Tag: attractivité

  • À Berre, Mario Martinet présente son projet vendredi

    À Berre, Mario Martinet présente son projet vendredi

    Mario Martinet (DVG) le croit : « L’histoire qu’on écrit avec les Berrois n’est pas terminée. » Ce vendredi, le maire sortant de Berre-l’Étang, qui brigue un quatrième mandat, tentera de convaincre ses administrés avec la présentation de son programme de 28 pages et le dévoilement de sa liste, prévus à 18h30 dans la salle polyvalente.

    Le candidat peut déjà dire une chose : « On est à 40% de renouvellement. Globalement, les élus en place de 2020 à aujourd’hui ont voulu rester dans cette mission, ont été satisfaits de la gestion, du fonctionnement et de la façon de travailler. C’est plutôt quelque chose de favorable, c’est la preuve d’une municipalité saine. »

    Mario Martinet se dit « très fier » de son bilan, « malgré une entrée en matière difficile ». « On a rattrapé tout le retard et les engagements de 2020 ont quasiment tous été tenus. Ceux qui ne l’ont pas été, c’est là où on a eu des embûches de l’État, ce que je regrette fortement. » Le candidat pense notamment à la piste cyclable devant aller du centre-ville jusqu’à la plage de Champigny, le long de l’Arc. « Les études environnementales ont tout retardé et nous ont imposé de passer à proximité de la départementale sur les derniers tracés, ce qui n’est pas satisfaisant. » Mario Martinet assure qu’il « continuera de se battre pour faire en sorte d’arriver au bout ».

    Idem pour la réhabilitation de la chapelle de Notre-Dame de Caderot. « Les études et les fouilles archéologiques ne sont pas terminées, mais j’ai bon espoir qu’on commence les travaux à la fin de l’année 2026. »

    Rendez-vous vendredi pour connaître les autres grands projets du candidat, qui tendent à poursuivre la transformation de l’image de la ville. « Avant, on venait à Berre pour travailler avec le site pétrochimique et toute l’agriculture. Je veux désormais qu’on vienne aussi pour consommer, de la culture, du loisir, du commerce. »

  • Nicolas Koukas prône l’union des villages arlésiens

    Nicolas Koukas prône l’union des villages arlésiens

    Les villages se sentent abandonnés », assure Nicolas Koukas (PCF). Alors, pour y remédier, le candidat de l’Union pour Arles qui a déposé sa liste mercredi 18 février présente les élus qui deviendront, en cas de victoire, les adjoints spéciaux des composantes de la ville la plus étendue de France.

    Ils seront deux pour Salin-de-Giraud : Sandy Scandagliari et Katy Vrontos, tous deux retraités de la fonction publique territoriale et originaires de la commune camarguaise. Située à 40 km d’Arles et donc de son hôpital, celle-ci rencontre une problématique de désertification médicale. « Aujourd’hui, on a un médecin deux jours par semaine, témoigne Sandy Scandagliari. L’accès aux soins est le premier dossier à porter pour le village. » À ce sujet, la liste porte notamment un projet de maison de santé pluridisciplinaire. Éloignés, les villages rencontrent aussi des problématiques de mobilité et d’isolement. Gisèle Beltrando, désignée pour Raphèle, explique : « Les habitants se détournent d’Arles pour Saint-Martin-de-Crau pour leurs besoins de la vie quotidienne. Les seniors sont obligés d’aller à Pont-de-Crau pour avoir accès à un foyer et aucune navette n’est mise en place, ce qui isole ceux qui ne peuvent plus conduire. » L’Union pour Arles compte travailler avec le Centre communal d’action sociale pour y remédier. « Nous allons aussi travailler avec la communauté d’agglomération pour revoir les tracés, cahiers des charges et horaires des transports en commun », affirme Nicolas Koukas.

    Des moyens propres

    Pour obtenir un « choc de confiance », comme l’appelle le conseiller municipal d’opposition Mohamed Rafaï, les villages seront dotés « de moyens financiers propres pour qu’ils aient une latitude totale avec une enveloppe dédiée qu’on est encore en train de chiffrer », précise la tête de liste. Le candidat veut également mettre trois réunions par an en place, afin de « faire le point, avec les services municipaux, sur les sujets du quotidien », mais aussi déconcentrer les services publics. « C’est l’équité territoriale, l’égalité républicaine », appuie Mohamed Rafaï.

    L’Union pour Arles souhaite aussi mettre le paquet sur la culture en réinstaurant le Relais du sel à Salin-de-Giraud, mais aussi en créant un festival de la ruralité pour mettre en lumière les traditions de ces communes. « Ces villages sont un trésor, il faut exploiter leur attractivité. »

  • Robin Prétot présente des propositions chiffrées à Istres

    Robin Prétot présente des propositions chiffrées à Istres

    Loin du catalogue, Robin Prétot (LR) a présenté un projet chiffré, « gage de responsabilité dans l’utilisation des deniers publics », pour que « les gens fassent leur choix dans les propositions » à ses sympathisants venus remplir l’Espace 233 samedi matin.

    Entre le maire sortant François Bernardini (DVG) et son principal opposant, la vision d’Istres diffère particulièrement sur un point : l’urbanisation. Pour Robin Prétot, la commune « étouffe sous le béton ». Il explique : « Je ne nie pas le besoin de logements, mais je pense qu’il y a un équilibre à trouver. Quid des routes, des services publics, des écoles, des médecins… ? »

    Le secteur du Boisgelin cristallise ce désaccord. Le conseiller municipal d’opposition souhaite construire un grand parc pour un coût estimé de 28 millions d’euros tandis que François Bernardini y a engagé la reconstruction de la maison de retraite Les Cardalines. Robin Prétot veut aussi rouvrir le Pavillon de Grignan au public.

    Côté centre-ville, le candidat envisage un plan d’investissement de 30 millions d’euros sur 10 ans, dont 12 millions seront alloués au rachat, à la préemption et à la rénovation de logements et de fonds de commerces. Parmi ses propositions : la création d’une zone franche pour attirer les acteurs économiques et les médecins qui n’y payeraient donc pas de charge, « même si c’est quelque chose qui pourrait être dégressif », nuance-t-il, ou la gratuité des parkings pendant 3h.

    L’entièreté du programme est à retrouver en ligne.

  • Le nouveau robot chirurgical Da Vinci Xi arrive à l’hôpital de Martigues

    Le nouveau robot chirurgical Da Vinci Xi arrive à l’hôpital de Martigues

    Dans le bloc opératoire de l’hôpital de Martigues, la science n’est plus fiction. Au-dessus de la table d’opération, quatre bras articulés se déploient, équipés d’une caméra endoscopique, d’un bistouri ou d’une petite pince. Un morceau de tissu inaugural est saisi, patiemment découpé par la lame miniature manipulée dans un espace équivalent à celui d’une balle de tennis. Sur des écrans, le retour de la caméra permet de voir cet exercice ainsi que celui de manipulation de petits élastiques sur une surface d’entraînement en plastique. De l’autre côté de la salle, le docteur Harry Toledano manipule les commandes grâce à un viseur en trois dimensions, assis « de manière ergonomique » face à la console du robot Da Vinci Xi, de l’entreprise Intuitive Surgical.

    C’est un « game changer » pour le chirurgien urologue, comprendre un changement de donne, dans le traitement de tous types de cancers, de la chirurgie fonctionnelle ou de l’obésité. « On réduit la durée de prise en charge, il y a moins de complications, de saignements, d’infections et une récupération beaucoup plus rapide. » Le médecin illustre : « Là où il y avait de grandes cicatrices auparavant, on a maintenant des petits orifices d’un centimètre. ».

    L’humain n’est pas pour autant remplacé. « Ça ne signifie pas moins de personnel car nous sommes très attachés à l’hôpital public et à la qualité des soins pour nos patients », insiste le Dr Toledano, et parle même d’un « outil indispensable pour l’attractivité du 3e hôpital des Bouches-du-Rhône, sans lequel nous n’aurions pas pu renouveler notre pool de chirurgiens », estime-t-il.

    Un symbole de modernité

    Le sentiment de fierté habite les participants à cette démonstration. C’est le cas du Dr Luigi, président de la communauté médicale d’établissement de l’hôpital : « Je suis fier de ce symbole de modernité pour le bloc opératoire, qui voit 4 500 interventions par an. » « Quand on va au bloc on confie son corps et sa santé à l’équipe médicale, et pas juste à ce robot », rappelle-t-il.

    L’urgentiste pointe d’ailleurs un « paradoxe dans tous les hôpitaux de France, qui sont en déficit ». Car à près de 2 millions d’euros le système robotisé, sans compter les travaux d’aménagement nécessaire pour soutenir son poids pachydermique, c’est un investissement. Stéphane Luigi replace le contexte du « plan d’efficience et des économies qui nous sont demandées » et présente le robot comme un moyen d’y participer.

    Mais comme le rappelle le directeur Loïc Mondoloni, « ce n’est pas une folie » mais une réponse au « défi d’accompagner l’innovation et l’énergie de nos équipes ». Tout comme le défi de l’« attractivité pour faire tourner cet équipement » se pose avec « des chirurgiens libéraux qui pourront venir exercer » ainsi que ceux de l’Assistance publique des hôpitaux de Marseille (AP-HM) pour lesquels « une convention de partenariat sera bientôt établie », dans le cadre d’« un projet universitaire territorial ».

    « Un rêve qui se réalise » pour le maire (PCF) de Martigues Gaby Charroux, insistant sur sa volonté d’avoir « le meilleur et l’égalité pour tous dans le droit à la santé et à se soigner ». L’édile considère le robot comme « un premier pas à d’autres compléments », au regard de l’extension immobilière et du conflit social à l’hôpital.

  • Tania Teixier à la conquête de Saint-Martin-de-Crau

    Tania Teixier à la conquête de Saint-Martin-de-Crau

    Elle avait affronté Séverine Dellanegra lors des élections anticipées de 2024. Ce sera de nouveau le cas en mars. Tania Teixier se présente aux municipales pour la deuxième fois, à la tête de la liste « Saint-Martin, notre fierté », qu’elle revendique sans étiquette. La fille de l’ancien maire Dominique Teixier (DVG), qui avait été réélu dès le premier tour en 2020 avec 58,32% des voix mais qui avait immédiatement démissionné, explique que son père lui a transmis son « engagement public ».

    La directrice juridique, qui met en avant son expérience et sa présence sur le terrain, ne veut plus qu’on « l’attache à la précédente mandature ». « Je suis revenue aider Christophe Laufray qui prenait la suite de mon père, mais il n’a pas fait le job, ce qui a engendré de la dissidence et beaucoup de négativité, reconnaît-elle. C’est ce qui nous a manqué pour être élus [en novembre 2024, Ndlr]. On nous a injustement associés à cette personne, alors qu’on avait démissionné en août. »

    Attractivité, jeunesse et sécurité

    Depuis sa précédente campagne, Tania Teixier a conservé son local au 14 avenue de la République et y rencontre les habitants tous les vendredis. « Il y a beaucoup de mécontentement sur le centre-ville, ce que je comprends parce qu’il se meurt chaque jour plus, assure-t-elle. Il faut une vision à long terme, avec un management porteur pour l’attractivité afin de mettre en avant nos commerces. On a des biens publics à mettre à disposition. On pourrait par exemple imaginer un tiers lieu. »

    La candidate veut également mettre l’accent sur la sécurité : « Il y a des quartiers qui ont été laissés à l’abandon. Il faut qu’on double les caméras, qu’on remette une police de proximité. » Le lien social a également toute leur place dans son programme : « Il faut de l’intergénérationnel, mais aussi qu’on pense à notre jeunesse, qui est en train de partir, avec un comité de jeunes. »

  • Campus Hoche : l’Université de Nîmes entre dans une nouvelle ère

    Campus Hoche : l’Université de Nîmes entre dans une nouvelle ère

    Sous la chapelle restaurée, baignée de lumière et surmontée de son dôme majestueux, l’émotion était palpable ce mardi 20 janvier. Devant élus, représentants de l’État, partenaires institutionnels, personnels et invités, Benoît Roig, président de Nîmes Université, a inauguré la seconde et dernière tranche du site Hoche. Un moment attendu de longue date, qui marque l’aboutissement d’un projet engagé au milieu des années 2000 et devenu, au fil du temps, bien plus qu’un simple chantier immobilier.

    Installé dans l’ancien hôpital Gaston-Doumergue, fermé après les inondations de 1988 et les fragilités structurelles révélées par le temps, le site Hoche raconte à lui seul une histoire nîmoise : celle d’un patrimoine transformé en lieu de savoir. Racheté par la Ville en 2003, réhabilité par étapes successives – ouverture de Hoche 1 en 2013, livraison du bâtiment de recherche en 2023, puis restauration de l’aile sud-ouest et de la chapelle en 2026 –, le campus est désormais pleinement achevé.

    La dernière tranche inaugurée représente près de
    2 400 m² supplémentaires, avec dix salles de cours et douze salles de travaux pratiques dédiées aux pôles scientifiques (physique, chimie, biologie). Dès la rentrée prochaine, les formations scientifiques quitteront le site des Carmes pour rejoindre Hoche, permettant à terme l’accueil d’environ 1 500 étudiants sur ce campus en cœur de ville. Un équipement moderne, pensé pour les usages pédagogiques actuels, avec une attention particulière portée au confort thermique, visuel et acoustique.

    Au total, le projet représente un investissement d’environ 53 à 54 millions d’euros, financé dans la durée par l’État, la Région, le Département, l’Agglomération, la Ville et l’université elle-même. Un engagement collectif salué par le président de Nîmes Université, qui voit dans cette inauguration « l’aboutissement d’un projet mené sur le long terme », rendu possible par « l’appui constant de l’État et l’engagement déterminant des collectivités ».

    « Un nouveau chapitre »

    Mais pour Benoît Roig, pas question de parler de consécration ou de point final. « Ce n’est pas une fin, c’est un nouveau chapitre », a-t-il insisté, inscrivant cette inauguration dans une trajectoire plus large : celle d’une université construite progressivement, avec parfois peu de moyens mais une volonté intacte. De simples antennes universitaires dans les années 1980 à une université forte de plus de 6 000 étudiants aujourd’hui, implantée à Nîmes, Mende, Le Vigan et demain à Alès, le chemin parcouru est considérable. Lors de ses vœux pour 2026, prononcés à l’issue de l’inauguration, le président a réaffirmé la vocation profondément territoriale de l’établissement. Plaidant pour une université « ouverte sur les bassins de vie et les réalités sociales du département », il a rappelé que près de la moitié des nouveaux étudiants sont les premiers de leur famille à accéder à l’enseignement supérieur. Une donnée qui dit beaucoup de la mission sociale de Nîmes Université et de son rôle comme levier d’émancipation.

    Le message s’est aussi adressé aux élus et acteurs économiques présents : l’université doit être pleinement considérée comme un moteur d’attractivité, de cohésion sociale et de développement. « Il n’est pas nécessaire de passer le Vidourle ou le Rhône pour trouver des talents », a lancé Benoît Roig sous la chapelle, dans une formule qui a fait mouche. Avec son dôme reconstruit par les compagnons du devoir, sa chapelle transformée en salle de prestige, ses bâtiments mêlant mémoire et modernité, le site Hoche est désormais bien plus qu’un campus. Il devient un symbole : celui d’une ambition universitaire assumée pour Nîmes et pour tout un territoire qui, longtemps, a dû se battre pour faire reconnaître sa place dans le paysage de l’enseignement supérieur.

  • Grand Avignon : un appel à projet pour devenir une des capitales de l’animation

    Grand Avignon : un appel à projet pour devenir une des capitales de l’animation

    L’odeur de peinture fraîche dénote de l’impression d’aisance que dégagent les employés des studios d’animation installés depuis seulement quelques mois dans les locaux de la tout juste nommée Grand Avignon Animation, hôtel d’entreprises des industries créatives qui a ouvert ses portes en début d’année. Un secteur qui a le vent en poupe en Cité des Papes et que l’intercommunalité souhaite pérenniser et développer encore plus avec la candidature à l’appel à projet de l’État « Pôles territoriaux d’industries culturelles et créatives ».

    Un projet monté avec d’autres acteurs locaux pour « inscrire Avignon sur la carte nationale de manière plus globale », explique Antoine Kerrand, directeur général adjoint du Grand Avignon, en charge de l’aménagement et du développement. Et plus concrètement de créer plusieurs parcours et projets. À commencer par la création « d’un compagnonnage complet et innovant » en intégrant une option animation dès le lycée par exemple. Mais aussi d’un nouvel espace dédié aux entreprises avec un studio équipé et mutualisé, avec des salles de formation. Ainsi qu’un développement du festival dédié à l’animation « Loop », dont la première édition s’est tenue début octobre en Cité des Papes. Et enfin d’un « Campus de l’innovation » intégré à la Villa Créative. « Un portail des dispositifs de soutien à l’innovation, une cellule de détection et d’accompagnement des projets innovants, et une animation et médiation scientifique et culturelle », précise l’intercommunalité.

    Déposé en octobre, une réponse est espérée courant 2026. Mais le moins qu’on puisse dire, c’est que ce projet est attendu. Comme pour Laurent Lombard, de l’Université d’Avignon, qui veut « créer de l’osmose dans un contexte morose » avec ce « projet visionnaire pour le territoire et la jeunesse ».

    Installation réussie

    Mais pour ce qui est d’ores et déjà en cours, à savoir l’hôtel de studios d’animation, l’installation se passe bien au vu du fourmillement ambiant. Même si « les choses sont encore balbutiantes », confie Mathieu Morfin, fondateur de Chromatik Studio, l’un des premiers à s’être installé sur le site. Et ce notamment en raison « d’une crise du film d’animation », estimant même que le secteur « est actuellement au fond du gouffre », mais qu’on ne peut en conséquence qu’avoir des perspectives d’évolutions positives dans les mois à venir.

    Un rebond attendu par les acteurs économiques avignonnais. Cathy Fermanian, directrice générale de Vaucluse Provence Attractivité, tout juste sortie des studios Chromatik, se réjouit d’un aboutissement après « un travail de fond de plusieurs années ». Ou encore Joël Guin, président (SE) du Grand Avignon, qui estime que la Cité des Papes est « sur la bonne voie » pour se hisser « au premier rang de l’animation en France ».

  • [Rue de la République] Gaby Charroux : « Les services publics sont le cœur du pacte démocratique de notre pays »

    [Rue de la République] Gaby Charroux : « Les services publics sont le cœur du pacte démocratique de notre pays »

    L’entrée en campagne

    Didier Gesualdi : Vous êtes candidat à votre succession, vous avez mis du temps à vous décider. Ne craignez-vous pas le mandat de trop ?

    Vous savez, en 2019, j’avais annoncé que ce mandat pouvait être le dernier. On a décidé collectivement que ce ne serait pas le cas. J’en suis très content, heureux, même si je sais la charge qui pèse sur un maire d’une ville de 50 000 habitants. C’est une charge très lourde qui prend 7 jours sur 7, jour et nuit. Nous l’avons démontré, dans tous les moments y compris les moments de crise, nous sommes au rendez-vous.

    Didier Gesualdi : Certains évoquent votre âge, êtes-vous en forme ? Vous pourrez aller jusqu’au bout de votre mandat ?

    Je crois oui ! La forme est là, l’enthousiasme est là, l’engagement est là, l’humilité aussi et l’envie également ! L’envie de poursuivre une action qui, d’ailleurs, était menée avant moi-même.

    Didier Gesualdi : C’est dur une bataille municipale, vous en avez conscience ?

    Ce qui est le plus dur, ce n’est pas la bataille municipale, c’est la vie du maire s’il veut être à tous moments dans le travail avec et pour les citoyens. Je pense qu’une campagne électorale, c’est un formidable moment démocratique dans le pays. Je souhaite et j’invite chaque citoyen à venir dans la campagne, profiter pour dire ce qu’ils ont sur le cœur, ce dont ils ont envie pour leur ville. Ce n’est pas une contrainte ni une punition, c’est enthousiasmant !

    Léo Purguette : Ce sont aussi des moments durs, ça a commencé avant votre déclaration de candidature. À l’appui de l’affaire de la Semivim, un climat de suspicion s’est installé dans une partie de la ville. Comment allez-vous y répondre ? Le débat démocratique sera-t-il serein ?

    On a besoin d’un débat serein. Ce n’est pas le ton donné par un certain nombre d’opposants au conseil municipal qui ont même été dans un comportement indigne. D’ailleurs cela a fait l’objet de procédure et d’une suite. Les choses sont ainsi. Je ne veux pas parler de ces gens. Mais je vais parler du sujet en revanche. Nous nous appuyons sur des valeurs et des engagements qui ont été les nôtres depuis des années. Sur ce qu’ils essayaient d’instrumentaliser, les choses sont très simples : j’ai toujours dit que je n’avais rien à voir avec cette affaire. Croyez-vous que je serais dans le déshonneur d’aller me présenter à une élection si j’avais eu la moindre culpabilité dans une telle affaire ? C’est aussi simple et clair que cela. Nous sommes sereins avec mes camarades élus de la majorité municipale qui sont des gens formidables qui font un travail extraordinaire pour les habitants, chacun dans sa délégation, et qui continueront à le faire.

    Les adversaires

    Didier Gesualdi : La composition de l’échiquier politique vous a-t-elle incité à vous présenter avec une droite qui ne s’interdit rien et un député RN qui est candidat ?

    Ce que je remarque, c’est le travail que nous avons réalisé et pour qui. Mais aussi le non-travail des opposants qui sont présents. Je le disais, c’est la démocratie qui s’exprime, donc chacun peut aller participer. Chacun prend ses responsabilités. Nous, ce à quoi nous tenons, les citoyens peuvent le constater chaque jour, c’est leur intérêt. Toutes nos décisions sont prises pour leur bien-être, leur épanouissement, leur qualité de vie. Pour les jeunes, la perspective d’avoir un avenir désirable. Oui, on a envie que les jeunes, les familles, les anciens soient protégés. On ne part pas de rien, nous avons tout ce qui a été réalisé, porté par ces valeurs de fraternité, de solidarité et d’égalité. Chaque citoyen de Martigues compte pour moi. J’invite les citoyens qui peuvent avoir l’illusion qu’ailleurs l’herbe pourrait être plus verte dit-on, à s’interroger sur ce qui a été réalisé pour eux, ce qui existe déjà dans cette ville. Nous sommes les garants de la poursuite et du développement de cela.

    Léo Purguette : Quel est l’arc des forces qui vous soutiennent et qui souhaitez-vous rassembler ?

    Tous les citoyens de Martigues sont les bienvenus dans notre grand rassemblement. Nous avons besoin de chacun d’entre eux et nous comptons sur chacun d’entre eux. Nul n’ignore quel est mon engagement, pourquoi j’ai envie de continuer à porter cette lourde responsabilité. Parce qu’avec mes camarades de gauche, progressistes, démocrates, qui sont des républicains acharnés, dans le sens le plus beau et le plus large, nous voulons faire progresser la ville, ne jamais reculer sur les valeurs.

    Le RN

    Didier Gesualdi : Entendez-vous ceux qui disent « tous pourris », « on n’a pas essayé le Rassemblement national » et comment vous y répondez ?

    Oui j’entends ça. Ces propos sont d’une injustice terrible. Je vois beaucoup de maires, notamment des maires de notre sensibilité, la gauche, qui sont dévoués, désintéressés, qui donnent de leur temps, de leur force, de leur santé parfois. Je dis à ces citoyens-là, regardez ce qui a été fait ici. Dans les conseils de quartiers, je prends soin d’expliquer à quoi je passe mon temps. C’est du concret : les trous dans la chaussée, la propreté, la sécurité, l’accès aux droits, à la santé pour tous, l’école de qualité partout tout le temps, la prévention des risques, le développement économique… Pas parce que j’ai envie de faire enrichir de grands industriels mais parce que ce sont des emplois pour notre territoire…

    Léo Purguette : Les citoyens de la circonscription ont « essayé le RN » en élisant un député d’extrême droite. Quel regard portez-vous sur ses premiers mois ?

    D’abord j’analyse la campagne électorale. Elle n’était pas pour un député de la circonscription mais pour envoyer le chef du RN à Matignon en attendant mieux. Donc les candidats locaux étaient des candidats de l’ombre, non-connus, sans aucun programme capable d’être exprimé. On a vu la différence qu’il y a entre les députés qui sont engagés, qui portent les valeurs et qui sont capables d’être présents et actifs à l’Assemblée et puis les autres. J’invite chacun à regarder les votes de ceux-là. On trouve les progressistes d’un côté et les défenseurs du grand capital de l’autre. Ce sont ceux-là aussi, ils l’ont montré par leurs votes.

    La guerre

    Léo Purguette : Qu’avez-vous pensé des propos du chef d’état-major sur la France qui devait consentir au sacrifice de ses enfants en Ukraine ?

    C’est juste terrible. C’est une calamité. Pardon d’évoquer des choses personnelles mais j’ai touché du doigt ce qu’était la guerre avec la disparition de mes deux grands-pères et de mon père. Je sais ce qui manque ensuite dans la vie. Je l’ai subi et je ne le souhaite à personne. Je n’ai pas envie que les enfants de France aillent mourir pour des guerres qui ne sont pas les nôtres. Voilà, tout simplement. Cessons d’agiter les peurs. C’est vrai aussi pour la dette, qu’on arrête avec ça. Martigues donnera entre 7 et 8 millions d’euros pour le budget de l’État mais pour faire quoi ? Sa dette abyssale, jamais il ne la remboursera. Quand on dit qu’il n’y a plus d’argent, je n’y crois pas une seconde. Seulement, il faut avoir la volonté d’aller trouver cet argent où il est. Y a-t-il besoin de revenir sur l’enrichissement des plus riches de ce pays en quelques années ?

    L’attractivité de Martigues

    Didier Gesualdi : Si je vous dis que Martigues a perdu de son lustre, de son rayonnement, vous répondez quoi ?

    Que c’est une manipulation qui appartient à ceux qui la portent.

    Didier Gesualdi : Pourquoi le pensent-ils ?

    Il faut le leur demander. Moi, je pense l’inverse : notre ville n’a jamais été aussi attractive qu’aujourd’hui. Mais ce n’est pas qu’une opinion, il y a des faits. Premièrement, elle a su préserver et même développer les emplois de l’industrie. Il y a en plus des projets de décarbonation, le pôle chimique et pétrochimique de Lavéra. Et je vois avec grand plaisir qu’une grande entreprise de ce site vient d’annoncer un investissement de 250 millions d’euros. C’est énorme, très important pour l’emploi ici. Deuxièmement, Provence Studios, avec une réussite d’une personne formidable : Olivier Marchetti, avec son équipe. Ils ont pu faire rejoindre leur amour du cinéma avec ce qu’est Martigues, une terre de cinéma depuis plus d’un siècle. Troisièmement, les services publics implantés ici, qu’ils soient nationaux ou communaux. C’est une richesse incroyable, un atout pour le territoire. Voilà pourquoi je suis acharné à défendre l’hôpital public, l’école publique, la Poste et aussi les services publics communaux.

    Léo Purguette : N’êtes-vous pas entravé sur les services publics par le débat budgétaire qui est dominé par les partisans de l’austérité ?

    Oui. Absolument. J’entends toujours dans leur bouche qu’il faut diminuer la dépense publique. Mais la dépense publique à diminuer c’est quoi ? L’armée ? La police ? La justice ? L’Éducation nationale ? La santé ? La petite enfance ? L’accès aux sports, à la culture, aux solidarités ? Il n’y a pas un euro de dépense inutile à Martigues. J’ai bien l’intention de continuer dans cette voie et de développer les services publics. Pour nous, c’est le cœur du pacte démocratique de notre pays.

    Didier Gesauldi : Comment voyez-vous Martigues dans les prochaines années ?

    Nous travaillons depuis plusieurs années au Martigues de 2050. On a des opportunités pour le faire par exemple avec le plan d’urbanisme intercommunal qui permet de planifier l’équilibre entre les zones agricoles, les espaces naturels protégés, la construction de logements… Nous exigeons des bailleurs qu’ils rénovent tous les logements sociaux…

    Didier Gesualdi : À l’issue d’une bataille municipale qui promet de faire rage, sera-t-il possible d’être le maire de tous les Martégaux ?

    Je veux être le maire de chacun et chacune. J’appelle à venir dans les ateliers que nous organisons pour construire le projet de mandat. Bien sûr, on a des bases et des pistes, c’est clair. Tout ce qui se fera dans cette ville par l’équipe que je mène, sera dans l’intérêt des Martégales et des Martégaux. Quelqu’un m’a dit récemment, « vous partagez avec moi la défense de l’intérêt général mais vous, vous avez épousé Martigues ». Oui, c’est un joli mot. Quand on est dans un couple, on a envie du meilleur. J’ai envie du meilleur pour la ville de Martigues et pour tous ses habitants, sans distinction. Les maîtres-mots, ce sont : fraternité, solidarité, égalité pour tous les citoyens de Martigues.

    Les collectivités

    Léo Purguette : Quel est votre sentiment sur l’instabilité politique ?

    Les pôles de stabilité, on les trouve dans les communes, les départements, les régions.

    Léo Purguette : Le président du Sénat a plaidé à Aix pour un nouvel acte de décentralisation. Est-ce que ça vous inquiète ?

    Nous, ce dont on a besoin, c’est des moyens de fonctionner. Nous les avions. Ils ont été supprimés par un président de la République -chacun retrouvera ses petits- qui, en 2009, a supprimé la taxe professionnelle qui ne gênait en rien les grandes entreprises mais qui était une source de financements pour les actions municipales et pour les services publics locaux.

    Léo Purguette : L’État joue-t-il son rôle sur le narcotrafic ?

    Le narcotrafic est un problème national et international. Il est présent dans les très grandes villes et leurs quartiers, dans les villes moyennes comme nous et leurs quartiers, dans les campagnes, partout, dans le moindre recoin du territoire national. Il faut une action conjuguée, une volonté politique au niveau de l’État.

    La question des lecteurs

    Chaque semaine posez vos questions à nos invités sur lamarseillaise.fr l’une d’entre elles sera tirée au sort comme celle de Jean-Michel :

    Bonjour Monsieur le maire, on annonce 10 000 emplois supplémentaires avec les nouvelles usines. Où va-t-on les mettre ?

    Merci Jean-Michel pour cette question. D’abord où vont être installés les emplois et puis ensuite les hommes et les femmes qui vont les occuper. Les emplois iront sur le grand port maritime de Fos, mais peut-être aussi alentour, je pense à la zone de Lavéra aussi. J’ajoute que les emplois sont annoncés avec une ambition d’industrie décarbonée. Pourquoi sommes-nous intéressés par des nouveaux emplois ? D’abord parce que nous en voulons ici, chez nous, en France. Ensuite parce que nous avons besoin à l’Ouest de l’étang de Berre, d’emplois bien rémunérés, défendus par les salariés eux-mêmes et qui feront vivre beaucoup de monde. Aurons-nous 10 000 emplois ? Je n’en sais rien à ce stade. Il y a déjà des premières avancées, des entreprises qui ont annoncé leur implantation. C’est très bien. Où vont habiter les gens qui travailleront dans ces industries ? Une bonne partie viendra sans doute d’autres régions. Il faudra les loger. Ils vont s’installer un peu partout à Fos, à Saint-Martin-de-Crau, à Port-de-Bouc, à Istres, à Port-Saint-Louis et à Martigues aussi. Nous travaillons à créer les conditions d’un accueil. Pour maintenir le nombre de logements pour la population actuelle de Martigues, il faut construire à peu près 150 logements par an. Si on veut anticiper des nouveaux salariés de l’industrie mais aussi des services publics qui devront aller avec, car il y aura plus de classes dans les écoles, plus de besoins au centre hospitalier de Martigues, il faudra environ 100 logements de plus par an, donc au total 250 logements par an à construire, publics et privés. Les emplois les mieux rémunérés sont ceux de l’industrie, on a envie que les ouvriers qualifiés, les ingénieurs, les techniciens vivent à Martigues pour profiter de cette ville bien équipée dans laquelle on vit.

  • Une semaine de l’agroalimentaire à Avignon pour valoriser un secteur qui recrute

    Une semaine de l’agroalimentaire à Avignon pour valoriser un secteur qui recrute

    Une file d’une vingtaine de demandeurs d’emploi, CV en main, animait les locaux de Food’in, bâtiment totem du secteur de l’agroalimentaire en Vaucluse, ce lundi 3 novembre. Et ce, pour rencontrer cinq entreprises du secteur dans le cadre d’un Brunch de l’emploi organisé par France Travail avec Aria Sud, l’Apec et Ocapiat, trois structures travaillant sur le sujet, afin de « répondre aux besoins en recrutement », précise Coralie Benito, directrice des opérations chez Aria Sud (Association régionale des industries alimentaires). Cela dans un cadre plus détendu, avec un stand de produits locaux des entreprises participantes à la démarche, à savoir les compotes Charles & Alice, les Ateliers Bio de Provence, Ressources ou encore Bigard. Et ce, pour des postes variés tels qu’opérateur de production, conducteur machine, conducteur de ligne, approvisionneur, préparateur de commandes, technicien qualité ou encore responsable QHSE (Qualité, Hygiène, Sécurité, Environnement). L’initiative est une première dans le genre. « On le teste chez nous et on le dupliquera selon le succès, mais cela s’annonce bien », poursuit Coralie Benito.

    Attractivité

    L’initiative était la première d’une semaine nationale entièrement dédiée à l’emploi dans le secteur avec une vingtaine de rendez-vous dans les environs. « Il y a plus de 500 emplois à pourvoir dans la région. L’agroalimentaire est le deuxième recruteur en France. Lorsque l’industrie agroalimentaire recrute une personne, elle crée 2,5 emplois dans le reste de l’économie régionale. Les industries agroalimentaires ont besoin de recruter pour des emplois saisonniers comme des emplois durables », confie Michèle Lefèvre, experte régionale en agroalimentaire chez France Travail. « C’est aussi une manière de rendre ces métiers plus attractifs, de mettre un coup de projecteur, car ils ne sont généralement pas vraiment connus du grand public. Alors que ce sont eux qui permettent de nourrir la plupart d’entre nous », enchaîne Sabine Cano, animatrice régionale chez Ocapiat, organisme qui accompagne les entreprises du secteur.

    Liste des événements sur lagrorecrute.fr

  • Un bilan positif pour une année Cezanne « à la maison »

    Un bilan positif pour une année Cezanne « à la maison »

    Ce n’est qu’après l’exposition Cezanne remballée, ce dimanche donc, que les retombées économiques liées à l’événement culturel international pourront définitivement être tirées. Mais déjà, mardi dernier, lors d’une table ronde au programme d’une soirée de rencontres et débats organisée par le Crédit Agricole Alpes Provence, Michel Fraisset, directeur général de l’Office de tourisme d’Aix-en-Provence, a présenté les premiers résultats économiques de cet été cézannien. « Pour éviter le doigt mouillé, on a demandé à la chambre des commerces (CCI) de nous accompagner cette année avec différents partenaires dont la Région, avec le Comité régional du tourisme, pour mener une enquête d’étude d’impact et vérifier pourquoi les gens étaient venus à Aix cette année », présente Michel Fraisset. Les résultats pour cette exposition totalement « à la maison » (« in house » en jargon commercial), sont très positifs : 305 813 billets individuels ont été vendus pour l’exposition Cezanne au Jas de Bouffan au Musée Granet dont la vente a permis une recette de 4, 5 millions d’euros de vente directe.

    Budget « équilibré »

    « C’était l’amortissement qu’il fallait trouver pour pouvoir équilibrer le budget de l’exposition », souligne le directeur de l’Office de Tourisme. Aux résultats de la billetterie individuelle s’ajoutent les retombées des visites de groupe, les privatisations diverses, l’ensemble des visiteurs qui ont bénéficié de dispositifs privilégiés et les plus précaires qui ont pu, par le biais de partenariats accéder à l’exposition et aux sites. Victime de son succès, la Petite Galerie Cezanne repousse d’ailleurs sa date de clôture au 21 décembre. Lors du dernier conseil municipal, tenu vendredi dernier, Sophie Joissains, maire (UDI) de la Ville rapporte qu’au fonctionnement, les dépenses de 7 660 451 euros ont été amorties par 7 035 349 euros de recettes. « On avait prévu qu’il y aurait 3 millions de reste à charge. Il est aujourd’hui de 625 102 euros », se félicitait la maire. Au-delà d’un impact économique marquant, ce sont les retombées médiatiques qui ont été valorisées. « On en parlait partout. Ces retombées médiatiques, il y a des calculs spécifiques pour les estimer, précise Michel Fraisset. À ce jour elles sont estimées à 50 millions d’euros, et vont bénéficier pendant les deux ou trois années à venir à l’attractivité d’Aix-en-Provence ».

    Uniquement pour le premier article numérique du New York Times, ce sont 117 millions de lecteurs qui ont été enregistrés. Enfin, ce sont 120 nationalités qui se sont rendues à Aix, dont 63% des sondés ont fait le déplacement pour l’exposition Cezanne.