Tag: animaux

  • Une jungle dans nos jardins

    Une jungle dans nos jardins

    Une tête d’épingle, un cerveau minuscule et pourtant des capacités qui pourraient faire bugger certaines intelligences artificielles. C’est avec les abeilles que Marie-Geneviève Guiraud travaille au quotidien. Chercheuse postdoctorale à AMU et au CNRS, spécialiste de la neurocognition des insectes, elle étudie leurs visions et leurs capacités d’apprentissage.

    Mais pour raconter les insectes, la scientifique ne s’est pas tournée vers un autre laboratoire. Elle a appelé son père, photographe naturaliste. Deux regards différents, réunis dans une même exposition : « Pollinisateurs : regards croisés entre science et photographie ». But affiché : comprendre le rôle des insectes dans les écosystèmes et leurs capacités cognitives.

    De la thèse à la macrophotographie

    À l’origine de cette collaboration, il y a une histoire familiale. Lorsque Marie-Geneviève Guiraud commence sa thèse, à Londres, elle doit régulièrement préparer des présentations scientifiques. Il lui faut des images. Son père, passionné de nature, commence alors à faire de la macrophotographie pour répondre à ses besoins.

    « Mon père, c’est un poète », raconte-t-elle. Un homme qui passe beaucoup de temps dehors à observer les paysages, les animaux et les insectes. Aujourd’hui, selon sa fille, il est « au top de son art » avec la collection présentée dans le cadre du festival.

    Derrière cette complicité familiale se cache aussi une volonté scientifique : rendre visible ce que l’on ne regarde pas. Car les insectes souffrent d’un paradoxe. Ils sont partout, mais restent largement méconnus. La chercheuse rappelle que les insectes représentent une part considérable de la biomasse et alerte sur leur déclin. Elle évoque notamment une diminution de 75 % sur les quinze dernières années. Un constat qui, selon elle, reste difficile à mesurer pour le grand public.

    Quand les abeilles défient l’intelligence artificielle

    Pour Marie-Geneviève Guiraud, changer le regard passe d’abord par la familiarité. « On a plus tendance à vouloir protéger ce qu’on connaît mieux », explique-t-elle. Les chiens et les chats nous sont familiers. Les insectes, beaucoup moins.

    Pourtant, derrière leurs centaines de milliers de neurones se cachent des capacités surprenantes. En moins d’une trentaine d’essais, les abeilles peuvent reconnaître des visages humains et les généraliser à d’autres. Une performance que la chercheuse compare à celle des IA, qui nécessitent selon elle des centaines d’images pour apprendre.

    À Marseille, cette découverte du monde minuscule prend aussi une dimension locale. L’exposition entend mettre en lumière les espèces présentes dans la région, notamment l’abeille noire, et rappeler la richesse des écosystèmes des Calanques. Pour la chercheuse, il s’agit de montrer que la biodiversité n’est pas une réalité lointaine : elle se trouve aussi « autour de chez nous ».

    Au fond, le duo père-fille ne cherche pas seulement à montrer de beaux insectes. Il cherche à provoquer un réflexe : celui de s’arrêter, d’observer et de s’émerveiller « comme quand on est enfant ».

    Sarah Aït Ouazzi

    Être(S) lié

    Tisser des liens. Entre l’humain et l’animal. Entre la science et la société. Entre les étudiants et le public. Tel est l’objectif de l’exposition collective « Être(s) lié » organisée par Lalie Chassaigne et Noémie Raskin, stagiaires au sein de la Mission Interdisciplinaire d’Aix-Marseille Université. En collaboration avec le programme d’Engagement Étudiant, ce projet a réuni neuf œuvres de la communauté universitaire qui seront exposées jusqu’à demain, au forum du Mucem. Au printemps 2026, une question s’invite dans toutes les boîtes mail des étudiants et du personnel d’amU : « Comment définiriez-vous votre lien à l’animal ? ». Cet appel à projet artistique propose à chacun d’y répondre selon le support de son choix. Lalie et Noémie, étudiantes en Master de Médiation Scientifique, reçoivent alors une vingtaine de photos, illustrations, collages et textes qui tentent à leur manière de qualifier cette relation. Les thèmes sont variés et offrent une grande diversité de regards posés sur le vivant qui nous entoure.

    Tania Carde Bernheim Le Coeur

  • [Entretien] Pascal Carlier, ethnologue : « Il faut apprendre à intégrer l’animal dans nos vies »

    [Entretien] Pascal Carlier, ethnologue : « Il faut apprendre à intégrer l’animal dans nos vies »

    Pouvez-vous expliquer vos différentes interventions lors du festival ?

    Pascal Carlier : Le matin, c’est « comment entrer en relation avec les animaux », c’est un échange avec Ludovic Hadjeras, un artiste franco-algérien. Ses textes ont en commun de raconter des rencontres avec d’autres animaux. Il va lire des textes immersifs qui font part de son ressenti et de sa rencontre avec des animaux. L’après-midi, lors de la table ronde, on va se demander comment l’animalité peut générer le trouble, à travers des phénomènes d’hybridation. La troisième intervention, ce sera finalement plus classique. Je vais faire un atelier avec des collègues en sciences de l’Antiquité. Ils vont lire des textes romains autour du chien. L’idée est de comprendre comment cet animal était perçu à cette époque. Il y aura une autre éthologue qui sera présente, Florence Gonnet, qui travaille spécifiquement sur le sujet.

    Quel est votre rôle en tant qu’ethnologue dans ces discussions ?

    P. C. : Par exemple, ce qui est intéressant avec Ludovic Hadjeras lors du premier échange, c’est que lui parle de son point de vue d’écrivain. Il rend compte de ses émotions et de ses ressentis. Alors que de mon côté, j’essaie de mettre des mots et de la science sur cela. Même si la science, ça stérilise un peu les choses, j’ai vocation à modéliser la relation entre l’humain et les animaux, et sur quelle base elle peut se faire.

    Pour ce faire, j’ai beaucoup travaillé sur l’apprentissage par observation. J’ai fait beaucoup d’études de terrain aussi pour observer certains animaux, mais j’ai également travaillé en laboratoire.

    Pourquoi aller au-delà de l’aspect scientifique ?

    P. C. : Alors, quand on est scientifique, on travaille beaucoup sur la cognition, parce que ça, c’est facile de comparer les animaux, les humains sur la cognition, mais j’essaie d’appréhender les choses aussi du point de vue de la sphère émotionnelle. Je pense que quand on communique avec d’autres espèces ou entre espèces, il y a un champ relationnel qui s’inscrit beaucoup dans ce qu’on appelle le continu en philosophie, c’est-à-dire la sphère émotionnelle. Je pense que cette rencontre est intéressante.

    En quoi la relation humain-animal est intéressante à étudier et à faire connaître au grand public ?

    P. C. : Notre relation au vivant avec un grand V, c’est l’un des grands défis des années à venir, notamment dans un contexte où on parle du réchauffement climatique. Il y a vraiment des choses auxquelles il faut réfléchir. On ne peut plus continuer à être vivant comme on le fait. Il faut apprendre à intégrer l’animal dans nos vies. L’exemple du sanglier est intéressant. On va l’accuser de tous les maux, mais je constate que les collisions routières sont beaucoup plus fréquentes en période de chasse quand les chasseurs les déplacent.

    De plus, je pense que les individus qui sont capables de respecter les animaux et de les connaître sont des personnes qui sont plus largement respectueuses des autres humains. Ils arrivent davantage à se poser des questions sur l’altérité. En effet, avec l’animalité vient la notion d’altérité, qu’on trouve aussi dans les rapports humains : connaître l’autre, ne pas le craindre et aller vers lui.

    Vous parliez de la relation avec le chien. Comment cette relation a-t-elle évolué ?

    P. C. : Donc, il y avait l’idée que le chien devait être à la fois un gardien. On peut dire qu’il était sélectionné déjà depuis au moins 6 000 ans, comme un animal fait pour comprendre l’homme et le servir. Alors, il y a peut-être moins la composante chien, vraiment de compagnie, qu’on va voir dans le lit. Mais il y a l’aspect, compagnon fiable, sur lequel on peut compter, qui est capable à la fois d’être protecteur et d’être héros.

    Programme de ce mercredi

    Le dilemme du loup-garou : 09h30 – 11h30

    3 bis f – Centre d’arts contemporains — Lecture-dialogue

    Une carte blanche du 3 bis f – Centre d’arts contemporain

    Quand l’animalité nous trouble : représentations, catégorisations, hybridités : 15h – 16h30 Salle de Théâtre — Table-ronde Une carte blanche Maison de la Recherche.

    CAVE CANEM ! : 16h30 – 18h. Le chien entre férocité et fidélité. Premier étage du Cube — Atelier

    festival-sciences-arts.univ-amu.fr

  • (Re)penser notre lien au vivant

    (Re)penser notre lien au vivant

    Attachement… Détachement… Et si l’on repensait notre lien aux animaux ? La problématique posée par le « Festival des Sciences et des arts » explore l’évolution de notre rapport aux animaux et au concept d’animalité de la Préhistoire à nos jours. Des conférences, des déambulations et des spectacles gratuits seront accessibles à tous d’aujourd’hui à vendredi à Marseille, Aubagne, Aix-en-Provence et Arles. Plus de 120 chercheurs issus de 40 disciplines partageront leur réflexion autour de ce thème d’actualité, à l’heure où le traitement animal pose des questions socio-politiques, écologiques et culturelles.

    « L’humain fait partie du monde animal, il n’en est pas le centre »

    « L’objectif est de traiter le sujet de mille manières différentes en faisant dialoguer arts et sciences pour nourrir le débat public », souligne Rémi Baille, chargé de programmation et de communication pour la Mission interdisciplinarité(s) de l’Université Aix-Marseille (AMU). Il rappelle que « penser notre lien au vivant c’est d’abord se rappeler que l’humain fait partie du monde animal et qu’il n’en est pas le centre ».

    Alors que 6 Français sur 10 ont un chien ou un chat, comment expliquer le rapport de domination encore exercé sur les espaces sauvages, le peu d’engouement à protéger les pollinisateurs ou les espèces marines et une augmentation de la consommation de viande (+1,3% en 2025 en France) ? Les politiques relatives aux loups en sont un exemple. Adam Weymouth expose dans son livre Dans les pas du loup, Une marche à travers les derniers espaces sauvages d’Europe la manière dont le loup peut être considéré comme un nuisible sans prendre en considération les bienfaits exercés par cette espèce sur les forêts. L’auteur révèle le cloisonnement fait par certains entre animal domestique et vie sauvage, tissé autour d’un imaginaire nourri de fantasmes et de craintes.

    Dans Décoloniser notre rapport aux animaux, le chercheur en éthologie et en primatologie Cédric Sueur aborde cette question, souhaitant s’extraire de la vision occidentale héritée du philosophe Renée Descartes qui place l’humain au-dessus de tout et conçoit l’animal comme une possession sans penser son environnement comme un écosystème dont il fait partie. À ce sujet, la table ronde « Quand les maladies passent des animaux aux humains » revient sur la transmission de maladies de l’animal à l’Homme liée à la destruction de la biodiversité, à l’élevage intensif et au changement climatique.

    Question animale, question politique

    « Il ne peut y avoir de politique d’émancipation qui n’intègre pas la question animale dans son dispositif », estime Kaoutar Harchi. Pour la sociologue, la question animale est d’abord une question politique. Elle démontre que la frontière entre maltraitance animale et maltraitance exercée sur un autre être humain est très perméable. Dans Ainsi l’animal est en nous, l’autrice fait dialoguer féminisme, écologie et lutte des classes autour de notre rapport de domination sur les animaux. Pour désigner les habitants de Gaza, les responsables politiques et militaires israéliens ont à plusieurs reprises employé le terme « animaux humains » dans une rhétorique de déshumanisation et de hiérarchisation. Le rapport de l’Homme à l’animal est donc autant politique qu’il peut être philosophique ou culturel.

    Lors du festival, une conférence sur « L’animalisation des humains » invitera au MUCEM des historiens pour comprendre la manière dont le langage peut devenir un outil de haine, du racisme à l’antisémitisme.

    Ainsi, la question animale permet de guider notre réflexion sur notre façon d’habiter le monde à une époque où l’on essaye plutôt de s’extraire de la nature.

  • Quatre jours pour explorer notre relation aux animaux et au vivant

    Quatre jours pour explorer notre relation aux animaux et au vivant

    Quatre jours pour repenser notre lien à l’animal, qu’il soit sauvage ou domestique. Entre Marseille, Aix-en-Provence, mais aussi Arles et Aubagne, l’Université d’Aix-Marseille propose la 7e édition de son Festival des Sciences et des Arts. Le fil rouge de cette édition est l’exploration de « notre relation ambivalente avec les animaux », de « l’histoire biologique aux imaginaires culturels, jusqu’aux grands débats d’aujourd’hui », et pourquoi pas l’occasion de « questionner, en miroir, nos conditions humaines », indique la note d’intention du programme.

    Dans de nombreux lieux culturels des villes participantes, mais aussi sur les campus et dans les cafés, le public est invité à rencontrer un large panel d’intervenants et à assister à de nombreuses conférences, projections, ateliers et autres événements.

    Interdisciplinaire

    Au total, plus de 120 intervenants, 40 disciplines, 10 instituts et plus de 70 propositions en 25 formats viennent rythmer la programmation. Cette édition, plus importante que les précédentes, s’ouvre dès ce mardi 15 septembre à Arles, à l’Hôtel de Quiqueran de Beaujeu, sur le campus universitaire : dès 9h, avec les discours d’officiels et, comme premier rendez-vous, une conférence dans l’auditorium consacrée à l’ibis sacré. Dans l’après-midi ce même jour, c’est sur le campus d’Aix-en-Provence que les festivités sont lancées, à la faculté de droit et de sciences politiques (bâtiment Pouillon). À 13h, un accueil café, puis de 14h15 à 15h15, une conférence sur la condition juridique de l’animal, animée par Caroline Lanty, avocate, Marie-Cécile Lasserre, maître de conférences en droit privé et Jean-Pierre Marguénaud, professeur de droit privé. À Aubagne, le festival est lancé dès 16h45 à la Satis. À Marseille, plusieurs animations sont proposées dès le jeudi 17 septembre, notamment avec une visite et une déambulation prévues au sein de Cosquer Méditerranée, dès 9h, et en soirée dès 19h, à la brasserie Zoumaï, avec un apéro-débat.

    C’est aussi dans la cité phocéenne que le festival se clôturera, avec toute une programmation en journée au Mucem, avant que le festival ne s’achève définitivement avec une soirée sur le toit-terrasse du Mucem, dès 20h30, vendredi soir. Le détail de la programmation est à retrouver sur le site de l’Université d’Aix-Marseille.

  • Deux jeunes calaos papous sortent du nid dans le Var

    Deux jeunes calaos papous sortent du nid dans le Var

    Si le parc accueille régulièrement des naissances de calaos, mener deux jeunes à l’âge de l’envol lors d’une même reproduction est plutôt rare. Avec une particularité cette année, une aide inattendue : leur grande sœur, née au parc en 2025, a participé au nourrissage aux côtés de son père, apportant de la nourriture à la femelle et aux oisillons. Une véritable histoire familiale sur deux générations. Le parc
    varois accueille aujourd’hui sept espèces de calaos et plusieurs couples qui se reproduisent régulièrement. Le résultat d’un suivi attentif des couples et d’installations adaptées. Originaire de Nouvelle-Guinée, le calao papou joue également un rôle essentiel dans la dispersion des graines et le renouvellement des forêts tropicales.

  • Dans les Alpes-de-Haute-Provence, les agriculteurs insatisfaits du plan de la ministre, « insuffisant »

    Dans les Alpes-de-Haute-Provence, les agriculteurs insatisfaits du plan de la ministre, « insuffisant »

    « Pas à la hauteur de ce qu’on attend » : la FDSEA, les Jeunes agriculteurs et la Chambre d’agriculture ont tenu à réagir mardi aux annonces de la ministre et à son plan à un milliard d’euros, insuffisant selon eux, sur fond de sécheresse et de prédation importantes ces derniers mois dans le département. « 1 milliard d’euros, c’est une somme importante. Mais dans le contexte national, où on a à peu près 350 000 agriculteurs, ça représente à peu près 2 800 euros par exploitation. Je ne pense pas que ce soit à la hauteur de l’enjeu », a avancé Nicolas Solda, président de la FDSEA 04. « C’est un soutien momentané, mais on a un problème structurel sur l’agriculture française. Ce n’est pas le milliard qui va résoudre ce problème », a-t-il ajouté. « Le Casi, c’est comme si on faisait un infarctus et que c’était une réanimation », a de son côté lancé le président de la Chambre d’agriculture, Laurent Depieds. « La sécheresse a frappé de plein fouet les Alpes-de-Haute-Provence, avec des pertes de récoltes : 30 à 60% de fourrage en moins, et jusqu’à 50%, voire 70% de pertes sur les céréales », a détaillé Benjamin Ferrand, le président des JA 04. Pour lui aussi, ce plan d’aides est « une petite rustine qui ne va pas forcément combler le trou qu’il y a à combler. On est loin de l’objectif et des attentes, même si on note l’effort. »

    Prédation, grêle

    et stockage de l’eau

    Les représentants des syndicats agricoles ont par ailleurs évoqué la problématique de la prédation, avec une augmentation de 6% des attaques selon eux, et de la grêle. « La grêle qu’on a eue fin avril, début mai, les dossiers ne sont toujours pas passés, parce qu’il faut attendre le guichet qui va passer au mois de novembre. C’est le parcours du combattant », a déploré le président de la FDSEA 04. « Nos trésoreries sont à mal, on enchaîne les difficultés agricoles depuis plusieurs années, ça en va de la vie de nos exploitations. » Les agriculteurs ont également souligné les problématiques liées à l’accès à l’eau : « On a des saisons qui ont radicalement changé avec des étés très secs. Il faut qu’on puisse stocker l’eau quand elle est là. On n’a plus le temps d’attendre », a lancé le président des JA 04.

  • À La Ciotat, le forum va réunir 200 associations

    À La Ciotat, le forum va réunir 200 associations

    La 33e édition du forum des associations, organisé par la Ville de La Ciotat, aura lieu samedi. Il accueillera cette année plus de 200 associations, dont 29 nouvelles, qui viendront présenter leur domaine d’activité, offrant un panel large de la vie associative ciotadenne.

    Les structures seront réparties en six pôles : sport et nautisme ; bien-être et santé ; loisirs et culture ; éducation, traditions et commémorations ; environnement, cause animale et vie des quartiers ; solidarité, social et handicap.

    En plus des différents stands, le forum met aussi en place trois espaces dédiés aux représentations, animés par de diverses associations tout au long de la journée. Un podium sport accueillera des démonstrations d’arts martiaux, alors que d’autres animations dansantes et musicales seront à découvrir au théâtre de nature. Enfin, l’espace belvédère permettra de découvrir des activités et d’assister à des spectacles autour de la danse et du bien-être.

    Promouvoir l’offre associative et culturelle

    Le forum organise également différentes initiations comme du squash, des fléchettes, ou encore une animation de prévention au bien-être animal. Le reste des activités sera à découvrir sur les stands.

    Pour accompagner les visiteurs au long de la journée, des espaces de restauration, un glacier et plusieurs food-trucks sont présents sur le forum.

    Un programme riche qui permettra à chacun et chacune de trouver son bonheur pour l’année à venir, en cette période de rentrée scolaire.

    Accès libre. Plus d’informations sur laciotat.com

  • L’Europe prise à son propre piège sur la viande du Brésil

    L’Europe prise à son propre piège sur la viande du Brésil

    Après avoir conclu un accord de « libre-échange » avec le grand pays d’Amérique latine, l’Union européenne commence à se mordre les doigts et va suspendre à partir de jeudi les importations de volaille et de bœuf brésiliens, a indiqué Bruxelles, qui attend des garanties du Brésil sur le respect de ses règles sanitaires.

    À ce stade, la Commission européenne reproche au Brésil de ne pas avoir apporté de garanties suffisantes sur la conformité de ses produits avec les règles européennes contre l’utilisation abusive d’antibiotiques dans l’élevage. « Le Brésil est un partenaire important de l’UE et nous travaillons étroitement, de manière constructive et positive, avec les autorités brésiliennes afin d’assurer leur conformité à ces exigences. Une fois cette conformité démontrée, les exportations vers l’UE pourront reprendre », a précisé une porte-parole de l’exécutif européen.

    La suspension des importations brésiliennes concerne aussi les œufs et le miel. Bruxelles n’a pas souhaité donner de calendrier pour la reprise des importations. Sollicité par l’AFP, le gouvernement brésilien n’a pas commenté l’annonce dans l’immédiat, bien qu’il ait fait valoir en mai qu’il « prendrait rapidement » toutes les mesures nécessaires pour que le commerce reprenne. Concernant la volaille et le miel, un audit est en cours et doit s’achever vendredi. S’il s’avérait concluant et que les pays européens donnent leur feu vert, les exportations de volaille brésilienne vers l’UE pourraient de nouveau être autorisées dans les semaines qui viennent. Les délais pourraient en revanche être plus longs pour le bœuf. « En raison de la durée des cycles de production selon les espèces animales concernées, la date à partir de laquelle le Brésil pourrait être en mesure de certifier sa conformité aux exigences de l’UE varie selon les filières », précise ainsi la Commission européenne.

    L’UE veut donner des gages de sa vigilance, alors qu’elle a été vivement critiquée par le secteur agricole et la France après avoir signé en janvier 2026 un accord de libre-échange avec les pays latino-américains du Mercosur : Argentine, Brésil, Uruguay et Paraguay.

    « Un éleveur européen

    n’a aucun moyen

    de rivaliser avec moi »

    Le Brésil a été retiré en mai d’une liste de pays respectant les règles de l’UE relatives à l’utilisation intensive d’antibiotiques dans l’élevage, sous la pression de ce secteur après la signature de cet accord.

    En 2025, le Brésil était le deuxième exportateur vers l’UE de viande bovine, avec plus de 92 000 tonnes de produits bovins, représentant plus de 713 millions d’euros. « Un éleveur européen n’a aucun moyen de rivaliser avec moi » et si les gouvernements « importent de la viande bon marché, ils vont anéantir l’agriculture de leur pays », a déclaré à Carlos Roberto dos Santos, un éleveur de Barretos, dans l’État de São Paulo (sud-est). Le produit qu’il utilise pour ses bêtes les « aide à digérer l’herbe » pour qu’elles prennent « plus de poids, il ne sert pas à traiter une maladie », admet-il.

    Selon les règles européennes, l’utilisation d’antimicrobiens en élevage dans le but de favoriser la croissance ou d’augmenter les rendements est interdite. Ces mesures font partie d’une politique européenne visant à lutter contre la résistance des microbes aux médicaments, en évitant les recours inutiles aux traitements antibiotiques.

    D’après l’Organisation mondiale de la Santé, les superbactéries résistantes aux antimicrobiens (RAM) sont directement responsables de plus d’un million de décès et contribuent à près de cinq millions de morts supplémentaires chaque année.

  • Changer de regard sur le vivant au Musée-Muséum de Gap

    Changer de regard sur le vivant au Musée-Muséum de Gap

    Depuis début juin, une cinquantaine de dessins de l’artiste Philippe Comar sont gratuitement visibles au sein du Musée muséum Départemental, à Gap. Cet artiste, né en 1955, est principalement connu en tant que dessinateur, spécialisé dans la représentation de l’anatomie humaine et animale, alliant à la précision et la rigueur scientifique, une virtuosité des formes et une véritable fascination pour le vivant.

    À travers ses dessins, on découvre les animaux de la Grande Galerie de l’Évolution à Paris, on adopte le point de vue d’un poisson dans un aquarium qui voit les visiteurs le regarder, ébahis, de l’autre côté de la vitre, on découvre aussi la reproduction des pièces d’anatomie humaine utilisées dans les études de médecine et conservés dans les musées médicaux.

    « L’idée, c’est d’avoir l’ambiance d’un cabinet de curiosité dans la scénographie pour inciter à être plus curieux, à avoir envie de découvrir des comportements animaux ou des enjeux environnementaux que l’on va traiter par la suite dans l’exposition “Sauvage“, qui ouvre le 5 novembre au musée », annonce Agathe Frochot. Le Musée accueille en effet en novembre l’exposition « Sauvage », en collaboration avec le Muséum d’Histoire naturelle de Neuchâtel en Suisse, qui permettra de redécouvrir les collections scientifiques remaniées de Gap.

    Depuis l’été 2025, le Musée a par ailleurs créé un nouvel espace permanent où sont exposés à la fois des animaux empaillés et des peintures de paysage d’artistes alpins, où l’on voit l’apparition puis l’évolution de la représentation de la Nature dans l’art. Quant aux collections de taxidermie des sous-sols du Musée, elles seront également présentées dans un nouvel espace permanent intitulé « Cohabiter, petite histoire de nos relations au vivant », incluant une nouvelle muséographie pédagogique.

    Susciter la curiosité

    pour le vivant

    « Depuis quelques années on essaye de revaloriser les fonds scientifiques du Muséum, dont la majorité sont reliés à l’histoire naturelle. Jusqu’à présent, ils étaient assez peu représentés dans le Musée. Ça nous paraissait justifié de les ressortir, d’autant qu’on a des spécimens uniques mais aussi des spécimens qui représentent vraiment nos écosystèmes de nos montagnes », poursuit Agathe Frochot. La volonté est d’attiser la curiosité pour le vivant, si proche, surtout dans les Hautes-Alpes, mais qui a toujours de quoi surprendre. Le Musée travaille par exemple avec un malacologue (spécialiste des mollusques), du Parc National des Écrins à la valorisation de sa collection d’escargots de montagne.

    « L’idée c’est de créer plus de liens aussi avec l’environnement qui nous entoure, avoir plus d’envie d’y aller, de le comprendre et de le respecter. De comprendre toutes les interdépendances qui nous relient au monde naturel, développe Agathe Frochot. C’est un sujet sur lesquels les Muséum d’Histoire Naturelle ont toujours travaillé mais on ne peut pas s’empêcher de penser qu’avec les crises actuelles auxquelles on est confrontés, ce besoin de compréhension est très contemporain. »

  • Deux bébés caracals, la fierté du zoo de Toulon

    Deux bébés caracals, la fierté du zoo de Toulon

    Une naissance extrêmement rare. Depuis ils grandissent auprès de leurs parents et sont choyés par les soigneurs. Tout duveteux et espiègle, le duo de chatons est rapidement devenu l’attraction du zoo. Mais bientôt, faute d’espace suffisant pour leur épanouissement, ils devront quitter leurs parents pour être transférés dans un autre zoo aux Pays-Bas.