Tag: Bouches-du-Rhône

  • Voile : le nouveau challenge de Gavino Puggioni

    Voile : le nouveau challenge de Gavino Puggioni

    Vendredi 2 janvier. Pour Gavino Puggioni, ce sera le jour du grand départ.

    Sur l’Alcyon, un 6.50 avec lequel il prépare la mini – Transat 2027, le Marseillais va relier Ajaccio au Pirée, 4 jours, en solitaire. « Ce sera pour moi un test, en vue de la grande course qui m’attend avec trois semaines en solitaire », avoue-t-il.

    Si ce marin autodidacte se lance dans la course au large, c’est par passion. Mais aussi pour relayer les voix de centaines de personnes qu’il a sauvées d’une mort certaine, lorsqu’il était logisticien à bord de l’Ocean Viking.

    Ses interventions à bord du navire de SOS Méditerranée lui ont appris à maîtriser plusieurs aspects de l’intervention en mer. « La priorité, c’est maîtriser la panique qui peut amener à la catastrophe, gérer le stress d’un sauvetage imminent qui peut mal tourner si la peur prend le dessus », détaille t-il.

    Pour Gavino, la course au large « est un bon vecteur pour transmettre des valeurs et faire comprendre que tout le monde peut se retrouver, un jour, dans la situation d’un migrant ».

    Pour tous ceux qu’il a sauvé des eaux. Pour tous ceux qui, chaque jour, mettent leur vie en danger en défiant la mer pour fuir la guerre et la faim, il a donc décidé de se lancer dans la mini – Transat. « Sur deux ans, je vais multiplier les sorties pour me qualifier. Et mon 6.50, qui reprend le slogan “Tous sur le même bateau” sur sa grand voile, sera un lieu de partage et de sensibilisation au sauvetage en mer. Le but étant de susciter des discussions et des échanges. »
    Les dons sont les bienvenus.

    www.tousdanslememebateau.org ou @gavino.minitransat
    @gavino_minitransat

  • Une reprise très dense pour les joueurs de l’OM

    Une reprise très dense pour les joueurs de l’OM

    En allant chercher à Bourg-en-Bresse leur billet pour les seizièmes de finale de la Coupe de France, les Olympiens se sont ajoutés une date dans un calendrier de reprise qui s’annonçait déjà chargé.

    Il y a à gérer un Trophée des Champions, synonyme de déplacement entre Irak et Arabie saoudite (lire ci-contre). Mais en revenant de l’Ain avec un succès 6-0, ce qui semblait logique eu égard à l’adversaire (dernier du National), l’OM va donc continuer son aventure en Coupe de France, avec un déplacement à Caen pour aller affronter Bayeux, club de Régionale 1, qui s’est donc ajouté aux autres matches déjà au menu du calendrier.

    En Ligue 1, quatre face-à-face attendent les Olympiens. Dès dimanche (15h), ils vont retrouver le Vélodrome pour en terminer avec la phase aller du championnat. Les hommes de Roberto De Zerbi seront opposés à Nantes. Les Bretons ont profité de la trêve pour changer d’entraîneur et lancer leur mercato d’hiver. Actuellement 17e, ils serviront de test pour des Phocéens qui ont su terminer l’année 2025 sur un succès important face à Monaco.

    Les trois autres rendez-vous de Ligue 1 seront un déplacement à Angers, le 17 janvier, qui avait été le premier adversaire à freiner les Marseillais au Vélodrome (2-2). La réception de Lens, qui est l’actuel leader surprise et qui avait lancé sa conquête des sommets en battant les Phocéens à Félix-Bollært (2-1). Enfin, le dernier voyage du mois de janvier, le 31, conduira l’OM dans la capitale. Avec un match inédit au stade Jean-Bouin, fief des rugbymen du Stade Français, contre le Paris Football Club des frères Lopez.

    Finir le travail européen

    Dans ce contexte, deux matches sont à part. La réception de Liverpool, le 21 janvier, et le voyage à Bruges, une semaine plus tard. Deux soirées où
    les coéquipiers de Mason Greenwood auront rendez-vous avec l’histoire. En effet, de ces deux confrontations va dépendre l’avenir européen de l’OM.

    Car en battant Newcastle au Vélodrome (2-1) et en allant chercher la victoire en Belgique, face à l’Union Saint-Gilloise
    (3-2), les Marseillais ont renversé leur situation et se retrouvent en position favorable en vue d’une qualification pour la phase finale de la Ligue des Champions.

    À la tête d’un capital de 9 points, les Olympiens sont proches de garantir leur billet pour les barrages. Mais ils peuvent faire mieux, car ils n’ont que trois longueurs de retard sur l’Inter, le Real, l’Atlético Madrid et Liverpool, dont les trois premiers occupent une place qualificative directe pour les huitièmes de finale.

    En cas de carton plein dans ses deux derniers matches, l’OM peut donc réaliser un bel exploit pour son retour dans l’épreuve reine du football continental. Premier élément de réponse, sur la capacité des Marseillais de Roberto De Zerbi de faire aussi bien que ceux de Didier Deschamps en 2012, avec la venue de Liverpool dans un Vélodrome qui s’en lèche déjà les babines de gourmandise footballistique.

    Le Trophée des Champions dans la ligne de mire

    Outre le championnat, la Coupe de France et la Ligue des Champions, les Olympiens auront un autre fer au feu en ce mois de janvier.

    Deuxième la saison dernière en L1, ils sont invités à disputer le Trophée des Champions, qui oppose habituellement le champion au vainqueur de la Coupe de France. Comme en 2020, le PSG a raflé les deux. L’OM sera donc l’adversaire des Parisiens et tentera de conquérir pour la troisième fois ce titre, après ceux glanés en 2010 face au PSG et 2011 aux dépens de Lille.

    Néanmoins, ceux qui souhaitent assister à la rencontre devront casser leur tirelire. Programmé au Koweit, le 8 janvier, il faudra débourser 1 000 euros pour s’y rendre.

  • Opéra de Marseille : un beau plateau pour un barbier

    Opéra de Marseille : un beau plateau pour un barbier

    Retrouvé sur la scène de l’Opéra de Marseille, la production Opéra du Rhin/Opéra de Rouen Le Barbier de Séville 2025 est le parfait spectacle de fêtes de fin d’année, vif, coloré, enlevé par des chanteurs/comédiens qui manifestement prennent plaisir à ce qu’ils jouent et chantent.

    Dans un décor simple mais réussi et évocateur, les protagonistes sont en mouvements, portes et persiennes claquent avec allégresse, lumières et costumes participent à la fête. Tous jouent leurs doubles ou triples jeux et servent à merveille cette comédie du Signor Rossini. Les voix -connues comme celle de Marc Barrard, ou en découverte sur notre scène comme Éléonore Pancrazi, Santiago Ballerini et tous les autres interprètes – sont bien placées, bien utilisées, avec des dictions irréprochables et des timbres plus qu’agréables. Mention spéciale à Andrea Soare dans un rôle de duègne omniprésente, quasi muet (sauf pour un air qui a particulièrement conquis le public) mais des plus éloquents. Pour l’Orchestre, il faut convenir que la direction d’Alessandro Cadario n’est pas des plus convaincantes et on l’oublie un peu derrière l’enthousiasme qui règne sur la scène.

    S’il reste des places pour les quelques représentations à venir, n’hésitez pas à laisser tomber votre plat à barbe pour aller profiter de ce très réussi Barbiere di Siviglia.

    « Le Barbier de Séville », Opéra de Marseille, les 31 /12 et 2/1 à 20h, le 4/1 à 14h30.

    Renseignements et réservations
    au 04.91.55.11.10.

  • Jeux, spectacles et feux d’artifice au menu avant la nouvelle année

    Jeux, spectacles et feux d’artifice au menu avant la nouvelle année

    Quelques activités ludiques et familiales sont encore au programme dans les villes. Qu’il s’agisse d’animations qui jouent les prolongations, de parades, d’ateliers ou encore de spectacles, il y en a pour tous les goûts avant le début de l’année.

    Au programme le 30…

    Dans le cadre des vacances de Noël, le muséum d’histoire naturelle de la Ville d’Aix-en-Provence ouvre ses portes aux enfants de 7 à 12 ans pour un atelier pédagogique, de 14h à 16h. Avec « Dino, qu’est-ce que tu manges ? », observez les dents et griffes des dinosaures de Provence pour déduire leur régime alimentaire (infos et réservation : 04.88.71.81.81, 4,60 euros).

    Du côté d’Hyères, c’est la parade « Le réveillon des souris » qui attend les familles au départ de l’avenue Gambetta, à 15h et 17h30. Un moment féerique et participatif où les enfants pourront embarquer à bord de structures en musique !

    Dans le Vaucluse, à Avignon, c’est une activité pour les grands enfants qui vous attend avec un Cluedo grandeur nature de 15h à 17h. Le musée Angladon se transforme pour permettre aux participants de résoudre les énigmes cachées dans les collections, accompagnés de la médiatrice du lieu (infos et réservation : 04.90.82.29.03, 3 euros la participation).

    Initialement prévu le 23 décembre dans le cadre des festivités de Noël, le feu d’artifice de Brignoles a finalement lieu ce mardi et sera tiré à 18h45 depuis l’école Marie-Curie.

    … et le 31 décembre

    Le quai du Port de Bandol s’anime dès 18h avec un spectacle de drones offert par le port. à minuit, c’est un feu d’artifice tiré depuis le toit du casino Partouche qui vous attend !

    à Orgon, le feu d’artifice sera tiré à 19h au stade Taberner pour que petits et grands en profitent gratuitement.

    Le jardin Bonaparte, à Saint-Raphaël, se met au diapason du réveillon et donne rendez-vous à partir de 18h30 pour une soirée musicale animée par un DJ. Dès 19h30, le feu d’artifice marquera le passage à la nouvelle année.

    Sur les deux jours

    Des lectures de contes sont au programme à la bibliothèque municipale du Lavandou, de 15h à 17h, pour plonger dans la magie des fêtes avec la compagnie Chipoti Chipota. Le 31 uniquement, une parade participative et festive attend petits et grands dans une ambiance de pirates, à 15h et 17h. Elle sera suivie d’un vin chaud à 18h et du feu d’artifice à 19h, le tout sur le parvis de l’hôtel de ville.

    Les Noëls insolites se poursuivent au chaud à Carpentras, plus précisément au théâtre de la Charité, où les enfants à partir de 2 ans pourront découvrir gratuitement le spectacle le « Minimum Circus » de la compagnie les Baladins du Rire, à 14h30 et 16h30. Enfin, c’est au château de Lourmarin que les enfants pourront profiter d’un jeu de piste de Noël (de 10h30 à 12h45 et de 14h30 à 17h15, entre 3,50 et 8 euros).

  • [Sur la table du réveillon] Biscuits à la carte, l’art du sablé personnalisé

    [Sur la table du réveillon] Biscuits à la carte, l’art du sablé personnalisé

    Sapins, rennes, pères et mères Noël, bonhommes de neige ou sucres d’orge… L’atelier d’Emacrea, installé dans le 5e arrondissement de Marseille, est ce mardi 23 décembre rempli de sablés en tout genre. C’est Emma Valentin, Vénézuélienne arrivée il y a 25 ans à Marseille, qui est à l’origine de toutes ces créations sucrées, qu’elle adapte au gré des saisons, mais aussi des désirs de ses clients. Car la pâtissière fonctionne avant tout sur commande personnalisée, afin de proposer un gâteau « sur mesure ».

    « Ce qui me plaît, c’est de faire le biscuit que les gens imaginent », glisse-t-elle en montrant, sur une étagère, les quelque 35 boîtes qui contiennent les 1 000 emporte-pièces lui permettant de proposer au moins autant de designs de sablés. « Je les classe par thème, sinon, je ne m’en sors pas », rit-elle.

    Fait maison et local

    Détentrice depuis 2016 d’un CAP pâtisserie, Emma crée son entreprise Emacrea design gourmand dans la foulée, avec l’ambition de défendre une production « locale, artisanale et responsable ». Dès 2017, la Chambre des métiers et de l’artisanat des Bouches-du-Rhône lui décerne la qualification protégée « qualité artisan », imaginée pour valoriser les savoir-faire artisanaux. Suivra le label « éco défis », attribuée à la pâtissière pour soutenir son engagement pour une production respectueuse de l’environnement. Sa boutique fera également partie des 107 premières entreprises à bénéficier du label « Fabriqué à Marseille », crée en 2024 par la Ville pour mettre en lumière les artisans du territoire.

    Installée au 30, rue Gilibert, Emma Valentin n’ouvre les portes de son atelier que sur rendez-vous. « Pour les ventes, je fonctionne très majoritairement sur commande, même si, en période de fêtes, j’installe une boutique éphémère dans mon atelier », explique-t-elle. Pour 2026, deux objectifs : « Conquérir les hommes », pour l’instant moins clients de ses biscuits fantaisies, et parvenir à incorporer un goût de sardine dans son « incontournable » sablé qui prend la forme du poisson.

  • [Les illuminations font un carton] Les trois quartiers de Martigues brillent de mille feux

    [Les illuminations font un carton] Les trois quartiers de Martigues brillent de mille feux

    Alors que la pénombre saisit Martigues en fin d’après-midi, les lumières de Noël prennent le relais du soleil. Sur le canal de Baussengue, entre les deux ponts, la célébrissime deux chevaux bleu décapotable de Léo, le marchand de glace qui a pris sa retraite dans les années 1990, trône à côté d’un sapin, enroulée de leds colorées.

    Du cours de Jonquières au jardin de la Rode à Ferrières en passant par l’Île, aucun quartier n’est oublié. Les clochers des églises de ces trois anciens villages arborent tous leurs propres guirlandes. Depuis leur allumage début décembre, elles offrent à chacun la possibilité de réaliser une véritable randonnée urbaine illuminée. Chaque année, l’Office de tourisme propose d’ailleurs une ascension vers les hauteurs de la commune pour admirer le spectacle à la tombée de la nuit.

    Haja Rakoto, venu spécialement de Marseille pour voir les illuminations, immortalise ses deux filles de 5 et 8 ans devant le bonhomme de neige installé sur la place Lamartine. Dans la continuité, la rue du même nom dispose de son propre ciel étoilé, avant même que les astres ne pointent le bout de leur nez. « C’est vraiment beau, les enfants se régalent », confie le papa en constatant sur son écran de téléphone : « La photo est réussie ! » Elle pourra être envoyée à toute la famille.

    Animations gratuites

    Au-delà des illuminations, la Ville a mis le paquet pour que la magie de Noël infuse dans tous les quartiers. Les manèges ont éclos ça et là, à Jonquières, Ferrières, comme sur l’Île, à l’instar de la grande roue de 9 mètres installée au bout de la pointe San Crist. « Ce qui m’a fait plaisir, c’est qu’ils ont pensé à tous les quartiers, ça permet aux gens d’avoir le choix entre découvrir la ville en bougeant, ou de profiter des activités en bas de chez eux », affirme Sanoussy Bah, un Martégal venu profiter des animations gratuites avant le spectacle de drones. « Tous les événements sont pris en charge par la municipalité pour qu’ils soient accessibles à tout le monde, quel que soit son revenu », explique Marceline Zephir (PCF), conseillère municipale déléguée à l’événementiel et à la culture, particulièrement au festival des Fadas du monde et au carnaval.

    Après le mapping, qui avait rassemblé de nombreux habitants et visiteurs venus admirer les tableaux lumineux projetés sur les façades du Miroir aux oiseaux, c’est pour les drones que la foule s’est amassée sur la place des Aires, samedi 27 décembre. Sanoussy Bah y était avec ses trois enfants, téléphone à la main pour que sa femme et son petit dernier puissent aussi admirer le spectacle. « Franchement, c’était très beau à voir, les images étaient excellentes », se réjouit-il. Amadou, son fils, décrit : « C’était écrit “Martigues”, il y avait le père Noël et aussi un bateau qui naviguait sur la mer… »

    Le père de famille note : « Ça a été bénéfique pour les commerces de la ville, car les gens se sont baladés. Après l’envolée des drones, les restaurants qui étaient autour étaient pleins ! » La magie de Noël est aussi bonne pour le moral des petits et des grands que pour l’économie locale !

  • Le plan vélo doit enfin faire de la place à la petite reine à Aubagne

    Le plan vélo doit enfin faire de la place à la petite reine à Aubagne

    « C’est maintenant, lors du dernier conseil municipal de votre mandature, que vous nous étalez les merveilles de ce que pourrait être la ville que vous n’avez pas su ni voulu aménager pendant deux mandats », assène le conseiller municipal communiste de l’opposition (RGE) Yves Perrin-Toinin, le 18 décembre. Et de trancher : « Il n’est pas question pour nous de contribuer à cette duperie, nous ne participerons pas au vote. » Il a pris la parole après que Laurent Guedj, conseiller municipal délégué à la mobilité, a présenté le schéma directeur marche et vélo.

    Ce plan « prévoit la création de 50 km d’itinéraires piétons et cyclables à travers six itinéraires principaux [en tout 31 km, Ndlr] et des itinéraires secondaires (19 km au total), ainsi que la création d’une zone apaisée du centre-ville. Le parcours proposé dans ce schéma directeur est celui issu de la concertation réalisée auprès des Aubagnais entre le 12 janvier et le 1er avril », expose Laurent Guedj.

    L’aménagement cyclable numéro 1, de 5,5 km, effectuera la liaison Sud du centre-ville (rue de la République) vers les zones d’activités des Paluds et de la plaine de Jouques.

    Vulnérabilité des cyclistes

    Le tracé numéro 2, de 5 km, « emprunte les aménagements piétons et cyclables réalisés dans la cadre du BHNS, mis en service le 1er septembre, et pourra se poursuivre en direction du centre-ville de la commune de Gémenos. Il assure la liaison du centre-ville vers les zones commerciales et industrielles d’Aubagne et Gémenos », détaille le document.

    L’itinéraire numéro 3 (de 5 km) reliera le centre-ville à Beaudinard. Le tracé prévoit de rejoindre la RD43 en direction du secteur de Pont de l’Étoile et traversera les zones d’habitations du quartier des Aubes. Le 4e itinéraire (4 km) permettra de desservir le parc d’activités de Napollon et ses 1 000 emplois, mais aussi les secteurs d’habitations du quartier des Solans, de Napollon, vers le piémont du Garlaban. La mise en service en 2026 du Val’Tram, en direction de la Bouilladisse, s’accompagnera d’une piste cyclable sécurisée entre la station Campagne Valérie et de Napollon. Le tracé numéro 5 partira du centre-ville pour rejoindre la route de la Légion (4,5 km). Enfin, le 6e itinéraire sera initié du centre d’Aubagne, pour aller jusqu’au Pôle Alpha (7 km).

    D’ici là, les cyclistes devront prendre leur mal en patience. La réalisation de ces itinéraires a été phasée de 2026 à 2032. Comme seule 23% de la voirie relève de la commune, 45% de la Métropole Aix-Marseille et 32% du Département des Bouches-du-Rhône, « ce schéma ne pourra se réaliser qu’avec le concours [y compris financier, Ndlr] de la Métropole et du Département », souligne la Ville d’Aubagne. En septembre, le Baromètre vélo, réalisé par la Fédération française des usagers de la bicyclette, a classé la ville d’Aubagne en « G » soit ville « très défavorable » pour la pratique cyclable.

  • [Entretien] Éric Remen : « On veut créer une régie municipale de la forêt »

    [Entretien] Éric Remen : « On veut créer une régie municipale de la forêt »

    Cet homme de gauche âgé de de 62 ans, installé à Cuges-les-Pins, près de 6 000 habitants, sera en lice notamment face au maire Bernard Destrost (DVD), qui brigue un 3e mandat.

    La Marseillaise : Pourquoi êtes-vous candidat ?

    Éric Remen : On a monté une liste qui regroupe essentiellement des gens qui s’investissent déjà dans le village. Nos deux priorités étaient d’avoir des gens qui faisaient un peu abstraction de la notion de parti politique et qui avaient vraiment envie de changer les choses. On a désigné la tête de liste de façon démocratique. Moi, je suis plutôt, on va dire, un humaniste internationaliste.

    Quel bilan dressez-vous de l’action du maire de Cuges ?

    E.R. : Je ne veux pas trop entrer dans ce débat-là.

    Quels sont les grands axes
    de votre campagne?

    E.R. : Notre grande priorité, ce sera de développer ce que la nature nous a offert. Cuges-les-Pins est en grande partie couverte par de la forêt et des terrains non constructibles, grâce d’ailleurs à la préfecture, puisqu’on a une zone agricole protégée à laquelle on ne peut pas toucher. On veut développer l’agriculture et la sylviculture. On va proposer aux agriculteurs et aux propriétaires de forêts et de bois un véritable partenariat. Et c’est pour ça que, dans notre document, on parle de régie municipale ou de coopérative municipale. Sur un autre sujet, on veut également avoir un centre-ville qui ressemble à un centre-ville.

    C’est-à-dire ?

    E.R. : Aujourd’hui, on n’a pas de réel centre-ville, ni de centre de vie d’ailleurs. Mais on a la chance d’avoir une ancienne école qui est plus ou moins désaffectée. Notre idée est d’y organiser le marché le samedi matin et d’en faire un moment festif. Il y aura un bar éphémère en collaboration avec les deux bars du village. On veut mettre à disposition un local pour les producteurs cugeois et que la mairie prenne en charge le loyer. L’idée serait aussi d’installer dans cette ex-école les associations. On voudrait créer un lieu pour les jeunes. Et un logement d’accueil temporaire pour les cas les plus compliqués. Aujourd’hui, il y a quand même des gens qui dorment dans leur voiture dans la plaine de Cuges. C’est inacceptable. Le logement est très cher dans le village. Et on a un manque réel de logement social.

    En construirez-vous ?

    E.R. : On n’a pas le choix, parce qu’aujourd’hui, la commune paye une amende de plus de 200 000 euros pour carence. Mais il faut commencer par les bases. La municipalité a créé du logement, pas seulement social, mais pas les infrastructures qui vont avec. Il y a aujourd’hui une carence en transports et en infrastructures sportives notamment.

  • Municipales à Port-de-Bouc : Laurent Belsola construit son programme avec les habitants

    Municipales à Port-de-Bouc : Laurent Belsola construit son programme avec les habitants

    À Port-de-Bouc, la concertation est une tradition. Depuis près de 25 ans, mandature après mandature, les élus rencontrent les Port-de-Boucains et les Port-de-Boucaines dans leur quartier, au plus près de la réalité du quotidien. Diagnostic en marchant, échanges citoyens… Pour relever les problématiques des habitants, les formats ne manquent pas. Alors, pour construire son programme 2026-2032, c’est tout naturellement que Laurent Belsola a décidé de se tourner vers la population. Deux ateliers sont organisés les 8 et 22 janvier dans la salle Youri-Gagarine. Le premier aura pour thématique « Santé et protection de l’environnement ». Le second portera sur les services publics.

    « On a envie, sur ces thèmes qui touchent notre quotidien, d’écouter les citoyens, d’entendre leur parole, leurs pistes de solutions, explique le maire sortant. On a des idées, mais on a besoin d’approfondir avec eux. »

    « La ville va changer

    de visage »

    Certaines orientations sont à dessiner dans le détail avec la population, mais d’autres grands projets rythmeront le prochain mandat, quel que soit le résultat des élections municipales. « On a des chantiers d’envergure qui arrivent, comme le programme de renouvellement urbain qui va vraiment s’amplifier dans les prochaines années », rappelle Laurent Belsola. Les premières démolitions, à La Lèque, auront lieu au premier semestre 2026. « La place va être refaite », affirme-t-il. Les Aigues-Douces et Tassy suivront. Le nouveau collège Paul-Eluard sera construit dans le nord de la ville.

    Sans compter le contournement autoroutier de Martigues et de Port-de-Bouc, qui devrait être réalisé d’ici 2030. Une fois la RN568 requalifiée en boulevard urbain, « il faudra qu’on redessine les circulations et les avenues pour recoudre la commune », s’enthousiasme le maire, un projet qui « prendra beaucoup de temps ».

    Une liste issue de

    la majorité actuelle

    « La ville va complètement changer de visage tout en gardant son identité : on souhaite amplifier la culture, notamment avec les arts de rue, rénover nos installations sportives… », détaille Laurent Belsola, qui souhaite incarner une continuité avec la précédente mandature. « Il faut concrétiser et poursuivre », résume-t-il.

    Pour ce faire, il compte s’appuyer sur une liste largement issue de son actuelle majorité, qu’il révèlera le 12 février lors d’un meeting. « Un quart de l’équipe sera renouvelée », schématise-t-il. Les grands projets imaginés pour les six prochaines années seront dévoilés à la population le même jour.

    Alors que la menace du RN grandit, incarnée localement par le conseiller municipal d’opposition Pascal Spanu, candidat soutenu par le RPR, Laurent Belsola veut « garder nos valeurs de vivre-ensemble, d’humanisme, notre tradition de multiculturalisme. On essaye d’aider le maximum de personnes. Ce qui nous unit, c’est notre projet politique. On doit tous se retrouver dedans, quelle que soit notre opinion, notre confession ou notre classe sociale ».

    L’édile, candidat à sa succession, analyse : « En tant de crise, il y a du repli sur soi, et le repli sur soi profite toujours à l’extrême droite. » À lui désormais de « garder le cap », en tant, il l’espère, que capitaine du navire.

  • Trois Marseillais sur le toit du monde du jeu d’échecs

    Trois Marseillais sur le toit du monde du jeu d’échecs

    Du côté de Marseille-échecs, depuis le 21 décembre, on savoure avec gourmandise les cadeaux ramenés de Turquie.

    Le pays de Saint-Nicolas, ancêtre du père Noël, accueillait les championnats du monde d’échecs en jeu rapide et blitz, dans les catégories de jeunes. Au terme d’une semaine de compétition, Marc Llari, Lucas Protopopescu et Yagis Khan Erdogu ont multiplié les mats -de l’escalier, du berger ou à l’étouffée- pour réussir une magnifique moisson.

    Au total, ce sont cinq titres mondiaux qui sont venus garnir l’armoire à trophées du club. Dans les catégories de jeunes, à savoir U9 pour Lucas Protopopescu, U11 pour Marc Llari et U15 pour Yagis Khan Erdogu.

    Inédit et exceptionnel

    Le trio magique marseillais a su se distinguer dans les deux catégories, avec trois titres en jeu rapide et deux en blitz. « C’est énorme, c’est inédit, c’est exceptionnel ! » Laurie Delorme est encore sur son nuage après les cadeaux que lui ont faits ses protégés. « Ces titres, c’est le fruit d’un travail de longue haleine. Un travail qui montre que nous avons eu raison de croire en notre école d’échecs », confie la présidente du club.

    L’idée est née en 2018, lorsque, avec son équipe de dirigeants, elle a entrepris une restructuration en profondeur du club de Marseille-échecs. « Le vrai coup de booster est arrivé en 2020, lorsque nous avons pu faire venir Mert Erdogdu », souligne-t-elle. Ce grand maître international a su trouver les bons ingrédients dont les résultats à Antalya sont la récompense. « Il a été l’élément déclencheur. Grâce à lui et aussi à notre mécène Evren Uçok, nos jeunes ont pu s’épanouir. »

    Mert Erdogdu a apporté son expertise et sa capacité à transmettre sa science aux plus jeunes. « De plus, sa présence a mis en route une certaine émulation auprès de nos entraîneurs. Son savoir-faire a tiré tout le groupe vers le haut », poursuit Laurie Delorme.

    Pour elle, « voir de jeunes joueurs marseillais s’imposer au sommet mondial, dans deux formats aussi exigeants, est une immense fierté pour le club, pour la communauté échiquéenne locale et pour la ville de Marseille. Ces cinq médailles mondiales montrent qu’avec une vision claire, un travail rigoureux et une passion partagée, nous sommes capables de former des champions du monde. » Ces résultats sont la partie émergée d’un iceberg qui a développé ses activités dans plusieurs quartiers de la cité phocéenne. Marseille-échecs, ce sont 1 500 licenciés, auxquels s’ajoutent 610 adhérents, dont le plus jeune a 4 ans et le plus âgé plus de 90, et où chacun pratique à sa guise. En compétition ou en loisir, « nous sommes ouverts à tous, que ce soit dans notre site historique de la rue Papety au Pharo, ou dans l’une de nos dix antennes de proximité réparties dans tout Marseille », précise Laurie Delorme.