à l’Europe et à la commune pour réduire les subventions et ne plus écouter les besoins de la ville en matière historique, sachant qu’on marche sur des vestiges médiévaux et romains. Prévoyez-vous des mesures en termes de préservation et de valorisation du patrimoine ?

    Nicolas Koukas : Dans les années 1970-1980, tous les maires qui se sont succédé ont fait le choix de faire de la culture, du tourisme et du patrimoine les leviers du développement économique. C’est encore le cas aujourd’hui. Depuis 6 ans, la mandature De Carolis n’a pas répondu avec efficacité aux attentes et à la réalité de ce territoire. Quand le Pôle culture patrimoine a une baisse de 100 000 euros de sa subvention, la majorité met en difficulté la réalité d’une entreprise, de ses activités qui permettent dans ce bâtiment de rassembler des acteurs spécifiques et, surtout, elle nie la réalité. En 1997, on a eu la chance d’avoir un contrat état-Région pour rénover beaucoup de monuments, dont les arènes, et jusqu’en 2020, on avait des budgets d’urgence pour intervenir dès que le bâti était en difficulté. Ces budgets n’existent plus. Maintenant, allez dans les arènes, les murs tombent à côté de la billetterie. Il est urgent de réenclencher cette volonté politique. On a un ancien directeur du service patrimoine avec nous, qui a connaissance des acteurs et financeurs pour répondre le plus vite possible à ces exigences. Comme je l’ai fait avant, je porterai également la classification du territoire de Camargue au patrimoine mondial de l’Unesco : c’est une chance pour la ville, mais aussi pour la Camargue menacée par la montée des eaux. On ne fait rien : pas de plan local d’urbanisme, pas de réflexion avec les autres maires. Le danger serait d’opposer les différents acteurs économiques, environnementaux et les manadiers alors qu’il faut les rassembler et faire communauté autour du patrimoine. On n’aurait pas nos monuments à Arles, ce serait plus compliqué.

    Lucile Venet : Quel est votre projet pour la culture ? À Arles, certaines cultures s’effacent.

    Nicolas Koukas : Il faut répondre à la demande de culture pour tous. On nous avait critiqués « Le drôle de Noël », où l’on trouvait tout le monde : c’était une vraie feria avec tous les Arlésiens. Mais il faut réimaginer et remettre de la culture à d’autres périodes de l’année. L’équipe en place a fait des choses, mais il y a d’autres projets à sortir avec des acteurs culturels pour proposer des moments importants dans l’année. Avec de la culture populaire, pas que la tradition ou le folklore. Ma mère s’appelle peut-être Mistral, mais je pense que trop de tradition tue la tradition. On voit les Arlésiennes partout, tout le temps. Il faut réunir les acteurs culturels arlésiens pour envisager de monter des initiatives importantes, je pense à Luma et les associations de quartier. Il y a besoin de se rencontrer pour éviter les malentendus et que des murs de glace se créent. On aura plusieurs élus en charge des cultures pour avoir des perspectives et des évaluations des politiques culturelles publiques.

    Bouchra Nait : Arles est riche en patrimoine, mais s’appuie trop sur le tourisme ; il y a trop de chômage. Comment rééquilibrer et encourager plus d’entreprises à s’installer pour générer plus d’emplois ?

    Nicolas Koukas : On a la chance d’avoir cette ville très focalisée sur le tourisme. Mais les transports ne vont pas avec, on n’a pas pensé les besoins de travailler ni de s’amuser pour les habitants. On n’a imaginé Arles que comme une petite ville de Provence, belle, mais pas forcément pour y vivre. Il y a besoin de diversifier les activités. Je tacle souvent De Carolis qui parlait de venir avec son carnet d’adresses, de faire venir plein d’acteurs économiques… Mais il est venu sans. C’est aussi méconnaître l’histoire d’Arles que de penser que le plan local d’urbanisme (PLU) permettrait d’avoir des terrains au nord et à Trinquetaille pour l’activité économique, ce n’est pas entièrement le cas. Je ne vais pas promettre 1 000 emplois comme il l’a fait, car le sujet est bien plus complexe que ça, on ne fait pas des slogans qu’on ne peut pas tenir. L’idée est plutôt de prendre son bâton de pèlerin pour inciter les acteurs économiques à venir ici. On avait modifié le PLU en zone nord pour installer Shopping promenades. Il reste du foncier pour accueillir des activités qu’il faut adapter au territoire arlésien, pas comme à Saint-Martin, où ils vont installer un grand centre logistique Vinted où l’on paye les gens une misère. S’appuyer uniquement sur le tourisme ne permet pas de résoudre les problèmes de logement avec le phénomène Airbnb, ni ceux des rues commerçantes malmenées par les fermetures. Je suis très heureux de voir Patrick De Carolis reprendre notre proposition « soviétique » de 2020 de créer une société coopérative foncière pour permettre à la Ville de disposer d’un outil de préemption. Nous avons un label « métier d’Art », mais il n’y a pas de portage, pas de schéma, ni de ligne directrice. Je n’ai rien contre les épiceries de nuit, mais je sais que le local de campagne de De Carolis en deviendra une, ce qui fragilisera le quartier. Ce schéma doit être porté au sein de l’Intercommunalité.

    Jean-François Ruiz : Les agriculteurs aussi ont des difficultés face à la montée des eaux et à la salinité, notamment les riziculteurs et les céréaliers. Comment les aider ?

    Nicolas Koukas : Ce n’est pas une compétence municipale, mais il faut y être attentif. Pour en avoir discuté avec le directeur de la Tour du Valat, on voit en Camargue une explosion des extensions agricoles, un positionnement porté par le syndicat des riziculteurs. D’autres ont des réflexions plus scientifiques, disant qu’il faut retourner sur une proximité et une forme d’expérimentation pour faire évoluer les productions. On sait qu’on va dans le mur avec la chute du riz. La montée des eaux et la remontée du sel vont mettre en difficulté des dizaines d’agriculteurs. C’est pour ça que j’en reviens à faire classer la Camargue, qu’il y ait une prise de conscience de certains élus qui ne veulent pas regarder la réalité en face. Le trait de côte évolue. Comment y répondre ? C’est en tout cas le rôle d’un maire de faire connaître ce qui ne fait pas plaisir.

    Savéria Herrati : On a parlé des emplois : il faut permettre l’arrivée de nouveaux habitants, jeunes, étudiants, travailleurs et familles. Mais l’accès au logement est pitoyable. Quelles sont les solutions et quel est le poids de la municipalité dans ce sujet ?

    Nicolas Koukas : La question se pose dans beaucoup de villes. Airbnb a bouleversé les communes touristiques comme la nôtre, avec un nombre de locations passé de 1 800 en 2020 à plus de 3 000 aujourd’hui et des rues complètement fermées. Il y a la volonté très claire de notre part de réguler les nuitées et d’instaurer un système de quotas par quartiers, comme à La Roquette et l’Hauture, qui sont ravagés par ce phénomène. Il faut permettre aux familles de revenir vivre dans le centre-ville et aux propriétaires de rénover leurs logements. J’en reviens à la société foncière, je souhaite que, demain, les bâtiments libérés ne soient pas vendus, mais d’en faire du logement pour les familles. L’idée est d’enrayer la spirale de réduction d’habitations depuis 2020.

    Lucile Venet : Les jeunes n’ont pas de lieux où se rencontrer, entre villages et quartiers, qui soient intergénérationnels avec des adultes référents. Il serait intéressant de discuter d’une maison des jeunes avec eux.

    Nicolas Koukas : Il y avait une maison des jeunes avant sur le boulevard des Lices, qu’un maire de droite avait fermée. C’est une question centrale remontée de beaucoup d’ateliers de l’Appel d’Arles. Les centres sociaux sont aussi en difficulté. Dès notre élection, nous devons programmer des Assises des jeunesses de tous les quartiers et villages, car ils ont des histoires et des parcours différents. Il leur faut un lieu d’accompagnement avec des animateurs qui savent faire. Je pense à l’auberge de jeunesse, un lieu pas loin de la piscine Cabassud. On pourrait y accueillir des activités à l’année avec un espace tiers-lieu dédié à la jeunesse. Pour les hameaux, pourquoi ne pas expérimenter la maison de la jeunesse itinérante ? On a un bibliobus, mais on peut imaginer aussi d’ouvrir des activés l’été dans les écoles.

    Nicolas Juan : J’attends de la Ville qu’elle passe à une autre phase pour son littoral, notamment la plage de Piémanson. Il faudrait la valoriser, avec un parking par exemple, non ?

    Nicolas Koukas : Il faut aborder à la fois la question de la plage et le développement de Salin-de-Giraud, en portant un projet touristique écoresponsable, car on a évolué en termes de sécurité et de protection du patrimoine : on n’ira plus y camper comme avant. Mais il y a une discussion à mener avec les habitants et l’État pour savoir comment utiliser au mieux cet espace-là en respectant le littoral. Faire un parking sera très compliqué : l’État se protège par rapport au risque d’accidents.

    Nicolas Juan : Il faut pour ça pérenniser la traversée du Rhône. Les Saliniers sont pour la construction d’un pont, mais en attendant il faut rehausser le service du bac. Beaucoup de Saliniers travaillent sur le Port ou vont chez le médecin en traversant.

    Nicolas Koukas : Il faut un service public qui fonctionne sur des horaires élargis pour permettre à ceux qui travaillent à Fos de rentrer en évitant le grand tour. On se battra au Département pour ça. On a aussi besoin de cette mobilité pour se soigner. La question se pose à Salin, pour que les plus âgés puissent rester à domicile le plus longtemps possible, alors que le nombre de services de soins à domicile a baissé en 6 ans. Pour les plus jeunes aussi, il y a des problèmes de garderie. Sans oublier le besoin des médecins. Pour tous les hameaux, on propose de dérouler le tapis rouge aux médecins qui veulent s’installer sur Arles, avec une convention sur plusieurs années. Nous aurons dix personnes dans notre équipe venant de ce secteur-là. Car c’est la préoccupation numéro 1 des Arlésiens. Il nous faut, dans notre équipe, des expériences et des métiers pour nous rendre le plus opérationnels possible. Le rôle du maire est aussi d’assister au conseil d’administration de l’hôpital, en crise avec la menace de fermeture de la maternité et des lits dans les services de cardiologie et de gastro-entérologie, qui sont passés de 36 à 18. L’hôpital est menacé : nous avons besoin de ce service public de santé fort, avec des spécialistes disponibles.

    Focus sur les lecteurs

    Bouchra Nait, présidente de CIQ

    Sébastien Ali, ouvrier plasturgiste et militant CGT

    Martine Charrière, ancienne responsable de centre de formation

    Jean-François Ruiz, régisseur à la fondation Luma

    Savéria Herrati, ingénieure géophysicienne

    Lucile Venet, professeure de SVT en lycée

    Nicolas Juan, habitant de Salin-de-Giraud, ancien élu

  • Le navire de croisière MSC Orchestra bloqué par les marins dans le port de Marseille

    Le navire de croisière MSC Orchestra bloqué par les marins dans le port de Marseille

    Deux bateaux de sauvetage, avec à leur bord des équipages des deux compagnies maritimes Corsica Linea et la Méridionale, bloquent actuellement le navire de croisière MSC Orchestra, au niveau de la passe nord du GPMM, à la suite du préavis de grève déposé par la CGT Marins.

    Ils dénoncent la décision de la Méridionale de vendre le Kalliste, navire emblématique de la délégation de service public entre Marseille et la Corse, à une société turque pour y être démantelé.

    Les marins estiment que ce bateau pourrait servir dans une stratégie de développement face à la concurrence déloyale des compagnies sous pavillon italien (GNV et Corsica Ferries) sur les lignes du Maghreb, et s’inquiètent d’une mise en concurrence de Corsica Linea et la Méridionale sur la desserte corse.

  • Soirée des bénévoles du Grand prix et de l’Étoile

    Soirée des bénévoles du Grand prix et de l’Étoile

    L’occasion de présenter le nouveau pôle événementiel du journal dirigé par Maryan Barthelemy et d’envoyer une pensée à Roland Villalonga, fondateur de la course, désormais en maison de retraite.

  • Les 300 trailers des Calanques ont pu s’en donner à cœur joie

    Les 300 trailers des Calanques ont pu s’en donner à cœur joie

    Marseilleveyre, Sugiton et En Vau. Les trois distances ont fait le plein.

    Sur respectivement 19, 36 et 56 kilomètres, ils y étaient, à chaque fois, cent à s’élancer du Château Estrangin, au cœur de la Campagne Pastré, pour suivre les chemins escarpés au cœur du parc national des Calanques. « Nous avons eu de la chance, la pluie n’était plus là », se réjouit Michel Gauch. Mais le membre du comité d’organisation savait « que cela ne faciliterait pas la course de se retrouver sur des chemins humides ».

    Les premiers partants, à 6h30, étaient sur la boucle En Vau. À leur menu, 56 kilomètres que le premier a pu boucler en 6h15. Tandis que le dernier à le terminer a franchi la ligne 6h10 minutes plus tard, alors que la nuit était tombée sur Marseille. Ce finisseur a eu une belle frayeur, car il a croisé un sanglier dans les derniers hectomètres.

    Cette année, le trail a ouvert ses portes aux enfants. Ils étaient douze à prendre le départ d’une boucle de 1,8 kilomètre au sein de la Campagne Pastré. « Cette journée a été magnifique. Elle consacre le travail des 150 bénévoles qui se sont mobilisés pour en assurer la réussite », se satisfait Michel Gauch.

    Les bases pour une 42e édition sont maintenant lancées. Avec un succès sportif qui ne se dément pas. Et qui attire désormais des participants venus de plusieurs pays européens. « D’avoir célébré les 150 ans du club a sans doute boosté la cohésion de nos membres, plus que jamais motivés », conclut le dirigeant.

  • Expos entre guerre et lumière à la Friche Belle de Mai

    Expos entre guerre et lumière à la Friche Belle de Mai

    « La culture en Ukraine est presque une arme de défense », explique Alban Corbier-Labasse, directeur de la Friche Belle de Mai, à l’heure d’introduire « Le Gué – culture sous guerre ». Exposé dans la salle des machines, un parcours signé Paul Gilonne, suite à ses récents séjours en Ukraine, où il a constaté une « chasse à l’identité ukrainienne ».

    Un fil que ce graphiste tente de rembobiner depuis les années 1920 jusqu’à l’invasion russe actuelle. Sur les murs, la retranscription de ses rencontres : de l’Académie nationale des arts de Lviv, « où sont aujourd’hui fabriqués des filets de camouflage qu’ils envoient au front », jusqu’à Izolyatsia, friche de Donnetsk « prise par les milices russes qui en ont fait une prison politique et un lieu de torture », indique Paul Gilonne, tandis qu’un écran diffuse le témoignage d’un journaliste sur ces atrocités. Sur des murs griffés de bleu et jaune, l’engagement d’artistes dans le conflit se signale par des références à Maksym Kryvtsov, poète devenu soldat, tué en 2024, ou de la peintre Marharyta Polovinko, fauchée par un drone russe.

    « D’un monde à un autre »

    Au 4e étage de la tour panorama de la Friche, théâtre de l’exposition « Au grand jour », réalisée par Anita Ingarden, changement d’ambiance, mais pas d’angoisse, fut-elle parfois teintée de lumière. Sous d’immenses volumes, quatre installations en verre brisé donnent l’impression que les lieux ont été habités. « Un travail sur la question du regard et de la transparence », situe la commissaire, Victorine Grataloup, alors que des écrans diffusent des images d’acteur façon caméra de vidéosurveillance. À l’ère des réseaux sociaux et du flicage généralisé, et « si le regard pouvait tout traverser ? ». Passés ces « portails » allant « d’un monde à un autre », de brutes et fines sculptures en verre et matériaux de chantier suspendues. Comme si elles étaient « en train d’exploser » devant la baie vitrée de cet espace d’exposition qui embrasse le nord de Marseille. Le chemin vers l’intimité ?

  • L’Étoile et La Marseillaise en fanfare depuis 1971…

    L’Étoile et La Marseillaise en fanfare depuis 1971…

    Il n’y a pas si longtemps, la saison cycliste démarrait ici, en fanfare, avec La Marseillaise (forcément), et « Bessèges » et son étoile… Et puis, on s’est carrément tourné vers l’hémisphère sud, où c’est encore l’été, pour préparer le début de la saison en France, et la course au soleil, le Paris Nice… Oubliés les camps sur la Côte d’Azur, et l’odeur des premiers Grands Prix foisonnants au milieu des mimosas… Maintenant, c’est souvent en Australie, en Afrique du Sud, ou en Inde, que l’on va chercher le rythme et la cadence… Exotisme et mondialisation du peloton obligent…

    Pourtant, pour les suiveurs chevronnés, pour les anciens, rien ne remplacera jamais le pied à l’étrier du début février du côté de la Canebière ou du Pont du Gard… L’atmosphère était là, et demeure malgré les ans… Entre Espigoulier et Mont Aigoual, entre Provence et Languedoc, le frémissement du printemps est unique, et avec cette semaine magique, on retrouve les neiges d’antan, celles de l’école buissonnière chère à Pagnol, et à Daudet… C’est ici, qu’on se jauge en douceur, au pays des 13 desserts, que les débutants assujettissent toujours le cartable, et que les durs se demandent si cette saison ne sera pas celle du nougat mou…

    Oui, c’est ici, que le Jeune Monlineris a trouvé ses ailes en 1971 et 1972, au pays des Lettres de mon moulin et de Daudet, le pion d’Alès, c’est ici, que le professionnel débutant de 20 ans, s’est envolé vers une belle carrière, assortie d’étapes sur le Tour… Ce n’est pas un hasard, si c’est le fils de Pierre, qui ouvre le palmarès de Bessèges, car il appartient à l’histoire du pays, avec un papa, coureur et poète, qui a écrit un sublime poème sur le Ventoux, le phare, qui éclaire ces deux courses. Ici, on délivrait donc des CAP, des Certificats d’Aptitude à la Pédale… Et si Molineris, que l’on surnomma « le Moulin » traça donc une voie, dont tous les anciens, Ferdinand Julien en tête, se souviennent encore avec émotion, c’est que le maître des lieux, le chef de Gard, s’appelait Roland Fangille… Et avec des bouts de ficelle, il arrivait à « machiner » une course magique… Ici, on prenait confiance avec Roland, et on continue avec Claudine, sa fille… Esclassan, Thurau, Le Guilloux, Labourdette, commencèrent par faire joujou ici, où l’on trempe les épées dans la Cèze… Vous connaissez la suite… Les tulipes bataves avec Raas, Priem ou Osterbooch prirent la suite, comme Priem ou Van Vliet, qui lui fit le lever de rideau à Marseille en 1980… Mais Hinault, Fignon, ou Zoetemelk sont aussi de ces fournées fabuleuses…

    Poulidor, l’ambassadeur

    Les uns viennent apprendre, les autres viennent chercher du réconfort dans ces deux courses pas comme les autres… La preuve Poulidor en fut longtemps l’ambassadeur extraordinaire… Entre ces pionniers et aujourd’hui, où l’on fête les 48e édition à Marseille et 55e à Bessèges, que d’apprentis mitron, ou de boulangers étoilés, sont passés. Surtout des clients au maillot vert, du grand Tour de France, printemps oblige, mais Kelly, Planckaert, Van Poppel, ou Adri Van der Poel, n’étaient que les éclaireurs pour Voeckler, Coquard, Delion, Geniez ou Turgis… Car vous l’avez compris, ici, mine de rien, ça brasse, et on troque les dents de lait contre des dents de loup, Coppel, Laporte, Gallopin, et aujourd’hui Vauquelin procèdent de cette école…

    On pourrait parler d’épisode cévenol, puisque c’est souvent dans l’air du temps, et de fait, il y a bel et bien une mue entre soleil et pluie… La Coupe de France aidant, le rythme des étapes qui n’en sont pas encore vraiment, on se forge, on tricote… Sous l’œil averti du fabuleux Jean-Pierre Chabrol*, qui en fin connaisseur des Géants de la route, depuis le nuage où il est perché, souffle à l’oreille de Roland : « Dis donc, où as-tu été le chercher, celui-là, il a un sacré coup de chausson, il va faire plaisir au père Goddet** » Claudine, qui sait tout, ne tient pas à briser le charme, tout en mettant une dernière main à son prochain miracle… On lui a dit qu’à Vauvert, Monsieur Lecornu pourrait venir donner le départ… Elle n’y croit qu’à moitié, même si « Les lettres de mon moulin » restent son livre de chevet, avec pour marque-page, un brin de mimosa offert par Chavanel, qui s’illustra aussi ici…

    * Écrivain auteur de la trilogie « La gueuse, les rebelles et l’embellie ».

    ** Ancien directeur du Tour
    de France

  • Le maire de Berre-l’Étang Mario Martinet célèbre « les talents » de toute une ville

    Le maire de Berre-l’Étang Mario Martinet célèbre « les talents » de toute une ville

    Entouré de nombreuses personnalités locales et accompagné par les artistes du Forum culturel, « fil rouge » de la cérémonie, l’édile (DVG) a placé son discours sous le signe de la solidarité, de la mémoire et de l’engagement citoyen.

    Après avoir salué l’implication « de l’équipe qui l’entoure », le maire a souligné : « Une ville va bien, une ville avance, quand chacun de ses habitants se sent utile, respecté et reconnu. » L’élu a salué tour à tour les nouveau-nés (124 en 2025), les familles endeuillées, les nouveaux habitants et surtout les aînés, « passeurs de mémoire », mis en lumière dans un clip projeté pour l’occasion. Deux figures locales, Luc Soubrié et Aldo Petrica, ont été élevées au rang de citoyens d’honneur pour leur rôle dans la préservation des traditions provençales et nautiques.

    La cérémonie a largement rendu hommage aux forces vives de la commune : éducateurs, enseignants, animateurs, soignants, entrepreneurs, commerçants, agriculteurs, forces de sécurité et bénévoles. Les organisateurs du Téléthon ont été récompensés pour une mobilisation exemplaire ayant permis de collecter 27 000 euros.

    La jeunesse berroise a également été applaudie à travers un clip dédié et plusieurs prestations artistiques, soulignant « une belle promesse pour l’avenir ». Concluant sur un appel renouvelé à la fraternité, Mario Martinet, candidat à succession, a rappelé que « chaque habitant est un talent » et a invité la population à construire ensemble une année 2026 placée sous le signe du partage avec « confiance, solidarité et humanité ».

  • Un concours d’éloquence pour que les jeunes apprennent à se faire confiance

    Un concours d’éloquence pour que les jeunes apprennent à se faire confiance

    « Est-ce que le vote des jeunes est pris en compte ? » « Est-ce plus difficile d’être un jeune aujourd’hui qu’avant ? » Autant de questions sur lesquelles une centaine de 13-18 ans, venus des centres sociaux de Miramas, Istres, Marseille, Vitrolles ou Aix, avaient cinq minutes pour réfléchir avant d’argumenter devant un hémicycle. Pour sa 6e édition, le « Lab’oratoire », concours d’éloquence des centres sociaux organisé par le Réseau Jeunesse de l’Union des centres sociaux des Bouches-du-Rhône (UCS 13) a investi ce samedi 31 janvier l’hôtel du Département. L’idée : « donner aux jeunes des atouts mais aussi et surtout les faire se rencontrer et échanger » explique Pascale Baliand, chargée de mission à l’UCS 13. S’il s’agit là d’une compétition, elle se déroule en équipe, tient-elle à ajouter, car c’est aussi le travail en collectif que l’Union veut promouvoir.

    Où l’on découvre des jeunes engagés, solidaires, plein d’idées… Loin des clichés. « Cela sort du discours ambiant sur la jeunesse, surtout celle des quartiers, ça fait du bien », se félicite Joseph Richard-Cochet, délégué départemental de l’UCS 13. Tout le monde a un peu préparé avec l’aide de l’association Eloquentia et le Garage Comedy Club de Marseille dans le cadre d’ateliers.

    Un espace d’expression

    Entre deux phases éliminatoires, on retrouve des ados venus du centre social de la Martine (15e) avec leur coordinateur du service jeunesse, Kader Allem. « C’est difficile de s’exprimer quand on fait partie du sujet » explique Chemsy, 16 ans qui préfère « porter un regard extérieur » pour trouver ses arguments, pas plus effrayée que ça de prendre la parole face à un public. « Elle est à l’aise, plus que moi, alors je trouve les sujets et je les lui donne », raconte sa copine Maïssa. À leurs côtés, Nasser a de l’expérience, lui qui participe pour la deuxième fois à l’événement. « J’ai progressé, dans la posture aussi et on nous donne de bons conseils », estime le jeune homme. Quand Sofia y trouve elle aussi de l’intérêt car « on a le grand oral au bac coefficient 14 », précise-t-elle.

    Pour Kader, le concours leur permet « de se faire confiance en leur donnant les espaces pour s’exprimer et leur montrer qu’ils sont capables ». Il y a aussi le regard des parents, comme Echata et Laetitia, venues soutenir leurs filles, Sana et Melyna, du centre social la Garde (13e). « On les découvre, alors qu’elles sont plutôt timides » commente la première, « nous, on n’a pas eu la chance d’avoir une formation comme ça, c’est super pour leur avenir », ajoute la seconde.

    Beaucoup repartiront avec un trophée, ravis. « Être ados hier c’était chercher sa voie, aujourd’hui c’est de la faire entendre », résume un membre du jury.