Tag: art

  • L’art met en scène les cultures méditerranéennes

    L’art met en scène les cultures méditerranéennes

    L’événement « Méditerranée bord à bord », exposé au Polaris d’Istres met à l’honneur la Méditerranée. « Polaris est un centre d’art contemporain qui a toujours cherché l’ancrage dans la question de l’héritage et de la filiation » rappelle la directrice artistique, Catherine Soria. Ce projet valorise l’ancrage antique dans l’art contemporain pour « traiter les questions de flux et d’ouverture multiculturelle du pourtour méditerranéen », développe-t-elle.

    Gianni Dessi donne le ton

    Jusqu’au 4 avril, le premier volet s’ouvre avec l’exposition Terra Terre de Gianni Dessi. Partisan du renouveau de la peinture italienne des années 1970-80, cet « artiste contemporain avec une touche classique », décrit Catherine Soria, « lie la tradition à la modernité de la peinture ». Du sol au plafond, Gianni Dessi joue avec l’optique et l’espace dans une scénographie propre à son art. « Une mise en bouche » du deuxième volet.

    Grecs, marocains, tunisiens… Les vingt artistes méditerranéens seront exposés dès le 16 mai. Cette fois, la scénographie fera ressortir la mixité culturelle du pourtour méditerranéen. « D’un bord à l’autre, ces cultures sont à la fois communes et différentes », explique la directrice artistique, « reliées par un passé commun ». Les matériaux incarnent aussi ce message : « Parler de la culture méditerranéenne, c’est parler des savoir-faire : la terre rouge, la céramique, le marbre, la fresque au henné…», appuie Catherine Soria.

    Entrée gratuite

  • Deux nouvelles œuvres intègrent les collections du musée Fabre

    Deux nouvelles œuvres intègrent les collections du musée Fabre

    Deux œuvres qui illustrent la nouvelle orientation voulue par Juliette Trey, directrice de l’institution.

    « L’acquisition d’une œuvre d’Élisabeth Vigée-Lebrun traduit notre volonté de mieux représenter les artistes féminines, quasi absentes de nos collections », explique la directrice. « Les musées doivent être pleinement acteurs de la société contemporaine ». L’Allégorie de la Poésie est une œuvre qui s’inscrit dans le genre de la peinture d’histoire, extrêmement ambitieuse pour une artiste qui, par la suite, a surtout travaillé dans le portrait. Élisabeth Vigée-Lebrun est aujourd’hui reconnue comme l’une des plus grandes portraitistes du XVIIe siècle : admise à l’Académie royale de peinture et de sculpture, elle a notamment peint à de nombreuses reprises Marie-Antoinette.

    La seconde œuvre, Le Petit Chat de Paul Gauguin, est prêtée pour quelques mois par les descendants de Gustave Fayet,
    son premier propriétaire. Visible jusqu’en septembre en salle 41, ce tableau a une particularité intrigante : les analyses radiographiques révèlent que l’œuvre provient d’un fragment de toile plus vaste. Pour une raison encore inconnue, il semble que Gauguin ait découpé un tableau, peut être une nature morte de grande taille comme le suggère l’échelle des fruits représentés, avant d’y ajouter le chat. Le tableau date de 1888, année de la seconde visite de Paul Gauguin au musée Fabre, aux côtés de Vincent Van Gogh. Cette œuvre raconte un duo majeur de l’histoire de l’art, au cœur d’un moment fondateur que l’institution montpelliéraine choisira de mettre en lumière dans une exposition prévue en 2028.

  • L’art brut, verso du monde ordinaire

    L’art brut, verso du monde ordinaire

    Composée de 60 œuvres originales, mêlant des supports et des médiums variés, cette exposition donne à voir des univers singuliers et sans filtre : ceux d’ouvriers, comédiens et techniciens des Esat Ateliers Kennedy et La Bulle Bleue, structures où des personnes en situation de handicap travaillent dans un cadre protégé. Depuis 2021, ces travailleurs participent aux ateliers créatifs animés par l’artiste Mathieu Renault dans le cadre du dispositif de l’Adpep 34 (Association départementale des pupilles de l’enseignement public de l’Hérault). « On ne cherche pas une orthodoxie des gestes », assure l’artiste. Les œuvres exposées donnent accès à des univers intérieurs bruts, qui ne cherchent pas à rentrer dans des cases sociales ou académiques. L’exposition bouscule ainsi la hiérarchie implicite entre art « légitime » et création populaire, questionnant les normes qui définissent ce qui mérite ou non d’être exposé, ou ce qui relève du « monde ordinaire », ou non…

    À voir jusqu’au 12 février, à l’espace Saint-Ravy.

    Entrée libre.

  • Un temple des arts équestres à Béziers

    Un temple des arts équestres à Béziers

    Fin 2025, Firmin Gruss, le directeur de la célèbre compagnie circassienne et fils du fondateur Alexis Gruss, a présenté un projet d’envergure mené en partenariat avec la Ville de Béziers : un conservatoire des arts équestres et de la piste sur un terrain de 13 hectares à l’entrée de Béziers.

    Présenté par la Ville comme un « ensemble architectural audacieux », ce futur sanctuaire, dont la construction devrait débuter en 2028 pour un peu plus d’un an et demi, vise à « préserver, transmettre et faire rayonner les savoir-faire liés au cheval ». Le conservatoire accueillera donc des festivals et spectacles équestres mais aussi une collection d’objets, d’archives et de témoignages liés aux métiers du cheval. À travers des technologies immersives, les visiteurs pourront découvrir les traditions équestres et le savoir-faire des selliers, bourreliers, maréchaux-ferrants, palefreniers, soigneurs, etc. La famille Gruss souhaite aussi faire de ce sanctuaire, un lieu de formation aux arts du spectacle pour les chevaux comme pour les cavaliers à travers des master-classes animées par des figures du monde équestre.

    Près de 20 millions d’euros à investir par la famille Gruss et la Ville

    Côté financement, 19,5 millions d’euros seront nécessaires. La famille Gruss a annoncé investir 16 millions d’euros, complétés par la Ville de Béziers avec 3,5 millions, notamment prévus pour l’achat des terrains et l’aménagement des voiries. L’agglomération voit en ce projet une opportunité de diversifier son offre touristique et de générer de nouvelles retombées économiques.

  • Nouvelle œuvre œcuménique à Paoli-Calmettes

    Nouvelle œuvre œcuménique à Paoli-Calmettes

    Vingt-cinq ans après la création du lieu de recueillement multiconfessionnel de l’Institut Paoli-Calmettes (IPC) (9e), Michelangelo Pistoletto, son fondateur, ajoute à sa création une nouvelle œuvre d’art. Au rez-de-chaussée de l’IPC 1, suspendu au plafond au milieu d’un étage balcon, trône désormais un signe du « troisième paradis », constitué d’une suite de tissus multicolores. Considérée comme « le symbole universel de la création au service l’humain », l’œuvre comprend les deux boucles du signe infini, au centre desquelles est ajoutée une troisième, symbolisant une « nouvelle harmonie de vie ». « Ce lieu avant-gardiste de recueillement a été crée pour que les patients qui rencontrent le cancer aient accès à un lieu de paix, qu’ils croient ou non en Dieu, détaille Dominique Maraninchi, ex directeur de l’IPC. Vingt-cinq ans plus tard, nous nous sommes rendus compte que le lieu était encore très fréquenté, donc on a voulu étendre le projet. » L’idée est donc, grâce à cette nouvelle structure artistique, de rendre cet espace plus visible, tout en lui apportant une nouvelle dimension « d’espérance ». Car « quoi qu’en disent les défaitistes, la lutte contre le cancer a progressé », s’enthousiasme Dominique Maraninchi.

    Ode au vivre ensemble

    Pensé comme espace accessible à tous, le lieu de recueillement comprend quatre espace de prière, respectivement destinés aux croyants bouddhistes, musulmans, juifs et chrétiens. Chaque case de méditation est séparée d’une paroi trouée, marque d’un dialogue continu entre les différents cultes. « Ça n’est pas anodin qu’un tel lieu existe à Marseille. On se taquine mais cela fait 2 600 ans qu’on vit tous ensemble. D’autant que dans la maladie, croyant ou non, on est tous pareil », note l’ex directeur. Et Norbert Vey, actuel directeur de l’institut d’ajouter : « C’est un grand moment de fierté pour nous, d’apporter un projet innovant et créatif. »

  • Le parcours d’art public célèbre cinq fois Pagnol à Aubagne

    Le parcours d’art public célèbre cinq fois Pagnol à Aubagne

    « Chaque fois qu’on va passer devant ces œuvres, on va identifier Aubagne à l’argile, à Marcel Pagnol. Et puis nommer, c’est faire exister. On veut faire exister cette culture et ces œuvres », déclare, jeudi, le maire (LR) Gérard Gazay. Dans le cadre de la célébration des 130 ans de la naissance de Marcel Pagnol (Aubagne 1895), cette année, la Ville, sur une idée de Philippe Amy, adjoint délégué à la culture a lancé il y a quelques mois un appel à projets pour un parcours d’art public urbain. Sur 100 candidatures, cinq projets ont été retenus par un jury. La Ville a proposé des lieux, et chaque artiste a choisi celui qui l’inspirait pour sa création. Sous un ciel chargé de nuages, parfois troué par les rayons du soleil, la visite du parcours d’art s’est faite au pas de charge…

    Manon contemporaine

    Dénommé Réanimation murale, le trompe-l’œil réalisé par Docteur Colors, deux artistes muralistes de Roubaix, a en effet réveillé le mur jusque-là aveugle et gris de la maternelle Antide-Boyer. Les artistes muralistes ont représenté une bibliothèque aux couleurs vives, où les livres de Marcel Pagnol occupent une large place. À quelques pas de là, sur la façade de l’Espace des Libertés, l’artiste plasticien lillois Grégory Valentin a, par son travail, ouvert en quelque sorte un livre de Marcel Pagnol. Il reproduit, en lettres rouge sombre découpées dans une tôle d’inox, un poème inédit de l’écrivain, confié par Nicolas, petit-fils de l’académicien. Il l’a baptisé La cigale. Cette cigale chante la musique des mots de Pagnol, « dans une dentelle de lettres. L’idée est de pousser le spectateur à déchiffrer, faire une pause, et apprécier le texte. À travers mon travail, je veux que l’on voie la littérature autrement, avec une dimension esthétique, graphique et artistique », livre l’artiste. Elle a quitté les pentes odorantes du Garlaban. Elle s’est aventurée en ville. Elle est là. Manon des sources. Le regard droit et fier, la silhouette mince et cambrée, la farouche et libre Manon se dresse, espace Lucien-Grimaud. Elle porte boucles d’oreille, baskets, et une robe simple, comme effilochée. Haute de 3 mètres, réalisée en acier Corten, qui va se patiner avec le temps, du roux au brun, elle a été conçue par Christophe Milcent. « Je trouvais que Manon des sources, par sa force de caractère, sa manière de ne pas être soumise à la parole patriarcale, collait bien avec notre époque », explique l’artiste nantais. Place Pasteur cette fois, Fouch, artiste lyonnais, a créé À nos enfances et leurs collines.

    Une œuvre qui représente, en silhouettes épurées, une famille, main dans la main, qui partirait se balader dans la colline. « Je joue avec ce vide, qui crée la suggestion. L’œuvre vit avec la ville et son environnement », dit l’artiste. Mais l’environnement parasite aussi l’œuvre. Avenue des Goums, Frédérique Fleury, plasticienne (Rhône), a placé Garrigue. Un triptyque totémique en céramique, haut de 3,57 mètres. « Je voulais utiliser des couleurs gris vert subtiles, en accord avec le Garlaban en fond. J’ai souhaité faire une œuvre présente, mais pas envahissante car pour moi l’art doit aussi faire partie du paysage », estime l’artiste.

  • Des étoiles et des méduses, Pascaline Zicavo accueille Bernard Moninot

    Des étoiles et des méduses, Pascaline Zicavo accueille Bernard Moninot

    Ce sont des rythmes, une respiration, des dimensions ironiques ou bien des couleurs festives. C’est sensuel, fluide et imprescriptible. L’élégance et la fraîcheur du blanc des murs finement repeints évitent les écueils, le minimalisme ou bien l’abstraction rigides : une joyeuse cohérence s’impose clairement.

    Pascaline Zicavo est née en 1962 à Nice. Dans le commerce de l’art, elle est tardive. Plutôt nomades, ses parents lui ont donné la chance d’une double culture, elle a vécu à Barcelone jusqu’à l’âge de 17 ans. Franco-espagnole de cœur, elle parle volontiers avec autrui. À cause de leurs qualités graphiques, elle continue d’aimer acheter des livres d’enfant. Très jeune elle a passionnément fréquenté Vence et Saint-Paul de Vence, la galerie Chave et la Fondation Maeght. Elle estime que son défaut majeur serait d’être trop réfléchie, plutôt méticuleuse.

    Pour appréhender le monde, sa plus fidèle clef reste sa formation scientifique : elle a poussé loin ses études de biologie à Luminy, elle s’est durablement et volontiers vouée à son métier d’ingénieure. Jusqu’à ce que surviennent des ruptures dans sa vie. Un ancien atelier d’artiste s’étant libéré, elle a soudainement décidé en 2008 d’ouvrir une galerie. Son lieu craignit longtemps le qualificatif d’« invisible » qu’elle lui avait donné, à la fois par sincérité et par goût de la provocation.

    Foires et Salons, décentrements

    On a souvent pour axiome qu’une « vraie » galerie ressemble à sa galeriste. Pour elle et ses artistes, ce fut une chrysalide, un creuset. Son quartier s’est transformé : quand elle inaugure son espace, le Panier n’a pas la capacité d’attraction qu’il développe pour le meilleur et pour le pire, depuis 2013. Au fil des ans, la donne s’est éclaircie, Pascaline Zivaco a noué de solides complicités avec des collectionneurs privés, avec les Amis du Frac-Sud de Catherine Bollini, le Château de Servières de Martine Robin, la Chapelle des Pénitents Noirs d’Aubagne de Coralie Duponchelle ainsi qu’avec la galerie La Nave Va de Pierric Paulian. Avant qu’il ne quitte Marseille, le directeur du Frac, Pascal Neveux l’a convaincue d’accroître ses potentialités et de louer un stand à Paris pendant le Salon de Paris Drawing Room de mars 2024, avec une exposition solo d’Olivier Gruber, l’artiste-phare de sa galerie.

    Prendre le risque de montrer des artistes hors Marseille est une question de survie, le marché local est terriblement étroit. Le franc succès du premier essai l’a conduit à renouveler l’expérience dans d’autres cités européennes, Bruxelles en octobre 2024, ensuite Lisbonne et Santander en juillet 2025. Pour l’édition 2026 de Drawing Room, Invisible Galerie espère être sélectionnée : son projet regroupe des travaux d’Olivier Gruber, Joseph Dadoune et Guillermo Peñalver.

    L’exposition qu’elle présente actuellement autour de Bernard Moninot, artiste proche de Bernard Noël et de Jean-Christophe Bailly, exposé à la Fondation Maeght en 2022, s’est décidée en écho avec les manifestations programmées par le Cipm de la Vieille Charité autour de Liliane Giraudon, sa commissaire Cécile-Marie Castanet l’a aidée pour le choix des œuvres. « Ombre sonore » réunit une trentaine de petits formats à l’intérieur desquels on retiendra deux étonnantes merveilles. D’abord les très fines structures d’un objet multidirectionnel qui assemble des cordes de piano et d’énigmatiques formes étoilées de cinq millimètres de diamètre, des fossiles de pentacrine dont l’improbable survivance date de deux cent millions d’années ; pendant son enfance dans le Jura, leur assembleur aimait les collecter lorsqu’il les découvrait parmi les vignes après des heures de pluie,

    Ensuite, réalisée en avril 2025, une série de quatorze formats titrée Méduses. Quand bien même on aperçoit conformément à l’iconographie de la Renaissance des visages mortels et des têtes coupées en surimpression sur un fond noir, rien n’est exactement tragique dans l’apparition des fils lumineux de ces très singulières et très fascinantes bestioles : Bernard Moninot aime dire qu’une écoute, une perception aigüe des formes de l’univers sont beaucoup plus riches et inventives que notre imagination.

    Exposition Bernard Moninot, 2 rue du Petit Puits jusqu’au 29 novembre, ouvert du jeudi au samedi de 14 à 18h,
    tél : 06.18.17.27.82

  • La culture mexicaine se célèbre pendant 3 jours

    La culture mexicaine se célèbre pendant 3 jours

    La rue Mignet, de la chapelle de la Visitation jusqu’à la place des Prêcheurs à Aix-en-Provence vibre dès ce vendredi et jusqu’à dimanche au rythme de la culture mexicaine. Le festival Día de los Muertos, inspiré directement de la fête mexicaine du même nom est à l’honneur pendant trois jours pour une quatrième édition.

    Faire découvrir la tradition

    Organisée par Maix’Art, une marque locale qui met en avant l’art et l’artisanat français et mexicain fondée par Daniela Campirano avec le soutien de la Maison de l’Espagne, de Panaca ou encore de la Mexithèque cette célébration à pour objectif de faire découvrir une tradition. « C’est une fête que j’aime beaucoup dans mon pays natal c’est pourquoi j’ai voulu la célébrer en France, où je vis depuis 5 ans », explique Daniela Campirano. « C’est un événement que nous avons mis en place en famille et qui, au fil des années à pris de l’ampleur dans la ville, tant au niveau de la taille que du nombre de participants et cette année nous espérons encore que ce sera un succès. » Fête joyeuse, colorée et bariolée, le Jour des morts au Mexique est bien loin de ce que l’on connaît de la Toussaint en France ou d’Halloween aux Etats-Unis qui se veut bien plus effrayant. « Je dois avouer que le dessin animé Coco nous aide aussi beaucoup pour popularisé l’événement. Avec toutes ses couleurs et son esthétisme, le dessin animé à marqué les esprits et c’est ce que viennent chercher les familles en participant à notre événement », souligne Daniela Campirano.

    Du côté de la programmation, initiations à la danse latine et folkloriques comme le cha-cha-cha ou le danzón, maquillages artistiques ou encore ateliers pour petits et grands sont prévus pour ces trois journées de fête. « Nous proposons également une exposition qui met à l’honneur Cezanne puisue nous sommes à Aix et Frida Kahlo qui est l’artiste la plus populaire et connue de la culture mexicaine », continue-t-elle. « Il n’y a pas meilleur mariage pour illustrer les deux cultures. Sans compter que la Catrina mexicaine, voulait au départ représenter l’élégance à la française. »

    Et de poursuivre : « Un hôtel des morts sera aussi installé sur les marches de l’église de la Visitation comme le veut la tradition mexicaine. »

    De vendredi à dimanche à partir de 10h et jusqu’à 22h.

  • Quand l’art et la science éclairent la connaissance

    Quand l’art et la science éclairent la connaissance

    C’est à l’initiative de l’Institut des transformations numériques de Mines Paris – PSL que ce spectacle multimédia inédit a vu le jour. Conçu autour de deux créations musicales, l’une tournée vers les étoiles, l’autre vers les abysses, il invite le public à une expérience immersive mêlant art, science et technologie.

    Des abysses aux étoiles

    Présentée à Toulon le 7 novembre, la partie Abysses bénéficie du soutien actif de l’Université de Toulon, de l’EsadTPM, de l’Ifremer et du Département du Var. Une collaboration qui illustre la richesse des échanges entre établissements scientifiques et artistiques, au service d’une même ambition : rendre visible et sensible la recherche.

    Au-delà du spectacle, le projet « Des Abysses aux étoiles » s’accompagne de colloques et d’expositions destinés à favoriser le dialogue entre chercheurs, artistes et grand public.

    Le premier colloque va se dérouler jeudi, de 10h à 17h, et aura pour thème les arts et la littérature, sur le campus de la porte d’Italie. Le second, au même endroit, le lendemain de 13h45 à 18h, explorera les connaissances scientifiques sur les grands fonds marins.

    Et pour conclure, le spectacle multimédia sera présenté à 19h, toujours sur le campus de la Porte d’Italie.

    En savoir plus : www.univ-tln.fr

  • À la Major, tutoyer les cieux avec le sculpteur Marcoville

    À la Major, tutoyer les cieux avec le sculpteur Marcoville

    Pour nos déchets, il y a une vie après la vie. Et ressuscités par la poésie de l’illusionniste Marcoville, ils s’en retrouvent sublimés. À la Major, qui a séduit l’artiste par son implantation face à la mer et offre depuis le 25 octobre un écrin majestueux à sa nouvelle exposition, les visiteurs sont aux anges.

    La sacristie fait école

    Dès le seuil de l’édifice religieux franchi, le caractère le spectaculaire et monumental de l’œuvre éblouit. Les colonnes romano-bizantines se déploient en une forêt de palmiers et autres essences exotiques qui grimpent à 5 mètres de haut. Une procession de 600 anges en verre transparent sablé et or prend son envol, le long de la nef. Grandeur nature, 50 madones revêtues de dentelles translucides ou de drappés dorés et colorés veillent devant l’autel, sur un banc de 30 000 poissons en verre irisé qui s’élèvent vers le ciel en une nuée étincelante de 30 mètres de haut. Enfin, transcendance du geste du plasticien, lorsque les rayons du soleil couchant embrasent les vitraux de la Major, l’œuvre prend les allures d’un hymne à la foi.

    Exposer cet artiste hors norme, c’est une première pour la cathédrale Sainte-Marie Majeure. Comme c’est une première pour Marcoville d’exposer à Marseille. Le projet, soutenu par Michel Pezet, devait être programmé dans le cadre de Marseille Capitale culturelle européenne en 2013. Il fut ajourné. Et, après avoir investit L’église Saint-Julien de Tours ou Notre-Dame de Fourvière à Lyon, ses « Lumières célestes » descendent sur Marseille.

    C’est que le sculpteur de 86 ans est patient. Autant qu’il faut l’être depuis 50 ans qu’il récupère, cisaille, brise, raye, rouille, sable, colorie, peint, empile, assemble ou colle des milliers de morceaux de verre. Dans son atelier il transfigure chacun de ces débris à la main, grâce à des techniques, parfois complexes, de sa propre invention. Prennent alors naissance des petits poissons, des baobabs, des danseuses de french cancan ou des vierges à l’enfant qui iront alimenter ses compositions.

    Soutenu par la plateforme culturelle Pour que Marseille Vive, le projet s’accompagne d’un volet éducatif : l’artiste ira visiter des établissements scolaires pour expliquer aux écoliers l’importance du recyclage et comment l’art peut naître du rebut.