Tag: Athlétisme

  • Des dossards verts menés par un ambassadeur de luxe

    Des dossards verts menés par un ambassadeur de luxe

    Une tonne de déchets ramassés en une semaine, c’est l’exploit réalisé par un ancien champion des pistes et 214 autres personnes. L’initiative Cleanup dossards fait partie des nouveautés de l’édition 2025 du Marseille-Cassis. L’ambassadeur choisi n’est autre que Pierre-Ambroise Bosse, champion du monde 2017 du 800 mètres et désormais retraité. « Mon nom est venu sur la table et j’ai fini par accepter car les deux sujets me concernent : la course à pied et le ramassage des déchets. » L’ancien athlète s’est rapidement impliqué sur des projets environnementaux et a créé The Clean Project, un festival qui se veut « écocitoyen, sportif et culturel ». Il était d’ailleurs, le week-end dernier, place Bellecour, au centre de Lyon, pour sensibiliser les locaux.

    « PAB » sera donc au départ de ce Marseille-Cassis et explique le concept de ces dossards verts : « Le concept est simple, la course étant complète, l’organisation a fait gagner de nouveaux dossards par l’intermédiaire d’un jeu. Chaque déchet ramassé était compté et les 215 premiers ont donc gagné leur dossard vert. Je trouve ça top. Pour certaines personnes, c’était la première fois de leur vie qu’ils faisaient un ramassage. » Ce dispositif a été installé cette année pour mettre en avant les bonnes pratiques à adopter et montrer aux gens, à travers le sport, qu’il y a un geste simple à faire. « Toutes ces grosses courses ont des sponsors, de la rentabilité, sauf qu’on doit vraiment commencer à faire attention. Le trail, beaucoup de monde s’y est mis et ç’a été une catastrophe écologique car les gens jetaient leurs petits déchets n’importe où. Pour les courses sur route, c’est le même principe », analyse le spécialiste du double tour de piste.

    Pierre-Ambroise Bosse devait faire cette épreuve en compagnie de Jimmy Gressier, frais médaillé d’or mondial du 10 000 m, mais il a finalement renoncé, pour son bien. « On m’a dit que je partirai dans le même sas que Jimmy, mais finalement je ne vais pas le faire à fond. Je le fais surtout avec ma copine. Si je cours avec Jimmy, je ne tiens pas cinq minutes ! » rapportait-il, par téléphone.

  • Au carrefour de la recherche et des performances sportives

    Au carrefour de la recherche et des performances sportives

    Les Rendez-vous Carnot se tenaient, ce mardi, en plein cœur de Marseille. Le but du rassemblement ? Mettre en lien les entrepreneurs et leur donner accès au meilleur de la recherche publique française. Lors de ce salon, de nombreux stands ont présenté des nouvelles technologies liées au sport, des innovations au service de la performance des athlètes, mais aussi de leur santé. Trois d’entre elles retiennent l’attention, de par leur utilité pour l’entraînement personnel ou la prévention de séquelles cérébrales.

    L’entreprise Multi Wave et Amidex – le fonds d’investissement de l’université Aix-Marseille – ont co-financé un projet d’IRM mobile. Cette petite machine d’environ un mètre de haut doit servir à faciliter l’accès au scanner et répondre à des problèmes immédiats, comme lors d’un AVC. « Nous sommes en train de pousser les performances de la machine pour ensuite obtenir une certification », explique Jonathan Bartoli, responsable des projets et subventions pour Micro Wave. Les avantages de cet IRM, agir plus rapidement et permettre un suivi dit « longitudinal ». C’est-à-dire être dans la prévention, intervenir au moment d’une blessure et poursuivre lors du processus de guérison. Cette machine est facile à utiliser mais elle est encore au stade de la recherche. Pourtant, les potentiels clients se présentent déjà. « Des fédérations internationales nous ont déjà contactés , la NBA, le monde de la moto, le ski… », énumère Jonathan Bartoli. Avec l’idée d’étendre les compétences de l’IRM au reste du corps dans les années à venir.

    La réalité virtuelle entre en piste

    Quelques mètres plus loin, le projet Revea est lui aussi bien concret. Né d’un appel à projets de la Fédération française d’athlétisme, il permet d’optimiser les capacités d’anticipation des relayeurs de 4x100m grâce à la réalité virtuelle. L’athlète porte un casque de réalité virtuelle sans fil et doit ajuster en quelques foulées sa course en présence de jumeaux numériques. À la suite de l’entraînement, coach et sportif reçoivent un rapport d’analyse des performances. Ce dispositif 100% tricolore a déjà été utilisé en amont des Jeux olympiques 2024 et servira pour les prochaines échéances internationales. « L’outil est entièrement paramétrable. Le principal risque est que l’environnement soit trop éloigné de la réalité et que l’athlète soit perdu lorsqu’il est en piste. Le paramétrage est donc primordial », détaille Martin Eguiziona, doctorant travaillant sur ce projet. Le salon n’oublie pas non plus d’aider les athlètes handisports. Utilisable en rugby ou en athlétisme, un fauteuil équipé de roues connectées pourrait aider les sportifs à connaître exactement la puissance qu’il développe. Des capteurs sont placés au-dessus de la roue et les données sont envoyées sur une application smartphone. L’objectif, à terme, est de le rendre accessible aux professionnels, pour qu’ils adaptent leur préparation physique en fonction des résultats.

    Des projets à l’état embryonnaire pour certains ou déjà développé pour d’autres, avec le but de placer la performance au centre de l’attention.

  • Après l’or du 10 000m, Jimmy Gressier s’attaque au 5 000m aux Mondiaux

    Après l’or du 10 000m, Jimmy Gressier s’attaque au 5 000m aux Mondiaux

    Entré dans l’histoire de l’athlétisme en décrochant l’or mondial sur 10 000m dimanche, le Français Jimmy Gressier retrouve la piste du stade olympique de Tokyo vendredi pour les séries du 5 000m, conscient qu’il n’a « plus rien à prouver », mais qu’il ne peut pas « se reposer sur ses acquis ». « Je suis champion du monde du 10 000m. Je ne vais pas m’arrêter de courir pour autant », racontait au lendemain de son titre le Boulonnais de 28 ans, quelques minutes après sa cérémonie de remise des médailles. « Ce que j’aime, c’est la course à pied, la proximité avec le public, le partage. Je suis amoureux de la course à pied. Pour le 5 000 mètres, je vais me remobiliser, il y a encore tellement de choses que je veux accomplir », ajoutait-il. Dimanche soir, dans la touffeur tokyoïte, Gressier est rentré dans l’histoire de son sport en devenant le premier Français à remporter un 10 000m aux Championnats du monde ou aux Jeux olympiques. Au terme d’une course lente (28’55’’77) où aucun des favoris n’a placé d’attaque, il a fait parler son excellent finish pour décrocher au sprint l’or devant le favori éthiopien Yomif Kejelcha.

    Concurrence accrue

    Le Français est lucide sur la difficulté qui l’attend. Même sans son rival Kejelcha, le plateau reste extrêmement dense : Jimmy Gressier possède le 14e temps des engagés, avec un record sur la distance loin derrière ceux des Éthiopiens Hagos Gebrhiwet et Biniam Mehary, des Américains Grant Fisher et Nico Young ou même des Européens Jakob Ingebrigtsen et Andreas Almgren. Un plateau qui en impose.