Tag: associatif

  • Des animations pour valoriser la francophonie à Marseille

    Des animations pour valoriser la francophonie à Marseille

    La Maison de la Francophonie participe, ce vendredi 12 juin, à la Journée internationale de la Francophonie à l’Hôtel de Région, à Marseille. De 9h30 à 17h30, de nombreuses animations, rencontres et expositions, destinées à faire « découvrir la francophonie à Marseille et dans le monde », ponctueront cette journée.

    Rencontres et partage

    Parmi les temps forts, une dictée de la Francophonie, sur le thème « Le monde à venir », sera proposée à 10h (inscriptions ouvertes dès 9h30). À midi, le prix littéraire de la Francophonie sera remis à l’écrivaine Maria Larrea pour son roman Les gens de Bilbao naissent où ils veulent (Grasset). Les lauréats de la dictée seront ensuite récompensés à 12h15.

    L’après-midi sera marquée par une table ronde sur le thème « Génération Paix ! Contribution de la jeunesse pour un monde plus apaisé ». Diplomates, universitaires, étudiants et représentants associatifs « échangeront sur le rôle que joue la francophonie dans la promotion du dialogue et de la paix », avec l’ambition de faire émerger des projets concrets.

    La journée se poursuivra à 16h30 avec le défilé des « Marseillaises venues d’ailleurs », vêtues des tenues traditionnelles de leurs pays d’origine.

    Un pot de l’amitié clôturera ensuite l’événement. Tout au long de la journée, un espace dédié aux écrivains francophones, une exposition des artistes peintres de l’association « Vertiges en Provence », ainsi que plusieurs ateliers ludiques autour de la francophonie seront accessibles aux visiteurs.

    Hôtel de Région – 27, place Jules-Guesde à Marseille (2e).
    Entrée libre.

  • À Toulon, l’avenue de la République fait de la place au vélo

    À Toulon, l’avenue de la République fait de la place au vélo

    La maire de Toulon Josée Massi l’annonçait en exclusivité dans nos colonnes le 29 mai : la très réclamée piste cyclable sur l’avenue de la République va bel et bien être aménagée d’ici cet été. Une expérimentation en situation réelle qui répond ainsi à une très ancienne demande des associations et collectifs militant pour la création d’un réseau connecté permettant la pratique sécurisée du vélo et son essor comme mode de déplacement à part entière dans le Port du Levant.

    Une avancée que son prédécesseur Hubert Falco (DVD) avait toujours refusée ou renvoyée aux calendes grecques. Avec au final en 2023 une simple bande matérialisée sur le sol dans un seul sens.

    Son adjoint au transport d’alors, Yannick Chenevard, consentait en 2003, après le « Clou rouillé » qui venait d’être décerné à la ville, qu’il manquait effectivement un tronçon permettant de traverser Toulon par l’avenue de la République. Mais il ne pourra être réalisé que lorsque le deuxième tube de la traversée souterraine serait ouvert, justifiait-il.

    À Toulon, on dépasse les autos ?

    « Aujourd’hui avec 45 000 voitures qui passent sur l’avenue de la République, et il faut avoir un peu de bon sens pour comprendre qu’il serait extrêmement difficile d’installer une piste cyclable », poursuivait-il.

    Ce que l’équipe manquait donc, pour reprendre son phrasé, ce n’était pas de bon sens mais de volonté politique. Et surtout le respect de la parole donnée puisque le deuxième tunnel a ouvert en 2014 et que pour autant rien ne s’est passé.

    Ce qui n’est pas le cas aujourd’hui avec l’aménagement cyclable mis en œuvre.

    « On va voir ce que ça donne par rapport aux flux de voitures qu’amènent les embarquements de ferries. Mon objectif, c’est de faire des pistes cyclables continues, un réseau », explique Josée Massi. Et non plus de jolis tronçons non raccordés qui jettent brusquement le cycliste dans la circulation automobile.

    L’antenne de proximité de la métropole Toulon Provence Méditerranée va réaliser les travaux du 17 juin au vendredi 31 juillet, sauf intempéries.

    Alors même si ce dispositif est instauré à titre expérimental, les choses avancent dans le bon sens pour les cyclistes urbains. Le monde associatif ne cessant de saluer la qualité d’écoute de la municipalité sur ce sujet.

    La politique du tout automobile est en tout cas de toute évidence bien terminée. Sacrifier une voie de circulation au bénéfice des vélos est un signe fort.

  • Un programme estival entre culture, musique et traditions à La Ciotat

    Un programme estival entre culture, musique et traditions à La Ciotat

    C’est devant un parterre d’élus et de représentants associatifs que la mairie de La Ciotat a présenté, mardi soir, le programme des festivités estivales 2026. Une saison qui s’étire du 21 juin au 21 septembre et qui, selon le maire Alexandre Doriol (DVD), « s’articulera entre fêtes, culture, musique et tradition ».

    Au total, 150 manifestations sont au programme, accompagnées d’un guide de l’été gratuit tiré à plus de 10 000 exemplaires. « Notre ville est animée, voire un peu trop animée », a glissé le maire avec une pointe d’autodérision.

    La saison s’ouvrira avec la Fête de la Musique avant d’enchaîner sur un mois de juillet particulièrement festif : le Ciotat Jazz Festival du 5 au 9 juillet au Théâtre de la Mer, Musique en Vacances du 16 au 26 juillet avec I Muvrini, le festival Créole Karaïb Plage du 23 au 26 juillet, ainsi qu’Ibrahim Maalouf les 11 et 12 juillet. L’humour sera aussi de la partie avec Faut Rigoler le 6 août et la tournée Get up stand up le 18 août.

    Les traditions ciotadennes resteront au cœur du programme. Les fêtes votives des 15, 16 et 19 août proposeront bénédictions de bateaux et feu d’artifice tiré depuis la mer. Le 22 août, le Port-vieux accueillera la finale des Championnats de France de joutes nautiques.

    Côté sport, une nouvelle discipline fera son apparition cet été : le sandball, dérivé du handball qui sera représenté aux prochains JO. « Sans notre tissu associatif, nous ne serions pas la même ville », a conclu Alexandre Doriol, saluant les partenaires qui co-construisent chaque année cette programmation.

  • D’un mouvement de résistance aux grands « Soulèvements »

    D’un mouvement de résistance aux grands « Soulèvements »

    Nous retrouvons mardi matin les militants du Comptoir des idées devant le panneau d’expression libre de l’avenue Tessé, en pleine séance de collage et de distribution de tracts. L’objectif étant d’informer la population toulonnaise d’une nouvelle séance de réflexion et de débat à l’occasion de la ciné-rencontre du jeudi 21 mai à 20h30 au cinéma le Royal autour de Soulèvements, le film de Thomas Lacoste qui sera présent dans la salle.

    « Ce qui nous intéresse, c’est que ça touche autant à la protection de la planète que les droits humains », explique Guy Cochennec (Climat Zéro Fossile). Le militant associatif rappelle pour commencer la genèse : « L’idée est née au sein de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes après 2013, au moment où la police et l’armée se sont retirées. » La très riche vie communautaire qui y prospère alors va en être le ferment. Des voix s’élevant pour dire qu’il n’était pas possible de se séparer sans créer un mouvement pour continuer la lutte partout où ce serait nécessaire.

    Pour continuer le combat

    « Une fois mis en place, ils vont réagir très très vite à tout ce qui se passe », souligne-t-il. On va en effet les retrouver présent sur la A69, mais aussi sur les projets des méga-bassines et même à plus de 3 000 mètres au cœur du glacier de la Girose, sur le chantier de construction d’un téléphérique, « avec l’installation de tentes sur le seul endroit où les hélicoptères pouvaient se poser pour amener le matériel ».

    Le Comptoir des idées souhaite mettre en perspective tous ces combats et la réponse disproportionnée de l’État – pour rester dans l’euphémisme. Notamment sur la manifestation organisée à Sainte-Soline en 2023 et « la réaction d’un gouvernement pour casser le mouvement ».

    « L’année d’avant déjà, Darmanin avait mis en avant l’écoterrorisme pour permettre d’appliquer les lois d’exception à des activistes et préparer l’opinion publique », dénonce Guy Cochennec. 3 000 agents des forces de l’ordre vont être déployés face à 30 000 manifestants avec « la volonté de faire un exemple, de faire peur et mal avec des tirs tendus de lance-grenade ». Et de préciser : « Sur des images, on voit des gendarmes qui comme dans un jeu vidéo se congratulent lorsqu’ils font mouche sur un manifestant. » Résultat : plus de 200 blessés très graves.

    Et pendant qu’on parle d’écoterrorismes, on ne parle plus des crimes écologiques réels ceux-là qui sont commis sur l’ensemble de la planète.

    Tout cela devrait donner matière à débat dans la salle et inspirer, pourquoi pas, d’autres manières de mener le combat au travers des 16 portraits réalisés dans ce film. On retrouve notamment deux paysans : le père est à la Confédération paysanne, et son fils beaucoup plus radical… Le militant du Comptoir des idées conclut : « Il y a une solidarité, de l’émotion qui passe, il y a tout ce qu’on aimerait voir partout dans la société. »

  • Les élèves du lycée Bonaparte de Toulon vont courir contre la faim

    Les élèves du lycée Bonaparte de Toulon vont courir contre la faim

    Courir pour lutter contre la faim dans le monde : tel est le sens du projet mené par une classe de terminale ST2S du lycée Bonaparte, à Toulon. Mercredi, grâce à leur engagement, quelque 150 élèves et professeurs de l’établissement enfileront leurs baskets pour participer à une course caritative en faveur de l’ONG Action contre la Faim, afin de soutenir la lutte contre la sous-nutrition en République centrafricaine.

    Chaque participant courra en échange d’une promesse de dons, selon un système de parrainage assuré par des proches, des commerçants ou des acteurs locaux. C’est le principe des « Courses contre la faim » proposées par l’ONG, auxquelles participent chaque année plus de 248 000 élèves issus de 1 200 établissements. En 2025, ces courses ont permis de collecter près de 2,642 millions d’euros.

    Un projet construit dans

    le cadre scolaire

    À l’origine de l’initiative, Chahde. À 18 ans, cette future étudiante en santé découvre Action contre la Faim lors d’un forum associatif. L’idée lui vient alors de mener une action « qui compte peu à notre échelle, mais qui a un impact sur le monde », décrit-elle. D’autant plus que celle-ci s’inscrit dans le cadre d’un projet scolaire, partie intégrante du programme. « En terminale, ils apprennent à mener un projet de A à Z : respecter les étapes, faire un diagnostic du besoin, définir des objectifs, mettre en œuvre une action, puis l’évaluer à la fin, explique Jean-Marie Lebert, professeur de sciences et techniques médico-sociales. Ce projet donne un sens à l’approche théorique ».

    Aucune obligation n’est toutefois faite aux élèves de construire un projet caritatif. « Ce sont les élèves qui ont choisi », poursuit Jean-Marie Lebert. Et cela a du sens, car « ils sont destinés à travailler dans des structures sanitaires et sociales, où leur mission essentielle sera de mener ce type de projet pour leur structure. Je suis impressionné, car ce sont en plus des jeunes de milieux populaires, qui mènent des actions à destination d’autres personnes en difficulté ».

    Dans les faits, Chahde et ses camarades ont mené un véritable travail de terrain, particulièrement formateur pour leurs futures carrières. « Nous avons réalisé des sondages pour trouver des personnes intéressées, sensibilisé les élèves, démarché les commerçants pour trouver des sponsors et contacté les médias », détaille-t-elle. « Une vraie expérience de travail en équipe », dont la jeune femme, qui a décidé de s’engager au-delà du projet en devenant bénévole au sein de la délégation varoise d’Action contre la Faim, espère mesurer les retombées le jour J, même si aucun objectif de collecte chiffré n’a été fixé.

  • [Entretien] Julien Guimard : « Réinventer ici et ensemble, à son échelle, le monde de demain »

    [Entretien] Julien Guimard : « Réinventer ici et ensemble, à son échelle, le monde de demain »

    La Marseillaise : Vous êtes un militant associatif très engagé. Pouvez-vous nous rappeler votre parcours ?

    Julien Guimard : Oui, d’autant que les réalisations d’aujourd’hui sont l’aboutissement de 20 ans de travail sur le terrain, que ce soit avec la foire bio que j’ai lancée en 2003, mais aussi par rapport à tout ce que j’ai mis en place pour créer du lien sur le territoire. Notamment avec l’association la Vallée du Gapeau en transition, qui a fait plein d’étincelles. Toujours dans cette idée de donner des moyens d’agir concrets aux acteurs d’un territoire. C’est comme ça qu’on a créé, entre autres, le magasin biocoopératif et la monnaie locale : la Fève.

    Et aujourd’hui, vous publiez
    «
     À l’aube de nos territoires »*, votre nouveau livre…

    J.G. : C’est un livre de portraits conçu à quatre mains avec des amis tout autant engagés, qui souhaitent, eux aussi, à leur échelle, répondre aux enjeux de notre époque. Je me suis occupé de l’écriture des textes, qui sont accompagnés des photographies de Virgil Prudhomme et des aquarelles de Canelle Mingo. L’ensemble a été construit, mis en page et articulé par Aurélien Prudhomme, designer graphique. J’ajoute qu’il a été imprimé dans la région. Il est le reflet de toutes ces années de militantisme pour montrer toutes les richesses du territoire, mettre en lien les consommateurs et les producteurs. C’est un petit peu l’actualité du moment.

    Que raconte ce livre ?

    J.G. : Nos rencontres avec des producteurs de la région, du département. Et parmi ces personnes, il y en a que je connais depuis 2 ans, 6 ans, 10 ans… Ce qui m’a permis de prendre le temps de vraiment avoir des discussions profondes avec eux.

    J’avais vraiment envie de raconter leur histoire et de montrer qu’ils ont un savoir-faire extraordinaire. On a l’une des meilleures permacultrices de France, un apiculteur formateur qui a une connaissance incroyable de l’abeille. Ou encore, par exemple, des gemmothérapeutes qui font du soin avec les bourgeons. Je voulais vraiment mettre en lumière tous ces gens-là. Sans cacher, bien sûr, leurs difficultés, mais on a souhaité surtout montrer de belles choses. Et je pense qu’à l’époque qu’on traverse, c’est important de montrer aussi de belles choses sur le territoire, de créer du lien et des rencontres plutôt que d’attiser les peurs. C’était ça, l’idée première.

    L’échelle locale trouve sa véritable valeur correctrice lorsque nous remettons en cause nos systèmes de production ravageurs et nos habitudes de consommation à outrance. Au-delà du simple « faire et consommer local », la dimension nourricière implique de réfléchir ensemble aux manières de produire et de se nourrir autrement, en respectant le vivant et les communs sur un territoire donné. Appuyés par des dynamiques citoyennes, de nombreuses villes et territoires prennent ainsi conscience des enjeux du système alimentaire, pour la prospérité des sociétés à venir, et tentent d’y répondre, affichant ainsi une volonté commune forte. L’objectif étant de mutualiser nos connaissances, agir d’une même voix, ici ou ailleurs, riches de nos origines, cultures ou situations socio-économiques variées. Vitaliser le territoire et réinventer ici et ensemble, à son échelle, le monde de demain… Un programme vaste et motivant !

    J’imagine que ces alternatives seront au cœur de la prochaine foire bio de Signes…

    J.G. : Bien sûr, d’autant que, pour cette nouvelle édition qui va se dérouler les 23 et 24 mai, nous aurons comme invité d’honneur l’écrivain, réalisateur, poète et militant écologiste Cyril Dion. Il donnera deux conférences ayant pour thème « D’un monde à l’autre : le péril écologique nous confronte aux limites de notre planète ». La première sur place le samedi à 11h et le soir au jardin remarquable de Baudouvin, à La Valette.

    L’occasion, là encore, de montrer que nous sommes au bout d’un modèle et qu’il reste une nouvelle société à inventer en remettant l’économie à sa juste place. En attendant, pendant deux jours 100 à 120 exposants seront présents, avec des producteurs bio, des artisans-créateurs et beaucoup d’associations. L’idée est de créer une bulle qui montre un petit peu tout ce qu’il y a sur le territoire en matière de savoir-faire et de créativité, tout en offrant des moyens d’agir à celles et ceux qui souhaitent s’engager.

    *Précommandes sur : ulule.com/alaubedenosterritoires

  • À l’Estaque, les riverains plaident pour un littoral associatif et populaire

    À l’Estaque, les riverains plaident pour un littoral associatif et populaire

    Tous aux quais ! Retrouvailles à la mer », tel est le nom que le collectif Faites le Grand Estaque avec nous ! (Faites GEAN !), composé d’une trentaine d’associations, donne à sa nouvelle action, organisée samedi au 149 plage de l’Estaque, au pied du symbolique « camembert de Cousteau » (16e), de 10h à 20h.

    Ouvert à tous et construit en écho aux manifestations tenues les 13, 14 et 15 juin derniers, le rendez-vous « festif et familial » porte une grande ambition : « Célébrer » le partage du littoral nord en « montrant que certains espaces peuvent être réinvestis par les habitants et les savoir-faire locaux », souligne Michel Teule, de la Fédération des comités de quartiers (CIQ) du 16e arrondissement. Spectacle, conférence, balades en bateaux, inventaire botanique, flash mob par les jeunes du Centre social de l’Estaque… La journée sera animée par l’ensemble des associatifs membres du collectif, venus témoigner de la potentielle « rentabilité sociale » d’un espace pour l’heure « inexploité » par le Grand Port maritime de Marseille (GPMM), propriétaire du foncier.

    En juin dernier déjà, les associations de riverains s’étaient unies pour organiser un week-end festif afin de réclamer de nouveaux travaux autour de l’Estaque et un meilleur accès à la mer. Les habitants se désolaient alors que les engagements pris pour l’aménagement du Grand Estaque ne soient pas tenus. Ils lançaient du même coup leur mot d’ordre, désormais monté en collectif : « Faites le Grand Estaque avec nous ! ». En août, Faites GEAN ! avait réaffirmé sa volonté de faire vivre le secteur, prônant la sauvegarde du « camembert de Cousteau » (16e), propriété du GPMM et menacé de démolition. Un point aujourd’hui « en bonne voie », selon Michel Teule.

    « Rendez-nous la mer »

    Mais la revendication de ce week-end dépasse celle de l’exploitation du « camembert » : il s’agit de réclamer un meilleur aménagement du littoral au global, pour permettre un meilleur accès à la mer. « C’est honteux que le seul endroit où on nous laisse nous installer soit entouré de grillages, s’indigne Marie Prost-Coletta, vice-présidente de l’association Cap au nord. Nous ce qu’on veut c’est la mer, rendez-nous là ! »

    Le collectif évoque notamment l’exploitation du quai de la Lave (16e), investi pendant plusieurs semaines par les membres de la Flottille partie pour Gaza, le 4 avril. Un épisode que Michel Teule tient pour preuve de la possibilité d’une exploitation sereine et populaire des lieux. Faites GEAN ! appelle, dans les plus brefs délais, à une réunion tripartite, entre le GPMM, la mairie de secteur avec la mairie centrale et le collectif des habitants afin de réfléchir sur la manière dont doit s’organiser la modélisation du littoral. Le collectif de riverains, soutenu par Jean-Marc Coppola, nouveau maire des 15-16 (PCF), espère obtenir l’appui de la mairie centrale.

  • À Avignon, un nouveau bureau régional pour France Nature Environnement

    À Avignon, un nouveau bureau régional pour France Nature Environnement

    Alain Collomb et Patricia Détry assurent depuis ce jeudi 9 avril la coprésidence de France Nature Environnement (FNE) suite à son assemblée générale. Ils succèdent à Gilles Marcel, qui reste cependant toujours dans le bureau directeur.

    Ils vont ainsi continuer à porter les nombreux combats et actions de la fédération des associations de protection de la nature. L’organisation coordonne pas moins de 250 structures sur le territoire et les accompagne parfois dans des actions en justice. Avec quelques priorités. À commencer par le renforcement des liens entre les équipes salariées, qui sont une dizaine en Paca, et les nombreux bénévoles. « On souhaite rendre encore plus fluide cette interconnexion. Car l’un sans l’autre, on ne fait rien », précise Alain Collomb.

    Autre point, les actions auprès de la population, et en milieu scolaire, dans les lycées par exemple, « pour faire comprendre aux gens ce qu’est l’impact de l’environnement sur le bien-être général, pas sur une maladie en particulier, sur le bien-être général. Ce sont des changements de mode de pensée que tous les gens ne comprennent pas et qu’il faut arriver petit à petit à faire comprendre, notamment aux plus jeunes, pour ensuite prendre la relève », poursuit Alain Collomb. Patricia Détry plaide pour « monter un catalogue d’actions qui fonctionne dans les territoires » en promouvant « des valeurs inspirantes pour les aménagements futurs ».

    Menaces

    de l’extrême droite

    Des activités qui sont, comme beaucoup d’autres structures du monde associatif, menacées par les baisses de subventions. Mais encore plus avec une montée d’un climatoscepticisme venu de l’extrême droite qui se glisse dans le discours et dans les décisions d’autres formations politiques. « Il y a eu par le passé des évolutions qui ont été faites avec des gouvernements de droite, par les gouvernements de gauche. Et là, maintenant, on a une remise en cause qui vient de l’extrême droite et qui est de plus en plus portée par une droite plus classique », expose le président sortant Gilles Marcel. Il cite en exemple la décriée loi Duplomb, qui vise à réautoriser l’usage des insecticides néonicotinoïdes pour les cultures de la betterave sucrière. « Il y a des choses qui se passent qui sont totalement déconnectées du réel. Donc on doit mobiliser les citoyens, on ne parle pas qu’aux oiseaux ou aux lézards ! », conclut-il.

  • Gaby Charroux rassemble et barre la route au RN

    Gaby Charroux rassemble et barre la route au RN

    « Martigues la républicaine a résisté ! », s’exclame Gaby Charroux, dimanche soir à l’hôtel de ville de Martigues, juste avant de partager sa victoire avec ses soutiens venus nombreux. Le maire (PCF) sortant a récolté 44,14% des suffrages au second tour, loin devant le député RN Emmanuel Fouquart (35%) et Jean-Luc Di Maria (20,81%).

    Fraîchement réélu, l’élu communiste n’a cessé de marteler, face à la presse, que cette victoire est avant tout un moment avec « beaucoup d’affection, d’amour et d’enthousiasme », se livrant à de nombreuses accolades et embrassades, avant d’ajouter qu’il s’agit aussi d’une « étape », avant « le travail qui commence maintenant pour porter ensemble notre projet avec la population ».

    Gaby Charroux considère que « Martigues a résisté à la haine, au rejet de l’autre, est restée fidèle à ses valeurs », estimant que « la politique n’est pas promettre, ni jouer sur les peurs ou flatter les plus bas instincts, mais c’est bâtir un projet de société ». Et d’insister : « La politique n’est pas seulement gagner une élection, mais agir concrètement pour que chacun vive mieux (…). Nous respecterons toutes les promesses que nous avons faites. Ce n’est pas un jeu, cela demande de la rigueur et de la compétence. C’est une vision que l’on a et que les Martégaux partagent. »

    Soulagement du monde associatif

    De nombreux acteurs de la vie locale étaient présents, notamment dans le monde associatif. « Nous sommes rassurés pour les gens que l’on aide car nous savons que le soutien de la Ville sera pérennisé », se réjouit Jeanine Incorvaïa, du Secours populaire. Même sentiment pour Francis Fournier, du comité de vigilance postale : « Nous avons gagné deux combats : celui pour la Poste et celui pour la Ville. » Cette dernière les a soutenus dans leur combat pour la Poste de Ferrières.

    Un « grand ouf de soulagement » aussi pour Catherine Lecoq, comédienne et syndicaliste CGT. « C’est un bon signal pour le monde de la culture, nous allons pouvoir continuer à créer du lien, à faire en sorte que les humains se parlent, se reconnaissent, voire s’aiment », développe-t-elle, parlant aussi de « liberté artistique et de parole, d’émancipation, d’ouverture d’esprit » sauvegardés.

    Un autre travail qui commence

    La culture, mais aussi le sport. Clémence Calvin, athlète martégale et championne de demi-fond, estime que « toute l’énergie de Martigues ne pouvait pas se convertir autrement qu’en renouvelant sa confiance à Gaby Charroux ». « Sa réélection préserve le sport et l’inclusion universelle par le sport dans toute la ville, grâce au soutien du secteur social, qui est un vivier de sportifs. C’est la culture sport qui infuse par là », développe l’athlète.

    Cette réélection est, pour beaucoup, une étape avant un autre travail à mener, comme le disait le maire. « En même temps, nous sommes rassurés et inquiets de la progression de l’extrême droite », nuance Daniel Bretonnès, secrétaire général de l’Union locale CGT de Martigues. Un sentiment partagé par Pierre Dharréville, de la direction nationale du PCF, réélu au conseil municipal : « Nous savons qu’il y a beaucoup de travail devant nous », même si « la volonté de poursuivre les politiques de solidarité s’est exprimée ».

    Un nouveau mandat s’ouvre sous le signe du renouvellement avec une nouvelle place accordée à la jeunesse. « C’est parti pour Martigues nouvelle génération ! » se réjouit Najla Er Rachdi, jeune martégale membre de la « team coco », de jeunes militants ayant accompagné le maire dans sa campagne. « Je suis très contente du résultat après tant d’efforts, c’est une bouffée d’air pour Martigues avec tous ces nouveaux projets pour les jeunes », lance-t-elle.

    Gaby Charroux l’assure : « Le projet que nous avons présenté va être mis en application, avec une équipe renouvelée. »

    Le conseil municipal d’installation est programmé vendredi 27 mars, à 17h30.

  • Les grimpeuses prennent l’ascendant sur les préjugés à Gap

    Les grimpeuses prennent l’ascendant sur les préjugés à Gap

    « Est-ce que celles qui voudraient faire de la course d’arête peuvent s’avancer ? » Ce mercredi soir au Café des Familles, comme tous les 18 du mois, le collectif des grimpeuses et montagnardes de Gap se réunit. Créé par plusieurs grimpeuses du Club Alpin Français (CAF), il permet à toute femme intéressée, de Gap ou du coin, d’organiser ensemble des sorties en montagne. « L’idée ce n’est pas d’interdire aux hommes d’y participer mais on veut que l’initiative vienne de nous », explique Pauline, l’une des créatrices du collectif.

    Se sentir capables

    Une volonté qui vient d’expériences partagées dans les sports de montagne, où le leadership est souvent pris par les hommes. « Dans un sport comme l’escalade de falaise, dans un binôme, il y en a toujours un devant qui prend plus de responsabilité pour ouvrir la voie, explique Elodie, venue pour la premier fois ce mercredi soir. Ce sont très souvent les hommes qui le font. Organiser l’escalade entre femmes permet d’être moins chapeautées par les présences masculines et se sentir capable et légitime de le faire. Bien souvent on est capables et pourtant ce sont les hommes qui font. » Après l’organisation des sorties, s’ouvre le repas partagé autour d’un moment de musique. Le but est aussi de créer du lien et de la solidarité. « Ce samedi, j’ai demandé aux filles de m’apporter des gâteaux à mon stand au marché de Gap. J’y récolte de l’argent pour aider une grimpeuse népalaise qui vient d’arriver, à se former comme guide de montagne », explique Pauline. Après la soirée, les activités sont organisées sur le groupe Whatsapp. À vos agendas !

    Pour tout renseignement : page Facebook dédiée ou écrire à grimpeuses.gap@gmail.com