Tag: activités

  • Le « bouclier martégal » pour des économies au quotidien

    Le « bouclier martégal » pour des économies au quotidien

    À Martigues, Gaby Charroux défend le « bouclier martégal ». Le modèle martégal de communisme municipal, fruit d’une politique perfectionnée depuis 60 ans, permet aujourd’hui « 400 euros d’économies par mois pour une famille » d’après le maire sortant et candidat (PCF).

    Des économies sous forme de gratuités de certains services, ou de tarifs réduits. Par exemple, la médiathèque, gratuite, les Centres d’initiation sportive (CIS) pour la pratique du sport par les plus jeunes, l’allocation municipale de solidarité de 100 euros minimum versée durant la période de fin d’année aux bénéficiaires des aides sociales. Cette mère de famille, rencontrée durant la campagne à l’école Daugey, avait fait part d’un « bon accueil et d’une bonne aide » des services municipaux pour ses « soucis de papiers » à son arrivée en France. Léna Dupin, ancienne martégale usagère de la piscine Avatica, est ravie de l’entrée gratuite pour les personnes handicapées. « Avant à Château-Thierry, je payais 5,50 euros mon entrée, il n’y avait pas de réduction. Comme j’ai peu de revenus, c’est avantageux », confie-t-elle. Cette autre martégale, mère célibataire handicapée d’un adolescent de 15 ans, explique que son fils « fait 9h de danse par semaine » ainsi que de la musique au conservatoire du Site Pablo Picasso.

    « On ferait pas d’activités sans cette politique »

    « Je paye 100 euros à l’année pour deux activités. Avec la licence de la fédération de danse en plus si on fait des concours à 30 euros l’année », détaille-t-elle, « s’il n’y avait pas cette politique à Martigues il n’aurait jamais pu faire ça » selon elle, faute de moyens. La passion du jeune homme provient des initiations artistiques proposées de manière délocalisée par le conservatoire au sein des centres sociaux. Jusqu’à douze ans, la pratique au conservatoire est gratuite.

    Comme l’a présenté Gaby Charroux durant sa campagne, le bouclier martégal « se développe par toutes les actions sociales portées par la Ville », à l’image « des aides au maintien à domicile, des portages de repas, des crèches municipales » mais aussi « des colonies de vacances et du repas à 2,35 euros dans les structures municipales, le moins cher du département, quand le repas revient à 14 euros pour la Ville » dans les crèches et écoles confondues, alimentées en local et bio.

    L’enjeu du prochain mandat est de perpétuer ce modèle, si ce n’est de le renforcer. « Nous voulons créer un CIS culture sur le modèle du sport », annonçait Caroline Malatrait, colistière du candidat lors du 1er meeting de campagne début février. Et plus encore : « Nous créerons des lieux refuges pour les femmes victimes de violence », lançait Césaire Bureau du Colombier (PS) au même moment. Selma Bechagra envisageait aussi de mettre en place « un contrat jeune ville pour passer le permis ».

    Le bouclier martégal a donc vocation à protéger l’ensemble des habitants, tout au long de la vie, en somme.

  • A Port-de-Bouc, Laurent Belsola déroule ses propositions avant le premier tour

    A Port-de-Bouc, Laurent Belsola déroule ses propositions avant le premier tour

    « On finit deux mois de porte-à-porte et de présence sur le terrain pour partager le programme et la liste », livrait Laurent Belsola lundi après-midi, au café Le Phocéen de Port-de-Bouc. À quelques jours du scrutin, le maire (PCF) et candidat a tenu à revenir sur plusieurs sujets de la campagne.

    « Nous allons poursuivre la rénovation des écoles dont certains bâtiments vieillissent » explique l’édile, à l’image de l’école Tichadou rénovée cette année. D’autre part, Laurent Belsola veut « uniformiser le kit de rentrée scolaire offert par la Ville pour tous les primaires, qu’ils aient tous la même chose ». L’école des Arcades, au nord de la ville, sera agrandie pour accueillir les nouveaux arrivants du domaine de Castillon. « Le bus va bientôt arriver pour relier le quartier », annonce le maire.

    De nouveaux emplois

    Laurent Belsola indique l’arrivée prochaine de nouvelles activités économiques le long du canal de Caronte. « 30 nouveaux emplois sont prévus », précise le maire, relatant que « les entreprises nous ont demandé 25 CV de port de boucains ! C’est important de faire travailler nos habitants ici », relève l’édile.

    Dans la même veine, le hangar faisant face au Chantier naval de Provence pourrait accueillir une entreprise de modification de conteneurs. « Une piste bien avancée » souligne le maire. Le reste est à découvrir jeudi soir, 18h salle Gagarine.

  • Mario Martinet présente ses projets structurants pour Berre

    Mario Martinet présente ses projets structurants pour Berre

    Mario Martinet (DVG) veut continuer d’endosser son habit de maire pour « prendre soin des Berrois et des Berroises ». « La crise Covid nous a fait prendre encore plus conscience de ce rôle essentiel, car la mairie est souvent le dernier rempart pour le citoyen quand les autres institutions de la République sont défaillantes, et malheureusement, c’est très fréquent », a-t-il affirmé en propos liminaires de sa soirée de présentation de liste et de programme.

    Une liste renouvelée à 40%, qui comporte « des élus très expérimentés et des nouveaux venus », à l’instar de Laëtitia Rizzuto, en 2e position, ou d’Hervé Nevers, en 5e position. Parmi les plus aguerris, Loïc Albaladejo, adjoint en charge des finances lors du dernier mandat, ou Jean-Pierre Cesaro, élu depuis 36 ans.

    Mario Martinet explique avoir réuni une équipe « préparée », dans « la volonté d’agir pour tous sans esprit partisan ». Celui qui brigue un 4e mandat, met en avant « un sens des responsabilités, (…) du savoir-faire, mais aussi la volonté de rassembler » face à des adversaires qu’il accuse d’être « dans la division et le mensonge ». Il y a deux jours, le candidat RN David Duran affirmait sur les réseaux sociaux avoir transmis un courrier au sous-préfet d’Istres au sujet des risques de fraudes électorales.

    De nouveaux quartiers

    Le candidat a aussi présenté un « projet adapté aux besoins, mais finançable ». Pour « faire mieux en dépensant moins », le maire sortant veut « aller chercher de nouvelles recettes en accueillant de nouvelles entreprises pour plus de taxe foncière bâtie ». Il envisage, entre autres, un nouveau parc d’activités industrielles sur l’aérodrome de plus de 100 ha, qui n’est que « très peu utilisé ».

    Pour améliorer le cadre de vie, l’équipe entend se battre pour que chacun ait « accès à un logement décent ». Lors du dernier mandat, 1 700 habitations ont été rénovées. Prochain chantier : la réhabilitation de la cité Pasquet par 13 Habitat, avec la création d’un nouveau parking avenue de la Libération. Mais Mario Martinet et ses colistiers veulent aussi construire, avec des projets comme l’écoquartier de l’étang (239 logements), mais aussi le nouveau quartier « la Molle Fernand Léger » qui se bâtirait autour de l’ancien collège avec des îlots de verdure, une halle couverte pour le marché, une salle de sport, un centre de loisirs et des activités tertiaire.

    En cas de victoire, le littoral changera aussi de visage, avec une promenade des loisirs qui ira de la butte au port avec « des lieux de culture, de sport, un hôtel et une nouvelle plage juste à côté », annonce Mario Martinet.

  • Mario Martinet présente ses projets structurants pour Berre

    Mario Martinet présente ses projets structurants pour Berre

    Mario Martinet (DVG) veut continuer d’endosser son habit de maire pour « prendre soin des Berrois et des Berroises ». « La crise Covid nous a fait prendre encore plus conscience de ce rôle essentiel, car la mairie est souvent le dernier rempart pour le citoyen quand les autres institutions de la République sont défaillantes, et malheureusement, c’est très fréquent », a-t-il affirmé en propos liminaires de sa soirée de présentation de liste et de programme.

    Une liste renouvelée à 40%, qui comporte « des élus très expérimentés et des nouveaux venus », à l’instar de Laëtitia Rizzuto, en 2e position, ou d’Hervé Nevers, en 5e position. Parmi les plus aguerris, Loïc Albaladejo, adjoint en charge des finances lors du dernier mandat, ou Jean-Pierre Cesaro, élu depuis 36 ans.

    Mario Martinet explique avoir réuni une équipe « préparée », dans « la volonté d’agir pour tous sans esprit partisan ». Celui qui brigue un 4e mandat, met en avant « un sens des responsabilités, (…) du savoir-faire, mais aussi la volonté de rassembler » face à des adversaires qu’il accuse d’être « dans la division et le mensonge ». Il y a deux jours, le candidat RN David Duran affirmait sur les réseaux sociaux avoir transmis un courrier au sous-préfet d’Istres au sujet des risques de fraudes électorales.

    De nouveaux quartiers

    Le candidat a aussi présenté un « projet adapté aux besoins, mais finançable ». Pour « faire mieux en dépensant moins », le maire sortant veut « aller chercher de nouvelles recettes en accueillant de nouvelles entreprises pour plus de taxe foncière bâtie ». Il envisage, entre autres, un nouveau parc d’activités industrielles sur l’aérodrome de plus de 100 ha, qui n’est que « très peu utilisé ».

    Pour améliorer le cadre de vie, l’équipe entend se battre pour que chacun ait « accès à un logement décent ». Lors du dernier mandat, 1 700 habitations ont été rénovées. Prochain chantier : la réhabilitation de la cité Pasquet par 13 Habitat, avec la création d’un nouveau parking avenue de la Libération. Mais Mario Martinet et ses colistiers veulent aussi construire, avec des projets comme l’écoquartier de l’étang (239 logements), mais aussi le nouveau quartier « la Molle Fernand Léger » qui se bâtirait autour de l’ancien collège avec des îlots de verdure, une halle couverte pour le marché, une salle de sport, un centre de loisirs et des activités tertiaire.

    En cas de victoire, le littoral changera aussi de visage, avec une promenade des loisirs qui ira de la butte au port avec « des lieux de culture, de sport, un hôtel et une nouvelle plage juste à côté », annonce Mario Martinet.

  • Des portuaires qui défendent leur force de travail

    Des portuaires qui défendent leur force de travail

    Lors de ses vœux, ce jeudi 22 janvier, Pascal Galéoté, secrétaire général CGT du Grand Port maritime de Marseille, a tenu à rappeler que son activité relevait avant tout du « fruit du travail des travailleuses et travailleurs du port ».

    S’il convient que « le port dispose d’un modèle économique robuste », il s’interroge sur l’avenir de cet outil de développement crucial du territoire, notamment « sur la finalité de certains projets sur les segments à la fois liés à la décarbonation et soumis à une concurrence exacerbée ». Pour le responsable syndical, « les prochaines élections municipales sont un laboratoire politique ». Et de souligner que « depuis plusieurs semaines, nous voyons fleurir des discours d’équilibrisme électoral, le fameux “en même temps” ». 

    Décarbonation sans ligne THT ?

    À savoir : « Un emploi industriel mais en même temps sans industrie, pour la souveraineté énergétique mais avec une baisse de la production, pour la décarbonation mais contre la ligne à très haute tension, pour la transition écologique mais contre le transport ferroviaire, pour la qualité de l’air mais contre le branchement des navires à quai. » Et au final, des positionnements « toujours contre les industries des activités portuaires, qu’il s’agisse des passagers, de la réparation navale ou du transport des marchandises », résume-t-il. Autant d’éléments qui poussent le syndicat à la plus grande prudence.

  • Avec le projet « Immersion », l’atelier mécanique de La Seyne va connaître un second souffle

    Avec le projet « Immersion », l’atelier mécanique de La Seyne va connaître un second souffle

    C’était déjà dans les tuyaux depuis quelques mois, mais la municipalité ne voulait pas communiquer tant que tout n’était pas ficelé. C’est désormais entériné : après l’abandon de plusieurs projets, un espace mêlant activités culturelles, scientifiques, et loisirs, va investir les lieux d’ici décembre 2030. « C’est la concrétisation d’un projet qui tient à cœur aux Seynois, mais pas seulement car il présente un intérêt au-delà de la commune », se félicite Joseph Minniti (LR), le maire de la Seyne. Baptisé « Immersion », il sera porté par un groupement composé de 18 promoteurs, financeurs, architectes, bureaux d’études et partenaires. C’est la SAGEM qui, en sa qualité de mandataire, conduira le projet, qui devrait coûter 100 millions d’euros, uniquement financés par des investisseurs privés.

    Musée, hôtel, pôle d’innovations…

    Le projet se décompose en trois parties. Tout d’abord, un musée immersif de 3 400m² consacré aux enjeux environnementaux et climatiques de la Méditerranée, qui proposera, à l’aide de technologies de pointe, un parcours interactif autour des technologies de la mer et un espace dédié à la mémoire industrielle des chantiers navals. « L’ambition est de proposer une expérience extraordinaire qui fera se déplacer le public », explique Cyprien Fonvielle, représentant l’association Neede, partenaire pour la partie muséale.

    La seconde partie sera consacrée à un pôle d’innovations de 8 000m² composé d’un campus de recherche des métiers de la mer et de la transition écologique, d’un centre international de formations, d’un incubateur de startups, ou encore de bureaux et d’un fablab. Enfin, un espace d’événements, de vie et de services avec des espaces publics (jardin, hall, théâtre de la mer), un auditorium, un hôtel 4 étoiles de 3 400m², un restaurant de 500m² avec un roof-top, et un espace bien-être (spa public) de 800m², complètera cet ensemble.

    Après les différentes concertations, études d’impact et de risques, le permis de construire devrait être déposé d’ici décembre 2026. D’autres procédures administratives s’ensuivront, portant le début des travaux à décembre 2028. La Ville et le groupement porteur du projet espèrent ainsi 200 000 visiteurs annuels, pour des retombées comprises entre 3,5 et 4 millions d’euros.

  • Les impacts de la base navale sur les populations

    Les impacts de la base navale sur les populations

    Durant la réunion du Comité d’information qui s’est réuni en préfecture le 8 janvier, le sujet de l’application du plan particulier d’intervention nucléaire du port militaire, et la mise à disposition en juin dernier des comprimés d’iode dans les pharmacies des communes concernées, ont été abordés. La FNE remerciant pour cette « étape importante qui a été appréciée ».

    Mais des précisions ont été demandées au niveau de la surveillance radiologique, en précisant que l’autorité de sûreté pour la surveillance des sites civils demande l’installation de stations de mesure à la périphérie des sites suivant les points cardinaux et sous l’influence des vents dominants. L’océanographe Dominique Calmet relevant que les stations de la base navale sont installées au Nord, à l’Est et l’Ouest du site mais qu’aucune pour l’heure n’est installée au Sud, dans l’axe du Mistral, à Saint-Mandrier.

    Les autorités ont expliqué que l’installation d’une balise de surveillance en territoire civil relève de l’Autorité de sûreté nucléaire mais que le sujet reste à l’étude.

    Le responsable associatif a rappelé également l’accident survenu sur le chantier de refonte d’un appontement de la zone Milhaud, le 18 août dernier, au cours duquel quatre salariés d’une entreprise sous-traitante de la Défense présents sur une barge ont été blessés. Parmi les causes envisagées, l’explosion d’un obus datant de la Seconde Guerre mondiale dans les sédiments.

    Risques neutralisés ?

    « Si cette hypothèse est confirmée, un risque d’explosion d’anciennes munitions existe donc pour les navires à propulsion nucléaire à quai ou manœuvrant à proximité des quais », s’inquiète l’APE.

    Ce que l’on sait c’est qu’une enquête technique est en cours et qu’« il n’y aura pas de reprise des travaux dans cette zone avant d’en connaître les conclusions ». Mais qu’« il n’y a eu aucun impact sur les activités nucléaires du port ».

    L’autre sujet important évoqué par Dominique Calmet concerne les épaves toujours présentes le long du littoral du site de stockage des hydrocarbures du Lazaret. Une mise en œuvre, comme cela a été fait sur la partie civile, très attendue a précisé Dominique Calmet en pointant que la zone de ces échouages se trouve à proximité des tables de mytilicultures et piscicoles ce qui présente une menace de pollutions chimiques.

    Là encore la réponse a été rassurante avec une action qui devrait être réalisée rapidement.

  • Aix-Luynes : le quartier des radicalisés n’a jamais fait le plein

    Aix-Luynes : le quartier des radicalisés n’a jamais fait le plein

    Reflet de la suroccupation carcérale, le contentieux de la détention est important au tribunal administratif de Marseille qui statue régulièrement sur les refus de permis de visite, de transfèrement, de permis de sortie ou de parloir, de contestation de fouilles à nu répétées, de placement en quartier disciplinaire ou pour l’anecdote de refus de location de téléviseur à un détenu.

    Le tribunal vient de trancher -trois ans après son dépôt- sur la requête portée par un détenu radicalisé qui conteste le renouvellement pour 6 mois de son placement au quartier de prise en charge de la radicalisation (QPR) du centre de détention d’Aix-Luynes. Ce QPR étanche de 19 places, conçu dans une aile séparée de la détention ordinaire, a été ouvert en 2019. Il accueille après leur évaluation, des détenus majeurs radicalisés pouvant se désengager de leur idéologie après une prise en charge adaptée. Les plus dangereux, les plus prosélytes partent en quartier d’isolement pour prévenir les passages à l’acte violent.

    L’homme dont on ne sait ni l’identité ni l’âge a vu sa requête rejetée. Il est incarcéré depuis 2021, d’abord en quartier d’évaluation de la radicalisation (QER) dans le Val-d’Oise puis a été affecté en 2023 au QPR d’Aix-Luynes. Le jugement rappelle qu’il a été condamné à 15 ans de réclusion pour meurtre précédé d’un autre crime et un an pour dégradation d’un bien. Il a en outre menacé depuis de mort et d’agression le personnel pénitentiaire de Bourg-en-Bresse et par écrit la directrice interrégionale des services pénitentiaires de Lyon.

    Le jugement souligne que lors de son évaluation, il a tenu « des propos inquiétants sur l’État islamique », légitimant le recours à la violence et les attentats perpétrés en France, évoquant sans complexe du djihad. « Son positionnement idéologique oscille entre le salafisme quiétiste et politique. » S’il donne « la sensation d’être une personne ingénue et crédule », le rapport d’évaluation retient sa « pratique religieuse intensifiée », sa volonté de convertir ses parents, sa barbe « plus longue et taillée ». Il fait preuve d’un repli sur soi et refuse les entretiens proposés.

    « Ce QPR n’a jamais été occupé entièrement. Il y a 10 détenus en ce moment pour 19 places et on tourne en moyenne autour de la douzaine. Par définition, on ne peut pas y transférer des détenus ordinaires alors que le taux d’occupation au CP de Luynes est de 172% », explique Olivier Caquineau, secrétaire départemental du Snepap-FSU. Le QPR dispose de deux cours de promenades avec vue limitée vers le ciel, deux petites salles de sport et une bibliothèque. Un « médiateur du fait religieux » y intervient ainsi que deux mi-temps de conseiller d’insertion et de probation alors qu’en détention ordinaire, c’est 1 CPIP pour 130 détenus. « Depuis la fin du mois de mai 2024, les détenus boycottent les activités et le suivi du Spip. Ils expriment leur mécontentement en raison de l’évolution des règles de sécurité qui, si elles sont plus individualisées, leur donnent un sentiment d’injustice. En outre, ils estiment que leurs efforts pour évoluer sont mal récompensés », notait en juin 2024 un rapport du Contrôleur général des lieux de privation de liberté.

    Cette situation de sous-occupation interroge l’administration pénitentiaire qui envisage de réduire la capacité du QPR alors qu’un Quartier de lutte contre la criminalité organisée (QLCO) de 30 places doit voir le jour au premier trimestre 2026.

  • Des personnels pénitentiaires inquiets ont prêté serment

    Des personnels pénitentiaires inquiets ont prêté serment

    Un rassemblement d’une cinquantaine de conseillers pénitentiaires d’insertion et de probation, de personnels de direction, de personnels administratifs, de personnels de surveillance, personnels socio-éducatifs, psychologues venus prêter serment comme un décret le leur impose désormais, s’est tenu jeudi à 12h45 devant le tribunal judiciaire d’Aix-en-Provence, boulevard Carnot, pour dénoncer les « pressions et intimidations » dont ils sont l’objet en haut lieu.

    La CGT insertion probation et le Snepap-FSU, avec le soutien du Syndicat des avocats de France (section de Marseille) et du Syndicat de la magistrature (section régionale Aix-en-Provence) ont voulu ainsi dénoncer les « attaques et dénigrements » dont ces agents sont l’objet. Depuis le début de l’année, « Gérald Darmanin a multiplié les interventions et instructions dénigrant et fragilisant le travail des personnels chargés de l’application des peines, qu’il s’agisse des personnels de surveillance, des services d’insertion et de probation ou des juridictions de l’application des peines », dénoncent-ils dans un communiqué commun.

    « Des attaques

    sans précédent »

    « À Aix ou à Marseille, un conseiller de probation suit 130 personnes. Est-ce que le garde des Sceaux qui parle de sécurité à tout va devant les caméras de télévision va parler de ça alors que 200 détenus à Luynes dorment sur un matelas au sol ? », déclare Olivier Caquineau, secrétaire départemental du Snepap-FSU. « Des collègues sont KO quand ils entendent les déclarations de leur ministre de tutelle dénonçant des “activités ludiques et provocantes”. Ils ont le sentiment d’être insultés, eux qui travaillent depuis des semaines en amont. Des permis de sortir sont annulés au dernier moment que personne ne comprend. »

    Sentiment partagé par Élodie Bartolini de la CGT Insertion Probation selon laquelle « le moral des agents est très très bas car ils se sentent dans le viseur. Il faut sortir des réactions à chaud et retrouver un cadre de travail serein. Pour cela, il faut faire confiance aux professionnels. Notre métier, c’est d’accompagner les gens, de travailler sur le passage à l’acte, la gestion des émotions pour les réintégrer, pour qu’ils redeviennent des citoyens. On ne peut pas continuer à mettre au ban de la société des gens, les entasser en détention. Trois personnes dans une cellule de 9 m², c’est indigne. »

    Marie-Blanche Régnier, co-déléguée de la section régionale du Syndicat de la magistrature, les comprend. « On est là pour soutenir les agents face aux attaques sans précédent sur les permissions de sortir sous couvert dans la communication politique d’être des narcotrafiquants, alors qu’en fait les personnes en détention sous main de justice ne sont pas majoritairement de ce profil. » Ces attaques qui ont débuté en février se sont accentuées ces dernières semaines. Le garde des Sceaux critique les activités socio-éducatives culturelles en détention qui sont freinées voire ont disparu. « La hiérarchie pénitentiaire ajoute des critères pour contrecarrer des permissions de sortie accordées par les juges d’application des peines. Les détenus étrangers en situation irrégulière sont particulièrement visés même lorsqu’ils ne font même pas encore l’objet d’une obligation de quitter le territoire français », observe-t-elle.

  • Le Crédit municipal, une banque pour les travailleurs pauvres

    Le Crédit municipal, une banque pour les travailleurs pauvres

    Un chauffe-eau qui pète, une voiture qui lâche… Le Crédit municipal vient en aide aux « travailleurs pauvres », ceux qui n’ont pas accès au prêt bancaire, insiste son directeur, Benoît de Rosamel, 30 ans de carrière dans la banque, en poste depuis un an. Fier d’être à la tête de cette « très vieille dame qui a eu 350 ans il y a deux ans » et issue des Monts-de-piété dans l’Italie du Moyen Âge, il tient à en rappeler le fonctionnement « car son rôle s’est perdu, les gens ne savent plus que cela existe ou se disent que ce n’est pas pour eux », or « ce n’est pas plus humiliant qu’un crédit à la consommation ».

    Cet établissement bancaire de plein exercice, « satellite de la Ville », souligne Benoît de Rosamel, dont une part du résultat -environ 850 000 euros l’an dernier- est reversé au Centre communal d’action sociale (CCAS), se concentre sur deux activités : le prêt sur gage pour lequel les Crédits municipaux ont le monopole et le micro-crédit. « Un bien de valeur, quel qu’il soit, sauf l’immobilier, on l’expertise et on vous prête, dans les 10 minutes, sans conditions de ressources », précise le directeur du Crédit municipal qui ne compte pas moins de 16 000 clients actifs sur une base de 40 000.

    Permettre de « réaliser

    des projets »

    De quoi « permettre à 50 000 personnes à Marseille de vivre mieux ou de réaliser des projets ». Une centaine de personnes par jour ose pour le moment, passer la porte du 37, rue Saint-Bazile (1er). Le micro-crédit permet d’emprunter jusqu’à 8 000 euros sur une durée jusqu’à 84 mois pour un taux d’environ 4% sans frais de dossier, sachant que le contractant peut rembourser à tout moment sans pénalité. « On peut prêter des sommes très petites », témoigne Benoît de Rosamel.

    Cette année, le Crédit municipal renoue également avec sa grande vente aux enchères de prestige, organisée à l’hippodrome Borély le vendredi 5 décembre. Avec des pièces qui sortent de l’ordinaire comme ce lingot d’or ou ces montres et bijoux de luxe. Autre opération exceptionnelle pour Noël, un « dégagement » gratuit. Les clients du Crédit municipal bénéficieront de la restitution gratuite d’objets déposés en gage, jusqu’à 50 euros et pourront durant tous le mois de décembre récupérer leurs biens sans avoir à rembourser ni le capital emprunté, ni les intérêts, précise Christelle Gerlier, directrice générale déléguée.