Tag: apprentissage

  • [Quoi de neuf] Pénélope Diot : « On a voulu raconter des histoires de femmes »

    [Quoi de neuf] Pénélope Diot : « On a voulu raconter des histoires de femmes »

    Olivier Nottale : Pouvez-vous présenter votre association ?

    Pénélope Diot : Jasmin d’Orient existe depuis 20 ans dans le quartier Saint-Martin/Tournezy à Montpellier. Elle a été fondée par Samia Khouaja qui est toujours la présidente. À la base, l’association propose des cours d’apprentissage du français et des cours de gym. En arrivant dans ce quartier prioritaire avec beaucoup de familles monoparentales, Samia a vu beaucoup de femmes isolées sans activité. Elle a eu envie de créer des espaces pour ces femmes pour qu’elles puissent créer du lien, sortir de chez elles, de l’isolement. C’est aussi une association où il y a beaucoup de jeunes. On leur a proposé des actions culturelles, des sorties, des séjours, des cafés rencontres sur de l’accompagnement à la parentalité. C’est une association à l’écoute des besoins des territoires en offrant des solutions, des espaces, des projets participatifs. À travers l’apprentissage du français, la culture ou l’accès au sport, on va créer du lien social. On se décrit comme une association socio-culturelle.

    Rémy Cougnenc : Vous avez 20 bénévoles et 6 salariés. Ce sont des jeunes du quartier qui s’investissent ?

    P.D. : La plupart des bénévoles sont des enseignants FLE (français langue étrangère). Ils participent à nos actions dans l’espace public. Par exemple pendant deux ans au festival « Au rythme de la vie » qui n’a pas pu être maintenu pour des raisons financières. On a aussi des bénévoles de l’accompagnement scolaire du lundi au jeudi avec un maillage intergénérationnel.

    Rémy Cougnenc : Avez-vous perçu un risque de décrochage scolaire dans ce quartier en raison de la barrière de la langue par exemple ?

    P.D. : Une des problématiques de ce quartier c’est effectivement qu’on a beaucoup de jeunes en décrochage scolaire entre 16 et 25 ans. Des acteurs sont mobilisés comme la mission locale. Mais il y a un enjeu sur la jeunesse. On propose des stages d’initiation à la photographie, on a un agrément jeunesse et éducation populaire, on propose des débats philos avec des intervenants…

    Rémy Cougnenc : Les parents viennent-ils davantage vers vous de peur que leurs enfants ne tombent dans le fléau du narcotrafic ?

    P.D. : Il y a une inquiétude des parents et nous aussi notre rôle est de rassurer de mettre en lien avec des structures psy. La santé mentale est un sujet dans les quartiers et il y a peu de structures. Il faut déconstruire les idées reçues. On propose des espaces avec les mamans, autour de goûters on discute de troubles de santé mentale, sur comment discuter avec son adolescent… Les mamans se rassurent entre elles, se rendent compte qu’elles ne sont pas seules. On essaye de dynamiser le quartier parfois diabolisé dans les médias, de ne pas le rendre fantôme.

    Olivier Nottale : C’est vrai que les quartiers sont souvent stigmatisés sur de fausses idées…

    P.D. : C’est ce qu’on défend avec Samia. Les jeunes sont mobilisés dans ces quartiers, il y a beaucoup de solidarité, une interculturalité aussi. Le mélange des cultures crée du lien et des choses magnifiques. On essaye de valoriser l’image des quartiers.

    Rémy Cougnenc : De quels pays sont originaires les gens qui viennent vers l’association ? Avez-vous des Syriens, des Ukrainiens ?

    P.D. : Le cœur de l’activité de l’association c’est l’apprentissage du FLE. On compte 57 nationalités différentes. Il y a des apprenants qui viennent de partout dans le monde et de plusieurs endroits de Montpellier. On n’est pas cantonné à Saint-Martin. Cela crée des échanges riches. On développe des actions culturelles grâce à cette interculturalité. Par exemple, pour notre exposition créée cette année, on a 10 personnes de 6 nationalités différentes. On a des femmes du Liban, un homme d’Algérie, une femme d’Albanie… Aussi une personne qui vient d’Ukraine, beaucoup d’Amérique du Sud : Colombie, Mexique, Brésil. On a aussi des femmes chinoises, thaïlandaises, vietnamiennes…

    Olivier Nottale : Cette exposition sonore propose une rencontre avec des récits de femmes marquées par le déplacement, la transmission et la mémoire. Pouvez-vous nous en dire plus ?

    P.D. : C’est une exposition qui est le résultat d’actions collectives. L’idée c’est de créer une participation active des personnes. Dans le cadre de la journée internationale des droits des femmes (le 8 mars), on a voulu raconter des histoires de femmes. C’est une exposition sonore. On a enregistré 7 personnes (10 ont participé aux ateliers) pour faire revivre leurs anecdotes, leurs histoires. L’idée c’était de parler de soi en tant que femme ou bien de parler d’une femme qu’on connaît : sa mère, sa sœur… et de croiser ces mémoires. On peut se rendre à cette exposition au Café social, près de la tour Saint-Martin. On est en train de visiter d’autres lieux d’exposition pour faire circuler ces récits, que d’autres personnes puissent les écouter dans d’autres quartiers et communes. On s’est aperçus que peu importe d’où on vient, des histoires très personnelles peuvent toucher d’autres gens.

    Retrouvez l’émission en cliquant sur le lien.

  • Au consulat de Chine, les lycéens célèbrent la culture et les échanges

    Au consulat de Chine, les lycéens célèbrent la culture et les échanges

    À l’occasion d’une journée portes ouvertes au consulat de Chine, des lycéens de l’établissement international Jacques-Chirac et du lycée international Paca de Manosque ont été accueillis par le consul général. Dans une ambiance rythmée par la musique traditionnelle, ils ont découvert des stands de thé, d’origami et de peinture, avant de présenter danses, instruments et poèmes, mettant en valeur leur apprentissage culturel.

    Le consulat encourage le « rayonnement de la langue et de la culture chinoise » à travers des jumelages et des voyages d’études. « L’amitié franco-chinoise repose sur les échanges et le respect mutuel, souligne le proviseur du lycée international Paca, Nicolas Debenne. L’un des piliers, surtout pour les jeunes, c’est l’apprentissage de la langue chinoise ».

    Dans une lettre aux élèves et aux professeurs, le président chinois Xi Jinping estime que l’apprentissage de la langue permet de « mieux connaître la Chine, mais aussi de construire des ponts vers un avenir plus radieux pour les deux pays ».

    Un atout pour l’avenir

    Au lycée international Jacques-Chirac, Samy, élève de seconde en section chinoise, suit près de huit heures de cours par semaine. « Ma mère est chinoise, donc cela me permet de parler la langue. C’est une langue importante et ça fait partie de mon identité », explique-t-il. Pour Lili, élève au lycée international Paca et inscrite en section chinoise depuis l’école primaire, c’est d’abord « la richesse de la culture chinoise » qui l’a motivée. Un apprentissage qu’elle voit aussi comme « un vrai plus pour plus tard ».

  • Montpellier, en ballottage favorable

    Montpellier, en ballottage favorable

    De Clermont à Clermont. Le 1er novembre 2025, jour de la fête les morts, Montpellier plie à nouveau chez lui. Et enterre ses illusions. Tout au moins après neuf journées, deux défaites à domicile et un nul à Montauban, il fait fausse route. S’installe alors un climat délétère, où germent une crise de pouvoir venue de l’intérieur et un renversement possible du manager Joan Caudullo.

    Plus de quatre mois plus tard, à l’orée du dernier tiers du championnat, une aube nouvelle pointe à l’horizon. Celle de la renaissance de Montpellier, en lambeaux depuis le titre conquis en 2022.

    La métamorphose est spectaculaire. Sept victoires en neuf journées, quatre bonus offensifs, deux bonus défensifs à Pau et Toulon projettent le MHR à la troisième place du Top 14 avant son déplacement samedi 21 mars au stade Marcel-Michelin de Clermont du médiatique Héraultais Christophe Urios. Pour un choc au sommet entre deux clubs en plein renouveau. Et une même question pour l’un et l’autre : peuvent-ils arracher leur billet pour la phase finale dans un championnat très dense ?

    « On est très contents de s’installer aux six premières places. On est intraitables à domicile, où l’on réussit de belles performances en termes de contenu, et cela est très positif. Cela peut faire de belles choses en fin de saison. Vu d’où l’on vient, si on me donne la 6e place, je signe de suite. L’an passé, on n’a pas réussi à être parmi les huit premiers, être parmi les six ce serait donc très positif. Les joueurs, dont certains ont connu 2022 [année du titre, Ndlr] et 2024 [année du barrage pour le maintien], ont envie de vivre de belles choses. On a pour objectif d’être dans les six premiers, on a que cela en tête », éclairait le jeune entraîneur Joan Caudullo, intronisé à l’été 2024 et néophyte à ce poste.

    Reconquête d’une image brouillée après tant de dérives mercantiles, restauration d’une identité de jeu, remise en valeur d’un attachement au club : Caudullo, et ses adjoints estampillés MHR, fédèrent autour d’une ligne de conduite claire et y donnent du crédit à travers des résultats époustouflants après avoir essuyé les plâtres d’un apprentissage accéléré.

    « Avec mon jeune âge, l’an passé, j’ai voulu faire enchaîner les matchs à Billy Vunipola. Je me suis trompé. Il faut le mettre au repos de temps en temps. En mai et juin dernier, Billy était sur les rotules. Aujourd’hui, il a 20 ans », confesse le jeune manager, coupable d’avoir trop tiré sur la corde du 3e ligne centre anglais (33 ans). « On avait fini la saison à bout de souffle faute d’un effectif plus complet », abondait Didier Bès, en charge de la mêlée.

    « Il est costaud et les gens aiment jouer avec lui »

    L’ancien numéro 8 des Saracens et de l’Angleterre (75 sélections) aspire dans son sillage un paquet d’avant surpuissant, conquérant et dominateur dans tous les secteurs : mêlée, touche, rucks et défense. « Il est costaud et les gens aiment jouer avec lui », précise Caudullo. Grâce au travail méticuleux, et très vite reconnu de Geoffrey Doumayrou, Montpellier possède la défense la plus hermétique du Top 14 avec le Stade toulousain, champion et leader.

    Dans le chamboule-tout de l’hiver, Montpellier s’est peu à peu doté d’armes nouvelles. À savoir un jeu d’attaque, encore perfectible mais bénéfique avec sept bonus offensif, une alternance dans le jeu et une paire de demis autour du demi de mêlée écossais Ali Price et de l’ouvreur argentin Domingo Miotti, sur le point d’être prolongé. « cette charnière met en place ce que l’on a envie de mettre en place », savoure Caudullo.

    Après une première saison presque blanche, le Puma (10 sélections) s’est imposé tout à la fois comme un bon animateur et surtout comme un buteur fiable. Miotti (29 ans) semble mettre fin à la malédiction des numéros 10 depuis le départ de François Trinh-Duc, gamin du Pic Saint-Loup magnifié par le passage fondateur de Fabien Galthié (2010-14). Avec Harry Plummer, l’ouvreur néo-zélandais de Clermont, l’international argentin, arrivé d’Oyonnax en 2024, est le meilleur buteur du championnat. Le rendez-vous face à une équipe auvergnate, qui lui ressemble comme deux gouttes d’eau, promet d’être révélateur de l’état de forme et de l’ambition de Montpellier. Portés par un élan hivernal rédempteur, les partenaires du 3e ligne international Lenni Nouchi ne manquent pas d’obstacle sur la voie d’une qualification pour la phase finale. Ils ne comptent que huit points d’avance sur Toulon (7e) et Le Racing (8e). Et s’avancent vers un calendrier compliqué par cinq déplacements (Toulouse, Bordeaux, Castres, Lyon) pour seulement trois réceptions (Perpignan, Montauban et Pau).

    À défaut d’avoir fait le nécessaire à Montauban, en début de saison (22-22), le MHR est quasiment contraint d’obtenir un troisième succès à l’extérieur.

    Autres obstacles : la réintégration de Lenni Nouchi au terme d’un Tournoi frustrant et l’effet de contacts de Joan Caudullo avec Toulon. Garant d’un projet à moyen terme, le manager de Montpellier a été approché par le club varois pour succéder à Pierre Mignoni, promis à prendre du recul après son burn-out. L’avenir de Caudullo, a priori engagé à moyen terme, peut-il froisser la belle dynamique de Montpellier ?

  • Celya Girgendi, son combat pour la coiffure

    Celya Girgendi, son combat pour la coiffure

    « Prendre soin des gens. » Pour Celya Girgendi, être coiffeuse prend tout son sens lorsqu’il s’agit d’apporter du bien-être à ses clients. Après avoir passée son CAP, cette Phocéenne de 19 ans poursuit avec une mention en apprentissage, « comme une troisième année », compare-t-elle. Sa semaine alterne entre deux jours au lycée professionnel Leau de Bonneveine (8e) à Marseille, puis deux autres au salon de coiffure Mon Showroom Beauté, installé en banlieue marseillaise. Une approche du monde du travail pour « prendre en maturité » avant de passer son bac, l’année prochaine.

    Un chemin semé d’embûches

    Au-delà de la technique, le contact humain prime dans son quotidien. « Parfois, il y a des clients qui passent une mauvaise journée. Nous, on leur transmet de bonnes choses. Donc ils se disent “aujourd’hui, elle m’a fait oublier mes problèmes. Aujourd’hui, elle m’a rendu beau ou belle“. C’est le but de mon métier », relate Celya. Pour elle, son travail se résume naturellement : « Je souhaite donner confiance aux gens, à ma petite échelle. »

    Atteinte du syndrome de l’X fragile, Celya doit composer avec son handicap jusqu’au salon de coiffure. Ce syndrome se caractérise par une déficience intellectuelle plus ou moins légère. Cet handicap influence son quotidien sur le déplacement (transports, marche) ou encore la logique mathématique (calcul financier, lecture de l’heure). Suivie par une orthophoniste et soutenue par sa famille, Celya progresse régulièrement : « Au début, je me trompais plein de fois en allant à l’école. Et au final, j’ai réussi à le faire. »

    Entourée par ses trois têtes à coiffer reçues pendant les World Skills, elle confie : « Je ne peux pas enlever mon handicap. Mais si je ne l’avais pas, je n’aurais pas autant de force aujourd’hui. Je suis fière de l’avoir », confie Celya émue, concluant : « Je suis fière de la femme que je suis aujourd’hui. »

    Dès l’école primaire, Celya est déjà fixée sur son avenir : « Maman, je veux être coiffeuse. » Son entourage la soutien, contrairement à ses professeurs, qu’elle juge « pas très compréhensifs ». Pourtant accompagnée au quotidien par son auxiliaire de vie scolaire, elle reçoit des remarques telle que « elle fait exprès ». Le milieu scolaire lui renvoie un sentiment de différence. Aujourd’hui, elle tient un discours éclairé cet épisode : « Ils te mettent dans des cases dès que tu as un peu de difficultés. » Mais la jeune femme persiste : « Coiffeuse, ça va être mon métier ! »

    Le manque de considération lié à son handicap refait surface lors de sa première expérience professionnelle. Après plusieurs années dans un salon de coiffure « où tout se passait bien » décrit-elle, « une nouvelle responsable ne m’a pas acceptée telle que je suis », déplore Celya : « ça m’a fait mal. J’ai ressenti une injustice… » Ces épisodes deviennent moteurs de motivation et d’ambition pour la jeune femme. Sa victoire au World Skills représente donc « une belle revanche ».

    Pour approfondir le contact humain dans son métier, la jeune femme prévoit une carrière de coiffeuse dans l’événementiel. Une manière pour elle d’exprimer sa créativité à travers « ce métier artistique ».

  • [Travailleur de demain] Capucine Cauchard, l’aéro dans la peau

    [Travailleur de demain] Capucine Cauchard, l’aéro dans la peau

    Après son bac, la Gardoise, qui s’imaginait pourtant faire des études de médecine, poursuit finalement dans la même voie. « J’avais peur de ne pas être suffisamment intelligente pour Paces et, dans le cadre de mon option au lycée, on était allés voir pas mal de métiers de l’armée, de la sécurité civile, tout ça s’était logé dans un coin de ma tête », explique-t-elle. Dès son premier cours de BTS aéronautique à Nîmes, elle sait qu’elle a pris la bonne décision. « C’est le coup de foudre, se rappelle-t-elle. C’est à ce moment-là que je sais que je serai mécanicienne. »

    Pourtant, rien ne prédestinait Capucine à ce métier. « Personne de ma famille ne travaille là-dedans et c’est vrai qu’il y a beaucoup de reproduction sociale, confie-t-elle. En classe, j’étais avec des gens qui connaissaient tous les termes techniques parce que leurs parents venaient de l’aéro. Ça m’a fait me poser des questions. » Passionnée, la jeune fille redouble d’efforts et excelle.

    Secret-défense

    Après une licence professionnelle, elle se lance en 2023 dans une mention complémentaire en apprentissage. C’est à ce moment-là qu’elle rejoint les rangs de Dassault Aviation, qu’elle n’a plus quitté depuis. Capucine explique : « Chaque site de la boîte a un peu sa spécialité. » Depuis 1950, l’établissement de Mérignac, à proximité de Bordeaux, réalise par exemple l’assemblage final et la mise en vol des avions d’affaires et militaires produits en série. Sur la base aérienne 125, les effectifs se concentrent sur le développement. « On est soumis au secret-défense, parce qu’on est sur la base militaire et qu’on travaille sur des technologies sensibles », révèle-t-elle.

    En deux mots, Capucine fait partie des équipes qui « testent les nouveautés, des choses qui vont être mises en place dans X années, lors d’essais en vol ». Elle, est spécialisée sur le Rafale. « J’aime les appareils qui ont une mission spécifique, explique-t-elle. Tous ceux qui font du transport de personnes, ça m’intéresse absolument pas. J’avais adoré travailler pour la sécurité civile, j’adore travailler pour l’armée, ça donne vraiment une autre dimension à ce que tu fais. »

    Travailler sur le même avion de combat n’a rien de rébarbatif. « Tu t’ennuies jamais, tu fais jamais deux fois la même chose et même pour les tâches qui sont récurrentes, tu peux la refaire 15 fois, ce sera jamais exactement pareil. T’es tout le temps en train d’apprendre. »

    Celle qui s’imaginait faire de grandes études se consacre désormais à sa licence PART 66, qu’elle obtiendra d’ici quelques années après avoir passé des examens écrits et accompli un certain nombre de tâches. « Après ça, j’aimerais aussi passer la qualification type de l’appareil sur lequel je travaille. Tout ça n’est pas obligatoire, mais je vois ça comme du plus, c’est pour avoir plus de compétences. » L’insatiabilité mène à l’excellence.

  • Une nouvelle formation sportive pour rebondir

    Une nouvelle formation sportive pour rebondir

    Plage du Verdon, un petit vent court sur le sable et crée des clapots sur la mer.

    Sous le regard curieux de quelques vacanciers de la dernière heure et de locaux qui profitent de l’espace retrouvé, un groupe d’une trentaine de personnes s’active autour d’exercices aux airs de Koh-Lanta. écoutant les conseils de l’équipe dirigée par Olivier Bals, ce sont les premiers membres de Noitulos-solutioN, centre de formation par l’apprentissage qui a ouvert ses portes à Martigues.

    « Ce groupe entame une formation sur le thème du sport. Ils sont 17, âgés de 18 à 40 ans, et vont participer à dix mois d’apprentissage, en alternance », explique Olivier Bals. Formateur depuis 2016, il est le président de la structure qui a été portée sur les fonts baptismaux, ce jeudi. « Les plus jeunes sont issus des filières de détection des missions locales. Les plus anciens sont en reconversion professionnelle », détaille-t-il.

    C’est le cas de Lamia, 40 ans, qui a quitté le giron de la SNCF « parce que j’avais envie de travailler dans les centres sociaux. J’ai eu la chance d’avoir un contrat d’alternance avec le centre-social Jacques-Méli et je suis heureuse de pouvoir débuter autre chose ». De son côté, Jules est en quête de confiance : « J’ai tenté Staps, mais je ne m’en sors pas. Cette formation est l’occasion de tester autre chose. J’aimerais bien devenir animateur sportif. »

    Les 17 vont bénéficier de dix mois de formation intense. « Il y aura de la théorie, avec 650 heures de cours, mais aussi beaucoup de pratique, avec 600 heures de présence en structures sportives », détaille Olivier Bals. Ils alterneront trois jours en CFA, au centre Mikado de Martigues, et deux jours sur le terrain, auxquels s’ajouteront des vacations lors des vacances scolaires. « Au final, il y aura un examen avec délivrance d’un diplôme par la Drajes » poursuit-il.

    « La Ville de Martigues nous a apporté un formidable coup depouce en mettant à notre disposition ses installations. Cela nous offre un confort de travail et nous permet de bien préparer les apprentis, sous la houlette de France Travail », indique Olivier Bals.

    www.noitulos-solution.com

    Tél : 04. 42. 45. 70. 31

  • Les associations font leur rentrée en force

    Les associations font leur rentrée en force

    « En 2021, Benoît Payan le maire de Marseille décide de faire venir le festival des associations sur le Vieux-Port. Il se tenait jusque-là au parc Borély de manière beaucoup plus confidentielle. Et c’est tout de suite un succès pour les exposants et les curieux qui découvrent la richesse de cette ville », détaille Ahmed Heddadi adjoint en charge du lien social et de la vie associative. Et « cette année encore, ce sont des milliers de Marseillais qui sont attendus », lance-t-il.

    Près de 500 associations sportives, culturelles, artistiques, sociales, environnementales, engagées pour la santé ou encore la défense des droits sont présentes pour aller à la rencontre du public toute la journée. Septembre, c’est la rentrée, pour les petits et pour les grands, le sport c’est important. Rollers, marche nordique, danse, gymnastique, athlétisme, capoeira, arts martiaux, savate boxe, aviron, tir à l’arc, escrime, volley-ball, rugby… L’espace sports permet de découvrir mais aussi de se tester, libre à chacun ensuite de s’inscrire pour intégrer un club sportif.

    Dimanche, l’éventail des possibles est encore plus large avec une centaine d’associations de plus que l’édition précédente. Initiation aux échecs, ateliers d’écriture, activités d’astronomie, ou encore apprentissage des gestes de premier secours sont au programme à moins que votre cœur ne penche vers une activité artistique. Ateliers de percussions, démonstration de chant ou encore de danse…

    Sans oublier l’engagement et le bénévolat, maillons essentiels de l’associatif, regroupés dans un espace dédié. « Moi, j’aimerais bien aider les petits jeunes à faire leur CV », confie Mounir, 61 ans, sans emploi depuis peu. Devant la grille des offres de la maison des associations, le sexagénaire se dit prêt « à consacrer du temps plusieurs fois par semaine ». Et de poursuivre : « L’associatif j’en ai déjà fait, mais dans un tout autre domaine. »

    La Ville propose ce week-end son stand pour mieux faire connaître tous les services associatifs mis à disposition des Marseillais. « Le Covid a mis en difficulté ce maillage, nous avons été beaucoup vers les mairies de secteur, pour proposer des formations, pour apprendre à remplir les dossiers de subvention car c’est très complexe », explique l’élu. Et de compléter « nous avons mis ponctuellement à disposition gratuitement des espaces publics. De mémoire, nous n’avons jamais laissé tomber une association qui nous demandait de l’aide ». Pour lui pas de doute : « Marseille est une des villes, les plus engagées de France. Je le constate quand je parle en terrasse, le tissu associatif est très fort. »

    Toujours plus de solidarité

    « En termes de fréquentation du public, il y a environ 500 personnes qui passent par jour à la maison des associations notamment pour une activité sociale » note Erick Espel, responsable de la division services aux associations (DSA) pour la Ville. Par exemple « L’encre bleue association d’écrivains publics aide gratuitement tous les publics. Ils sont présents une demi-journée tous les jours, onze mois par an ». Cours de langues, aide pour les démarches juridiques, oasis de clubs sportifs, mais aussi culturel, la maison des associations est un lieu emblématique sur la Canebière depuis 35 ans, un incontournable tant pour la demande que pour l’offre avec un peu plus de 750 structures adhérentes. « Nos associations sont à l’image de la société, l’engagement a changé au fil des ans », explique le responsable DSA. Par exemple « on voit des étudiantes venir monter leur structure pour faire de la distribution alimentaire ». La pandémie a été un révélateur pour la population notamment en termes de solidarité. « Mais l’existence de ces associations, est ponctuelle. Elle répond à un besoin », poursuit-il. Travailler en transversal, se connaître, échanger est très important. Pour exemple, « une fois par mois, une rencontre ouverte à tous, adhérents ou pas se tient en présence de l’adjoint en charge du lien social pour faire émerger des projets communs, c’est le Bla Bl’Asso ». L’objectif de la maison des associations est de passer le millier d’adhérents. Une antenne dans le 2e arrondissement a ouvert ses portes en février, et en novembre, ce sera au tour du 14e. Dans tous les cas, ce dimanche des centaines d’associations seront sur le pont pour rencontrer leurs futurs adhérents.

    « Nos associations sont à l’image de la société, l’engagement a changé au fil des ans »