Tag: Aix-en-Provence

  • Aix-en-Provence : Les premières délégations dévoilées

    Aix-en-Provence : Les premières délégations dévoilées

    Les premières délégations ont été publiées sur le site de la Ville, ce vendredi.

    Plus de dix jours après l’installation du maire, Sophie Joissains (UDI) réélue au second tour avec plus de 47% des voix, les premières délégations de ses 21 adjoints au conseil municipal se dévoilent. Parmi les élus déjà installés sur le mandat de 2020, Éric Chevalier retrouve sa place de premier adjoint, et empoche la gestion du personnel municipal, de la vidéo verbalisation et de l’éclairage public. Dominique Augey, deuxième adjointe, reste aux finances et au budget, Karima Zerkani-Raynal, quatrième adjointe retrouve la délégation de l’attractivité, des relations internationales et du tourisme, Brigitte Billot, placée sixième adjointe, est toujours en charge du social et du CCAS. On retrouve aussi Laurent Dilinger, ancien adjoint en charge du quartier de Luynes, désormais troisième adjoint en charge de la Santé publique et de la Relation avec les hôpitaux publics et privés. Laure Scandolera, conseillère municipale sous le précédent mandat se hisse à la place de seizième adjoint et déléguée à l’Éducation. Parmi les nouveaux noms, on retrouve Patrick Ardizonni, référent aixois de la Chambre des commerces en charge de l’Économie et des relations avec les entreprises. Hervé Liberman, conseiller régional et président de la Commission sport et préparation des JO 2030 se retrouve en neuvième place sur la liste, délégué aux sports, juste derrière Julie Davico-Pahin, entrepreneuse en charge du développement durable et de la transition énergétique. L’ancienne commissaire Mireille Lazare, quatorzième adjoint, sera déléguée à la sécurité et la police municipale. Elisabeth Huard, conseillère municipale d’opposition dans le groupe d’Anne-Laurence Petel en 2020, intègre la majorité comme dixième adjoint en charge de la Politique de la Ville.

    E.B-G.

  • Aix-en-Provence : mobilisation pour sauver une maternelle

    Aix-en-Provence : mobilisation pour sauver une maternelle

    Comme depuis plusieurs jours. Inquiets d’une potentielle fermeture de l’école du centre-ville d’Aix, les parents se sont réunis en collectif et lancent une pétition, qui a déjà récolté plus de 700 signatures. « Les inscriptions en petite section seront enlevées dès la rentrée 2026, explique Amandine Molla, représentante des parents. Il ne restera donc plus qu’une classe sur deux. » Laissant penser à une fermeture définitive, dans les années proches. Les parents, ont été soutenus par trois élus du groupe d’opposition de gauche Aix Avenir, et une délégation de la Ville.

  • Un concerto par qui ne manque pas de souffle

    Un concerto par qui ne manque pas de souffle

    Le public du Festival de Pâques s’est encore enflammé mercredi soir au Grand Théâtre de Provence. L’objet de sa flamme ? Sans doute l’un des plus grands solistes de la planète, le flûtiste français Emmanuel Pahud. Virtuose prodigieux qu’accompagnait le non moins excellent Orchestre Philharmonique Royal de Liège et le chef Lionel Bringuier.

    Un train d’enfer

    Il y a de grands concertos pour flûte traversière. Vivaldi et Mozart arrivent en tête de gondole. Emmanuel Pahud choisit la difficulté avec l’immense (par ses dimensions) concerto d’Aram Khatchatourian dans sa transcription du Concerto pour violon par Jean-Pierre Rampal. Certes, remplacer le violon par une flûte, fût-elle en or massif, exige précisément un souffle, disons, athlétique. Ce que le violon propose d’acrobaties digitales, de longues phrases mélodiques se retrouvent intactes dans la partition de la flûte. La virtuosité passe par le souffle, les cadences en paraissent épuisantes… pour l’auditeur qui est tenté de retenir le sien, de souffle. Les épithètes finissent par manquer. À ceci près que la gymnastique ne passe jamais par-dessus la sensibilité de l’interprétation. Sensibilité et tendresse manifeste avec en bis l’incantation sous-titrée « Pour une communion sereine de l’être avec le monde » d’André Jolivet. Pièce de circonstance de nos jours.

    La Symphonie n° 6, la « Pathétique » de Tchaïkovski, permet à l’Orchestre wallon et à son chef, un de ces programmes propres à toucher l’auditoire. Lionel Bringuier en allège le sirop parfois un peu épais avec beaucoup d’intelligence. Les effusions débordantes du compositeur, sa délectation morose se pare ici d’une légèreté subtile des cordes, du gazouillis fruité des bois, de cuivres solides. L’allegro en forme de marche inexorable, est mené d’un train d’enfer des plus efficaces. C’est là doute la grande chance offerte au public par Renaud Capuçon et Dominique Bluzet, de croiser à Aix virtuoses et phalanges aussi prestigieuses. On songe bien sûr à la reine Martha Argerich, qui revient pour deux soirées au Grand Théâtre de Provence, accompagnée du Philharmonique de Munich.

  • Provence Rugby souhaite se reprendre contre les Montois

    Provence Rugby souhaite se reprendre contre les Montois

    Raz-de-marée est devenu petite vague. Provence Rugby vit une année 2026 extrêmement inégale. Après cinq victoires consécutives entre janvier et février, les Aixois vivent un cauchemar depuis la Saint-Valentin. Le goût du succès, ils ne l’ont plus connu depuis près de deux mois et l’attente est interminable. Cinq défaites de rang, certaines d’un cheveu, mais d’autres beaucoup trop larges. Pas plus tard que la semaine dernière, les hommes de Philippe Saint-André en ont pris 50 sur la pelouse de Brive (53-13). Une prestation terne et des joueurs qui ont presque baissé les bras au fil de la rencontre. Même si l’équipe était remaniée, il a manqué de tout à Provence pour exister.

    Cinq victoires, cinq défaites et désormais cinq matches à jouer lors de la phase régulière, pour se hisser le plus haut possible au classement de cette Pro D2. Poser un garrot dès ce vendredi sur cette plaie serait une idée lumineuse de la part de Provence Rugby. Car les adversaires sentent l’odeur du sang. Valence-Romans a égalé le nombre de points des Aixois, Brive est revenu à deux longueurs, Oyonnax à quatre. L’objectif affiché par Rémi Ladauge, il y a une semaine, est désormais clair : conserver le top 4 pour jouer son quart de finale à domicile. Ce ne sera pas une mince affaire, à la vue de la forme des uns et des autres.

    Mont-de-Marsan sur un nuage

    Justement, la dynamique du prochain opposant des Provençaux est éblouissante. Mont-de-Marsan était encore il y a peu dans les tréfonds du classement. L’appel de la Nationale, la troisième division, était pressant, mais la fin d’hiver des Montois a été brillante. Les destins sont opposés par rapport à Aix-en-Provence. Les Jaunes et Noirs sont sur une série de quatre victoires et se sont donnés de l’air sur la zone rouge.

    Jouer trois fois à domicile fut à leur avantage et ils l’ont parfaitement exploité. Une victoire serait un exploit, car les locaux alignent leurs meilleurs éléments, après les avoir reposés à Brive. Une bataille sous la forme de première des cinq étapes du sprint final. Celle-ci, Provence serait bien inspiré de la remporter.

    26e journée de Pro D2

    Stade Maurice-David (19h30)

    Provence : Portela – Bouhedjeur, Bituniyata, Lucas, Cellio-Zwiler – Muntz, Coville – Jalagonia, Zinzen, Tuisue – Rodda, Van Eerten – Yemsi, Pifeleti, Vernet

    Stade Montois : Broeiro – De Nardi, Dupont, Wakaya, Sayerse – Lcalau, Canut – Iashagashvili, Darquier, Robic – Eames, Tuivaiti – Alves, Begic, Goginava

  • Les accents disséqués pour le grand public

    Les accents disséqués pour le grand public

    Les accents marseillais à l’écran, accents de banlieue et accents bourgeois, le parler gaga… Ce jeudi soir à la bibliothèque Alcazar, les sujets ne manquent pas pour cette soirée de lancement du festival des accents. Après une première édition à Saint-Etienne, c’est entre Marseille et Aix-en-Provence que l’événement gratuit de médiation scientifique et culturelle s’installe jusqu’à samedi.

    L’initiative, portée par sept scientifiques de toute la France et deux artistes, a pour but de faire découvrir au grand public les recherches qui existent autour de ces questions. « On veut montrer ce que l’on fait de manière scientifique sur les accents, explique le linguiste à Aix Marseille Université et responsable local de l’organisation Médéric Gasquet-Cyrus. Comment on décrit la prononciation des gens, ce que cela veut dire du point de vue social, pourquoi des gens cachent leur accent, comment ça se manifeste, pourquoi est-ce qu’on peut enseigner avec un accent, etc. »

    Vulgarisation scientifique

    Un exercice pointu pour les scientifiques, qui doivent simplifier leurs recherches pour les rendre accessibles au grand public, car définir l’accent n’est pas chose aisée. « On essaie de le faire grâce à des jeux, de petites conférences avec des exemples, à travers aussi des artistes, puisqu’on a de la chanson, de l’humour, du théâtre, pour justement que ce soit agréable », explique le linguiste.

    Après les conférences de ce jeudi soir, ayant presque rempli l’amphi théâtre de l’Alcazar, c’est dans le laboratoire de linguistique du CNRS d’Aix-en-Provence que le festival se poursuit ce vendredi de 9h30 à 17h. « En plus des conférences et des jeux, on leur présentera les machines, on va leur expliquer comment on analyse ces signaux de parole », développe l’organisateur. C’est au théâtre de la Criée, à Marseille, qu’aura lieu la dernière journée de l’événement de 9h30 à 17h30, avec tables rondes, expositions, ateliers ou encore diffusion de documentaires.

    Programme complet sur le site : festivaldesaccents.org

  • À Aix, une délégation de parents d’élèves reçue au rectorat

    À Aix, une délégation de parents d’élèves reçue au rectorat

    Après une vague de mobilisations avant-hier, une délégation du Mouvement départemental des parents d’élèves des Bouches-du-Rhône (MPE13) a été reçue au rectorat, à Aix-en-Provence, ce mercredi (voir notre édition du 8 avril). « On espère sauver quelques écoles et quelques établissements du secondaire de cette baisse drastique de moyens, résume Letizia Vignone, administratrice MPE13. On va essayer de défendre un maximum d’enfants et de familles qui sont impactés par la baisse de dotations globales horaires (DGH). » En d’autres termes, empêcher des fermetures de postes prévus dans plusieurs écoles, « récupérer des heures de DGH pour les collèges et lycées », atténuer des fermetures d’options pour les groupes dédoublés, des CPE supplémentaires dans certains établissements, mais aussi demander « plus de moyens » pour les AESH et AED qui, selon le MPE13, ne sont pas remplacés, ou peu nombreux. « Dernière étape, ce sera la préfecture, avant l’envoi la signature, vendredi, de l’arrêté budgétaire à Paris, décidé par le Dasen et le Rectorat sur les fermetures de classes et l’adjudication du budget pour le secondaire », poursuit Letizia Vignone. « Pour l’instant ce ne sont que des propositions et c’est pour ça que nous avons une marge de négociation. On nous parle de démographie qui baisse, mais cela ne justifie pas les dotations », poursuit Julie de César, parent adhérent du MPE13. À l’issue de la rencontre, la délégation rapporte avoir eu un « échange très constructif. On garde espoir. La DGH actuelle reste provisoire. Pendant deux heures, nous avons pu échanger sur les particularités de plusieurs établissements. La décision sur ce reliquat de DGH se fera d’ici le début des vacances [d’été] ». Sollicité, le rectorat n’a pas pu nous répondre avant notre bouclage.

  • [Festival de Pâques] Le feu au bout des doigts

    [Festival de Pâques] Le feu au bout des doigts

    Bertrand Chamayou semble habitué aux exploits pianistiques. Le public du Festival de Pâques se souvient avec émotion de son intégrale de la musique pour piano de Ravel, la saison dernière. Il a renouvelé l’exploit dimanche au Grand Théâtre de Provence en alignant dans une seule soirée les deux monstres de difficultés pianistiques que sont les deux concertos de Franz Liszt.

    Cela revient un peu, pour un alpiniste, à enchaîner deux sommets himalayens. Gageure qui exige un monstrueux travail en amont, une discipline de fer et, sur le moment, une forme physique hors du commun. Cela ne serait rien sans un pouvoir de concentration qui dépasse l’entendement ordinaire. Sans, bien entendu, perdre cette part de sensibilité nécessaire à l’artiste pour dépasser le simple exploit digital, la simple esbroufe de concert. Non, il y a, certes, chez Bertrand Chamayou ce goût du dépassement, mais il est nourri d’une profonde intelligence sensible de la lecture des œuvres. Reste une fascinante aisance, une virtuosité à la fois tellurique et céleste, qui submerge l’auditeur, l’emporte dans un courant océanique de musique. L’Orchestre Les Siècles, que dirige Jakob Lehmann, joue le romantisme échevelé à fond. Le programme mettait Liszt entre les parenthèses de la musique de Wagner, Tristan et Parsifal. Les deux hommes sont liés d’une profonde amitié. Wagner a épousé Cosima, la fille de Liszt, et ce dernier s’est fait le pèlerin infatigable du génie de Bayreuth. Le concert se clôt sur L’Enchantement du Vendredi Saint, extrait de Parsifal. Enchantement, c’est bien le mot juste pour qualifier cette soirée exceptionnelle ; à n’en pas douter, l’acmé de ce 13e festival.

    Le public qui a salué debout et longuement mardi soir au GTP la soprano américaine Nadine Sierra. Soufflait, ce soir-là, sur le Festival de Pâques une vraie chaleur musicale. Il faut avouer que la diva possède un sacré sens de cet « entertainment » cher aux Américains ; contact direct avec le public, confidences, plaisanteries. Une soirée bon enfant. Il fallait compter sur le pianiste canadien Bryan Wagorn, complice efficace et malicieux. En première partie, des standards ; Summertime de Gershwin, Bernstein ou My Fair Lady. Les Américains adorent revendiquer leurs racines.

    La Diva est bonne enfant

    Nadine Sierra se souvient de ces grands-mères en évoquant le Mexique de Manuel Ponce ou l’Espagne de Turina. Et pour la « nona » napolitaine, O sole mio, bien entendu. Sans oublier le Brésil de Villa-Lobos et la belle Melodia Sentimental. Nadine Sierra c’est avant tout une colorature impeccable, agile, sans vibrato, ample, des graves parfaits aux aigus cristallins. C’est aussi une immense générosité d’artiste. Elle s’essaie au Vissi d’arte de Tosca, pas son répertoire, avoue-t-elle. Et puis c’est une Violetta fulgurante. Une Sonnambula de Bellini pleine de délicatesse. La pyrotechnie vocale, pour spectaculaire qu’elle soit, n’en reste pas moins au service du chant. Quand elle s’attaque à la Juliette de Gounod on est saisi par la qualité de son articulation du français. Le public réclame ; elle offre. Mimi et Musetta, Rodolphe, même ! Deux heures de chant et elle prend encore le temps de dédicacer ses disques dans le hall du Grand Théâtre de Provence. Une star !

  • Steve Savidan, footballeur dans la tête des joueurs aixois

    Steve Savidan, footballeur dans la tête des joueurs aixois

    Si vous avez suivi la Ligue 1 durant les années 2000, son visage vous dit forcément quelque chose. Buteur notamment passé par Caen et Valenciennes, Steve Savidan débarque à Aix-en-Provence, mais pour s’occuper d’un autre sport. Le Pauc a annoncé, la semaine dernière, la venue de l’ex-international français (une sélection) dans une qualité de « responsable du pôle préparation mentale ».

    Le principal intéressé explique cette signature : « J’étais venu faire un match caritatif en lever de rideau de Pauc – PSG. J’ai discuté avec pas mal de dirigeants de ce que je faisais, dont Philippe Gardent, que je connais depuis 25-30 ans. On s’est rappelé, pas longtemps après l’événement, puis nous avons eu une discussion en début d’année 2026, un peu plus construite sur l’apport que je pourrais avoir au sein de la structure. » L’homme de 47 ans se dit « à la disposition des joueurs » et pointe du doigt « une réelle carence, en tout cas en France, dans toutes les disciplines : handball, football, volley, basketball… »

    Dix ans d’apprentissage

    Steve Savidan est loin d’être un novice en termes de préparation mentale. Cela fait désormais dix ans qu’il pratique individuellement auprès de footballeurs, rugbymen, athlètes ou encore skieurs, mais aussi en lien avec des entreprises. « Ça a été pratiquement une évidence de me dire, bon, voilà, je veux vraiment accompagner les sportifs. Après, il a fallu se structurer et puis bâtir une méthode et une approche », raconte l’ex-footballeur.

    Il soulignait aussi qu’il est plutôt rare de voir des footballeurs basculer vers d’autres disciplines après leur carrière. Ce sont plutôt les sportifs qui viennent au football pour apporter leur plus-value. Par exemple, l’ancien demi-fondeur Bob Tahri est aujourd’hui dans le staff de l’OM.

    Celui qui est également chroniqueur sur la radio RMC voit aussi une évolution de la pratique, une certaine modernisation. « J’ai pu rencontrer des gens qui avaient des compétences en prépa mentale, sauf que personne n’avait les bons outils, la bonne approche. Maintenant, ce sont des approches qui sont structurées et qui arrivent principalement des pays anglo-saxons. On est plus sur la compréhension des attitudes, l’amélioration des comportements. »

    L’ancien attaquant est donc entré dans le monde de la petite balle collante depuis peu et s’est déjà mis au boulot pour « établir un cadre de travail et de collaboration avec les joueurs » sur cette fin de saison handballistique. Un premier pas dans ce mariage quasi inédit, avec un footballeur murmurant à l’oreille des handballeurs.

  • Les pompiers en exercice déblaiement à Aix

    Les pompiers en exercice déblaiement à Aix

    Sur un vaste terrain ou trônent des bâtiments d’apparence abandonnés, l’équipe départementale de sauvetage déblaiement (USAR 13, certifiée par l’ONU), se déploient, aux côtés de l’équipe cynotechnique et des sauveteurs en milieu périlleux où des sapeurs pompiers des Bouches-du-Rhône (Sdis 13) sont dispersés. Depuis 8h du matin ce mardi, jusqu’à minuit, soit seize heures, les sapeurs pompiers se livrent à un exercice de sauvetage et déblaiement d’ampleur dans le cadre de leur formation de maintien des acquis. Au total, quatre-vingts hommes et de femmes, dispatchés sur différents « chantiers » de ce terrain désaffecté, près de l’Ensosp, simulent un sauvetage qui aurait eu lieu après un séisme majeur, émis à cinq heures du matin dans la Région d’Aix-en-Provence. « Les Pompiers 13 ont nécessité à se former et acquérir du matériel pour le sauvetage déblaiement puisque le territoire est soumis aux risques sismiques, au-delà du bâtimentaire qui avec le temps s’use et parfois tombe, ce risque est présent, le Schéma départemental d’analyse et de couverture des risques le redit à chaque fois, on a donc nécessité à se former à ça, explique le colonel Franck Briend, directeur départemental adjoint au sein du Sdis 13. Notre intérêt, au-delà des recherches, est aussi d’assurer la sécurité de l’ensemble des sapeurs-pompiers. C’est pour ça qu’on organise cet exercice trois à quatre fois par an pour permettre de s’entraîner un maximum pour être prêts en situation », explique-t-il.

    Un radar de pointe pour détecter les survivants

    Fixation des priorités et évaluation des risques, stabilisation des structures et balisage des zones dangereuses et du bâti, repérage des zones de survies, extraction de victimes… Les équipes sur place, qui travaillent en simultané, se relaient toutes les quatre heures : la passation, fait de rapporter en détail les éléments repérés sur le terrain aux équipes de relais, est l’un des points de travail majeurs de la journée. Ce jour, en plus des chiens, des drones, des techniques d’étaiement sur lequel les sapeurs pompiers s’appuient, un nouvel outil intervient dans l’exercice de sauvetage déblaiement. Acquis en novembre 2025 pour « une quarantaine de milliers d’euros », un radar de pointe permettant de détecter des « poches de vie » sous les décombres, intègre désormais les équipes de l’USAR. « Nous avons acheté un radar extraordinaire qui arrive à repérer une respiration, souligne Richard Mallié, président du Sdis 13. Nous le mettons en œuvre aujourd’hui pour la première fois, c’est un équipement qui peut être projetable dans toute la France comme dans le monde entier. Nous avons 22 [agents] spécialisés dans le maniement du radar. » Apposé contre un épais mur en béton d’une des bâtisses désaffectées, le radar, dans sa boîte orange, les sapeurs pompiers analysent, depuis une tablette « au niveau de l’oscillogramme, s’il y a une courbe qui s’apparente à une respiration. Au plus il va y avoir de décombres, au plus l’analyse va être longue », explique l’un des opérateurs. « On estime qu’il faut lancer deux à trois analyses pour être certains d’avoir une victime réelle. » Le Sdis 13, est d’ailleurs le seul en France à être doté de ce matériel, en dehors de la Formation Militaire de la Sécurité Civile (FORMISC).

  • Festival de Pâques : la « Passion » selon Bach

    Festival de Pâques : la « Passion » selon Bach

    Renaud Capuçon et Dominique Bluzet ont tenu, dès la création du Festival de Pâques, à ce que son épicentre soit marqué par l’exécution, en alternance, des deux seules Passions de Bach qui nous sont parvenues. Le Vendredi saint de cette 13e édition était donc consacré, au GTP, à la Passion selon saint Jean.

    Pour restituer cet immense monument de la musique sacrée, deux ensembles et cinq solistes étaient invités pour une exécution que l’on n’hésitera pas à qualifier de parfaite. L’ensemble Il Caravaggio, sa cheffe Camille Delaforge et le chœur accentus en dressent une architecture pleine d’élan dramatique et de lumière. La lecture en est toujours passionnante. Tout y est d’une grandeur et d’une sensibilité remarquables.

    La Saint Jean exécutée en 1723 à l’église Saint-Thomas de Leipzig est plus dramatique que la Saint Mathieu, composée en 1727. Bach s’y montre plus sensible aux péripéties et aux bouillonnements des sentiments. En témoignent les poignants arias et les chœurs où s’anime la fureur de la foule. Cette Passion s’inscrit dans la parenthèse géniale que constitue le chœur d’ouverture, une des plus belles pages jamais écrites, et le chœur « Ruht wohl, ihr heiligen Gebeine » (Reposez en paix, saintes dépouilles) qui exprime un moment de paix et de recueillement après la mise au tombeau du Christ. Deux moments de grand recueillement, où le chœur accentus prouve qu’il est une des meilleures phalanges du moment. Camille Delaforge reste attentive à la clarté du discours, à la limpidité du message.

    Le ténor Cyrille Dubois ne se contente pas de la neutralité d’un narrateur extérieur au drame. Son évangéliste vit la Passion qu’il commente. Il en est le témoin douloureux et compatissant. Le chant est beau et les accents sont touchants. Le Christ du baryton-basse Guilhem Worms est fait de chair et d’âme. La soprano Marie Lys, le contralto Marie-Nicole Lemieux (quel luxe !) et le baryton Mathieu Gourlet (Pilate) finissent d’habiter cet immense édifice luthérien. Comme le disait Aragon, « celui qui croyait au ciel, celui qui n’y croyait pas » y trouvent matière à méditation.

    Brahms en double

    Le week-end pascal se poursuivait samedi soir. Renaud Capuçon endossait la double casquette de chef et de soliste. À la tête de l’Orchestre de chambre de Lausanne, il accompagnait son frère Gautier Capuçon au violoncelle pour le Double concerto de Johannes Brahms. Un mot manque dans notre langue pour décrire pleinement cette complicité fraternelle, éclatante ce soir-là. Gautier reste toujours attentif aux gestes de son frère, à ceux des autres pupitres. Le Double concerto met en miroir une double sensibilité, une double lecture qui est « une » dans l’intention, la sensibilité, le toucher de l’instrument. La direction de Renaud Capuçon laisse l’orchestre, dont il est le directeur artistique, déployer son talent, comme un accord parfait.

    En deuxième partie, la première Sérénade de Brahms, composée près de trente ans avant le Double concerto, laisse deviner le plaisir que le violoniste prend à la direction d’orchestre. Le geste est ample, affirmé dans son romantisme assumé.