Tag: Bouches-du-Rhône

  • Jacques Witkowski devient officiellement préfet de région

    Jacques Witkowski devient officiellement préfet de région

    Une main de fer dans un gant de velours ? Nommé le 19 novembre, Jacques Witkowski, nouveau préfet de région, de la zone de défense et de sécurité Sud et des Bouches-du-Rhône, est officiellement devenu, ce lundi 1er décembre, le représentant de l’État sur notre territoire. Tout droit arrivé du Grand Est après le passage éclair de son prédécesseur, Georges-François Leclerc, parti de Marseille rejoindre, le 30 octobre, les ors de la République en tant que directeur de cabinet d’Emmanuel Macron, il lui a aussi succédé durant trois ans en Seine-Saint-Denis.

    « Je sais ce que je trouve, il sait ce que je vais faire », a-t-il lâché dans un sourire au cours de son allocution, reconnaissant qu’il n’imaginait pas se retrouver dans la cité phocéenne. « Je suis avec vous et tout à vous », assure-t-il néanmoins, devant un large parterre d’élus et de représentants du monde politique et économique. Le style tranche déjà son prédécesseur, le nouveau préfet affichant sa volonté d’être à l’écoute. « Vous me trouverez toujours à vos côtés, c’est dans la lettre que j’ai envoyée ce matin à l’ensemble des maires du département », affirme-t-il. Trois mots « seront toujours [son] guide », détaille-t-il : « Un État lisible, proche, réactif. » Il développe : « Lisible car il faut faire savoir ce que l’on fait. Sur les grands projets, le déficit d’explications, parfois, nous met à la peine. » La proximité, car « il faut que les services de l’État puissent avoir cette attention, avec chacun de nos citoyens ». Pour la réactivité, « vous aurez un préfet qui sera ouvert d’esprit et qui essaiera de faire des choses le plus vite possible… quand ça l’est », s’engage-t-il.

    Le narcotrafic

    en ligne de mire

    « J’ai conscience que les Bouches-du-Rhône, la région Paca, Marseille, ce n’est pas un poste comme les autres », estime Jacques Witkowski, fort de ses « 26 affectations ». Avant de laisser à voir son expérience méditerranéenne, « il y a quelques années à Montpellier » en tant que préfet de l’Hérault de 2019 à 2021, et de faire part de son attachement au sud.

    Il promet d’être « très attentif au développement de l’ensemble de la région Provence Alpes Côte d’Azur » où « de nombreux projets structurants sont devant nous », comme les Jeux olympiques, un dossier sur lequel il a travaillé plus de trois ans lors de son passage en Seine-Saint-Denis. « Un enjeu » dont la Région, est-il persuadé, sortira « gagnante avec le Département et la Ville ». Il pointe également des dossiers départementaux « aussi nombreux et d’une importance considérable » dans « une ville monde, une ville port, Marseille ». « Je n’ignore pas tous les enjeux liés aussi au savoir-vivre ici. Pour bien vivre, il faut être bien logé. Pour bien vivre, il faut avoir un travail », martèle le représentant de l’État.

    Mais qu’on ne s’y trompe pas, l’essentiel de sa feuille de route a déjà été clairement affichée : la lutte contre le narcotrafic. C’est même pour ça qu’il a été choisi par le président de la République, alors que l’assassinat de Mehdi Kessaci choquait tout le pays. Sous le côté affable, on devine sans peine la rectitude pour ne pas dire la tendance plus que droitière du diplômé de Saint-Cyr et gendarme. Pour mémoire, après des incendies de voitures et autres tirs de mortier pour le Nouvel An 2024 en Alsace, il n’avait pas hésité à convoquer en préfecture les parents étrangers des mineurs fautifs, se réservant même la possibilité de réexaminer leur titre de séjour…

    Pointant la remise en cause d’« une de nos libertés fondamentales », celle de la sécurité civile et du quotidien, il assène : « Je m’investirai à 100%. Je serai particulièrement réactif. » Il sera même « à fond », d’« une détermination totale ». Et de menacer « tous ceux qui viennent troubler la paix publique, qui empêchent les libertés individuelles et collectives de s’exprimer au quotidien », de sa « férocité » toute « républicaine ». Les voilà prévenus…

  • La voix des mineurs resurgit le temps d’un documentaire

    La voix des mineurs resurgit le temps d’un documentaire

    Les coups de pioche se sont tus depuis longtemps en Provence. Les dernières mines, elles, ont fermé au début du siècle. Les gueules noires ont vieilli, beaucoup ne sont même plus parmi nous. Pourtant, dès le 4 décembre, leurs voix résonneront à nouveau, sur le petit écran. Dans son nouveau documentaire Mineurs en Provence, l’histoire oubliée, coproduit par Fred Hilgemann Films et France Télévisions, le réalisateur Lorenzo Consolazione ouvre une fenêtre sur ce qu’était le quotidien des mineurs dans les galeries provençales, la solidarité qui les unissait et les luttes sociales qui ont marqué leur histoire…

    « Autant on connaît l’histoire des mines du nord de la France, celles de “Germinal”. Mais les mines de Provence, ce n’est pas une histoire que je connaissais, pas quelque chose qu’on nous enseignait particulièrement à l’école (…). Les deux histoires sont très différentes, retrace Consolazione. Ce sujet, je suis tombé dessus par hasard, en allant visiter une mine d’ocre dans le Luberon. Je me suis ensuite dit qu’il y avait quelques chose à creuser. »

    Archives sonores

    Ses recherches l’ont conduit au travail de Marie d’Hombres, présidente de l’association Récits. Au début des années 2000, l’auteure réalise des dizaines d’enregistrements de mineurs. « Je suis tombé sur une merveille : elle avait conservé tous les enregistrements. C’est un témoignage qui est exceptionnel, formidable. C’est un autre monde, ce sont des gens qui étaient mineurs au début du siècle et dont les enregistrements nous ramènent dans la Provence du début XXe », rapporte le réalisateur.

    Ce documentaire sera aussi diffusé à travers une série de six épisodes, juste avant le journal télévisé régional de France 3. Ces archives sonores uniques, personnelles et bourrées « d’anecdotes » seront proposées avec des images d’animation, mais aussi des séquences tournées dans chaque recoin de la mine témoin d’Alès, restée intacte, et des entretien, notamment celui de Xavier Daumalin, spécialiste de l’histoire contemporaine de la région. Ces contenus permettent de recontextualiser « la mine dans laquelle les enfants partaient travailler jusqu’à la mine hyper-industrialisée, avant le déclin des mines », précise Consolazione. Le documentaire sera diffusé en avant-première, ce mardi 2 décembre (19h), salle Raymond-Galhuid à Gréasque. Une soirée organisée en partenariat avec la Ville et le musée de la Mine qui, elle aussi, a prêté ses archives pour la réalisation.

    Eva Bonnet-Gonnet

    Inscriptions sur ville-greasque.fr.
    Diffusion ce jeudi à 22h55 sur France
     3 Paca.

  • Martine Vassal contrainte de réaffirmer son refus des « extrêmes »

    Martine Vassal contrainte de réaffirmer son refus des « extrêmes »

    La chasse à l’électorat du RN est un sport périlleux. Invitée sur Sud Radio ce lundi matin, la candidate de la droite et du centre à Marseille, Martine Vassal, a une nouvelle fois refusé de se prononcer contre une alliance avec le parti lepéniste au second tour. « On verra à ce moment-là », a elle répété, préférant renvoyer dos à dos le maire (DVG) Benoît Payan et le candidat RN Franck Allisio, comme elle le fait depuis sa rentrée politique (notre édition du 27/09). « On a d’un côté l’amateurisme et d’un autre côté l’incompétence », balayait-elle, insistant sur une potentielle alliance du Printemps marseillais avec les insoumis.

    De quoi susciter un tollé. «J’espère vraiment que ses mots ont dépassé sa pensée», réagissait à chaud Benoît Payan. Avant de hausser le ton sur les réseaux sociaux : «J’ai honte pour Marseille et pour les Marseillais. La candidate de la droite et de Renaissance est prête à s’allier au Rassemblement national pour espérer exister et garder sa place.» «J’avais demandé le non-franchissement des lignes écarlates, le parti présidentiel doit prendre ses responsabilités», s’irritait de son côté l’ex-secrétaire d’Etat Sabrina Agresti-Roubache. Avant de lâcher : « Pour le plan B, les regards vont se tourner mécaniquement vers moi, je vais choisir mon moment. »

    Face à l’ampleur des réactions, la présidente de la Métropole a dû corriger le tir. « En aucun cas il n’a été question d’une alliance avec les extrêmes, que j’ai combattus pendant toute ma vie politique », écrivait-elle sur le réseau social X, soutenue par le président (Ren.) du conseil régional Renaud Muselier pour qui « on veut se débarrasser » d’elle. Sans convaincre à gauche.

  • [Rue de la République] Posez vos questions à notre invité Romain Simmarano

    [Rue de la République] Posez vos questions à notre invité Romain Simmarano

    [#RueDeLaRépublique] Posez vos questions à notre invité Romain Simmarano président d’Une Génération pour Marseille. Municipales, Marseille, rapport au RN, narcotrafic, logement, écoles, transports…

    À vous la parole ⬇️

  • Tous en sons !, la technique au service de la musique

    Tous en sons !, la technique au service de la musique

    « À chaque pupitre, un enfant appareillé. Avec eux, un jumeau du même âge qui ne l’est pas. Et aussi un parrain adulte, professionnel du même instrument, tous les trois jouant la même partie », décrit Laurence Hebrard, au sujet de l’Orchestre Colibri, premier ensemble mixte réunissant enfants sourds et entendants qui se produira pour l’ouverture de Tous en sons, le 2 décembre au pôle culturel de Venelles, l’Étincelle. Le symbole du thème de la 7e édition de ce festival dédié à la création musicale pour la jeunesse : « Est-ce que la technologie et l’intelligence artificielle prennent soin de l’humain ? »

    Savoir-faire

    Des éléments de réponse mélodieux seront illustrés jusqu’au 21 décembre par 43 représentations de 13 spectacles, parmi lesquels deux coproductions du festival : Métamorphose, à l’œuvre à la Manufacture d’Aix, où le collectif Yokai SO-6 utilise l’IA en direct pour nourrir une création avec le public « inspirée par le rituel japonais Seiji Shiki ». Et Hal2000, à l’Espace culturel Busserine, à Marseille, dans lequel un collectif extrait toute la sève électro-pop d’un dialogue de sourds avec l’intelligence artificielle. Autant d’exemples attestant qu’elle peut avoir des bons côtés, quand elle est bien utilisée. Mais qui ne sauraient faire oublier le vrai pouvoir de la technique. Preuve en est avec L’Aubrac fantôme. Visible à la Cité de la musique de Marseille, un retour vers le futur poétique dans les savoir-faire ancestraux assuré par trois musiciens de la compagnie l’Excentrale pratiquant « la lutherie sauvage ».

  • Les Spartiates se reprennent contre les Rapaces

    Les Spartiates se reprennent contre les Rapaces

    Un doublé de l’attaquant tchèque Jan Dufek, puis des réalisations signées du défenseur français Maxime Corvez et du capitaine phocéen Fabien Colotti, ont permis aux Spartiates de repartir avec leur onzième victoire de la saison et, ainsi, conforter leur quatrième place en championnat. Ce succès, acquis grâce à trois buts inscrits dans le troisième et dernier tiers-temps, atténue la lourde défaite subie deux jours plus tôt sur cette même glace du Palais omnisports Marseille grand-est face aux Dragons de Rouen (0-6).

  • Première réussie pour les amputés olympiens

    Première réussie pour les amputés olympiens

    Après « une année de découverte », la section OM pour amputés a officiellement disputé son premier match au sein du championnat de France, samedi à l’OM Campus, face au Paris FC. Une rencontre inédite qui s’est conclue par un joli succès des Marseillais (3-2).

    « Ça fait trois mois qu’on se bat, qu’on s’entraîne très souvent ensemble et là, pour nous, c’est un honneur de pouvoir représenter l’OM et d’apporter cette victoire aujourd’hui », sourit Romain Abellan, auteur d’un doublé contre les Franciliens, dont une sublime reprise de volée imparable. Au-delà des individualités techniques, c’est avant tout le collectif olympien qui a fait la différence. « On est une famille, on est des frérots. On joue tous avec le cœur ici », partage l’ancien pensionnaire du centre de formation du Nîmes Olympique, avant d’être amputé de la jambe gauche suite à un staphylocoque doré.

    Préparation musclée

    Afin d’être fin prête pour le grand jour, la section OM pour amputés a débuté sa préparation trois mois auparavant. « On est passés d’une séance tous les dix jours à deux, voire trois séances toutes les deux, trois semaines », souligne l’entraîneur Karim Belounis, conscient que les entraînements ont eu un impact significatif sur la condition physique de ses protégés. « Le fait de pouvoir béquiller, ça demande un gros effort au niveau du cardio, au niveau de la musculature, donc du haut du corps », développe l’ex-sélectionneur adjoint de l’équipe de France pour amputés.

    « Ces trois derniers mois ont été intenses physiquement, parce qu’on reste des joueurs amateurs. On a un travail la semaine, puis faut trouver les ressources pour aller s’entraîner derrière. Mais le coach ne nous a pas lâchés », insiste Romain Abellan, fier de voir que leurs efforts ont porté leurs fruits. Ils ont terminé ce premier week-end de compétition en étant invaincus, après leur victoire, dimanche, face à l’ES Lanfonnet (2-0).

  • Échanges avec l’un des sept élus sourds en France

    Échanges avec l’un des sept élus sourds en France

    « L’accessibilité pour les sourds est très complexe », signe Anthony Berard devant les participants au Café signe de la Maison des jeunes et de la culture (MJC) de Martigues, samedi soir. L’adjoint (LR) de la mairie des 13e et 14e arrondissements de Marseille est venu à la rencontre des Martégaux parler accessibilité en politique.

    « Seuls sept élus municipaux en France sont sourds », avance Anthony Berard, qui s’est « investi à 15 ans » dans plusieurs associations, puis en politique en 2020. Au travers de son association, les Élus sourds, il veut « obtenir un accès à la politique comme les entendants », avec « un budget alloué aux interprètes en langue des signes pour les petites communes comme les grandes villes ».

    « Le premier sourd que je vois en politique »

    L’un des participants, sourd également, fait remarquer que « c’est la première fois que je vois un sourd en politique ». Il demande quel est le rapport entre le militantisme associatif et la politique. Anthony Berard répond que « c’est la première fois qu’on m’invite » à ce type d’échange, affirmant que « la politique doit être pour tout le monde, car nous avons tous cette envie d’être à égalité avec les entendants ».

    Une enseignante demande quel est le parcours scolaire des sourds. « Je suis allé en institut spécialisé sans entendants, puis en lycée professionnel. Maintenant, il est question d’être inclusif, soit c’est oral, soit bilingue langue des signes, soit à l’écrit. C’est un choix qui revient aux familles », détaille Anthony Berard.

    « Nous avons 9 ans de différence avec ma sœur. Elle était avec des entendants à l’école. Elle est plus autonome dans la société dans laquelle on vit », complète-t-il, sur le volet de l’inclusion scolaire. « Mon rêve est le modèle belge, où les enfants font leur choix de scolarité, mais se retrouvent tous à la pause dans le même établissement », conclut l’élu.

  • Le Village d’enfants SOS organise une journée pour recruter des éducateurs

    Le Village d’enfants SOS organise une journée pour recruter des éducateurs

    SOS Villages d’enfants propose des postes d’éducateurs familiaux en CDI et d’aides familiales en CDI et CDD. Cette réunion d’information se déroule à partir de 14h ce mardi, au Parc du Roy d’Espagne, suivie d’entretiens individuels.

    Situé au sud de la ville, près des calanques, ce village ouvert en 1972 est le plus grand du réseau SOS : onze maisons familiales, une maison commune et deux appartements accueillent actuellement 63 enfants dans un cadre « chaleureux et sécurisé ».

    L’accompagnement repose sur une équipe pluridisciplinaire de plus de 30 professionnels avec différents dispositifs (Maison des familles, Espace de transition pour les 14-17 ans, studios pour jeunes majeurs…).

    Inscriptions : mdavid@sosve.org.

    10, allée Yvon-Morandat (8e).

  • Aix-Marseille Université et l’OM lancent une formation

    Aix-Marseille Université et l’OM lancent une formation

    La convention, signée samedi en amont du match OM-Toulouse, se décline autour de trois axes.

    Premier axe de l’accord, l’amélioration de la performance sportive mobilise l’excellence scientifique d’AMU au service des exigences du haut niveau, notamment en matière de sciences du sport, data et analyse de la performance. « Une cellule spécifique va être mise en place avec un partage des compétences de l’université et du club en matière de réathlétisation », détaille Éric Berton, président de l’AMU.

    Devenir scout diplômé

    Deuxième axe de la collaboration, la création d’un diplôme universitaire (DU) en scouting. « L’université est une source de talents et j’étais surpris, à mon arrivée, que l’OM n’ait pas de lien privilégié avec son université. En proposant cette formation, nous allons faire vivre une synergie, comme cela se fait dans d’autres pays », souligne Pablo Longoria.

    Le DU va proposer, sur une formation courte, à sa première promotion de 15 étudiants dont le recrutement est en cours, de se former aux méthodes de repérage des jeunes talents. Elle portera le nom du président de l’OM.

    Enfin, l’accord donnera vie à des projets à impact sociétal, portés avec Treizième Homme, pour encourager l’éducation, la pratique sportive et la cohésion sur le territoire. Ces actions seront conçues avec des acteurs locaux, évaluées avec méthode et pensées pour durer, afin que l’engagement de l’Olympique de Marseille et d’Aix-Marseille Université bénéficie au plus grand nombre.

    « Nos deux institutions étaient faites pour travailler ensemble au rayonnement du territoire et de sa jeunesse », insiste Pablo Longoria.