Tag: Athlétisme

  • Miramas donne rendez-vous aux stars de l’athlétisme

    Miramas donne rendez-vous aux stars de l’athlétisme

    Le monde de l’athlétisme se donne rendez-vous à Miramas, ce vendredi. Le meeting international revient pour une 7e édition avec plusieurs disciplines au programme et quelques stars dans les starting-blocks. Au menu, 60 m plat et haies, triple saut, 3 000 m, mais aussi saut à la perche. Pour la première fois, l’événement se centre également sur le handisport. Le médaillé paralympique Dimitri Pavadé a acté sa présence. « Le club est labellisé sport handicap, c’était important de l’intégrer complètement à notre communication et au programme », rappelle le directeur Patrice Ouvrier-Buffet.

    Miramas est désormais un meeting qui compte dans le microcosme de l’athlétisme. L’épreuve est classée « Argent » par la fédération internationale, ce qui la place au même niveau que Metz et Val-de-Reuil, habitués à accueillir de nombreux médaillés olympiques et mondiaux. Sans détailler la complexité des règlements, la compétition octroie plus de points aux athlètes selon leurs résultats.

    La course aux minima est lancée

    Meeting à dimension planétaire, concurrence féroce et la chasse aux minima sera donc importante. Les championnats du monde en salle ont lieu du 20 au 22 mars à Torun (Pologne). Pour y participer, les athlètes doivent réaliser une performance donnée en début de saison par World Athletics. La Française Laeticia Bapté sera présente dans les Bouches-du-Rhône, lors du 60 m haies, mais a déjà sécurisé son billet, dimanche dernier, à Paris.

    D’autres Tricolores de renom seront présents avec Valentin Lavillenie, Robin Emig (5m92 à la perche en 2025), la championne d’Europe du 1 500 m Agathe Guillemot alignée sur 800 m ce vendredi, tout comme Clara Liberman. La Martégale Maeliss Trapeau, courant pour le Canada, sera aussi en lice. Nous pouvons également signaler que le vice-champion du monde en salle 2024 du triple saut, Yasser Triki (Algérie), sera engagé. Entre 19h et 22h30, 16 épreuves se disputeront dans le Stadium pouvant contenir jusqu’à 5 000 spectateurs.

  • Athlétisme : un retour gagnant de la Corrida du Vieux-Port

    Athlétisme : un retour gagnant de la Corrida du Vieux-Port

    Nul besoin de taureaux pour qu’une Corrida ait lieu à Marseille. Il suffit juste d’avoir quelques centaines de coureurs prêts à relever un défi de 5 kilomètres autour du Vieux-Port quatre jours après le réveillon de Noël. Le Stade marseillais université club (Smuc) a accueilli près de 900 personnes sur la ligne de départ, à l’occasion de la 14e édition de la Corrida du Vieux-Port, nom emprunté à la célèbre course brésilienne de São Paulo prévue chaque année depuis 1925.

    Course solidaire avec

    la Banque alimentaire

    « Les niveaux sont très mélangés, ce qui fait que les premiers rattrapent les derniers et sont obligés de zigzaguer comme dans un Corrida », explique Jean-Louis Moro, président du Smuc qui a créé cette compétition devenue incontournable dans la cité phocéenne en 2008.

    « On est très content parce qu’on n’a pas pu l’organiser l’année dernière à cause de problèmes financiers et on était un peu inquiets de ce redémarrage », poursuit le dirigeant du club omnisports historique de la cité phocéenne. Ce dernier s’est « marié » avec la Banque alimentaire depuis deux ans, où deux euros sur le prix de chaque dossard est reversé à l’association, en plus des dons que les participants ont pu faire via la plateforme d’inscription KMS. « C’est le moment de l’année où les gens sont un peu plus généreux que d’habitude », souligne Jean-Louis Moro, en observant les concurrents sur la ligne de départ.

    L’originalité de la Corrida du Vieux-Port reste les déguisements « plein d’audace et de créativité », à l’instar des traditionnelles sardines. « On a déjà eu des troupeaux de dalmatiens, et même des rois mages », note l’organisateur. D’ailleurs, en plus du premier à franchir l’arrivée, un prix est remis au meilleur déguisement.

  • Une demi-siècle de course pour la section athlétisme de Sainte-Marguerite

    Une demi-siècle de course pour la section athlétisme de Sainte-Marguerite

    Avant de fêter l’année prochaine les 90 ans de la Société culturelle omnisports (SCO) Sainte-Marguerite, anciennement Sporting club ouvrier, il tient d’abord à la section athlétisme, de cette même association, de souffler ses cinquante bougies, ce vendredi, à l’occasion d’une soirée au siège de l’association qui retracera une belle histoire amicale et familiale de longue date. « Ce n’était pas programmé », souligne d’entrée de jeu son initiateur, André Giraud, passionné d’athlétisme depuis l’âge de 14 ans, où il courait avec le club d’entreprise des Ateliers Terrin. « Mon père travaillait sur le port de Marseille », indique le minot originaire des quartiers nord qui a passé sept ans (de 1967 à 1974) en coopération en Algérie comme professeur de mathématiques.

    Liens solides avec la FSGT

    Désireux de faire du volley-ball à son retour du Maghreb, son meilleur ami d’enfance et témoin de mariage, Joël Peyric, lui conseille de rejoindre la SCO Sainte-Marguerite. « Il avait expliqué au président de l’époque que j’étais professeur, que j’avais du temps et que c’était une bonne opportunité pour lancer une section athlétisme au club », raconte Giraud, persuadé que son esprit militant lui a permis d’avoir « des heures pour encadrer une quinzaine de gamins le mercredi après-midi » à l’automne de l’année 1975. « Faire du footing avec les jeunes, ça m’a donné envie de me remettre à la course à pied avec l’idée de faire un marathon. C’est en préparant ce marathon que j’ai eu l’idée de créer Marseille-Cassis en 1979. Ça nous a permis de nous développer, passant d’une vingtaine d’adhérents à plus de 300 dix ans plus tard », poursuit le fils du premier président, accompagné et affilié à la FSGT, présidée entre 1980 et 2000 par nul autre que Joël Peyric, grand militant décédé le 5 février 2024. « Je suis un peu nostalgique, je suis l’un des derniers survivants », déplore André Giraud, qui a présidé la section athlétisme entre 1990 et 1998, avant de se tourner vers d’autres fonctions, comme celles de président du Comité départemental olympique et sportif, de chargé de mission auprès du préfet lors de la Coupe du monde 1998 avec le projet « Cités-foot », de directeur de la Jeunesse et des sports au conseil général ou de président de la Fédération française d’athlétisme. Ce qui ne l’a jamais empêché de garder un œil sur sa section fétiche.

  • Du stade vers l’emploi, Busserade sert de vecteur

    Du stade vers l’emploi, Busserade sert de vecteur

    Une parenthèse ensoleillée illumine les abords de la caserne du Muy.

    Comme si elle avait voulu saluer l’initiative de la Délégation régionale académique à la jeunesse, à l’engagement et aux sports (Drajes), la météo a dégagé le ciel de la Busserade, pour permettre aux ateliers de l’opération « stade vers l’emploi » de se dérouler au sec.

    Parmi les 85 personnes ayant répondu à l’invitation de la Drajes, France travail, l’Agence nationale du sport, les Entreprises s’engagent et de la Ligue Région Sud d’athlétisme, Axelle et Lila ont montré une belle application dans chacun des exercices proposés.

    « C’est une très bonne initiative, qui nous permet d’aborder de manière différente un entretien d’embauche. C’est cool de l’aborder comme ça », remarque Axelle, après s’être initiée au lancer et au sprint. Pour sa pote Lila, « le contexte est moins stressant qu’un entretien classique. Avec ces exercices, on entrevoit le travail en équipe et apprend à mieux se connaître ».

    La demi-journée de la Busserade a été possible aussi parce que la SCO Sainte-Marguerite a répondu à l’appel, en mettant à disposition des éducateurs et son matériel pour les ateliers d’une initiative « destinée à briser les barrières. Car durant les exercices, personne ne sait qui est qui », explique Philippe Lamblin, précurseur du programme et venu encourager les initiatives dans le Sud.

    Si personne ne sait qui est qui, c’est parce que, mêlés aux demandeurs d’emploi, se retrouvent des employeurs. « Chacun apprend à travailler en équipe autour d’un but sportif commun, sans savoir son rôle. L’employeur peut avoir ainsi une idée concrète des compétences des personnes à ses côtés », détaille Frédéric Caillol.

    Suivi en aval

    Le directeur de l’antenne marseillaise de France Travail indique que « des personnes qui sont sur le stade ce matin peuvent trouver un travail dès la fin de la journée. Et il y aura un suivi en aval, dans les jours et semaines qui suivent ».

    En 2025, 600 rendez-vous de ce type ont été proposés. La Région Sud en a organisé 47 et l’objectif est de passer, dès 2026, à 900 sur l’ensemble de l’hexagone, dont 70 dans le Sud. À chaque manifestation, un club partenaire est associé, qui bénéficie d’une dotation financière. Mardi, c’était la SCO Sainte Marguerite, avec le soutien de la Ligue d’athlétisme.

    « Nous avons ciblé des demandeurs d’emploi des 2e et 3e arrondissements de Marseille, dans un lieu symbolique de leur quartier. Cette dernière journée était l’occasion de donner un éclairage sur la manifestation qui, tout au long de l’année, a été possible grâce au concours de douze fédérations sportives. Et pour nous, c’est un budget de 23 000 euros qui a été consacré », explique-t-on à la Drajes.

    Après les efforts collectifs, les employeurs potentiels ont tombé le masque. Et les participants ont pu passer des échanges sportifs à des discussions plus axées sur les attentes des demandeurs d’emploi et les besoins des chercheurs.

    « Ces initiatives démontrent qu’il y a des capacités à proposer de belles manifestations et à mettre en route une dynamique », confie Isabelle Epaillard. Pour la préfète à l’égalité des chances, venue saluer les participants, « ces initiatives permettent de lever les préjugés, surmonter les timidités. À travers le sport, on se lâche et l’on se révèle dans un univers où le collectif est la force qui compte et permet d’atteindre des objectifs ».

    Depuis son lancement, « stade vers l’emploi a fait ses preuves. Permettant de changer les codes du recrutement. Près de 60% des participants ont trouvé un emploi à l’issue de ces journées », souligne Philippe Lamblin.

  • Courir pour se souvenir du génocide arménien

    Courir pour se souvenir du génocide arménien

    La Course pour la mémoire va prendre ses quartiers sur la corniche Kennedy. Comme depuis 2021, cette épreuve se tiendra en bord de mer, à Marseille, de Malmousque à Talabot. La ligne de départ/arrivée a été placée une nouvelle fois au niveau de la plage des Prophètes. Une boucle de 5 kilomètres mis en place, qui sera à parcourir deux fois pour les coureurs étant présent sur le 10 kilomètres.

    Cette course pour la mémoire est un support pour rendre hommage du génocide arménien. L’épreuve sportive a été créée, dans la cité phocéenne, 100 ans après les événements qui ont conduit à la mort de 1,2 à 1,5 million de personnes dans l’ex-empire ottoman. Une compétition qui se veut contre « tous les génocides et le négationnisme ».

    Des inscriptions records en 2025

    850 participants en 2024 et bien plus cette année. Les organisateurs de la course pour la mémoire ne s’attendaient pas à un tel afflux de personnes et ont dû boucler leurs inscriptions plus tôt que prévu. Ils seront précisément 2 070 au départ des trois différentes épreuves prévues dimanche matin. 1 282 dossards ont été vendus pour le 10 km, 508 sur le 5 km et 280 coureurs prendront part au 5 km marche. « Sold out cette année ! Si on avait continué à prendre les demandes, on atteignait les 3 000 ! » nous disait il y a quelques semaines Pascal Chamassian, fondateur et président d’honneur de l’association Courir pour la mémoire.

    Surtout que l’événement aurait dû se dérouler le mois dernier. Il était prévu le 19 octobre dernier, au cœur d’un mois de l’inclusion dont Marseille en rose et Marseille-Cassis étaient les courses majeures. Finalement, il se déroulera durant le dispositif La Voie est libre, ouvrant exclusivement la corniche aux piétons, vélos ou autres trottinettes. Avec pas plus de 10 degrés au thermomètre, d’après les prévisions, il faudra être courageux pour courir en bord de mer, ce dimanche matin.

  • Athlétisme : Lalie Carlier, sur le toit du Monde universitaire

    Athlétisme : Lalie Carlier, sur le toit du Monde universitaire

    Samedi, avec ses potes Nancy Poirot, Baptiste Civiale et Marc-Brille Tapoum, elle a été sacrée championne du Monde.

    « Sur le moment, j’ai eu du mal à réaliser ce que je ressentais. C’était puissant, touchant, intense. En fait, se retrouver sur la plus haute marche d’un podium mondial, cela ne se décrit pas. Cela ne peut que se vivre ! » Et Lalie Carlier vit intensément son bonheur de championne du Monde. Elle qui ne s’attendait pas à un tel sacre.

    Même si elle a déjà connu les podiums dans sa jeune carrière. « Je pratique le décathlon en club et j’ai déjà fait un podium, en championnat de France », se souvient-elle. Mais une médaille d’or mondiale, c’est une récompense que peu d’athlètes peuvent revendiquer dans leur carrière.

    De la danse au rugby

    Pour Lalie, c’est d’autant plus fort qu’elle n’est pas issue d’une famille de sportifs. « Mon père faisait un peu d’équitation, sans jamais faire de compétition. Et ma mère, à part un peu de danse, n’a jamais été attirée par une pratique quelconque », indique la Martégale.

    D’ailleurs, comme Stéphanie sa maman, « c’est d’abord dans la danse que je me suis épanouie. Classique, modern-jazz, hip-hop, j’étais une touche à tout. » Idem pour le sport. « Je suis curieuse de nature. Mais pour l’athlétisme, c’est à 16 ans que j’ai fait mes premiers essais, après avoir testé le rugby », se remémore-t-elle.

    Elle est repérée par Martigues sport athlétisme, après quelques épreuves en scolaires avec l’équipe du lycée Paul-Langevin. Et depuis un an, Lalie a intégré la SCO Sainte-Marguerite, « je fais mes études à Luminy, c’est plus pratique pour moi et j’ai un cadre parfait pour le décathlon », assure celle qui se voit bien « travailler dans l’événementiel sportif ».

  • Le TER à 1 euro roule aussi pour les clubs amateurs d’Occitanie

    Le TER à 1 euro roule aussi pour les clubs amateurs d’Occitanie

    On connaissait le train à 1 euro pour les jeunes, les billets à petits prix les premiers week-ends de chaque mois ou encore l’Occitanie rail tour l’été pour booster le tourisme. Mais beaucoup ignorent que le dispositif phare de la Région Occitanie est aussi disponible pour les clubs sportifs amateurs. Une mesure « unique en France ! », vante le vice-président régional, Kamel Chibli (PS).

    Depuis 2023, le train à un euro est proposé chaque week-end pour faciliter les déplacements aux quatre coins de l’Occitanie. Qu’ils pratiquent rugby, basket, foot, natation, tennis ou encore athlétisme… nombreux sont les sportifs qui se sont déjà laissés séduire. En 2 ans, entre 5 000 et 6 000 utilisateurs de 150 clubs ont opté pour le dispositif. C’est le cas du club d’athlétisme de Montpellier, où s’entraîne le décathlonien Kévin Mayer ou encore le club de rugby de Balma (Fédérale 2) qui se déplaçait dimanche 9 novembre à Gimont en TER. « Pour nous, le coût est 10 fois inférieur à la voiture », résume leur jeune vice-président Hugo Magieu. « Les horaires des trains, la proximité de la gare et du stade », sont des atouts qui ont séduit son homologue Élodie Kolbert.

    Dès la mi-novembre, un « site dédié » sera proposé par la SNCF pour « faciliter les déplacements des groupes en Occitanie », précise Gaël Barbier, directeur régional TER Occitanie de SNCF voyageurs. Signé avec la Région Occitanie jusqu’en 2032, ce partenariat sur les trains Lio a pour but de « faire changer les habitudes de mobilités qui concernent encore souvent la voiture qui émet 8,5 fois plus de CO2  », explique Gaël Barbier. « Fier » d’une mesure qualifiée de « conviviale », il assure que « l’engouement » des groupes scolaires ou sportifs a « quadruplé en 2 ans ».

    Une aide financière

    L’élu régional, Kamel Chibli, fait valoir un triple intérêt pour les clubs amateurs. « C’est un défi environnemental de faire baisser le bilan carbone, qui sécurise le déplacement des jeunes et financièrement avantageux pour les clubs dans un contexte difficile. » Il faut dire que le gouvernement a décidé la suppression du Pass’ sport pour les moins de 14 ans. Avec l’effondrement de l’Agence nationale du sport, il ne reste que peu d’aides publiques aux petits clubs. « La situation économique traversée pénalise le mécénat et le sponsoring. On assiste à un renchérissement des coûts de transports et de nourriture. L’économie globale du sport amateur est en difficulté », regrette Joël Castany, président de la Ligue Occitanie de rugby.

    Quand on sait que le transport fait partie des premiers postes de dépenses des petites structures, autant dire que le TER à un euro est une aubaine. Avec 17 000 clubs et 1,4 million de licenciés en Occitanie, le potentiel de développement est immense.

  • [Entretien] Ilias Fifa :« Une course difficile, ce qui la rend fantastique »

    [Entretien] Ilias Fifa :« Une course difficile, ce qui la rend fantastique »

    La Marseillaise : Vous venez de remporter le Marseille-Cassis dès votre première participation. Quelles sont vos impressions sur cette course ?

    Ilias Fifa : C’est une course difficile, ce qui la rend fantastique. Plus difficile qu’on pourrait y croire. Le col (de la Gineste) est sans aucun doute la parcelle la plus compliquée à passer. ça monte très rapidement sans qu’on ne s’y attende vraiment. Mais c’est une course où il faut rapidement prendre les devants. Sinon, la tâche est trop difficile. C’est rare de pouvoir rattraper son retard dans de telles pentes. Pour gagner, il faut être bien préparé, en force et en jambes. Je suis super content de ma performance, surtout quand on voit comment le public a été fantastique.

    Vous avez longtemps été poursuivi par le Marocain Mohamed El Talaoui et l’Ukrainien Mykola Mevsha. Qu’est-ce qui a fait la différence entre votre faveur ?

    I.F. : J’ai mieux abordé les deux derniers kilomètres que mes concurrents. Je savais que l’Ukrainien n’avait pas assez de ressources pour lutter dans un sprint final. Mais je devais faire attention à Mohamed, qui était capable de partir à n’importe quel moment. Alors, j’ai décidé de prendre les devants en m’échappant le premier. Et ça a payé.

    Qu’est-ce que représente une course comme Marseille-Cassis
    à vos yeux ?

    I.F. : Je trouve que c’est un type de course idéal pour se préparer avant un marathon. C’est d’ailleurs pour cela que j’ai choisi d’y participer. Je vais me lancer davantage sur des semi-marathons et des marathons dans les prochains mois. Le fait qu’il y ait des montées et des descentes, ça permet vraiment de tester la polyvalence d’un coureur.

  • Deux Bleues finissent sur le podium à Cassis

    Deux Bleues finissent sur le podium à Cassis

    Elles n’ont été battues que par la Kazakhe d’origine kenyane Daisy Jepkemei. Mélody Julien et Manon Trapp figurent cette année sur le podium féminin de la 46e édition du Marseille-Cassis. La première citée a pris la deuxième place (1’07’’17), à seulement 27 secondes de la gagnante. « J’aime bien les courses avec du dénivelé et des descentes. Ici, je me suis vraiment régalée dans la descente. Après le marathon [de Chicago, où elle a terminé à une excellente 10e place, Ndlr], je ne me suis pas beaucoup entraîné et comme j’adore la compétition, j’avais vraiment envie d’être là », raconte-t-elle la ligne d’arrivée passée.

    Manon Trapp était enthousiaste, à Cassis. Elle aussi spécialiste du marathon, la fondeuse de 25 ans a mis l’accent sur l’entraînement et venait dans les Bouches-du-Rhône pour prendre du plaisir. « Je voulais courir avec la forme du moment, je suis dans une optique d’entraînement pour la suite. Mon objectif c’est le marathon, mais je n’avais jamais fait cette course et ça me donnait envie. C’est un parcours atypique et j’aime bien me challenger sur ce genre de course », décrit-elle.

    Du plaisir pour Trapp

    Au final, c’est une 3e place à un peu plus de deux minutes du duo de tête. Le physique ne répondait pas complètement, mais elle n’a laissé transparaître aucune forme de regrets. « Je voulais faire quelque chose ici, mais j’ai vite senti que mes jambes n’étaient pas au taquet (rires). J’ai adoré les deux kilomètres avant le col, la vue sur Marseille était magnifique », complète celle qui s’est imposée récemment aux 20 km de Paris. Son but désormais ? S’aligner sur le marathon de Valencia, début décembre, réputé comme l’un des plus rapides au monde.

  • Franchir la ligne d’arrivée, un bonheur quasi unanime

    Franchir la ligne d’arrivée, un bonheur quasi unanime

    Vingt mille heureux au départ, devant le stade Vélodrome, un peu moins la ligne d’arrivée franchie, à Cassis. La montée vers l’obélisque de Mazargues, le col de la Gineste et sa descente puis ce piégeux final dans les rues cassidaines, les difficultés étaient, comme chaque année, nombreuses pour cette 46e édition du Marseille-Cassis. Un circuit qui casse les pattes, fait grimacer les visages et met à rude épreuve le mental de chacun. Après les vingt kilomètres d’effort, certains étaient épuisés ou soulagés d’avoir passé la ligne et d’autres ne laissaient rien paraître, comme si ces bornes effectuées n’étaient pas si éprouvantes que ça.

    Avant le départ, l’humoriste Arnaud Tsamère, engagé avec la Team Orange Running, faisait partie des sereins, ayant déjà fait la course en 2023. « Je connais la bête désormais. Elle est plutôt gentille, mais il ne faut pas être trop prétentieux. Je vais être prudent dans le col de la Gineste. » 1h29 plus tard, le longiligne homme de 50 ans arrivait à Cassis, dans un chrono de très bon niveau. Le vent a également voulu jouer les acteurs principaux lors de ce dimanche ensoleillé dans les Bouches-du-Rhône. Robin a demandé qu’on le prenne en photo devant l’arche d’arrivée puis a donné son ressenti sur sa course. « C’était magnifique avec les Calanques, le village de Cassis, mais c’était exigeant. Le vent, un coup il était de face, un coup de dos, c’était assez tourbillonnant tout au long du parcours. » Les mollets crispés dans le dernier kilomètre, il a lui aussi achevé son Marseille-Cassis en 1h29.

    Ils étaient les stars annoncées de cette édition 2025, les champions du monde Jimmy Gressier et Pierre-Ambroise Bosse ont couru, plutôt en douceur. Le premier cité a pris son temps et a qualifié son dimanche de « belle balade ». Le second a moins l’habitude puisqu’il était spécialiste des efforts courts (le 800m) : « C’était un soulagement de passer la ligne, je ne suis pas spécialiste des courses longues ! »

    François, dernier héros

    de la 46e édition

    La SCO Sainte-Marguerite était aussi représentée sur ce tracé avec notamment Nicolas, licencié sur la route, et Juliette, habituée au trail. Dans leur tenue rouge et jaune, ils racontent qu’ils ont couru « avec plaisir » et ont profité de « la fête qu’est Marseille-Cassis, avec le public poussant derrière [eux] et une organisation au top ». Le soulagement de s’être entraîné et d’avoir fait un bon chrono, c’est ce qu’ont eu Vincent et Michaël, deux amis au fort accent provençal. « Les cinq premiers kilomètres, c’était de l’échauffement, mais après le 7e c’était long. On était moins dans le rythme. Le vent de dos dans la Gineste a bien aidé, seul le dernier kilomètre était de face », détaillent-ils en cœur. Michaël a réalisé un très sérieux 1h11:58, seulement dix minutes après le vainqueur Ilias Fifa.

    Loin de Michael et Ilias, le dernier arrivant a aussi été mis à l’honneur. 4h14 après le départ depuis le boulevard Michelet, François, 84 printemps, a franchi cette ligne d’arrivée alors que les bénévoles commençaient à ranger les différentes infrastructures. Le coureur octogénaire a été accueilli par les deux speakers de l’événement et a montré que, boucler un Marseille-Cassis, reste possible pour n’importe quel individu.