Tag: Alpes Maritimes

  • Le festival de Cocciolo. Dubois et Giraud

    Le festival de Cocciolo. Dubois et Giraud

    Ce fut le cas. Notamment dès la première journée avec un gigantesque choc. La jeunesse montante Dubois et Giraud associés à Cocciolo étaient opposés à Leclerc, Rizzi et Rocher, les icônes de la pétanque.

    Le duel des champions du monde italiens revenait à Cocciolo après une partie épique. Une victoire prémonitoire pour les trois hommes qui se sont mis en confiance et ont su conserver leur niveau de jeu.

    Dimanche, en 8e de finale, onretrouvait des joueurs du cru comme Dran en compagnie de Guarnieri et Gérard. Le Rognacais alignait les performances en sortant successivement un autre Italien Bottero, puis la famille Marsille avant de céder en demi-finale face à Rivièra Hatchadourian et Fernandez.

    De l’autre côté, Cocciolo poursuivait son festival en souffrant contre le Marseillais Fouque, avec maestria en demi-finale face à « Chato » Cano, Santos et Bauer.

    La finale tenait toutes ses promesses avec un duel de géant entre Hatchadourian et Dubois au tir. Cocciolo, régulier, colmatait les brèches. Riviera était dans son rôle et va l’appoint. Très peu de failles étaient ouvertes dans cette finale. Et lorsque la victoire était proche pour Cocciolo, Hatchadourian noyait le bouchon. Il le fit à trois reprises mais échouait à la quatrième.

    Belle victoire (13 à 9) des champions de France juniors et triplette mixte du Var Giraud et Dubois avec l’expérimenté Cocciolo, véritable métronome dans cette compétition

  • Fusillade mortelle de Nice : trois mises en examen

    Fusillade mortelle de Nice : trois mises en examen

    Les procureurs de Marseille et de Nice, Nicolas Bessone et Damien Martinelli, ont annoncé lundi, lors d’une conférence de presse à Marseille, avec le directeur du service interdépartemental de la police judiciaire, Éric Antonetti, « l’élucidation ultra-rapide » de la fusillade du quartier des Moulins.

    Le 11 mai à 15h20, un homme masqué à trottinette avait calmement rafalé à l’arme automatique un commerce situé à 20 mètres d’un point de deal, tuant en terrasse deux personnes « totalement étrangères au trafic » et en blessant six autres.

    Après avoir identifié deux appartements conspiratifs à Nice, l’un dans le quartier des Musiciens, l’autre à l’est de Nice, et comprenant qu’un second projet criminel se préparait en reproduisant le mode opératoire de la veille avec un deuxième Renault Captur encore volé à Marseille, la Police judiciaire de Nice décidait d’interpeller le 13 mai à Nice et le lendemain à Marseille deux hommes âgés de 19 et 30 ans et deux femmes âgées de 26 et 50 ans. Une arme longue de type 7.62 correspondant à celle de la fusillade était trouvée en perquisition, avec des munitions, un masque postiche. L’homme de 30 ans venu de la région parisienne et connu de la justice, serait le tireur. Son téléphone borne à la fois sur le lieu de la fusillade, sur le lieu où a été retrouvé incendié le véhicule Renaut Capture volé à Marseille et incendié. La femme de 50 ans n’a pas été déférée. Les trois autres ont été mis en examen et placés en détention provisoire.

    « Ce sont des faits de narcomicides, de guerre territoriale » déclare M. Bessone. Cette fusillade s’inscrit dans « une montée de tension entre deux équipes des quartiers Est et ceux des Moulins » ajoute le patron de la PJ. « Les interactions clairement s’intensifient entre réseau niçois et réseau marseillais avec des influences de la région parisienne » ajoute Damien Martinelli.

  • Pépites et coups de cœur du festival de Cannes

    Pépites et coups de cœur du festival de Cannes

    Le festival qui se poursuit jusqu’à samedi offre son lot de pépites au gré des sélections.

    Fatherland de Pawel Pawlikowski

    L’écrivain allemand Thomas Mann, a très vite compris le danger des régimes fascistes. C’est ce qui lui a fait quitter l’Allemagne où s’installe le nazisme. Lorsqu’il revient, après la guerre, son pays natal est divisé. À l’Ouest comme à l’Est on se dispute ce Prix Nobel de littérature. L’auteur de La Montagne magique se rend alors à Francfort puis à Weimar pour le bicentenaire de Goethe.

    Le réalisateur polonais Pawel Pawlikowski s’est attaché à cet épisode pour poursuivre sa réflexion entamée avec ses deux premiers opus, Ida et Cold War, dans lesquels il explorait l’histoire européenne. Avec Fatherland (la patrie), il évoque les prémisses de la Guerre froide. L’écrivain (Hanns Zischler en Mann plus vrai que nature), accompagné de sa fille Erika (époustouflante Sandra Hüller), se prête au jeu avec une distance digne du narrateur de ses romans. Se mêlent ainsi les drames familiaux (le fils Klaus se suicide), les contrastes entre les deux Allemagne (États-Unis d’un côté, URSS de l’autre). À travers cet homme c’est la déchirure d’un monde qui apparaît, fait de doutes, de peurs et de solitude. Une fois de plus Pawlikowski utilise le noir et blanc, sublimant le grain de l’histoire. Sous le vernis de l’homme public se cache aussi une nostalgie que seule la musique de Bach lui permet de surmonter comme le montre une magnifique scène finale.

    Marie-Madeleine

    de Géssica Généus

    En Haïti, Jésus se décline sous toutes formes : eau sacrée de Jésus, Jésus divine power… Un univers fait d’évangélistes qui veulent imposer leur vision du monde (surtout celui d’après la mort, le vrai n’étant que souffrance quotidienne). C’est dans ce microcosme qu’évolue Marie-Madeleine (Gessica Généus elle-même), une prostituée. En face du bordel dans lequel elle vit, appelé non sans ironie « Belle Époque », s’érige l’église du Père Jacques. Un homme qui se trompe de colère et déverse son trop-plein de rage, détruisant toute aptitude à aimer. Y compris son propre fils Joseph pourtant évangéliste aussi. La rencontre de Joseph avec Marie-Madeleine réveille des sentiments profonds qui les sortent de leur léthargie. Elle, arrache Joseph à la nocivité des religieux, lui permettant de s’émanciper. Lui, offre à cette femme libre l’attention qu’elle n’avait jamais reçue.

    Ce film haïtien qui échappe à toute narration classique se révèle d’une beauté bouleversante. Les images filmées, retravaillées par la cinéaste, se déploient comme un poème visuel. Gessica Généus mélange fiction, documentaire, chant et danse pour dire une île sinistrée de tous les points de vue. Présenté en Sélection officielle, le film a reçu une très longue ovation lors de sa présentation jeudi à Cannes.

    Tin castle d’Alexander Murphy

    Le réalisateur franco-irlandais Alexander Murphy signe une chronique tendre et joyeuse au sein d’une famille soudée, menacée d’expulsion. On les dit infréquentables parce qu’ils ont une manière d’habiter le monde qui ne correspond pas à la normalité urbaine. Pa’, Lisa et leurs dix enfants vivent dans une vieille caravane en bordure de route. Dans cette « forteresse » de tôle (Tin castle) échouée au milieu des champs, les O’Reilly nous enseignent une conception différente de la vie : une aspiration à la liberté et une cohésion familiale intense. Chacun, petits ou grands se démène pour préserver cet idéal à atteindre, malgré les difficultés financières et administratives.

    La caméra est comme une extension aux relations familiales, partageant les moments de joie et de tristesse, de bonheur et de frustration. Lisa, la mère est le pilier de Pa’, et l’interface avec la société urbaine, s’occupant de toutes les formalités. Le patriarche, lui, est un taiseux qui gère la pénurie. Gardien d’une culture ancestrale, il transmet son amour pour les chevaux, pour la nature et la chasse aux lièvres. Une communauté d’Irlandais vivant dans des mobil-homes et stigmatisés. Le film qui défait les étiquettes collées aux Irish travellers est présenté à la Semaine de la Critique et concourt pour l’Œil d’or.

  • Le pôle glace de Nice des JO 2030 délocalisé ?

    Le pôle glace de Nice des JO 2030 délocalisé ?

    Nouveau coup de chaud pour les Jeux olympiques et paralympiques d’hiver 2030. Les discussions entre la Ville de Nice, la Région et les instances olympiques pataugent dans une soupe digne d’un bas de piste de fin de saison à Pra-Loup. Déjà plombé par les démissions et les retards, la possible délocalisation des épreuves de hockey, patinage, short-track et curling fait désordre.

    Depuis l’élection d’Éric Ciotti (UDR) à la mairie de Nice, les équilibres du projet ont été fragilisés. Si un cadre de travail commun a pu être posé lors d’une réunion technique le 1er avril, une seconde rencontre, organisée vendredi, a mis en lumière un blocage majeur autour l’Allianz Riviera, le stade de l’OGC Nice, dont le président, Jean-Pierre Rivère, figurait sur la liste de Ciotti.

    Présentation ce lundi

    Si la Région note que des convergences ont été trouvées sur le village olympique et le complexe omnisports de Nikaïa, la couverture et l’immobilisation pour trois mois minimum du stade, appelé à accueillir les épreuves de hockey, n’a pas obtenu l’accord de la nouvelle municipalité. L’alternative proposée entraînerait un surcoût de 45 millions, jugé incompatible avec la trajectoire budgétaire des Jeux et porteur d’un « risque majeur d’impasse procédurale et de dérive calendaire ».

    Face à cette impasse, un ultimatum a été fixé à ce lundi. Une présentation technique détaillée doit être soumise à l’ensemble des parties prenantes du comité d’organisation, avec l’objectif d’acter une décision. En filigrane, plane la menace d’une remise en cause pure et simple du pôle niçois. La ville de Lyon s’est déjà portée candidate.

    Initiateur de la candidature alpine, Renaud Muselier(Ren.) ne cache plus son inquiétude. « Après m’être battu pour garantir la parité des épreuves et des médailles avec nos partenaires du nord, je constate que les blocages actuels exposent directement le pôle niçois », alerte le président de la Région Sud, qui appelait vendredi à sortir du blocage.

    Il en va de la crédibilité d’un projet sommé de sortir de l’ornière politique, alors la carte définitive des sites est attendue pour fin juin par le Comité international olympique.

  • Robineau supplante tout le monde

    Robineau supplante tout le monde

    Dans le Var considéré comme le plus difficile de France, il y avait des allures de championnat de France, voire du monde lors de certaines confrontations. Et contrairement aux prévisions des spécialistes, ce ne sont ni Henri Lacroix, ni Dylan Rocher, ni Diego Rizzi. ni Jean-Michel Puccinelli qui ont triomphé à La Crau mais l’immense Stéphane Robineau sous les couleurs de Fréjus bien sûr.

    Dans une finale extraordinaire il a conclu par un carreau lors d’un frappant gagné-manquant perdu (13 à 12) face à un adversaire tout aussi impressionnant en la personne de Ligan Doerr (La Crau). Les deux joueurs iront au championnat de France à Bergerac les 25 et 26 juillet dans la peau de favoris.

    Dans l’Hérault, c’est le jeune Florian Redon du club de Castries qui est l’heureux élu.

    Dans le Gard, Louis Molinas a dominé les débats en s’imposant contre Theo Bernard de l’ACB Barjac. un seul qualifié au championnat de France. Bernard devra passer par le championnat d’Occitanie le 25 à Auch pour avoir une nouvelle chance d’aller au France. Il sera accompagné par Tyson Molinas vainqueur du barrage entre les demi-finalistes.

    Tombeur de Philippe Rayne en 8e de finale et Gilles Gayraud en demi-finale. Le joueur de Bédarrides Baptiste Ruscelli a gagné le titre dans le Vaucluse en dominant Faouzi Djouad (Boule Atomique Orange) en finale.

    Dans les Alpes-Maritimes, Adrien Delahaye transfuge du Var et champion l’an dernier s’est incliné en finale sous les couleurs de son nouveau club le Case de Nice contre Mason Buche également du Case.

    Dans les Hautes-Alpes, le duel des Gapençais entre Manuel Pascal (Kro Gapençais) et Mickaël Arsac (Pelleautier) a tourné à l’avantage du premier nommé.

    Des Transferts déjà réussis

    Parti de Nice pour atterrir dans le Rhône à Bron Terraillon Mickaël Bonetto a déjà réussi son pari en remportant le titre individuel contre son coéquipier de l’équipe de France et du club Christophe Sarrio.

    À un degré moindre Marc Cognard a également justifié son transfert de la Boule Modérée à la Boule du col Saint-Georges (Corse).

    Il s’incline à Ajaccio en finale du championnat Corse-du-Sud contre Kévin Bonvarlet.

  • [Salon de l’agriculture] Le Var et les Alpes Maritimes demandent à l’Union Européenne une IGP sur le mimosa

    [Salon de l’agriculture] Le Var et les Alpes Maritimes demandent à l’Union Européenne une IGP sur le mimosa

    Lundi matin, avant même l’inauguration de leurs stands respectifs, responsables politiques maralpins et varois se sont retrouvés pour une conférence commune dédiée à la question du mimosa. « L’or de la Côte d’Azur, cette fleur que nous partageons avec les Alpes-Maritimes » a introduit Guillaume Décard, président de Var Tourisme, qui n’a pas manqué de mentionner l’inévitable Route du mimosa et « ses 130 km de route entre Bormes et Grasse en huit étapes », avec, pour paysage, « cette fleur hivernale qui perce notre forêt et illumine nos massifs ».

    Un élément essentiel du « tourisme 4 saisons, qui est aussi un tourisme 4 couleurs : l’or du mimosa l’hiver, le vert du printemps, le vin rosé de l’été et le rouge des vignes à l’automne », décrit le président du Département Jean-Louis Masson (LR). Une idée à laquelle adhère le président de la Route du mimosa, Florian Raoux : « La route a été créée en 2001 pour faire de l’hiver une saison à part entière et non pas une simple parenthèse. C’est une stratégie pour changer une période en une vraie destination. »

    Mais, quand on parle de cette fleur, « on parle autant de tourisme que d’agriculture », rappelle ce dernier. Ainsi, « lancer la Route du mimosa au Salon de l’agriculture a beaucoup de sens », car la filière « vit bien au-delà de sa période de floraison », avec « des produits dérivés, bougies, parfums, aliments, des opportunités économiques si les choses sont bien faites ».

    Un document pour porter une IGP à Bruxelles

    Pour ce faire, « la coordination portée par la Route du mimosa est décisive, en recensant ce qui existe avec les acteurs de la filière, identifier les dérives et renforcer notre marque. Et cela ne pourra se faire qu’au travers d’une Indication géographique protégée (IGP) », soutient Florian Raoux. « Nous sommes une filière de niche. C’est important que les Départements nous soutiennent car au niveau national, on n’a rien. Il faut venir en aide aux jeunes et on va continuer à travailler sur cette IGP », plussoie Michel Lovera, président de la filière à la Chambre d’Agriculture du Var.

    L’échange, débuté sur le stand du Var, s’est poursuivi sur celui des Alpes-Maritimes, pour symboliser le trait d’union qu’incarne cette route. Jean-Louis Masson et son homologue Charles-Ange Ginesy, président (LR) du Département des Alpes-Maritimes, accompagnés de Guillaume Décard et d’Alexandra Borchio Fontimp, sénatrice (LR) des Alpes-Maritimes et présidente du comité régional du tourisme Côte d’Azur France, ont ainsi signé un document pour porter la création d’une IGP auprès de Bruxelles. « Un message fort pour ceux qui travaillant dans des conditions difficiles, avec une concurrence déloyale de pays n’ayant pas les mêmes lois et qui usurpent notre marque », souligne cette dernière. Un lien supplémentaire, qui rappelle l’importance capitale d’un autre : l’eau. « Comme l’a évoqué Jean-Louis Masson, avec le lac de Saint-Cassien notamment. Nous partageons cette problématique, car il n’y a pas d’agriculture sans eau », abonde Charles-Ange Ginesy.

    Le Stand du Var inauguré

    L’inauguration du stand du Département du Var s’est tenue lundi après-midi. « Le but est de faire parler de nos producteurs, de la marque Var – peut-être faut-il l’inventer -, faire connaître nos filières, nos savoir-faire, développer l’attrait du consommateur sur nos produits locaux. Être présent au SIA est un vecteur de communication dont on ne peut se passer », affirme son président, Jean-Louis Masson, qui rappelle aussi « qu’avec l’agriculture et la pêche, il y a la transformation et l’artisanat ». « Le produit brut agricole varois, c’est 350 millions, la production vendue, c’est 1 milliard, soit 650 millions sur l’aval des filières », ajoute Sylvain Audemard, président de la Chambre d’agriculture du Var. « Sur le territoire, c’est un moteur économique et un vecteur d’équilibre. »

  • Le pluralisme en débat à la Fête du Patriote Côte d’Azur

    Le pluralisme en débat à la Fête du Patriote Côte d’Azur

    Réunis autour d’un même débat, Mathilde Tranoy (Nice-Matin), Sébastien Germain (Ici Azur), Bernard Lucchetti (le Patriote Côte d’Azur), Léo Purguette (La Marseillaise) accompagnés de Théo, étudiant à l’école de journalisme de Nice, ont débattu de l’état de la presse dans notre région.

    Au menu de l’échange, animé par Gilles Verrier-Dollé de la rédaction du Patriote Côte d’Azur : les pressions exercées sur les médias à l’occasion des élections municipales de Nice qui ont nécessité la signature d’une « charte de respect mutuel » entre candidats et journalistes mais aussi les conséquences de l’essor de l’intelligence artificielle, la concentration des médias, l’avenir de l’audiovisuel public…

    Mais ce sont les conditions d’existence d’une presse progressiste dans les Alpes-Maritimes qui ont retenu le plus l’attention des participants. « La survie du Patriote Côte d’Azur est en jeu. Nous sommes confrontés à une baisse de la publicité institutionnelle et à la nécessité d’être imprimés très prochainement dans les Bouches-du-Rhône, tout cela nécessite le lancement d’une souscription dont dépend notre avenir », alerte Bernard Lucchetti.

    Léo Purguette annonce l’arrivée de La Marseillaise dans les Alpes-de-Haute-Provence et les Hautes-Alpes comme « un pari, un défi » pour notre journal et affirme : « Nous n’oublions pas que le tout premier fondateur du Patriote Côte d’Azur est aussi celui de La Marseillaise : Pierre Brandon. Nous ne vous laisserons pas tomber. Des coopérations sont possibles. »

  • Trophée des champions : un rendez-vous qui a perdu sa raison d’être initiale

    Trophée des champions : un rendez-vous qui a perdu sa raison d’être initiale

    En 1995, au stade Francis Le Blé de Brest, le PSG, déjà, devenait le premier vainqueur d’une toute nouvelle épreuve, grâce à sa victoire, aux tirs au but (2 – 2, 6 – 5), aux dépens de Nantes.

    « L’idée était de créer un rendez-vous opposant le champion au vainqueur de la Coupe de France. Dans un match qui donnait alors le coup d’envoi de la nouvelle saison. Dans l’esprit du Charity shield anglais », se souvient Jean-Marc Michel. Journaliste à France 3 Côte d’Azur, il est alors également vice-président délégué à l’audiovisuel au sein de l’Union syndicale des journalistes sportifs de France, devenue depuis Union des journaliste de sport en France (UJSF). À ses côtés, le Marseillais René Espanat, alors président de l’Union, et Jacques Marchand, son fondateur, vont pousser l’initiative.

    « Nous avions déjà tenté quelque chose, afin de diversifier les ressources de notre union, en organisant la revanche de St-Etienne – Bayern à Geoffroy Guichard [finale de la Coupe d’Europe des clubs champions 1976, Ndlr.] ». « Dans cet esprit, l’USJSF songeait à faire la même chose avec OM – Milan. » Mais finalement, une suggestion d’Arsène Wenger, manager d’Arsenal, et Jean-Marc Guillou, a permis de trouver la bonne affiche. « Une opposition entre le champion et le vainqueur de la Coupe, dans l’esprit du Charity shield anglais. »

    Le rire de Simonet

    Il restait à convaincre la Fédération française de football. Claude Simonet était alors président. « Je l’ai rencontré une première fois. J’ai tout juste pu finir mon exposé, que ce dernier m’a ri au nez ! », se souvient Jean-Marc Michel. Malgré ce premier échec, il n’a pas lâché l’affaire, et après que la France ait obtenu l’organisation de la Coupe du Monde 1998, une nouvelle rencontre « a connu la même issue, nouvel éclat de rire de Simonet ! ». Mais du côté de l’Azuréen, il y a une certaine constance qui va lui permettre d’être récompensé.

    « Jean-François Renaud, lorsqu’il devient président de l’Union, rencontre Noël le Graët, lui-même président de la Ligue. Ce dernier souhaite nous rencontrer. Il est invité aux Micros d’or, que nous organisons chaque année à Tignes pour récompenser les meilleurs reportages audiovisuels. Arsène Wenger est là. Il lui parle de ce trophée des champions. Le Graët est emballé », poursuit le journaliste.

    Mais il fallait, encore et toujours, obtenir le feu vers de Claude Simonet. « Lui persiste dans son refus. Alors, Noël le Graët prend le taureau par les cornes et dit “alors ce sera la Ligue et l’USJSF qui seront les organisateurs et la Ligue prend tout en charge pour les coûts !”, le trophée était enfin né. »

    Dans les premières années, ce qui est devenu entre-temps l’UJSF et la Ligue des football professionnel vont travailler ensemble. « Nous étions visibles autour du stade, sur les banderoles d’annonce et une partie de la recette était reversée à l’Union. » Lorsque Noël le Graët a pris la présidence de la FFF, cette dernière a enfin rejoint l’aventure. Mais avec les changements à la tête de la LFP, l’esprit « Charity shield à l’anglaise » s’est estompé.

    La fin d’une idée forte

    « Il y a eu les délocalisations au Canada, en Tunisie, au Maroc. Le match a fini par ne plus donner le coup d’envoi de la saison, se déplaçant en fonction des impératifs de calendrier et des besoins de financement de la LFP qui veut faire du trophée sa vitrine dans des pays susceptibles d’acheter les droits de diffusion de la Ligue 1 », regrette Jean-Marc Michel.

    Comme il regrette « qu’il n’y ait pas eu plus de présidents comme Jean-Michel Aulas, qui en faisait un objectif majeur de ses débuts de saisons avec Lyon ». Ou que l’épreuve « ne soit pas restée dans l’idée anglaise, où le Charity shield finance des actions sociales ».

    Quant à l’UJSF, si elle touche toujours son écot de fondateur, son nom n’apparaît plus. Au grand dam de celui qui est à l’origine de cette compétition.

  • Nice-Marseille : chaud derby en perspective

    Nice-Marseille : chaud derby en perspective

    Du côté de la Commanderie, la trêve a été studieuse.

    « Nous avons pu bien travailler. Certains internationaux sont revenus plus tôt de sélection. Et je récupère quelques joueurs. » Pour Roberto De Zerbi, la préparation du déplacement à Nice a donc été moins problématique, même si durant la parenthèse internationale, deux joueurs ont rejoint l’infirmerie. « Nous avons pu travailler dans le jeu, sur la mobilité et les transmissions. Bref, progresser dans le collectif, malgré un temps restreint. »

    Son équipe va donc retrouver la Ligue 1 ce vendredi, puis la Ligue des Champions, mardi avec la réception de Newcastle. L’entraîneur phocéen est focalisé sur le derby qui attend ses hoplites. Dans un stade de la Riviera qui, pour la première fois de la saison – et malgré l’absence de supporters marseillais – va être à guichets fermés.

    « Il fera chaud dans le stade. Et l’ambiance compliquée qui nous attend doit nous booster, pas nous faire peur », insiste l’Italien. Et si, dans la foulée, son équipe jouera son avenir européen au Vélodrome, il n’oublie pas que « ce déplacement à Nice n’est pas moins important que le match contre Newcastle. C’est le moment pour nous de passer un palier, malgré la malchance qui nous suit », détaille-t-il.

    Pour Roberto De Zerbi, « mon effectif, quand il est au complet, est très fort. Il peut nous permettre d’aller jusqu’où je ne sais pas… », évoque-t-il. Mais avec cinq joueurs majeurs à l’infirmerie, il est conscient que ses forces sont sans doute un peu moins vives.

    Nice demeure un adversaire à part pour l’OM. Parce que c’est un derby. Parce que les duels sont toujours très tendus. Parce que les Olympiens restent sur deux défaites consécutives au stade de la Riviera. Et que le moment serait malvenu d’en vivre une troisième consécutive. Ce qui ne leur est plus arrivé depuis 35 ans.

    « Que ce soit Nice, ou une autre équipe, il n’y a aucun match facile. Chacun est un contexte différent et nous savons que nous serons attendus. Nous nous sommes préparés au mieux pour pouvoir répondre aux Niçois », clame Geoffrey Kondogbia.

    Après deux mois de soins, il est enfin apte et estime que l’OM reste en position de force. « Nous avons la chance d’avoir notre destin entre nos mains, y compris en Ligue des Champions », insiste-t-il.

    Nice est une ligne de crête pour des Olympiens qui doivent y trouver la bonne voie s’ils veulent poursuivre leur route vers les sommets. Défendre, ou bonifier leur place de dauphin, avant de se relancer en Europe.

    La défense olympienne encore remaniée

    Si Geoffrey Kondogbia, Timothy Weah et Leo Balerdi ont profité de la trêve pour se requinquer, Roberto De Zerbi doit encore faire face à une avalanche de forfaits.

    Ainsi, Michael Murillo est revenu blessé de ses participations aux matches du Panama. Alors que du côté de Nayef Aguerd, s’il n’a pas joué avec le Maroc, les craintes de pubalgie se sont révélées exactes.

    De fait, c’est encore la défense marseillaise qui sera cacochyme face à Nice. « Il va nous falloir gagner, malgré les absences », insiste l’entraîneur phocéen. S’il reconnaît que l’absence de Nayef Aguerd est la plus problématique, « nous devons nous habituer à jouer sans lui, même s’il est irremplaçable ».

    S’il n’a rien dévoilé de ses plans concernant son onze de départ, il est possible qu’il replace Benjamin Pavard en défense centrale, aux côtés de Leo Balerdi, dont le statut reste le même. « Il fait ses matches à la Balerdi et rien ne change à son sujet par rapport au début de saison », insiste Robert De Zerbi.

  • Le chirurgien aubagnais reconnu coupable d’escroqueries sur dix CPAM

    Le chirurgien aubagnais reconnu coupable d’escroqueries sur dix CPAM

    L’ex-chef du service de chirurgie orthopédique du centre hospitalier d’Aubagne a été reconnu coupable mercredi d’escroquerie aggravée au préjudice de notre système de protection sociale : plus de 400 000 euros détournés en trois ans en explosant son activité libérale et en double facturant des actes fictifs. Il écope de deux ans de prison avec sursis et de 100 000 euros d’amende. La condamnation est assortie d’une interdiction d’exercer pendant 5 ans sa profession en activité libérale au sein d’un hôpital public et à 5 ans d’inéligibilité.

    Le docteur Ikbel Farhat, 52 ans, qui plaidait l’erreur, l’ignorance et le complot à son procès le 21 octobre, était le seul des 7 médecins avec activité libérale au sein de l’hôpital d’Aubagne, à avoir explosé le volume de remboursement d’interventions par la Sécurité sociale : 313 actes en 2019 pour 98 000 euros d’honoraires libéraux, 569 actes pour 159 000 euros en 2020 et 845 en 2021 pour 327 000 euros, soit cette année-là 113% d’activité libérale, un taux surréaliste et incompatible avec la limitation à 20% pour un praticien hospitalier public à temps plein déjà rémunéré 10 000 euros par mois.

    « Le volume de ces facturations indues exclut la simple erreur », considère le tribunal pour qui le chirurgien n’a pas seulement facturé en libéral des actes relevant du public, mais a également facturé des actes accomplis par des confrères à lui, leur « volant des malades », des actes fictifs remboursés une seconde fois par la Sécurité sociale. Ainsi des actes sur 57 patients du docteur Roge qui découvrait le pot aux roses, que le prévenu réussissait à se faire rembourser en faussant des feuilles de soins.

    « Ces comportements démontrent une réelle volonté de frauder, dans un objectif purement financier », énonce le jugement rendu par la 6e chambre correctionnelle qui observe que le praticien « se présente comme un médecin dédié au service public et ne faisant pas ce métier par appât du gain, alors que le tribunal peine à voir quel autre intérêt il y aurait dans ces actions, qui n’ont aucune plus-value pour le patient ».

    Les CPAM des Alpes-Maritimes, du Bas-Rhin, des Hauts-de-Seine, de Seine-Saint-Denis, les moins impactés ont obtenu la fixation de leurs dommages-intérêts pour une poignée d’actes frauduleux. En revanche, les intérêts civils des CPAM les plus lourdement touchés, celles du Var, des Bouches-du-Rhône, de l’Ardèche et la caisse nationale militaire de Sécurité sociale, seront examinés à l’audience du 7 mars 2026. Le conseil départemental de l’Ordre des médecins obtient un euro symbolique.