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  • [Entretien] François Balique : « La Marseillaise dans les Alpes, c’est une excellente nouvelle ! »

    [Entretien] François Balique : « La Marseillaise dans les Alpes, c’est une excellente nouvelle ! »

    La Marseillaise : Comment avez-vous reçu l’annonce de l’arrivée de « La Marseillaise » dans les Alpes
    du sud le 7
     février ?

    François Balique : C’est une excellente nouvelle ! Je trouve très courageux de la part de La Marseillaise, de s’engager de cette manière. C’est un moyen d’information supplémentaire et cela participe de la diversité des opinions. Dans le 04 et dans le 05, il n’y a qu’un journal par département. Plus il y a de presse, mieux c’est pour la démocratie, pour les communes, pour les citoyens.

    C’est-à-dire ?

    F.B. : J’ai vécu par le passé avec trois quotidiens : Le Provençal, Le Méridional et La Marseillaise. Chacun avec sa sensibilité politique distincte. Ça fonctionnait bien, chacun achetait le quotidien dont il se sentait proche. Je me réjouis qu’un journal porteur d’idées différentes soit bientôt présent à nouveau. J’espère qu’il sera proche de la population. On est un département, les Alpes-de-Haute-Provence, de tradition républicaine ancienne. C’est le dernier à avoir résisté au coup d’État de Napoléon III. Quand vous regardez les derniers résultats des élections, il y a de quoi se poser des questions et être inquiet quand on est démocrate et républicain comme je le suis. Les jeunes, notamment, sont sensibles aux solutions simplistes. J’espère que La Marseillaise contribuera à ouvrir les yeux de ces jeunes sur les dangers de l’extrémisme.

    Quelles sont les problématiques auxquelles une commune comme
    la vôtre est confrontée
     ?

    F.B. : Je suis le maire le plus ancien du département, j’ai été élu en 1977. J’ai une donc une vision rétrospective de l’organisation communale. J’ai beaucoup œuvré pour l’intercommunalité, j’ai été vice-président de la communauté du pays de Seyne et depuis 2020 j’ai été confronté à la suppression de cette intercommunalité avec son intégration dans la communauté de Digne dans laquelle les communes rurales comme la mienne n’ont pas voix au chapitre. C’est un réel problème quand vous êtes maire d’une commune de 130 habitants quand vous êtes dans une agglomération de 47 000 habitants, vous comptez pour zéro. Je pense qu’il faut mener le débat pour un rapprochement avec le Département.

    Le Vernet a été tristement sous
    les feux des projecteurs avec la disparition du petit Émile, au-delà de cette actualité tragique qu’est-ce qui devrait selon vous intéresser
    un média de proximité dans votre commune
     ?

    F.B. : Nous donnons la priorité au pastoralisme, aux activités agricoles, à l’environnement et aux forêts. Il y a longtemps que la commune s’est engagée dans une politique de développement du tourisme vert avec la création de 7 emplois permanents et 7-8 emplois saisonniers. Tout ça fonctionne en harmonie, notamment sur le plan du logement permanent et des capacités d’accueil touristique et mériterait d’être mis en lumière.

    Quel regard portez-vous sur les JO qui arrivent ?

    F.B. : Ce que je crains, c’est que beaucoup de moyens soient mis pour un événement de quelques jours. J’espère que cela laissera des équipements pour les stations qui en ont besoin. S’il pouvait en sortir la continuité de l’autoroute entre Sisteron et Grenoble, et une amélioration des lignes de chemin de fer entre Aix-en-Provence et Briançon, ce serait déjà pas mal.

  • Roberto De Zerbi se montre incisif sur le plan médiatique

    Roberto De Zerbi se montre incisif sur le plan médiatique

    Au milieu du calendrier chargé de l’OM entre la Ligue 1, la Coupe de France et la Ligue des Champions, un homme a récemment cristallisé l’attention : Roberto De Zerbi. L’entraîneur italien s’est exprimé à de nombreuses reprises ces derniers jours sur divers sujets hors terrain, musclant quelque peu sa communication, tant à l’égard des journalistes que sur son envie de poursuivre l’aventure marseillaise.

    En effet, l’ancien coach de Brighton figure parmi les techniciens marseillais à avoir pleinement compris l’environnement dans lequel il a mis les pieds. L’an passé, il décrivait Marseille comme « une ville excessive, radicale, tranchée. Elle correspond à mon tempérament et à mon histoire ».

    Un tempérament que l’on peut qualifier d’imprévisible, parfois, de volcanique aussi, comme le stade qui accueille son équipe. Finalement, un personnage à l’image de la cité phocéenne. Pierre-Emile Hojbjerg, mardi dernier, n’a pas hésité à comparer la passion de son entraîneur à celle d’Antonio Conte, autre transalpin actif sur un banc de touche.

    L’OM met les choses

    au clair

    Ces dernières semaines, des rumeurs venues d’outre-Manche reliaient De Zerbi à Manchester United. Rien de concret et une information balayée très rapidement par le principal intéressé, lors de la conférence de presse avant la réception de Liverpool. « Non, il n’y a rien du tout. Je suis à 100% concentré sur l’OM », disait-il simplement. Lors d’une interview de 21 minutes accordée à la BBC, le natif de Brescia a confirmé sa confiance envers le club olympien : « Je suis très heureux à Marseille et je veux garder mon poste jusqu’à je ne sais quand ».

    Jusqu’à maintenant, Roberto De Zerbi ne s’était pas tellement attardé sur les critiques à son égard. Mais, ces sept derniers jours, il s’est donc montré plus virulent, jouant avec la presse et disant clairement le fond de sa pensée. « Personne ne parle de mes choix avant les matches, mais, vous les journalistes, vous ne faites que critiquer après les matches », lançait-il avant la rencontre face à Liverpool, sourire en coin. Concentré sur ses idées et sur le football, le coach italien a également expliqué qu’il n’avait « le numéro d’aucun journaliste. Quand il y a de la mauvaise foi, je reste à ma place, je ne dis rien ».

    Un communiqué de l’OM est venu appuyer les propos de son technicien, dimanche soir, mettant notamment en avant le fait que « l’Olympique de Marseille ne pratique ni boycott ni censure à l’égard des médias. Les décisions prises relèvent exclusivement de choix stratégiques du club, fondés sur l’analyse des contextes, des traitements observés et du respect de l’institution ». Le club fait également comprendre qu’il serait offensif s’il jugeait que des propos seraient diffamatoires à l’attention de l’OM. Une question d’image donc, celle que le duo Longoria-Benatia construit depuis son arrivée dans les Bouches-du-Rhône.

    Par ailleurs, Pierre Sage, toujours dans le juste sur le plan humain, a salué l’attitude des dirigeants marseillais. L’entraîneur du RC Lens a été particulièrement bien accueilli lorsqu’il s’est déplacé au stade Vélodrome, mercredi. En effet, il avait été invité pour observer l’équipe olympienne lors de son match de Ligue des Champions face aux Reds. « Être présent dans le stade permet de voir des choses qu’on peine parfois à percevoir derrière un écran. Je tiens à remercier l’Olympique de Marseille, parce qu’ils nous ont très bien accueillis, ils ont été très classes », a souligné l’ex-entraîneur de l’OL. Ce dernier et Roberto De Zerbi ont également échangé après la rencontre parfaitement maîtrisée par l’OM samedi soir contre Lens (3-1). Les deux hommes ont promis de s’appeler dans la semaine et le Lensois a également salué le comportement de son homologue envers lui.

    Beaucoup d’agitation donc ces derniers jours, alors que les événements s’enchaînent pour l’OM. Mercredi soir, à l’issue du match à Bruges, les Phocéens y verront plus clair quant à leur calendrier printanier. Avant d’enchaîner contre les deux clubs parisiens puis de recevoir Rennes pour un huitième de finale de Coupe de France qui s’annonce électrique.

    Mmadi officiellement prolongé

    L’Olympique de Marseille a annoncé, ce lundi, la prolongation de contrat jusqu’en 2029 de Tadjidine Mmadi. Le jeune marseillais d’origine comorienne a effectué ses débuts professionnels cette saison et a même marqué son premier but, en Coupe de France, à Bourg-en-Bresse.

    Autre nouvelle avec le communiqué de l’OM à propos de l’interdiction de déplacement des supporters au Paris FC. Le club s’indigne de cette mesure et rappelle que les fans du PFC ont pu se rendre au Vélodrome, pour suivre leur équipe, en août dernier.

  • Maurel remet le couvert avec Durk et Prud’homme à La Marseillaise

    Maurel remet le couvert avec Durk et Prud’homme à La Marseillaise

    Quelques jours après l’ouverture des inscriptions pour la 65e édition du Mondial La Marseillaise à pétanque, Pierre Maurel a déjà lancé les hostilités. Le pointeur martégal, licencié au Case de Nice la saison passée et désormais pensionnaire du club de l’île Rousse, en Corse -pour évoluer aux côtés de Basil Jackel et Joseph Barbato- a annoncé qu’il se présentera au Parc Borély en compagnie des bombardiers Maison Durk et Kévin Prud’homme, demi-finaliste de la dernière édition. « On est des amis à la base », souligne le pointeur classé troisième au classement Passion pétanque française (PPF). « On a fini notre association par une finale (en 2021). On a toujours fait beaucoup de grands résultats ensemble. On pense qu’on est plus fort comme ça », poursuit-il.

    « Il faut que ce soit

    enfin la bonne »

    Sa dernière aventure au Mondial La Marseillaise, avec les jeunes Mayron Baudino et Adrien Delahaye, s’est soldée par une élimination en 8e de finale face à l’équipe d’un certain… Kévin Prud’homme. « On a toujours été parmi les favoris depuis que l’on joue ensemble, mais il faut que ce soit enfin la bonne », martèle Pierre Maurel.

  • [Entretien] Luc Tardif : « On a resserré l’écart entre le Top 4 et le reste de la Ligue »

    [Entretien] Luc Tardif : « On a resserré l’écart entre le Top 4 et le reste de la Ligue »

    La Marseillaise : Vous êtes cinquièmes du championnat (20 victoires et 15 défaites), après avoir passé les trois quarts de la saison régulière. Êtes-vous satisfait du rendement global de votre équipe jusqu’ici ?

    Luc Tardif : En termes de points, on est déjà bien au-dessus, en avance, par rapport aux années précédentes. L’objectif, c’était vraiment d’être proche du top 4. On l’est encore, même s’il y a un petit écart quand même qui s’est créé ces derniers matches avec Bordeaux. L’idée, c’était, jusqu’à la fin de l’année, d’essayer de pouvoir accrocher le Top 4. Donc, on est encore dans les clous sur ce point-là. C’est positif. Après, en termes de contenu de match, ça a manqué de constance cette année. Il y a des matches contre des équipes du Top 4 où on n’a pas été assez compétitifs. On va dire que c’est cet aspect-là qui me dérange un peu. Même si on a fait, par exemple, de grosses victoires contre Grenoble, je trouve que contre Bordeaux, contre Rouen, contre Angers, on n’a pas eu la compétitivité souhaitée en début d’année. Je dirais que je suis satisfait sur le plan comptable. Mais, je pense qu’on n’est pas encore à notre plein potentiel. Je pense qu’on est capable de faire mieux.

    Votre effectif a récemment été bouleversé avec trois départs de joueurs majeurs (Myllymaa, Lavoie et Thompson) et autant d’arrivées soudaines (Wong, Asten et Valtonen). Comment faites-vous pour gérer deux saisons en une ?

    L.T. : En début de saison, on avait des joueurs avec des qualités offensives. Des qualités vraiment intéressantes, comme Alexandre Lavoie ou Brad Thompson. Mais ça ne fitait pas sur d’autres aspects du jeu. J’ai une certaine exigence sur l’intensité, sur le grid, sur la partie défensive. Ce sont, pour moi, des éléments essentiels pour pouvoir performer et aller chercher des titres. Ça ne fitait pas. Ce n’est pas la question de savoir si ce n’étaient pas de bons joueurs. Bien sûr que c’étaient de bons joueurs et de bons professionnels. Je n’ai rien à leur reprocher, mais ça ne fitait pas avec ce que nous, on voulait faire. L’ajustement de l’équipe a été fait dans ce sens-là. Sur les 4-5 derniers matches, j’adore l’état d’esprit de l’équipe. On aura peut-être moins de talent que les équipes du top 4. Ce qu’on veut, c’est essayer d’avoir plus de grid, plus d’intensité, plus de vitesse. Essayer d’être plus compétitif.

    Le Top 4 est d’ores et déjà qualifié pour les playoffs. Ça devrait être bientôt votre tour…

    L.T. : Je n’ai pas fait des comptes par rapport à ça. Il ne nous faut pas grand-chose pour être qualifié pour les playoffs. De toute façon, notre objectif, c’était ça. Évidemment, on avait en tête de se placer le mieux possible. Pourquoi pas essayer d’accrocher un Top 4 pour avoir l’avantage de la glace. Ce que je trouve positif, c’est qu’on a toujours été dans le groupe pour ce Top 4. On l’est toujours encore, même s’il y a un petit écart qui s’est créé avec Bordeaux. On l’est quand même toujours encore. Ça, c’est une grosse différence par rapport à l’année dernière et l’année d’avant. L’année d’avant, il y avait un gros écart entre le Top 4 et le reste. Là, on l’a resserré. Ça, c’est positif. Je pense que ça vient d’une plus grande constance dans nos résultats, notamment dans les équipes qui se sont placées derrière nous. Comme je disais, la déception pour moi, c’est qu’on n’a pas été assez compétitifs dans les matchs, dans les confrontations directes face à ces équipes du top 4, excepté Grenoble, où la balance est positive. Le reste, la balance est négative. Mais on est encore dans le coup.

  • Hommages à Henri-Frédéric Blanc à Marseille et Septèmes

    Hommages à Henri-Frédéric Blanc à Marseille et Septèmes

    Décédé il y a un an, Henri-Frédéric Blanc laisse derrière lui une bibliographie au verbe truculent, taquin et incisif amorcée à la fin des années 1980. Un funambule de la langue auquel certains de ses compagnons de route font un clin d’œil appuyé vendredi 30 janvier à l’Espace Jean-Ferrat. Rien de plus logique pour cet auteur et poète, parmi les fondateurs, avec Gilles Ascaride, de l’Overlittérature, un beau jour de novembre 2008 « autour d’une pizza et d’un rosé de Provence », à Septèmes. La capitale de ce genre littéraire qui tient autant de la galéjade de quartier que du sérieux de l’universalisme.

    « Pas dans le folklore »

    L’une des comédies écrites par Henri-Frédéric Blanc, Nuit gravement au salut sera jouée dans une mise en scène d’Hervé Fassy. « Une pièce qui permettra de redécouvrir l’humour grinçant et la satire sociale qui lui étaient chers », situent ses amis. La représentation sera précédée par des lectures de ses textes par Gilles Ascaride et Marie Fabre. « On n’est pas dans le régionalisme, le pittoresque et le folklore. On considère que l’esprit marseillais a des choses à dire au reste du monde », précisait fin 2019 Henri-Frédéric Blanc, à La Marseillaise, au moment de la sortie de son Épître aux Marseillais. Un hommage littéraire lui sera aussi rendu à Marseille, bibliothèque de l’Alcazar jeudi 29 janvier à 17h30, par le sociolinguiste Médéric Gasquet-Cyrus, l’historienne Chantal Champet, le comédien Thierry Audibert et l’auteur Jean Contrucci.

  • Danse et cirque entrent en piste dans l’Ouest bucco-rhodanien

    Danse et cirque entrent en piste dans l’Ouest bucco-rhodanien

    « De la danse au cirque, du plateau au chapiteau, les Élancées continuent d’explorer les formes contemporaines du mouvement en mêlant disciplines, regards et sensibilités », résume Nicole Joulia, présidente de la régie culturelle Scènes et ciné, aux manettes de ce festival « des arts et du geste » dont la 28e édition démarre ce mardi 27 janvier, à l’Usine d’Istres, avec le spectacle Moya. Venue d’Afrique du Sud, la compagnie Zip zap circus dresse « le portrait de dix jeunes acrobates » en explorant la culture de ce pays pour illustrer « le rêve de Nelson Mandela d’une nation arc-en-ciel ». Une ambition belle et utopique, à hauteur poétique de la soixantaine de représentations prévues pendant le festival.

    Sept créations seront à l’affiche du festival à l’instar de Wolf, programmée samedi 31 janvier au Théâtre de Fos. Imaginée par la compagnie australienne Circa, elle met aux prises dix circassiens « virtuoses célébrant le corps, l’instinct et la force du collectif dans une chorégraphie tribale, un rituel sensoriel et viscéral, vibrant hommage à l’humain et à sa beauté ». Autant d’artistes internationaux qui ne feront pas oublier la place accordée aux locaux. à Istres, l’Espace 233 accueillera la création du chorégraphe marseillais Michel Kelemenis, L’amoureux de Madame muscle, « invitation joyeuse, entre humour et poésie, à explorer l’anatomie à travers le mouvement ».

    Diverses disciplines mélangées

    Toujours du côté de la danse, on notera, parmi les autres créations, les Cinq versions de Don Juan de Josette Baïz, au Théâtre La Colonne de Miramas. La chorégraphe aixoise livre une fresque qui revisite l’œuvre de Molière avec 15 danseurs « classiques, contemporains, krump et hip-hop ». Ou encore Pacific square, « subtil mélange de hip-hop et roller », à l’Espace Robert-Hossein de Grans.

    Côté cirque, ces mêmes lieux abriteront aussi Immobiles. Un spectacle conçu par la compagnie les Hommes de mains, qui utilisent un tapis roulant comme terrain de jeu aux champs des possibles infinis, deux artistes enchaînant « portés et acrobaties pour se jouer malicieusement de la gravité ».

    L’art de la magie ne sera pas non plus en reste à travers Juste une illusion. Visible à l’Oppidum de Cornillon-Confoux, un format créé et incarné par Julien Becquelin qui, loin de se contenter de ses talents d’illusionniste, les immerge dans un bain musical et humoristique.

    Outre des formes classiques, le festival les Élancées permettra également l’installation d’un « camion-spectacle » venu des Flandres, à Istres et Fos-sur-Mer, dans lequel la compagnie Post uit hessdalen jongle avec de petites balles rythmées par un son lancinant. Deux grands chapiteaux prendront aussi leurs quartiers à Istres et Miramas pour Mad in Finland, où sept circassiens finlandais racontent leur pays en se jouant des préjugés qui lui collent à la peau.

  • Le chemin Cartoux à Avignon remis à neuf grâce au budget participatif

    Le chemin Cartoux à Avignon remis à neuf grâce au budget participatif

    Devant une cinquantaine d’élèves de l’école Jean-Henri-Fabre, le nouveau visage du chemin Cartoux, un passage d’une centaine de mètres longeant l’arrière de l’établissement, a été inauguré lundi 26 janvier par la municipalité.

    Très fréquenté par les enfants de l’école, ce passage a été rénové dans le cadre du budget participatif de la Cité des Papes, pour un montant de 141 000 euros. Le projet avait été retenu lors de l’édition 2024. Le chemin, totalement goudronné et peu accueillant, laisse aujourd’hui place à un axe au revêtement beige et surtout à des parties végétalisées sur les côtés. « Il fallait absolument perméabiliser car l’eau de pluie ne s’écoulait pas et les enfants avaient tous les jours les pieds dans l’eau », confie ainsi Patrick Froissac, porteur du projet. Des fresques colorées, avec des éléments naturels et des insectes, ont également été réalisées par les élèves du complexe, sous la supervision de l’artiste Ana Arango.

    La maire d’Avignon, Cécile Helle (PS), s’est elle aussi félicitée de ce projet mené à son terme. Pour l’une de ses dernières inaugurations avant la fin de son mandat, la première édile, visiblement émue, voit dans cette réalisation un exemple de « construction collective qui mobilise tous les habitants » en « remettant du beau en ville avec la collaboration d’artistes ». Julien De Benito, adjoint (PCF) délégué au quartier Nord Rocade, exprime sa « satisfaction de voir ce projet aboutir », évoquant son attachement particulier en tant qu’« ancien papa de l’école maternelle ». Selon lui, ces travaux « donnent une vraie plus-value au quartier et vont améliorer la vie des habitants ».

  • Vaucluse : Force ouvrière vise un triplé dans la fonction publique

    Vaucluse : Force ouvrière vise un triplé dans la fonction publique

    Gâteaux des rois, sodas et un peu de champagne pour lancer l’année chez Force ouvrière (FO), à l’occasion des vœux du syndicat vendredi 23 janvier. Et si son secrétaire départemental, Étienne Raoul, a tenu à rappeler l’apolitisme de FO en évoquant les échéances municipales, c’est bien un autre scrutin qui est dans toutes les têtes : celui des élections professionnelles dans les trois versants de la fonction publique.

    « C’est l’enjeu majeur de 2026, celui de notre représentativité ! », lance avec vigueur, au micro, le représentant devant une cinquantaine de secrétaires et militants des différentes sections. Et ce car « il s’agit de conserver notre première place dans la fonction publique », poursuit-il. FO est, en effet, le premier syndicat dans la fonction publique d’État et la fonction publique territoriale, mais reste deuxième dans la fonction publique hospitalière, derrière la CGT. « Il y a huit ans, on était à 850 voix d’écart avec la CGT. Puis, en 2022, on n’était plus qu’à 150 voix. Donc, l’objectif est de passer premier. Et on a bon espoir au vu du travail engagé », confirme Christophe Del Rey, secrétaire général santé FO de Vaucluse.

    Préparation importante

    Une première place primordiale pour le syndicat. « Quand on va voir un directeur d’établissement ou l’ARS en tant que première force syndicale du département, la représentativité, ça a un poids. Si on veut faire quelque chose, on peut plus facilement faire bouger les lignes », poursuit le responsable syndical de la santé.

    Une échéance encore lointaine, du 3 au 10 décembre, mais qui se prépare bien en amont. « On a l’habitude de dire que les élections se préparent tout au long du mandat », glisse Étienne Raoul, qui n’évoque pas de projets ou travaux particuliers à venir, car « il est plus important de rendre compte de ce que l’on a fait plutôt que de faire des promesses que l’on ne peut pas toujours tenir », tout en assurant que des propositions seront formulées. Dans un premier temps, au cours des dix prochains mois, il faudra notamment constituer les listes et établir le cahier des votants.

    De nombreuses sections syndicales ont ainsi été créées dans des établissements où le syndicat n’était auparavant pas présent, comme à l’Ehpad de Bédarrides ou encore aux hôpitaux de Cavaillon et de Carpentras. « C’est beaucoup de travail. En quatre ans, on a fait quatre ou cinq fois le tour du département pour assurer des permanences », conclut Christophe Del Rey.

  • Des stages cinéma dans la Halle Lumière de La Ciotat

    Des stages cinéma dans la Halle Lumière de La Ciotat

    « On nous a demandé de rebondir », amorce Delphine Camolli. Elle est déléguée générale de l’Arts, association créée en 2002 à Marseille et qui regroupe, aujourd’hui, plus de 1 000 techniciennes et techniciens dans les Bouches-du-Rhône, le Var, le Vaucluse, les Alpes-Maritimes. Alors qu’une partie de la série Tout pour la lumière était justement tournée dans la Halle Lumière, place Evariste-Gras, « la Ville, à laquelle la Halle appartient, nous a sollicités pour récupérer une partie des décors. Et créer un plateau pédagogique avec un décor, des lumières, des glaces maquillage, des possibilités de prise de son », explique-t-elle.

    1ère session en février

    L’objectif, « c’est de poursuivre la belle dynamique enclenchée en 2025 avec la mission cinéma de la Ville et les jeunes. » Proposés pendant les vacances scolaires, l’an dernier, ces stages « ont permis à des jeunes de décrocher d’autres stages sur des tournages », souligne Delphine Camolli. La Ville a donc décidé de les poursuivre, pendant ces vacances de février, et à Pâques (du 20 au 24 avril). Du lundi 16 au vendredi 20 février*, cinq jours de stage sont proposés à dix jeunes de 15 à 25 ans selon la formule : « Un jour un métier ». À la fois au conservatoire et à la Halle Lumière. Le lundi 16 abordera « les métiers de la déco » avec Benjamin Moro, accessoiriste de plateau, le mardi 17 « l’écriture, acting » avec Bania Medjbar, réalisatrice, directrice de casting et coach, le mercredi 18, « le son » avec Maxime Gavaudan, chef-opérateur du son, jeudi 19, « la mise en scène » avec Véronique Laveissière, assistante réalisation et réalisatrice, et vendredi 20, « la lumière et l’image », avec Cedric Puchades, chef electro.

    * Infos : 04.42.83.85.57.
    Tarif
     : 50,50 euros.

  • Air France baptise un de ses Airbus A 220 « La Ciotat »

    Air France baptise un de ses Airbus A 220 « La Ciotat »

    « L’attribution du nom “La Ciotat” à cet appareil constitue une reconnaissance symbolique de l’identité et du patrimoine de la commune, berceau du cinéma mondial et ville marquée par une histoire industrielle et maritime forte, aujourd’hui engagée dans les enjeux de transition et d’innovation » : la municipalité est plus que ravie de l’annonce réalisée par Air France.

    La compagnie aérienne française lui a en effet fait savoir qu’elle avait décidé d’attribuer le nom « La Ciotat » à l’un de ses avions : un Airbus A220, immatriculé F-HOZB, intégré à la flotte moyen-courrier de la compagnie. Avec une vitesse de croisière d’environ 870 km/h et une autonomie pouvant atteindre 5 000 km, l’Airbus A220 « La Ciotat » est destiné à relier les principales villes françaises et européennes, avec une capacité d’accueil allant jusqu’à 148 passagers.

    « Cet avion contribuera au rayonnement de la ville, dans un contexte de modernisation du transport aérien et de réduction de son impact environnemental », se félicite encore la mairie. L’Airbus A220 est en effet censé se distinguer par des performances économiques et environnementales permettant notamment une réduction de la consommation de carburant et des émissions de CO2₂ pouvant atteindre 25 %. Il serait également moins bruyant avec une diminution de l’empreinte sonore comprise entre 25% et 50%.