Tag: Anthony Gonçalves

  • La collecte de sang soutenue par Anthony Gonçalves

    La collecte de sang soutenue par Anthony Gonçalves

    Plus qu’un symbole : l’espace Bargemon, à deux pas de l’hôtel de ville de Marseille, où se déroulent habituellement les conseils municipaux, s’est transformé, ce samedi, en centre de collecte de sang géant le temps d’une journée.

    En son sein : une équipe de l’Établissement français du sang (EFS) reconnaissable avec leurs blouses blanches et tout le matériel nécessaire pour collecter le précieux produit. « C’est grâce à la Ville de Marseille qu’on peut réaliser une collecte dans cet espace. Ce dimanche c’est d’ailleurs la journée mondiale des donneurs de sang, pendant 15 jours on multiplie les actions dans la région pour des collectes », campe Virginie Ferrera-Tourenc, directrice de l’EFS Paca-Corse.

    Des besoins croissants

    Pour l’occasion, l’EFS reçoit un donneur de sang bien particulier : Anthony Gonçalves (PCF), adjoint au maire de Marseille en charge de la santé. « On réalise cette action dans le cadre du partenariat que nous avons avec l’Établissement français du sang. Concrètement, la Ville favorise la collecte de sang, de plasma, de plaquettes… », développe celui qui est également oncologue médical à l’Institut Paoli-Calmettes. Il insiste sur l’importance de l’action du jour : « C’est un acte extrêmement important dans notre société : c’est une action de solidarité réelle. Comme oncologue médical, je passe mon temps à prescrire des traitements qui nécessitent qu’on ait ce soutien en globules rouges ou en plaquettes. » La directrice de l’EFS ne dit pas le contraire : « L’été est une période fragile en termes de dons. Les gens donnent un petit moins et les stocks en France sont en diminution, entre les ponts de mai et la canicule. » Elle insiste sur le fait que les besoins de l’établissement ne portent pas que sur le sang : « On a aussi besoin de dons en plasma, l’eau dans laquelle circulent les cellules. C’est très riche en protéines, avec lesquelles on peut faire des médicaments qui aident des patients au quotidien. »

    En clair, donner son sang, mais pas que, est plus que jamais nécessaire : « Les besoins en médicaments dérivés du plasma sont en augmentation partout en France. Il faut continuer à donner. La demande est toujours importante : urgences vitales, accidents de la route, traitements de cancers et greffes… Sans sang, on ne peut pas traiter les patients. » Des paroles aux actes, Anthony Gonçalves a donné son sang, souhaitant « montrer l’exemple ». Le geste n’a rien d’insurmontable : le parcours du donneur prend 45 minutes pour le sang, avec un accompagnement aux petits oignons de l’équipe de l’EFS qui met à disposition boissons et nourriture. L’élu à la santé note aussi l’aspect « non-marchand et altruiste » du don du sang à l’heure où certains pays, comme les États-Unis, rémunèrent les donneurs : « Les principes de don de sang en France sont clairs : volontariat, bénévolat, gratuité. C’est l’assurance de concrètement sauver des vies. »

  • À Arles, la solidarité et la Sécu dans le cœur des communistes

    À Arles, la solidarité et la Sécu dans le cœur des communistes

    « Ici, nous refusons de nous résigner. » Jean-Frédéric Déjean, le secrétaire de la section d’Arles du PCF, donne le ton de la ferrade devant le parterre de la Manade des Chanoines, samedi matin.

    Particulièrement pour « soutenir le peuple palestinien » et affirmer « la solidarité des communistes » à l’égard des militants de la flottille ayant fait face « à la violence des autorités israéliennes », selon le responsable. Autre soutien, celui à « Cuba qui subit un blocus économique illégal des États-Unis » mais dont « le peuple continue de résister avec dignité ». Le PCF a d’ailleurs remis un chèque de 300 euros à l’association Cuba coopération France.

    « Venir ici, c’est résister »

    La solidarité internationale vient en face à « un monde en feu aux mains du capital et des fascistes », décrit par Gaël Zaafour, du PCF de Port-Saint-Louis-du-Rhône. Alors, « venir ici est un acte de résistance », pour le responsable communiste, qui ne manque pas de saluer les « six adhésions parmi les colistiers et élus » de la liste Mieux vivre Port-Saint-Louis. « Un camarade disait que le PCF a toujours été un phare. Depuis qu’il existe il nous a donné la Résistance et la Sécu », conclut Gaël Zaafour.

    La Sécurité sociale est justement le thème du débat organisé l’après-midi avec Jean-Marie Angeli, secrétaire de la CGT CPAM, et Anthony Gonçalves, adjoint à la santé (PCF) de Marseille. Ce dernier a rappelé que « la création de la Sécu a permis d’améliorer l’espérance de vie des Français ». Jean-Marie Angeli rétorque, ironique : « Mais on n’a plus de sous ! » pointant « la volonté du gouvernement d’ouvrir la santé au marché ». Le syndicaliste insiste sur le rôle de la cotisation sociale pour financer « la plus belle conquête des travailleurs », en contre-modèle.

  • Une fête très politique à la ferrade du PCF

    Une fête très politique à la ferrade du PCF

    « Je crois que le débat avec un oncologue et un syndicaliste de la sécu est vraiment d’actualité. » Le secrétaire de la section du PCF de Port-Saint-Louis-du-Rhône Gaël Zaafour exulte à l’approche de la traditionnelle ferrade organisée avec les communistes d’Arles.

    Car au menu de ce samedi 30 mai ne figure pas que la gardiane de taureau. Le débat de 15h annoncé par le responsable Saint-Louisien portera sur l’accès aux soins, les déserts médicaux et la sécurité sociale, avec le secrétaire général CGT de la CPAM et Anthony Gonçalves, oncologue et adjoint (PCF) au maire de Marseille en charge de la santé. « Ce sont deux points d’attaque du capital : tuer la sécu et imposer le libéralisme dans la santé et le médicament », juge Gaël Zaafour.

    Solidarité internationale et associative

    La solidarité internationale est aussi à l’honneur. « Nous allons symboliquement remettre un chèque à Cubacoopération », indique Jean-Frédéric Déjean, du PCF Arlésien, en même temps que sera rappelé le soutien à la Palestine et au peuple cubain.

    Plusieurs stands d’associations du territoire seront présents, dont Femmes solidaires, Osez le féminisme, la Ligue des droits de l’Homme, l’Union des familles laïques, le Secours populaire français ainsi que celui de La cuvée de camarades.

    En pleine période de congrès, les deux communistes s’accordent sur l’enjeu d’un parti uni. « Le monde n’a jamais eu autant besoin d’un parti communiste fort. À nous de nous unir plus que jamais pour rester combatifs », estime Gaël Zaafour du PCF Saint-louisien. « Les communistes doivent chercher les moyens d’être les plus utiles pour tourner la page du macronisme », complète Jean-Frédéric Déjean, du PCF d’Arles.

    Rendez-vous samedi 30 mai à partir de 10h à la Manade des Chanoines, située au 796 RD 113A, à Arles. Le marquage des veaux est prévu à 11h, les prises de parole politiques à 12h et les vachettes seront dans les arènes à 15h30 après le débat.

  • [Rue de la République] Anthony Gonçalves : « La mutuelle communale est une de nos toutes premières priorités »

    [Rue de la République] Anthony Gonçalves : « La mutuelle communale est une de nos toutes premières priorités »

    La responsabilité de la santé

    Didier Gesualdi : M. le professeur de médecine, j’imagine que vous vous sentez parfaitement à votre place en tant qu’adjoint à la Santé ?

    C’est un peu plus simple pour moi parce que j’ai un petit passé dans le domaine, mais je considère que la Santé, ce n’est pas la propriété des médecins et même qu’elle doit échapper au contrôle des professionnels pour devenir un sujet de la société tout entière. C’est une question générale, transversale, qui concerne les professionnels de santé, les malades, les aidants, les usagers… Évidemment, je suis à l’aise dans cette mission-là.

    Didier Gesualdi : On va rappeler que vous avez une spécialité en cancérologie de haut niveau. Ne soyez pas modeste.

    Je suis oncologue médical. Je travaille sur de nouveaux médicaments, de nouvelles stratégies pour traiter les maladies graves, mais je sais aussi combien la médecine de proximité, celle qui permet la prévention, l’éducation, le dépistage, est fondamentale car, vous savez, il y a quelque chose de mieux que de traiter un cancer, c’est de ne pas en avoir un en ayant mis en œuvre les moyens de prévention appropriés.

    Léo Purguette : Vous dites que la santé n’est pas la propriété des médecins, mais il y en a une, Michèle Rubirola, qui a fait part de ses états d’âme sur les réseaux sociaux car elle tenait à cette délégation. Vous en avez parlé ensemble ?

    Oui, on en a parlé ensemble. Je trouve que c’est une réaction humaine. Michèle Rubirola est un acteur majeur de la campagne précédente et de celle-ci. Elle a joué un rôle majeur dans le bilan qui est extrêmement positif de la mandature précédente. Qu’elle ait un peu de vague à l’âme au moment de partager cette mission, qu’elle ne va pas complètement abandonner puisqu’elle va continuer à jouer un rôle important, je le comprends. Vous savez, je ne m’estime pas propriétaire d’une quelconque délégation, je suis là pour servir, je sais que c’est aussi sa vision. On travaillera ensemble. Comment se priver du talent, de l’investissement, du relationnel qu’elle a construit depuis tant d’années au service des Marseillaises et des Marseillais ? Il n’y aura aucun problème entre elle et moi.

    La feuille de route

    Didier Gesualdi : Comment allez-vous réduire la fracture sanitaire qui existe à Marseille ? Quelle est votre feuille de route ?

    La question de la Santé a été un axe important du programme et c’est, par ailleurs, un des points sur lequel les communistes ont avancé des propositions au moment de la production collective de ce programme. C’est pour nous une thématique importante. Ce n’est sans doute pas seulement parce que je suis médecin qu’on me confie cette responsabilité. Vous avez raison, il y a de profondes inégalités d’accès aux soins. Des inégalités sociales, territoriales… C’est un enjeu très fort de les faire reculer dans cette ville comme nous souhaitons un jour pouvoir les faire reculer à l’échelle du pays. Il me paraît important de rappeler que la municipalité n’a pas tous les pouvoirs en matière de Santé. Ce n’est pas une compétence obligatoire, mais le résultat d’une politique volontariste. Il faut reconnaître que, jusqu’à la précédente mandature, on n’avait pas fait beaucoup dans l’histoire récente à Marseille en dehors de quelques éléments forts : le centre de vaccination international et une politique de prévention du VIH impulsée par Jean-François Mattei. Depuis l’arrivée du Printemps marseillais, énormément de choses se sont faites : accès aux soins, sport et santé, vaccination, l’approche globale « une santé », « one health » comme disent les Anglo-Saxons… Cette feuille de route sur laquelle vous m’interrogez, on est en train de la construire. J’ai reçu cette délégation il y a quatre semaines, on est dans une phase d’échanges, on rencontre les principaux acteurs du domaine.

    Les centres de santé

    Didier Gesualdi : Quels choix caractérisent une politique de santé de gauche ?

    Un choix de gauche, c’est par exemple de répondre aux déserts médicaux par une politique qui va favoriser les structures d’exercice collectif de la médecine. Je pense aux centres de santé, qui ont reçu le soutien affirmé de la majorité durant la précédente mandature. La bastide Massenet dans le 14e par exemple, cette structure est lancée, on doit en terminer l’accouchement, on est en train de rénover la bastide, c’est un très fort investissement de la Ville. C’est un des exemples que l’on imagine comme solution aux déserts médicaux : une médecine de proximité, sociale, avec des médecins salariés qui – évidemment – ne pratiquent pas de dépassements d’honoraires. Il y a le tiers payant, un accès à la prévention, à la médiation en santé, avec tout ce qui peut aller chercher les publics les plus éloignés de l’accès aux soins, les personnes les plus vulnérables, les plus fragiles.

    Léo Purguette : C’est duplicable dans tous les déserts médicaux urbains que sont devenus les quartiers populaires ?

    Il faut absolument le faire. Installer des centres de santé, des structures collective avec des modèles variables. Il y a le modèle où l’AP-HM déploie une équipe au contact de la population et la Ville peut aider sur le foncier ou un certain nombre d’équipements. C’est en train de se réaliser rue de Rome, nous allons le faire accoucher aussi rue de Lyon. Il peut y avoir d’autres modèles, impliquant d’autres acteurs avec la même mission.

    Les addictions

    Léo Purguette : On constate une hausse de la toxicomanie et donc la nécessité d’une réponse publique. Passe-t-elle par une halte soins addictions ? Elle n’a pas été possible pendant le premier mandat. Quelle est votre position ?

    Il y a une vraie question liée à une augmentation des consommations de plus en plus inquiétante. Ce que nous disent toutes les associations, c’est que ces consommations s’étendent et prennent un caractère particulièrement inquiétant. On voit arriver le crack. On est face à une problématique de santé publique qui doit être traitée comme telle, sans passer par des totems sémantiques comme « salle de shoot » ou je ne sais trop quoi. Nous avons besoin d’une stratégie de réduction des risques, une approche globale, coordonnée avec tous les acteurs : AP-HM, État, ARS, associations, Métropole… La peur qui est en train de monter chez les Marseillais, c’est qu’on ne fasse rien et qu’on voit se multiplier des scènes de consommation hallucinante à côté de leur lieu de vie avec des personnes en détresse. Nous sommes prêts à trouver des solutions dépassionnées.

    La mutuelle municipale

    Léo Purguette : À quelle échéance la proposition d’une mutuelle municipale, qui a été portée dans la campagne, va-t-elle être réalisée ?

    On va aller vite. C’est une des priorités du début de mandat. Vous savez, moi, je suis communiste et pour nous, le modèle, c’est la Sécurité sociale à 100%. La nécessité de mutuelles prend sa source dans l’observation de la réalité : le 100% Sécu n’existe pas.

    Léo Purguette : Ce sont d’ailleurs des Résistants communistes qui ont fondé des mutuelles dans ce département.

    On a une grande histoire dans le mouvement mutualiste, nous avons été des acteurs décisifs dans les Bouches-du-Rhône. On veut poursuivre dans cette direction. La mutuelle communale, c’est un moyen pour les personnes qui ne rentrent pas dans la couverture solidaire santé, d’être protégées. Les Marseillaises et Marseillais pourraient bénéficier de tarifs avantageux grâce à la capacité de négociation de la Ville, avec un panier de soins qui pourrait être élargi à la question de la prévention, de la santé mentale… Quelque chose de très innovant.

    Le système de santé

    Didier Gesualdi : L’hôpital public est en souffrance, les personnels ont-ils raison de dénoncer un manque de moyens après la crise Covid ?

    Bien sûr. Il y a une crise l’hôpital. Avec nos moyens, à la Ville de Marseille, nous ferons tout pour défendre l’hôpital public. C’est un élément important de l’investissement de la Ville : la rénovation des hôpitaux de Marseille. Il faut défendre les soignants. Je rencontrais, il y a peu de temps, les acteurs des hôpitaux publics psychiatriques qui sont dans une très grande détresse et qui font tenir sur leurs épaules une situation extrêmement compliquée avec des difficultés de rétention des personnels, de formation des psychiatres…

    Didier Gesualdi : Pour autant, on ne peut pas dire que le sujet soit au centre du débat public…

    On ne peut que le regretter. Évidemment, quand on voit ce qui se passe au niveau national, les annonces de mesures toujours plus austéritaires, les contraintes budgétaires déferler sur les services publics et en particulier celui de la Santé, on ne peut être qu’inquiet. Je pense qu’en effet, ce n’est pas une compétence régalienne de la Ville et donc que beaucoup se jouera dans le changement d’orientation nationale que nous souhaitons pour l’année prochaine.

    Léo Purguette : On pourrait croire que la Santé est un sujet consensuel or, vous avez récemment attaqué les députés RN sur un vote à l’Assemblée nationale. Que s’est-il passé ?

    Ce n’est pas la première fois que le RN fait croire qu’il défend les intérêts des plus défavorisés et qu’il vote l’inverse à l’Assemblée. Il y avait une proposition de loi terriblement consensuelle : un député, socialiste je crois, a proposé qu’on prenne 0,1% du chiffre d’affaires de l’industrie pharmaceutique pour aller aider les petites boîtes émergentes qui développent des projets de recherche et des molécules innovantes en matière d’oncologie pédiatrique. Les logiques commerciales de développement des médicaments défavorisent les traitements des cancers qui touchent les enfants parce que le marché est petit. On a eu la « surprise » de voir que ceux qui ont voté contre, c’étaient les députés RN, considérant sans doute qu’on taxait trop cette pauvre industrie pharmaceutique. Une preuve supplémentaire de l’hypocrisie de ce parti.

    Léo Purguette : Des chiffres inquiétants sur la santé mentale des jeunes sont régulièrement publiés. Comment prenez-vous en compte le problème ?

    Nous avons des projets en cours de repérage précoces des signes de souffrance psychologique des jeunes qui, en effet, depuis le covid, ont été perturbés dans leur développement. Il y a besoin de former les personnels à la détection précoce pour orienter rapidement vers les approches permettant de les aider.

    La vaccination

    Didier Gesualdi : Marseille et les Bouches-du-Rhône ont un taux de vaccination assez bas. Comment inverser la tendance ?

    En effet, on est un peu en retard. Il y a des raisons, il y a des freins. Quand on regarde les facteurs qui déterminent les inégalités vaccinales, on se rend compte qu’on se vaccine d’autant plus qu’on évolue dans un milieu socio-économique favorable. Pour moi, la vaccination, c’est une question de classe. Vous savez, ceux qu’on appelle les « antivax » complotistes, c’est très marginal. J’estime que l’essentiel tient à une difficulté de discussion. La vaccination passe beaucoup mieux quand on a une discussion rationnelle, avec une prise en compte des inquiétudes dans un cabinet médical. Mais, c’est vrai qu’il y a une ambiance défavorable. On a aux États-Unis un ministre anti-science et antivax. On a des adversaires importants à combattre si on veut faire avancer la prévention vaccinale.

    La question des lecteurs

    Bonjour, est-ce qu’il existe un vaccin contrel’hantavirus ?

    Non, il n’y a pas de vaccin, pas de traitement pour l’hantavirus comme pour la plupart des maladies virales. Ce n’est pas une maladie émergente que l’on ne connaît pas. C’est une souche de virus qui est déjà connue, qui a déjà donné des petits foyers épidémiques en Argentine. Elle a eu la particularité d’atterrir sur un bateau de croisière. Cela a évidemment provoqué une inquiétude sur un risque de dissémination internationale. À l’heure où nous nous parlons, les choses ont l’air d’avoir été prises en charge de manière correcte et le foyer semble circonscrit. Mais cela pose des questions : sommes-nous prêts à encaisser d’autres épisodes épidémiques, voire des pandémies ? Est-ce que notre hôpital est guéri par rapport à ce qu’il était avant le Covid ? Est-ce que notre capacité à mailler la population, à aller vers les populations éloignées des soins, a augmenté ? J’ai tendance à dire que non. On a des questions importantes qui se posent à nous en France. Et, sur le plan international, est-ce que le vent réactionnaire, anti-science, qui souffle sur les États-Unis d’Amérique n’est pas une menace extrêmement importante pour le développement de nouveaux vaccins, de nouveaux traitements ? Ils se sont retirés de l’Organisation mondiale de la Santé avec tous les problèmes que cela pose en matière de coopération. Quand un foyer épidémique surgit, il n’y a pas de frontières pour l’arrêter. Il faut que les médecins coopèrent. Avec Trump ça sera difficile.

  • [Rue de la République] Posez vos questions à notre invité Anthony Goncalves

    [Rue de la République] Posez vos questions à notre invité Anthony Goncalves

    Santé, prévention, inégalités, actualité marseillaise, nouveau fonctionnement de la Métropole…

    À vous la parole ⬇️

  • « Le Printemps marseillais est la seule liste capable de battre le RN »

    « Le Printemps marseillais est la seule liste capable de battre le RN »

    La Marseillaise : Quelle est votre analyse sur les résultats du premier tour des élections municipales à Marseille ?

    Anthony Gonçalves : Première observation : le niveau inquiétant du Rassemblement national à l’échelle de la ville et tout particulièrement dans certains secteurs. C’est un score à mettre en relation avec l’effondrement de la droite conventionnelle. Il y a un quelque sorte un « grand remplacement », une vampirisation de l’une par l’autre. Deuxième observation : le Printemps marseillais se situe plutôt dans la fourchette haute de ce qui était annoncé dans les enquêtes d’opinion. Le total gauche est supérieur à celui de 2020. Le problème est donc avant tout le haut niveau du RN plutôt que la faiblesse de la gauche. Troisième observation : l’abstention est beaucoup trop importante, en particulier dans les quartiers populaires. Une seule liste est capable de battre le RN. C’est celle du Printemps marseillais, elle doit être le point de rassemblement de toutes celles et de tous ceux qui refusent la victoire de l’extrême droite.

    Avez-vous été surpris par le souhait exprimé par Sébastien Delogu d’une fusion des listes ?

    A.G. : Surpris et pas surpris. Surpris parce que depuis le début de la campagne, il n’a jamais été question de sa part, de discussions, de convergences, de co-construction de projets… Nous les communistes qui avons une vieille habitude de faire des unions avec des partenaires avec lesquels nous avons des désaccords, nous savons ce qu’est faire une campagne qui autorise des rassemblements ultérieurs. Ça n’a jamais été le cas pour cette campagne municipale menée par la France insoumise. Dès le départ cette candidature a été construite en opposition très violente avec le bilan et le programme du Printemps marseillais. La majorité a été taxée de corrompue, de clientéliste. Tout a été fait pour que cette campagne ne conduise en rien à une fusion des listes. Oui donc c’est assez surprenant que cette proposition de fusion technique surgisse quelques jours avant le premier tour. Ensuite je ne suis qu’à moitié surpris car je ne crois pas cette proposition tout à fait sincère. La phrase attribuée à Sébastien Delogu par le Canard enchaîné sur la quadrangulaire qui serait la chance de victoire du RN pour gagner a laissé des traces. Cette fusion n’est donc pas crédible. Le front antifasciste ce n’est pas se réveiller tous les six ans au lendemain d’une élection dont le résultat n’est pas à la hauteur des attentes pour construire de bric et de broc quelque chose qui ressemble à un arrangement électoral. La fusion technique c’est quoi ? Un groupe d’opposition élu sur la liste de la majorité. Ce n’est pas à la hauteur des enjeux. La FI a souhaité être présente au premier tour avec une liste autonome, le résultat n’est pas celui qu’elle espérait, elle a construit sa campagne en opposition totale avec la majorité. L’issue la plus simple et la plus raisonnable, serait de se retirer et d’appeler au rassemblement autour de la seule liste capable de battre le RN.

    Il reste moins d’une semaine pour convaincre. La condamnation morale du RN suffit-elle ? À qui, selon vous, faut-il s’adresser
    en priorité pour l’emporter dimanche
     ?

    A.G. : D’abord, c’est une bataille historique. Selon son résultat, le futur des Marseillaises et des Marseillais ne sera pas le même. Et pas seulement puisque cela aura un retentissement national. On parle de la deuxième ville de France. Il n’existe pas une ville dans laquelle l’enjeu est plus important. Je crois qu’il faut aller chercher les près de 50% de gens qui se sont abstenus, les électeurs progressistes, ceux qui se sont portés sur la liste de la FI et qui, quels que soient leurs désaccords avec le Printemps marseillais, veulent barrer la route au RN. Mais aussi les électeurs qui ne se reconnaissent pas dans la gauche mais qui ont une conception de la démocratie et de la République qui ne peuvent pas imaginer vivre dans une ville gouvernée par l’extrême droite. Il faut passer en mode Conseil national de la Résistance, rassembler, face à ce futur terrible que représenterait une ville RN. Les classes populaires, le monde du travail doivent être à l’avant-garde de cette mobilisation car ils seraient les premières victimes de l’arrivée du RN que ce soit du fait de l’apartheid social annoncé par Allisio qui assume de ne s’intéresser qu’à une partie de la ville, ou du fait de son programme néolibéral. Allisio vote l’austérité à l’Assemblée nationale. Les Marseillaises et les Marseillais doivent voter pour leurs intérêts.

  • Marseille sous la menace du RN

    Marseille sous la menace du RN

    Sans recul après une élection 2020 sous covid, et plongé dans l’inconnue du double scrutin, mairie centrale – mairie de secteur, imposé par la réforme de la loi PLM, l’issue du 1er tour des élections municipales à Marseille s’annonçait indécise. Les premiers résultats sortis des urnes dimanche ont confirmé ce sentiment et les sondages des dernières semaines de campagne.

    Premier point, et sans surprise, avec à peine plus de 52% de votants, la participation a été faible. Supérieure évidemment au scrutin 2020, marqué par la crise Covid, où seuls 32,76% des électeurs s’étaient préséntés aux urnes, mais en baisse par rapport à 2008 (57,74 %) et 2014 (53,5%). Un taux d’abstention qui n’a pas pour autant desservi la gauche dont on sait l’électorat moins assidu et lui laisse une marge de manœuvre.

    Le premier indice sur les résultats du vote est paradoxalement venu de Paris où Olivier Faure, premier secrétaire du PS, a annoncé que l’union de la gauche était « arrivée en tête à Marseille ». Quelques instants plus tard, une estimation sortie des urnes donnait la première photo finish. Elle plaçait Benoît Payan (DVG) en tête avec 35 % des suffrages, aux coude à coude avec le candidat de l’extrême droite, Franck Allisio (RN), également crédité de 35 %. Elle sera affiné au fil de la soirée avec eux autres instituts de sondage, Ifop et Elabe, donnant Benoît Payan en tête, entre 36 et 38%, devant le RN, autour de 34%

    « Rassemblement des électeurs »

    Première indication, l’extrême droite opère une nouvelle percée à Marseille confirmant ses scores des derniers scrutins nationaux. Allisio ferait même mieux que Bardella qui avait obtenu 30,14% des suffrages lors des Européennes de juin 2024. Second enseignement, le maire sortant et la majorité du Printemps marseillais font bien mieux qu’en 2020. La candidate (EELV), Michèle Rubirola avait alors réuni 23% des suffrages au 1er tour et devançait d’une courte Martine Vassal… Plus loin et décrochée, la présidente (DVD) de la Métropole et du Département, confirme six ans plus tard sa dégringolade.

    Elle est créditée de 12 % des suffrages, à égalité ou derrière Sébastien Delogu (LFI) selon ces mêmes estimations sortie des urnes. Un scénario catastrophe pour la droite marseillaise qui pensait avoir fait le plus dur en se présentant unie comme jamais après avoir perdue la ville en 2020 en étant déchirée. Le mal est bien plus profond. Et il faudra méditer les conséquences de cette course effrénée derrière l’extrême droite. A l’heure où nous bouclions, tous deux passaient toutefois la barre des 10% leur permettant de se maintenir au second tour pour un scénario de quadrangulaire inédit.

    Le député insoumis des quartiers Nord persuadé il y a quelques semaines de s’asseoir dans le fauteuil de maire, a été le premier à réagir. Il saluait dans un tweet, « un résultat considérable pour une première participation au scrutin » et appelait à la constitution « d’un front antifasciste pour empêcher le Rassemblement national de conquérir Marseille », tendant « la main à l’ensemble des composantes du Printemps marseillais et à leur candidat, Benoît Payan ». La formule paraît simpliste et interroge sur les intentions de la France insoumise qui plaide une fusion techniqui lui offrirait des places sur la liste du Printemps marseillais tout en restant dans l’opposition. Difficilement recevable pour le reste de la gauche. Marie-Arlette Carlotti, la sénatrice (PS) l’invitera à aller au bout de son idée et à se désister de manière républicaine et Anthony Gonçalves (PCF) préfère lui, appeler au « rassemblement des électeurs » plus qu’au rassemblement des appareils.

    Dans ce contexte, le positionnement de la droite qui a déjà vu ces dernières années, beaucoup de ses élus rejoindre l’extrême droite était attendu. Le RN lui a de nouveau tendu la main dimanche soir. Hier, après moulte renvois, l’entourage de Martine Vassal a indiqué qu’elle ne s’exprimerait finalement pas dans la soirée. Les 31 premiers bureaux dépouillés la plaçaient alors tout juste 4e avec 10,9% des suffrages. Chaque candidat a jusqu’à mardi pour faire son choix pour le 2e tour. Les résultats des mairies de secteur encore au dépouillement après minuit, pourraient être une clé.

  • Le Printemps marseillais affiche un nouveau visage

    Le Printemps marseillais affiche un nouveau visage

    C’est avec un visage changé que s’affiche le nouveau Printemps marseillais, édition 2026. La liste des candidats déposée par Benoît Payan et son entourage en préfecture ce mercredi matin, à la veille de l’échéance, mise en effet très largement sur le renouvellement : parmi les 64 premiers noms de la liste, éligibles en cas de triangulaire selon notre projection (notre édition du 20 février), 35 ne siégeaient pas au conseil municipal.

    Symbole important, alors que l’édile marseillais est cette fois candidat sur son nom, sa première adjointe Michèle Rubirola (EELV), tête de liste en 2020, figure à ses côtés en deuxième position. « Ce n’est pas parce que je ne vais pas m’afficher partout que je ne suis pas là, sourit-elle. Depuis 2015, nous fonctionnons en binôme ! »

    Devenu un étendard de la lutte contre le narcotrafic qui a emporté ses deux frères, Amine Kessaci (EELV), aujourd’hui sous protection policière, se situe en troisième place. Tête de liste dans les 15-16, ralliée à l’union de la gauche marseillais à l’issue des élections municipales en 2020, la maire adjointe (DVG) sortante, Samia Ghali, complète le quator de tête.

    Rééquilibrage politique

    Figurent également ceux qui ont rallié le Printemps marseillais face à la menace de l’extrême droite. C’est le cas de l’ancienne candidate insoumise Hanifa Taguelmint, militante historique de l’organisation de la marche pour l’égalité de 1983, en 8e position. Engagée dans les quartiers populaires, l’ancienne responsable de LFI Katia Yakoubi obtient la 26e place. Martin Grand-Dufay, qui avait pris la tête des jeunes soutiens du chirurgien Frédéric Collart (DVC) pour les municipales, avant que celui-ci ne jette l’éponge, est lui au 53e rang.

    Alors que de nombreux membres du cabinet sont cette fois sur les rangs, « il y a plus de 50% de personnes issues de la société civile », met aussi en avant le directeur de campagne du Printemps marseillais, Arnaud Drouot. Ainsi, Julien Harounyan, co-président du Conseil de coordination des organisations arméniennes de France Sud (CCAF), 7e sur la liste, ou encore le directeur général de la Ligue de l’enseignement dans les Bouches-du-Rhône, Karim Touche, 23e.

    Les équilibres politiques ont aussi été revus. Certains ont noté le recul des écologistes. « Ils sont la première force », répond Arnaud Drouot, quand Michèle Rubirola regrette « un recul de cette prise de conscience écologique au niveau national ». Ils peuvent néanmoins compter sur treize candidats éligibles, contre dix pour le Parti socialiste, huit pour le Parti communiste. « C’est une liste de rassemblement qui respecte la diversité et la pluralité de la gauche, qui reconnaît la place des communistes dans le combat », apprécie leur chef de file Anthony Gonçalvès, qui se place en 13e position. Avec lui figurent l’adjointe aux solidarités Audrey Garino (10e), Mohamed Itrisso (27e), Nathalie Tessier (34e), Jean-Marc Coppola (37e), Ibrahim M’zé (55e), Laure Rovera (58e), Hassan Guenfici (65e). « Les équilibres sont construits pour avoir une liste qui ressemble à Marseille et rassemble tout Marseille, qui représente tous les quartiers de la ville, toutes les sensibilités politiques », défend Arnaud Drouot.

    Restent les absents, avec des adjoints comme Christine Juste (EELV), Isabelle Laussine (MadMars), Sophie Roques (PS). Certains ont voulu s’arrêter comme Théo Challande-Névoret (EELV) ou Aïcha Sif, d’autres se trouvent à la charnière comme Patrick Amico (GRS). « Il y a des questions d’équilibre, de renouvellement pour ouvrir de nouvelles perspectives », défend Arnaud Drouot. «Il y a un beau programme à mettre en place. Maintenant, il faut qu’on gagne », appuie Michèle Rubirola.

    La liste complète est à retrouver sur le site lamarseillaise.fr

  • Marine Le Pen vise Marseille pour se refaire

    Marine Le Pen vise Marseille pour se refaire

    Marseille comme une prise de guerre… En faisant « l’amitié » à Franck Allisio, député RN de Marignane et candidat à la mairie, d’assister ce vendredi 17 janvier à ses vœux, transformés du coup en « meeting populaire », c’est un message clair qu’envoie Marine Le Pen pour son premier déplacement dans la campagne des municipales : pour la cheffe de file du Rassemblement national, la ville est gagnable.

    Le sondage La Marseillaise/ Experts et territoires/Ipsos-BVA, publié ce lundi 12 janvier dans nos colonnes, qui donne à égalité son poulain et le maire (DVG) sortant, Benoît Payan, avec 30% des intentions de vote au premier tour, ouvre le champ des possibles. Entre opération de dédiabolisation réussie, indifférence et transposition de la politique nationale au local, l’extrême droite fait désormais moins peur aux électeurs marseillais que La France insoumise (LFI), apprend-on dans le second volet de notre enquête exclusive. à propos des personnalités en lice, à la question « diriez-vous que si elle devenait maire, ce serait une très bonne, plutôt bonne, plutôt mauvaise, très mauvaise chose ou ni une bonne chose, ni une mauvaise chose pour l’avenir de Marseille ? », 32% des sondés estiment que ce serait « une bonne chose » concernant Franck Allisio, avec une part importante qui estiment que ce serait « ni une bonne, ni une mauvaise chose ». L’élection du candidat LFI, Sébastien Delogu, serait jugée comme « une mauvaise chose » par 54%des personnes interrogées. Au sujet du RN, cela « fait une majorité potentielle, analysait Stéphane Zumsteeg, directeur du département Politique et opinion d’Ipsos-BVA, mardi. Clairement, le repoussoir, c’est LFI au plan national, c’est Delogu à Marseille. »

    S’emparer des villes fait aussi partie de la stratégie du parti d’extrême droite pour s’enraciner durablement dans une région Paca où il sévit depuis longtemps. « Le seul mandat qui permet d’ancrer solidement un territoire, c’est celui de maire », confiait ce jeudi 15 janvier au Figaro, un des cadres locaux du RN.

    À surfer sur l’insécurité, la candidate de la droite et du centre, Martine Vassal, a bien compris qu’elle risquait de nouveau de boire la tasse. Au lendemain du sondage, son porte-parole, Romain Simmarano (Ren), a tenté de renverser la vapeur : « Nous, c’est le gaullisme, la République, l’amour du drapeau, la volonté d’avoir une ville sécure qui offre des perspectives à tous ces enfants. Que M. Allisio arrête de se faire passer pour ce qu’il n’est pas. »

    Unis pour résister

    À gauche, conscients que la bataille sera rude, le maire sortant et ses soutiens se posent en rempart. « On est dans une situation tellement inédite que Marseille doit montrer une forme de résistance à l’inclinaison que le pays est en train de prendre », déclarait Benoît Payan dans La Marseillaise du 14 janvier. « On a joué un rôle historique pour libérer cette ville de la menace fasciste, on ne les laissera pas venir », assène Anthony Gonçalvez, chef de file PCF aux municipales.

    En mettant la pression sur la deuxième ville de France, Marine Le Pen, si prompte à dénoncer « les magouilles » chez ses adversaires, voit là une occasion de faire oublier ses propres casseroles. Condamnée en première instance, le 31 mars, par le tribunal correctionnel de Paris à une peine d’inéligibilité, 4 ans d’emprisonnement dont deux ferme et 100 000 euros d’amende dans le cadre de l’affaire des assistants parlementaires du Front national, elle joue son avenir politique avec un procès en appel démarré ce mardi. Pour mémoire, son candidat est lui aussi visé par une enquête pour détournement de biens publics…

    Des élus d’extrême droite inquiétés par la justice

    Franck Allisio inquiété pour détournement de biens publics

    Le député fait l’objet d’une enquête du parquet suite à un signalement de la Région Sud, où il préside le groupe RN. Le travail de deux collaborateurs employés par la collectivité n’a pas été déclaré auprès de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique. Des véhicules de service auraient par ailleurs servi à du tractage et des réunions de la campagne des européennes de juin 2024, puis des élections législatives anticipées.

    Marc-Etienne Lansade condamné

    Après les affaires de gestion du port de plaisance, d’un restaurant de plage et de marchés publics, l’ex-élu d’extrême droite a perdu la mairie de Cogolin, le 1er juillet. Il a été condamné par la cour d’appel d’Aix à 18 mois de prison avec sursis, 30 000 euros d’amende et une peine d’inéligibilité immédiate de 3 ans pour abus de confiance après avoir fait signer une procuration à un « ami » sur son lit d’hôpital, permettant la vente d’un bien immobilier au profit de son ex-maîtresse.

    Yann Bompard et Marie-France Lorho jugés pour emploi fictif

    Le tribunal correctionnel de Marseille rendra sa décision, le 26 janvier, sur l’affaire d’emploi fictif et détournement de fonds concernant Yann Bompard, maire Ligue du Sud d’Orange, et Marie-France Lorho, députée RN. Deux ans de prison et cinq ans d’inéligibilité avec exécution provisoire ont été requis par le parquet pour le premier, 18 mois de prison avec autant d’inéligibilité pour la seconde.

    David Rachline poursuivi pour favoritisme

    Poussé à la démission de son poste de vice-président du parti par Marine Le Pen, début décembre, car mis en cause pour « prise illégale d’intérêt » et « corruption », le maire de Fréjus, David Rachline, poursuivi pour favoritisme, sera jugé le 22 septembre pour avoir favorisé la société de sécurité d’un de ses proches dans l’attribution de marchés publics pour la sécurité de la mairie.

  • Les communistes engagés dans le rassemblement à Marseille

    Les communistes engagés dans le rassemblement à Marseille

    « Dans ce combat, les communistes doivent être en première ligne. » L’opération de tractage a été décidée voilà quelques jours dans toutes les sections communistes marseillaises. Pour Anthony Gonçalves, chef de file PCF aux municipales, le sondage La Marseillaise /Experts et territoires/Ipsos-BVA, publié dans nos colonnes ce 13 janvier, qui met à égalité au premier tour le maire sortant, Benoît Payan (DVG), et le candidat du RN avec 30% d’intentions de vote, a renforcé la nécessité de s’engager dans la bataille. À l’aune de l’histoire des communistes dans la ville, « acteurs majeurs de la Libération, les armes à la main », il s’agit pour lui d’un « coup de tonnerre » : « On est saisi par l’effroi que cette dynamique RN fait peser sur la ville. »

    Faire s’exprimer les quartiers populaires

    Saluant l’entrée en campagne de Benoît Payan, il ajoute que cette opération va permettre de « rappeler que le rassemblement à gauche, des citoyens, des écologistes, du monde du travail autour de [cette] liste doit se faire maintenant, de la façon la plus large possible et dès le premier tour ». Un rassemblement où le PCF a son rôle à jouer.

    « On doit être à l’avant-garde du dialogue avec les quartiers populaires, celles et ceux qui ne veulent pas revenir à cette ville de classes construite pendant 25 ans de gestion de droite », assène Anthony Gonçalves. Pour convaincre là où, souvent, on ne va plus aux urnes, les communistes comptent sur leurs propositions qui ont « infusé » le programme, mais aussi sur leur bilan au sein du Printemps marseillais : « Je pense au combat pour l’accès aux soins, le logement, l’égalité homme-femme. Il y a aussi ce qui a été fait par nos adjoints, Audrey Garino dans le domaine de la solidarité, Jean-Marc Coppola à la culture. »

    Et d’insister aussi sur le développement du port, inquiet de ce que « certains veulent en faire, y compris d’où on ne l’attendrait pas »… En clair, des insoumis. « Nous sommes partisans de lier de façon indissoluble développement économique et exigences écologiques. Ce n’est pas en les opposant qu’on va avancer », estime-t-il.