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  • La CGT célèbre 130 ans de lutte des travailleurs à Aix

    La CGT célèbre 130 ans de lutte des travailleurs à Aix

    Place a d’abord été faite à l’histoire locale de la CGT, longuement déroulée, avec l’intention de briser l’image « bourgeoise » de la ville, souvent considérée comme une belle endormie. Si la CGT fête ses 130 ans, la Bourse du travail, elle, dressée boulevard Jean-Jaurès depuis 1922, fête ses 129 ans. Pour marquer la date, l’union locale a réuni en salle Voltaire ses militants, les partis dits progressistes, mais aussi Stéphane Sirot, socio-historien, spécialiste de l’histoire du syndicalisme et enseignant à Sciences Po Paris. Le député de la 11e circonscription Marc Pena (PS) et David Tessier (PCF) chef de file récemment désigné pour mener les communistes en vue des municipales, ont répondu présent. « Quand on parle de lutte ouvrière à Aix, on remet en cause beaucoup d’idées reçues, Aix est souvent présentée comme à l’écart du mouvement social, pointe François Canu, secrétaire de l’union locale. Les mouvements ouvriers aixois sont passés par pertes et profits, oui, mais Aix reste une ville de travail. »

    « Persistance » du schéma

    Et encore aujourd’hui, en dépit de la délocalisation des entreprises, pointe en amont de la soirée d’anniversaire François Canu. « Plus qu’un anniversaire, aujourd’hui est un symbole puissant. Aucun droit n’a jamais été octroyé, tous auront été arrachés à la lutte. L’UL permet de faire rayonner la CGT dans ses luttes, que ce soit pour les retraites, le 1er mai, ou plus récemment le 18 septembre à Aix. Je vous assure que le 2 octobre, le nombre de grévistes sera important », promet François Canu. Si l’histoire a permis de poser le contexte de cet anniversaire, le rendez-vous a surtout permis d’ancrer le rôle actuel de la CGT dans un contexte social particulier, marqué par les mobilisations organisées en riposte aux récentes mesures budgétaires annoncées et la fragilité des acquis sociaux, notamment chez les travailleurs. « Il y a une certaine persistance des sujets au travers de l’histoire de la CGT, explique en amont de sa conférence Stéphane Sirot. Je suis toujours frappé de réaliser que les thématiques n’ont pas vraiment bougé. Elles sont mouvantes, jamais actées ou résolues. » Et notamment : le rapport au politique, l’institutionnalisation du syndicat, le débat des retraites… « Il y a l’idée que le syndicalisme doit assumer de faire de la politique. La politique n’est pas entièrement contenue dans la question des rapports aux partis, c’en est un des versants. C’est aussi avoir un projet de société, se prononcer sur les politiques publiques, le rapport que l’on conçoit vis-à-vis des institutions… Raison pour laquelle cela me fait doucement rigoler quand des leaders syndicaux disent ne pas faire de politique. Comme Jourdan fait de la prose, le syndicalisme fait du politique. »

  • La foire de Marseille souffle ses cent bougies

    La foire de Marseille souffle ses cent bougies

    À l’initiative d’une coopérative des représentants et voyageurs de commerce, la première édition de la foire voit le jour en septembre 1925. Elle se déroule dans les 5 000m2 du Grand Palais du parc Chanot et accueille 350 exposants et 75 000 visiteurs. Intitulée « quinzaine industrielle et commerciale des représentants et commerçants », la mention marché méditerranéen donne l’orientation que Marseille a su garder au fil des ans : l’international.

    L’année suivante, elle réunit deux fois plus d’exposants et quatre à cinq fois plus de visiteurs. En 1929, forte de son succès, la manifestation est admise au sein de l’Union des foires internationales et prend le titre de Foire internationale de Marseille. Interrompue que deux fois en 100 ans, soit à cause de la guerre (1943-1945) car les locaux à Chanot étaient très endommagés, ou par la pandémie du Covid en 2020, cet événement est un incontournable pour les Marseillais. Le Grand Palais a été reconstruit en 1951, plus grand et plus moderne. Cette année, pour la première fois, son 1er étage se transforme en espace immersif retraçant 100 ans de jeux de la partie de carte à l’e-sport.

    D’abord essentiellement agricole, la foire, véritable reflet de la société, évolue et les premiers appareils électroménagers font leur apparition après la Guerre. Elle devient ensuite un rendez-vous immanquable pour découvrir la pointe de la technologie. Les générations s’y succèdent et transmettent pour le moins un récit, si ce n’est un frigidaire, un poêle à bois à moins que ce ne soit une marmite si possible magique, vendue par un bonimenteur à un prix forcément avantageux. Aujourd’hui sur ses 130 000m², la foire internationale de Marseille réunit plus d’un millier d’exposants et accueille plusieurs centaines de milliers de visiteurs.

    En 2025, suite à un nouvel appel d’offres, la Ville devient propriétaire de la marque et délègue à GL events (75%) et la CCI (25%) la gestion du parc Chanot tout entier soit les 17 hectares avec ses espaces d’exposition fermées. « Pour ce 100e anniversaire, on a voulu mettre en avant, les talents locaux. On s’est dit, c’est la fierté d’être Marseillais qu’il faut mettre en avant », explique Pierre Arvis direction général de Marseille Events (organisateur de la foire). Et de poursuivre : « Ici, plus qu’ailleurs, c’est un événement. Dès l’entrée un très grand village Fabriqué à Marseille accueille les visiteurs. Mais aussi un autre intitulé Innova qui permet aux start-ups locales de proposer leurs produits, leurs inventions. » Sans oublier le hall 3 dédié au cinéma où Provence studio peut montrer l’étendue des métiers.

    « La foire de Marseille est la deuxième foire de France, mais si on la ramène à la population, probablement, c’est la plus importante », positionne Pierre Arvis. Argumentant : « GL envents dirige 9 foires, mais comme dit notre responsable : “C’est la plus foire, des foires !” » Proximité avec le centre-ville, festive et populaire, c’est aussi l’essence du commerce, celui que l’on peut toucher. Du côté des réservations, là encore Pierre Arvis s’affiche optimiste : « Sur les pré-réservations, on est sur des tendances de 20% d’augmentation. »

    Foire internationale de Marseille jusqu’au 6 octobre au Parc Chanot

    « La foire
    de Marseille
    est la deuxième foire
    de France »

  • Une centième édition de la foire « made in Marseille »

    Une centième édition de la foire « made in Marseille »

    Du neuf, c’est sûr il y en aura, parce que d’abord, la Ville en est pour la première année propriétaire avec un nouveau prestataire organisateur, adieu la Safim pendant 40 ans aux manettes, et place à GL Events et la CCI Aix-Marseille-Provence. L’affiche résolument locale, expose un gabian qui tient dans son bec un message « Marseillais, le jour de foire est arrivé ! », sur fond de Bonne Mère. Ça sonne, c’est engageant. Cette année, le coup de projecteur est sur les talents marseillais d’hier et d’aujourd’hui. Sportifs, musiciens, acteurs, créateurs, artisans, entreprises, anonymes… Du label « Fabriqué à Marseille » à la rencontre des meilleures équipes sportives du territoire, les Marseillais sont le fil conducteur de cette année particulière.

    Les nouveautés

    Du 26 au 28 septembre, sur l’Esplanade du Palais des Congrès, un espace appelé Innova Marseille accueille une dizaine de start-up régionales pré-selectionnées qui présente leur produit ou service auprès des visiteurs, pour tenter de remporter un prix (prix de la presse ou du public). Les critères sont le savoir-faire, la créativité et le dynamisme des entreprises.

    Pour ce week-end toujours, le 1er étage du Palais des Congrès se transforme en Palais des Jeux, un espace immersif retraçant 100 ans d’histoire. Il accueille quatre grands espaces thématiques avec des jeux de plateaux, jeux de société, jeux de figurines, jeux de cartes, Jeu de cartes à jouer et à collectionner (TCG), retrogaming, jeux vidéo, e-sport, réalité virtuelle et jeux de rôle.

    Jusqu’au samedi 27 septembre, un espace Plantes addicts, en Marseillais, un espace pour les passionnés de plantes. Une vente exclusive au cœur de la foire, avec plus d’une centaine de variétés différentes, à des prix raisonnables de 1 à 12 euros pour les petites et moyennes plantes et de 5 à 150 euros pour les grandes.

    Tous les jours, Provence Studios prend ses quartiers à la foire avec une exposition cinéma dans le Hall 3. Cet espace est une traversée du cinéma marseillais et provençal, entre tradition et modernité, patrimoine et innovation. Soyez curieux, venez découvrir l’envers du décor et l’étendue des métiers du cinéma.

    Sur l’esplanade 1, la Ville met à l’honneur celles et ceux qui façonnent l’identité du territoire soit les artisans, créateurs et entreprises labellisés « Fabriqué à Marseille ». Une exposition inédite de plus de 100 objets emblématiques « Fabriqué à Marseille », des ateliers participatifs, et une quinzaine de stands de producteurs et artisans prêts à échanger.

    Tous les jours encore, au Hall 8, l’espace Boho Market. Sur 200m2, avec une scénographie années 70, il reprend les codes de l’époque, imagerie pop, tissus en velours, sols en lino, matières et couleurs donnent le ton. Flower power pour tous ! Artisanat vintage, tapis tissés, macramés, fauteuils en rotin, fleurs séchées, mode de l’époque et dressing de seconde main.

  • La CGT célèbre les 129 ans de la Bourse du travail et plus d’un siècle de luttes

    La CGT célèbre les 129 ans de la Bourse du travail et plus d’un siècle de luttes

    L’union locale CGT d’Aix-en-Provence s’apprête à célébrer un double anniversaire. Vendredi 26 septembre en salle Voltaire (proche de la place des Cardeurs) dès 17h, elle fêtera à la fois les 130 ans de la création de la Confédération générale du travail (CGT) et les 129 ans de la Bourse du travail d’Aix. Pour l’occasion, une soirée est organisée salle Voltaire, rue des Muletiers, avec en point d’orgue une conférence-débat animée par Stéphane Sirot, historien reconnu du syndicalisme et des mouvements sociaux. La rencontre sera suivie d’un moment fraternel à la Bourse du travail. Au-delà de l’aspect commémoratif, la CGT entend ancrer cet anniversaire dans l’actualité sociale. « Cette date coïncide avec un mouvement en construction face aux mesures budgétaires gouvernementales particulièrement brutales pour les travailleurs, tout en épargnant les ultra-riches et le patronat des grandes entreprises », souligne l’union locale. Depuis sa création, la Bourse du travail a servi de lieu de rencontre, d’organisation et de mobilisation pour des générations de salariés. Elle reste aujourd’hui un symbole de continuité et d’ancrage local pour l’union locale CGT. « En célébrant ces deux anniversaires, nous voulons montrer que notre histoire est vivante et qu’elle continue à s’écrire », insiste la CGT. Les « partis progressistes », indique François Canu, secrétaire de l’UL CGT Aix, seront également présents, ainsi que Marc Pena, député PS de la 11e circonscription des Bouches-du-Rhône. La mairie devrait elle aussi recevoir une invitation, selon la CGT.