Tag: Bouches-du-Rhône

  • Les 90 ans des congés payés célébrés à la Belle de Mai

    Les 90 ans des congés payés célébrés à la Belle de Mai

    L’événement a investi, ce jeudi 16 juillet, le deuxième étage de la Friche la Belle de Mai. Les panneaux de l’exposition sur les premiers congés payés instaurés en 1936 par le Front populaire ont attiré les curieux. Coordinateur régional du programme et président d’honneur du Mouvement Associatif Sud-Paca, Frédéric Rosmini a rappelé la dimension culturelle du Front Populaire avec un spectacle musical en soirée, intitulé Les jours heureux.

    La campagne nationale de célébration a été rejointe par nombre d’acteurs du tourisme inclusif, comme Vacances Léo Lagrange. Pascal Carrano, son directeur, souligne l’évidence de cette greffe : « En portant le nom du sous-secrétaire d’état aux loisirs en 1936, il y a un lien naturel à fêter les 90 ans des congés payés », rappelle-t-il. « Nous sommes dans cette logique d’éducation populaire », ajoute celui qui coordonne en parallèle le programme d’animation de cet anniversaire dans 350 villages vacances en France.

    La rencontre du jour a été pensée pour rappeler le chemin parcouru mais aussi prévenir d’un contexte politique qui pourrait menacer ces acquis sociaux historiques, et qui résonne auprès des participants. « Ça fait partie de l’histoire, c’est un point important pour tous les travailleurs », fait remarquer un membre bénévole du Mouvement associatif. « Maintenant ils auraient du mal à proposer ce qu’ils ont fait à l’époque », réagissent Agnès et Roxanne au sujet du programme de Léon Blum. Respectivement fille et petite-fille d’ouvriers, la plus jeune avoue ses inquiétudes face au panorama politique ambiant : « c’est dur de continuer à garder espoir donc ça fait du bien de se replonger dans cette époque. »

  • [C’est l’été] Les loups-garous frappent en secret à Istres samedi

    [C’est l’été] Les loups-garous frappent en secret à Istres samedi

    Quand la nuit tombe, Istres change de visage… Il devient la proie des loups-garous qui frappent en secret dans ce village où tout paraît pourtant paisible… Participez ainsi en famille ou entre amis à ce jeu ludique grandeur nature et directement inspiré du célèbre jeu de cartes Les loups-garous de Thiercelieux proposé par la troupe de théâtre Les ImposteurEs et organisé par l’office de tourisme de la ville.

    Une animation devenue un rendez-vous estival annuel et qui connaît toujours un grand succès. « Cela fait plusieurs années que le loup-garou géant est proposé tous les étés à Istres, c’est un moment de jeu qui plaît énormément et qui séduit tout type de public. D’ailleurs nous avons même des fidèles qui reviennent chaque année », sourit Julia Da Silva, présidente de l’association Les ImposteurEs.

    Une partie qui s’adapte

    à son public

    Que vous soyez loup-garou ou victime, il vous faudra faire preuve d’intuition, d’adresse et de malice pour dissimuler aux autres joueurs votre véritable identité dans ces parties immersives et théâtralisées. « Les gens adorent le côté immersif. Par exemple quand un joueur meurt, nous avons un personnage qui incarne la mort et qui se place derrière lui. Alors, au moment d’ouvrir les yeux chacun découvre, avec ce personnage très grand et au visage un peu effrayant, qui est mort dans la nuit. C’est très prenant », continue-t-elle. « Sans compter que nous avons à cœur de nous adapter à notre public et au jeu au moment où la partie se déroule bien que nous soyons sur une base classique de jeu. »

    Accessible à partir de 10 ans ou « 8 ans pour des joueurs avertis » qui ne craignent pas d’avoir « un peu peur », le Loup-garou géant vous attend cet été dans la cour du musée d’Istres pour une immersion dont vous vous souviendrez longtemps.

    5 euros la participation.

  • [C’est l’été] Un festival à taille humaine à Vauvenargues

    [C’est l’été] Un festival à taille humaine à Vauvenargues

    Le violoniste syrien Bilal Alnemr, alors en exil à Vauvenargues, créait le festival de Vauvenargues en 2002 en signe de gratitude pour la commune qui l’avait accueilli. Il a donc voulu une manifestation à taille humaine pour un public qui aime se retrouver dans un village très engagé dans la culture. La programmation se veut ouverte sur des champs larges sans a priori ni préjugés.

    Vendredi 17 juillet 21h, sur le parvis de la mairie de Vauvenargues, Elad Navon, clarinette Bilal Alnemr, violon et l’israélien Itai Navon, piano joueront un programme Bartók, Weber et Mozart. Ce sera aussi l’occasion de découvrir la Sonate pour violon et piano en hommage à Chostakovitch du compositeur syrien Solhi Al-Wadi.

    Toujours sur le parvis de la mairie, samedi 18, l’Ensemble les « Cordes de Shams » fondé par Bilal Alnemr rassemblera sous une forme qui relève peut-être de l’heureuse Utopie du West-Eastern Divan Orchestra de Daniel Barenboïm, des solistes en exil, entre Syrie, Liban, Israël, Turquie et Palestine pour la musique de chambre de Mendelssohn. Mercredi 22 juillet au musée Granet, le pianiste Éric Le Sage passera de Debussy à Schumann et Gershwin. Le concert aura lieu dans le cadre de l’exposition « Paul McCartney » et une visite privative sera organisée pour l’occasion à 19h30. Enfin mardi 21 juillet l’Orchestre des jeunes de la Méditerranée dirigé par Sora Elisabeth est invité, pour un concert gratuit offert par la commune de Vauvenargues en partenariat avec le Festival international d’art lyrique d’Aix-en-Provence et l’association du festival de Vauvenargues « Ugarit en Provence ». On notera que Bilal Alnemr a été membre à 13 ans d’une promotion de cette indispensable phalange. Le programme associera les musiques des hongrois Zoltán Kodály et Ernö Dohnányi aux Tableaux d’une exposition de Moussorgski avec en point d’orgue la composition collective de l’OJM avec le quintet et Amina Edris. À côté d’Aix mais pas dans son ombre, le Festival de Vauvenargues offre l’occasion de découvertes passionnantes. Rendez-vous aux amateurs.

  • [C’est l’été] Le vendredi au stade Arthaud à Marseille

    [C’est l’été] Le vendredi au stade Arthaud à Marseille

    C’est au sein du récent et mythique stade Florence-Arthaud que vous avez rendez-vous ce vendredi soir. Chaque semaine de juillet, des activités, animations et ateliers sont proposés gratuitement autour de thématiques diverses.

    Découverte du paddle, initiation au kayak ou encore de la voile en équipage vous sont proposées de manière hebdomadaire entre 17h et 20h. Côté pédagogie et biodiversité, un atelier « Pieds dans l’eau » de 16h à 17h30 emmène petits et grands à la découverte de la biodiversité sur inscription auprès de la ville.

    Enfin, ce vendredi vous êtes attendus pour participer à un stand d’animation autour de la Planète Mer et proposé par Les petits débrouillards, pour ce qui est des activités sportives, yoga acrobatique et foot freestyle vous seront proposés et la soirée se terminera avec un concert Sunset Blues accompagné de démonstrations de danse et bal.

  • David Gibaud prend la tête de l’opposition à Istres

    David Gibaud prend la tête de l’opposition à Istres

    Il y a du changement dans l’opposition istréenne. Lors du dernier conseil municipal avant la pause estivale, le groupe « Nous sommes Istres », a changé de présidence. Suzelle Ayot laisse sa place à David Gibaud, primo-élu. Emmanuelle Taupin-Mayor, quitte quant à elle le collectif pour siéger en indépendante, comme son compagnon Olivier Mayor lors du précédent mandat.

    Changement aussi, du côté de la collectivité. Le maire Robin Prétot a annoncé, dans le cadre de la procédure en vigueur relative aux emplois fonctionnels qu’« en vue de réformer, adapter notre administration et réduire le nombre de directions et de directions générales, j’envisage la décharge de quatre directeurs et directrices généraux adjoints ».

    « C’est un choix très pragmatique, il y avait cinq ou six DGA dans une commune comme Istres, c’est disproportionné, estime-t-il. Donc l’envie est de réduire, rationaliser, cette organisation. L’emploi de fonctionnel n’est pas le statut de fonctionnaire, après ce sont des choix de carrière individuels, soit on arrive à les replacer en interne dans un poste qui correspond à leur statut, soit certains veulent partir pour rejoindre d’autres collectivités. »

    Les résultats de l’audit des ressources humaines et des finances, qui seront dévoilés publiquement à la rentrée « vont nous permettre de continuer à travailler cette réorganisation avec un nouvel organigramme, plus simple, plus efficace, préparé en lien avec les partenaires sociaux », affirme l’édile.

    Police municipale

    Se saisissant du drame qui a coûté la vie à Milyan Paloma, 21 ans, le mois dernier, l’extrême droite a invité le maire à procéder à des recrutements au sein de la police municipale. David Gibaud note : « La ville d’Istres est l’une des mieux dotées des Bouches-du-Rhône à ce jour, il y a peut-être de la réorganisation à faire, mais ce n’est pas un problème de bleu sur la voie publique. La police est présente, on la voit régulièrement. » Et Robin Prétot d’approuver : « On a quand même 90 personnes qui travaillent dans la direction de la police municipale H24 7/7j. » Ce sont d’ailleurs ses agents qui ont procédé à l’arrestation de deux suspects dans cette affaire.

  • Les soignants de l’hôpital de Martigues refusent de perdre leurs conquis

    Les soignants de l’hôpital de Martigues refusent de perdre leurs conquis

    Les soignants de l’hôpital de Martigues dénoncent une volonté de faire des économies sur le dos des agents. Ce jeudi, alors que les partenaires sociaux devaient rencontrer la direction, des dizaines de personnels en grève ont envahi la salle des Pinèdes à l’initiative d’une intersyndicale CGT et CFDT. À l’origine de la fronde : la crainte d’une mise en œuvre des recommandations de l’Agence nationale d’appui à la performance suite au rapport de la Chambre régionale des comptes publié en octobre 2025, qui soulignait les problématiques financières de l’établissement.

    Son directeur Loïc Mondoloni concède : « La bonne nouvelle, c’est que la situation s’est bien améliorée : le niveau de déficit a été réduit de 40%. Mais il y a des choses non conformes à la loi et ça, il faut le régler quels que soient les impacts budgétaires. Fin 2025, j’ai reçu une injonction d’un procureur financier de revenir à la règle. J’engage ma responsabilité en tant que gestionnaire public. »

    Le principal sujet à traiter est celui de la pause méridienne. « On veut nous enlever 40 minutes de temps de travail alors qu’on mange en bossant », s’agace Laure Privat, secrétaire générale du syndicat CGT. Avec une conséquence directe, évoquée comme une hypothèse pour le moment : la suppression de RTT. « Pour un temps plein, ça équivaudrait à peu près à 9 jours de repos en moins sur l’année », détaille Manon, infirmière au bloc opératoire.

    « On veut de l’équité. »

    Le décret du 4 janvier 2002 stipule qu’une pause « d’une durée de 20 minutes est accordée lorsque le temps de travail quotidien est supérieur à 6 heures consécutives » sauf si les agents restent à la disposition de leur employeur, auquel cas cette pause est considérée comme du temps de travail effectif. « On est toujours à disposition », s’agacent les personnels. La direction entend « poser des principes » puis « discuter des exceptions avec les équipes » dès le mois de septembre. « Il y a des services où il n’est pas question de décompter ces 40 minutes parce qu’il faut une continuité. » Pour les personnels, hors de question de différencier les conditions de travail en fonction du poste. « On veut de l’équité. »

    Nathan Cabiac, secrétaire général CGT, affirme qu’il n’est pas envisageable de toucher aux RTT des soignants. « Aujourd’hui on a du temps de travail qui n’est pas pris en compte : quand on arrive avant pour la relève, le quart d’heure qu’on note jamais mais qu’on donne par conscience professionnelle, le temps d’habillage, de déshabillage… Ce temps, il faut le prendre en compte et il compense largement le temps de pause méridienne. » La direction s’est engagée à ne pas toucher aux jours de repos mais prévient : « La question de la pause devra être posée. »

    Celle du forfait des astreintes sera aussi à l’ordre du jour. La rentrée promet d’être mouvementée. Les soignants du bloc opératoire ont entamé une grève reconductible pour amplifier la mobilisation.

  • Les universités vers plus d’autonomie

    Les universités vers plus d’autonomie

    Les quatre universités de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur vont vers plus d’autonomie et vers une stratégie propre à leur développement. C’est en tout cas le sens des Contrats d’objectifs de moyens et de performance (Comp) signés ce jeudi, au rectorat d’Aix-en-Provence, entre Philippe Baptiste, Ministre de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’espace et les présidents des universités d’Aix-Marseille (AMU), d’Avignon, de Toulon mais aussi de l’Université de la Côte d’Azur. C’est au rectorat d’Aix-en-Provence que les parties se sont retrouvées pour signer ces contrats, vingt ans après la loi dite Pécresse, actant l’autonomie des universités. Le lieu signe « une marque de confiance », pour le recteur, Benoit Delaunay. La signature de ces COMP – qui engage l’état pour une durée de cinq ans – est une première, en France, qui emboîte le pas à « une phase de préfiguration » lancée en 2025. Le 7 juillet dernier, le Ministre s’était rendu en Nouvelle-Aquitaine, pour signer les six premiers contrats de cette stratégie qui vise à s’étendre sur tout le territoire national.

    « Caps à long terme »

    « Ce qu’on fait, c’est s’adresser à chaque université. On leur demande d’afficher leur stratégie : que voulez-vous faire dans les années qui viennent ? Il n’y a pas deux universités qui sont pareilles. On acte le fait que les universités sont toutes différentes (…) Là on a des différenciations qui sont très fortes, qu’on assume pleinement au travers de ces contrats », déroule Philippe Baptiste face à la presse. Cette stratégie prend en compte, notamment, le modèle économique, la vie étudiante, mais aussi la carte de formation. « C’est pour cela que l’on discute avec la Région, qui est autour de la table et qui vient expliquer quelles sont ses priorités en termes de formation », précise le Ministre de l’enseignement supérieur, qui précisera : « Aujourd’hui, il y a des dotations qu’on donne tous les ans aux universités. En plus de ces dotations, pour ces Comp, il y a une sorte de bonus contractuel en plus, pas loin de 14 millions d’euros, mis sur la table aujourd’hui et qui sera rediscuté, renégocié chaque année (…) Au lieu de faire des pilotages annuels, ou l’on règle les problèmes les uns après les autres, c’est fixer des caps de long terme. Les universités décident ensuite des manières dont elle va utiliser ces ressources additionnelles ». Le ministre insiste : « si on regarde sur les dix dernières années il y a eu un effort budgétaire annuel de l’état qui a cru de manière extrêmement significative. » Du côté de la Région, représentée par Georges Leonetti, conseiller régional spécial délégué à la santé, de la lutte contre la pandémie, de l’enseignement supérieur et de la recherche, on salue « une petite révolution dans le monde universitaire ». à noter que les Crous d’Aix-Marseille et de Nice-Toulon, l’ARS, mais aussi des organismes nationaux de recherche s’investissent dans ce partenariat. « Nous croyons en la décentralisation. Elle sera réussie pour l’enseignement supérieur », ajoute Georges Leonetti. Quand Eric Berton, rappelle qu’AMU, dont il tient la présidence, « a toujours été une université expérimentatrice. Je n’ai pas hésité à aller sur les Comp, parce que je savais avec l’équipe politique et l’équipe administrative que nous allons réussir à atteindre les objectifs. » Selon le ministère de l’Enseignement supérieur, d’ici la fin de l’année 2026, « l’École Centrale Méditerranée et Sciences Po Aix signeront à leur tour leur Comp, tandis que s’ouvre pour le rectorat la phase de suivi des contrats des quatre universités. »

  • À Marseille, les locataires des Bourrely se mobilisent

    À Marseille, les locataires des Bourrely se mobilisent

    « S’ils refusent de nous voir, on va faire le bordel ! », lance une des habitants devant le siège du bailleur social 13 Habitat (4e). Ce jeudi 16 juillet, au matin, une quinzaine de locataires des Bourrely (15e) se sont rassemblés pour réclamer une réponse du directeur général quant à « la négligence » dont ils se disent victimes depuis des années. Mobilisés activement depuis la coupure du gaz due à des fuites de monoxyde de carbone, il y a un mois et demi (notre édition du 11 juillet), les habitants déplorent l’inaction du bailleur.

    « Pour fermer la bouche des habitants, on leur donne une toute petite plaque électrique. Mais ici il y a des familles nombreuses, des enfants, des personnes âgées, on n’a même pas d’eau chaude », revendique Cynthia, locataire. « J’ai un bébé de 22 mois, on me dit de le laver à l’eau glacée, c’est de la maltraitance ! », ajoute-t-elle. Devant le bâtiment, l’atmosphère est plus que tendue : « 13 Habitat on va vous casser les portes si vous nous laissez pas entrer ! », menace une autre habitante ulcérée. Sarah, responsable de l’association Dyhia, explique que malgré de nombreuses sollicitations à différentes échelles (préfecture, mairie), rien n’est mis en place. Elle martèle : « C’est un droit l’accès à l’eau et au gaz pour les locataires. »

    « Aujourd’hui le problème c’est le gaz, mais si c’est pas ça, ça sera autre chose », se désole Sarah. Tous racontent les fuites, l’humidité, la moisissure, les punaises de lit ou encore les fourmilières dans les appartements, et condamnent l’absence des contrôles réglementaires annuels depuis plusieurs années.

    « On nous dit ça

    depuis des semaines »

    Alors que la sécurité les empêche de rentrer, le directeur leur propose d’abord une réunion en septembre, avant d’accepter de les recevoir face aux vives réactions suscitées par sa proposition. Cynthia exprime sa déception en sortant : « On s’est senti méprisés, aucune date n’a été donnée, il a dit qu’il nous informera demain, mais on nous dit ça depuis des semaines ». Le directeur leur assure qu’il n’a été mis au courant de la situation que le 29 juin, ce qui indigne les locataires.

    Pour sa part, la direction de 13 Habitat explique cette situation par la mise en place d’un protocole de sécurité concertant le monoxyde carbone et les délais – longs – des différentes organisations qui doivent intervenir. « On va faire le nécessaire pour mettre la pression aux entreprises et construire un protocole plus rapide », promet Damien Vanoverschelde, le directeur général de 13 Habitat. Il assure que les équipes sont en train de rechercher la raison de la présence du monoxyde de carbone dans les bâtiments. à propos des « autres revendications concernant l’état du patrimoine », celles-ci « nous préoccupent et nous souhaitons intervenir au plus vite », tient à préciser la direction du bailleur social.

  • Les salariés de Kalhyge poursuivent leur combat

    Les salariés de Kalhyge poursuivent leur combat

    Deux ans et une enquête de l’inspection du travail plus tard, l’accord de performance collective (APC) ne passe toujours pas auprès des salariés de Kalhyge. Ce type d’accord permet aux entreprises de modifier le contrat de travail des salariés afin de répondre aux nécessités nouvelles du fonctionnement de l’entreprise. En pratique pour la blanchisserie industrielle, cela se traduit par la modification des conditions de travail, la réduction de la durée du travail, ou du salaire. « Entre autres, on nous a supprimé la prime d’ancienneté et la rémunération de la pause méridienne », énumère Kamel Bouanani, délégué CGT Kalhyge Marseille, lors d’une conférence de presse ce jeudi. Et de compléter : « C’est le piège de l’accord : le refuser, c’est provoquer son propre licenciement ».

    L’enquête de l’inspection du travail a démontré que cet accord signé par Kalhyge constituait une infraction : le contournement d’un plan social. « Car le recours au plan social est obligatoire quand plus de dix salariés sont licenciés en moins de 30 jours. Ce qui était le cas de Kalhyge », explique Maître Léa Talrich, l’avocat des salariés. Cette infraction constatée, le parquet de Marseille a décidé qu’il n’était pas compétent, et a transféré l’affaire au parquet de Créteil et « son pôle dédié au droit du travail » en avril dernier. « Depuis, on est sans réponse », souffle l’avocate.

    Un va-et-vient judiciaire qui dure depuis le début de l’enquête de l’inspection du travail, en 2024. Mais les salariés de Kalhyge Marseille sont, eux, mobilisés depuis plus longtemps. Dès 2020, date de la signature de l’accord, ils se sont mis en grève pendant dix jours.

    Une quarantaine de postes supprimés

    Depuis ce transfert, les salariés n’ont plus accès à leur dossier : « On est contraints de demander une information judiciaire pour obtenir une place dans le dossier, et prouver l’infraction de Kalhyge auprès du juge d’instruction, avant un éventuel renvoi devant le tribunal correctionnel », pose l’avocate. Un nouveau champ de bataille pour les employés qui réclament le retour de leurs avantages. Mais il leur faudra prendre leur mal en patience, car la procédure risque de durer encore…

    Concrètement, ce sont près de 40 postes supprimés, non remplacés, sur 143 salariés basés à Marseille. Sans compter les licenciements de CDI, substitués par des CDD ou des contrats intérimaires. « Tout ça pour des conditions de travail d’un autre temps, et un salaire à peine plus haut que le SMIC », se désole maître Talrich. Une réelle « opération de réduction des effectifs intentionnelle de la part de l’entreprise », selon elle. La direction n’a pas répondu, pour l’heure, à nos sollicitations.

  • Des billets de trains en vente entre les timbres et les colis

    Des billets de trains en vente entre les timbres et les colis

    Ils sont de plus en plus nombreux, les guichets fermés dans les petites gares. Et l’absence de personnel pour aider les usagers à prendre leur billet rend l’accès aux trains plus compliqué pour certains. Face à ce constat la poste, la Région Sud et la SNCF ont noué un partenariat pour faire des points de ventes Zou !, nom du réseau de transport de la région Sud, au sein de certains bureaux de poste de la Région. Une collaboration officiellement lancée ce jeudi, à Salon de Provence.

    « à Salon-de-Provence, on a plus de guichet, explique Nicolas Isnard, maire (LR) de Salon-de-Provence. Et beaucoup de nos habitants sont âgés et n’arrivent pas à prendre leur billet [sur internet]. C’est donc un soulagement d’avoir ce service, car nos usagers en avaient besoin. »

    En ouvrant des guichets alternatifs dans ces bureaux de poste, la SNCF espère rendre plus accessible l’achat de billets « pour ceux qui ne veulent pas ou ne peuvent pas prendre le billet sur internet », précise Andrine Bernard, directrice de lignes TER ouest Provence pour SNCF Voyageurs.

    Chaque personne souhaitant acheter un titre de transport pour un TER de la région Sud pourra se rendre dans l’un des 26 bureaux de poste de la région qui a ce dispositif. Elle sera accompagnée par un chargé de clientèle qui l’aidera à choisir l’horaire de son train, la fera payer et imprimera son billet.

    Maintenir le service public

    « C’est pratique pour ceux qui n’arrivent pas avec la technologie, ceux qui préfère avec un billet papier ou encore ceux qui ont cassé leur téléphone », indique Nathalie Collin, directrice générale grand public et numérique de la Poste.

    L’objectif de ce partenariat est donc d’ouvrir des points de vente dans les postes de villes dotées de gare mais sans guichet ou avec des horaires restrictifs. Pour Nathalie Collin, « c’est une belle façon de maintenir le service public dans les territoires qui n’ont plus suffisamment de flux pour avoir chacun son guichet ».

    L’initiative a également court dans la Région Grand Est, où 11 Postes peuvent vendre des billets de TER.

    L’objectif est d’élargir à plus de villes, pour permettre au plus grand nombre d’avoir accès au train. « Car si la sécurité, la santé et l’éducation sont des services publics essentiels, la mobilité est tout aussi importante », insiste le maire de Salon-de-Provence et 9e vice-président de la Région Sud.

    Liste des postes concernées.

    Bouches-du-Rhône : Cassis, Salon Massenet, Port-de-Bouc, Sausset-les-Pins, Martigues Jonquières, Istres Les Échoppes, Vitrolles Les Arcades, Tarascon.

    Alpes-de-Haute-Provence : La Brillanne, Sisteron

    Hautes-Alpes : Aspres, Chorges, Serres, Veynes

    Var : La Garde

    Vaucluse : Bollène, Pertuis, Sorgues.