Tag: Avignon

  • La liste de gauche Union étudiante bien exclue des élections universitaires à Avignon

    La liste de gauche Union étudiante bien exclue des élections universitaires à Avignon

    Pas de liste de gauche aux élections des représentants des usagers de ce mercredi 5 et jeudi 6 novembre à l’Université d’Avignon.

    La direction de l’établissement a effectivement confirmé, ce lundi 3 novembre, la non-recevabilité en raison « du caractère incomplet des dossiers de candidatures déposés à la date limite fixée par l’arrêté électoral et de l’absence de régularisation dans les délais réglementaires », précisant que « le respect des règles électorales constitue la condition indispensable d’un exercice équitable et transparent de la démocratie universitaire », peut-on lire dans un communiqué de presse.

    Du côté des membres de l’Union étudiante, c’est toujours l’incompréhension qui règne. « Il parle de son attachement aux règles. Mais il a donné un délai pour la commission de recherche, donc cela montre qu’une adaptation est possible. Si cette décision-là n’avait pas été prise, cela aurait été plus cohérent, on aurait accepté. Mais là, il y a une règle pour deux décisions, il se contredit lui-même », confie avec amertume Théo Carette, membre actif de la liste, en s’adressant au président de l’Université, Georges Linarès, décisionnaire final. Un recours devrait être présenté dès la publication des résultats.

    Droite et extrême droite

    La direction de l’Université affirme également regretter que « l’ensemble des sensibilités étudiantes ne puisse être représenté lors de ces élections ». Car c’est en effet la seule liste se réclamant de gauche parmi les quatre en lice, avec notamment la présence de l’UNI et de la Cocarde, proches de l’extrême droite, comprenant notamment des attachés parlementaires du RN en leur sein.

  • Le candidat Joël Peyre défend l’arrêté anti poids lourds

    Le candidat Joël Peyre défend l’arrêté anti poids lourds

    Fin de matinée, ce mardi. Après plusieurs heures de déambulation sur le thème des mobilités, entre la rocade et Saint-Ruf, Joël Peyre reçoit la presse à proximité de l’arrêt de tram des Sources aux Grands-Cyprès à Avignon. « On entend bien le bruit des poids lourds », prend à témoin l’actuel élu aux finances et candidat (PRG) aux municipales. Manière de défendre le projet de limitation de trafic des 38 tonnes (entre 7h et 19h) sur la rocade, porté avec force par la maire Cécile Helle (PS) et dans les mains de la préfecture. « Je ferai toujours primer l’intérêt des enfants et des préoccupations sanitaires par rapport à ceux des poids lourds », revendique ce médecin, rappelant que l’arrêté ne vise que les plus gros camions et ne bloque pas les dessertes de Courtine et du MIN.

    Autre position sur laquelle Joël Peyre est aligné avec l’actuelle maire : la LEO, dont les crédits pour la phase 2 sont tombés aux oubliettes. Le conseiller municipal plaide pour un tracé reconfiguré le long de la Durance, « beaucoup moins cher et aussi efficace ». Il rejoint également le point de vue de la maire de Villeneuve-les-Avignon pour amorcer d’abord la phase 3 de la LEO avec un nouveau pont sur le Rhône vers le Gard. Des prérogatives transports qui relèvent aussi du Grand Avignon. « Un Avignonnais doit en être le président mais on ne peut pas être maire et président à la fois », clame Joël Peyre. De la mandature qui s’achève à l’agglo, « on ne peut pas dire qu’elle ait été très proactive sur les mobilités ». Il prône la poursuite du tramway vers l’hôpital, quand « un bus à haut niveau de service » suffirait vers Agroparc.

    Enfin, sur la circulation, la matinée a permis d’échanger avec les habitants, commerçants ou associations directement concernés par le plan faubourgs, instauré début 2022. « Il ne s’agit pas de remettre en cause le principe et notamment les 20 000 habitants concernés et satisfaits dans l’ensemble, mais d’identifier certains nœuds qui pourraient être corrigés, comme des sens de circulation, du stationnement ou des ronds-points plutôt que des feux tricolores », esquisse Joël Peyre. Des abris sécurisés pour les vélos et un meilleur entretien des pistes cyclables sont aussi annoncés.

  • Pourquoi l’unité à gauche, souhaitée par tous, coince encore à Avignon

    Pourquoi l’unité à gauche, souhaitée par tous, coince encore à Avignon

    Dans à peine plus de quatre mois (15-22 mars), les Avignonnais éliront un nouveau maire. À gauche, ils sont trois parmi les élus de la majorité à vouloir reprendre le flambeau de Cécile Helle (PS) : David Fournier (PS), Joël Peyre (PRG) et Paul-Roger Gontard (La Convention). Le néophyte de Place publique, Benoît Belvalette, concourt aussi. Tous martèlent que le rassemblement est indispensable pour gagner. Dans une moindre mesure, Mathilde Louvain, tête de liste LFI, est aussi ouverte à élargir le socle mais en revendiquant le leadership. Pourquoi l’union coince alors ?

    Une succession surprise non préparée

    Début février, Cécile Helle a déclenché une déflagration en annonçant ne pas briguer un 3e mandat. Un choix qui a surpris et pris de court l’ensemble de la gauche. Depuis, la maire PS regarde la situation s’enliser sans prendre parti pour tel ou tel candidat. Le fait de ne pas avoir préparé de succession a laissé le champ libre aux ambitions de David Fournier, Paul-Roger Gontard ou Joël Peyre. Si au sein de la majorité, certains ont affiché leur préférence, aucun des candidats n’a naturellement créé un enthousiasme partagé. À cela s’est ajoutée la candidature de Benoît Belvalette (Place publique), soutenue par le premier adjoint (DVG) Claude Nahoum.

    Ce qu’ils disent sur l’union

    « L’union est un combat, quand on n’est pas uni, on ne gagne pas », martelait David Fournier dans les premières heures suivant l’annonce de Cécile Helle. Désigné premier des socialistes début avril, l’adjoint à l’administration municipale s’attelle d’abord à réunir le soutien des partis de gauche de la majorité pour ensuite arriver en position de force auprès de Joël Peyre, Benoît Belvalette et Paul-Roger Gontard. David Fournier a déjà l’appui de Génération écologie et des Écologistes qui, ont opté la semaine dernière, pour mener une alliance avec le PS plutôt qu’avec LFI. Il promet d’autres annonces « prochainement » sans en dire davantage. « On se mesurera à ce moment-là », glisse Joël Peyre ce mardi (lire ci-dessous) qui juge le rassemblement « indispensable », à aboutir « d’ici à la fin du mois ». Même tonalité chez Paul-Roger Gontard : « Il y aura un rassemblement, personne n’est capable de gagner seul », estime l’adjoint à l’urbanisme. Benoît Belvalette l’assure aussi : « Il y a un dialogue permanent avec les forces de gauche [hors LFI], il faut absolument qu’on arrive à s’entendre, c’est fort probable qu’on puisse avoir une liste commune au 1er tour », veut croire le candidat de Place publique.

    L’incertitude nationale et le poids des partis

    « La dynamique de discussions a été ralentie par le national », estime Paul-Roger Gontard. La possibilité d’une nouvelle dissolution a longtemps occupé les esprits, reléguant donc les municipales après de potentielles législatives. Une hypothèse qui n’est pas encore totalement exclue. Dans la même veine, chaque parti politique a son propre calendrier interne pour les soutiens et investitures. Le PS national a fait d’Avignon une ville prioritaire à préserver, David Fournier revendiquant sa légitimité en s’appuyant sur le fait que la ville soit détenue par le PS. Ce qui pèse aussi dans les discussions entre états-majors nationaux sur des soutiens réciproques d’une ville à l’autre selon les sortants.

    Un spectre d’alliances variable

    Actuellement, la majorité sortante va du PCF au centre gauche (sans les écologistes) voire encore un peu plus avec Bernard Autheman, « soutien critique » d’Emmanuel Macron, qui s’est rangé derrière Joël Peyre. Côté PCF, qui a désigné en juin les élus Julien De Benito et Anne-Catherine Lepage comme chefs de file, on milite toujours pour un large rassemblement des « forces de gauche, écologistes et citoyennes » en faisant d’abord passer les projets avant les personnes. Génération. s et l’Après s’inscrivent dans la même logique. David Fournier se pose, lui, en poids central de l’union, pensant être le seul à pouvoir rassembler aussi bien le PCF (les ponts ne sont pas coupés avec LFI mais ce n’est pas l’option prioritaire) que le centre gauche. Mais « sans faire de macronisme », déclarait-il dans La Provence, mi-octobre. Le trio Belvalette-Gontard-Peyre récuse toute alliance avec les insoumis. « Il faut une majorité plus large qu’aujourd’hui », plaide Paul-Roger Gontard. Traduction, viser un peu plus à droite. Cependant, le champ s’est considérablement réduit depuis que le collectif Voix d’Avignon (bloc macroniste) se tourne ou va se tourner vers le DVD, Olivier Galzi (notre édition d’hier). « Il n’est pas ma tasse de thé », prévient Joël Peyre à propos de l’ex-journaliste TV.

  • À droite, à Avignon, l’horizon s’éclaircit avec Galzi et Aubert

    À droite, à Avignon, l’horizon s’éclaircit avec Galzi et Aubert

    À un peu plus de quatre mois du premier tour des municipales (15-22 mars), le casting se précise à droite. Il y a près d’un mois, Olivier Galzi a officialisé sa candidature. L’ex-journaliste, présentateur du JT de France 2, se revendique sans étiquette, hors « logique partisane » et héraut du « bon sens ». Un terme que fait aussi sien, Dominique Santoni, présidente LR du Département, qui a d’ailleurs reçu Olivier Galzi dans son bureau il y a une semaine. Mais, plutôt marqué à droite, il a reçu, vendredi, le soutien de l’UDI. Sans bouder son plaisir, en remerciant le parti de centre droit.

    Jusque-là, l’UDI était engagé au sein du collectif Voix d’Avignon, rassemblant le bloc macroniste (Renaissance, Modem, Horizons, et donc UDI) et l’actuel conseiller municipal DVD, Michel Bissière. Sans jamais n’avoir voulu revendiquer une tête de liste, Voix d’Avignon plaidait pour une liste allant du « centre gauche à la droite républicaine et porter une alternance nécessaire à la majorité actuelle et des réponses concrètes ace aux poisons LFI et RN », rappelle Julien Paudoie, porte-parole du collectif. Sans trop de surprises, dans le sillage de l’UDI, les autres partis du collectif sont sur le point de rallier Olivier Galzi.

    « On peut dépasser les clivages mais pas les ego »

    « On porte des discussions avec lui, un candidat qui peut incarner une nouveauté à Avignon », admet Julien Paudoie, également pilote Renaissance pour les municipales. Tout est ensuite question de propre calendrier interne aux partis, les soutiens et investitures devraient tomber progressivement ce mois-ci.

    La nouveauté Galzi donc, face à Julien Aubert. L’ex-député du sud Vaucluse candidat en 2014 à Carpentras, actuel vice-président des Républicains, est plus proche que jamais de déclarer sa candidature, plus d’un an après en avoir jeté les bases avec son association politique Avignon passion. Sur ses réseaux sociaux, il annonce cette semaine « plusieurs chapitres » de publications liées à son avenir des municipales. Selon plusieurs indiscrétions, sa candidature serait imminente et pourrait intervenir jeudi, jour où Olivier Galzi tient sa première grande réunion publique… Contacté, Julien Aubert n’a pas souhaité confirmer ni démentir.

    Ces deux candidatures, à laquelle s’ajoute l’électron libre néophyte et chef d’entreprise Stéphan Fiori, clarifient la situation à droite à défaut d’aboutir à son unité. « Le souhait premier de Voix d’Avignon, c’était qu’il y ait une candidature de rassemblement pour éviter une dispersion des voix au premier tour, on prend acte que cela semble compliqué et je constate, amer, qu’on peut peut-être dépasser les clivages, mais pas les ego », cingle Julien Paudoie. Avec la possibilité qu’aucun ne puisse peser au second tour.

  • Une semaine de l’agroalimentaire à Avignon pour valoriser un secteur qui recrute

    Une semaine de l’agroalimentaire à Avignon pour valoriser un secteur qui recrute

    Une file d’une vingtaine de demandeurs d’emploi, CV en main, animait les locaux de Food’in, bâtiment totem du secteur de l’agroalimentaire en Vaucluse, ce lundi 3 novembre. Et ce, pour rencontrer cinq entreprises du secteur dans le cadre d’un Brunch de l’emploi organisé par France Travail avec Aria Sud, l’Apec et Ocapiat, trois structures travaillant sur le sujet, afin de « répondre aux besoins en recrutement », précise Coralie Benito, directrice des opérations chez Aria Sud (Association régionale des industries alimentaires). Cela dans un cadre plus détendu, avec un stand de produits locaux des entreprises participantes à la démarche, à savoir les compotes Charles & Alice, les Ateliers Bio de Provence, Ressources ou encore Bigard. Et ce, pour des postes variés tels qu’opérateur de production, conducteur machine, conducteur de ligne, approvisionneur, préparateur de commandes, technicien qualité ou encore responsable QHSE (Qualité, Hygiène, Sécurité, Environnement). L’initiative est une première dans le genre. « On le teste chez nous et on le dupliquera selon le succès, mais cela s’annonce bien », poursuit Coralie Benito.

    Attractivité

    L’initiative était la première d’une semaine nationale entièrement dédiée à l’emploi dans le secteur avec une vingtaine de rendez-vous dans les environs. « Il y a plus de 500 emplois à pourvoir dans la région. L’agroalimentaire est le deuxième recruteur en France. Lorsque l’industrie agroalimentaire recrute une personne, elle crée 2,5 emplois dans le reste de l’économie régionale. Les industries agroalimentaires ont besoin de recruter pour des emplois saisonniers comme des emplois durables », confie Michèle Lefèvre, experte régionale en agroalimentaire chez France Travail. « C’est aussi une manière de rendre ces métiers plus attractifs, de mettre un coup de projecteur, car ils ne sont généralement pas vraiment connus du grand public. Alors que ce sont eux qui permettent de nourrir la plupart d’entre nous », enchaîne Sabine Cano, animatrice régionale chez Ocapiat, organisme qui accompagne les entreprises du secteur.

    Liste des événements sur lagrorecrute.fr

  • L’audience sur les intérêts civils du procès Pelicot renvoyée au vendredi 29 mai

    L’audience sur les intérêts civils du procès Pelicot renvoyée au vendredi 29 mai

    L’audience sur les intérêts civils du procès Pelicot est renvoyée au vendredi 29 mai à 14 heures a confirmé le tribunal d’Avignon ce lundi 3 novembre.

    Cette audience permet de fixer les dommages et intérêts des parties civiles, à savoir Gisèle Pelicot, ses fils et leurs compagnes ou ex-compagnes, sa fille, Caroline Darian (représentée par un autre avocat) et aussi plusieurs de ses petits-enfants. Une date lointaine choisie afin que les avocats des parties civiles saisissent la Commission d’indemnisation des victimes d’infractions (Civi). Et ce afin d’évaluer les éventuelles sommes qui seront demandées. Aucun membre de la famille n’était présent.

  • Budget participatif à Avignon : le vote pour les projets est ouvert

    Budget participatif à Avignon : le vote pour les projets est ouvert

    À partir de ce lundi 3 novembre, les Avignonnais peuvent voter pour les projets déposés dans le cadre du budget participatif de la municipalité d’Avignon.

    À l’issue d’une réunion tenue le jeudi 30 octobre en cité des Papes, 29 projets ont été retenus pour être soumis au vote des habitants. Ces propositions devaient répondre à plusieurs critères : relever des compétences de la Ville d’Avignon, être localisées sur le territoire communal, présenter un intérêt général (c’est-à-dire bénéficier à tous les Avignonnais), être cohérentes avec le projet municipal de la Ville, concerner des dépenses d’investissement et être techniquement réalisables, précise la municipalité sur le site internent dédié à la démarche.

    Et ce avec un coût estimé de réalisation qui doit être inférieur à 75 000 euros, même si des exceptions peuvent être faites. Le budget global de l’opération s’élevant à 1,5 million d’euros. « Globalement, on a pas mal de projets intéressants, avec notamment des propositions d’aménagements, ce qui n’est pas forcément ce que l’on souhaite, car ceux-ci ne concernent souvent que de petits bouts de rue, alors qu’il faudrait penser à des axes entiers, comme on le fait actuellement. Nous avons aussi reçu plusieurs projets portés par des parents de membres du conseil municipal des enfants, ce qui montre un bel engagement citoyen », confie éric Deshayes, adjoint au maire d’Avignon (Génération.s) délégué à la Ville citoyenne, démocratique et participative.

    Ruche à projets

    Parmi les projets candidats au financement, on retrouve notamment des demandes pour davantage de toilettes publiques dans l’espace urbain, ou encore l’installation d’un pendule de Foucault. Les projets retenus sont consultables sur le site internet dédié, mais seront également présentés par leurs porteurs lors de la « ruche à projets du budget participatif ».

    Ainsi, ce samedi 8 novembre, de 9h30 à 12h, une synthèse de chacun des 29 projets sera exposée à l’Hôtel de Ville d’Avignon, à travers des stands tenus par leurs porteurs. « Nous leur avons notamment fourni du matériel pour qu’ils puissent faire campagne », ajoute Éric Deshayes.

  • [Maj] À Avignon, les écologistes votent pour la stratégie en vue des municipales

    [Maj] À Avignon, les écologistes votent pour la stratégie en vue des municipales

    Après un premier vote en juin dernier qui avait désigné Sabah Badji comme cheffe de file des écologistes pour les élections municipales de mars prochain, les militants sont retournés aux urnes ces mercredi 29 et jeudi 30 octobre.

    Pour rappel, Sabah Badji est dans la tourmente du district de football du Grand Vaucluse, où elle était notamment présidente de la commission d’arbitrage. Le 25 août dernier, sur décision de la commission de discipline, elle a été exclue pour cinq ans de toute activité dans les instances, en raison d’accusations de tentative de corruption, fraude ou encore de faux et usage de faux.

    La direction nationale du parti, suite à ces révélations, a mis sous tutelle la section avignonnaise et organisé ces nouvelles élections, dont le résultat sera communiqué ce vendredi 31 octobre.

    Communiqué au vitriol

    Dans un communiqué au vitriol, Sabah Badji affirme être victime d’une « campagne de déstabilisation politique, clairement organisée et alimentée depuis l’intérieur même de mon mouvement pour m’écarter en tant que cheffe de file ». Sabah Badji confirme également qu’une nouvelle « procédure, toujours dans le cadre du district Grand Vaucluse, est relancée » contre elle, tout en assurant avoir « été blanchie par la Ligue Méditerranée de football ».

    Sabah Badji ajoute que, suite au vote interne l’ayant nommée à la tête des écologistes, « un groupe d’arrivistes comprenant des élus locaux qui s’accrochent à un espoir de strapontins essayent par tous les moyens de me salir ». Elle énumère, sans nommer, « un élu déjà condamné par la justice, une élue auteure de mails à caractère raciste et un militant qui, précédemment, était sur une liste RN ». Elle conclut que « les Avignonnais méritent mieux que des compromissions et des ambitions personnelles » et qu’elle est et « reste cheffe de file élue démocratiquement » pour poursuivre sa « mission, qui est de défendre nos valeurs dans l’intérêt de nos concitoyens ».

    Contacté, Jean-Pierre Cervantès n’a pas pu répondre à nos sollicitations. L’enjeu du vote entre les deux camps se porte notamment sur la liste à rallier dans les mois à venir. Sabah Badji penche pour un soutien à la candidate LFI, Mathilde Louvain, tandis que le camp de Jean-Pierre Cervantès semble plus proche du Parti socialiste.

  • À Avignon, la tombe d’un condamné à mort

    À Avignon, la tombe d’un condamné à mort

    Au milieu des innombrables tombeaux familiaux du cimetière Saint-Véran, à Avignon, en dehors du passage principal entre les « carrés » de sépultures, une gravure en cyrillique au milieu d’une tombe peut attirer l’œil des plus curieux. Derrière celle-ci se cache le nom de l’antépénultième condamné à mort en France, Christian Ranucci, guillotiné le 28 juillet 1976 au petit matin, à la prison des Baumettes à Marseille, à 22 ans.

    Dans les allées du cimetière, alors que le soleil brille à nouveau en ce mercredi matin et que les feuilles des arbres laissent tomber en crachin des gouttes au moindre coup de vent, la présence de cette tombe ne semble pas déranger les quelques visiteurs, souvent brosse à la main pour nettoyer les pierres tombales de leurs proches défunts. La plupart ne sont pas au courant. Car si le nom n’est pas inscrit en alphabet latin, c’est que la famille du condamné à mort, qui a longtemps tenté de réhabiliter sa mémoire, ne souhaitait pas attirer l’attention. Sur la tombe, entre les fleurs, quelques objets sont visiblement posés à l’attention de celui qui, malgré des aveux lors d’interrogatoires, s’est rétracté et aura clamé son innocence jusqu’à son exécution.

    Son cas avait notamment fait parler jusque dans les plus hautes sphères de l’État. Reconnu coupable en 1974 du meurtre de Marie-Dolorès, âgée de 8 ans, sa culpabilité n’a pas fait l’unanimité. Et dans son combat contre la peine de mort, Robert Badinter, alors toujours avocat, l’a cité à plusieurs reprises en exemple. Comme lorsqu’il évoquait, dans un entretien pour TF1 en 1978, « l’immense incertitude qui se dégage » de l’affaire et qu’il n’était « pas possible qu’on ait condamné à mort » Christian Ranucci dans ces conditions. Il évoquait l’influence passionnelle qu’avait pu avoir l’affaire du meurtre du jeune Philippe Bertrand, tué par Patrick Henry à Troyes quelques mois avant le procès (et dont il sauva la tête), sur le sort de Ranucci. Il décrivait un « appareil judiciaire entièrement tourné dans le sens de la conviction, de la culpabilité », en attribuant cela à « l’horreur que soulevait le crime, la mort d’une petite fille, au désir de fournir un coupable, et enfin, au climat de surexcitation qui régnait en France au moment de l’affaire de Troyes ». Une révision du procès a été demandée à plusieurs reprises par sa famille. En vain.

  • Le service civique, « outil de reconstruction » menacé

    Le service civique, « outil de reconstruction » menacé

    La journée de l’engagement s’est tenue ce mercredi à l’IME de l’Alizarine. Elle met en relations jeunes et structures à la recherche de services civiques. à cette occasion, la Ligue de l’enseignement de Vaucluse, à travers la voix de sa présidente Christiane Siréta, exprime son « inquiétude qui grandit sur la pérennité de ces missions ».

    Car « un gel du nombre de missions est effectif pour cette rentrée », poursuit-elle devant 17 structures venues sur place pour recruter des personnes de 16 à 25 ans, pour des missions de 6 à 12 mois. Et ce, car les aléas du budget de l’État à venir ne laissent rien présager de bon pour l’association.

    « Affaiblir le service civique, c’est affaiblir les services de proximité et le tissu associatif déjà sous tension », poursuit Christiane Siréta, après avoir vanté « un outil de reconstruction qui met des jeunes sur les rails du monde de l’emploi ». Tout comme Thierry Suquet, préfet de Vaucluse, qui loue une « mission de solidarité et de vie citoyenne », qui permet de « consacrer une partie de sa vie à rendre service aux autres ».

    Liste des missions sur service-civique.gouv.fr