Tag: animations

  • Le city-stade Villecroze des Oliviers inauguré dans la joie

    Le city-stade Villecroze des Oliviers inauguré dans la joie

    Des applaudissements nourris, des rires et des cris de joie des jeunes ont accompagné le dévoilement samedi par le maire de Marseille de la cité de la plaque inaugurant la rénovation à neuf du city-stade Villecroze de la rue Néoule (13e), une opération majoritairement financée par la Ville.

    « C’est incroyable. On est allé le voir. Il a accepté. Il l’a fait et aujourd’hui on l’inaugure. Il a fait 600 heureux dans le quartier et même autour. Merci Monsieur le maire ! », se réjouit Ali Makkaoui du collectif Jeunes qui ne tarit pas de remerciements pour Benoît Payan. « C’était comme un terrain vague en goudron », raconte Nassim, la vingtaine, ovationné par ses copains du collectif. « On a cherché un contact, ça a pris du temps et quand enfin on l’a trouvé, c’est allé très vite. On a organisé deux réunions publiques avec la mairie. Là, il est ouvert tous les jours depuis un mois. On est très très heureux. »

    « C’est un stade qui porte des ambitions, des rêves et surtout une volonté de progrès pour notre quartier. Merci Monsieur le maire de l’attention que vous portez à notre quartier », lance au micro Ridjal qui lit le texte qu’il a préparé sur son portable. « Votre présence témoigne du désir de faire de notre ville un endroit où chaque personne se sent considéré, respecté et soutenu. Le sport est une force pour notre quartier ! »

    Une réponse aux attentes des jeunes

    Faute d’équipements adaptés pour pratiquer une activité sportive, les habitants des Oliviers C avaient en effet alerté la Ville sur la nécessité de réhabiliter l’ancien city-stade et le terrain de pétanque, qui étaient devenus inutilisables. Il y a eu plusieurs réunions publiques de concertation entre février et avril 2025 qui ont permis de préciser les besoins du quartier et de définir les orientations utiles aux services opérationnels de la Ville de Marseille. La première réunion, organisée à l’école des Oliviers, a rassemblé près d’une centaine d’habitants, témoignant de l’attente forte autour du projet.

    Un gazon synthétique a été posé ainsi que des éclairages LED. Les terrains de pétanque ont été remis en état et une fontaine d’eau a été installée. Une aire de street-workout (inscrite au budget participatif) pour permettre des exercices de renforcement musculaire fera l’objet d’une livraison ultérieure.

    « C’est le projet imaginé par les habitants du quartier. Ils ont plein d’idées. Il y a plein de choses à faire. Pendant des années, des endroits ont été plus ou moins investis par la mairie, d’autres ont été abandonnés voire très abandonnés. On a une jeunesse où qu’elle se trouve qui a envie de faire bouger les choses. Je suis venu prendre de leur énergie. C’est un projet qui redonne de la vie, qui a du sens pour le quartier », a salué le maire de Marseille qui s’est prêté à quelques passes de ballon sur la pelouse. L’événement était accompagné de nombreuses animations et d’un tournoi de foot.

  • À Aix, associations et collectifs se mobilisent aussi contre les violences faites aux femmes

    À Aix, associations et collectifs se mobilisent aussi contre les violences faites aux femmes

    À l’occasion de la journée de sensibilisation à l’égard des violences faites aux femmes, deux événements majeurs sont organisés sur Aix. À commencer par un colloque transversal, organisé par l’association VFF et l’Université, au Cube, (campus Robert-Schuman), de 9h, jusqu’à 16h, ponctué de diverses interventions et ateliers. Sur ce lieu culturel, la journée démarrera par une conférence sur le consentement, dans laquelle Isabelle Chaume de la Ligue des Droits de l’Homme interviendra. La conférence sera suivie, à 14h, de la pièce On brûle de dire, créée par Compagnie La Champignonière pour mettre en lumière les violences incestueuses. En soirée, dès 17h30 c’est la Mareschale (avenue de Tübingen), qui accueille une soirée dédiée aux femmes en exil avec « Exkiz Poupées », une performance en collaboration avec Le Relais des Possibles et la compagnie pluridisciplinaire ThéZart et l’exposition itinérante « L’atelier des femmes fortes », réalisée par 15 femmes exilées accompagnées par la photographe Fatoumata Diabaté et La Cimade. Suivra la lecture théâtralisée de Fragments de Femmes, inspirée de la pièce Baraî Cham Ast, portée par la compagnie amateure On Verra ça Demain. Les deux événements sont gratuits, les liens d’inscriptions sont à retrouver sur le site Aix ma Ville, ou le détail des manifestations est également annoncé.

  • La foire des santons de retour sur le Vieux-Port

    La foire des santons de retour sur le Vieux-Port

    Depuis 1803, la foire des santons provençaux investit le Vieux-Port. Samedi, la mythique foire aux santons ouvre ses portes pour l’édition 2025, avec 21 santonniers provençaux. « Les visiteurs peuvent avoir l’absolue certitude qu’ils sont fabriqués en Provence », assure Philippe Risch, secrétaire de l’association IGSP. Une association qui organise la création et la gestion pour une indication géographique de cet artisanat traditionnel. « Le but est de protéger les santons provençaux », explique Daniel Coulomb, président de l’association. Les deux hommes espèrent que l’indication géographique sera effective en décembre 2026.

    Un patrimoine culturel que la foire tient, cette année encore, à mettre en avant. Comme l’année passée, les enfants pourront découvrir ce savoir faire tous les mercredis, en faisant leur propre santon d’argile. Les week-end seront animés par des chants et danses provençales.

    Une année difficile tout de même pour la foire, qui a perdu la subvention de la Métropole. « La filière d’argile de la Métropole a été transférée à la ville d’Aubagne, explique Michel Bouvier, président de l’Union des fabricants de santons de Provence. Comme ils organisent une foire concurrente, on a perdu nos subventions », se désole-t-il. Un manque à gagner de 20 000 euros.

  • [En immersion avec les jeunes de la Martine 1/4] Un rallye citoyen qui fait étape à la mairie

    [En immersion avec les jeunes de la Martine 1/4] Un rallye citoyen qui fait étape à la mairie

    Ils sont très exactement 18, âgés de 12 à 17 ans, venus du centre social la Martine, à Marseille (15e) à débouler ce matin-là à la mairie des 15e et 16e arrondissements, rue de Lyon. Sous la houlette de Kader Allem, coordinateur jeunesse, Jhani, Yacine, Kalil, Léo, Élise ou Sami sont venus en savoir plus sur l’institution dans le cadre d’un « rallye citoyen », démarré en mars dernier. Le but : les rendre véritablement acteurs de leur cité.

    « On est toujours en train de leur dire qu’il faut être citoyen mais la citoyenneté ne se décrète pas, elle se vit », explique Kader. Un travail de longue haleine dans des quartiers où être jeune relève parfois de la gageure.

    Franche et directe, madame la maire, Nadia Boulainseur (DVG), joue volontiers le jeu, bombardée de questions. « Comment vous gérez les quartiers ? », « Comment vous comptez améliorer notre cadre de vie ? » « C’est vous qui entretenez les city stades ? » « C’est quoi votre quotidien ? » Patiemment, l’élue rappelle les compétences d’une mairie de secteur : état civil, animations des centres aérés, « entretien des équipements transférés »… Mais au-delà, il y a aussi « la bonne volonté de l’équipe en place » pour agir détaille Nadia Boulainseur. Et de défendre ses choix, comme celui d’une politique culturelle « ambitieuse ».

    Pas de diplôme de maire

    Elle donne l’exemple de la maison de musique, ouverte à Saint-Henri (16e). « Avec des cours de piano, de violon. On m’a dit que cela ne fonctionnerait pas », se souvient l’élue. « Mais moi j’ai habité à la Granière, au K62, je sais ce que les habitants de ces quartiers veulent et surtout ne veulent pas », poursuit-elle. L’équipe municipale a détecté le frein, « il était financier » témoigne Nadia Boulainseur. « Alors on a fait un tarif symbolique à 5 euros et dégressif dans les fratries. Et aujourd’hui, on travaille à tripler les cours », développe-t-elle fièrement.

    Au fur et à mesure des échanges, elle revient sur la nécessité de faire avancer la question du logement, des transports… « C’est pas normal que les jeunes disent quand ils vont dans le centre-ville, qu’ils descendent à Marseille, qu’ils ne se sentent pas Marseillais », s’indigne-t-elle devant une assistance qui approuve.

    « Et le maire de Marseille, il vous gère à vous aussi ? À quoi il sert finalement ? », balance sans ambages Chemsy. « À valider les permis de construire, assurer l’entretien des parcs quand ils font plus d’un hectare, à gérer la police municipale même si les maires sont aussi OPJ, officier de police judiciaire », répond la maire qui se marre.

    Puis, stupeur quand la troupe apprend qu’il suffit d’avoir 18 ans et de se présenter pour être maire. Tout le monde étant persuadé qu’il faut un diplôme. « Mais alors moi si je veux, je peux me présenter ? Et être élu ? » insiste un ado. Nadia Boulainseur s’embarque alors dans une explication simplifiée de la loi PLM, pour aborder la question de la majorité et on devine qu’une partie de l’assistance décroche un peu… Elle tient à faire passer le message : « Cette mairie est la vôtre, moi je ne fais que passer… »

    Être acteur de sa vie

    Mais vient le fond de toute l’affaire : « Pourquoi c’est important d’être citoyen ? », lâche timidement Yasmine. « Parce qu’il ne faut pas laisser les autres choisir pour toi ! Et puis après quand on ne s’intéresse pas, il ne faut pas se plaindre même si je comprends qu’on puisse être dégoûté par la politique. Mais il faut être acteur de sa vie », estime l’élue revenant sur son propre parcours. « À l’époque j’habitais la Granière et le bailleur a fait faillite, il a vendu les logements. Mes parents n’avaient pas les moyens d’acheter, on a dû partir dans le 11e. Je me suis retrouvée dans un bidonville avec 15 familles d’Arabes, 15 familles de gitans, l’idée étant de nous laisser loin de tout », raconte-t-elle. Elle martèle : « Si j’avais dû me dire c’est mort, je ne serais pas en face de vous aujourd’hui. Il ne faut jamais baisser les bras. Même si c’est plus difficile pour vous, on ne va pas se mentir, et aussi pour les filles en particulier. » Mais elle en est persuadée : « Vous pouvez déjouer tous les plans. » Après plus d’une heure de questions-réponses, les ados repartiront ravis. Prochaine étape, un voyage à Paris à l’Assemblée nationale en décembre prochain. Une visite « trop stylée » imaginent-ils déjà.

  • La 40e édition du Noël artisanal invite les chefs à faire le show à la Halle

    La 40e édition du Noël artisanal invite les chefs à faire le show à la Halle

    Ils font bien 1,80 m de hauteur, habillés de tartan et de chapeaux à poils d’ours, et gardent consciencieusement l’entrée de la Halle. Ces deux casse-noisettes géants ont été amenés par leurs créatrices de Santa K à l’occasion de la présentation à la presse du Noël artisanal de Martigues qui se déroule du vendredi 14 ou dimanche 16 novembre à la Halle.

    Pour sa 40e édition, l’événement met à l’honneur la gastronomie avec des animations proposées par plusieurs chefs, dont le Martégal d’origine Fabien Morreale, ancien participant à Top Chef et créateur du restaurant Le Garage, à Jonquières. Mais aussi avec le champion du monde de la pizza 2016 Ludovic Bicchierai. Jean-Claude Annaloro, directeur de la Halle, détaille : « On va monter une scène au milieu pour mettre en avant leur savoir, les filmer et retransmettre en direct ce qui se passe sur écran géant. C’est une première sur le salon, Ça va mettre le feu ! Mais on va le gérer », promet-il

    12 000 visiteurs attendus

    160 exposants sont attendus cette année, pour une fréquentation annoncée à 12 000 visiteurs. Pour l’adjoint (PCF) Gilles Picard, « le Noël artisanal a pris une dimension qui sort largement de la ville et même des limites du département », estime-t-il, alors qu’au départ, « ça a démarré avec l’Union des femmes françaises et le centre social Eugénie-Cotton sous le chapiteau installé sur ce qui n’était pas encore le parking de la Halle, pour devenir la grande manifestation qu’on connaît aujourd’hui ».

    Une manifestation familiale accessible pour 4 euros par adulte, gratuite jusqu’à 13 ans.

  • À Marseille, des policiers qui veulent démonter les a priori

    À Marseille, des policiers qui veulent démonter les a priori

    « Mais vous êtes de vrais policiers ? C’est souvent ce qu’on nous demande quand nous organisons ces journées. » Gardien de la paix depuis une trentaine d’années en Seine-Saint-Denis, le bénévole qui encadre, ce mardi, le stand de tir laser au cœur de la résidence Val Plan (13e), ne boude pas son plaisir d’être là. Il fait partie de l’association Raid Aventure Organisation qui rassemble des représentants de tous les corps de métiers de la police et prennent sur leur temps libre pour aller à la rencontre de la population aux quatre coins de la France.

    « C’est une journée organisée aussi par la Métropole Aix-Marseille et 13 Habitat. On veut réintroduire le dialogue avec la police, mais aussi les partenaires sociaux comme les pompiers, les centres sociaux, les bailleurs », précise Florence, coordinatrice départementale de l’association. Boxe, escalade, parcours en tenue, gestes professionnels ou massage cardiaque, les neuf ateliers proposés ce jour-là montrent « toutes les facettes du métier », mais appuient aussi sur « certaines valeurs » comme « l’entraide, le secourisme, l’écoute », ajoute la policière.

    Faire confiance

    Force est de constater que tout le monde est à fond. Les plus petits apprennent à menotter allègrement leur moniteur parce qu’« il a pas été sage et va aller en prison ! », des plus grands ont enfilé des lunettes qui reproduisent les effets de l’alcool ou de la drogue avant d’entamer un parcours routier. « Mais comment on peut payer des millions d’amendes ? » interroge un minot, estomaqué par les peines encourues pour détention de stupéfiants. Avec un jeune marin pompier, on apprend la position latérale de sécurité et le massage cardiaque, quitte à « casser des os, parce que c’est mieux que d’être mort ! »

    À l’atelier « dialogue », on entre dans le vif du sujet. Manelle et Hana, 12 ans, boivent littéralement les paroles de Johanna, jeune policière venue de la région parisienne. « Combien vous êtes payée ? Vous travaillez aussi la nuit ? C’est quoi la plus grande intervention que vous ayez faite ? » Les questions pleuvent. Les réponses sont franches et directes. « Je me souviens, j’étais stagiaire, c’était un papa qui abusait sexuellement de son bébé de 9 mois. Les voisins avaient appelé parce qu’il pleurait et le papa nous avais dit que c’était parce qu’il ne voulait pas faire la sieste, mais mon collègue a eu du flair, il s’est dit que ce n’était pas normal… », témoigne la jeune femme. Le racisme ? Cela existe « envers les gens », reconnaît-elle, assurant qu’il n’est pas question de laisser faire, « ce n’est pas une opinion, mais un délit. » Délit qui existe aussi au sein même de la police, « j’ai fait deux rapports sur des collègues. » Mais « ne pensez pas que les policiers sont tous les mêmes », assure-t-elle, « il ne faut pas faire de généralités. »

    Les petites repartiront convaincues, mais avec une certitude : « On peut leur faire confiance, mais moi je ferai pas ce métier, c’est trop dangereux », tranche Hana.

    Prochains rendez-vous ce mercredi 29 octobre au Castellas, ce jeudi 30 octobre au centre social de St-Antoine de 13h à 17h.

  • Les Maures fêtent la châtaigne

    Les Maures fêtent la châtaigne

    Octobre atteint son crépuscule, et avec lui, celui d’une bien douce saison des châtaignes, encore loin des premiers après-midi au coin du feu. Qu’importe : il n’y a pas de moment pour les déguster, et leur faculté à se conserver laissent augurer des dimanches bien au chaud quand le mercure sera redescendu de quelques étages.

    Pour s’offrir ce plaisir automnal, les Fêtes de la châtaigne et du terroir demeurent un incontournable. D’autant plus à Collobrières, haut lieu de ce fruit à coque qui a fait sa prospérité aux XIXe et XXe siècle. Et qui continue, aujourd’hui, à ancrer son identité au creux de ses bogues, à travers des jumelages conclus avec Fabrosa Sottana (Italie) et Pujerra (Espagne), présentes le week-end dernier, lors de la journée internationale.

    Journée des artisans dimanche

    Si ce week-end marque la fin des festivités débutées le 12 octobre, le plaisir se prolongera encore dans les semaines à venir, avec quelques événements ponctuels. Samedi et mercredi, embarquez (sur inscription) pour une balade sur le thème « Le liège et la châtaigne… autrefois et aujourd’hui ». L’occasion de faire un bond dans l’histoire : comment conservait-on la châtaigne au XIXe siècle ? En quoi consistait le travail du liège ? Quelles évolutions aujourd’hui ? Toujours ce samedi, (ainsi que les 1er et 11 novembre), petits et grands pourront participer (également sur inscription) à l’atelier du petit castanéiculteur à la châtaigneraie Godissard. Une journée dédiée à la récolte, au tri, et aux apprentissages sur les châtaignes, conclue par une « castagnade » (dégustation).

    La châtaigneraie Godissard sera également ouverte aux visites dimanche (toujours sur inscription), pour une découverte du métier de castanéiculteur et de la culture de la châtaigne. Mais c’est surtout la grande journée des Artisans qui animera la commune, de 10h à 18h. L’occasion de découvrir les métiers de l’ancien temps avec l’association Giens 1900, et du travail de la laine avec la Ferme du Lambert. Des démonstrations de verre soufflé et de tournage sur bois seront également proposées, au rythme des animations folkloriques (danses, concerts…), le tout, accompagné, bien sûr, par des stands de dégustation et de vente par des producteurs locaux. Et si cela ne suffisait pas, les musées géologique et du marron glacé seront également ouverts.

    Infos et réservation sur collobrieres.fr

  • Les commerçants de Ferrières sortent le grand jeu pour Halloween

    Les commerçants de Ferrières sortent le grand jeu pour Halloween

    Installées sur des courges, deux araignées géantes accueillent les clients d’Olympic primeur. À l’intérieur, des fantômes et des sorcières au nez crochu surplombent les étalages colorés. Près de la sortie, des citrouilles creusées et peintes sont disposées sur une table qui fait face à la caisse. Pour la dixième édition de la fête d’Halloween, organisée conjointement par la Ville et l’association de commerçants les Vitrines martégales le 31 octobre, le magasin situé boulevard du 14-juillet met la main à la pâte en organisant son traditionnel concours de citrouilles. Les participants sont appelés à aller chercher une courge et à la ramener avant le 27 octobre. Les votes se feront ensuite sur la page Facebook d’Olympic primeur.

    Le 31, des animations entièrement gratuites seront proposées sur la place Jean Jaurès, comme des parades d’Halloween, des défilés de mascottes, un stand de maquillage, des jeux en bois, des jeux gonflables ou encore une distribution de bonbons. « C’est devenu un événement incontournable du quartier de Ferrières, affirme Justine Follet, qui tient l’enseigne familiale avec sa mère. Ça n’a pas vraiment d’impact économique pour les commerces, mais c’est hyperimportant d’animer le centre-ville. »

    Multiplier les initiatives

    Car depuis un an, la clientèle se fait plus timide. « Notre chiffre a chuté de 15% », confie-t-elle. « C’est une tendance nationale, les habitudes ont changé, les gens préfèrent aller dans les zones commerciales où c’est plus simple de se garer. Et puis il y a l’image tenace que les commerces de centre-ville sont plus chers que les grandes surfaces. » La propriétaire d’Alain Boutique, un commerce historique du boulevard situé quelques mètres plus loin, y voit aussi les conséquences de l’instabilité politique et de la baisse du pouvoir d’achat. « Les gens sont plus frileux », constate-t-elle.

    Alors, les commerçants redoublent d’efforts pour mettre en avant leur plus-value. « On fait en sorte que ce soit un plaisir de faire ses courses pour nos clients, on les fait venir pour un moment de partage et de plaisir », développe Justine Follet. Une attention que salue une habituée. « Elles tiennent leur magasin avec amour, elles sont tout le temps en train de le décorer, que ce soit pour Halloween, Noël ou la Saint-Valentin ! »

    Chez Optique Mézard, Sahra Ketata multiplie aussi les initiatives. Pour la Fête de la citrouille, elle a redécoré sa vitrine en partenariat avec une tatoueuse et illustratrice de Martigues sur le thème Alice au pays des ténèbres. À l’intérieur, un jeu de pistes attend les enfants. « En tant que commerçants, notre rôle ne se limite pas à la vente, assure-t-elle. C’est aussi à nous de faire vivre le quartier. »

    Pour la Saint-Valentin, la jeune femme avait donné la possibilité aux Martégales et aux Martégaux de gagner un panier garni, en collaboration avec d’autres commerces du coin. « Il fallait simplement prendre la photo la plus originale devant la vitrine, raconte-t-elle. Ça a pris tellement d’ampleur que le soir du vote, on a dû fermer boutique avant l’heure pour pouvoir départager les plus de 1 000 participants ! »

    Sahra Ketata constate aussi une légère baisse de clientèle, mais elle ne baisse pas les bras. « Vivre Martigues et consommer Martigues, je suis sûre que c’est possible. Moi, c’est ce que je fais. Il faut simplement créer cette dynamique. »

  • Le préfet ordonne la fermeture du centre aéré associatif de la Rouvière

    Le préfet ordonne la fermeture du centre aéré associatif de la Rouvière

    En raison de « manquements récurrents » dans l’organisation de son centre aéré les mercredis, l’association Union sportive et culturelle de la Rouvière Marseille (USCRM) se voit interdite, par le préfet des Bouches-du-Rhône, d’exercer ses activités de loisirs au sein des écoles maternelle et élémentaire de la Rouvière (9e).

    C’est une mesure rare, exceptionnelle. L’arrêté préfectoral du 7 octobre sonne comme un coup de tonnerre. Les services de l’État justifient cette fermeture « au regard de la gravité et de la récurrence des manquements constatés » et après deux courriers d’injonction non suivis d’effet pour se mettre en conformité avec la réglementation sur l’accueil collectif de mineurs (ACM). Les constats procèdent de cinq contrôles du service départemental de la jeunesse et des sports entre le 22 octobre 2024 et le 1er octobre 2025.

    Sont pointés « le non-respect du taux d’encadrement, l’absence d’une partie des diplômes de l’équipe pédagogique, l’absence de diplôme de la directrice ou de son adjointe, le non-respect des règles de sécurité des locaux, la présence d’individus extérieurs non déclarés au contact des mineurs, l’absence de projet pédagogique ». Parmi les récriminations, le signalement reçu le 14 mai 2025 d’un parent dénonçant « l’unique présence de la directrice pour encadrer une soixantaine d’enfants sans animateur ».

    Interrogée, la Ville de Marseille rappelle qu’elle avait émis « plusieurs alertes et recommandations » à l’égard du centre aéré. Elle indique avoir d’ores et déjà entamé des démarches pour que les enfants soient pris en charge dans des centres aérés alentours, dès mercredi prochain, mais également pour « qu’une autre association puisse assurer la continuité de ce centre aéré à compter de la première semaine des vacances scolaires, en lien avec les services de la CAF 13 et de la Jeunesse et des Sports ». La mairie dit se rapprocher des parents pour les informer de l’évolution de la situation et des mesures mises en place.

    « Les enfants ne sont pas en danger »

    Contacté via son secrétaire général, le président de l’USCRM, Daniel Amar, n’avait pas réagi à l’heure où nous bouclons. Au siège de l’association, 83, boulevard du Redon (9e), c’est un sentiment d’injustice et de colère que nous recueillons auprès d’une bénévole qui veut garder l’anonymat. « Le recrutement des animateurs est un problème que connaissent tous les centres aérés de Marseille. En juin-juillet, On avait tout restructuré et les inspecteurs de la Jeunesse et des Sports nous avaient dit qu’ils nous aideraient et nous soutiendraient. Niveau mairie, nous n’avons eu aucun reproche. Au contraire, la responsable nous a énormément aidés. On avait regardé avec elle les effectifs, les papiers à jour, les dossiers enfants, les fiches d’urgence, le projet pédagogique avec les animations et les emplois du temps, les locaux, l’encadrement, les diplômes des animateurs, le récépissé de la préfecture, les menus du jour, etc. S’il y avait eu le moindre problème, on aurait eu un retour écrit. Là, on sanctionne à tort une nouvelle équipe pour des manquements imputables à l’ancienne en nous fermant du jour au lendemain. »

    La goutte d’eau, c’est le constat du 1er octobre au matin, pourtant moins grave que le signalement parental de mai dernier. Deux inspecteurs de la Jeunesse et des Sports reviennent au centre aéré et constatent qu’il manque deux animateurs. La réglementation exige, pour les maternelles, un animateur pour 8 enfants de 3 à 6 ans et, pour les primaires, un animateur pour 12 enfants de 6 à 11 ans. « Ce mercredi-là, il y avait 4 animateurs, la directrice et son adjointe pour une cinquantaine d’enfants. Il nous manquait deux animateurs. La directrice en remplaçait un, mais les inspecteurs ont estimé que ce n’était pas son rôle. »

    C’est très compliqué, nous assure-t-on, d’avoir le nombre d’animateurs requis disponibles chaque mercredi. « On sait exactement le nombre d’enfants qu’on aura d’un mercredi sur l’autre, mais parfois, un animateur fait défaut au dernier moment. Le 1er octobre, nous n’étions pas arrivés à trouver un animateur au pied levé. Il n’y a eu aucune situation de danger. En aucun cas, nous mettrons des enfants en danger. Nous sommes nous-mêmes des parents. »

  • Le Frioul éteint les lumières pour observer les étoiles

    Le Frioul éteint les lumières pour observer les étoiles

    Une journée pour sensibiliser à la pollution lumineuse et la biodiversité nocturne. C’est l’objectif du « jour de la nuit », organisée au niveau national, depuis 17 ans, par l’association Agir pour l’environnement.

    La ville de Marseille s’en fait le relais et, pour la première fois, toutes les lumières de l’île du Frioul seront éteintes de 18h à 22h, pour permettre aux visiteurs de mieux observer le ciel et ses milliards d’étoiles. « Pour ne pas oublier que la pollution lumineuse impacte aussi la biodiversité marine », explique Christine Juste, élue (EELV) des 6-8 et organisatrice de l’événement.

    C’est cependant en plein jour que les animations débuteront ce samedi. à partir de 14h, de nombreux ateliers auront lieu au muséum d’histoire naturelle pour sensibiliser des petits aux plus grands sur la biodiversité nocturne et les dangers de la pollution lumineuse. Une fois la nuit tombée, différentes balades nocturnes sont prévues pour découvrir chauve souris ou rapaces nocturnes au parc Pastré (8e), Athéna (13e), au col de Sugiton (9e) et autour du muséum (4e). Animée par la Ligue de la protection des oiseaux ou du groupe chiroptères de Provence, ces balades sont gratuites sur réservation.

    Au planétarium du muséum, le documentaire de 20 minutes Le côté obscur de la lumière sera projeté entre 18h30 et 22h30, toutes les demi-heures. Un moyen de découvrir comment les lumières artificielles peuvent perturber les cycles de beaucoup d’organismes vivants : insectes, animaux, plantes et humains. Une façon de rappeler, aussi, les richesses de l’obscurité.