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  • Une triplette tropézienne triomphe au 100% féminin de Provence

    Une triplette tropézienne triomphe au 100% féminin de Provence

    Après avoir sorti en quart de finale l’équipe de Sabine Fara, récente demi-finaliste du championnat de France tête-à-tête, puis celle d’Anna Maillard, championne du monde et tenante en titre de l’épreuve marseillaise, Emmanuelle Goffoz-Durand, Cyntia Cantiget et Malory Guillaumont-Navaro ont soulevé, dimanche sur l’esplanade du Mucem, le trophée du 100% féminin de Provence. Opposées à la triplette de la Rumillienne Camille Durand, vainqueur du Grand prix féminin du Mondial La Marseillaise à pétanque en 2022, associée à l’Arlancoise Jessica Tronche et de la Brondillante Amélie Romuald, les Varoises, pensionnaires de la Boule Tropézienne, ont dû s’employer jusqu’au dernier moment pour l’emporter (13-12). « On a développé un très beau jeu », se réjouit Cyntia Cantiget, fière de l’aventure qu’elle a vécu avec ses habituelles coéquipières. Même si le championnat du Var ne leur a pas souri cette saison, elles ont toutefois réussi à se hisser jusqu’en 16e de finale à Espalion et à Palavas, en doublette avec Malory Guillaumont-Navaro.

    Cette dernière, âgée de 18 ans seulement, a ébloui le public marseillais par sa force de frappe au tir. Elle n’a pas eu froid aux yeux face à des expertes comme Séverine Roche, Cindy Peyrot et Amélie Romuald. Et même dans les situations les plus stressantes. « Notre jeu offensif a payé sur ces deux jours », souligne la lauréate du trophée des Pépites l’année passée. De quoi confirmer qu’elle fait partie des potentiels espoirs de la pétanque féminine française. Une joueuse qui sera à suivre de près.

  • L’OM Féminines évite une lourde correction lyonnaise

    L’OM Féminines évite une lourde correction lyonnaise

    Elles avaient conscience de se frotter à un sommet bien plus haut qu’une simple montagne. Les joueuses de l’OM Féminines, tombées d’entrée de championnat sur l’OL Lyonnes, n’ont pas réussi à rivaliser avec le club aux 18 titres de championnes de France sur ces 19 dernières années, dimanche au Parc OL.

    Cette première défaite (3-1), pour leurs grandes retrouvailles avec le plus haut niveau national, a toutefois mis en lumière deux points positifs à conserver pour la suite de la saison : un bloc bas resserré efficace qui a contraint les Lyonnaises à passer par les couloirs, notamment en fin de première période, où le but d’Ada Hegerberg a été la seule occasion rhodanienne des 20 dernières minutes avant la mi-temps.

    Et surtout, une volonté de fer qui leur a permis de ne rien lâcher jusqu’au bout, même quand les locaux ont creusé l’écart par deux fois en cinq minutes, à l’heure de jeu. Un état d’esprit positif et conquérant qui a provoqué le but de Mathilde Bourdieu en toute fin de match. Ce qui a, ainsi, à la fois sauvé l’honneur marseillais et ouvert le compteur de buts olympiens dès leur première journée en D1 Arkéma.

    « Il y a de la fierté parce que l’on a montré un beau visage », insiste l’internationale algérienne Roselène Khezami, qui a perdu son brassard de capitaine au bénéfice de Tess Laplacette. « On a posé beaucoup de problèmes à Lyon. On a été très soudées et très fortes collectivement. J’étais déjà rassurée avant ce match, mais je le suis encore plus à présent. Je suis vraiment fière de cette équipe et de notre performance aujourd’hui. On va essayer de faire un beau parcours en D1, c’est notre objectif et celui du club », ajoute la défenseure de l’OM.

    Après ce déplacement à Décines, les Marseillaises vont reprendre le chemin de la cité phocéenne afin d’y affronter Le Havre, le samedi 19 septembre (à 21h), au stade Francis-Turcan, à Martigues.

    1ère journée – D1 Arkéma

    Au Parc OL (5 000 spectateurs)

    Arbitre : A. Gerbel

    Buts : Hegerberg (32), Joseph (59), Yohannes (63) pour Lyon ; Bourdieu (90+1) pour Marseille

    Avertissements : Hegerberg (70), Benyahia (78) pour Lyon ; Bourdieu (36) pour Marseille

    LYON : Endler – Lawrence (Fathallah, 60), Renard, Engen, Bacha (Svava, 79) – Heaps, Yohannes, Joseph (Brand, 60), Becho (Diani, 60), Katoto, Hegerberg. Entraîneur : J. Giráldez

    MARSEILLE : N’Gazi – Joseph (Moryl, 75), Blanchard, Khezami – Laplacette, Le Mouël (Magalhaes, 83), Perret (Bamenga, 75), Elisor, Herrera (Couasnon, 75) – Brown (Kbida, 66), Bourdieu.

    Entraîneur : Dalin Anrifani

  • Les Aixois pris au piège à domicile par Chartres

    Les Aixois pris au piège à domicile par Chartres

    L’Arena fêtait, samedi soir, le retour de ses joueurs pour cette nouvelle saison de handball. Mais le résultat n’a pas été à la hauteur des espérances. Devant 5 000 spectateurs qui ont poussé jusqu’au bout, l’équipe locale a fini par s’incliner face à Chartres (29-31). La première période en deçà de leur niveau habituel a coûté cher aux hommes d’Éric Forets. Le coach pointait du doigt cette entame en demi-teinte : « Nous étions un peu fébriles au départ, en tout cas dans le rythme. On a essayé de mettre beaucoup d’énergie pour revenir. Dans le money-time, cela ne nous sourit pas, mais nous aurions dû faire mieux avant. »

    Les Aixois ont finalement été piégés par des visiteurs venus pour imposer leur jeu et faire douter leurs adversaires sur tous les points. Une question de rythme et d’efforts. « Ils ont mis le rythme qu’ils ont voulu, ils ont fait durer toutes leurs attaques et nous nous sommes énervés. Je trouve que nous n’avons pas assez couru en première mi-temps. Sur la fin, ils n’étaient pas assez fatigués à mon goût », éclaire Éric Forets.

    Ce jeu en attaque très central au cours de la première période n’a pas permis au Pauc d’user des Chartrains qui n’avaient rien à perdre lors de ce déplacement à l’Arena. Les ailiers ont peu touché de ballons, même si la base arrière a su trouver des solutions pour rester dans la partie. L’entraîneur aixois déplore certains choix : « Dès le départ, on s’est pris les pieds dans le tapis, en choisissant mal ce que l’on avait à faire. La seconde mi-temps a été meilleure en attaque, mais on a eu des échecs qui font mal. Comme ce tir dans la tête du gardien, après le temps mort, qui coûte deux minutes et non un but. »

    La satisfaction de la soirée reste le retour dans l’effectif de Hugo Brouzet. Le pivot de 2m10 a pensé que sa carrière s’arrêtait la saison dernière à cause de graves problèmes de santé. Un rebond du Pauc est attendu dès vendredi, sur le parquet du promu dijonnais.

  • Une rentrée à l’extérieur réussie pour le RC Toulon

    Une rentrée à l’extérieur réussie pour le RC Toulon

    Commencer une nouvelle saison par une victoire à l’extérieur est une aubaine pour n’importe quelle équipe. Une situation vécue par le Rugby Club Toulonnais samedi soir sur la pelouse du Montpellier Hérault Rugby, à l’occasion de la première journée de Top 14, où le club varois s’est imposé (17-27) grâce aux essais de l’ailier Gaël Dréan (8), du troisième ligne Zach Mercer (27) et de l’arrière Marius Domon (33). Ils s’installent ainsi, d’ores et déjà, dans le top 6 du championnat.

    « On ne va pas faire la fine bouche. Gagner ici, c’est énorme », insiste le demi de mêlée Baptiste Serin, qui ne boude pas son plaisir. « Ça fait deux ans qu’on gagne, c’est quand même un exploit. Il faut être meilleur à chaque match, ce n’est que le début de saison et il y a des enseignements à tirer, mais c’est très bien de commencer comme ça », poursuit-il. « Les garçons ont fait un bon match, pas un grand match, mais un bon match », surenchérit Pierre Mignoni, le manager du RCT. « On savait que ce serait dur ici après ce qu’avaient montré les Montpelliérains en matchs de préparation. Ils étaient très en forme. Contre eux, ce fut dur de la 1ère à la 80e minute. Je retiens aussi qu’on a réussi à échapper à la remontada de nos adversaires, au cours d’une deuxième mi-temps qui m’a moins plu que la première car on a perdu le contrôle des opérations », ajoute-t-il, très satisfait de la solidarité défensive dont ont fait preuve ses protégés.

    « Il faut garder ce qu’on a bien fait, c’est-à-dire défendre, devant, dans les mauls portés, en conquête. Garder un jeu simple mais structuré et l’état d’esprit surtout », lance le talonneur Teddy Baubigny à la mi-temps, où Toulon possédait 21 points d’avance au score (3-24).

    « J’ai vu beaucoup de bonnes choses, dans ce secteur car on a créé des ballons lents pour Montpellier. On a perturbé le jeu qu’ils voulaient mettre en place car ils ont des avants qui aiment prendre le ballon en avançant pour dominer les collisions. On a su les freiner sur ça. Mais je trouve qu’en attaque, on a manqué d’efficacité dans la zone de marque, on a loupé des occasions, on a perdu des ballons en touche », remarque Mignoni.

    Ce dernier a pourtant pu compter sur un Marius Domon diablement efficace dans de nombreux secteurs de jeu. Au-delà d’avoir inscrit le dernier essai de la partie, l’arrière, formé dans la rade varoise, a été imperturbable lors des transformations et a même permis au RCT de garder une avance solide en deuxième partie de match en inscrivant deux pénalités. « Il y a bien eu une ou deux scories. Mais il a fait un bon match en effet », juge l’entraîneur toulonnais. « On disait que si Melvyn Jaminet ne jouait pas, on ne pourrait pas gagner. Il faut sortir de ça. Non, si on veut aller loin, il faut que tout le monde joue et que tout le monde se donne. »

    Mais de manière générale, l’attaque des Rouge et Noir a été performante dans le secteur offensif, notamment sur les actions en première main. « Nous avons désormais une certaine animation offensive avec nos deux centres et cette saison, on va se servir de nos points forts avec Nacho (Brex) et Oliver (Cowie), ils n’avaient fait que deux matchs en ensemble, donc ça devrait encore s’améliorer », ajoute Pierre Mignoni. Le seul point noir au tableau, finalement, reste le manque de maîtrise en deuxième période, qui a permis aux Cistes de revenir progressivement dans la rencontre. Les essais du troisième ligne Lenni Nouchi et de l’arrière Tom Banks ont relancé la machine héraultaise, mais n’ont pas permis au MHR d’inverser la tendance. Toulon commence idéalement sa saison et aura à cœur de continuer sur cette lancée, dès samedi 13 contre Castres (21h), pour fêter dignement ses retrouvailles avec Mayol.

  • L’Union locale CGT appelle à participer au 10 septembre

    L’Union locale CGT appelle à participer au 10 septembre

    La lutte est le seul moyen que le gouvernement écoute nos revendications aujourd’hui comme avant », martèle le secrétaire général de l’Union locale des syndicats CGT de Martigues, Daniel Bretonès, lors d’une conférence de presse organisée vendredi.

    Alors que la rentrée sociale a débuté depuis une semaine avec le mouvement de grève initié par la CGT de l’énergie, l’Union locale suit l’engagement confédéral de se raccrocher à la mobilisation du 10 septembre contre le budget proposé par le Premier ministre, François Bayrou. « On espère que ce mouvement s’inscrive dans la durée, à partir du 10 septembre, puis le 18 et bien après », avise le syndicaliste, qui souhaite « une grève reconductible d’ampleur qui bloque l’économie pour montrer notre désaccord avec le patronat ».

    Daniel Bretonès justifie le choix de rejoindre le mouvement du 10 septembre en affirmant que « nous, on est du côté des travailleurs qui expriment leur mécontentement car on comprend cette envie de changer les choses quand on voit qu’il n’y a plus d’argent pour le service public ou la santé, mais qu’il n’y a plus de limites pour financer l’armée ou la guerre », affirme le secrétaire. D’autant plus au regard de la situation de l’hôpital de Martigues, « très tendue entre le manque de personnel, de moyens et face aux promesses non tenues », selon Daniel Bretonès, qui « ne rêve pas des gilets jaunes, mais d’une unité de tous les travailleurs pour qu’à la fin on gagne ».

    L’UL CGT propose un départ en bus pour Marseille mercredi 10 septembre à 9h depuis le parking de la Halle de Martigues.

  • L’engagement solidaire sur le fil du rasoir à Martigues

    L’engagement solidaire sur le fil du rasoir à Martigues

    À l’entrée de la Halle de Martigues, un panneau renseigne le visiteur sur les recherches de bénévoles d’un côté et celles d’associations où donner du temps de l’autre. Le carré des associations de solidarité se présente bien en vue dès la porte de la salle principale franchie.

    À la table de la Croix-Rouge, les biais d’engagement sont divers, entre secourisme, aide humanitaire ou alimentaire. Marc le Coz, membre du bureau de l’unité locale de Martigues, fait part de ses « difficultés à recruter dans la durée ». « Dans la société de consommation, les gens peinent à s’engager plus que sur une seule activité. Sur 100 bénévoles, seuls 10 à 15% sont fidélisés sur l’ensemble des activités et sur la durée », détaille le responsable. Même son de cloche pour la responsable du Secours catholique, Agnès Pau. « Avant le bénévolat était un engagement, maintenant c’est un loisir », juge-t-elle. Au Secours populaire, si ce n’est pas le nombre de bénévoles qui est en cause, c’est « la difficulté à trouver des gens compétents sur des domaines précis, comme la communication ou l’encadrement de groupes de jeunes », explique Marie-Pierre Di Folco, secrétaire générale. Mais la plus grande crainte, ce sont les finances, à la vue du budget Bayrou sabrant dans celui des collectivités.

    « Si demain nous n’avons plus de subventions des villes, on devra tout arrêter », lance Patricia Molins, des Équipes Saint-Vincent. Au Secours populaire, « si on devait payer le loyer pour nos 300 m² de locaux prêtés par la Ville, ça serait fini », stipule Marie-Pierre Di Folco.

    Pire encore, si l’opération Martigues solidaire venait à disparaître. « La Ville déclenche la solidarité, avec 9 tonnes de dons récoltés en échange d’une place de concert. Mais elle paye une grosse communication et un grand concert », précise la secrétaire. « Si ça venait à disparaître, on n’aurait plus d’aide alimentaire », selon Agnès Pau du Secours catholique. Plus que jamais, la solidarité est politique.

  • Du sport mais avec moins de bras à Aubagne

    Du sport mais avec moins de bras à Aubagne

    Les gens ne se rendent pas forcément compte des difficultés qu’on a », assure Sébastien Rouillé. L’ex-athlète de décathlon et président « d’une des plus grosses associations sportives d’Aubagne », l’Union athlétique de la vallée de l’Huveaune (UAHV), fait un implacable constat : « Nos activités sont encadrées par des professionnels, mais nous avons aussi besoin de bénévoles. Malheureusement aujourd’hui, il y a beaucoup de travail, comme prendre les licences, gérer les stocks d’équipements, il est supporté par peu de personnes. » Le club, né en 1931, compte une trentaine de bénévoles. Même son de cloche du côté du Vélo club aubagnais, selon François-Xavier, son trésorier : « On refuse des inscriptions car on n’a pas assez de bénévoles. Il faut en effet 2 adultes pour encadrer 12 enfants. »

    Quant au financement, pour l’UAHV, plus de la moitié de son budget, de 140 000 euros par an, provient du produit des licences, tandis que la Ville donne 40 000 euros, le Département 6 000 euros pour soutenir l’activité. D’autres s’en sortent mieux. À l’Escandeou, plus gros club de spéléologie et canyon de France, avec 156 adhérents, il n’y a pas de crise de bénévolat. « Tout est basé sur le faire-ensemble », souligne la présidente, Odile Silvy. En revanche, l’asso, qui demande une adhésion de 30 euros par an et une licence de 81 euros, reçoit en tout 6 000 euros de subventions par an. Et elle fait avec.

  • Quand les élus rencontrent les habitants de Paradis Saint-Roch

    Quand les élus rencontrent les habitants de Paradis Saint-Roch

    La place des commerces du quartier Paradis Saint-Roch s’anime tranquillement samedi matin. Devant la boulangerie, les communistes du quartier et de Martigues s’affairent à déployer table, café et gâteaux pour accueillir les habitants du quartier.

    Et ces derniers ont des choses à dire, particulièrement à leurs élus PCF présents, au premier rang desquels le maire de Martigues, Gaby Charroux. Cet habitant par exemple l’alerte sur un souci avec ses nouveaux volets roulants, « j’ai mis deux mois à avoir une réponse du bailleur ». Le maire remarque que ce dernier « a de gros problèmes avec l’entreprise qui a fait l’isolation ».

    Une autre habitante signale qu’« on glisse sur des escaliers en ferraille » qui se trouvent non loin de la place. Une autre, bien que reconnaissante « des choses qui sont faites », se plaint que « la balayeuse ne passe plus depuis 15 jours au bâtiment L1 ». À l’écoute, le maire note les remontées. « Tous ces braves gens qui vivent ici ont besoin de nous et il faut que les choses s’améliorent », considère l’édile, regrettant l’absence des bailleurs.

    Les matches de l’OM seront diffusés en public

    D’autres changements d’une autre teneur sont nettement visibles. Le préau face à la boulangerie a été enlevé « pour faire respirer le quartier », indique l’adjoint (PCF) Florian Salazar-Martin, habitant le quartier.

    Mais l’élu est aussi venu faire une annonce. « On va faire ici un lieu de rassemblement pour diffuser les matches de l’OM avec une buvette. On va appeler cet événement Fadas de sport, ça va mettre de l’ambiance car on pense même baisser le volume pour permettre aux gens de commenter eux-mêmes au micro », dit l’adjoint en souriant. Et pourquoi à Paradis Saint-Roch et pas en ville ? « Parce qu’il faut bouger les choses, changer la vie des gens ici, pas ailleurs, car c’est là qu’ils vivent », argumente l’élu.

    C’est aussi la motivation de l’artiste graffeur Kider TCK, résident du quartier et auteur de plusieurs œuvres au Cratère. « Je veux rebooster le quartier, montrer qu’il vit et qu’il n’est pas abandonné. On fait même participer les gamins », explique-t-il. « Ça ramène la culture hip-hop dans le quartier avec le soutien de la Ville pour ce type de projets », affirme l’artiste.

    De passage pour un café, le coach Jérémie Moreau, du club de MMA Furaçao, indique que « beaucoup de monde du quartier vient s’inscrire. On est déjà une cinquantaine alors que la saison n’a pas encore commencé », relève le sportif qui reprend les locaux de l’ancienne brasserie, rénovés durant l’été. « La Ville nous a toujours aidés à trouver un local » par l’action du service développement des quartiers.

    Après cinq Café des cocos depuis mai, le prochain rendez-vous aura lieu le 4 octobre aux Symphonides selon la même formule.

  • L’Alhambra, une vraie Plateforme du cinéma

    L’Alhambra, une vraie Plateforme du cinéma

    L’adjoint à la culture (PCF), Jean-Marc Coppola, espère livrer le cadeau en 2028, « pour les cent ans du cinéma ». Les travaux de la nouvelle salle de 60 places, promise dès 2011, devraient démarrer en 2026. C’est aussi l’année où le nouveau campus du numérique, la Plateforme, doit ouvrir au public à la Madrague-Ville (15e), où l’association présidée par Robert Guédiguian, l’Alhambra Cinémarseille, prendra en main la programmation de deux des trois salles de cinéma du campus.

    « Tout se passe au nord », peut se réjouir William Benedetto, qui impulse depuis 40 ans la vitalité et la pertinence du seul cinéma de cette partie de la ville. Classé art et essai, doté des labels jeune public, patrimoine-répertoire et recherche et découverte, il organise chaque année autour de 1 200 séances de cinéma et attire quelque 60 000 spectateurs devant son écran de 12m sur 7. C’est sans compter les ciné-repas, ciné-concerts et autres débats et festivals, ainsi que les formations et résidences qui s’y déroulent.

    L’équipement culturel, construit en 1928, avait réouvert ses portes en 1990 après avoir été rénové par la Ville. Mais voilà, avec les 57 établissements scolaires avec une seule salle de 240 places qu’il reçoit, « on est un peu à l’étroit », regrette William Benedetto. L’investissement de trois millions d’euros doit permettre l’ouverture de la salle, « avec un petit écran, qui pourra servir au travail avec les scolaires, à amplifier la projection pour garder des films à l’affiche plus longtemps », indique-t-il, mais aussi de rénover la verrière du cinéma, le patio et d’ajouter une cuisine permettant la réalisation de 80 couverts.

    Un rayonnement

    complet au Nord

    Pour ce qui est d’un prochain positionnement de l’association sur le site de la future école du numérique, la proposition n’arrive pas en concurrence avec la salle mythique de Saint-Henri. L’idée du projet est venue de son concepteur Cyril Zimmermann qui a souhaité impliquer l’Alhambra dans la Plateforme. « Il nous a contactés pour que nous assurions la programmation des deux petites salles de 80 et 60 places chacune, sur l’idée de rester sur des projections art et essai. » De quoi, pour l’association culturelle, se projeter sereinement « vers les décennies à venir », estime William Benedetto « et améliorer l’offre ».

    Cette belle combinaison demande un fin travail d’articulation des genres. « La plateforme est un projet impressionnant qui redessine l’offre de Marseille vers le Nord. C’est plutôt bluffant d’entrer dans ce monde en transformation », réagit le cinéphile. Pour autant, « on n’arrive pas en terrain conquis mais l’enjeu est excitant et nous avons nos savoir-faire à amener à cette aventure ». Le directeur de l’Alhambra est prêt à relever le défi, convaincu qu’« il est important de se battre pour que les gens lâchent leur portable pour se poser sur nos fauteuils ».

    À l’heure du numérique, les salles obscures du 7e art ont encore toute leur place à tenir.

  • Rassemblement contre la lesbophobie lundi

    Rassemblement contre la lesbophobie lundi

    La Pride Marseille a appelé à un rassemblement
    en hommage à Caroline Grandjean-Paccoud, directrice qui s’est suicidée le jour de la rentrée scolaire, lundi à 18h au pied de la préfecture. Mariée à une femme, la professeure subissait depuis des mois un harcèlement lesbophobe dans le cadre de son travail. Une souffrance que sa hiérarchie n’a pas « comprise » d’après son épouse. « Elle [Caroline Grandjean-Paccoud, Ndlr] a alerté l’Éducation nationale et porté plainte. Elle n’a pas été écoutée », s’indigne la Pride Marseille dans son communiqué. « Nous nous rassemblerons pour honorer sa mémoire, dénoncer l’indifférence institutionnelle et exiger que l’état assume enfin sa responsabilité : accompagner et agir contre la lesbophobie et toutes les violences LGBTIphobes », poursuit le collectif. Un appel à réagir relayé notamment par la FSU-SNUipp 13. Dans une publication mise en ligne le jour du drame, le syndicat national rappelait que « les LGBTQIAphobies comme toutes les discriminations, le harcèlement, la haine de l’autre n’ont pas leur place à l’école comme dans l’ensemble de la société ». Et Aurélie Gagnier, porte-parole du FSU-Snuipp au niveau national, d’ajouter : « Ce cas tragique montre des problématiques systémiques liées à la santé et la sécurité des personnels et relatif aux suicides dans l’enseignement. »

    Une enquête administrative sur le décès de Caroline Grandjean-Paccoud a été diligentée par le ministère de l’Éducation.