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  • À Montauban, le RC Toulon veut surfer sur sa dynamique européenne

    À Montauban, le RC Toulon veut surfer sur sa dynamique européenne

    Ils espéraient se rassurer. Ils se sont offert une parenthèse enchantée. Avec envie et une qualité de jeu qu’on n’avait plus vue depuis des mois, les Rouge et Noir, qualifiés pour les demi-finales de Champions Cup pour la première fois depuis leur dernier sacre en 2015, ont retrouvé « un peu de sourire et de confiance », souligne l’entraîneur adjoint, Sergio Parisse. « On est revenu de nulle part, on avait très peu d’espoirs à Glasgow parce qu’on n’était pas favoris. Les joueurs se sont payés pour les efforts qu’ils font depuis un moment. »

    Mais le temps n’est déjà plus aux célébrations. « On est ravi de pouvoir jouer cette demi-finale, mais on bascule vite sur le Top 14 », assure l’entraîneur de la touche. Pour Matthias Halagahu, ce ne sera « pas dur du tout, vu notre classement et nos récentes prestations en championnat. Si on veut aller chercher ce qu’on veut, il faut de bonnes performances rapidement ». 11e à 7 points du 6e, Clermont, le RCT n’a en effet plus vraiment le choix et doit engranger un maximum de points, à six matches de la fin du championnat, pour continuer à y croire.

    Premier rendez-vous ce samedi sur la pelouse de la lanterne rouge montalbanaise, déjà quasiment condamnée à retrouver la Pro D2. Un match « important pour garder la dynamique », et à ne surtout pas galvauder pour l’entraîneur italien, qui a confirmé son départ en fin de saison pour intégrer le staff de la Nazionale : « On n’est pas en situation de fanfaronner. On ne pense pas qu’aller à Montauban, ça va être une promenade, loin de là. »

    Turnover en vue

    Ce sera l’occasion de confirmer les progrès entrevus dans le jeu, sur l’aspect défensif et les mauls portés. Une conséquence de l’apport de Cédric Béal, directeur du centre de formation, qui a intégré le staff depuis quelques semaines. « On a travaillé cet aspect. Sur les touches, quand tu ne sautes pas, tu t’exposes moins et tu es davantage prêt en bas pour défendre. Ce n’est pas une révolution, mais un changement d’approche », lié au besoin « de retrouver de la solidité. »

    Il faudra aussi réussir à réintégrer des joueurs qui ont moins joué ces derniers temps, Pierre Mignoni et son staff ayant fait le choix d’apporter de la fraîcheur. Ce n’est pas facile quand on ne joue pas. Mais il n’y a rien à dire sur leur investissement au quotidien. Ils ont eux aussi aidé l’équipe à performer en coupe d’Europe », martèle Sergio Parisse. Parmi eux, Matéo Garcia, qui va retrouver le terrain quatre mois après son dernier match, à Gloucester, en Champions Cup : « En signant au RCT, je savais où je mettais les pieds. Heureusement, on a un super groupe et c’est toujours le collectif qui prime. J’essaie de garde la tête haute et je suis très content de revenir ce week-end. »

  • Champions Cup : Combatif et solidaire, le RC Toulon a enfin rallumé la lumière

    Champions Cup : Combatif et solidaire, le RC Toulon a enfin rallumé la lumière

    « Putain… » Tout juste arrivé en conférence de presse, essoufflé comme s’il avait lui-même disputé le match, Pierre Mignoni ne pouvait retenir un juron de soulagement. On peut le comprendre : la fin de match, hitchcockienne, aurait pu se révéler terriblement cruelle pour un RCT sur le fil, mais elle a surtout offert une formidable démonstration de courage.

    À 13 lors des dernières minutes qui ont paru être des heures, suite aux cartons jaunes reçus par Halagahu (74e) et Nonu (à 20 secondes du terme), ses hommes ont bien failli tout perdre sur la dernière phase de possession sud-africaine. Au terme d’une succession de rucks devant la ligne d’en-but, Smith croyait aplatir en force. Croyait seulement. L’héroïsme, parfois, se joue à la binarité d’une décision arbitrale. Faute de pouvoir confirmer à la vidéo que le ballon avait bien touché la pelouse, l’arbitre n’a pas accordé l’essai. Toulon héritait alors de la gloire de la résistance.

    « Les joueurs n’avaient

    pas envie de craquer »

    Le signe que, ce samedi, le vent a enfin changé de cap : « À 13, il faut le faire. On a beaucoup souffert ces dernières semaines sur des rentrées de but sur lesquelles on n’arrivait pas à marquer. Et là, sur un coup du sort, ça tourne pour nous », souriait l’entraîneur varois. Et si la différence n’a tenu qu’à un point, dans les têtes, il semblait y avoir un monde entre l’équipe en souffrances des dernières semaines et ces Rouge et Noir qui n’ont « pas été parfaits », mais qui « n’avaient pas envie de craquer aujourd’hui. Ils en ont marre. » Cet orgueil, couplé à « des séquences de jeu très intéressantes », a permis au RCT de ne pas voir ses démons le rattraper quand il n’a pas réussi à concrétiser, ou quand il s’est retrouvé mené par deux fois.

    Grâce, aussi, à des leaders retrouvés, à l’image de David Ribbans, élu homme du match, victime de « pépins physiques qui ne lui ont pas permis de faire des performances comme celle-ci. Ce n’était pas faute de vouloir. » Mais aussi Charles Ollivon, qui « a fait un grand match », ou Ben White et Thomas Albornoz, au sein d’une « charnière (qui) a été exceptionnelle ».

    Ce succès, Antoine Frisch veut « s’en servir pour repartir sur une dynamique positive ». « Un nouveau défi arrive, il faut reproduire cette performance », soutenait Junior Kpoku. Un élan dans lequel doit s’inscrire un peuple toulonnais en liesse samedi. Pierre Mignoni l’a rappelé : le club a besoin d’un public « toujours solidaire dans les moments difficiles. Sans ça, tu ne peux pas survivre. » Car si certains l’ont trop vite enterré ces dernières semaines, Toulon n’est pas mort.

    Toulon perd Priso

    Coup dur pour le RCT. Le club va devoir se passer de Dany Priso pour une très longue période. Le pilier international français s’est blessé en fin de rencontre face aux Stormers. Il souffre d’une rupture totale d’un tendon d’Achille. Sa saison est terminée et la prochaine fortement compromise.

  • Champions Cup : Au courage, Toulon arrache sa qualification pour les quarts de finale

    Champions Cup : Au courage, Toulon arrache sa qualification pour les quarts de finale

    S’il a encore montré quelques maladresses balle en main et parfois souffert face à la vitesse et au jeu de passes sud-africain, le RC Toulon a retrouvé des couleurs ce samedi après‑midi, et en a par la même occasion redonné au stade Mayol, qui en avait bien besoin. Joueurs et solidaires, notamment lors d’une fin de match où ils ont vaillamment défendu leur point d’avance, les hommes de Mignoni ont retrouvé un état d’esprit qu’ils semblaient avoir perdu depuis de longues semaines..

    Dominateurs dans les premières minutes, les Rouge et Noir ont été récompensés. Après un ruck au milieu du terrain, le ballon parvenait jusqu’à l’aile droite vers Dréan, qui prenait l’espace et servait White pour le quatrième essai du meilleur marqueur toulonnais en Champions Cup (10e, 7‑0).

    S’ils ont ensuite souffert pendant un quart d’heure — concrétisé par une pénalité de Matthee et un essai de Smith (7‑10, 24e) — les Toulonnais ont rapidement réagi grâce à Dréan, encore trouvé à droite, qui, cette fois, concluait seul et redonnait l’avantage aux siens (14‑10, 31e). Un avantage réduit juste avant la pause par une nouvelle pénalité de Matthee (14‑13), que les Varois conservaient grâce à un sauvetage in extremis de Ribbans devant l’ouvreur sud‑africain, à cinq mètres de l’en‑but, après la sirène.

    Une fin de match sous respirateur

    Toujours solidaires et animés par la volonté de jouer à l’entame du second acte, les Varois se faisaient surprendre sur un essai de Roos (14-20, 54e). Mais ils réagissaient une nouvelle fois très rapidement. Ferté, entré en fin de première mi-temps à la place de Domon, blessé, était trouvé à gauche suite à une longue phase de possession et aplatissait (21-20, 59e).

    L’arrière toulonnais, souvent sorti du banc ces dernières semaines, était bien décidé à se montrer. Sur une nouvelle course, il servait Ollivon, qui décalait Tuicuvu. L’ailier fidjien finissait sa course dans l’en-but et permettait aux siens de prendre huit longueurs d’avance (28-20, 67e).

    Mais le danger guettait toujours. Et après avoir défendu sa ligne pendant de longue minute, le RCT, réduit à 13 dans les six dernières minutes après les carton jaunes d’Halagahu et Nonu, finissait par céder, sur un essai de Khan consécutif à une percée du prodige Feinberg-Mngomezulu (28-27, 78e).

    L’atmosphère devenait irrespirable. Et alors que les Sud-Africains espéraient avoir arraché leur qualification sur un ultime essai sur la ligne alors que la sirène avait retenti depuis trois minutes, M. Ridley, après de longues minutes de vérification, estimait que le ballon n’avait pas été aplati, libérant un stade Mayol qui pouvait enfin exulter.

    Au courage, le RC Toulon valide son billet pour les quarts, et ira défier le vainqueur du match entre Glasgow et les Bulls de Pretoria le week-end prochain.

    TOULON 28 – 27 STORMERS (MT : 14-13)
    8e de finale de Champions Cup
    Samedi 4 avril, 16h
    Stade Mayol, Toulon
    Arbitre : Christophe Ridley (ANG)

    Points Toulon : 4E White (9e), Dréan (31e), Ferté (58e), Tuicuvu (67e) ; 4T Domon (10e), Albornoz (31e, 59e, 67e)

    Points Stormers : 2E Smith (24e), Roos (54e) ; 2T Mathhee (24e), Feinberg-Mngomezulu (54e) ; 2P Matthee (20e, 35e)

    Cartons Jaunes : Halagahu (74e), Nonu (80e)

    TOULON : Gros (Priso, 52e), Baubigny (Lucchesi, 59e), Sinckler (Gigaschvili, 52e) – Mézou (Halagahu, 46e), Ribbans (C) (Javakhia, 72e) – Kpoku (Mercer, 65e), Ollivon (Gros, 80e), Shioshvili – White, Albornoz – Tuicuvu, Frisch (Nonu, 72e), Brex, Dréan – Domon (Ferté, 35e)

    STORMERS : Kebble (Theunissen, 52e), Venter, Fouché (Mchunu, 52e) – Smith (Schikerling, 32e), Evans (Porthen, 52e) – De Villiers (Fourie, 64e), Dayimani, Roos – Reinach (Khan, 59e), Mathee (Feinberg-Mngomezulu, 52e) – Zas, Du Plessis (Simelane, 65e), Nel (C), Willemse – Gelant

  • Pierre Mignoni au repos, climat toujours tendu au RC Toulon

    Pierre Mignoni au repos, climat toujours tendu au RC Toulon

    L’incendie n’est toujours pas éteint, même si les braises semblent aujourd’hui un peu moins chaudes, une semaine après le premier revers de la saison à domicile pour le RC Toulon face à Clermont (14-34), le premier depuis 20 mois, et 21 matches, à Mayol, en Top 14. Une défaite sur ses terres, « ça arrive. Après, la manière est dure à accepter. Ce n’est pas digne de Toulon et de notre équipe », déplorait un Pierre Mignoni qui s’avouait « sans options » après la rencontre. Si bien que l’entraîneur toulonnais, très marqué, avait annoncé « se laisser 48 heures » pour réfléchir.

    À son avenir, pensait-on alors. Mais était-il possible d’imaginer le directeur du rugby, omniscient et engagé dans la politique sportive du club varois des plus jeunes catégories jusqu’à l’équipe première, claquer la porte, trois ans après son retour sur la Rade, synonyme de progression constante pour les Rouge et Noir, jusqu’à la demi-finale de Top 14 de l’an passé ?

    Reprise sans Mignoni

    Certes, les dernières semaines marquées par des performances indigentes, dans la lignée de celles produites à l’extérieur depuis le début de saison, ont de quoi inquiéter, et semblent mettre au jour une forme de régression, au moins dans l’état d’esprit, pointé du doigt par l’entraîneur toulonnais samedi dernier. Et finalement, après quatre jours de repos, ses hommes ont repris l’entraînement jeudi… sans lui. Mais le capitaine n’a pas quitté le navire : le RCT annonce qu’il « a souhaité prendre du repos cette semaine et le club a bien sûr accepté cette demande légitime. » Ajoutant que « le staff, les joueurs, les dirigeants et les employés du club sont mobilisés plus que jamais pour les échéances à venir afin de retrouver le niveau de performance que le RCT mérite. » C’est donc l’union sacrée qui est prônée à ce jour. Mais nulle doute que le prochain match face au LOU, dans une semaine, vaudra cher, encore plus pour la manière que pour le résultat.

  • RC Toulon : Après la chute de Mayol, Pierre Mignoni sur le point d’abdiquer ?

    RC Toulon : Après la chute de Mayol, Pierre Mignoni sur le point d’abdiquer ?

    On avait fini par le croire imprenable, après 20 mois d’invincibilité et 21 victoires de rang en championnat. Mais après plusieurs succès au forceps ces dernières semaines, Mayol est tombé face à un assaillant clermontois qui a pris possession d’une forteresse bien mal défendue samedi soir, même s’il ne faut pas galvauder la qualité de sa prestation. « Ça nous pendait au nez depuis quelque temps. C’est dur, mais il va falloir repartir », concédait Teddy Baubigny. « Ça arrive (de perdre à domicile). Après, la manière est dure à accepter. Ce n’est pas digne de Toulon et de notre équipe », commentait après le match un Pierre Mignoni à la mine déconfite.

    Car il n’aura fallu que 12 minutes aux Auvergnats pour envahir la Rade, et mettre K-O debout ses hommes, qui ont semblé jouer à l’extérieur au vu de la flagrante fragilité affichée. 12 minutes et trois essais, dont les deux premiers consécutifs à des pénaltouches, alors que l’entraîneur varois avait insisté, après la déconvenue paloise d’il y a 15 jours, sur cet aspect-là, qui coûte souvent cher au RCT depuis le début de saison. À la question de savoir si son message était passé, ce dernier a laconiquement répondu « non ». « La discipline a pêché, il y a eu des plaquages manqués mais ce n’est pas le rugby ça, c’est juste la tête », complétait, plus longuement, Teddy Baubigny.

    Si on a cru au sursaut avec le doublé de Priso (26e, 47e), qui a ramené les siens à 5 points, le contenu n’a jamais laissé place au doute, tant les Rouge et Noir ont manqué de tout, entre fautes de mains, touches gâchées, et manque d’intensité dans les rucks et en mêlée.

    Mignoni : « Je me laisse 48 heures pour réfléchir »

    Mais ce qui a sans doute le plus coûté est l’apathie défensive face à la vitesse et la connexion des Jaunards, qui ont réalisé deux fois plus de franchissements (8 contre 4) que leurs homologues toulonnais, semblant créer le danger sur chaque incursion. Une domination qui leur a permis de reprendre le large grâce à Zamora, qui y est allé de son doublé, avant de résister -sans trop de difficultés- pendant 20 minutes, puis de porter l’estocade en fin de match grâce à l’excellent Hamdaoui, lui aussi auteur d’un doublé.

    Pour expliquer, partiellement, cette nouvelle déception, Pierre Mignoni invoque un manque de solidarité : « Pour aller au paradis il faut mourir, et personne ne veut le faire, en tout cas pas sur ce match. On dit, mais on ne fait pas les efforts. On ne donne pas tout ensemble, c’est la vérité », pointait-il. Et pour la première fois, l’homme fort du RCT s’avouait à court de solutions : « À chaud, je n’ai pas d’options. Je ne peux pas dire ce que je vais faire. Mais là, ça ne répond pas. » Au point de remettre en cause son avenir au club : « J’ai connu des moments comme ça à Toulon, même avec la grande équipe de l’époque. Seulement, on avait réagi. Est-ce que les joueurs me suivent encore ? Je vais bien réfléchir. La première responsabilité c’est moi. Je vais me laisser 48h, et après on verra. »

    « Le vestiaire est à 3 000 % avec Pierre. Ce n’est pas parce qu’on a perdu un match à domicile qu’on doit tout remettre en question », balayait son talonneur, conscient du manque de solidarité dont souffre le groupe, contrastant avec la saison passée : « C’est le ressenti commun. Peut-être qu’on ne s’aime pas assez, qu’on n’est pas l’équipe de Toulon qu’on devrait être, à faire les efforts pour le mec d’à côté. On va passer du temps ensemble pour retrouver la flamme qu’on n’a pas ces derniers temps. » Tel un couple en crise qui veut sauver ce qui peut l’être en ce triste soir de Saint-Valentin, qui boute le RC Toulon hors du top 6. « Si j’avais la solution je la partagerais, ce soir je ne l’ai pas. J’ai juste envie de croire qu’on va réagir. On ne va pas tout mettre à plat ce soir. Il faut que cette défaite soit une vraie étape. La saison n’est pas finie, loin de là », concluait Teddy Baubigny, avant 48 heures qui promettaient d’être brûlantes.

  • Rugby – Top 14 : l’ASM met fin à la série d’invincibilité du RC Toulon à Mayol

    Rugby – Top 14 : l’ASM met fin à la série d’invincibilité du RC Toulon à Mayol

    Mayol est tombé. Après 20 mois d’invincibilité en Top 14 – la dernière défaite remontait au 15 juin 2024, en barrages, face au Stade Rochelais -, le RC Toulon (qui s’était toutefois incliné par deux fois à domicile la saison dernière face à Toulouse, à Mayol en Champion’s Cup, et au Vélodrome en championnat) s’est incliné dans son antre face à une équipe clermontoise qui n’a clairement pas volé son succès.

    Le début de match est cauchemardesque. Fidèle à ses mauvaises habitudes, malgré les sommations de Pierre Mignoni suite au match à Pau il y a deux semaines, le RCT est rapidement pénalisé par son indiscipline. Sur une pénalité obtenue par Hamdaoui, l’ASM obtient une pénaltouche, convertie par Ratuva sur un maul porté à 5 mètres de la ligne (0-5, 4e).

    Cinq minutes après, suite à une nouvelle pénaltouche, les Auvergnats parviennent à renverser côté gauche, pour un deuxième essai signé Hamdaoui (0-12, 9e). Le RCT est complètement dépassé par le jeu rapide des hommes de Christophe Urios. Trois minutes plus tard, c’est Zamora qui aplatit entre les perches, glaçant un stade Mayol déjà bien refroidi (0-19, 12e).

    Les coéquipiers de David Ribbans finissent par réagir grâce à Dany Priso, sur un essai en force, après une longue résistance de la défense clermontoise (7-19, 26e). Mais malgré cet essai, le RCT continue de souffrir face à la vitesse clermontoise, Delguy, Simone et Hamdaoui, multipliant les percées presque payantes dans une défense à la lourdeur inquiétante. Et peut s’estimer heureux de rentrer aux vestiaires avec un retard de « seulement » 12 points, dans une fin de mi-temps particulièrement nerveuse, où Villière aurait pu être sanctionné plus durement que par un retournement de pénalité pour avoir jeté le ballon dans la tête de Delguy, sur un geste d’humeur.

    L’espoir n’aura pas duré longtemps

    Les Rouge et Noir se montrent plus conquérants à la reprise. Suite à une percée d’Albornoz, Priso relance le match en signant un doublé, en force (14-19, 47e). Éclaircie de courte durée. Après une pénalité de Plummer (51e), l’ASM prend une énième fois la défense varoise de vitesse, l’ouvreur clermontois servant Zamora pour le doublé (14-29, 56e).

    Les Jaunards, en blanc, gèrent tranquillement, ou presque, leur fin de match. Le RCT, souvent à l’envers, ne profite pas de ses quelques opportunités, galvaudant des touches et se montrant beaucoup trop imprécis balle en main. Hamdaoui, excellent samedi soir, à l’image de son équipe, porte même l’estocade (14-34, 74e).

    Avec ce premier revers à domicile cette saison, les hommes de Pierre Mignoni, 8es, sortent du top 6, et voient leurs adversaires du jour leur passer devant (6es).

    TOULON 14 – 34 CLERMONT (MT : 7-19)

    17 e journée de Top 14

    Samedi 14 février, à 21h.

    Stade Mayol, Toulon

    Arbitre : Benoit Rousselet

    Points Toulon : 2E Priso (26e, 47e) ; 2T Jaminet (26e, 47e).

    Points Clermont : 5E Ratuva (4e), Hamdaoui (9e, 74e), Zamora (12e, 56e) ; 3T Plummer (10e, 12e, 56e) ; 1P Plummer (51e)

    TOULON : Jaminet (Domon, 40e ; Jaminet, 41e) – Tuicuvu (Domon, 58e), Sinzelle (Nonu, 58e), Cowie, Villière – Albornoz, Ferté (Le Bail, 69e ; Ferté, 80e) – Coulon, Mercer (Kpoku, 55e), Ludlam – Alainu’uese (Mezou, 55e), Ribbans (cap) – Gigashvili (Sinckler, 47e), Baubigny (Lucchesi, 47e ; Baubigny, 74e), Priso (Ametlla, 69e).

    CLERMONT : Hamdaoui – Delguy, Loaloa, Simone (Tauzin, 69e), Jurand – Plummer (cap), Zamora (Jauneau, 58e) – Hemery (Vermeulen, 62e), Dessaigne (Muarua, 31e ; Hemery, 69e), Tolofua – Ratuva (Ceyte, 58e), Simmons (Ratuva, 71e) – Ojovan (Dzmanashvili, 48e), Fourcade (Akhaladze, 48e), Lotrian (Massa, 48e).

  • Top 14 : le RC Toulon en quête de discipline face à l’ASM Clermont Auvergne

    Top 14 : le RC Toulon en quête de discipline face à l’ASM Clermont Auvergne

    Avec 181 pénalités concédées depuis le début de saison (soit huit par match), le RC Toulon est le troisième club le plus sanctionné du Top 14 derrière l’Usap (185) et le Racing (183). Une fâcheuse habitude largement mise en évidence face à Pau, il y a deux semaines, avec 16 fautes qui ont coûté cher. « Les choses vont changer », a promis Pierre Mignoni après la rencontre.

    Une dizaine de jours après, la teneur du discours de l’entraîneur toulonnais n’a pas changé : « Il y a des choses qui vont changer. Il y a eu des réajustements sur le court terme. Les joueurs ont besoin de monter le curseur, le staff aussi. » Car il le sait : si le RCT, relégué à huit longueurs du dauphin palois, et dont la place dans le top 6 est menacée, veut croire en son objectif de top 2, il faut arrêter de se saborder : « J’en ai marre qu’on montre un double visage. Sur le match, pendant 48 minutes, on est là. Je pense que c’était plus à Pau de douter sur les 30 dernières, mais ça a été nous. »

    Alors, aux grands maux les grands remèdes : « Ceux qui font des fautes ne joueront pas. On fait toujours des fautes dans un match, mais quand on en fait 18 ou 20… Quand tu donnes le bâton pour te faire battre, c’est beaucoup trop pour gagner à l’extérieur. C’est de la stupidité. Il y a des fautes auxquelles tu ne peux pas échapper. Mais quand tu es en retard, que tu grattes un ballon pour rien, ça montre que tu manques de lucidité, d’intelligence et que tu n’es pas dans le match. Et ceux qui sortent du match pénalisent l’équipe. »

    Ferté à la mêlée

    Pour endiguer le problème, Pierre Mignoni en appelle à ses leaders, mais pas que : « C’est un phénomène de contagion. Tu fais une faute, tout le monde suit. Il faut montrer l’exemple, les leaders doivent se reconnecter, refaire des choses simples. Mais ça ne suffit pas : il faut une prise de conscience individuelle. »

    Parmi eux, malgré son jeune âge, Mathis Ferté, qui sera aligné au poste de 9 samedi, fidèle à son statut de couteau suisse. « Il est vraiment polyvalent, capable de dynamiser et d’être dangereux, autour des rucks, mais pas que. Il va très vite. Son jeu au pied est en progrès. Il peut nous emmener le peps dont on a besoin », veut croire le technicien varois, qui a foi en la propension de son joueur le plus utilisé à performer directement à un poste auquel il n’a pas évolué cette saison. « Ce sont des joueurs rares qui ont une capacité d’adaptation rapide. Il joue au rugby, il connaît les rôles. Il peut se tromper, en 9, il aura forcément un peu plus de déchet, mais je ne suis pas très inquiet. » Et sa grinta ne sera pas de trop pour enchaîner un neuvième succès en autant de matches à Mayol, cette saison : « C’est un compétiteur incroyable, il déteste perdre. Un garçon qui a vraiment la rage et qui l’emmène sur le terrain. On va me dire qu’il n’est pas très costaud, mais quand vous l’avez en face-à-face, il n’est pas marrant. »

    TOULON – CLERMONT

    17e journée de Top 14

    Samedi 14 février, à 21h.

    Stade Mayol, à Toulon

    Arbitre : Benoit Rousselet

    TOULON : Jaminet – Tuicuvu, Sinzelle, Cowie, Villière – Albornoz, Ferté – Coulon, Mercer, Ludlam – Alainu’uese, Ribbans (cap) – Gigashvili, Baubigny, Priso.

    CLERMONT (compo probable) : Hamdaoui – Delguy, Loaloa, Simone, Jurand – Plummer (cap), Zamora – Hemery, Tolofua, Dessaigne – Ratuva, Simmons – Ojovan, Fourcade, Lotrian.

    Repères

    De l’amour dans l’air

    À l’occasion de la Saint-Valentin, le match RCT-Clermont sera aussi placé sous le signe des rencontres et du partage. Avec la Tribune des Célibataires, le Rugby Club Toulonnais invite ses supporters à vivre une expérience unique autour de la passion du RCT. Avant le coup d’envoi, les participants sont conviés à récupérer leur bracelet en Fan Zone, point de départ d’une soirée conviviale et festive. Une boisson offerte au stade viendra accompagner les premiers échanges, avant de vibrer ensemble en tribune.

    Dans l’atmosphère incomparable de Mayol, ce rendez-vous s’annonce comme « le moment idéal pour célébrer l’amour du rugby et peut-être faire une rencontre ».

  • Top 14 : Du sang neuf pour le RC Toulon en déplacement à Pau

    Top 14 : Du sang neuf pour le RC Toulon en déplacement à Pau

    Chassez les uns, les autres reviennent. Et heureusement. Alors que sept joueurs – et pas des moindres – ont rallié leurs sélections (Dréan, Gros, Ollivon, Serin avec les Bleus ; Brex et Garbisi avec l’équipe d’Italie ; White avec l’équipe d’Écosse) pour le tournoi des Six Nations, d’autres quittent enfin l’infirmerie (Jaminet, Lucchesi, Villière) et viendront pallier ces absences. Si l’opération reste numériquement négative, et que Pau comptera aussi des absents (lire ci-dessous), cette nouvelle est un soulagement pour Pierre Mignoni, après des semaines à devoir composer avec des dizaines de blessés : « On est à 11 matches d’affilée. Ça a été dur le week-end dernier, à l’image de celui d’avant. C’est bien de rentrer du sang frais, des garçons qui ont beaucoup d’appétit. Le but sera de faire un bon mix et de tout donner pour notre dernier match », se réjouit l’entraîneur, avant de souffler le week-end prochain.

    Au premier rang des affamés, on trouve Gabin Villière, qui a dû se contenter de miettes (30 minutes face à Perpignan le 28 décembre, avant de rechuter) : « Malheureusement, il n’a pas été épargné ces derniers temps. Mais là, je le trouve très bien. La blessure, c’est terminé. Il est plein gaz. Il va avoir de quoi de quoi travailler ce week-end. Il se sentait inutile, mais aujourd’hui, il va être utile », se réjouit son entraîneur.

    Retour de la concurrence

    Certains vont aussi pouvoir souffler, comme Teddy Baubigny, qui vient d’enchaîner huit titularisations en dix matches : « Il a trop joué. Jérémy Toevalu a répondu présent, il faut le signaler. Mais bravo à Teddy, il a tenu le coup. Pierre (Damond) et Gianmarco (Lucchesi) sont frais, ils vont prendre le relais », commente Pierre Mignoni. Une occasion que le premier cité, qui a fait son retour la semaine dernière, ne veut pas manquer : « La concurrence, il faut faire avec, c’est un axe de progression. J’ai 22 ans, j’ai envie de jouer, donc il va falloir que j’enchaîne les bonnes performances. »

    Autre retour : celui de Melvyn Jaminet, qui va venir titiller Marius Domon, homme fort ces dernières semaines : « Il fait de très bons matches. Ça permet d’élever notre niveau, et ça fait du bien à l’équipe », appuie l’intéressé.

    De quoi tirer le groupe vers le haut, d’autant plus après avoir vaincu le signe indien à l’extérieur, en allant s’imposer à Gloucester il y a deux semaines : « Je sais que les joueurs sont capables, ils savent aussi qu’ils le sont. C’est une question d’envie, de lucidité, de bonne énergie. Si on a ça, on sera dans le match », affirme Pierre Mignoni, qui espère aller chercher une victoire pour revenir à hauteur de son adversaire du jour.

  • Rugby – Champions Cup : Gloucester, du jeu et de la jeunesse

    Rugby – Champions Cup : Gloucester, du jeu et de la jeunesse

    Avec 8 défaites en 9 matches de championnat (10 en 12 matches toutes compétitions confondues), et des classements peu flatteurs (9e sur 10 en championnat, 5e de la poule en Champions Cup), Gloucester a connu une première partie de saison compliquée. Le quart de finaliste de Challenge Cup l’année dernière peut ainsi sembler, sur le papier, à la portée du RC Toulon si celui-ci parvient enfin à montrer un autre visage hors de ses bases. Mais les hommes de Pierre Mignoni ne partiront la fleur au fusil : « Ce sera encore un match très dur. C’est une équipe très jeune qui joue énormément et met beaucoup de rythme dans ses matches. Il va falloir bien défendre, ne pas trop leur laisser le ballon non plus car c’est une équipe dangereuse », prévient l’entraîneur varois.

    Kyle Sinckler, qui connaît bien cette équipe pour l’avoir souvent affrontée dans le championnat anglais, est du même avis : « Ils ont beaucoup de talent et de potentiel, surtout derrière. Devant, ils ont de bons joueurs comme Val Rapava-Ruskin. J’ai joué contre lui de nombreuses fois, c’est un très bon joueur de mêlée. C’est une très bonne équipe dans ce secteur. Ils ont probablement été dans le dur sur quelques matches, mais on ne les sous-estime pas, et on leur montre beaucoup de respect. » Il ne faudra pas trop en montrer non plus, car le RCT « n’a pas le choix », comme le rappelle Mathis Ferté : il faut gagner, et par la même occasion, enfin mettre un terme à la mauvaise série à l’extérieur.

  • Champions Cup : le RC Toulon joue son avenir sur le terrain de Gloucester

    Champions Cup : le RC Toulon joue son avenir sur le terrain de Gloucester

    Avant cette 4e et dernière journée de Champions Cup, le RC Toulon n’a que deux certitudes : il ne finira pas dernier, ni premier de la poule. Après avoir manqué le bonus de peu face au Munster, il aurait fallu un improbable match nul non-bonifié entre Bath et Edimbourg pour encore espérer jouer la 1ère place, qui lui aurait offert le luxe, comme l’an dernier, de recevoir en huitième, puis en quart de finale. À défaut, il se contentera largement, en cas de victoire, d’une 2e place qui lui permettrait de débuter les phases finales à Mayol. « On veut se qualifier, c’est un de nos objectifs de début de saison. Il faut le faire. On a notre destin en mains pour la 2e place », annonce Pierre Mignoni. Mais s’il venait à perdre sans prendre de point de bonus, il aurait de fortes chances d’être éliminé et reversé en Challenge Cup (sauf en cas de nul non bonifié entre Castres et le Munster).

    « Pas trop de pression »

    Au-delà des calculs, qui attendront la fin du match, le challenge s’annonce de taille, au vu de l’opposition, mais surtout, et c’en est presque lassant de le répéter, de l’incapacité toulonnaise à performer à l’extérieur depuis quatre mois, et son succès inaugural à Montpellier. « C’est le bon moment pour faire un grand match à l’extérieur. C’est un vrai 16e de finale. À Montpellier, on avait fait un bon match, à Bayonne on n’avait pas été mauvais mais depuis on ne peut pas dire qu’on fait des performances. On retrouve des forces, et gagner peut nous aider pour la suite », veut croire l’entraîneur toulonnais. « On doit gagner et bien gagner. Ce sera une grosse étape pour le reste de la saison », ambitionne Kyle Sinckler, qui prévient quant à l’atmosphère du Kingsholm Staidum de Gloucester « l’un de [ses] stades favoris en Angleterre, avec des supporters très bruyants », ce qui n’est pas un élément à galvauder dans un match à enjeu.

    Pour se préparer au mieux, Pierre Mignoni a misé sur une semaine légère, avec deux entraînements, un plus tranquille mercredi, et un plus intense jeudi. Pour dédramatiser l’événement et l’aborder avec sérénité ? En tout cas, « je n’ai pas senti trop de pression », affirme Mathis Ferté « mais c’est sûr qu’il y en aura car c’est [comme] un match de phase finale, mais plus de l’excitation et de l’envie. Je pense qu’on a tous hâte d’être samedi ». Une rencontre qui ne marquera pas encore les grands débuts du prometteur 2e ligne anglais Junior Kpoku, prêté par le Racing jusqu’à la fin de saison : « Il joue 4 ou 5, peut jouer 7. Il a 21 ans, c’est un jeune encore à développer que je suis depuis un moment. Il a de grandes qualités athlétiques. C’est un renfort de poids, on a mis longtemps à le trouver, on voulait quelqu’un qu’on désirait vraiment, pas prendre un jouer pour prendre un joueur », se réjouit son nouvel entraîneur, qui espère pouvoir l’utiliser samedi prochain face au MHR.

    Repères

    Mignoni rend hommage à Courbis

    Pierre Mignoni a rendu hommage à Rolland Courbis, disparu lundi : « C’était un grand monsieur. Il aimait beaucoup Toulon, le club, le rugby. On était copains, j’ai des souvenirs avec lui. Je le voyais jeune à Toulon, avec le Sporting, au stade Mayol, j’avais beaucoup d’admiration pour lui. J’ai toujours aimé sa philosophie. Ce n’était pas un sensible, et moi j’adorais ça. »

    Sinckler va rester au RCT

    L’entraîneur du RCT a coupé court aux rumeurs renvoyant son pilier en Angleterre l’an prochain : « Il est dragué par la fédération anglaise ? Il n’y a pas de débat, il reste là. »

    Gloucester – Toulon

    4e journée de Champions Cup

    Samedi 17 janvier, 21h

    Kingsholm Stadium, Gloucester

    Arbitre : Eoghan Cross (IRL)

    Gloucester : Bleuler, Crane, Laulala ; Eite, Alemanno ; Trenholm, Ludlow, Clement ; Williamas (c), Atkison ; Cotgreave, Atkinson, Butler, Hathaway ; Barton

    RC Toulon : Gros, Baubigny, Sinckler ; Ribbans, Alainu’uese ; Ludlam, Ollivon, Mercer ; White, Albornoz ; Ferté, Cowie, Brex, Dréan ; Domon