Tag: anniversaire

  • Les congés payés en débat 90 ans après le Front populaire

    Les congés payés en débat 90 ans après le Front populaire

    « Il faut continuer le combat. » Dans le quartier de Menpenti à Marseille, le 14-Juillet est, comme chaque année, l’occasion d’une grande fête sur la place Pierre-Roux. Historiquement organisée par le Parti communiste français, elle est désormais portée par une vingtaine d’associations avec le soutien de la mairie des 4e et 5e arrondissements. Fidèle à ses racines, le PCF reste néanmoins la seule formation politique présente. Au programme : un débat public consacré aux congés payés, 90 ans après l’arrivée du Front populaire en France.

    Durant une heure, Annick Riani (docteure en histoire) et Gérard Leidet (président de Promémo, Provence Mémoire et Monde ouvrier) ont animé les discussions. S’ils ont apporté un éclairage local sur les luttes de cette époque, ils ont également insisté sur l’importance que ces questions revêtent aujourd’hui. Le temps de travail est d’ailleurs « une question essentielle à l’approche de la présidentielle », affirme Annick Riani à la fin du débat.

    La chercheuse remarque « les tentatives de bousiller les jours fériés » par le gouvernement, « comme ce fut le cas pour le 1er-Mai », s’indigne-t-elle. Autre source de colère pour elle : une proposition du député Les Républicains Rémi Pilato visant à « renoncer à une semaine de congés afin d’être rémunéré sur celle-ci », une preuve de plus, selon elle, de « la volonté du gouvernement de vouloir faire travailler toujours plus ». Pour l’avenir, elle dit avoir un message : « Il faut se mobiliser, faire grève et être offensif. »

    Les festivités se sont ensuite poursuivies jusqu’au soir, avec un marché paysan, un repas chaleureux autour d’un aïoli, un karaoké et un bal populaire.

  • Un anniversaire festif et revendicatif au Mucem

    Un anniversaire festif et revendicatif au Mucem

    Témoigner, sensibiliser, résister : la série d’événements prévus au Mucem ce samedi pour le dixième anniversaire des opérations de SOS Méditerranée répond à ces trois objectifs. C’est ainsi qu’une table ronde se tiendra à 15h au sein de l’auditorium du musée réunissant Sophie Beau, cofondatrice et directrice générale de SOS Méditerranée, Anne Kamel, médecin qui exerce à bord depuis le début des opérations en 2016, Moussa Camara, l’un des premiers rescapés secourus en 2016 (lire ci-dessus) et président de l’association Guinée à Marseille ainsi que François Gemenne, politologue belge spécialiste des migrations et membre du Giec.

    Puis, à 17h, le film Mothership, tourné en 2023 à bord de l’Ocean Viking, sera diffusé en présence de sa réalisatrice Muriel Cravatte. Ce documentaire met la lumière sur les équipages, les exilés secourus et plus particulièrement les femmes souvent invisibilisées lorsqu’il est question de migrations.

    Enfin, la journée se clôture par une soirée festive sur la place d’armes du Fort Saint-Jean, dès 19h. Un concert de soutien sera donné par de nombreux artistes venus des deux rives de la Méditerranée : le musicien Thomas de Pourquery, le chanteur occitan Sam Karpienia, le compositeur égyptien Tarek Abdallah et bien d’autres.

    La danseuse et chorégraphe Maryam Kaba proposera un warm-up AfroVibe aux côtés du collectif Twerkistan accompagné de DJ et performers pour finir la soirée par un set dansant de Matteo, membre cofondateur du groupe Chinese Man. En parallèle de cette soirée, l’équipe des Grandes Tables de la Friche la Belle de Mai inviteront à découvrir un repas inspiré par la cuisine d’urgence préparée à bord de l’Ocean Viking.

    * Les événements sont accessibles sur réservation sur sosmediterranee.fr

  • La commune de La Grand-Combe fête ses 180 ans

    La commune de La Grand-Combe fête ses 180 ans

    Dans le Gard, il existe deux types de communes : celles construites au Moyen-Âge et d’autres créées au XIXe siècle pour accompagner l’essor industriel. C’est le cas de La Grand-Combe, au nord d’Alès, dont l’histoire de la commune est intimement liée à l’exploitation du charbon.

    « La ville a été créée en 1846 sur ordonnance royale pour répondre aux exigences de la compagnie des mines de la Grand-Combe pour mieux développer les concessions », raconte Patrick Malavieille, l’ancien maire de la commune. « Dans ce récit il y a tout : l’épopée industrielle, l’épopée technologique avec la première ligne de chemin de fer dans le Gard entre La Grand-Combe et Beaucaire, toutes les périodes historiques marquantes avec la guerre de 14-18 avec plus de 500 mineurs qui troquent le pic et la lampe pour le fusil et le casque puis les conquêtes sociales de 1936 et la résistance et la libération. C’est une ville qui a aussi toujours accueilli les populations et qui a toujours été solidaire. »

    Une journée d’animations le 21 juin

    L’anniversaire de la commune avait jusqu’ici été célébré pour le centenaire en 1946 et en 1996 pour le 150e anniversaire. Pour le 180e, la municipalité propose donc à la population grand-combienne et des villages alentour de venir célébrer ces 180 ans d’histoire autour d’animations 100% gratuites. Ainsi, le 21 juin, la commune accueillera toute la journée, place Jean-Jaurès, un marché artisanal et des producteurs locaux, une exposition et des démonstrations de métiers anciens et un village pour les enfants avec jeux en bois, jeux gonflables et manèges.

    Une « balade patrimoniale » autour du Puits Ricard et une visite de la Maison du mineur seront organisées à 9h30. Un défilé historique, avec habits d’époque, voitures anciennes et fanfare partira à 11h de l’espace Frida-Kahlo et permettra de retracer les périodes marquantes de la ville. La cérémonie officielle du 180e anniversaire se déroulera à 11h30 avec discours officiels avant un rassemblement place Jean Jaurès pour un « grand pique-nique citoyen ». Un lâcher de 180 pigeons voyageurs sera organisé au même moment par le conseil municipal des jeunes. L’historien Laurent Aiglon, qui collabore à la Maison du mineur, livrera ensuite une conférence sur le passé minier à 16h. La journée se clôturera sur la projection de films et de photos de la commune et de ses habitants sur grand écran sur le parvis de l’église, de 19h à 21h, suivi d’un bal populaire jusqu’à 23h30 sur la place Jean-Jaurès.

    « Nous voulons que les Grand-Combiens soient fiers de leur passé et de leur ville, mais avec une perspective d’avenir et de défis à relever. On veut vraiment se servir de cette histoire assez exceptionnelle pour créer les conditions pour aller de l’avant. L’idée c’est de donner de la force avec le passé pour envisager l’avenir », conclut le conseiller départemental Patrick Malavieille.

  • L’agriculture durable à l’honneur à Marseille

    L’agriculture durable à l’honneur à Marseille

    Promouvoir une agriculture durable et ouverte à tous, telle est la mission que se sont donnés les Paniers marseillais, il y a déjà 19 ans. Née de l’idée de faire des consommateurs des « consomm’acteurs », l’association permet à chacun de s’approvisionner auprès de producteurs locaux et bios et ainsi de faire vivre l’économie du territoire.

    Pour ce nouvel anniversaire, elle investit le parc du 26e centenaire, dimanche, de 9h à 17h, avec « une programmation gourmande et participative », indique l’association. Un marché bio de 20 producteurs proposera des produits frais et locaux, ainsi que des dégustations. Tout au long de la journée, des initiatives de consommation alternative seront présentées au village associatif, comme le supermarché collaboratif Super Cafoutch.

    Sensibiliser les jeunes

    Pendant une journée, les Paniers marseillais laissent entrevoir une nouvelle manière de cohabiter avec la nature et de la respecter. Il sera ainsi possible d’apprendre à fabriquer son levain, de participer à un atelier sur les plantes sauvages ou encore à une découverte du métier de potière.

    Des ateliers sont également prévus pour les enfants, afin de sensibiliser la jeune génération aux enjeux agricoles. Après quelques saynètes théâtrales participatives, la journée s’achèvera avec l’assemblée générale annuelle de l’association, pour faire le point sur ses activités.

    Accès libre, de 9h à 17h.

  • Un navire flambant neuf pour les dix ans de Corsica Linea

    Un navire flambant neuf pour les dix ans de Corsica Linea

    « Il y a dix ans on ne connaissait rien au maritime, introduit Pierre Antoine Villanova, directeur général de Corsica Linea. Nous avons doublé notre chiffre d’affaires, créé 430 emplois marins, six navires sont connectés à quai et nous sommes la 3e compagnie européenne pour la satisfaction clients. » Des résultats vertueux obtenus sur un chemin houleux.

    Pour rappel, la SNCM, armateur marseillais alors détenu par Transdev, avait été placée en redressement judiciaire en 2015. Le tribunal de commerce de Marseille avait retenu l’offre du transporteur routier corse Patrick Rocca, qui conservait avec MCM (Maritime Corse Méditerranée) les 875 emplois de la SNCM, au détriment du consortium d’entrepreneurs Corsica maritima (CM holding). Une bataille commerciale avait fait rage, avec l’affrètement d’un roulier par les repreneurs déboutés. Patrick Rocca avait fini par lâcher la barre à CM Holding. Devenue Corsica Linea en mai 2016, elle se délestait de 563 salariés.

    « Cela n’a pas été simple et ça ne l’est toujours pas », accorde Pierre-Antoine Villanova, mais aujourd’hui Corsica Linea se félicite d’avoir retrouvé le niveau d’effectifs de l’ex-SNCM, se hissant au rang de 2e employeur de marins français, de s’être dotée d’une flotte de six à neuf navires. Dont les deux derniers « à haut niveau de performance environnementale, précise l’armateur. Cet été nous seront la première compagnie à utiliser du Bio-GNL entre la Corse et le continent, soit une réduction de 80% des émissions de CO2. » Un cap que Corsica Linea entend conforter dans les dix prochaines années, « qui repose sur trois piliers : transition environnementale, satisfaction clients et ambition sociétale » et qu’elle souhaite « développer sur l’Afrique du Nord ». La compagnie a également gagné des galons en termes de solidarité en mars 2022 en mettant à disposition le ferry Méditerranée pour l’hébergement de réfugiés ukrainiens.

    Pavillon français hissé

    Autre motif de satisfaction de l’entrepreneur, « nous avons ramené le fret de Toulon à Marseille, d’où est assuré 85% du fret sur la Corse ». Capu Rossu, livré en un temps record de 27 mois par les chantiers navals de Weihai (Chine), assurera la desserte des ports de Bastia et Ajaccio depuis Marseille, deux liaisons qui concentrent l’essentiel du trafic de fret de sa part de la délégation de service public. Il a pour marraine Anne-Marie Meï, veuve du bosco Jean-Claude Meï, particulièrement apprécié des équipages. Comme tous les bateaux de la compagnie, il arbore un pavillon français de premier registre, le seul à garantir des conditions sociales optimales aux marins. « C’est le fil rouge de notre ambition sociétale, assure Pierre-Antoine Villanova, c’est deux fois plus cher que de naviguer sous pavillon italien, mais nous partageons avec nos marins la défense du pavillon français. »

    Le directeur veut aborder l’avenir avec confiance malgré un horizon un peu voilé par « des réservations légèrement en baisse par rapport à l’année dernière » en ce début de saison estivale. Mais surtout par la bataille contre le dumping social avec la féroce concurrence de GNV sur la ligne entre Sète et l’Algérie. Un point noir sur lequel le soutien de l’État est attendu.

  • Vingt ans, le plus bel âge de la vie des Archives

    Vingt ans, le plus bel âge de la vie des Archives

    La Marseilloise, avec une Une particulière : « Jul, nouveau maire de Marseille, lance les JO 100% phocéens ! » À l’occasion des 20 ans des Archives et Bibliothèque départementales (ABD), plusieurs événements ont été organisés mardi, lançant des animations qui se poursuivront durant le mois de juin. Parmi eux, une restitution d’un projet d’éducation artistique et culturelle, réalisé par des collégiens de la cité scolaire Jacques-Chirac et André-Chénier.

    « Cette image est vraie ou fausse ? », demande un collégien qui présente une installation en forme de bateau, nommée CTRL+S, rempli de fausses informations. Durant l’année, les élèves ont réalisé un travail autour de notions du vrai et du faux et de thématiques liées à la mémoire, illustrant la manière dont les archives peuvent aborder des problématiques actuelles. « L’idée était d’ancrer les archives dans la réalité, le monde présent », souligne Marie-Claire Pontier, directrice des Archives. Le projet, porté par le Département et l’association Planète émergences, a fait appel à Germain Prévost, artiste plasticien, pour encadrer les élèves. « J’ai voulu transformer le bâtiment des Archives en bateau, car vu d’au-dessus, il a une forme de coque », sourit l’artiste. « L’objectif était d’apprendre à comment naviguer sur un océan qui serait Internet, avec son flux d’informations, et comment gérer ce que les jeunes voient sur les réseaux sociaux », développe-t-il. Driss, élève de 3e, a participé à l’élaboration du « navire ». « Je pense que c’est un projet important, on voit de plus en plus de fake news, surtout avec l’augmentation de l’utilisation de l’IA sur les réseaux sociaux », explique-t-il.

    Préserver la mémoire

    Autre temps fort, une frise photographique « 20 ans des ABD » déroulée sur le mur extérieur du jardin de la lecture, présentant le quartier d’Arenc avant Euroméditerranée, avec la construction du bâtiment et l’histoire du quartier, qui était à l’origine dans une friche industrielle. « Ce bâtiment est emblématique, c’était une première en France. Il part d’une volonté du Département d’installer deux compétences dans une même structure », note Marie-Claire Pontier. Des espaces habituellement fermés au public sont également ouverts, une manière de mettre à l’honneur l’architecte du bâtiment, Corinne Vezzoni.

    « Préserver et transmettre nos archives, c’est faire vivre notre mémoire collective et la rendre accessible à tous », rappelle Martine Vassal, présidente (DVD) du Département des Bouches-du-Rhône.

    Germain Prévost partage cette idée : « Il y a une réelle importance des lieux comme les Archives, qui sont des garants de l’information, un sanctuaire des rôles de l’histoire, permettant de préserver la démocratie », déclare-t-il.

    « Vous pourrez venir voir vos travaux quand vous serez plus grands ! », lance la directrice des Archives aux élèves. Les documents des collégiens seront rangés et conservés dans les 14 kilomètres de rayonnage, aux côtés des 415 000 archives des Bibliothèques départementales.

    Programme sur archives13.fr

  • L’aire des gens du voyage d’Aubagne fête ses 35 ans d’accueil

    L’aire des gens du voyage d’Aubagne fête ses 35 ans d’accueil

    Nichée au creux du vallon sur la route de La Ciotat, l’aire affiche complet en toute saison. Comme toutes celles de la métropole. Mais jeudi, ce sont les invités qui étaient en nombre. Partenaires sociaux, salariés de la Varappe et LVD Environnement, ouvriers du chantier d’insertion Evolio qui entretiennent les collines et résidents se sont retrouvés autour d’un repas partagé, d’une exposition sur l’histoire de l’aire et d’un concert.

    « Un succès. Mais pas autant que celui du jour de son inauguration, en 1990 quand 150 caravanes venues de Campagne Rousse ont débarqué », rappelle Kheira Miloud, responsable du site, qui le dynamise avec des jardins. La demande était forte. Et elle le reste tout autant aujourd’hui. « C’est le même problème qu’avec le logement social, on manque de places, de foncier », regrette Benjamin Vives, directeur de la Varappe, qui note une augmentation et une diversité des besoins. « Au-delà des gens du voyage, il y a des travailleurs pauvres, des gens temporairement sans solution de logement, des personnes en très grande précarité qu’on aide et accompagne pour leur accès aux soins, aux droits. »

    L’aire est une des rares qui accueille également un petit centre social avec des activités régulières, une permanence d’assistantes sociales, de la CAF, un service de domiciliation et d’aide à l’insertion par l’emploi. « 80% des résidents qui séjournent ici sont en emploi, chez Salad2fruits, la Fermière, la Maison Corsiglia ou la Ressourcerie, on en a même un qui travaille à Berre… », précise Kheira. Par ailleurs, ni en zone Seveso, ni à proximité d’une décharge, ni entre une autoroute et une voie ferrée, ni même sous des pylônes haute tension, ou tout à la fois, l’aire est très prisée. « Sa contrainte est d’être en zone inondable, à côté du Merlançon, on ne peut pas agrandir, relève la gestionnaire, mais les aires de petite taille sont plus gérables. » Plus qu’une série d’emplacements pour caravanes, c’est « un lieu de vie qui a ses hauts et ses bas, comme dans toutes les familles », résume Benjamin Vives « heureux » des travaux de rénovation des locaux associatifs et des sanitaires réalisés il y a deux ans.

    Nécessité et choix de vie

    Quarante personnes y vivent actuellement, dont un bébé de deux ans et un nouveau-né à venir. Si les places sont attribuées pour trois mois, des dérogations « pour scolarisation, raison de santé » sont accordées. Patriarche de 64 ans, Jean-Marie Demestre, rémouleur, assure y vivre « depuis toujours, comme mon père. Parfois on bouge un peu, à Saint-Menet, mais comme je suis handicapé, j’ai une dérogation ». Il se dit satisfait du changement : « Des fleurs et des douches neuves. On a besoin de peu pour vivre. »

    Jacques et Pauline Dubois ont pour leur part « retrouvé la vie en caravane qu’on a connue avec nos parents, après avoir quitté la cité la Marie à Marseille à cause du deal, de soucis de voisinage ». Ils sont sur l’aire depuis quatre ans avec leurs deux filles et souhaiteraient « rester, par choix de vie ». Comme Ian Hunt, Canadien, chanteur du groupe B4Gman qui joue pour les invités et résident de l’aire depuis 7 mois « arrivé par nécessité ». Il a adopté le nomadisme, « par goût de la liberté ». il avoue : « C’est ma plus belle expérience en 10 ans. »

    La ville de La Ciotat n’a toujours pas d’aire d’accueil malgré ses obligations

    La course de lenteur dans laquelle s’est lancée la ville de La Ciotat se poursuit encore. Un « terrain » très ex-entré, situé aux abords de la route de Marseille avait bien été sélectionné dans les années 2000 pour répondre aux exigences légales, mais d’études en expertises, celui-ci s’est avéré « impossible » à aménager plus d’une décennie plus tard. Ce qui n’a jamais empêché à la commune de faire appel aux forces de l’ordre pour déloger les caravanes garées sur les parkings, aires de stationnement et autres terrains non équipés. Le préfet des Bouches-du-Rhône vient de remettre un coup de pression aux élus en leur demandant de choisir cette année, un terrain pour une future implantation. Tout reste à faire. S.F.

  • La Fête populaire au Grand Pavois, c’est dimanche

    La Fête populaire au Grand Pavois, c’est dimanche

    À l’occasion des 90 ans du Front populaire la section organise une grande fête populaire le dimanche 7 juin, de 9h30 à 18h, au Parc du Grand Pavois à Septèmes. La journée débutera par un débat de 10h à 12h sur le thème : « Les 90 ans du Front populaire : quelles perspectives au regard de la situation actuelle ? » animé par Gérard Leidet, président de l’association Provence, mémoire, mouvement ouvrier (Promemo), en présence de l’historien Jean Domenichino.

    Animations et débats

    Tout au long de la fête, le public pourra découvrir des stands associatifs avec la participation notamment de l’association locale de soutien à notre journal Ensemble pour la Marseillaise, du Secours populaire, de France Cuba, du Mouvement national de lutte pour l’environnement (MNLE), de l’association corse Kallisté, du collectif La Palestine, du Mouvement de la Paix et de Fralib 1336.

    Des producteurs et apiculteurs locaux seront également présents, avec notamment le chevrier de Septèmes, une vente de brousses et d’ail.

    Il y aura aussi de quoi se réjouir les papilles sur place avec des pizzas, des grillades, des sandwiches, des crêpes, des glaces, une buvette… Plusieurs animations gratuites seront proposées aux familles : château gonflable, tours de poneys, démonstrations et initiations de breakdance avec l’association AC2N à partir de 14h.

    L’initiative se conclura par un bal populaire à partir de 16h30 avec le duo de variété composé de Marc Sintes et Zézé Briaval.

    Parc du Grand Pavois, avenue du Docteur Edouard Sauze. Entrée gratuite.

  • Une journée d’hommages à la Résistance

    Une journée d’hommages à la Résistance

    Cette journée a été instaurée en souvenir de la réunion du Conseil national de la Résistance (CNR) du 27 mai 1943 à Paris, réunissant Jean Moulin, représentant du Général de Gaulle, les représentants des huit grands mouvements de résistance français et les représentants de six principaux partis politiques de la troisième République. Une rencontre fondatrice, qui avait pour but d’unifier et de coordonner toutes les forces et les tendances politiques de la Résistance au sein d’un seul et même mouvement.

    Bouches-du-Rhône

    À Salon-de-Provence, à 9h30, au Mémorial Jean-Moulin, sur la route nationale 583.

    À Aix-en-Provence, à 11h30, au Wagon du Souvenir au camp des Milles, chemin des déportés.

    À Martigues, à 18h, au monument aux Morts sur la place du 8 mai 1945.

    À Aubagne, à 17h, au Parc Jean-Moulin.

    À La Ciotat, à 11h, au cimetière Sainte-Croix.

    Var

    À Toulon, à 10h, sur la place Gabriel-Péri.

    À Draguignan, à 18h30, au Monument de la Résistance, sur la place de la Paix.

    À Six-Fours, le collectif Six-Fours à gauche, écologiste, régionaliste et citoyenne organise à 10h, au rond-point Jean-Moulin, une cérémonie en réponse à la « cérémonie patriotique » programmée par la mairie d’extrême droite de Frédéric Boccaletti, afin de rappeler que les racines de son parti n’étaient pas du côté de la Résistance. Et de dénoncer : « Une entreprise de récupération et de falsification de l’Histoire, salissant la mémoire des résistantes », selon le collectif.

    Vaucluse

    À Avignon, à 10h, à l’angle du boulevard de la première DB et de l’avenue Pierre-Semard, une cérémonie commémorative se tiendra à l’occasion du 82e anniversaire des bombardements de la ville d’Avignon, et à 10h45, au Monument aux Morts, place
    1ère armée d’Afrique, se tiendra la cérémonie commémorative de la Journée nationale de la Résistance.

    À Carpentras, à 11h, au Monument aux Morts du cimetière.

    À Cavaillon, à 17h, sous le péristyle de l’hôtel de ville.

    Alpes-de-Haute-Provence

    À Manosque, à 18h, au Monument aux Morts, bd Élimir-Bourges, organisée par l’association Anacr.

  • Des œuvres d’art à découvrir dans les jardins à Aix

    Des œuvres d’art à découvrir dans les jardins à Aix

    Le temps d’un week-end, le jardin Mérindol, le jardin des Guerriers et celui des Étuves, au cœur d’Aix, se transforment en galeries à ciel ouvert.

    « Mon souhait, depuis 20 ans, est d’offrir l’art gratuitement », se réjouit Andréa Ferréol, créatrice de l’événement. L’actrice de La grande bouffe est aussi une passionnée d’art. Chaque année, elle part à la rencontre des artistes pour proposer un festival hétéroclite, tant dans les médiums que dans les styles. Les artistes seront présents durant la journée pour échanger avec le public.

    Une programmation variée

    Dans le jardin Mérindol, la sculpture est à l’honneur avec le travail organique de Bernard Fugueroa et les créations en clous anciens de l’artiste belge Fabrice Magnée. La dessinatrice Marie-Laure Manceaux réalisera des portraits des visiteurs qu’ils pourront emporter avec eux. Une lecture et un concert de clarinettistes sont prévus en soirée.

    Dans le jardin des Étuves, la jeune garde de la peinture est bien représentée : César Malfi, mêlant art brut et style Renaissance, Philippe d’Orléans et sa série de trônes, mais aussi les dessins hyperréalistes de Mathieu Dutemps, impressionnant de technicité. Le célèbre street-artiste M. Chat, la peintre Corrine Pradier et la céramiste Noémy Meney y seront également exposés.

    Le jardin des Étuves se transformera en un véritable théâtre à ciel ouvert, avec des concerts, des lectures, ainsi qu’un spectacle d’humour de la fantasque Zize Dupanier, dimanche 21 juin à 17h.

    Enfin, le jardin des Guerriers accueillera les sculptures en fil de fer tout en finesse de Myriam Louvel, et celles en toiles d’araignée colorées de l’artiste Quiberon. En journée, une lecture musicale et un spectacle pour enfants sont prévus. Le samedi à 17h, un spectacle du G.U.I.D aura lieu.

    Les Flâneries, les 20 et 21 juin, à Aix. Entrée libre et gratuite. Programmation sur www.aix-en-oeuvres.com/flaneries