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  • À la barre, les silences brisés de la bibliothèque de l’Alcazar

    À la barre, les silences brisés de la bibliothèque de l’Alcazar

    C’est une audience fleuve de 14 heures avec 17 parties civiles et six témoins cités par la défense, qui s’est tenue devant la 6e chambre du tribunal correctionnel. Patrick Casse, cadre retraité des bibliothèques de Marseille, délégué du syndicat Force ouvrière, y était jugé pour harcèlement moral présumé à l’encontre de Pierre Chagny, directeur des bibliothèques de 2019 à 2023.

    Une situation dénoncée par ce dernier début 2022 dans une alerte éthique et un article 40. Tout au long de l’audience, Me Callen, l’avocat de Patrick Casse a plaidé la nullité d’une « procédure déloyale », considérant que « 80% des faits » étaient en dehors de la période de prévention du 1er février 2019 au 1er janvier 2023.

    Malgré tout, les émouvants témoignages qui se sont succédés ont donné corps à une ambiance. Celle des années Gaudin. Avec pour décor, l’Alcazar, le vaisseau amiral d’un service public de la lecture en plein naufrage, entre manque d’agents, embauche de fils d’élus et de haut fonctionnaires estimés à un tiers des effectifs, absentéisme, temps de travail illégal, et cogestion avec FO.

    Au cœur de cette machine infernale, Patrick Casse, élevé au grade suprême de conservateur au fil des promotions, était sous sa double casquette cadre – syndiqué, le rouage essentiel d’un système qu’il s’astreignait à entretenir. Ce système qui broyait l’humain à tous les étages (9 directeurs en 20 ans) dans une inorganisation inopérante, a été documenté dans un rapport de l’Inspection générale de l’éducation, du sport et de la recherche (Igesr) en 2022. « Brisé », Pierre Chagny s’en dit une victime.

    Patrick Casse, lui, s’estime « totalement innocent » et se retranche derrière vingt ans de tensions et de rivalités syndicales. Les insultes, « truie », « bécasse », « clown » ? « C’est faux » ! « Un ressenti peut-être », glisse-t-il en se dépeignant comme « le mouton noir » des conservateurs. Au mieux admet-il « un ton sec » et une forme « de parler marseillais », avant de reconnaître, en larmes, de « la souffrance ».

    Dix mois de prison requis

    « Une dilatation de ressenti potentiel », ironise la procureure pour qui « le parler marseillais n’excuse pas tout ». Elle demande dix mois de prison avec sursis et 10 000 euros d’amende alors que Me Callen, « consterné », renvoie à une enquête interne. Arguant l’absence de preuves, il réclame « la relaxe au bénéfice du doute ».

    « M. Chagny a permis d’ouvrir la parole », explique Chantal Boler, responsable CGT-ICT de la Ville, évoquant la problématique des avancements de carrières, à l’arrêt complet malgré vingt ans de service pour des agents à la barre, la souffrance morale, la pression. Emmanuelle Pinguet a travaillé huit ans sous sa responsabilité et n’a « jamais osé se plaindre par peur des représailles ». Elle n’ose plus mettre un pied à l’Alcazar.

    « M. Casse a toujours été très bien noté mais par des gens de FO », observe Elsa Morandy, quand Nora Mekmouche, à la tête du pôle accueil de 2014 à 2016 évoque « intimidations », « propos disqualifiants et désobligeants ». Elle a quitté le réseau en 2019 après avoir saisi la cellule harcèlement. En 2019, Lydia Belmekki, 27 ans, est nommé responsable de la division jeunesse. Son 1er poste. « La jeune beurette qui cherche à faire ses preuves » se verra discréditée dans cette guerre de pouvoir par une rumeur « attribuée » au clan Casse, lui prêtant une relation avec Pierre Chagny : « Je ne savais plus à qui faire confiance. »

    Les témoins de la défense, quand leur mémoire ne flanche pas à cause « d’une plaque en fer reçue sur la tête », n’ont rien vu ni entendu. Délibéré le 16 décembre.

  • Tout pour saisir les enjeux de l’eau en Méditerranée

    Tout pour saisir les enjeux de l’eau en Méditerranée

    La gestion de l’eau à travers le passé, le présent et le futur sera au cœur de cette 3e édition des Rencontres interacadémiques méditerranéennes, de mercredi à vendredi, entre les murs de la bibliothèque marseillaise de l’Alcazar. Organisé par l’Académie des Sciences, Lettres et Arts de Marseille, le colloque réunira 35 conférenciers venus de France, de Tunisie, du Maroc et d’Algérie.

    « Le but est d’avoir une approche pluridisciplinaire, explique Marc Sentis, secrétaire perpétuel de la classe des Sciences de l’Académie. Il y aura des écologues, paléoclimatologues, historiens, urbanistes, architectes, ainsi que des représentants d’institutions issus de divers pays du pourtour méditerranéen. »

    Durant trois jours, les participants tenteront de proposer une vision transversale des enjeux liés à la ressource en eau : de sa symbolique dans les différentes religions aux solutions face au réchauffement climatique, en passant par les questions de solidarité dans sa gestion.

    Un colloque pensé pour être accessible au plus grand nombre. Des classes de seconde avec leurs professeurs, assisteront à plusieurs conférences. « L’objectif de ce colloque est que tout le monde puisse venir, explique Marc Sentis. C’est sans inscription et gratuit pour que les visiteurs de l’Alcazar, venus pour autre chose, puissent suivre les conférences. »

    Les conférences et ateliers seront interactifs, avec un temps d’échange prévu entre les experts et le public.

    Programme complet sur le site academie-sla-marseille.fr

  • Sophie Camard : « Martine Vassal, c’est la candidate du retour en arrière »

    Sophie Camard : « Martine Vassal, c’est la candidate du retour en arrière »

    Chaque week-end dans La Marseillaise, chaque dimanche à 12h30 sur Maritima radio, ceux qui font l’actualité sont interrogés sur leurs choix, leurs décisions, leurs stratégies.

    La campagne des municipales

    Léo Purguette : Est-on déjà dans la campagne ?

    Pour nos adversaires oui. De notre côté, ce qui compte pour moi, c’est qu’on a fait le démarrage de campagne du Printemps marseillais avant les candidats. Samedi matin dernier, 1 500 personnes à la maison de l’Arménie, c’était un signal positif. On revient aux sources de ce qu’a fait le Printemps marseillais en 2020, dans un autre contexte. C’est-à-dire qu’on remobilise notre base militante et les habitants. On revient au message de base du Printemps marseillais : transformer la ville avec un mouvement citoyen et ce mélange un peu particuliers de partis politiques et de citoyens.

    Didier Gesualdi : 5 ans après votre opposition ne cesse de dire que Benoît Payan a volé l’élection de Michèle Rubirola.

    Pour moi, celle qui a volé l’élection, c’est Martine Vassal puisqu’elle oublie à chaque fois de dire que c’est elle qui a perdu. Elle a perdu la mairie des 6-8, elle a perdu le conseil municipal et elle s’est ensuite présentée à la Métropole par revanche politique. Je rappelle que Benoît Payan a gagné les 2-3, Michèle Rubirola les 4-5, Olivier Fortin les 6-8 et moi les 1-7. Ça me rappelle un peu Trump face à Biden. On est face à une droite tellement traumatisée de perdre le pouvoir en 2020, qu’elle a fait un arrêt sur image. Ils n’ont jamais accepté les résultats et là, ils font un redémarrage de campagne où on a l’impression qu’ils ont réappuyé sur la touche de 2020 et on les voit revenir avec les mêmes candidats que ceux qui ont perdu en 2020. Ils reviennent avec la même communication « Marseille à feu et à sang avec le Printemps marseillais » On est seulement au mois de septembre, on se demande ce que ça sera en mars. Et puis, un climat d’affaires judiciaires, et une annonce de campagne où je me suis demandé si c’était Martine Vassal ou Marine Le Pen qui se lançait.

    Léo Purguette : À ce point ? Oui, faire sa rentrée politique en disant « la cause de tous les problèmes, c’est l’immigration », c’était assez spectaculaire.

    Léo Purguette : Elle a fait ce lien sur un fait divers de votre secteur sur lequel vous avez fait le choix d’assez peu vous exprimer.Ah si ! J’ai fait des déclarations claires et nettes. Lorsque la situation était parfaitement maîtrisée et que tout s’est transformé en bad buzz sur les réseaux sociaux, j’ai vraiment réagi très formellement. On est en République. L’état de droit, c’est juger les individus sur les actes qu’ils commettent, pas sur leurs origines ou leur nationalité. J’ai rappelé que Belsunce était un quartier avec beaucoup de personnes d’origine étrangère qui sont aussi les premières victimes de ce qu’il s’y passe. On pourra en reparler.

    La candidature de Martine Vassal

    Didier Gesualdi : Que pensez-vous de ce démarrage de campagne ?

    Pour moi, Martine Vassal, c’est la candidate du retour en arrière. C’est-à-dire que ses soutiens veulent reprendre là où ils en étaient en 2020. Qui veut revenir en arrière ? Qui veut revenir à la situation de 2020, où il y avait une crise humanitaire due à l’évacuation des personnes délogées et où il n’y avait même pas de direction de lutte contre l’habitat indigne ? Qui veut revenir avant 2020 où on avait une adjointe aux écoles qui ne savaient même pas combien Marseille comptait d’écoles et qui disait que si les écoles étaient dégradées c’était la faute des enfants ? Aujourd’hui on a un plan écoles d’un milliard, on est passé de 20 ans de retard à 10 ans d’avance dans les nouvelles écoles. Qui veut revenir à avant 2020, où les musées, les bibliothèques, les cantines, les crèches étaient en permanence en souffrance et parfois fermés par manque de personnel ? Qui veut revenir avant 2020 où on nous prédisait la tutelle de l’État sur les finances de la Ville ? Ce n’est pas assez signalé mais nous avons non seulement recruté, renforcé les services publics mais aussi diminué la dette de Marseille. Martine Vassal dirige la Métropole – 5 milliards d’euros -, le Département – 3 milliards d’euros – avec des finances qui vont très très mal. On n’a pas de leçon à recevoir.

    Léo Purguette : Quand elle dit sur ce plateau que dans le magazine bilan de la majorité 80% des réalisations sont dues à la Métropole, vous n’êtes pas d’accord ?

    Quand ça va bien, c’est le bilan de Martine Vassal, le reste c’est Benoît Payan ? Il faut rester sérieux 5mn. Je peux confirmer que, quand l’État, la Métropole et la Ville font ensemble, oui ça permet d’avance. Mais dans ce cas-là, pourquoi dit-elle que Marseille va si mal ?

    Les liens avec la métropole

    Didier Gesualdi : Vous travaillez avec la Métropole…

    La Métropole a beaucoup d’argent et beaucoup de pouvoir. Martine Vassal termine son mandat sur ses grandes compétences avec un fiasco total dans les transports. Les déchets, la propreté, ça remonte de partout, ça ne va pas. Encore trop souvent, elle bloque un certain nombre de demandes que nous lui faisons. Elle a même refusé de mettre une maison des projets dans un immeuble de la Métropole pour expliquer aux Marseillais tout ce que nous faisons ensemble avec la rénovation urbaine sur le centre-ville. Comme si ça devait nous bénéficier à nous, alors que c’est juste l’intérêt commun. Il y a un récit qui ne fonctionne pas. Si elle a tant d’argent et de pouvoir, pourquoi elle critique la situation de Marseille ?

    Léo Purguette : Ça, ce sont vos rapports tendus, mais les Marseillais que vous rencontrez comme maire de proximité, vous disent-ils que tout va bien ?

    Ils me disent que Marseille change, qu’ils ne veulent pas revenir en arrière. Ils me disent qu’ils ont conscience qu’il a de grands sujets qui nous dépassent. Accuser Benoît Payan ou Sophie Camard de la drogue ou des coups de couteau, c’est quand même un peu ridicule. Nous avons libéré beaucoup de projets et d’énergie dans cette ville. Ce n’est pas anecdotique d’avoir remis beaucoup de culture dans l’espace public, d’avoir redressé les écoles, les crèches, la police municipale aussi. Les gens m’en parlent. Après, ils ont bien compris qu’il y a un débat politique qui leur échappe et dont ils ne veulent plus entendre parler, c’est cette opposition Métropole-Ville, Vassal-Payan. C’est pourquoi l’élan transformateur du Printemps marseillais devra, demain, s’étendre à tous les secteurs de la Ville et à la Métropole. Nous voulons l’alignement de la chaîne de commandement.

    Le Premier ministre

    Léo Purguette : La situation nationale est très bloquée. On a un Premier ministre sans gouvernement, un mouvement social qui se déploie. Quelle issue possible ?

    Ce qui m’intéresse dans la situation actuelle, c’est que pour une fois, comme on n’a plus de gouvernement, on a un mouvement social qui met des sujets sur l’agenda politique. Habituellement, on fait des manifestations contre ce que le gouvernement cherche à imposer. C’est un moment très particulier, le mouvement social qui fixe les grands sujets : la Palestine, l’injustice fiscale, les privilèges des milliardaires, l’idée d’aller chercher l’argent là où il est…

    Léo Purguette : Cela débouchera-t-il sur une dissolution ?

    Je m’en méfie car derrière, c’est l’extrême droite. Il faut maintenir la mobilisation. La situation doit se résoudre par des mesures fortes que le mouvement social exige.

    La sécurité

    Didier Gesualdi : Parmi les reproches faits à Marseille, il y a les incivilités et l’insécurité. La réponse est du côté de l’État mais pas seulement. N’avez-vous pas mis un peu trop de temps à vous préoccuper de la question ?

    Je rappelle que dès 2020 nous avions inscrit le doublement de la police municipale dans notre programme. C’est un engagement tenu. Quand nous sommes arrivés aux manettes, nous avons constaté qu’il y avait à peine une équipe de nuit de police municipale pour toute la ville, que pour les fameuses caméras dont on parle, il n’y avait pas les ressources humaines pour exploiter les images et le centre de supervision urbain était insuffisamment doté. C’est nous qui avons recruté, rajouté des brigades maritimes et équestres, qui avons ouvert le poste de police de proximité sur la Canebière, qui avons fait refluer les difficultés à Noailles de manière spectaculaire. Je ne trouve pas du tout qu’on a été aux abonnés absents sur le sujet, bien au contraire. Je pense même que cela a surpris et mis en difficultés nos adversaires qui ne s’y attendaient pas.

    Les forces en présence

    Didier Gesualdi : Vous tapez beaucoup sur Martine Vassal mais quid du RN dont on vous entend peu parler ?

    On en parle de manière indirecte parce que, oui, ça nous inquiète cette fusion de discours entre LR et l’extrême droite. Très clairement, il y a une question qui est posée sur des éventuelles fusions de liste au second, au troisième tour ? On n’en sait rien. Il y a un vrai problème de repérage des forces politiques en présence. Qu’est-ce que ça veut dire la droite à Marseille aujourd’hui par rapport à l’extrême droite ? Je me pose vraiment des questions sur le discours. L’extrême droite est très présente sur le terrain. On peut se retrouver avec un duel gauche-extrême droite.

    Didier Gesualdi : Pourquoi les Marseillais votent pour elle selon vous ?

    Je ne pense pas que Marseille soit isolée des grandes tendances mondiales, nationales, de tout ce climat de fachosphère qui règne dans le pays… Je mesure l’utilité des élus de proximité. On est sans cesse au corps à corps sur des fausses rumeurs, des propos qui n’ont pas lieu d’être… Il y a beaucoup d’angoisse qui s’exprime, beaucoup de peur dans la tête des gens.

    Léo Purguette : Parmi les forces en présence, il y a la FI. Vous étiez suppléante de Jean-Luc Mélenchon, en 2020 vous aviez fait partie de ceux qui ont voulu le Printemps marseillais. N’y a-t-il pas ici aussi une touche pause actionnée ? C’est définitif ?

    Du côté de la France insoumise, pour le moment, je ne vois pas trop de son pas trop d’image. Ce ne sont pas juste des déclarations sur les réseaux sociaux qui manifestent une entrée en campagne. Une campagne, c’est un programme, des candidats, des débats… Effectivement, ils ne veulent pas faire de liste avec nous. Nous sommes les élus sortants, le Printemps marseillais, on va mettre un bilan en débat pour aller plus loin. Qui va nous aider ? Nous renforcer ? Je fais un appel aux citoyens. Je me méfie des étiquettes politiques, surtout à Marseille, l’électorat de gauche peut évoluer d’une élection à l’autre. Je fais confiance aux électeurs de gauche pour faire les bons choix aux bons moments.

    Léo Purguette : On ne sait pas si certains vous rejoindront mais d’autres semblent vouloir vous quitter comme l’écologiste Sébastien Barles. C’est définitif ?

    Je rappelle qu’il avait fait une liste autonome en 2020.

    Léo Purguette : Vous n’aviez pas géré 5 ans ensemble…

    Didier Gesualdi : Il veut être calife à la place du calife ?

    Je ne sais pas, il faut lui demander. Il a été adjoint au maire tout le long, chargé de la transition écologique, il a eu un certain nombre de moyens à sa disposition. Il lui appartient de s’exprimer mais au départ, il était déjà sur une liste qui n’était pas celle du Printemps marseillais.

    Nicolas Sarkozy

    Didier Gesualdi : La condamnation de Nicolas Sarkozy n’est pas de nature à rapprocher les électeurs de la politique…

    Ça c’est sûr. En 2007-2008, c’est ce qui m’a fait reprendre un engagement politique. J’étais déjà à Marseille, c’était le grand début de la brutalisation de la vie politique. On dirait que tout le monde réalise maintenant la gravité des faits qui lui ont été reprochés. Il y a depuis des années, une certaine bienveillance à ne pas mesurer le caractère historique de ce qui se passe avec M. Sarkozy. Quand on dit « c’est la première fois qu’il y a une peine de prison ferme », ce n’est pas vrai. Il a été condamné dans l’affaire Bismuth, il a eu le bracelet électronique, puis l’affaire Bygmalion et là, c’est la troisième affaire avec le financement libyen. Il a en fallu du temps !

    La question des lecteurs

    Chaque semaine posez vos questions à nos invités sur lamarseillaise.fr l’une d’entre elles sera tirée au sort comme celle de
    Karim Bendjaballah : Bonjour, qu’est-ce que vous faites pour améliorer Noailles ?

    Je suis très fière de ce qu’on a fait à Noailles. J’ai été élue sur les sujets de la rue d’Aubagne. On a eu la chance de pouvoir installer une Société publique d’intérêt national. Énormément de changements se voient à Noailles, il y a des travaux de voirie dans tout le quartier, tous les réseaux électriques ont été refaits. L’équipement de proximité qui sera un lieu ressource sur le lieu de l’effondrement va s’ouvrir au printemps. Le centre social, promis depuis 10 ans est en travaux. Il devrait pouvoir ouvrir en 2027 et en attendant, l’année prochaine on va pouvoir ouvrir un équipement associatif au 44, rue d’Aubagne. Il y a eu les opérations de police de proximité qui ont énormément soulagé et qui tiennent dans le temps. J’ai commencé le mandat en sentant mes adversaires politiques qui se frottaient les mains sur Noailles en se disant « ils ne vont pas y arriver ». Aujourd’hui l’ambiance a changé à Noailles. Karim, si vous habitez Noailles vous pouvez le voir tous les jours dans votre rue. On est en train de changer d’ère. À tel point que les prix remontent. C’est pour ça qu’on avait prévu, sur le foncier public qu’on va réhabiliter, des logements sociaux qui correspondent aux besoins des habitants. On va essayer de tout mettre en œuvre pour qu’il n’y ait pas d’emballement à la spéculation. On va maîtriser cela.

  • L’ouverture le dimanche de Renaud-Barrault en bonne voie

    L’ouverture le dimanche de Renaud-Barrault en bonne voie

    On approche de la fin d’un chapitre interne qui devrait en ouvrir un nouveau inédit en externe. Comme révélé (notre édition du 30 août), la Ville s’apprête à ouvrir pour la première fois tous les dimanches après-midi l’une de ses bibliothèques, en l’occurrence celle de Renaud-Barrault. Si la volonté municipale est d’ancrer cette habitude, « une année d’expérimentation a été fixée », confie Claude Nahoum, premier adjoint en charge de la culture et de l’éducation.

    Un choix inédit, qui doit bien entrer en vigueur ce 21 septembre. « Normalement, ça ouvrira dimanche », livre Nicolas Garcia, secrétaire général FO des Territoriaux d’Avignon. « Je suis optimiste », abonde Claude Nahoum. Un petit doute subsiste toutefois. Car ce jeudi, l’intersyndicale des agents (FO, CGT, CFDT, fédération autonome) avait initialement prévu un point presse pour dénoncer « un projet d’ouverture dominicale imposé sans concertation réelle, qui vient aggraver une situation déjà critique sur le terrain ». Mais, après une nouvelle réunion, un protocole de fonctionnement a été transmis aux syndicats ce jeudi matin. « On doit regarder ce qui a été proposé », justifie Nicolas Garcia.

    Parmi les points de crispation, le volontariat, « géré de manière intelligente », assure désormais Claude Nahoum. À savoir que l’ensemble des agents des bibliothèques peuvent être amenés à venir à Renaud-Barrault les dimanches (13h30-18h). « Cela fait un jour travaillé tous les 7 dimanches, accompagné d’une prime d’un peu plus de 100 euros », détaille le premier adjoint. Jusque-là, l’intersyndicale parlait d’un « projet qui accentue les inégalités, met en péril l’équilibre vie professionnelle/vie personnelle, et accroît la pression sur des équipes déjà fragilisées ». Et plaidait pour l’embauche de vacataires. « Il faut 15 personnes pour ouvrir, on a recruté 5 vacataires, si on s’aperçoit que ce n’est pas suffisant, on n’est pas fermé à en prendre un ou 2 de plus », conclut Claude Nahoum.