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  • Un nouveau chapitre du Mondial La Marseillaise s’est ouvert

    Un nouveau chapitre du Mondial La Marseillaise s’est ouvert

    On pensait cette Marseillaise au sommet, après le sacre de Madagascar et les records de participation de 2025. La 65e édition qui s’achève nous a prouvé tout le contraire. Le Mondial La Marseillaise à pétanque a ouvert un nouveau chapitre de sa déjà très longue histoire qui va continuer à s’écrire en lettres d’or. Et pas simplement parce que de nouveaux records d’inscription ont été battus.

    4 832 équipes étaient sur la ligne de départ, dimanche 5 juillet. 16 392 joueurs sur l’ensemble de la compétition si on y ajoute les triplettes inscrites au Grand prix féminin Paprec (179), celles du Trophée Crédit Mutuel Mondial des jeunes (179), du Handi Mondial (32) et sur les quatre tournois annexes : 123 triplettes pour le Mondial IDELIA des CSE, 23 pour le Mondial des centres sociaux, 64 pour le Challenge Proman et 32 pour le Challenge Colas.

    Essais transformés

    Au total 30 nations (139 équipes étrangères) étaient représentées, soit quatre de plus que l’année précédente. Certaines comme la Belgique, la Suisse ou l’Allemagne sont même devenues des habituées du concours du GP féminin et du Mondial des jeunes. Des équipes venues des 94 départements de la métropole ont fait le déplacement. Certaines de très loin.

    Le Mondial continue de grandir et se développer, et les jalons posés en 2026 lui ouvrent d’incroyables perspectives. Redouté par l’organisation, le passage réussi à la première partie en deux sessions, a été de l’avis de tous un succès. Avec ses aires de jeu recentrées autour du parc Borély, et des arbitres présents sur chaque site en nombre plus important, le passage de la barre des 5 000 équipes peut désormais être envisagé avec sérénité.

    Le nouveau visage du Parc Borély, avec son village, baptisé « esplanade Patricia-Jeanjean », en cœur de parc, et son ombrière entre le stade d’honneur et le stade IDELIA, a connu des records d’affluence, donnant un peu plus à cette journée d’ouverture dominicale des airs de grand festival boulistique. Le stade d’honneur, relooké façon Roland-Garros avec ses loges de bord terrain, dans une mise en image parfaitement maîtrisée de nos confrères de France Télévision, est devenu un carré d’honneur au niveau du plus grand concours de la planète. Si la finale du concours général a été quelque peu décevante en termes de spectacle, les femmes et les enfants ont régalé.

    On n’oubliera pas non plus la création du Mondial des Célébrités, héritier de l’historique Trophée des artistes, et l’enchaînement des quarts de finale à la suite, le mardi, support à une « night session » fort appréciée au regard des fortes chaleurs de la journée. Tout ce dispositif nécessitera des ajustements mais les bases posées par Maryan Barthelemy, le nouveau directeur des événements du journal La Marseillaise, sont là.

    Ce Mondial a multiplié les nouveautés. Mais elles s’inscrivent dans la tradition de ce concours imaginé par ses pères fondateurs comme une grande fête sportive et populaire, ouverte à tous et entièrement gratuite, lors de laquelle toutes les classes sociales se mélangent, et où un simple joueur de camping peut jouer un sportif de haut niveau bardé de titres mondiaux.

    Derrière ce monument, s’agitent durant une dizaine de jours des centaines de bénévoles. Eux aussi ils forment une grande famille dont l’engagement renouvelé chaque année, génération après génération, force l’admiration de tous. Elle mérite la vôtre autant que celle portée à ses grands champions et championnes qui brillent dans le carré d’honneur.

    16 392

    C’est le nombre total de participants engagés sur les trois concours officiels et les quatre concours annexes de cette 56e édition du Mondial La Marseillaise.

    Palmarès 2026

    Mondial La Marseillaise : Patrick Messonnier, Yohan Cousin et Michel Loy.

    GP Féminin Paprec : Camille Picard, Nadège Baussian Protat, Aurélie Bories.

    Trophée Crédit Mutuel des jeunes : Sasha, Delattre, Niky Auffray, Dankan Baudino (juniors) ;

    Loni Szczotkowski, Mylan Terryn et Liam Conti (cadets) ; Matéo Sevilla, Robin callu-Henin, Hylan Ruiz-Bécamel (benj/min).

    Handi Mondial : Frédéric Coppola, Malik Ayud, Philippe Navarro.

  • Yohan Cousin poussé par le vent normand

    Yohan Cousin poussé par le vent normand

    Sans vouloir être sévère, on dira que les moins mauvais l’ont emporté. Michel Loy, habituellement si précieux au tir, a longtemps peiné à entrer dans sa partie. À ses côtés, Yohan Cousin a souvent joué les pompiers de service, compensant les difficultés de son partenaire. Patrick Messonnier, qui nous avait habitués à un appoint de très haut niveau, est lui aussi passé à côté de son sujet. Mais en face, l’opposition n’était guère plus inspirée. Les compositions ont été sans cesse remaniées dans l’espoir de trouver la bonne formule, sans jamais vraiment élever le niveau d’une finale bien loin des standards du Mondial. On a été vraiment privé de spectacle, dommage pour les spectateurs présents.

    Un seul homme dans cette finale et il a bien fait d’être là, Yohan Cousin qui était au four et au moulin. Quand Loy manquait son tir Cousin le rattrapait derrière et quand Messonnier pointait mal le Normand jouait encore le pompier de service.

    Cousin dans un fauteuil

    Puis la partie allait changer de visage. Patrick Messonnier retrouvait son appoint, Michel Loy son tir, et rapidement le score basculait
    en faveur de la triplette Messonnier, qui prenait les commandes (8-5). Mais dans le contexte si particulier du Mondial La Marseillaise, avec une chaleur accablante, une ambiance électrique dans les tribunes et les caméras braquées sur eux, leur contre-performance peut aussi s’expliquer. Les spectateurs espéraient, comme nous, un sursaut de la triplette Laur. Il n’arrivera jamais. Dans l’ultime mène, Sébastien Rousseau tentait bien de noyer le bouchon, mais en vain : la messe était dite. Yohan Cousin, encore lui, sortait alors un tir magistral, réalisant un superbe palet.

    Deux points au sol, trois boules en main : le calcul était vite fait. Le joueur s’offrait la mène de la victoire et offrait à son équipe le sacre au Mondial La Marseillaise.

  • Yohan Cousin : « J’ai toujours été bien accueilli à La Marseillaise »

    Yohan Cousin : « J’ai toujours été bien accueilli à La Marseillaise »

    La Marseillaise : Après un 8e
    de finale en 2024, puis un 32
    e
    de finale en 2025, comment se passe votre troisième campagne au Mondial en compagnie
    de Messonnier et Loy?

    Yohan Cousin : Ça se passe très bien, même si c’est éprouvant. On avance petit à petit avec mes partenaires et on produit un très bon jeu. Il y a une vraie cohésion d’équipe. Pour l’instant, tout roule : tant que l’on continue à gagner, l’aventure se poursuit et on garde le sourire. Avec l’espoir d’aller au bout.

    Quel est votre rapport avec La Marseillaise ?

    Y.C. : En fait, ce qui est bizarre à La Marseillaise, c’est qu’on fait trois ou quatre parties par jour, mais on est épuisé. On a l’impression d’avoir fait les Nationaux comme on fait nous toute l’année. On est beaucoup plus épuisé à La Marseillaise, alors que c’est sur plusieurs jours étalés, que nous, quand on fait un week-end complet à un National, où on va au bout. C’est ce qui fait la magie aussi de ce concours. On rencontre vraiment tout type de personnes. Des gens qui ne sont pas licenciés, qu’on a rencontrés hier en quarts de finale. Le pointeur qui n’avait pas de licence avant. C’est vraiment une belle aventure pour lui. Après, c’est ce qui fait la beauté de La Marseillaise. Moi, j’ai toujours été bien accueilli ici. Je passe toujours de super beaux moments.

    Votre collaboration avec Michel Loy porte à nouveau ses fruits. Comment cette osmose est née
    au sein du tandem ?

    Y.C. : Au départ, je devais jouer avec Ligan [Doerr] et Michel à Nice. Le matin même, on apprend que Christophe [Sarrio] remplace finalement Ligan. On dispute le National ensemble et, très vite, le courant passe avec Michel. À la fin, il me glisse : « Si tu cherches un troisième l’année prochaine, je suis disponible. » J’ai d’abord cru à une blague. Mon club est modeste, il n’y a ni gros moyens ni contrat. Quand un triple champion du monde te dit ça, tu te demandes ce qu’il vient faire chez toi. Quelques jours plus tard, il m’envoie un message pour me demander si on joue ensemble la saison suivante. C’était un immense plaisir. L’année d’après, on est champions de France en doublette. Parfois, certaines rencontres sont simplement faites pour arriver. Depuis, on fonctionne très bien ensemble. On est complémentaires et, quel que soit notre troisième, on arrive toujours à bien jouer.

    Vous avez récemment porté les couleurs de l’équipe de France aux championnats d’Europe. Comment avez-vous vécu
    cette expérience
     ?

    Y.C. : Je l’ai vécu assez difficilement. Dès mon arrivée, je suis tombé malade. Je n’ai pas pu évoluer à mon meilleur niveau avec Mickaël en doublette, et ça m’a frustré parce que je n’aime pas pénaliser mes partenaires. En revanche, je me sentais beaucoup mieux pour la finale et je pense avoir réalisé une belle prestation. On a même eu deux boules de gagne, mais c’est le sport. Il faut savoir rebondir. On travaille pour être performants et offrir du beau jeu à tous ceux qui nous suivent. Il y a des encouragements, mais aussi des critiques : c’est le lot du sport de haut niveau. L’essentiel est de garder le cap, rester dans sa bulle et continuer à prendre du plaisir sur le terrain.

    En dehors de vos parties,
    vous passez beaucoup de temps
    à regarder celles des autres. Comment est née votre passion pour la pétanque
     ?

    Y.C. : J’ai traversé une période compliquée avec la perte d’un proche de mes parents. Puis, à 19 ans et demi, on m’a diagnostiqué un diabète. Pendant six mois, j’ai complètement décroché : j’ai arrêté le sport et mis beaucoup de choses entre parenthèses. C’est alors que mon oncle, Jacques Lefebvre, président de club, m’a lancé : « Pourquoi tu ne te mettrais pas à la pétanque ? » J’ai décidé de tenter l’aventure. J’ai d’abord pris une licence en FSGT, puis en FFPJP, près de Brest. Les résultats sont arrivés très vite : dès ma première saison, je me qualifie pour le championnat de France. C’était le début d’une belle aventure.

  • Les acteurs du Mondial récompensés

    Les acteurs du Mondial récompensés

    Le dernier déjeuner de l’espace VIP du Mondial a été l’occasion de remercier quelques figures phares de l’événements, décorées pour leur engagement. Et c’est à Gérard Schneider, président de la Fédération Internationale de Pétanque et de Jeu Provençal, qu’est revenue la première plaquette d’honneur. Absent ce mercredi, c’est à Michel Le Bot, président de la Fédération française, qu’a été confiée la récompense.

    Clélia et Lola Delannoy, petites-filles de Guy Delannoy, bénévole historique du bureau des jeux, sont ensuite montées sur scène, pour recevoir la médaille du mérite pour leur investissement en tant que bénévoles. « Elles ont commencé en venant respirer l’air vivifiant du Mondial la Marseillaise à Pétanque, toutes jeunes, puis, peu à peu, elles ont commencé à préparer les sacs pour la dotation des joueurs, qu’elles continuent à faire aujourd’hui », s’est ému leur grand-père.

    La rédaction à l’honneur

    Véronique Meynier et Émilie Parente, secrétaires de rédaction à La Marseillaise, ont, elles aussi, reçu leur médaille du mérite. « Je suis vraiment très contente d’avoir eu cette récompense avec Véronique, ma coéquipière au quotidien, s’est enthousiasmée Émilie. Mais je veux rappeler qu’il s’agit d’un travail collectif : tous les maillons de la chaîne sont importants ». Christophe Casanova, coordinateur du Mondial et journaliste à La Marseillaise, s’est quant lui vu attribuer une plaquette d’honneur.

  • Tiercé gagnant pour Messonnier

    Tiercé gagnant pour Messonnier

    Il en a fallu de la sueur, de la hargne, de l’émotion pour atteindre cette finale qui fait rêver tant de pétanqueurs.

    Il suffisait de voir la joie de Sébastien Rousseau lorsqu’il a glissé le point de la victoire lors d’une demi-finale « hitchockienne » face à Franck Pick et les Malgaches, pour comprendre combien cette Marseillaise vous porte, vous envoûte. Il allait jouer sa seconde finale, après celle de 2020, avec ses partenaires Patrick Laur et Sony Even. Les six finalistes ont bien mérité l’ovation lors de la présentation des équipes. Il fallait convertir l’essai pour rentrer dans l’histoire. « Un finale ne se joue pas, elle se gagne ». Cette devise légendaire ne déroge jamais à la règle.

    Au coup d’envoi, dans un stade chaud comme la braise, il y avait qu’une certitude. Un seul des six protagonistes a gagné le Mondial la Marseillaise : Patrick Messonnier. Ses partenaires Michel Loy et Yohan Cousin, visaient un premier titre. Les trois hommes avaient fait tomber le matin les favoris Pierre Maurel, Kévin Prud’homme, Maison Durk en demi-finale.

    Après ce tableau dressé les incertitudes arrivent, comme dans toutes les finales de la Marseillaise. Comment chaque équipe, chaque homme vont-ils supporter la pression décuplée. Elle peut paralyser.

    Partie à sens unique

    Les réponses ne tardent pas à venir. Dès les premiers instants de la partie, on sent un Patrick Laur en manque de sérénité. Son expérience à ce niveau est nul. Il perd rapidement les pédales et ne va jamais se reprendre. Certes, son vis-à-vis Messonnier ne fait pas de miracle, mais il lui a pris un ascendant psychologique.

    Jamais le Parisien aura l’opportunité de se reprendre. C’est la clé de la partie. Les premières mènes se limite entre un duel de milieu. Yohan Cousin est impérial, Sébastien Rousseau en dents de scie. De part et d’autre, le jeu est moyen avec très peu de prise de risque au tir du côté de Loy également peu performant. Dans le cas opposé, la prestation catastrophique de Laur est un handicap pour ses partenaires visiblement touchés moralement. Le score enfle rapidement (8-1).

    On sent Sony Even pas du tout dans son assiette. Un semblant d’espoir renaît mais il est éphémère. Le public essaie de relancer les débats en encourageants les favoris. Mais rien n’y fait. L’ultime mène est catastrophique pour Laur et ses partenaires, à l’image de leur prestation d’ensemble. Avec une facilité dérisoire et après seulement une heure de jeu, Patrick Messonnier, Yohan Cousin et Michel Loy enfoncent définitivement le clou en inscrivant cinq points synonymes de victoire. Sans joie excessive, Michel Loy complète son énorme palmarès avec un titre qu’il voulait vraiment gagner cette année. Sans faire de bruit, Patrick Messonnier rentre dans le cercle fermé des joueurs à trois victoires. Yohan Cousin, l’homme de la partie, a donné un récital pendant quatre jours.

    Ses prestations ne font que confirmer son énorme talent et sa place en équipe de France est loin d’être usurpée. Patrick Laur, Sébastien Rousseau et Sony Even ont trop manqué de ressources mentales et physiques pour gravir le dernier échelon avec succès.

    Au terme de quatre jours d’une intensité folle, cette 65e édition referme son rideau. Si la finale n’a pas offert le spectacle espéré, elle rappelle une nouvelle fois que Le Mondial ne couronne pas toujours l’équipe qui joue le mieux, mais celle qui sait dompter la pression au moment décisif.

    2

    C’est le nombre de finale perdue par Sébastien Rousseau, deux ans après celle avec Marc Tierno et Joseph « Tyson » Molinas, face à Jean-Claude Jouffre, Philippe Quintais et Philippe Suchaud.

    Diabète

    Victime d’une baisse de sucre, Yohan Cousin a beaucoup bu avant et pendant la partie pour trouver l’équilibre nécessaire. Ce qui ne l’a pas empêché de réaliser une prestation à la hauteur de son talent.

  • Les arbitres jugent ce Mondial sans accroc

    Les arbitres jugent ce Mondial sans accroc

    Grand soleil sur le corps arbitral lors de cette 65e édition du Mondial. Les 39 arbitres présents tout au long de la compétition ont un défi unique : faire respecter le règlement sur 6 000 parties en l’espace de 6 jours. Pourtant, malgré ce nombre évidemment colossal, Patrick Grignon, patron des hommes et femmes zébrés, se félicite d’un fait rare pour un tournoi de cette ampleur. « Nous n’avons rencontré aucun problème majeur », assure l’homme à la carrure imposante. « Rappelons quand même, qu’il y avait 4 832 triplettes, donc près de 15 000 joueurs, et on ne relate aucun incident. On arrive aux 32e de finale, ce mardi matin. Il y a des concours avec 500 équipes et il y a plus de problèmes. »

    Patrick Grignon est présent sur La Marseillaise depuis six années consécutives, il est un arbitre de niveau international reconnu, en témoigne son badge doré et irisé, brodé sur son maillot. « Je prends toujours du plaisir à venir arbitrer le plus grand concours au monde. Il s’améliore, je dirais, d’année en année et il faut reconnaître que les années venant, il y a eu de très, très gros efforts faits de la part de l’organisation, des joueurs, de la sécurité… »

    Des arbitres

    venus à leurs frais

    Le référent a apprécié la mise en valeur et une considération plus élevée de la part de tous les acteurs du tournoi. Pour un meilleur confort et faciliter le suivi des parties, le premier tour, dimanche, a été coupé en deux. « Il y a eu une réduction des terrains, c’est-à-dire que le premier tour a été réalisé en deux sessions. En faisant sur deux sessions, ça a permis de diviser par deux, donc on a eu besoin que de 1 200 terrains. Ça fait moitié moins de terrain pour chaque arbitre, et ça a surtout permis aux joueurs de ne pas aller galoper trop loin », détaille Patrick Grignon.

    Parmi les 39 arbitres, certains viennent de loin, pour l’amour du jeu et pas forcément pour le prestige de l’événement. « Il y a trois Américains, un Coréen, il y a Monaco qui est là. L’amour de l’arbitrage fait que c’est eux qui payent le voyage, c’est eux qui payent l’hébergement, ils payent tout. J’ai fait un point d’honneur à les faire participer, à les former. » L’arbitre international était heureux de voir une progression en tous points, allant même remercier l’ensemble des personnes contribuant à la réussite de la compétition. « Je dirais que La Marseillaise, c’est comme une mayonnaise. Il faut mettre plein d’ingrédients et lorsque tout prend, elle est magnifique. »

  • Le Handi Mondial s’assure un succès unanime

    Le Handi Mondial s’assure un succès unanime

    Quelle différence entre le Handi Mondial et le tournoi classique de La Marseillaise ? Aucune, finalement. La convivialité, la bonne humeur, le fair-play et le niveau de jeu sont bien présents pour cette 6e édition, en partenariat avec l’AJC Marseille. L’association propose à l’année des cours de sport inclusifs, c’est-à-dire en mélangeant les valides avec des personnes en « situation particulière ». Eyvann Morival, responsable sport-santé, détaille l’historique de cette collaboration entre l’AJCM et le Mondial. « Tout d’abord, le projet a été initié par le président de notre association, Patrick Jammes. Il a voulu proposer un concours pour mettre à l’honneur le handicap. Depuis 2023, des qualifications sont organisées en amont du tournoi, à Arles, Salon-de-Provence, Septèmes-les-Vallons et Marseille. Il y a cinq qualifiés à chaque fois et une dernière phase a lieu la veille du Handi Mondial, ici-même, avec 12 qualifiés au final. »

    Cette première matinée de compétition réunissait donc les 32 meilleures équipes de la région et au-delà. Des Savoyards étaient en lice, tout comme des Ardennais et l’équipe ukrainienne. Ces deux triplettes s’affrontaient justement en 16e de finale. Remportée 10-8 par la formation française, la partie a accouché d’un joli moment de fraternité, quand tous les participants ont posé pour une photo avec le drapeau de l’Ukraine.

    Eric, Olivier, Paul et Jean-Luc sont des membres de la Boule Mouzonnaise, au cœur des Ardennes. Ils ont fait 1 000 km pour arriver jusqu’à Marseille. « On va tout faire pour arriver dans le carré final ! Mais si jamais on n’y va pas, on aura passé un très bon moment. Nous sommes arrivés vendredi dernier pour profiter du tournoi. C’était notre rêve La Marseillaise, le club a déboursé entre 8 et 9 000 euros pour venir ici. Nous voulions engager une équipe valide et une équipe handi et c’est chose faite », détaille Eric, président de la Boule Mouzonnaise.

    De 32 à 2 triplettes en lice

    Après trois parties de 40 minutes jouées sous les arbres du parc Borély, les demi-finalistes étaient connus. Deux triplettes se sont imposées d’une courte tête pour participer à la grande finale sur le terrain d’honneur. Frédéric Coppola, Malik Ayud et Philippe Navarro d’un côté, Lazar Vujicic, Frédéric Mille et Sébastien Santiago de l’autre. Chaque équipe comptait une personne handicapée, soit le minimum autorisé par le règlement. Frédéric Coppola était ambitieux avant ce duel. « Je suis content d’arriver en finale, grâce à mes amis qui m’ont supporté toute la journée. Les performances ont été bonnes et j’espère que l’on va gagner. » Une nouvelle édition que l’organisation qualifie de « réussie ».

    Coppola, Ayud et Navarro inscrivent leur nom au palmarès

    La finale de ce Handi Mondial, sixième du nom, s’est déroulée sur le terrain d’honneur et sous une chaleur caniculaire. Cette partie pour le trophée a été dans l’ensemble équilibrée. L’équipe Coppola a commencé fort lors de ce duel limité à 55 minutes. Elle a rapidement mené 6-1 face à la triplette Vujicic. Ensuite, ces derniers ont réussi à recoller à une longueur (6-5). Dans le dernier quart d’heure de jeu, Frédéric Coppola – Malik Ayud – Philippe Navarro ont suffisamment accéléré pour sécuriser la victoire. Leur tireur Malik Ayud a notamment été habile dans les moments clés.

  • Franck Picq, le cœur sur l’humain

    Franck Picq, le cœur sur l’humain

    La déception et même l’amertume se lisent sur son visage. À 40 ans, allure fine, cheveux courts bruns et barbe poivre et sel, Franck Picq a vécu un rêve éveillé, qui s’est achevé cruellement aux portes de la finale. Avec le tenant malgache, Yves Rakotoarisoa, et son compatriote, Jean-François Rakotondrainibe, dit « Zigle », la triplette a manqué d’un rien le Graal. Franck s’accusait même de ne pas avoir été à la hauteur de l’enjeu et du niveau de ses prestigieux partenaires. Mais son entourage le dissuadait de nourrir cette pensée. « Je culpabilise toujours quand on perd », avouait-il. « C’est immense d’être arrivé là. Si je joue avec des coéquipiers comme moi, je passe pas le dimanche. Mais là, c’est pour eux que je voulais aller au bout. »

    Pourtant, l’histoire est belle, même si elle ne finit pas en apothéose. En à peine trois ans de pétanque, Franck a atteint le carré d’honneur que visent des dizaines de joueurs confirmés. Né à Vaulx-en-Velin, père d’une fille de 17 ans, il vit avec Nadège, mère d’un fils de 18 ans, et dirige deux entreprises. C’est à Décines que commence son lien avec la pétanque. « Le président du club, Eric Colombero, m’a proposé de venir voir. Et j’ai accroché », explique-t-il. À partir de là, tout s’enchaîne. « J’ai commencé à jouer, avec de très bons jeunes, Enryck Begnis et Stéphane Vang. J’ai décidé de les soutenir pour les déplacements, etc. » Franck ne s’en cache pas, il a un rôle de partenaire financier. « J’ai aucun problème avec ça, j’apporte un appui, sur mes propres deniers, je progresse à la pétanque et ça permet à de bons joueurs d’avoir des facilités. » C’est ce type de partenariat qu’il a établi avec ses deux équipiers malgaches. Mais pour lui, la priorité, c’est le rapport humain. Avec la communauté de Madagascar, il a noué une relation à part. Tout démarre grâce à un jeune étudiant malgache, Tsiri, avec qui il joue. « Il m’a demandé si je pouvais aider Yves et Zigle à venir en France. Ils sont arrivés en janvier. En fréquentant les Malgaches, j’ai découvert des gens formidables. La porte d’entrée, c’est la pétanque, mais ça compte pour 30%. Les 70% restants de l’histoire, c’est de l’humain. » Franck a œuvré pour qu’ils obtiennent leur visa et un titre de séjour, a fait en sorte de leur trouver un boulot, leur a décroché le statut de sportif de haut niveau. « C’est un ange ! », sourit Yves. « Je veux le meilleur pour ces jeunes », glisse Franck sans détour. Et il reconnaît qu’il en retire des avantages pour la pétanque. « Je prends du plaisir, eux aussi, tout le monde est content ! »

    Désormais, tous trois sous les couleurs du club de Décines, ils forment une équipe performante, qui ambitionne de participer au championnat de France. « Pour l’an prochain, on l’envisage », lance Franck. Ce qui implique aussi quelques sacrifices. La pétanque lui prend 42 week-ends par an. « Malgré ce rythme, ma compagne me soutient. Je crois qu’elle m’aime plus moi que la pétanque ! »

    Jan-Cyril Salemi

  • [Mondial La Marseillaise] Le tirage au sort de la première partie est à 14h à Borely

    [Mondial La Marseillaise] Le tirage au sort de la première partie est à 14h à Borely

    Un problème électrique indépendant de notre volonté, au siège du journal La Marseillaise, ne nous a pas permis d’effectuer le tirage au sort de la première partie dans un laps de temps nous accordant de délivrer les 4 832 cartons de jeu.

    Les joueurs pourront donc se présenter au bureau des jeux, à l’entrée du parc Borély, suivant les horaires suivants :

    vendredi 3 juillet (14h-18h) – samedi 4 juillet (10h-12h et 14h-18h) et dimanche 5 juillet (7h-8h30).

    Plus aucun carton ne sera distribué ensuite.

    Le programme 2026

    Vendredi 3 juillet

    (Parc Borély)

    9h : Grand Prix Féminin Paprec

    14h : Trophée Crédit Mutuel des Jeunes

    Samedi 4 juillet

    (Parc Borély)

    8h30 : Grand Prix Féminin Paprec

    9h : Trophée Crédit Mutuel des Jeunes

    9h : Mondial IDELIA des CSE

    9h30 : Mondial des Centres sociaux

    19h : Finale du Mondial IDELIA des CSE

    20h30 : Mondial des célébrités

    Dimanche 5 juillet

    (Parc Borély et 15 sites à Marseille)

    9h : 1ères parties du Mondial La Marseillaise

    10h30 : Finale du GP Féminin Paprec

    10h30 : Finale du Trophée Crédit Mutuel Minimes et Benjamins

    15h30 : Finale du Trophée Crédit Mutuel Junior et Cadet

    18h : Finale des concours de pétanque nationaux des CCAS et IEG

    Lundi 6 juillet

    (Parc Borély)

    8h30 : 4e parties puis cadrage du Mondial

    10h-18h : Initiation à la pétanque

    14h : 5e et 6e parties du Mondial

    18h30-19h30 : Démonstration de tirde précision

    Mardi 7 juillet

    (Parc Borély)

    8h30 : 32e puis 16e de finale du Mondial

    9h : Challenge des entreprises PROMAN

    9h : Challenge COLAS

    10h-18h : Initiation à la pétanque

    14h : 8e puis quarts de finale du Mondial

    Mercredi 8 juillet

    (Parc Borély)

    8h30 : Handi Mondial

    9h : 1ère puis 2e demi-finale du Mondial

    9h : Trophée des Médias

    13h45 : Demi-finales du Handi Mondial

    14h : Finale Maisons du Bel Age

    15h : Finale Handi Mondial

    17h : Finale du 65e Mondial