Blog

  • Hérault : une réunion publique pour lutter contre la mort au travail

    Hérault : une réunion publique pour lutter contre la mort au travail

    Mardi 28 octobre à Lunas. Alors que quelques ouvriers s’affairent sur un chantier, un pylône électrique cède. Bilan : un mort et deux blessés graves. Deux semaines plus tôt, c’est le corps sans vie d’un bûcheron qui a été retrouvé à La Salvetat-sur-Agout alors qu’il officiait sur un chantier d’une forêt privée. Fléau invisible, la mort au travail est pourtant un enjeu de sécurité majeur dans le monde du travail. Chaque année, on estime en France que deux personnes en en moyenne en sont victimes chaque jour. Pourtant, la problématique semble peu intéresser la sphère politique et médiatique.

    Pour mettre en lumière ces drames invisibles, le député LFI Sylvain Carrière organise une réunion publique à Grabels* en présence de l’eurodéputé insoumis Anthony Smith. Ancien inspecteur du travail, ce dernier a fait de la mort au travail le fer de lance de ses combats au Parlement européen. En ce sens, le député avait organisé avec sa collègue Marina Mesure deux journées d’échange en novembre 2024 avec différents acteurs pour trouver des solutions. 14 recommandations en sont ressorties, afin de tendre vers l’objectif de zéro mort au travail.

    3 200 décès dans l’UE

    Car le constat est accablant. Si on dénombre 3 286 personnes décédées au travail en 2022 dans l’UE – sur 3 millions d’accidents – le chiffre semble sous-estimé. « Il y a une difficulté de la comptabilité des morts en Europe parce que les États ne comptent pas forcément de la même façon. Donc il n’y a pas d’homogénéité et il y a plein de configurations possibles : comptabilise-t-on les suicides ? Les décès survenant 24h après l’accident au travail ? », interroge Anthony Smith. Sans compter les autoentrepreneurs, les salariés ubérisés qui ne sont pas comptabilisés. En cause notamment le faible nombre d’inspecteurs du travail – 1 800 pour 20 millions de salariés -, qui impacte le nombre de contrôles et donc la prévention des risques. Surtout que la situation s’aggrave. « Depuis 2010, le nombre d’accidents au travail ne baisse plus en France. On a construit une législation qui détruit les droits sociaux. Les ordonnances Macron de 2017 ont par exemple supprimé les CHSCT [Comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail], et on se retrouve aujourd’hui dans les entreprises de 50 à 300 salariés sans aucune instance dédiée à la santé, à la sécurité au travail », soupire Anthony Smith.

    Si toutes les catégories socioprofessionnelles sont concernées, les jeunes et les travailleurs précaires sont les plus touchés. « Les jeunes ont 2,5 fois plus d’accidents graves et mortels que la population générale. Or on doit prendre deux fois plus de temps pour former les jeunes  », reprend l’eurodéputé. Mais force est de constater que l’économie prime sur la sécurité. « C’est insupportable que le coût d’une vie humaine soit moins important que celui de la réalisation d’un chantier », s’indigne Anthony Smith, dénonçant l’aveuglement des États à ce sujet. « Il existe des moyens mais c’est un problème de volonté politique. Les morts au travail ne sont pas une somme de faits divers mais un fait social ». Parmi ces leviers qui pourraient être actionnés, le renforcement de la formation des employeurs et des employés ou encore la mise en place d’une « présomption de la responsabilité de l’employeur  » et d’un « crime d’employicide ». « L’homicide au travail n’est pas reconnu. Or, un employeur responsable d’un accident mortel devrait être jugé comme un criminel. Mais le code du travail prévoit au maximum 10 000 euros d’amende, il faut donc des dispositions plus répressives. »

    *Le 7 novembre à 19h, à la salle Richard-Campos de Grabels.

  • [Théâtre] Pierre Richard se joue des clichés à Aix et Arles

    [Théâtre] Pierre Richard se joue des clichés à Aix et Arles

    Comme le rappelle Pierre Richard, la question à laquelle il a dû le plus souvent faire face dans la vie, hormis « Bonjour, ça va ? », est la suivante : « Êtes-vous aussi distrait dans la vie que dans vos films ? ». Mais voilà que dans Je suis là mais je ne suis pas là, seul en scène qui se joue du 6 au 8 novembre sur la scène aixoise du Jeu de Paume, puis le jeudi 13 novembre au Théâtre d’Arles, le Grand blond avec une chaussure noire s’amuse à tordre les clichés qui lui collent à la peau en dépit d’une carrière longue de 60 ans.

    « Souvenirs d’un distrait »

    Son spectacle puise dans son ouvrage Souvenirs d’un distrait. Pierre Richard se confie au public, se remémorant entre autres les rencontres qui ont forgé son art comme sa personne. Notamment certains chanteurs comme Claude Nougaro, « dont j’ai été le voisin » ou Bruce Springsteen que « j’ai longtemps fréquenté », expliquait-il à La Marseillaise l’an passé. « Peut-être que j’aurais aimé être chanteur, même si je n’en aurais pas eu le talent », souligne Pierre Richard. Ses premières parties de Brassens au Théâtre Bobino, son amitié avec Louis, puis Matthieu Chedid, ses partitions de pipeau avec Moustaki… Avec son drôle et tendre Je suis là mais je suis pas là, Pierre Richard se raconte finalement à travers le regard de ses célèbres contemporains, illustrant des facettes à laquelle on a bien voulu le cantonner, sûrement pas fausses, mais dont il s’est joué avec malice.

  • Les Atypiques : du théâtre là où on ne l’attend pas

    Les Atypiques : du théâtre là où on ne l’attend pas

    Fondé par les Amis du Théâtre Populaire d’Alès, en quelques années, le festival les Atypiques est passé maître dans l’art de dénicher les jeunes talents.

    « Nous programmons des compagnies qui ne pourraient pas être programmées par une scène nationale. Notre ambition a toujours été de nous démarquer du théâtre institutionnel pour montrer aux Alésiens et aux gens de la région quelque chose d’un peu différent, tant sur la forme que sur le fond », explique Michel Boissier, président des ATP, qui a souvent eu le nez creux. « Au fil des ans, on a eu les premières mises en scène de jeunes artistes prometteurs, comme Olivier Py, Jérôme Deschamps (les Deschiens), Sylvain Maurice, ou encore Jacques Osinski », ajoute le passionné.

    Avec huit de ses camarades, l’homme arpente les théâtres tout au long de l’année pour sélectionner, sur près de 120 représentations, les spectacles les plus adaptés à la ligne des ATP. Un travail pas si simple vu la conjoncture… « Les metteurs en scène hésitent à aller vers des productions irrévérencieuses ou en dehors des clous, parce qu’ils veulent être sûrs de pouvoir les jouer », confie Michel Boissier.

    En plus de ce flair remarquable, l’association s’est aussi donné pour mission de faire du théâtre hors les murs et de briser la distance entre le public et la scène. « Nous jouons dans les arrière-salles de café, à l’amphithéâtre de l’école d‘infirmière, dans le hall de la gare et les salles municipales… Tous les lieux où vont les gens qui ne vont pas au théâtre ! », détaille-t-il. Et à chaque fois, l’équipe fait en sorte de rester sous la barre des 130 places pour être certaine de conserver cette proximité entre les comédiens et leur public.

    Au programme

    Aidée par les moyens techniques de la scène nationale du Cratère, la 27e édition des Atypiques proposera donc sept spectacles du 7 novembre au 5 décembre.

    Les festivités démarreront avec « Les Cathares, un destin inachevé », par Olivier Robert (à l’espace Pelico, à Anduze). Le 12 novembre, l’auditorium de Rousson accueillera « Le retour aux souches », d’après Marc Favreau dit Sol. À Cendras, le 14 novembre, la salle Biosphera présentera « Rossignol à la langue pourrie », de Jehan Rictus. Suivront ensuite « On n’a pas pris le temps de se dire au revoir », de Rachid Bouali (le 19 novembre, à l’Espace La Fare Alais à Saint-Martin de Valgalgues), « Classement sans suite », de Luca Franceschi (Le 21 novembre à la Maison de l’eau, d’Allègre-les-Fumades), « Le repas des gens », de François Cervantes (les 27 et 28 novembre, deux dates exceptionnellement co-accueillies par le Cratère d’Alès), et « La dette », de Franck Chevallay (le 5 décembre au bar le Prolé).

    * Les spectacles ont lieu à 20h30. Billetterie disponible sur le site des ATP d’Alès. 6 à 10 euros.

  • Gard : le Modef refuse l’arrachage et réclame des prix garantis

    Gard : le Modef refuse l’arrachage et réclame des prix garantis

    Le constat est sans appel. Ce vendredi 17 octobre, à la Chambre d’agriculture du Gard, les responsables du Mouvement de défense des exploitants familiaux (Modef) du Gard, de l’Hérault et du Vaucluse ont tiré la sonnette d’alarme. Le millésime 2025 restera dans les mémoires comme l’un des plus
    catastrophiques pour la viticulture languedocienne. Sécheresse, maladies, effondrement des cours et incertitudes sur l’avenir : la filière viticole vacille. « Nous sommes à un tournant », a lancé Xavier Fabre, président du Modef Gard. Pour le syndicat, les réponses gouvernementales et les solutions portées par une partie de la profession, notamment les plans d’arrachage, relèvent de la fuite en avant. « Proposer l’arrachage aujourd’hui, c’est tuer la viticulture », martèle le viticulteur de Domazan.

    Dans un contexte où les rendements s’effondrent, parfois jusqu’à – 40% dans certaines caves coopératives, les vignerons dénoncent un engrenage économique et écologique mortifère. « Quand on arrache un hectare aujourd’hui, on ne sauve pas les dix autour, demain on arrachera celui d’à côté », insiste Xavier Fabre, rappelant que les vignes jouent aussi un rôle de coupe-feu dans les zones méditerranéennes. L’incendie meurtrier de l’Aude cet été reste dans toutes les têtes : « Là où les feux ont démarré, c’était dans des friches, des vignes arrachées ou abandonnées », souligne-t-il.

    Le Modef dénonce également le manque de vision politique sur l’avenir du vignoble. Selon Didier Gadéa, président du Modef Hérault et responsable de la commission nationale viticole, « les plans d’arrachage n’ont jamais résolu les crises ». La preuve : en vingt ans, le vignoble languedocien est passé de 240 000 à 180 000 hectares, sans que la situation économique ne s’améliore. « Ça prouve par A + B que ça ne fonctionne pas », tranche-t-il. À la sécheresse et aux feux s’ajoute la question cruciale des prix. Nicolas Olive, président du Modef Vaucluse, évoque une filière étranglée par la pression des négociants : « Ils nous mettent les prix d’achat à ras des pâquerettes, mais le vin dans le commerce n’a pas baissé. » Pour le syndicat, la survie des exploitations passe par l’instauration de prix planchers garantis par l’État, afin d’assurer un revenu minimum aux producteurs. « Tant que ça ne sera pas réglé, on aura des friches et des vignerons qui se pendent à la grange », avertit Didier Gadéa. Le Modef souhaite également un encadrement strict des marges, y compris dans la restauration, et une révision du cadre de la loi Egalim, jugée « trop incitative ». Le syndicat plaide pour une intervention directe de l’État afin d’empêcher tout achat en dessous du coût de production.

    Redonner du sens

    à la viticulture

    Au-delà des chiffres et des colères, les représentants du Modef appellent à une refondation du modèle viticole : miser sur les cépages résistants, soutenir davantage le bio, et réhabiliter le travail de la terre plutôt que l’arrachage. « Quand on va chez le médecin, il nous soigne ? Il ne nous euthanasie pas ! Pour les vignes, c’est la même chose », illustre Xavier Fabre, dans une métaphore applaudie par la salle. Pour le syndicat, la viticulture ne se résume pas à une question de production. C’est aussi une question de vie rurale, d’économie locale et de paysage. « Sans vignerons, il n’y aura plus d’œnotourisme, plus de paysages, plus de vie dans nos villages », rappelle Didier Gadéa.

    Alors que les chiffres de récolte s’annoncent historiquement bas et que les trésoreries sont exsangues, les viticulteurs du Modef ne cachent pas leur inquiétude. Faute de réponses concrètes, la mobilisation pourrait reprendre : « Si rien n’est fait, on reprendra la route des pavés et des actions », prévient Xavier Fabre. Le ton est donné. Le Gard viticole ne veut pas mourir en silence.

  • Cévennes : Saint-Jean-du-Gard sans randonneurs ?

    Cévennes : Saint-Jean-du-Gard sans randonneurs ?

    Grâce à son voyage en Cévennes avec son âne, dont il fera un célèbre livre en 1879, Robert Louis Stevenson a donné à Saint-Jean-du-Gard une renommée continentale. Chaque année des milliers (au moins 15 000) de randonneurs se pressent sur le
    « chemin de Stevenson », qui relie le Puy-en-Velay à Alès avec, comme avant-dernière étape, Saint-Étienne-Vallée-Française – Saint-Jean-du-Gard. Le pas des Huguenots (qui court jusqu’en Allemagne), célèbre parcours qui retrace l’exil des protestants, passe également par Saint-Jean-du-Gard.

    Dans ce village cévenol qui a aussi été touché par la désindustrialisation, l’essor économique passe donc désormais par le tourisme. Dès 1992, un festival de randonnée (le Fira se déroule chaque année début juin) a vu le jour. Mais le nouveau maire, Pierre Aiguillon, élu en 2023 après la démission de Michel Ruas, a l’intention d’aller encore plus loin. Ainsi, en 2026, ouvrira en face de la mairie un café rando qui devrait être accompagné, quelques mois plus tard, par une Maison de la randonnée, accolée au café. L’idée est de regrouper dans un même lieu l’office du tourisme, les associations de randonnée et des expositions.

    Le tracé de Stevenson bientôt dévié ?

    « La partie café sera de 108 m² plus une terrasse. Le lieu sera dédié à la restauration type café de pays avec des produits locaux, et tous les produits dérivés du chemin de Stevenson. Il y aura aussi la mise en avant de randonnées sur les thématiques locales, historiques, culturelles et tout ce qui est découvert du parc national des Cévennes… Nous avons aussi prévu un point accueil vélo pour les mobilités douces », détaille Nicolas Friedli, le porteur de projet.

    Financeurs d’une partie du projet, les élus régionaux Jean-Luc Gibelin (PCF), Aurélie Genolher (DVG) et Régis Bayle (PS) étaient à Saint-Jean-du-Gard pour suivre l’avancée du café, visiter les futurs locaux et échanger avec les porteurs du projet. Ils ont surtout été alertés par le maire et les associations d’un problème qui pourrait s’avérer fatal pour l’avenir de la randonnée dans ce village de plus de 2 500 âmes.

    « Il y a eu des inondations sur le parcours du GR en 2020. Nous avons trouvé un tracé de remplacement provisoire, jusqu’en 2027, qui passe chez un particulier. Il faudrait donc des travaux pour sécuriser 2,5 km à l’entrée du village, entre la route et la rivière. Cela coûterait 850 000 euros et le Département n’est pas prêt à investir cette somme. La solution avancée, c’est de prendre un autre chemin, qui ne demande aucuns travaux, mais qui rajoute 8 à 10 km de trajet et un énorme dénivelé. Nous craignons soit que les randonneurs prennent l’ancien tracé, qui ne sera pas sécurisé, soit qu’ils ne viennent plus jusqu’à Saint-Jean-du-Gard puisque cette dernière étape sera très longue », a prévenu Pierre Aiguillon qui ajoute : « C’est complètement paradoxal que le tracé ne passe plus par la commune au moment où un café rando et une maison de la randonnée vont ouvrir. »

    Les trois élus régionaux se sont engagés à porter cette question auprès du Département du Gard. Mais au vu des difficultés financières de la collectivité, il sera très difficile d’arracher le financement du projet. Sauf que pour Saint-Jean-du-Gard, cet investissement est jugé « vital ».

    « Les marcheurs ne viendront plus jusqu’à la commune »

  • DNC : les syndicats réclament des vaccins en Occitanie

    DNC : les syndicats réclament des vaccins en Occitanie

    L’annonce a fait l’effet d’un choc chez les éleveurs héraultais et surtout gardois. Pour lutter contre la DNC (qui a entraîné l’abattage de plusieurs troupeaux en Savoie), le ministère de l’Agriculture a en effet décidé, le 17 octobre, l’interdiction de toute sortie bovine (marché, salon, fête) dans trois régions dont l’Occitanie et l’interdiction d’exporter, « pour éviter la diffusion du virus hors de France ». Tous les taureaux de Camargue sont aussi confinés au moins jusqu’au 1er décembre avec interdiction pour les éleveurs de les sortir des manades.

    L’inquiétude a donc gagné les éleveurs qui doivent envoyer à l’abattoir la totalité de leur troupeau si un cas est déclaré. Un principe qui révulse tant le Modef que la Conf. « Ce virus qui arrive en France à cause du dérèglement climatique est connu. Des recherches ont été effectuées et on sait que l’abattage de tout le troupeau ne sert à rien. Il faut un abattage ciblé et une vaccination systématique. La preuve, ils ont fait ça en Savoie et on retrouve maintenant le virus dans d’autres régions. En plus, en faisant ça, on supprime la génétique, parfois il y a 20 ou 30 ans de sélection », explique Didier Marion, porte-parole de la Conf paysanne du Gard.

    La ministre répond

    au Modef

    Face à l’inquiétude, la ministre de l’Agriculture Annie Genevard (LR) a organisé une réunion avec le Modef mercredi 29 octobre, à laquelle a participé le Gardois Frédéric Mazer, co-président national du syndicat. « Elle nous a dit qu’elle était en pleine négociation avec l’Espagne et l’Italie pour réautoriser la vente des broutards vers ces pays et que ça pourrait se faire prochainement. Concernant la vaccination, elle a dit qu’elle avait suffisamment de doses pour les zones réglementées mais elle n’en a pas assez pour une couverture totale du territoire parce qu’il faudrait 15 millions de doses et elle n’en a que quelques centaines de milliers d’avance », explique Frédéric Mazer.

    L’éleveur a également réaffirmé son hostilité à l’abattage total des troupeaux : « La ministre pense que cette stratégie est gagnante car le virus a été éradiqué en Savoie mais il y a le problème de perte génétique et le traumatisme psychologique pour les éleveurs. Au Modef, nous proposons de vacciner tous les cheptels souches, c’est-à-dire les vaches allaitantes, les vaches laitières et les génisses de renouvellement et de ne pas vacciner les bêtes destinées à l’abattage puisque le virus n’est pas transmissible à l’être humain. C’est une proposition que la ministre n’a pas écartée. Elle a aussi dit qu’elle allait consulter la profession pour la vaccination de tout le territoire. »

  • Pétanque féminine : Sauzer, Arnaud et Cros prêtes à remettre le couvert

    Pétanque féminine : Sauzer, Arnaud et Cros prêtes à remettre le couvert

    Trois cents joueuses sont attendues à partir de demain dans le boulodrome Espace José-Escanez. Force est de constater, qu’il y a bien longtemps que le seuil de participation, limité à 100 équipes, a été atteint.

    C’est en effet, à partir de 17h30 que les joueuses pourront retirer leur carton, accueillies par une nouvelle équipe dirigeante, élue le 14 décembre dernier avec à sa
    tête le président Patrick Charreteur. Le boss est épaulé par Isabelle Collomb au secrétariat et Mario Di Vona à la trésorerie. Derrière ce trio, une belle quinzaine de bénévoles assurent la pérennité de l’Uscasa.

    Il va y avoir du sport !

    Une équipe qui va être sur le pont tout ce week-end, avec le déroulement de ce National Féminin. Le 26e du genre et pour lequel ils entendent apporter le meilleur accueil à ces boulistes qui viennent à Château-Arnoux pour pratiquement clôturer leur saison.

    Au programme : début du national par poules samedi à 9h.

    Pour les recalées du premier jour, ces joueuses pourront se requinquer avec le Grand Prix des Lauzieres doté de 800 euros.

    Parmi les participantes, les lauréates de la précédente édition Sauzer, Arnaud et Cros avec pour les deux dernières au moins un fleuron de plus à leur palmarès. Elles sont championnes de France des métiers de La Défense. Il y a aussi le trio qui leur avait tenu tête jusqu’au bout, à savoir Sandrine Ginier-Maurel, qui vient d’échouer au port à Saint-Tropez, Agnes Viens et Océane Bell Lloch.

    Christine Courtiol est aussi souvent arrivée au sommet. Sa dernière ascension victorieuse, c’était il y a deux ans avec Séverine Roche. Elles y reviennent en ordre dispersé, la première avec Cécile Masse-Roustand et Agnès Lesaine, la seconde avec Mégane Cacciatore et Dolores Vercellotti.

    Récentes finalistes à Saint-Tropez, Élisabeth Ruiz sera dans les rangs avec Véro Randrianarizafy et Sophie Roubaud.

    La présence des triplettes Ludivine Raynaud, Marina Rubio et Jessica Durand, ou encore Cathy Brondino, Virginie Onorus et Raymonde Dran, mais aussi de Claire Gaudilliere, Sabine Fara et Stéphanie Fournier voire de la jeune Madeïs Gleyze en compagnie de Sophie Garcia et Anaïs Barghamian sans oublier Lydie Lavaly et Lysiane Bernard avec la « future étoile » Manon Mahé une triplette qui a été intronisée au pays de Roy René, il y a peu.

    Pour conclure, cette liste est loin d’être exhaustive. Toutefois elle permet de se faire une idée de la tâche qui attend ces joueuses qui vont aller au sommet… Et d’écrire qu’il va y avoir du sport !

  • Jeu provençal : dernières salves pour l’armistice

    Jeu provençal : dernières salves pour l’armistice

    Soixante triplettes ont pris le départ de ce championnat sous la direction de Yasmine Manessour et les arbitrages de Michel Allari et Christophe Guyot.

    Les tenants à savoir Céline Zaragoza, Eric Savini et Rémi Arnaudo qui évoluaient sous les couleurs de la B. Dorée portent désormais les armoiries de la B. Commerciale de Saint-Martin-de-Crau. S’ils réussissent à sortir de leur poule, ils seront battus en huitièmes de finale. Dès lors, la course au titre reste bien ouverte et les quatre dernières formations se retrouveront ce mardi où l’on commémore l’armistice pour tirer leurs dernières salves. Natalie Simitsidis va en découdre face à Patricia Bollens alors que Sandra Roche va rencontrer Sylvie Carries.

    Résultats des quarts de finale

    1) Natalie Simitsidis (B. Dorée) bat Catherine – Luc et Mathys Calderon (B.Gazeuse) 13 à 5

    2) Patricia Bollens (C. St Michel P de C) Bat Marie José Parodi – Paul Bertrand -Robin Martinez (B.Commerciale) 13 à 0

    3) Sandra Roche (Boule Ste-Rosalie) bat Patricia Servino – Mohamed Bouchichi – Patrick Porcu (B. Dorée) 13 à 3

    4) Sylvie Carries (B. Amicale Velaux) bat Nadia Mourdault – Jason et Daniel Borg (Boule Gazeuse Istres Rassuen) 13 à 5

  • Pétanque féminine : elles ont assuré l’essentiel !

    Pétanque féminine : elles ont assuré l’essentiel !

    À Septèmes le sport bouliste se porte à merveille, avec deux groupes qui bénéficient d’installations qui sont favorables à la bonne pratique pour leurs membres qui peuvent s’en donner à leur sport favori. Le week-end dernier c’est du côté du Vallon du Maire qu’il y eut de l’effervescence. Dans son fief, l’Étoile Bouliste Septèmoise accueillait cinq clubs qui participaient dans le même groupe au Championnat national des clubs.

    Pour accueillir ces visiteurs, la présidente Nadège Castaldi pouvait compter à ses côtés sur la présence du premier magistrat de la commune, André Molino. Ce dernier, venu accueillir mais aussi encourager les Étoiles à briller dans cette compétition. Après avoir fait part d’un futur projet qui devrait faire le bonheur du groupe, le président va ouvrir les hostilités en lançant le but de la partie qui oppose les locales à la formation de l’Aveyron Rieupeyroux.

    La compétition se déroule sous l’autorité de la déléguée Christiane Calenzo et l’arbitrage de Christine Gross. Après les trois parties disputées, on arrive au terme de toutes les journées programmées. Il faut maintenant attendre que la commission compétente comptabilise et rende son verdict. Dans cette attente et sans avoir fait appel à l’intelligence artificielle, il semblerait que les joueuses de Saint-Julien soient passées tout près d’une qualification à la phase finale. Il aura manqué une victoire en triplette aux joueuses de Didier Pellissier face à Rieupeyroux pour voir l’aventure se poursuivre. Quant aux Septèmoises, elles devraient avoir évité de peu la relégation. En conclusion nous devrions revoir ces deux formations participer au CNC 2 l’an prochain. Ce qui est bien l’essentiel !

    FICHE TECHNIQUE

    E.B. Septèmoise : Lydie Lavaly – Nadège Castaldi – Kaoutar Saber – Lysiane Bernard – Claire Renard – Morgane Hautemayou – Christelle Carel – Capitaine : Nicolas Lavaly

    Amis de Saint-Julien : Muriel Ben Hocine- Martine Gianolla – Mireille Pellissier – Corinne Campanello – Chloé Pellissier – Marie-France Coulange – Marie-France Migliorini – Capitaine : Didier Pellissier

    Castelnau-le-Lez (34) : Océane Bell Lloch – Ludivine Reynaud – Elisa Trezit – Martine Vergnay – Sandrine Antolin – Magali Camboulas – Capitaine : Jessica Durand

    Pétanque de Creissels (12) : Julie Costes – Hanaé Viala – Nathalie Milei – Jennifer Boutonnet – Valérie Bories – Anaïs Juillard – Capitaine : Camille Agrinier

    Rieupeyroux (12) : Béatrice Fabre – Marie-Christine De Oliveira – Anne Gelis – Élodie Terrisse – Nathalie Claveras – Christine Issaly – Capitaine : Laur Legrelle-Vedrines

    Grasse Pétanque (06) : Micheline Maître – Catherine Dubois – Stéphanie Caminiti – Laura Cnotka – Sylvie Lozano – Isabelle Papalia – Capitaine : Jean-Claude Calcagno

    1ère rencontre : Amis de St Julien -Castelnau-sur-Lez 4-32

    E. Bouliste Septèmoise -, Rieupeyroux 10-26

    Pétanque Grasse -Pétanque Creissels 16- 20

    2e rencontre : Amis de St Julien – Pétanque Creissels 20-16

    Grasse Pétanque – Rieupeyroux 10-26

    E.Bouliste Septèmoise – Castelnau-le-Lez 16-20

    3e rencontre : E. Bouliste Septèmoise – Pétanque Creissels 26 – 10

    Pétanque Grasse – Castelnau-le-Lez 16 -20

    Amis de st Julien – Rieupeyroux 16 -20

  • Pétanque : la bande à Basil s’impose au national de Saint-Tropez

    Pétanque : la bande à Basil s’impose au national de Saint-Tropez

    Le dernier grand rendez-vous de la saison a souri à l’équipe corso-niçoise autrice d’un parcours linéaire et de prestations de très haut niveau à l’image de celle fournie contre Bonetto, Puccinelli et Montoro en quart de finale. Basil Jackel, Joseph Barbato et Jean-Philippe Santucci composent une équipe très homogène. Elle a séduit le public tropézien qui avait bravé le froid. En finale, le trio a battu Pierre Maurel, Mayron Baudino et Antoine Cano.

    Dans cette finale encore très relevée, les insulaires ont su mettre à profit les occasions de scorer qui se présentaient et ont inscrit quatre points à trois reprises.

    Maillard, Peyrot, Poinsot au-dessus du lot

    Chez les dames, le Premier National a tenu toutes ses promesses avec la victoire des grandes favorites, les Tropéziennes Anna Maillard, Cindy Peyrot, Sandrine Poinsot. Elles ont battu en finale la valeureuse équipe de Sandrine Ginier-Maurel, Élisabeth Ruiz et Thérèse Modeste. Un fabuleux parcours pour cette triplette au talent et tempérament de gagneur.