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  • Lopez et Ferhat visent le doublé

    Lopez et Ferhat visent le doublé

    Les deux hommes avaient conquis le titre l’an dernier face à Benmostefa et Rouvin dans une finale de haut vol (13 à 11). On retrouve les deux équipes dans la peau des favorites pour cette 47e édition. Une nouvelle fois le Var est sur le devant de la scène. Les Bouches-du-Rhône pourront compter sur les expérimentés François Gomez et Serge Penna et le duo en forme de l’année à savoir les deux Loïc Pellegrini et Del Peloso. Les deux équipes sont capables de rejoindre la famille Onde, derniers représentants des Bouches-du-Rhône à être tirés. C’était en 2019.

    La concurrence sera rude avec quelques cylindrées capables de tenir cueillir le titre. On pense justement à Éric et Kévin Onde qui défendent les couleurs de la Haute-Garonne. Les derniers Varois Segui et Girard, double champion de France triplette avec Martini (2017, 2018) peuvent se mêler à la lutte tout comme
    les Vauclusiens Peyronel-Barnabé. Frédéric Stievenart (le plus titré avec son frangin Philippe) associé à Zyskowski a les moyens de jouer les trouble-fêtes.

  • Le jour de gloire pour Dylan Gargowitch et Dimitri Grangeon

    Le jour de gloire pour Dylan Gargowitch et Dimitri Grangeon

    Le parc de la Victoire à Millau a vécu le week-end dernier ses heures glorieuses d’antan. C’était le temps où le monde de la pétanque se retrouvait dans ce temple des boules. Le nombreux public venu assister à ce spectacle n’a pas été déçu. Bien entendu, le clou du spectacle a eu lieu lors des parties finales où les cracks de la discipline se rencontrent.

    C’est ainsi qu’en 8e de finale Diego Rizzi et Dylan Rocher (Var) sont opposés à Mickaël Bonetto et Ludovic Montoro (Alpes-Maritimes). Hélas, la montagne accouche d’une souris et Bonetto est battu à plate couture.

    Les Bouches-du-Rhône si près mais si loin

    En quart de finale, Rocher retrouve Lacroix sur son chemin avec Doerr, son partenaire privilégié. Cette fois, le spectacle est au rendez-vous. Non pas à cause de l’âpreté de l’opposition (Lacroix et Doerr sont au-dessus) mais sur la force mentale de Rocher qui noie huit fois le bouchon pour retarder l’échéance. Quelle adresse ! Cependant la défaite est inéluctable pour Rocher et Rizzi.

    En demi-finale, le multiple champion du monde retrouve sur sa route des vieilles connaissances Laurent N’Guyen Van et Manu Viola. Les Bouches-du-Rhône sont enfin à la fête dans un championnat de France. N’Guyen a été impressionnant au tir jusque-là et la complémentarité avec Viola est criante. On y croit ! Hélas, la montagne est trop haute et la route s’arrête à une encolure d’une finale rêvée pour les joueurs de Biver.

    Dans l’autre demi-finale, Dylan Gargowitch et Dimitri Grangeon ont éliminé les frères Ranquine (64).

    Les Vauclusiens se retrouvent en finale face à l’ogre Varois dans une opposition apparemment déséquilibrée. Mais Dylan Gargowitch et Dimitri Grangeon font sensation et s’imposent. Ligan Doerr et Henri Lacroix sont piégés. Soudés, efficaces, réguliers les Vauclusiens ont su profiter des opportunités pour venir cueillir une victoire historique dans un lieu mythique (13 à 7).

  • La France sera-t-elle bloquée le 10 septembre ?

    La France sera-t-elle bloquée le 10 septembre ?

    François Bayrou a-t-il craint le mouvement du 10 septembre ? En annonçant un vote de confiance le 8 septembre, le Premier ministre a de grandes chances de tomber mais il éteindra peut-être la mobilisation prévue deux jours plus tard.

    Car l’appel à « bloquer tout » lancé sur les réseaux sociaux par des groupes nébuleux a très vite pris de l’ampleur, attisé par la présentation du budget du Premier ministre. Au vu de l’ampleur prise sur internet, le gouvernement a rapidement pris conscience de l’émergence d’un mouvement apartisan et sans chef qui rappelle en tout point celui des Gilets Jaunes. Certains d’entre eux ont d’ailleurs réactivé les groupes qui se rassemblaient sur les ronds-points mais nul ne peut pour l’heure prévoir l’ampleur de la mobilisation. Les formes d’action sont également floues entre grève, boycott de certains produits, désobéissance civile ou blocage de la circulation.

    Mais une partie des Français semble bien décidée à se mobiliser. Depuis la mi-août, les groupes se multiplient sur les réseaux sociaux et notamment sur Telegram pour l’organisation de cette journée. Ces discussions ont permis l’émergence de réunions qui se sont déroulées un peu partout sur le territoire.

    La CGT et la gauche au soutien

    Dans le Gard par exemple, si des citoyens se sont déjà retrouvés à Nîmes, Génolhac ou à Alès et ont déjà tracté au « rond-point des Gilets Jaunes » route de Bagnols-sur-Cèze pour informer sur le 10 septembre, de nombreuses autres réunions sont prévues samedi 30 août comme au Stade des Costières de Nîmes (16h30) ainsi qu’à Bessèges (18h) et au Vigan (12h). Dans l’Hérault, ils étaient déjà 200 pour la 4e assemblée générale devant le Corum mardi 26 août et se sont mis d’accord pour débuter les actions à 6h du matin.

    Prise de vitesse par le mouvement des Gilets Jaunes qu’elle a mis du temps à soutenir, la gauche, de LFI au PS, a cette fois immédiatement soutenu l’initiative. Jean-Luc Mélenchon a même appelé à la grève générale. « Il y a eu une première réunion à Alès où il y avait 35 personnes avec des gens qui venaient à titre personnel. L’enjeu pour nous c’est de maintenir l’autonomie et l’indépendance du mouvement, donc d’être en soutien et pas à la manœuvre. On espère que les syndicats vont s’activer parce qu’on en a besoin », rappelle Armand Crepin, chef de file de la FI à Alès.

    Mercredi 27 août, la CGT a annoncé se lancer dans le mouvement : « Nous avons décidé d’appeler à la grève pour la journée du 10 septembre et on proposera à l’intersyndicale nationale une date unitaire en septembre », précise Marie Dufresne, secrétaire générale de la CGT du Gard.

  • Le cadmium, cette « bombe sanitaire » qui empoisonne les Français

    Le cadmium, cette « bombe sanitaire » qui empoisonne les Français

    Dans les Cévennes, au pied des anciennes mines, l’extraction a laissé des traces invisibles : de nombreux polluants toxiques ont été abandonnés à ciel ouvert par l’exploitant. Des déchets chargés en métaux lourds, essentiellement arsenic et cadmium, qui polluent sols et rivières et pèsent sur la santé des habitants. Cinquante ans après la fermeture de ces sites miniers, l’obligation de dépolluer s’est enfin imposée à l’exploitant. « Suite à une bagarre juridique qui a duré plusieurs années, Umicore s’est retrouvé contraint – et ça va faire jurisprudence – de faire un certain nombre de travaux de confinement », explique François Simon, médecin retraité membre de l’AdamVM, association pour la dépollution des anciennes mines de la vieille montagne, dont le siège se situe dans le village cévenol de Saint-Felix-de-Pallières. « Le cadmium et l’arsenic, entre autres, se trouvent dans des déchets laissés sur place une fois les roches broyées pour extraire le zinc et le plomb. Ils peuvent se diffuser soit par l’air, soit par l’eau, charriés dans les cours d’eau puis les rivières. Et peuvent donc se retrouver dans des nappes phréatiques ou dans l’eau pour arroser votre jardin », décrit François Simon. Or ces polluants, notamment le cadmium, restent dans les sols et les eaux durant des décennies…

    C’est pour alerter sur le danger que représente ce métal lourd que la Conférence nationale des unions régionales des professionnels de santé-médecins libéraux (URPS-ML) a décidé, dans un courrier adressé lundi 2 juin au Premier ministre et aux ministres de la santé, de l’agriculture et de la transition écologique, de tirer la sonnette d’alarme, n’hésitant pas à parler de « bombe sanitaire ».

    « La santé publique passe toujours après »

    Car au-delà des déchets issus des sites miniers, qui concernent des zones spécifiques, le cadmium, classé cancérogène certain pour l’Homme, se retrouve dans de nombreux produits alimentaires du quotidien, comme les céréales du petit-déjeuner, le pain, les pâtes, les pommes de terre ou encore le chocolat. Les médecins pointent notamment une « explosion de la contamination des jeunes enfants ». Présent dans les engrais phosphatés utilisés en agriculture, le cadmium s’accumule dans les sols et a contaminé les aliments les plus consommés. Une fois dans le corps humain, il se fixe sur les os et s’accumule dans les reins et le foie. Il est associé à des maladies osseuses comme l’ostéoporose, des néphropathies, des troubles de la reproduction, des problèmes cardio-vasculaires et à un risque accru de cancer (reins, poumon, prostate, sein et notamment pancréas). Santé publique France alerte en effet depuis 2021 sur le lien avec l’explosion des cancers du pancréas en France, dont le nombre de cas a plus que quadruplé en 30 ans.

    « Si on voulait continuer à utiliser des engrais phosphatés, on pourrait en extraire le cadmium, mais ça coûterait très cher. On pourrait aussi avoir des accords économiques avec d’autres pays que le Maroc, car ces engrais viennent surtout de ce pays, dont les roches ont des teneurs en cadmium très élevées. Mais c’est avant tout une question économique et on retombe sur des problèmes liés au capitalisme et au poids des lobbies. On est sur le même registre que ce qu’il s’est passé avec la loi Duplomb, à savoir que la santé publique passe toujours après des problèmes de rentabilité », dénonce François Simon. Pour le médecin cévenol, « il faut encourager l’agriculture biologique, mais qu’elle soit subventionnée, accompagnée, afin que ce soit moins cher pour les gens ». Reste que les habitants des anciens sites miniers comme ceux des Cévennes, exposés à la fois à la pollution générée par l’extraction et à celle qui existe dans l’alimentation courante, sont soumis « à la double peine ».

    Convaincue qu’il présente « un risque inacceptable pour l’Homme et l’environnement », la Commission européenne a décidé de durcir sa réglementation en introduisant une limite pour la teneur en cadmium des engrais phosphatés. Fixée à 60 mg/kg depuis juillet 2022, la limite doit être abaissée à 20 mg/kg d’ici à 2034. Un seuil également proposé par l’Anses* en 2021, « mais le gouvernement ne l’a pas suivi, probablement sous la pression des lobbies agricoles », estime François Simon. Grand prince, le gouvernement a toutefois décidé, suite à la récente alerte lancée par les médecins libéraux, que les tests de dépistage du cadmium prescrits par les généralistes, jusqu’ici non pris en charge par la Sécurité sociale, seraient remboursés à partir de l’automne… Trop aimable.

    * Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail.

  • Bruno Retailleau rend hommage aux policiers et pousse son agenda

    Bruno Retailleau rend hommage aux policiers et pousse son agenda

    Il n’aura fallu que trois heures après l’intervention des policiers à Belsunce pour que le ministre de l’Intérieur n’atterrisse sur le tarmac de Marignane. Ce mardi soir, Bruno Retailleau s’est immédiatement rendu à l’Évêché pour aller à la rencontre des forces de sécurité, les remercier après leur rapide intervention pour abattre l’assaillant qui a blessé cinq personnes dans le centre-ville de Marseille dans le milieu de l’après-midi. Rhabillant prestement la tenue de premier flic de France, après avoir été pris par les dissensions internes des Républicains sur le choix d’accorder leur confiance au gouvernement Bayrou le 8 septembre.

    Accueilli par le procureur Nicolas Bessone, le préfet Georges-François Leclerc, le maire (DVG) de Marseille Benoît Payan, la présidente (DVD) de la Métropole Martine Vassal et le vice-président (LR) de la Région Ludovic Perney, le résident de la place Beauvau est rapidement allé à la rencontre des forces de l’ordre et des marins-pompiers impliqués, les saluant un par un. « Vous savez mieux que moi le déroulement des faits, reconnaissait-il, dans les étages de l’hôtel de police de Marseille. S’il n’y avait pas eu une patrouille de la police aux frontières, le meurtrier poursuivait son parcours et il y aurait eu d’autres victimes. »

    Ligne ultra-droitière

    Après une pensée aux victimes et pour leurs proches, il a donc assuré les présents de ses remerciements, « au nom de la Nation ». « Ici à Marseille comme dans beaucoup d’autres endroits en France, votre rôle est difficile, pas toujours reconnu, certains même le contestent », pointait-il. Rendant hommage aux idéaux qui les ont poussés à s’engager, « même si parfois la flamme vacille sous les bourrasques de la bureaucratie et de la technocratie qui entrave votre travail ». Et de défendre face aux forces présentes : « Il n’y a pas de société qui puisse tenir debout uniquement avec des ayants droit, avec des individus réclamant toujours plus de droits. » Face à la presse dans la cour de l’Évêché, il ne met pas longtemps avant d’indiquer que l’agresseur abattu en fin d’après-midi, né en Tunisie en 1990, était déjà connu des forces de police : « Le préfet de l’Hérault avait saisi l’autorité judiciaire pour un certain nombre d’agissements, il avait proféré des insultes antisémites devant la mosquée de Sète. » Au premier rang devant lui parmi les journalistes, les militants du média identitaire Frontières lui demandent pourquoi l’auteur de ces agressions n’avait pas été expulsé. « La loi de 2024 permet de retirer un titre de séjour lorsqu’une condamnation est définitive, nous sommes dans un État de droit », leur répond le ministre de l’Intérieur. Qui face aux questions doit même rappeler que le parquet national antiterroriste ne s’est pas saisi de l’affaire, qu’il n’y a aucun motif de radicalisation. « Le mobile semble être un motif d’ordre privé », pointe Bruno Retailleau. Qui n’en profite pas moins pour rappeler que si la patrouille était présente à ce moment, c’est parce que consigne a été donnée par la préfecture de police de renforcer les actions face aux personnes sans titre de séjour régulier. « Les désordres migratoires finissent toujours par déboucher sur d’autres désordres, nos peuples souhaitent que nous reprenions le contrôle », lâche-t-il. Loin, très loin de l’hommage républicain aux forces de l’ordre.

  • L’effroi au cœur de Marseille

    L’effroi au cœur de Marseille

    C’est un sentiment d’effroi qui a enserré le cœur de Marseille ce mardi après-midi, face à la folie meurtrière d’un homme muni de couteaux et d’une matraque.

    Si son passage à l’acte semble lié à son éviction d’un hôtel pour loyers impayés, cet homme s’en est ensuite pris à d’autres victimes au hasard. Fort heureusement, les policiers nationaux présents sur place l’ont stoppé dans son périple sanguinaire. Sans cela, le bilan aurait très certainement été beaucoup plus lourd.

    Pas besoin de polémiques

    Présent dans la soirée à Marseille, Bruno Retailleau a évoqué de manière générale la lutte contre « l’immigration clandestine ». L’auteur des faits, de nationalité tunisienne, était pourtant en situation régulière. Son comportement erratique avait en revanche été repéré à Sète où il aurait proféré des propos antisémites devant une mosquée. Des faits signalés par le préfet de l’Hérault sans qu’ils ne donnent lieu à sanction.

    Un peu à la manière de François Bayrou qui dénonce la dette générée par son camp politique, Bruno Retailleau a regretté l’insécurité et le laxisme en tant que… ministre de l’Intérieur.

    Marseille comme notre pays n’ont pas besoin de vaines polémiques mais d’un service public de la sécurité qui s’appuie sur des forces de police, formées, en nombre suffisant et en confiance avec la population. Mais aussi de prévention et d’une réelle prise en charge de la santé mentale dans notre société.

    Tout cela coûte de l’argent, nécessite de la justice fiscale. Tout cela est absolument incompatible avec le budget d’austérité présenté par le gouvernement.

  • Les agriculteurs se serrent les coudes après les intempéries

    Les agriculteurs se serrent les coudes après les intempéries

    À Orange, dans la plaine Saint-Bardon, en lisière de l’A7, les flux incessants de voitures et poids lourds sont le lot quotidien. Mais les rafales à 139 km/h beaucoup moins. « Je n’avais jamais connu ça », se désole Alexandre Arnoux. Ce producteur de fraises de même pas 30 ans risque de perdre sa production 2026 suite aux intempéries de la nuit de dimanche à lundi. « Pendant deux heures, le vent a balayé la zone et a aplati les serres », décrit le jeune agriculteur, qui a repris l’ancienne exploitation de son père il y a deux ans.

    « Une année, on a eu de la neige qui a écrasé des serres de salades, mais jamais comme ça », abonde Maryse, la maman d’Alexandre, venue, ce mardi matin, « apporter un peu de réconfort ». À savoir du café, en attendant les viennoiseries et pizzas. Car une quinzaine de personnes s’affairent sérieusement depuis le début de la matinée. « Syndicat, famille, amis, rugby… s’il n’y avait pas entraide, je serais déjà mort », remercie Alexandre Arnoux, entre deux directives, avant de remonter sur un tracteur et dégager les amas d’arceaux que les petites mains entassent progressivement, au bout des allées. Une action de solidarité a été lancée par la FDSEA de Vaucluse et les Jeunes agriculteurs (JA). « Ce n’est pas la première fois qu’on se mobilise après de tels épisodes, on fait ce que notre ADN nous dit de faire », décrit sobrement Philippe Bon, à la fois vice-président du syndicat des fraises de Carpentras et de la FDSEA 84.

    Chez Alexandre Arnoux, 1,5 ha de bâches sont inutilisables, ainsi que les arceaux, tous de guingois. « Il faut agir vite car les plants de fraises ne sont pas touchés, mais ils peuvent vite être foutus si on ne les recouvre pas à cause du risque de maladie, surtout s’il n’y a plus de système d’irrigation », décrit l’agriculteur.

    Vers la reconnaissance

    de catastrophe naturelle ?

    Dépité, mais motivé, il va devoir « déconstruire tout ce que l’on vient de monter en un mois et investir 40 000 euros ». Car Alexandre Arnoux venait d’installer de nouvelles serres, épargnées par la tempête et pas encore en culture. « Mais il faudra encore investir, sans aide a priori, car ce sont des serres inassurables, la mairie est en train de voir si la commune peut être classée en état de catastrophe naturelle, j’espère que ça aboutira », se projette-t-il.

    « On va pousser fort pour », assure Philippe Bon, alors que dès lundi, les services de l’État étaient dans le secteur pour constater les premiers dégâts. Ce mardi, on pouvait encore constater quelques stigmates avec des arbres couchés en bord de route ou des panneaux de signalisation renversés.

  • L’avenir de la centrale de Martigues aussi en question

    L’avenir de la centrale de Martigues aussi en question

    C’est un mouvement de grève reconductible national qui donne le coup d’envoi de la rentrée sociale. À la centrale de Martigues-Ponteau, comme dans les sites d’Enedis ou des entreprises gazières, la fédération CGT des mines et énergies (FNME) a appelé à cesser le travail ce mardi, et dès la veille au soir en ce qui concerne les équipes de trois-huit. Devant l’entrée de la Centrale combinée gaz (CCG) d’EDF, les syndicalistes CGT de la centrale se mobilisent pour deux raisons majeures.

    « On demande une revalorisation à hauteur de 9% de la grille salariale et des indemnités d’astreinte », revendique Sébastien Koch, secrétaire général du syndicat CGT de la centrale de Martigues. Et pour cause, « plus personne n’est embauché aux 3 premiers échelons de notre grille car ils se situent en dessous du Smic. Le but pour nous est de remonter l’ensemble de cette grille, et pas seulement les trois premiers échelons, ce qui n’a pas été fait depuis des décennies », argumente le syndicaliste.

    Plus encore, « on réclame les 13e et 14e échelons d’ancienneté. Car si on rallonge la durée de travail, l’ancienneté ne suit pas cette évolution », abonde Sébastien Koch, qui rappelle que « dans les industries énergétiques et gazières, on a normalement 33% d’augmentation de salaire entre l’entrée et la sortie de l’entreprise, pour les carrières complètes ». Ce qui n’est plus le cas, selon le représentant syndical.

    Outre le salaire, les énergéticiens de la CGT proposent également de baisser les factures des usagers, principalement du grand public, par le retour de la TVA de 20 à 5,5%. Une variable d’ajustement pour les deux enjeux, donc.

    Une fonction stratégique

    La double particularité de la Centrale combinée gaz (CCG) de Martigues est à la fois d’être la seule dans la région appartenant à EDF, sur les trois dont dispose le groupe en France, mais également d’être historiquement liée au territoire industriel qui l’entoure. Les deux turbines au gaz naturel alimentent des générateurs pour une puissance cumulée de 930 mégawatts (MW) par heure, raccordée au niveau national et équivalente à l’un des quatre réacteurs nucléaires du Tricastin. Ces deux unités mises en service en 2012 remplacent les anciennes chaudières au fioul arrêtées en 2008. Cette centrale remplit « une fonction stratégique » pour EDF, répondant « à des besoins spécifiques de la région Paca lors de contextes de forte consommation ». De plus, le combiné gaz « produit rapidement de l’électricité en complément de l’énergie renouvelable », intermittente.

    Mais à l’heure des projets industriels décarbonés de Fos-Berre, dont la consommation électrique est évaluée à 3410 MW en 2035 selon une analyse de l’État, le secrétaire du syndicat CGT de la centrale de Martigues s’interroge. « On n’a jamais parlé de nos centrales dans le projet Fos-Berre » affirme-t-il. « Il y a besoin de la ligne très haute tension à 400 000 Volts pour alimenter la zone, mais il ne faut pas oublier les modes de productions locaux », fait-il observer. À ce titre, EDF assure que « ce site conserve sa raison d’être », mais ne « s’inscrit pas forcément dans une stratégie bien définie » au-delà de 2035. D’où l’inquiétude de Sébastien Koch pour « l’après 2035, où nous n’avons pas de réponses ».

    Au local, la lutte porte bien au-delà des enjeux nationaux. Mardi soir, la CGT fait état de plus de 200 piquets de grève et de l’absence de réponse des entreprises au mouvement social.

  • Bruno Genzana se lance dans la campagne

    Bruno Genzana se lance dans la campagne

    À six mois des élections, Bruno Genzana entre dans la campagne des élections municipales 2026 avec cette mesure et ce bon sens républicain qui caractérisent son parcours depuis des décennies. « On connaît désormais les règles du jeu qui, depuis 1983, faisaient que pour élire le conseil municipal, il fallait gagner un certain nombre de secteurs. ça a changé et j’y étais favorable, même si je regrette que la loi n’ait pas porté une réflexion plus profonde sur la répartition des compétences », apprécie le chef de file Les Centristes des Bouches-du-Rhône.

    Derrière Martine Vassal

    L’ancien conseiller départemental défend sans surprise une liste d’union entre le centre et la droite républicaine. Comme l’indique son courrier adressé aux habitants de la deuxième ville de France pour expliquer sa démarche, il se range derrière Martine Vassal, présidente (DVD) de la Métropole et du Département, dont il est membre du cabinet.

    « Je trouve qu’elle a acquis une notoriété que personne d’autre n’a. Comme Renaud Muselier (Ren.) a clairement dit qu’il n’était pas candidat, on se tourne tous vers elle », justifie celui qui est membre aussi de la majorité de droite au conseil régional. « à la fois en termes d’autorité, d’efficacité de gestion et de vision pour ce territoire, j’espère très sérieusement qu’elle sera notre cheffe de file. »

    La démarche qu’il engage à travers des consultations citoyennes de terrain, des carrefours-rencontres et un questionnaire en ligne se veut « modeste » et « sincère ». L’objectif : contribuer à l’élaboration d’une vision collective plus large pour la droite. « Une vision claire », reprend Bruno Genzana. « Pour cela, quoi de mieux que de donner la parole aux Marseillais ? Dans mon réseau, pour que les gens qui ont ou ont eu une activité liée au centre puissent s’exprimer, mais plus largement en allant rencontrer les habitants. »

    La démarche se veut à la fois pragmatique et ouverte : « J’ai une responsabilité : faire entendre la voix de celles et ceux qui attendent des propositions innovantes et réalistes. » Pour cela, Bruno Genzana mise donc sur la proximité, les rencontres de terrain et un questionnaire volontairement simple reprenant plusieurs thématiques sur la sécurité, l’économie, le centre-ville… « C’est une porte d’entrée… On commence par là et puis un dialogue peut s’engager. »

    Il vise « la liste de la mairie centrale »

    Candidat en 2014 à Aix puis en 2020 à Plan-de-Cuques, l’homme se sent désormais « 100% Marseillais » et se présentera à Marseille. Dans les 6-8 où il habite ? « On me demande souvent où ? L’élection par secteur va être importante dans cette bataille, mais il faut que nous raisonnions en liste municipale. Une liste d’union où il y aura des gens de tous les quartiers et toutes les sensibilités, répond le centriste. Donc je souhaite être candidat sur la liste de la mairie centrale, ce qui m’intéresse, c’est la vision globale de Marseille. »

    Mais le discours très à droite de certains élus Les Républicains, marchant dans les pas de l’extrême droite, ne l’effraie pas : « Je suis un vrai républicain, ceux qui ont suivi ma vie politique n’ont aucun doute là-dessus. Mais je préfère, dans une démocratie moderne, qu’une droite assume des valeurs qui ne sont pas 100% les miennes, sur des thématiques qui leur sont propres, plutôt que de laisser le champ libre à l’extrême droite. »

  • MIA’s, la carte marseillaise dans l’immobilier africain

    MIA’s, la carte marseillaise dans l’immobilier africain

    Akwaba, c’est bonjour en ivoirien. Et les Marseillais de l’immobilier en Afrique (MIA’s) ont l’intention de décliner le mot à la sauce marseillaise. Cette société de conseils et de services tournée vers l’Afrique francophone créée en 2017 par huit associés, professionnels de l’immobilier, veut passer la vitesse supérieure.

    Depuis octobre 2024, Antoine Viallet, président des MIA’s, s’est installé à Abidjan pour développer l’offre commerciale. Il y a mené depuis plus de 200 rendez-vous pour « comprendre les besoins, réactualiser l’offre et bâtir une stratégie avec nos partenaires locaux. On a une fine lecture des problématiques immobilières et d’urbanisme en Afrique. » Dans une ville de 6 millions d’habitants et qui enregistre 200 000 nouveaux arrivants chaque année, les opportunités ne manquent pas.

    La formation est au cœur de leur démarche. Antoine Viallet y développe notamment une plateforme dédiée aux métiers de l’immobilier : « On vit en live les Trente Glorieuses dont on a toujours entendu parler. Un des sujets clés, c’est la compétence, il manque par exemple 20 000 urbanistes au Nigeria. »

    Renaud Tarrazi, architecte urbaniste, rappelle l’origine marseillaise du projet : « Notre parcours commun vient du Club de l’immobilier de Marseille, créé il y a 30 ans pour rassembler tous les métiers de la chaîne immobilière. L’idée, c’est de travailler en meute pour créer du business ensemble. » Cette dynamique collective s’exporte en Afrique avec une volonté : « Il ne s’agit pas de reproduire un modèle France-Afrique mais de travailler là-bas avec eux (…) On partage une langue, un socle juridique mais on doit avoir un regard pertinent. »

    Les MIA’s interviennent déjà sur plusieurs projets comme une gare routière à Cotonou, un immeuble mixte à Douala. L’offre de cette équipe pluridisciplinaire se présente comme un « couteau suisse » : promotion, gestion, ingénierie, architecture, audit, formation… « On adapte notre réponse aux réalités locales, sans donner de leçons », poursuit Renaud Tarrazi.

    Geneviève Langlois, promotrice et seule femme du groupe, a rejoint l’aventure après le salon Dakar 2020. Elle a été frappée par « la vitesse de développement des projets et la qualité des intervenants mais il reste beaucoup à structurer, notamment sur la copropriété et la sécurisation de la propriété foncière ».