Tag: Aubagne

  • Les insoumis lancent en solo leur campagne des municipales

    Les insoumis lancent en solo leur campagne des municipales

    Pour les prochaines échéances, on a besoin de rassembler les gens dans une politique de rupture, et surtout dans les quartiers populaires. Elodie Malek et Christian Six font un travail remarquable à Aubagne. Quoi qu’il arrive, je serai à vos côtés pour faire avancer LFI », s’enthousiasme Sébastien Delogu, le député (LFI) des Bouches-du-Rhône. Il est venu apporter son soutien aux deux chefs de file désignés par LFI pour conduire la campagne des municipales sur Aubagne. Au Charrel café, près de 70 personnes assistent à la réunion. « Nous avons tous un rôle à jouer dans cette élection pour reprendre en mains la gestion de la commune », lance Elodie Malek. Autodidacte en graphisme et communication, la jeune maman est au chômage. Christian Six, lui est « un jeune retraité qui s’est battu toute sa vie aux côtes de la CGT ». Après qu’Elodie Malek a énoncé les neuf axes adoptés au niveau national par LFI, à défendre lors des municipales, par exemple « gérer les communs par des régies publiques » ; Christian Six commence à citer de grands thèmes plus locaux.

    Et les risques de division ?

    « Nous voulons une ville qui lutte contre le changement climatique, qui place l’humain au centre. Aubagne doit stopper la prolifération des constructions et rentabiliser les habitations actuelles. Nous voulons une ville plus sociale et solidaire, festive et culturelle. Qui accepte les différences (…) », dit–il. Changer d’ère propose de permettre l’organisation de Référendums d’initiative citoyenne sur de grands sujets. Très vite, le public évoque « le risque de division à gauche ». Allusion à l’autre liste, Aubagne en commun. Un homme fait remarquer : « Si on divise les voix de gauche, ça fera la moitié chacun, c’est mathématique. » « À Aubagne, les gens votent 60% à droite et 40% à gauche. Pour moi le cumul des logos ne réglera pas le problème. Il faut redonner aux gens la confiance en la politique et les inciter à aller voter », répond Christian Six. « Les chefs de file sont là pour organiser la campagne, établir un programme, et ensuite nous irons voir les forces de gauche pour dire voilà ce qu’on défend, sur quoi on ne veut pas déroger », éclaire Sébastien Delogu. Interrogé pour savoir s’il allait se présenter aux municipales à Marseille, il nous a répondu que « l’actualité nationale ne le permet pas ». Mais a ajouté : « Ça ne saurait tarder. »

  • Aubagne défie un Versailles invaincu

    Aubagne défie un Versailles invaincu

    C’est un mastodonte du championnat de National 1 qui débarque ce vendredi dans les Bouches-du-Rhône. Versailles n’a pas laissé échapper un point depuis le début de la saison et se retrouve donc en pleine confiance avant d’affronter Aubagne. Le club dont le pilote de Formule 1 Pierre Gasly est actionnaire tourne à plein régime avec neuf buts marqués pour un seul encaissé en quatre matches. « Ils ont plein de qualités. En défense, c’est vrai, mais ils ont deux attaquants puissants, qui savent jouer la profondeur. Ils sont tactiquement en place, c’est une équipe qui est bien organisée », détaille le coach du Scaab, Gabriel Santos.

    Amélioration progressive du niveau de jeu

    Aubagne est actuellement sur une bonne dynamique après avoir pris l’eau en ouverture du championnat, à Caen (0-3). « Après avoir raté le premier match, nous nous améliorons petit à petit. En face, ils sont invaincus, cela nous motive de voir ce que l’on peut faire contre une équipe comme ça. Demain, on sera prêts pour aller chercher les trois points », explique l’entraîneur portugais. Satisfait du début de saison de son équipe, Gabriel Santos entend ne pas s’arrêter là. Deux victoires en un mois de compétition et l’envie de réaliser de plus grandes choses par la suite. Sa formation figure en milieu de tableau (8e), avant leur sixième rencontre en National 1. « Sur tous les matches que l’on joue, on attend la même chose : gagner. » Un objectif clair pour un club proposant des prestations encourageantes depuis l’ouverture du championnat version 2025-2026.

    7e journée de National 1

    À 19h30 au stade de Lattre-de-Tassigny, à Aubagne

    Arbitre : Arnaud Baert

    Aubagne : Gil – Mimb Baheng, Nehari, Chibani – Rocchia, Diaby, Hamek, Ali Hamidou – Chaban, El Kaddouri – Mayilla

    Versailles : Yavorsky – Tchato, Calvet, Moussadek, Fischer – Ben Brahim, Traoré, Basque, Renaud – Guillaume, Odzoumo

  • Les femmes invitées à découvrir les métiers de la transition écologique

    Les femmes invitées à découvrir les métiers de la transition écologique

    « On s’est aperçu qu’il y avait des préjugés autour des métiers liés à la transition écologique, selon lesquels ils seraient des métiers d’hommes », amorce Emeline Mainy. Au sein d’Evolio Pays d’Aubagne et de l’Étoile, incubateur d’innovation sociale et environnementale implanté quartier du Charrel à Aubagne, elle coordonne le projet de remobilisation professionnelle « Décou’Vert ». Celui-ci s’adresse aux demandeurs d’emploi d’Aubagne, Marseille et des environs, âgés de 16 à 70 ans, diplômés ou non.

    Initié en juin 2024, ce projet « Décou’Vert » doit s’achever en décembre 2025. Cofinancé par des fonds européens, il vise à accompagner les demandeurs d’emploi vers, par exemple, « les métiers de l’économie circulaire, collecte et tri des déchets, reconditionnement, upcycling*, reconditionnement informatique (…), écoconstruction ou encore les énergies renouvelables », détaille Emeline Mainy. Chaque participant s’engage pour un à trois mois, période durant laquelle il est aidé à définir son projet professionnel, sensibilisé aux métiers liés à la transition écologique et invité à des ateliers ou visites d’entreprises.

    « Un travail de fourmi »

    Pour démentir l’idée selon laquelle ces métiers seraient réservés aux hommes, « nous invitons à témoigner au petit-déjeuner du vendredi 19 septembre**, par exemple, la directrice opérationnelle de LVD Énergie, structure de La Varappe qui transforme les conteneurs en habitats », poursuit Emeline Mainy.

    Depuis son lancement, le projet « Décou’Vert » a accompagné plus de 50 personnes et organisé 25 visites et ateliers de sensibilisation. « Ce lundi par exemple, nous sommes allés visiter Recyclope, à la Friche Belle de Mai à Marseille. Cette entreprise de recyclage de mégots de cigarettes s’apprête à recruter un chargé de communication et des techniciens de tri et de collecte. Nous effectuons un travail de fourmi pour nous mettre en connexion avec ces structures et comprendre leurs enjeux en termes de recrutement », précise la coordinatrice. Les personnes accompagnées peuvent être en situation d’urgence et orientées vers des chantiers d’insertion, ou bien au RSA, récemment arrivées en France (…).

    * Donner une seconde vie qualitative aux produits usagés.

    ** Lieu et heure du rendez-vous : emeline.mainy@evolio.fr

  • Les croyances à l’épreuve de la science et des arts

    Les croyances à l’épreuve de la science et des arts

    Alors que la chape de plomb des fanatismes religieux et politiques tente d’étouffer chaque jour un peu plus le ciel mondial de la raison, Aix-Marseille Université (AMU) apporte son écot à la recherche et à sa démocratisation avec le Festival des sciences et des arts. Avec une 6e édition gratuite et ouverte à tous placée sous le signe de « Science et croyances », qui s’élance mardi 16 septembre à la Maison méditerranéenne des sciences de l’Homme d’Aix, théâtre notamment d’une table ronde à 15h15 réunissant historiens, anthropologues et sociologues autour « des manières dont les humains interrogent l’invisible et questionnent les conditions de possibilité d’une science des religions », indique le programme.

    La science et les croyances : des « manières de comprendre le monde qui, loin d’être opposées, ont souvent interagi », mentionne l’éditorial de cette manifestation qui entend propager la raison à la croisée des arts et des sciences, avec l’aide de 100 intervenants et 60 propositions qui mettent en jeu 27 disciplines. C’est ainsi que la journée d’ouverture aixoise s’aventurera, entre autres, hors des sentiers battus de la connaissance avec la performance d’un violoniste et d’un anthropologue autour « des récits des êtres fantastiques des Alpes, où lutins, croque-mitaines, loups-garous et revenants peuplent l’imaginaire des montagnards et donnent sens et cohérence à l’expérience humaine ». Si les profanes trouveront des propositions plus conventionnelles mais non moins dénuées d’intérêt, traitant du principe de laïcité à l’ère des réseaux sociaux ou encore des « idées reçues sur les migrations », le festival terminera sa soirée d’ouverture en fanfare dans la salle de concert du 6mic, avec les artistes pop, rap et électro Camille Yembé, Chilla et du collectif Twerkistan.

    Chercher à désenvoûter

    Comme le rappelait Marilyne Crivello, vice-présidence d’AMU et à l’origine du festival, lors de sa présentation à la presse, « pour être chercheur, il faut être inventif ». Rien d’anodin donc, à ce que ce « temps de circulation des savoirs » diversifie les formes et les lieux jusqu’au 20 septembre : de Bunker, spectacle documentaire sur l’histoire d’un « naturopathe autoproclamé dont le discours pseudo-médical puise ses sources dans le complotisme et l’extrémisme politique » au Théâtre Antoine Vittez, à la projection-débat de Kongo dans l’école aubagnaise de la Satis, film sur un guérisseur de Brazzaville dont « la vie bascule lorsqu’on l’accuse publiquement de pratiquer de la magie noire ». À Marseille, le Mucem abritera quant à lui, notamment, la lecture performée d’Ensorcelé par la comédienne Clara Lama Schmit, autour de « la magie et des croyances dans les campagnes » ainsi que de « la littérature inspirée des actes de sorcellerie ». Du côté de la bibliothèque de l’Alcazar, l’un des temps forts coïncidera avec la table ronde « Science en danger » qui, « à la suite de l’initiative d’AMU d’accueillir une vingtaine de chercheurs américains en exil », permettra de débattre sur « la liberté académique les entraves faites à la recherche scientifique aux États-Unis et ailleurs dans le monde ».

  • Pagnol et l’argile, valeurs sûres de l’attractivité touristique

    Pagnol et l’argile, valeurs sûres de l’attractivité touristique

    Malgré une période estivale contrastée, à cause de la canicule, des incendies, de la baisse du pouvoir d’achat, « l’été s’est plutôt bien passé en Pays d’Aubagne et de l’Étoile », constate Gérard Canavese, président de l’Office de tourisme. « Certaines destinations voisines, comme La Ciotat et Marseille, ont observé une baisse en juillet, alors que notre Office de tourisme intercommunal poursuit sa dynamique positive avec des fréquentations stables ou en hausse », relève-t-il.

    Parmi les « locomotives » de l’attractivité aubagnaise, Marcel Pagnol. Né en 1895 à Aubagne, l’académicien, écrivain, dramaturge et cinéaste est une « valeur sûre ». D’autant plus qu’avec la sortie mi-octobre du film d’animation de Sylvain Chomet, Marcel et Monsieur Pagnol, le sujet a une actualité. Cet été, 4 234 personnes ont visité la maison natale de Marcel Pagnol à Aubagne (+7% par rapport à 2024), 2 784 (+14%) le Petit monde de Marcel Pagnol. 1 382 Pass 2 musées ont été vendus (+17%).

    L’argile fait également office de moteur pour le tourisme. « La nouvelle visite guidée ‘“à la rencontre des maîtres de l’argile“, à la poterie Ravel et chez Sicard, a été très appréciée en août », commente Gérard Canavese. Le petit train touristique a transporté 1 889 passagers, soit +16% par rapport à 2024 grâce à une opération de gratuité le dernier jour.

    Balades annulées

    Si le cinéma en plein air plaît toujours autant, à Aubagne, Auriol, Cuges-les-Pins, La Bouilladisse, St-Savournin, le vent a perturbé quelques séances. Le film a alors été diffusé dans une salle. Mais ce sont les balades théâtrales sur la thématique de Pagnol, dans le massif du Garlaban, qui ont payé le plus lourd tribut. « À cause du vent, et dans le cadre de la prévention des risques incendie dans les massifs, on a dû en annuler 4 sur 9, et rembourser 1 000 billets… Il faut trouver une alternative », observe Gérard Canavese. Le chiffre d’affaires de l’Office de tourisme a ainsi été amputé de 21% (il s’élève à 56 528 euros pour les prestations touristiques individuelles). Le marché de la céramique et des santons, Cours Foch, a souffert aussi de la chaleur. L’an prochain, des brumisateurs seront installés. Il a fait chaud aussi à Argilla, la biennale de l’argile, début août. Parmi les totales réussites, Gérard Canavese et Pascal Coudurier le directeur de l’Office de tourisme, mentionnent des soirées Chérie FM et Nostalgie. Sur l’Esplanade, à Aubagne, elles ont attiré en 4 soirées 12 500 personnes, et 1 850 en un soir à Auriol.

    Parmi les visiteurs de l’été, les étrangers augmentent de 12% (Belgique 36%, Allemagne 12%, Suisse 9%, Italie 9%, Canada 9%). Les Français qui visitent le pays aubagnais viennent pour 36% de Paca, 10% d’Île de France et 9% d’Auvergne Rhône-Alpes.

  • [Mouvement Social] À Aubagne, des citoyens prêts à agir « chaque jour »

    [Mouvement Social] À Aubagne, des citoyens prêts à agir « chaque jour »

    Pinceau à la main, accroupie au-dessus d’une banderole déployée au sol, Bahia, 62 ans, en retraite anticipée, qui était « prof spécialisée pour des ados en difficulté », trace des lettres en noir et rouge.

    On peut lire : « Du fric pour nos services publics/éducation, santé, transports, justice. » Une trentaine de personnes, militants, mais pas que, sont venues au rendez-vous lancé sur la page Facebook de quelques-uns. « Hier [le 10 septembre, Ndlr] on était là, 20 à 30 personnes. Pour maintenir le mouvement, on a décidé de faire cet atelier pancartes, à proximité de l’Espace des Libertés où a lieu la réunion publique sur le futur hôpital », explique Maurice Marsiglia (CGT).

    « Mangeons les riches »

    « Essayons d’entretenir la flamme, surtout avec l’échéance du 18 septembre qui arrive », appuie-t-il. « On envisage de mettre ces pancartes on ne sait pas encore où, en ville, pour montrer que des gens se mobilisent, pour éveiller les consciences. On veut fédérer un maximum d’habitants d’Aubagne. Chaque jour, on veut agir », lance Maïté, 34 ans, éducatrice spécialisée. Romain, 28 ans, charpentier au chômage, explique : « Si je suis venu, c’est qu’on constate que, quoi qu’on fasse, ça ne change rien. On veut qu’une vraie démocratie soit mise en place. On veut plus de pouvoir, car ceux qui l’ont, aujourd’hui, s’en servent contre nous. Je pense à la réforme des retraites, aux impôts… »

    Une autre banderole est prête : « Inflation. Précarité. On a faim. Mangeons les riches ». éric, 59 ans, chef de chantier en invalidité, dit éprouver « un gros sentiment d’être méprisé. On est censé être en démocratie, on fait son devoir de citoyen et on se rend compte qu’on est allé voter pour rien ». Il poursuit : « Il y a d’autres choses qui me heurtent. Quand des gens qui bossent chaque jour n’arrivent plus à bouffer à leur faim… Il y a quelque chose qui ne va plus. »

  • Habitants des quartiers prioritaires, ils vont créer leur entreprise

    Habitants des quartiers prioritaires, ils vont créer leur entreprise

    Ils et elles sont 13. Dix femmes et 3 hommes. 8 viennent du quartier du Charrel, 2 de La Tourtelle, 1 d’un autre quartier d’Aubagne, 1 de Cuges-les-Pins, et 1 de La Ciotat. Tous font partie de la première promotion de l’Accélérateur Emergence, un programme d’accompagnement intensif et gratuit, soutenu par le Ministère du travail, la Banque des Territoires et de Bpi France. L’initiative vise à dynamiser l’entrepreneuriat dans les quartiers prioritaires de la politique de la ville. À Aubagne, au Charrel, à La Tourtelle (70% de l’effectif), mais aussi dans d’autres communes (30% de l’effectif).

    Un « accompagnement

    au top »

    Lancé le 5 mai dernier, présente Céline Fourcade, directrice du Paci ; l’Accélérateur Emergence a retenu 13 candidatures. « Les porteurs de projet ont bénéficié de 210 heures d’appui chacun, dont 135 heures en collectif, 54 heures d’appui individuel et 21h de mise en réseau. Notre objectif, c’est de les amener jusqu’à l’immatriculation de leur entreprise», souligne-t-elle.

    « L’accompagnement, je le recommande à 100%. Il est au top », lâche Romain Donadey, 28 ans. Habitant de La Tourtelle, il a l’entrepreneuriat chevillé au corps. Il a d’abord quitté un emploi salarié pour ouvrir son camion à pizza. Avec l’Accélérateur Emergence, « mon but est de créer, d’ici novembre, une application, Proximity. Chaque commerçant pourra s’inscrire sur la plateforme, présenter son activité, et dans un second temps pour un abonnement de près de 10 euros par mois, il pourra vendre sur cette plateforme. » Mathilde, 23 ans, habitante de La Ciotat depuis un an, souhaite ouvrir un centre d’éducation canine à Ceyreste. « L’accompagnement m’a permis de prendre confiance en moi. S’il n’y avait pas eu cela, je ne me serais jamais lancée », dit-elle. Fatima Madani, 38 ans, habitante du Charrel, veut proposer « une gamme de lingerie confortable et esthétique pour femmes actives. » D’abord via le e-commerce, puis dans une boutique. « Cet accompagnement nous fait voir tous les points de vue : l’étude de marché, le statut juridique, la trésorerie (…) de façon à avoir une pérennité dans le projet. » Elle pense pouvoir créer son entreprise « dans les mois à venir ». Si elle a souhaité sauter le pas vers l’entrepreneuriat ? « J’ai toujours travaillé dans la vente et j’ai toujours rêvé de créer ma propre entreprise. » Elle enchaîne : « Entreprendre, c’est avoir des craintes, mais aussi une liberté. On se dépasse. Il ne faut pas écouter cette voix intérieure qui veut nous freiner. » La phase de recrutement pour la 2e promotion de l’Accélérateur Emergence est déjà lancée. Le programme débutera courant 2026. De quoi rendre concret son rêve d’entreprendre. Sur des fondations solides.

  • Montée de fièvre autour du futur hôpital

    Montée de fièvre autour du futur hôpital

    « Il y a besoin d’associer la population », s’agace Denis Grandjean, conseiller municipal d’opposition (écologistes) à Aubagne, ce jeudi soir, à l’Espace des Libertés. « Il y a des citoyens très engagés sur ce territoire pour leur hôpital, il y avait moyen de leur donner des infos. Même nous, au conseil municipal, nous n’avons jamais eu d’informations sur le terrain choisi. Ce n’est pas normal qu’au XXIe siècle, on agisse comme ça. Il faut qu’on avance là-dessus », insiste-t-il.

    Même colère du côté de Jean-Pierre Squillari, tête de liste d’Aubagne en commun (liste de gauche, citoyenne et écologiste) pour les prochaines municipales : « Il y a un problème de sémantique, vous parlez de concertation, je parlerais plutôt de présentation. »

    Ce qui est en débat ce jeudi 11 septembre, a précisé quelques instants plus tôt Stéphanie Luquet, « c’est la déclaration d’utilité publique (DUP). Le dossier a été déposé en préfecture le 9 juillet, la phase de concertation a débuté fin juillet et s’achèvera le 26 septembre. » À ce jour, seules 25 contributions ont été enregistrées dans le cadre de cette concertation, a confirmé Didier Michel, ingénieur en charge du projet. du nouvel hôpital.

    200 lits et places

    Autre critique, cette fois de Daniel Fontaine, ancien maire PCF d’Aubagne : « On constate qu’il n’y a aucune ambition nouvelle. On maintient ce que l’on fait. On conserve des activités peu rentables et on sollicite l’Agence régionale de santé pour boucher les trous. » La directrice de l’hôpital réplique : « Entendre que ce projet n’a pas d’ambition, c’est dur à entendre. On va permettre une meilleure prise en charge des patients. »

    Dans la première partie de cette réunion publique, Stéphanie Luquet présente les grandes lignes du projet de nouvel hôpital, conçu pour un territoire de 19 communes.

    Comme déjà annoncé, le site des Gargues a été préféré à celui du Camp de Sarlier. Sur un terrain de 32 hectares au total, l’emprise de l’hôpital, du parking et des voiries sera de 5,3 hectares. « C’est au bout de la DUP, lancée le 9 juillet, qu’on saura si ce terrain est disponible pour l’hôpital d’Aubagne », précise Stéphanie Luquet. Le terrain sera acquis par la Ville d’Aubagne pour l’hôpital.

    Le futur équipement, qui pourrait voir le jour à l’horizon 2030 si le projet suit son cours, occupera « 28 000m² sur cinq niveaux, sera modulable et évolutif. Il y a une possibilité d’extension au sol et sur les étages supérieurs, avec une adaptabilité du bâtiment face à une épidémie. L’hôpital disposera de 200 lits et places », indique la directrice. Quant au financement des 140 millions nécessaires, 102 sont accordés par l’ARS, 10 par la Métropole Aix-Marseille, 6 par le Département des Bouches-du-Rhône, 3 par la Région Sud. « Il manque encore des sous, reconnaît Stéphanie Luquet. 19 millions d’euros, montant à emprunter pour financer le projet global. C’est cet aspect qui est actuellement instruit au niveau national : est-ce que le scénario est réaliste ? Plus on réduira l’emprunt, plus on garantira la sécurité financière de l’hôpital », a-t-elle conclu.

  • À Aubagne, première grève à La Gauthière

    À Aubagne, première grève à La Gauthière

    « Pour la première fois de l’histoire de la Gauthière, les travailleurs en situations de handicap de l’Esat se mettent en grève, à plus de 40 % », annonce Bernard Cresta, délégué syndical central CGT de l’Association régionale d’aide aux infirmes moteurs, cérébraux et aux polyhandicapés (Araimc) et délégué syndical de l’Esat. Les raisons de leur colère : « une politique budgétaire qui va impacter leurs conditions de travail », dans un Esat sous tension.

    Le secteur médicosocial, déjà au bord de la rupture, n’est pas épargné par les coupes budgétaires du gouvernement. Dans l’établissement aubagnais, les travailleurs craignent de voir s’amplifier leur malaise. « Les restrictions annoncées vont encore plus nous atteindre, cela aura inévitablement des conséquences sur nos conditions de travail et sur les embauches à La Gauthière, où l’on souffre déjà d’un problème de renouvellement et de remplacement des postes » note le délégué CGT.

    Travail à flux tendu

    Ainsi, ils ont décidé de venir participer à la manifestation marseillaise, à partir de 10 heures. Mais, pour porter des revendications auprès de la direction de leur Esat, ils seront préalablement rassemblés devant La Gauthière. La CGT liste : « La remise en place des séances de kiné et d’orthophonie pendant le temps de travail, la signature d’un accord sur la non prise en compte des journées non travaillées dans la pose de congés, des embauches, le remplacement systématique poste pour poste pour toutes les absences, l’augmentation des salaires… »

  • Du sport mais avec moins de bras à Aubagne

    Du sport mais avec moins de bras à Aubagne

    Les gens ne se rendent pas forcément compte des difficultés qu’on a », assure Sébastien Rouillé. L’ex-athlète de décathlon et président « d’une des plus grosses associations sportives d’Aubagne », l’Union athlétique de la vallée de l’Huveaune (UAHV), fait un implacable constat : « Nos activités sont encadrées par des professionnels, mais nous avons aussi besoin de bénévoles. Malheureusement aujourd’hui, il y a beaucoup de travail, comme prendre les licences, gérer les stocks d’équipements, il est supporté par peu de personnes. » Le club, né en 1931, compte une trentaine de bénévoles. Même son de cloche du côté du Vélo club aubagnais, selon François-Xavier, son trésorier : « On refuse des inscriptions car on n’a pas assez de bénévoles. Il faut en effet 2 adultes pour encadrer 12 enfants. »

    Quant au financement, pour l’UAHV, plus de la moitié de son budget, de 140 000 euros par an, provient du produit des licences, tandis que la Ville donne 40 000 euros, le Département 6 000 euros pour soutenir l’activité. D’autres s’en sortent mieux. À l’Escandeou, plus gros club de spéléologie et canyon de France, avec 156 adhérents, il n’y a pas de crise de bénévolat. « Tout est basé sur le faire-ensemble », souligne la présidente, Odile Silvy. En revanche, l’asso, qui demande une adhésion de 30 euros par an et une licence de 81 euros, reçoit en tout 6 000 euros de subventions par an. Et elle fait avec.