Tag: 7 octobre

  • Le préfet ordonne la fermeture du centre aéré associatif de la Rouvière

    Le préfet ordonne la fermeture du centre aéré associatif de la Rouvière

    En raison de « manquements récurrents » dans l’organisation de son centre aéré les mercredis, l’association Union sportive et culturelle de la Rouvière Marseille (USCRM) se voit interdite, par le préfet des Bouches-du-Rhône, d’exercer ses activités de loisirs au sein des écoles maternelle et élémentaire de la Rouvière (9e).

    C’est une mesure rare, exceptionnelle. L’arrêté préfectoral du 7 octobre sonne comme un coup de tonnerre. Les services de l’État justifient cette fermeture « au regard de la gravité et de la récurrence des manquements constatés » et après deux courriers d’injonction non suivis d’effet pour se mettre en conformité avec la réglementation sur l’accueil collectif de mineurs (ACM). Les constats procèdent de cinq contrôles du service départemental de la jeunesse et des sports entre le 22 octobre 2024 et le 1er octobre 2025.

    Sont pointés « le non-respect du taux d’encadrement, l’absence d’une partie des diplômes de l’équipe pédagogique, l’absence de diplôme de la directrice ou de son adjointe, le non-respect des règles de sécurité des locaux, la présence d’individus extérieurs non déclarés au contact des mineurs, l’absence de projet pédagogique ». Parmi les récriminations, le signalement reçu le 14 mai 2025 d’un parent dénonçant « l’unique présence de la directrice pour encadrer une soixantaine d’enfants sans animateur ».

    Interrogée, la Ville de Marseille rappelle qu’elle avait émis « plusieurs alertes et recommandations » à l’égard du centre aéré. Elle indique avoir d’ores et déjà entamé des démarches pour que les enfants soient pris en charge dans des centres aérés alentours, dès mercredi prochain, mais également pour « qu’une autre association puisse assurer la continuité de ce centre aéré à compter de la première semaine des vacances scolaires, en lien avec les services de la CAF 13 et de la Jeunesse et des Sports ». La mairie dit se rapprocher des parents pour les informer de l’évolution de la situation et des mesures mises en place.

    « Les enfants ne sont pas en danger »

    Contacté via son secrétaire général, le président de l’USCRM, Daniel Amar, n’avait pas réagi à l’heure où nous bouclons. Au siège de l’association, 83, boulevard du Redon (9e), c’est un sentiment d’injustice et de colère que nous recueillons auprès d’une bénévole qui veut garder l’anonymat. « Le recrutement des animateurs est un problème que connaissent tous les centres aérés de Marseille. En juin-juillet, On avait tout restructuré et les inspecteurs de la Jeunesse et des Sports nous avaient dit qu’ils nous aideraient et nous soutiendraient. Niveau mairie, nous n’avons eu aucun reproche. Au contraire, la responsable nous a énormément aidés. On avait regardé avec elle les effectifs, les papiers à jour, les dossiers enfants, les fiches d’urgence, le projet pédagogique avec les animations et les emplois du temps, les locaux, l’encadrement, les diplômes des animateurs, le récépissé de la préfecture, les menus du jour, etc. S’il y avait eu le moindre problème, on aurait eu un retour écrit. Là, on sanctionne à tort une nouvelle équipe pour des manquements imputables à l’ancienne en nous fermant du jour au lendemain. »

    La goutte d’eau, c’est le constat du 1er octobre au matin, pourtant moins grave que le signalement parental de mai dernier. Deux inspecteurs de la Jeunesse et des Sports reviennent au centre aéré et constatent qu’il manque deux animateurs. La réglementation exige, pour les maternelles, un animateur pour 8 enfants de 3 à 6 ans et, pour les primaires, un animateur pour 12 enfants de 6 à 11 ans. « Ce mercredi-là, il y avait 4 animateurs, la directrice et son adjointe pour une cinquantaine d’enfants. Il nous manquait deux animateurs. La directrice en remplaçait un, mais les inspecteurs ont estimé que ce n’était pas son rôle. »

    C’est très compliqué, nous assure-t-on, d’avoir le nombre d’animateurs requis disponibles chaque mercredi. « On sait exactement le nombre d’enfants qu’on aura d’un mercredi sur l’autre, mais parfois, un animateur fait défaut au dernier moment. Le 1er octobre, nous n’étions pas arrivés à trouver un animateur au pied levé. Il n’y a eu aucune situation de danger. En aucun cas, nous mettrons des enfants en danger. Nous sommes nous-mêmes des parents. »

  • [Entretien] Ofer Cassif : « J’espère qu’Israël ne violera pas de nouveau cet accord »

    [Entretien] Ofer Cassif : « J’espère qu’Israël ne violera pas de nouveau cet accord »

    La Marseillaise : Quel regard portez-vous sur la première phase de cet accord ?
    Est-ce la fin du génocide à Gaza
     ?

    Ofer Cassif : Je l’espère sincèrement. Je me réjouis de la signature de cet accord. Il était nécessaire, même si ce n’est pas tout à fait ce que j’aurais aimé avoir. De mon point de vue, un bon accord, qui bénéficierait aux deux peuples, acterait la fin totale de l’occupation, le retrait d’Israël de toute la bande de Gaza et de la Cisjordanie, y compris le démantèlement des colonies. Et, bien sûr, la libération des Palestiniens avec leur État établit avec les frontières de 1967, vivant aux côtés de celui d’Israël. C’est ce que j’aimerais voir. Mais, dans les circonstances actuelles, la chose la plus importante est, bien sûr, de mettre fin à ce terrible génocide, de libérer les otages et j’espère que cela fonctionnera correctement. J’espère qu’Israël s’y tiendra et ne violera pas de nouveau l’accord après la première phase, comme il l’a fait auparavant, et j’espère que le monde continuera de mettre pression pour atteindre une vraie paix et la justice.

    Est-ce la pression populaire exercée par les milliers de manifestants qui ont défilé chaque semaine dans les rues qui a contraint Netanyahu à accepter cet accord ?

    O.C. : C’est certain que cela y a contribué, des Israéliens ont perdu leurs emplois parce qu’ils ont manifesté et se sont opposés à ce génocide. Mais c’est surtout la pression exercée par les activistes internationaux qui a changé la donne. Ceux qui ont très clairement fait entendre leurs voix contre. Je voulais saluer tous ceux qui étaient impliqués dans la pression du gouvernement israélien pour atteindre cet accord. Les activistes internationaux, les Israéliens qui ont démontré, et les Palestiniens qui ont continué à se battre et n’ont jamais abandonné.

    Comment envisagez-vous la suite d’un point de vue politique ? Vous appelez à vaincre le fascisme en Israël. Est-ce par la tenue d’élections ?

    O.C. : Les élections sont censées se tenir en octobre 2026, mais je pense que Benjamin Netanyahu aimerait les convoquer plus tôt afin d’utiliser cet accord à son avantage dans la campagne à venir. Le scrutin pourrait ainsi avoir lieu en février, mais rien n’est officiel pour le moment. J’ai peur qu’il y ait une grande chance que les élections ne soient pas transparentes. Netanyahu et sa bande sont déjà en train de fomenter des plans pour utiliser tout ce qui est en leur pouvoir pour manipuler les résultats de cette élection. Mais nous ferons tout notre possible pour les en empêcher.

    Qui pour lui faire face ?

    O.C. : Nous avons besoin d’une vraie opposition. Des personnalités telles que Yaïr Lapid, Benny Gantz ou encore Avigdor Lieberman se sont positionnées comme des opposants à Netanyahu, mais politiquement, l’offre est la même. La clé pour empêcher des attaques comme celles qui ont eu lieu dans le Sud d’Israël le 7 octobre est la libération des Palestiniens. La fin de l’occupation et la reconnaissance de l’État palestinien sont la clé pour une paix stable et durable dans tout le Moyen-Orient.

  • La paix maintenant

    La paix maintenant

    La signature par « toutes les parties » d’un accord de cessez-le-feu prévoyant la libération de tous les otages israéliens et de nombreux prisonniers palestiniens est un soulagement pour tous les peuples du Proche-Orient. Cela peut être une première étape vers l’arrêt du conflit.

    La paix n’est pas l’absence de guerre, « c’est une vertu, un état d’esprit, une volonté de bienveillance, de confiance, de justice », écrivait à juste raison Spinoza. Après tant d’horreurs vécues depuis le 7 octobre, tant de sang versé depuis des décennies, la paix ne pourra se faire que dans la justice, dans le respect du droit international, dans la reconnaissance mutuelle.

    Un État palestinien viable, sur la base des frontières de 1967, aux côtés de l’État d’Israël, est une nécessité. C’est la condition d’une paix juste et durable. Le poids de la France s’ajoute désormais aux 151 pays qui ont déjà reconnu l’État palestinien, à la différence des États-Unis.

    Sociétés civiles

    Il faudra aussi des femmes et des hommes pour faire la paix. Les sociétés civiles palestiniennes et israéliennes ont la ressource pour prendre le dessus sur les extrémistes religieux, les terroristes islamistes, les colons messianiques, à condition que des figures de paix émergent.

    Dans les deux peuples, seule la voie démocratique peut y parvenir. Dans cet esprit, Marwan Barghouti doit être libéré pour une Palestine libre, démocratique et laïque.

    Enfin, la solidarité internationale sera essentielle pour panser les plaies de la guerre et accompagner les efforts de paix dans une région du monde où une seule étincelle peut les réduire à néant.

  • Vassal rend hommage aux victimes du 7 octobre

    Vassal rend hommage aux victimes du 7 octobre

    Devant un olivier fraîchement planté, Sylvain Souvestre (LR), maire des 11e et 12e arrondissements, Romain Simmarano, président du collectif de droite « Une génération pour Marseille », Martine Vassal, présidente de la Métropole et candidate DVD à la mairie de Marseille ou encore Valérie Boyer, sénatrice LR, ont rendu hommage aux victimes du 7 octobre, deux ans après l’attaque terroriste.

    « On a inauguré le 4 avril ce parc Sarah-Halimi, le jour même de la date anniversaire de son assassinat », rappelle Sylvain Souvestre, ayant « à cœur d’être aux côtés de la population juive », car « nous sommes de racine judéo-chrétienne ». Pour Romain Simmarano, à l’heure des « pourparlers de paix en Égypte » qu’il voit comme « une petite lumière au bout du tunnel », il s’agit aussi de penser aux otages « qui doivent être libérés », avec une minute de silence.

    Évidemment, Martine Vassal ne dit pas autre chose. « Hier, lors de la séance du conseil métropolitain, nous avons rendu hommage à toutes les victimes », indique-t-elle, à la fois celles « du plus gros massacre depuis la Shoah », mais aussi « des victimes palestiniennes qui en ont découlé », les « terroristes » s’en servant « comme des boucliers humains ». Et de soutenir, même si elle n’en partage pas toutes les idées, le plan de Trump, se félicitant d’une « décision courageuse, qui va dans le bon sens ». Le « premier élément de paix », restant la « libération inconditionnelle des otages qui restent ». Et d’avertir : « Il ne faut surtout pas confondre la position des juifs de France avec le gouvernement israélien. » Des « juifs de France stigmatisés et pointés du doigt, attaqués pour ce qu’ils sont. Ce n’est pas acceptable » sur « un territoire du bien vivre ensemble ».