Tag: accompagnement

  • Amine Kessaci est candidat aux côtés de Benoît Payan

    Amine Kessaci est candidat aux côtés de Benoît Payan

    Un soir tout particulier… Tout sourire devant la foule qui a envahi l’Après M à Sainte-Marthe (14e), Amine Kessaci (EELV) est venu, ce lundi 26 janvier, se porter candidat aux municipales aux côtés du maire DVG sortant de Marseille, Benoît Payan. « Oui à une vie meilleure, c’est ce que l’équipe du Printemps marseillais a porté. Il y a une volonté de dire que notre ville est généreuse et unie. Il était évident pour moi de dire que Marseille doit être vitrine de la lutte contre le narcotrafic. On portera cet accompagnement des familles de victimes. Je dis : Debout ! Et on y arrivera », lance le jeune homme.

    Après avoir perdu son petit frère, Mehdi, assassiné par un commando le 13 novembre dernier, alors que son aîné avait été retrouvé en 2020 carbonisé dans le coffre d’une voiture, le fondateur de l’association Conscience avait promis de ne pas lâcher son combat contre le narcotrafic. À la suite de son soutien au maire écologiste de Lyon, Grégory Doucet, puis à Magali Brunel (PS), candidate de la gauche et des écologistes à Toulon, il s’engage encore plus franchement pour et dans sa ville.

    « Pour Amine, ce n’est pas rien. C’est avec beaucoup de respect que nous avons décidé d’engager ce chemin ensemble », a déclaré, ému, Benoît Payan. Et de revenir sur les engagements du Printemps « dans la conviction que nous devrions protéger les Marseillaises et les Marseillais, mais aussi les rassembler, quelle que soit leur couleur de peau, quel que soit leur quartier. »

    « Je suis ici pour dire

    qu’on ne se résignera pas »

    Sous les bravos, en présence de sa mère, de ses sœurs et de la plupart des adjoints au maire, celui qui donne un coup d’accélérateur à une campagne atone, avec son combat à la résonance internationale, a martelé sa volonté de rester « debout » comme il l’avait fait lors de la marche blanche en hommage à son frère Mehdi.

    « Je suis ici pour dire qu’on ne se résignera pas. Nous avons su nous lever par milliers pour dire non, mais surtout pour dire oui à la paix, oui à la justice, oui à une vie meilleure. C’est ce que l’équipe municipale du Printemps marseillais a porté, tout au long de ses six années », enchaîne Amine Kessaci. Une majorité qui a agi selon lui « pour l’égalité, pour l’équité des territoires, pour les transports, pour l’école. Et comme le disait Nelson Mandela, l’éducation est l’arme la plus puissante pour changer le monde ».

    Son ennemi premier : l’extrême droite, contre laquelle il avait déjà bataillé aux législatives de 2024 sous la bannière du Front populaire, dans la 3e circonscription des Bouches-du-Rhône. Il avait alors perdu de 835 voix son duel, au second tour, contre Gisèle Lelouis (RN). « Un engagement naturel » insiste-t-il, tant il était évident pour lui « de dire que jamais Marseille ne tombera aux mains des extrémistes. Jamais Marseille ne sera dirigé par le Rassemblement national. Ce n’est pas possible ».

    Le désormais candidat n’a pas manqué non plus de remettre sur l’ouvrage la charte du relogement des familles de victimes du narcotrafic avec les bailleurs sociaux. Il en est persuadé, « Benoît Payan sera le premier maire à la signer ».

    La force d’un destin.

    La sécurité, mantra de Martine Vassal

    La candidate de la droite et du centre à la Ville de Marseille a clairement fait de la sécurité un de ses thèmes favoris, bien avant la campagne, quitte à empiéter sur les plates-bandes du RN. Martine Vassal propose de créer une Brigade anticriminalité (BAC) municipale et de faire du centre-ville un lieu d’expérimentation de l’intelligence artificielle, avec « des drones et la police présente ». Le recours à la vidéosurveillance serait également renforcé. Celle qui est déjà présidente de la Métropole a, par ailleurs, déjà armé les 99 agents du Groupement d’assistance et de protection de la RTM de matraques et de bombes lacrymogènes. « La sécurité est la première de nos libertés », a-t-elle martelé.

  • « Le travail d’équipe permet de retrouver du lien social »

    « Le travail d’équipe permet de retrouver du lien social »

    En plus de son poste de coprésidente du collectif Épices, Floriane Rieu est directrice de la Table de Cana, l’un sept restaurants membres de l’association, dans la cité phocéenne. En 35 ans, l’établissement a accompagné 1 500 profils en réinsertion.

    La Marseillaise : À qui s’adressent vos programmes de réinsertion ?

    Floriane Rieu : Notre objectif est de proposer un accompagnement professionnel et social à des personnes qui soit n’ont pas travaillé depuis plus de deux ans, soit sont aux minima sociaux et ne parviennent pas à retourner sur le marché de l’emploi. Nous proposons de les former à un métier en lien avec la cuisine. Cela peut être commis de cuisine, pâtissier, chauffeur-livreur, serveur, magasinier, plongeur… L’accompagnement social permet, lui, de travailler sur les problématiques périphériques, parfois responsables de l’éloignement de l’emploi : endettement, problèmes de logement, accident de la vie… L’idée est qu’en deux ans maximum, les personnes puissent retourner sur le marché de l’emploi.

    Quelles sont les particularités d’une réinsertion par la cuisine ?

    F.R. : La cuisine se prête bien à la réinsertion, déjà parce que c’est beau et bon, donc c’est valorisant pour les personnes qui viennent. Ensuite, c’est un travail qui se fait en équipe, ce qui permet de retrouver du lien social, pour des personnes qui ont souvent subi beaucoup de solitude. La cuisine permet d’échanger, de vivre des moments de convivialité. C’est aussi un métier évolutif, c’est-à-dire qu’on peut commencer par exécuter des tâches très simples, avant d’évoluer vers des choses plus complexes. On peut commencer par éplucher les légumes, puis progressivement avancer vers de nouvelles compétences. Et, enfin, c’est un marché en tension. Un secteur qui recrute donc, notamment depuis la crise Covid.

    Les employeurs avec lesquels vous travaillez ont-ils des réticences à embaucher des profils en réinsertion ?

    F.R. : Oui, il y a beaucoup de préjugés sur l’insertion. C’est un peu tout le travail qu’on veut mener, notamment avec le collectif. Nous voulons briser ces images fausses et accompagner les entreprises qui recrutent en les incitant à appliquer de bonnes méthodes d’intégration. C’est important que le secteur de la restauration se remette aussi en question, pour accueillir les personnes dans de bonnes conditions. Notre idée est aussi de défendre une cuisine inclusive et participative, ce qui veut dire ouvrir la cuisine à des profils avec des parcours de vie différents.

    Combien de personnes a accompagnées le collectif depuis sa création en 2022 ?

    F.R. : Par an, le collectif accompagne environ 100 personnes. Dans le cas de la Table de Cana, 65% des personnes trouvent ensuite un emploi stable.

    Propos recueillis par Margot Milhaud

  • L’aide aux élèves handicapés reste précaire : ils témoignent de leur quotidien

    L’aide aux élèves handicapés reste précaire : ils témoignent de leur quotidien

    Christel Stavros, AESH à Istres dans les Bouches-du-Rhône

    « Un statut pour pallier la pénurie »

    « Souvent, on se demande quelle est notre place dans l’équipe éducative. On a l’impression d’être des couteaux suisses. » Après 5 ans en tant qu’AESH dans le département, Christel Stavros, également membre de la FSU-Snuipp, a un regard critique sur ses conditions d’exercice « qui ne permettent pas d’accomplir ses missions ». Si elle précise que ça se passe bien dans son établissement, elle dénonce « des problématiques auxquelles ont fait toutes face ». « Le problème de fond, c’est notre statut, notre salaire, notre place dans l’enseignement. Nous sommes un vrai métier, donc on a besoin de vraies formations, d’un statut, d’une vraie rémunération. Si c’était le cas, il n’y aurait pas de pénurie car la profession serait attractive », explique-t-elle.

    Elle relate un quotidien où « le manque d’AESH mais aussi les conditions de travail ne sont pas à la hauteur des enjeux pour les élèves en situation de handicap ». Avant de développer : « L’enfant prend une place importante de par son besoin d’accompagnement. Pour certains, il faut avoir une attention permanente. » Mais l’absence de reconnaissance du métier provoque « une pénurie d’AESH ». « Ça a un impact sur la qualité de l’accompagnement. On prend beaucoup plus d’enfants à cause du manque d’AESH. Cela va jusqu’à 8 enfants, parfois 11, dans la semaine. » Le tout ayant « un impact sur la scolarité de l’enfant ». Elle résume le problème : « Pas assez d’AESH, pas assez de qualité d’accueil, pas d’inclusion réelle. »

    Amaury Baqué

    Julien Carboni, AESH à Toulon dans le Var

    « C’est un métier qui a du sens »

    Beaucoup de nos lecteurs connaissent déjà le militant des droits humains de tous les combats. C’est à travers sa profession d’AESH, qu’il exerce avec tout autant de passion, que nous présentons aujourd’hui Julien Carboni.

    « Je trouve que c’est un métier qui a du sens, très concret, puisqu’il s’agit le matin quand on arrive, d’accompagner un élève en situation de handicap et ce durant toute sa journée », analyse sobrement l’ancien président de la LDH. Un accompagnement, précise-t-il, dans ses habiletés sociales, et dans ses apprentissages. La difficulté étant d’adopter la bonne posture qui n’est pas toujours évidente à saisir professionnellement. « Il faut savoir aussi se détacher parfois, respecter l’autonomie de l’élève, afin qu’il puisse faire tout ce qu’il peut faire, et surtout pas le faire à sa place. »

    L’accompagnant d’élèves en situation de handicap précise aussitôt qu’il faut en même temps être là quand la sollicitation se présente, y compris d’ailleurs quand la sollicitation n’est pas forcément verbalisée ou formulée, être là en appui.

    Une reconnaissance de ce travail qui existe essentiellement par les élèves et par les parents des élèves, précise Julien Carboni. Bref, il ne manque plus que celle de l’administration.

    Et d’ajouter : « Je pense qu’on mériterait d’être un corps de fonctionnaires, puisque nous en avons déjà les devoirs, il ne reste plus qu’à acquérir les droits. »

    En attendant avec 1 100 euros par mois, il faut avoir, comme Julien, soif de justice et d’égalité pour résister.

    Thierry Turpin

    Audrey Marinelli, AESH à Avignon dans le Vaucluse

    « Un premier contrat à 777 euros »

    Des élèves en situation de handicap accompagnés seulement une heure par semaine, c’est ce qui pèse le plus à Audrey Marinelli, AESH depuis 8 ans dans des établissements scolaires d’Avignon, syndiquée à la CGT Educ’action. Dans le département, 1 300 accompagnants tentent de s’occuper au mieux de 5 800 élèves. « C’est très compliqué à gérer au quotidien. On en a de plus en plus chaque année et parfois, on commence un accompagnement en septembre et on ne sait pas si ça va être le cas pour toute l’année », explique celle qui est également représentante syndicale Éduc’action de la profession sur le département. Et qu’« en aussi peu de temps, on ne couvre pas du tout les besoins d’un élève, ce n’est pas possible ». La proposition de loi visant à intégrer les AESH dans la fonction publique « permettra clairement d’avoir un meilleur suivi des élèves, avec un meilleur suivi de l’apprentissage », estime-t-elle. Et ce, car « ce statut rend ce beau métier plus attractif », avec des « possibilités d’évolution de carrière ». Et donc plus d’AESH pour répondre aux besoins grandissants sur le territoire. Une question de salaire aussi. À ses débuts en tant qu’AESH dans des établissements avignonnais, pour 24 heures de travail par semaine, elle ne touchait que 777 euros par mois. Aujourd’hui, avec 32 heures travaillées par semaine, elle dépasse à peine les 1 300 euros, ce qui reste « très compliqué avec les prix qui montent et les salaires qui ne bougent pas ». Un changement en catégorie B est donc vu d’un bon œil, car cela permettrait « d’avoir un temps plein et de bien meilleures conditions de travail ».

    Mack Salman

  • En finir avec la précarité des élèves handicapés

    En finir avec la précarité des élèves handicapés

    « Je dois gérer 11 élèves en situation de handicap en 24 heures par semaine, comment appeler ça un accompagnement digne de ce nom ? ». Ce mardi, à la Bourse du travail de Marseille, les accompagnants d’élèves en situation de handicap (AESH) tapent du poing sur la table. À l’occasion d’une journée d’action et de grève dans tout le pays, à l’appel de plusieurs syndicats (FSU, Unsa, CFDT, CGT et Sud), ces personnels se sont mobilisés pour réclamer « un vrai statut » pour leur profession. Et pour cause : « On est indispensable au fonctionnement de l’école inclusive mais nous sommes invisibles et maintenus dans la précarité », résume Cécile, AESH depuis plus de 11 ans dans le département, sous la bannière de la FSU-SNUipp 13. Comme ses homologues, elle met en avant des arguments qui en disent long sur le traitement de ces personnels au sein de l’Éducation nationale : « Contrats précaires avec des temps partiels imposés, des revenus en dessous du seuil de pauvreté, avec peu ou pas de formation. »

    Avant un rassemblement devant la DSDEN (direction des services départementaux de l’Éducation nationale), les témoignages qui font part d’une détresse s’enchaînent en conférence de presse. « Des enfants qui doivent être accompagnés plusieurs heures ne le sont souvent qu’une heure… Une AESH qui a 9 ans d’expérience ou 1 an, a quasiment le même salaire, ce n’est pas normal », dénonce Murielle, AESH à Port-de-Bouc depuis 2009, pour la CGT Éduc’Action 13. Les organisations syndicales évoquent plus de 45 000 élèves sans accompagnement, au niveau national, du fait « d’un recrutement insuffisant ».

    Un salaire net en dessous du seuil de pauvreté

    Avec une majorité de contrats qui tournent autour des 24 heures hebdomadaires, nombreuses sont les AESH à recevoir un salaire net en dessous du seuil de pauvreté. « C’est une urgence sociale et éducative, on accompagne les enfants les plus vulnérables. On ne peut parler d’inclusion scolaire sans parler d’un vrai statut pour nous », dénonce Cécile. D’où le coup de pression du jour à l’attention du ministère de l’Éducation nationale. « Il se tient aujourd’hui une instance au ministère, dans laquelle il est prévu des interventions des syndicats sur la nécessité de créer un statut pour ces personnels », expose Franck Delétraz, pour le SE-Unsa. La pétition intersyndicale revendiquant « la création d’un corps statutaire de fonctionnaires pour les AESH » rassemble plus de 88 000 signatures. Une « nécessité » pour les syndicats : « C’est le deuxième corps de l’Éducation nationale mais ils ont un statut précaire. » Élodie Boussarie, pour Sud Éducation 13 résume la problématique : « On ne peut plus conditionner l’accès aux droits des enfants aux conditions de travail ! »

  • L’hébergement d’urgence sur la corde raide à Avignon

    L’hébergement d’urgence sur la corde raide à Avignon

    En 2025, le Service intégré de l’accueil et de l’orientation (SIAO), gestionnaire du numéro d’appel d’urgence le 115 qui accueille toute personne en situation de précarité et d’exclusion, a reçu 55 000 appels. Un chiffre « révélateur de l’activité que l’on a et de l’importance du problème à résoudre pour les personnes concernées », glisse Michel Portefaix, président de l’association.

    Face au préfet de Vaucluse, Thierry Suquet, en visite dans les locaux de la structure ce lundi 15 décembre, la directrice du SIAO, Sabine Girardin, affirme que la priorité pour sortir les personnes en grande précarité de la rue dans le département est d’améliorer la « fluidité du parcours ». Car si, en 15 ans, les places d’accueil d’urgence dans le département sont passées d’une quarantaine à 272 aujourd’hui, et même 330 en cas d’activation du plan grand froid, comme du 21 au 25 novembre dernier, et que celles-ci sont « toujours pleines », il faut mettre « de l’huile dans la machine », assure la directrice.

    Entièrement financé par l’État à hauteur d’environ un million d’euros par an, le SIAO travaille sur plusieurs aspects, notamment l’insertion et un accompagnement « plus personnalisé ». « Les structures doivent se réadapter. Par exemple sur les addictions ou les problèmes psy, sur lesquels on est accompagnés, mais ce n’est pas suffisant », appuie la directrice.

    Enquête en cours

    Face aux salariés, le préfet de Vaucluse assure qu’il « partage » les « préoccupations » du SIAO. « Il faut arrêter de raisonner en structures et en disponibilités. Tous les acteurs doivent converger. Se dire comment faire pour avancer sur telle ou telle situation humaine. D’arriver à lier aide immédiate et processus d’insertion », enchaîne-t-il. Une enquête commandée par la Ville d’Avignon et l’État a également été lancée par le SIAO pour en savoir plus sur le public accompagné et ainsi améliorer la prise en charge. Plus de 400 questionnaires ont été remplis et les résultats sont en train d’être étudiés.

  • À Marseille, des crèches décrochent un label écologique

    À Marseille, des crèches décrochent un label écologique

    à l’espace Bargemon (2e), ce mardi soir, les agentes et agents de 12 crèches municipales marseillaises ont été invités sur scène pour recevoir leur label « écolo crèches ». Une consécration qui fait suite à deux ans de travail en collaboration avec l’association Label vie, afin de réduire leur impact sur l’environnement tout en améliorant la qualité de vie des enfants et des équipes.

    En avril 2023, 15 crèches marseillaises se sont portées volontaires pour participer à ce projet. Trois d’entre elles n’ont pas pu obtenir le label, « notamment à cause de changements de direction qui ont rendu plus compliquée la continuité du projet », explique Sophie Guérard, adjointe au maire à la place de l’enfant. « Mais qui montre que le label est exigeant », précise-t-elle.

    Accompagnées par l’association Label vie à travers des formations, les équipes ont donc adapté leur travail pour être plus respectueuses de l’environnement. Des poubelles de tri ont, par exemple, été mises en place à destination du personnel et des enfants, certains produits d’entretien ont été remplacés, notamment par l’utilisation de la microfibre par exemple. Les crèches ont également mis en place différents ateliers d’éveil pour sensibiliser parents et tout-petits à l’écologie, avec des activités de jardinage ou des créations avec des matériaux de récupération.

    Des efforts qui ont permis à 12 de ces crèches d’obtenir ce label « écolo crèches ». Créé en 2009 par l’association du même nom, avec l’appui du Commissariat général au développement durable (CGDD), il s’agit du premier label écologique dédié à la petite enfance. « ça me tenait à cœur de faire labelliser nos structures sur l’écologie », précise l’élue.

    Une expérience que Sophie Guérard espère réitérer avec un nombre plus restreint de crèches, pour permettre un meilleur accompagnement. « Cette labellisation, ce n’est que le début vers la mise en place de nouveau projet. Car il n’y a pas de fin à l’écologie », s’enthousiasme Alison Maria de l’association Label vie.

  • Des actions pour sortir les jeunes des réseaux dans le Var

    Des actions pour sortir les jeunes des réseaux dans le Var

    La loi narcotrafic du 13 juin 2025 confère de nouveaux ressorts aux préfets : les injonctions d’expulsion des bénéficiaires de logements sociaux impliqués dans le trafic, la fermeture de commerces, et les interdictions de paraître. Un arsenal déjà usité par le préfet du Var, à six reprises dans le premier cas, cinq pour le deuxième, et 22 pour le troisième. Ces mesures administratives complètent un cadre législatif qui a permis la saisine 1,3 million d’euros et de 2,06 millions d’euros de biens immobiliers dans le cadre d’enquêtes judiciaires. Mais aussi de 713 kg de cannabis, 474 de cocaïne, et de près de 17 millions d’euros d’avoirs criminels, notamment.

    Prévention puis sanction

    « Il faut assécher par la base, les consommateurs, par le haut, les avoirs, et par les prestations sociales. En somme, par l’argent », affirme Raphaël Balland, procureur de la République de Toulon. C’est le sens de la convention signée ce mercredi entre les institutions judiciaires et la CAF du Var. Cette dernière pourra prendre en compte les revenus et patrimoines illicites, et recalculer les prestations, repérer d’éventuels trop-perçus, et établir des sanctions, voire des poursuites. « Cela concerne l’ensemble du foyer, donc aussi les fraudes des mineurs », précise Julien Orlandini, directeur de la CAF du Var.

    Des mineurs qui bénéficient de dispositifs de prévention, notion « qu’il ne faut pas opposer à la répression. Elles fonctionnent ensemble », prône Nicolas Prisse, directeur de la Mission interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives (MILDECA). De nombreuses actions de sensibilisation ont été mises en place, ainsi que deux projets d’accompagnement de jeunes sujets aux addictions et à l’exclusion sociale, institués en 2024 en Provence Verdon et dans les quartiers prioritaires toulonnais. Pour compléter, un dispositif expérimental vient d’être engagé par le Parquet de Toulon, la mairie et la Protection judiciaire de la jeunesse (PJJ). À l’intention des jeunes de 13 à 16 ans, il consiste en un accompagnement de six mois, à l’issue duquel la procédure pénale est classée sans suite si le concerné ne récidive pas. Mais dans le cas contraire, le mineur sera, cette fois, poursuivi devant le juge des enfants.

  • Les centres sociaux, une alternative d’avenir face au tout sécuritaire

    Les centres sociaux, une alternative d’avenir face au tout sécuritaire

    Au programme de ces Journées exclusivement réservées aux salariés et bénévoles des centres sociaux : trois jours d’échanges et d’ateliers entre de nombreux acteurs venus de toute la France, outre-mer compris. L’événement prendra place dans un contexte de grands manques de moyens. Situation dénoncée unanimement par l’ensemble du secteur.

    Le rendez-vous réunit entre 700 et 800 personnes qui vont pouvoir débattre sur des thématiques allant de l’accès aux droits aux libertés associatives.

    Au centre de l’événement : l’animation globale, une méthode de travail qui vise à élaborer un projet sur un territoire de proximité. Pour permettre à toutes les personnes de participer à des projets collectifs, à la vie du centre social, du territoire et au dialogue avec les institutions publiques.

    Axes de travail

    Véritables outils de lutte, les centres sociaux offrent des pistes de réflexions sur nombre de sujets, comme par exemple celui du narcotrafic, qui marque tragiquement l’actualité marseillaise. Tarik Touharia, président de la Fédération nationale des centres sociaux développe : « Concernant la question du narcotrafic, il n’y a pas qu’une approche sécuritaire qui est possible, les centres sociaux ont aussi un rôle très important à jouer pour offrir des perspectives, du lien, à des jeunes qui en manquent parfois cruellement. » De son côté, Joseph Richard-Cochet, président de l’union des centres sociaux des Bouches-du-Rhône dénonce un manque cruel de moyens : « Le message que je veux faire passer aux institutions c’est : appuyez-vous sur les centres sociaux ! » et d’ajouter : « Faites-nous confiance et donnez-nous les moyens de travailler correctement ! Parce qu’il y a un vrai travail de fond, qui permet de répondre à des problématiques politiques publiques, de société qui sont très importantes ! »

    Ce rendez-vous va permettre à l’ensemble des participants de travailler de grands axes : « Rendre visible le travail des centres sociaux, partager sur les pratiques d’animation avec des gens venus des quatre coins du pays », rappelle Tarik Touharia, qui conclut : « Nous avons besoin d’être reconnus, sécurisés et soutenus » par les acteurs publics et privés.

  • Appel au soutien bénévole des jeunes de l’ASE

    Appel au soutien bénévole des jeunes de l’ASE

    Confiés à l’Aide sociale, à leur sortie du dispositif lors de leur majorité, les enfants ont 70% de chances de quitter l’école sans diplôme, 45% de chances d’être au chômage et 40% d’être SDF. Pour que ces statistiques ne deviennent pas une fatalité, Les Ombres se positionnent en soutien des 25 000 éducateurs, qui ne comptent pas leurs heures en raison de sous-effectifs.

    « Nous menons un accompagnement académique et professionnel auprès de ces jeunes, nous mettons des mentors bénévoles et formés en contact avec des jeunes, afin de les accompagner dans leur recherche de formation ou d’emploi, la réalisation de CV, l’inscription sur Parcoursup… », explique Ana Baldy responsable de la communication. Malheureusement, les besoins augmentent et les bénévoles manquent, notamment à Marseille.

    De belles réussites sont à la clé. Sidiké, 18 ans, avait d’énormes lacunes en mathématiques. À raison de deux heures de soutien par semaine, « il a fait d’énormes progrès en quelques mois », témoigne Yousra, ingénieur en informatique, qui a rejoint l’association en juillet dernier et a trouvé dans cet accompagnement « un plaisir intense ». Il a intégré une formation en alternance en mécanique automobile et se révèle « très motivé et réceptif » aux enseignements, atteste cette bénévole marseillaise qui ne peut « qu’encourager » d’autres belles volontés à se manifester.

    Contact : les-ombres.com

  • Marcher pour défendre les associations féministes

    Marcher pour défendre les associations féministes

    « On sait que si l’on continue à baisser les moyens des associations et des services publics, le nombre de féminicides va remonter. » Sur l’esplanade Gisèle-Halimi, un lieu qui n’a pas été choisi par hasard, Alexandra Brochus du Collectif 13 droits des femmes, martèle la nécessité des associations dans la lutte des violences faites aux femmes. À l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination des violences à l’encontre des femmes, organisations féministes, syndicats et partis politiques appellent à manifester ce samedi, à 14h en bas des escaliers Saint-Charles.

    Un rendez-vous immanquable pour les collectifs féministes. « Dans ce contexte de politiques budgétaires austéritaires, on se doit d’être au rendez-vous », insiste Alexandra Brochus. Le nouveau projet de loi de finances de 2026 prévoit, en effet, une coupe d’un milliard d’euros dans les subventions aux associations. Un non-sens pour les militantes, pour qui ces structures sont souvent un refuge pour les femmes victimes de violence. « Elles sont indispensables, parce qu’elles comblent les carences de l’État », affirme Isabelle Marilier, membre de Genre et altermondialisme.

    Associations fermées, femmes en danger

    Des coupes budgétaires qui mettent en danger de nombreuses structures d’accompagnement des victimes, comme les Plannings familiaux ou les Centres d’information sur les droits des femmes et des familles (CIDFF) qui connaissent régulièrement des difficultés. Le CIDFF d’Arles avait par exemple été menacé de fermer l’été dernier à cause du manque de moyens. Des structures qui permettent pourtant aux femmes victimes de violences d’avoir un accompagnement juridique, social et psychologique. Les militantes réclament également plus de moyens alloués à la « prévention, la justice et les services publics », précise Alexandra Brochus. Notamment 3 milliards d’euros pour la mise en œuvre de l’éducation à la vie affective relationnelle et à la sexualité, qui donne les clés aux filles et aux garçons pour repérer et éviter les comportements dangereux. Une marche « pour toutes les femmes, de tous les pays et toutes les religions et contre toutes les formes de violences », lance-t-elle.

    Des violences dont le narcotrafic est parfois l’auteur. « C’est pourquoi quand on a appris la date de la marche pour Mehdi Kessaci, nous avons tout de suite pris contact avec les organisateurs pour que nos deux marches se rejoignent », indique Pascaline Lécorché, représentante de Place publique à Marseille. Le jeune homme, frère du militant écologiste Amine Kessaci engagé dans la lutte contre le narcotrafic, a été tué jeudi dernier dans ce qui s’apparente à un meurtre d’intimidation d’après les dernières avancées de l’enquête (lire pages 2 et 3). « Les mères dans ces quartiers sont souvent les premières actrices locales mais aussi des victimes de cette violence », se désole Alexandra Brochus.

    Les rendez-vous

    Aubagne

    Samedi 22, à 10h30 sur le cours Beaumont.

    Draguignan

    Samedi 22, 11h, place Cassin.

    Salon-de-Provence

    Samedi 22, 17h, à la mairie.

    Avignon

    Samedi 22, 15h, à la gare.

    Marseille

    Samedi 22, 14h, gare Saint-Charles et mardi 25, 18h30, place de la Joliette.

    Toulon

    Mardi 25, 18h, palais de Justice.

    Arles

    Samedi 29, 16h, place de la République.