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  • Jonas Vingegaard entre dans le sprint final vers son premier titre espagnol

    Jonas Vingegaard entre dans le sprint final vers son premier titre espagnol

    Qui pourra arrêter Jonas Vingeggard dans son ascension vers son premier sacre à La Vuelta ? Le coureur de 28 ans, déjà double vainqueur du Tour de France avec la Team Visma / Lease-a-bike (anciennement Jumbo Visma), est en tête du classement général du Tour d’Espagne avant d’entamer, ce mardi à 13h05 (départ fictif), la 16e étape entre Poio et Mos. Castro de Herville, au nord-ouest du Portugal. Une nouvelle aventure dans les montagnes, où le Danois semble débarquer plus en forme que jamais. « On voulait ménager un peu nos jambes aujourd’hui, a lancé Jonas Vingeggard à l’arrivée de la 15e étape dimanche. Finalement, Dylan [van Baarle] et Wilco [Kelderman] ont encore dû travailler, malheureusement je ne pense pas qu’ils aient eu une journée facile. On a géré l’étape comme on le souhaitait. La journée de repos va faire du bien. Je pense que mes jambes en ont besoin. »

    Almeida, seul au monde

    Derrière le leader, seul João Almeida semble être en capacité de pouvoir titiller le grand favori de cette Vuelta 2025. Avec 48 secondes de retard, le Portugais a encore sept étapes pour rattraper son retard. Il va devoir prendre des risques et profiter d’une étape périlleuse, comme cette 16e étape, pour faire la différence avec un Vingegaard surmotivé.

  • Sécurité estivale : le maire insiste pour des renforts

    Sécurité estivale : le maire insiste pour des renforts

    Le maire du Rove, Paul Sabatino, a reçu en mairie le nouveau commandant de la gendarmerie de Carry-le-Rouet, Franck Molnar le mercredi 5 septembre. L’occasion d’évoquer les enjeux de sécurité, notamment dans les calanques de Niolon et de La Vesse, hautement fréquentées en été. Le maire a rappelé son souhait de voir des renforts saisonniers installés à demeure à Niolon, comme par le passé, afin d’assurer proximité et réactivité.

    Il a notamment proposé la mise en place de rencontres trimestrielles réunissant mairie, gendarmerie, pompiers et partenaires. Il souhaite également organiser des exercices d’évacuation grandeur nature avec déclenchement de sirènes, et réaliser des audits dans les écoles pour vérifier l’application des consignes de sécurité.

    Le 28 août, lors de la visite de la nouvelle sous-préfète de région, Paul Sabatino, représenté par son adjoint, avait déjà insisté sur la nécessité de loger des renforts à Niolon, la surfréquentation estivale entraînant stationnements sauvages, incivilités et tensions. Corinne Simon avait alors présenté le bilan 2025 du Dispositif estival de protection des populations (Depp). Avec 30 militaires mobilisés, dont 18 supplémentaires par rapport à 2024, jusqu’à 15 patrouilles quotidiennes ont été assurées sur mer et à terre. Le commandant Jean-Yves Curci a salué des résultats probants : -30% de délinquance, – 33% d’atteintes aux biens et -50% de vols liés aux véhicules.

    Si ces chiffres sont positifs, le maire du Rove rappelle que Niolon et La Vesse demeurent des zones sensibles. La commune multiplie les initiatives : caméras supplémentaires, fermetures ponctuelles de routes, potelets anti-stationnement, contrôles à la gare de Niolon. Mais Paul Sabatino le rappelle régulièrement « si la sécurité publique relève d’abord de l’État, la commune prend toute sa part de responsabilité et met en œuvre les moyens qui relèvent de ses compétences. Mais face à une fréquentation toujours plus importante, l’appui de l’État demeure indispensable. »

    Ces rencontres s’inscrivent dans une même dynamique : porter la voix des habitants du Rove pour garantir sécurité, tranquillité et respect du patrimoine naturel des calanques.

  • « La musique blues m’a aidée à guérir mes blessures »

    « La musique blues m’a aidée à guérir mes blessures »

    Entretien

    Pour rallier les ghettos de Lagos, dans son Nigeria natal, aux scènes européennes, où sa voix résonne désormais avec une puissance jubilatoire, Justina Ogunlolu, alias Justina Lee Brown, en a parcouru, du chemin. Confrontée à l’extrême pauvreté et à des abus ayant fauché son enfance, cette chanteuse, qui se propulse avec une énergie aussi bien soul que rock, comme le prouve son album Lost Child, incarne à elle seule l’essence du blues : surmonter ses pires traumatismes pour en faire belle œuvre.

    La Marseillaise : Au cours de votre enfance dans les ghettos de Lagos, votre mère vendait des sachets d’eau dans la rue. Pendant qu’elle travaillait, vous tapiez sur une bassine avec un bâton pour vous exercer à chanter. Quels souvenirs gardez-vous de cette période ?

    Justina Lee Brown : Je garde de beaux souvenirs de ma jeunesse innocente. Petite, j’étais peu conscience de l’insécurité qui m’entourait. Pourtant, nous étions constamment affamés avec ma mère, c’était très dur de se nourrir. Sans compter l’absence d’un foyer stable, avec des déplacements constants. Mais l’amour m’a permis de surmonter tout cela. J’étais heureuse car les rues regorgeaient de divertissements.

    Qu’est-ce que cela vous a appris sur vous-même ?

    J.L.B. : Cela m’a appris à ne jamais abandonner, à attendre toujours des jours meilleurs.

    Votre chanson « Billiki » raconte l’histoire d’une jeune fille qui disparaît après que sa mère lui demande d’aller chercher de l’eau au ruisseau. À quel point est-ce inspiré de votre vie ?

    J.L.B. : « Billiki » parle surtout de l’ironie du sort qui touche de nombreuses filles dans la société. L’insécurité est pesante et nous n’avons ni le gouvernement, ni le système nécessaire pour protéger les jeunes qui grandissent dans mon pays. Énormément de jeunes filles disparaissent, avant d’être violées et maltraitées. Mais le gouvernement ne fait rien. En ce qui me concerne, avoir été maltraitée à l’âge de 6 ans à peine m’a laissée avec une grande souffrance que seul dieu peut guérir. Pour éviter que les prochaines générations aient à endurer cela, je me dois de sensibiliser les gens à ce phénomène. J’espère qu’un changement pourra advenir. Parce que, quand un enfant est brisé, il n’y a pas de réparation possible.

    Le blues est une musique afro-américaine créée dans les champs de coton par des personnes qui ont subi la ségrégation raciale, aussi bien pour exprimer leurs peines que leurs espoirs. Joue-t-il le même rôle dans votre vie ?

    J.L.B. : Le blues que je joue est un son d’espoir et de guérison car quelque chose était brisé en mon for intérieur. Et en dehors de cela, en tant qu’Africains, nous sommes remplis de tant de joie et d’amour : le blues est donc pour nous un cri de bonheur et d’enthousiasme gospel. À bien des égards, la musique m’a sauvé la vie, mais aussi celle de ma famille. Je suis donc reconnaissante envers la musique, et plus particulièrement le blues. Le blues m’a aidée à guérir de mes blessures.

    Vous avez également créé la JLB Care Foundation pour venir en aide aux enfants maltraités au Nigeria. Comment parvenez-vous à leur apporter du soutien ?

    J.L.B. : Ce qui m’a inspirée pour créer cette fondation, c’est que la situation à laquelle j’ai moi-même été confrontée il y a de nombreuses années, perdure. Énormément d’enfants des rues souffrent de la faim et aucun enfant ne mérite de vivre ainsi. Mon objectif est d’essayer de préserver autant que possible les enfants avec lesquels je suis en contact : les aider à accéder à un toit, leur donner de quoi manger, une bonne santé et une éducation adéquate pour qu’ils puissent se débrouiller seuls plus tard. On essaie de briser le cercle vicieux de la pauvreté.

  • Contre la lesbophobie, un rassemblement bouleversant

    Contre la lesbophobie, un rassemblement bouleversant

    Une vive émotion s’est emparée de la place Félix-Baret (6e) lundi à 18h, au pied de la préfecture, où une centaine de personnes se sont rassemblées en hommage – ou « femmage » – à Caroline Grandjean-Paccoud. Mariée à une femme, la directrice d’une école de Moussages, dans le Cantal, s’est suicidée le 1er septembre, jour de la rentrée scolaire, après plusieurs mois de harcèlement lesbophobe sur son lieu de travail.

    Vécu comme un moment de recueillement collectif, le rassemblement s’est ouvert avec la lecture d’une lettre écrite par Christine Paccoud, épouse de Caroline, suivie d’une minute de silence. Dans les mains des participantes émues, un slogan revient : « La lesbophobie tue ». « Il faut le répéter encore et encore. Les LGBTphobies isolent, détruisent et tuent. Les LGBTphobies et le silence institutionnel brisent des vies. Caroline n’est pas la première », s’est indigné Camille Dutta Gupta, co-président du centre LBGT Marseille. Nous pensons à toutes celles et ceux dont les noms ne sont pas médiatisés. En vos noms, nous demandons enfin des moyens pour que vous ne soyez pas partis pour rien ».

    L’Éducation nationale mise en cause

    Parmi les institutions pointées du doigt dans l’affaire : l’Éducation nationale, accusée de ne pas avoir soutenu la fonctionnaire face au harcèlement qu’elle subissait. Après que le rectorat de Clermont-Ferrand a suggéré à Caroline Grandjean-Paccoud de changer d’établissement en 2024, une première proposition mal vécue par la directrice d’école, l’Éducation nationale a porté plainte en diffamation, en 2025, contre Remedium, auteur de bande dessinée qui avait relayé l’histoire de Caroline sur son blog « Cas d’école ».

    « La justice française et l’Éducation nationale sont coupables. Les politiques sont coupables (…) de nous faire taire lorsqu’il s’agit de nous soutenir. Nous sommes une foule en colère de t’avoir perdue, Caroline », s’est émue Ambre, militante féministe. Sophie Roques, adjointe au maire en charge de l’état civil et à l’initiative du rassemblement avec plusieurs associations locales de défense des droits LGBT, s’est elle aussi exprimée. « En tant qu’élue, je veux dire avec force que la République, l’école, les institutions ne peuvent pas rester aveugles. Elles ont le devoir de protéger, de reconnaître et de soutenir », a-t-elle rappelé. Et d’ajouter : « Son nom – celui de Caroline- portera l’exigence de combattre chaque parole, chaque geste lesbophobe. Nous portons aussi ensemble la promesse que ce combat sera mené ». Des membres de la FSU-Snuipp 13, syndicat des instituteurs, étaient présents lors du rassemblement mais n’ont pas pris la parole.

    Selon SOS homophobie, les jeunes LGBT ont 2 à 7 fois plus de risques d’effectuer une ou plusieurs tentatives de suicide au cours de leur vie que le reste de la population.

  • Le collège Éluard en grève pour garder sa surveillante

    Le collège Éluard en grève pour garder sa surveillante

    Collègues, cheffe d’établissement et même inspection académique s’accordent sur un point : Delphine Guiraud, assistante d’éducation (AED) au collège Paul-Éluard de Bollène, remplit parfaitement sa mission. Le rectorat, contacté par nos soins, parle de « bons états de service ». Le gros hic, c’est qu’au bout de six années de contrat à durée déterminée au sein du même collège, la surveillante s’est vu refuser un CDI à Éluard.

    Une décision incompréhensible pour l’ensemble de ses collègues, cheffe d’établissement et parents d’élèves, dont une centaine a signé la pétition pour que Delphine Guiraud puisse être titularisée. Une grève a donc été menée, ce lundi, impliquant l’ensemble de la vie scolaire et une quinzaine de professeurs. Devant l’établissement, une trentaine de personnes s’est réunie à l’appel des syndicats Snes-FSU et CGT Éduc’action, en présence également d’Anthony Zilio, maire (SE) de Bollène et conseiller départemental qui a adressé un courrier de soutien.

    « Le 14 mars, le rectorat a refusé ma demande de CDI par une réponse non officielle, en prétextant que mon établissement comptait déjà “trop de CDI”. Après de très nombreuses relances, je reçois enfin une réponse officielle le 11 juillet : un refus sans aucun motif inscrit », retrace Delphine Guiraud, dépitée. Avec l’appui de la CGT, la justice a été saisie, le 1er août, afin de forcer le rectorat à revoir sa décision. Une requête qui a abouti le 21 août, puisque le tribunal administratif a suspendu en urgence le non-recrutement en CDI, enjoignant le rectorat à « réexaminer la situation ». Ce qui est fait puisqu’un « contrat à durée indéterminée à temps complet, au sein du collège Joseph-d’Arbaud de Vaison-la-Romaine, lui a été remis en main propre, prenant effet le 1er septembre », nous répond le rectorat, estimant qu’il s’agit du « poste non pourvu le moins éloigné de son domicile ».

    Cela reste « une injustice » pour Delphine Guiraud, qui a jusqu’au 13 septembre pour répondre à la proposition, située à 40 minutes de son domicile. « Rien ne justifie ce poste. En attendant, le collège Éluard, qui avait gelé son poste, va devoir embaucher quelqu’un d’autre en CDD », s’étrangle la CGT, qui ne comprend pas le soi-disant quota de CDI à respecter. « Le rectorat désorganise tout un établissement et une vie personnelle », ne décolère pas le syndicat, qui compte, à nouveau, sur la justice.

  • L’interdiction des poids lourds sur la rocade se précise

    L’interdiction des poids lourds sur la rocade se précise

    La municipalité d’Avignon maintient son choix d’exclure les poids lourds de plus de 38 tonnes de la Rocade Charles-de-Gaulle.

    En effet, celui-ci a été confirmé lors d’une réunion de présentation, en présence de représentants des services de l’état en Vaucluse. Ces véhicules seront ainsi interdits, à partir d’une date qui n’a pas encore été communiquée, de 7 heures à 19 heures tous les jours, sur la section du boulevard Charles-de-Gaulle comprise entre le carrefour de l’avenue de Tarascon et l’avenue Pierre-Sémard. Et ce afin de « dégager de la fluidité sur la rocade aux heures de pointe, de sécuriser les piétons et les vélos tout au long de la journée, d’améliorer la qualité de l’air ainsi que la qualité sonore, de faciliter la circulation des transports en commun et des véhicules de secours. » La première année servira d’expérimentation. Un nouveau comité de suivi réunissant les acteurs territoriaux et économiques est prévu le 17 septembre prochain.

    Un projet déjà défendu lors du dernier conseil municipal, le jeudi 26 juin, où la première édile de la Cité des Papes, Cécile Helle (PS), poussait encore pour la mise en place de cet arrêté « parce qu’il en va d’un enjeu de santé publique aujourd’hui pour tous les habitants ». Elle dénonçait également les remarques d’élus du nord du département des Bouches-du-Rhône qui sont contre cette interdiction, car elle déporterait le trafic sur leur territoire.

    Ceux-ci poussent pour la poursuite de la Liaison Est-Ouest (LEO), aujourd’hui au point mort, car le Grand Avignon et Avignon s’y opposent, avancée comme une solution par Marcel Martel, maire (DVD) de Châteaurenard. Mais les échéances électorales à venir, avec les municipales de l’an prochain, bloquent le dossier au moins pour les prochains mois. Une mesure qui n’est pas non plus complètement nouvelle. Dès 2022, la municipalité souhaitait interdire les poids lourds sur ce même axe routier, très fréquenté aux heures de pointe. Mais sa mise en place n’avait alors pas pu se faire, notamment à cause d’une mobilisation des entreprises de transport.

    Péril économique

    « On peut entendre la question de la santé de la population, mais il aurait fallu faire les choses dans l’ordre et commencer par une concertation », regrette de son côté Stéphane Paglia, président de la CCI d’Arles, dont un collaborateur a assisté à la réunion de présentation de l’arrêté. « Tout le monde a dit non autour de la table. Il faut trouver une solution intelligente. Déplacer le problème de quelques kilomètres n’en est pas une. D’autant que les trajets vont s’allonger alors que le but est d’économiser des kilomètres. Malgré les frontières administratives, on vit tous sur le même territoire, car cette décision est un non-sens économique », ajoute-t-il.

    Les organisations syndicales de transporteurs s’opposent aussi à nouveau au projet. « Fermer la rocade ne supprime pas ces flux, cela détourne près de 600 camions quotidiens vers les communes voisines, allongeant les distances parcourues, générant plus de rejets d’émissions de CO2 et de risques routiers », assurent-ils, ajoutant que « la rocade constitue aujourd’hui la voie la plus adaptée pour concilier circulation des marchandises, sécurité routière et qualité de vie des habitants. » Pour eux, cette décision « met en péril les entreprises locales par des surcoûts logistiques », « déplace la circulation vers de nouveaux habitants et sature des axes secondaires moins adaptés ». Elle remettrait aussi en cause le report modal, car « 450 camions/jour qui circulent aujourd’hui par le rail reviendraient sur la route, compromettant l’avenir du terminal de Courtine, une centaine d’emplois et 90 000 tonnes de CO2₂ économisées chaque année », complètent-ils, les conteneurs étant chargés sur des trains à la plateforme rail-route en zone Courtine, à Avignon.

    La décision ne pourra être validée qu’avec l’accord du préfet, car la rocade dépend de l’état.

  • La maire de Toulon (SE) Josée Massi bien placée

    La maire de Toulon (SE) Josée Massi bien placée

    Beaucoup pensent que le mauvais feuilleton n’a que trop duré face au risque de voir l’extrême droite reprendre la Ville qu’elle était parvenue à rafler, en 1995, la laissant exsangue cinq ans plus tard. Autant dire que les intrigues, les fâcheries, et autres vexations ne vont pas tarder à fatiguer l’électorat de la majorité municipale.

    D’autant plus que tout paraissait réglé dès le 16 juin, date à laquelle, en primeur dans La Marseillaise, Hubert Falco annonçait apporter tout son « soutien » à la maire sortante Josée Massi, en expliquant avoir « confiance » en elle pour 2026, et la désignant comme « l’avenir », « entourée d’une équipe solide et expérimentée, mais aussi d’une nouvelle génération de jeunes élus ».

    Avec le soutien d’Hubert Falco

    Or, depuis cet été, on traîne les pieds lorsqu’on ne se fait pas carrément de croche-pattes. Pendant ce temps, le député (Ren.) Yannick Chenevard crie à qui veut l’entendre (pas grand monde) qu’il faudra compter sur lui pour les municipales. Le sénateur (LR) Michel Bonnus, très proche du très droitier Bruno Retailleau, jure s’être réconcilié avec Hubert Falco, avec qui, pourtant, il n’a pas été très tendre lorsqu’il était à terre. Et ce dernier, fâché, nous jure en marge d’une manifestation : « Je ne soutiens plus personne ! », laissant planer le doute sur ses intentions.

    Josée Massi, quant à elle, s’affiche comme la plus constante. Forte de sa légitimité et de son positionnement modéré, elle pourrait bien s’imposer face à des rivaux peu enclins à reconnaître son poids politique.

    Pour pousser l’analyse sur les chances des uns et des autres de l’emporter, en se limitant ici au camp de la majorité municipale, nous nous sommes procuré l’intégralité du sondage Elab, réalisé au mois de mars, dont une partie seulement avait été commentée, à l’époque. Des résultats à prendre avec beaucoup de pincettes, même s’ils dessinent de grandes tendances exprimées à un moment donné.

    Il en ressort que Josée Massi, à qui ses détracteurs reprochent un manque de popularité, arrivait devant en termes de bonnes opinions et d’intention de vote, devançant Michel Bonnus de 3 points. Ce n’est certes pas énorme, mais ça compte. Ceci dans le cadre d’un scénario où la majorité municipale part unie derrière un seul candidat.

    En revanche, et cela est passé inaperçu à l’époque, dans l’hypothèse de plus en plus probable où plusieurs candidats s’affronteraient au premier tour, faisant alors en quelque sorte office de primaires, les résultats sont encore nettement plus favorables à Josée Massi. La maire sortante, toujours selon ce sondage, collecterait 35% des voix contre seulement 9% pour Michel Bonnus, la plaçant en très bonne place pour affronter la candidate d’extrême droite Laure Lavalette, estimée dans ce cas-là à 38%. Le report des voix de la gauche assurant son échec.

    Encore faut-il que la raison l’emporte sur les ambitions personnelles et la colère. Et qu’Hubert Falco reste fidèle à ses engagements. Rien d’insurmontable, donc. Pour ce qui est de l’ambiance, rien n’a filtré de la réunion de majorité, qui s’est déroulée lundi après-midi.

  • La rentrée de la MJC bat son plein entre théâtre et musique

    La rentrée de la MJC bat son plein entre théâtre et musique

    Je l’inscris à la MJC car il baigne dedans depuis qu’il est petit », confesse Marilyne Pellegrino aux inscriptions de rentrée de la Maison des jeunes et de la culture (MJC) de Martigues mardi dernier. Son fils Hugo vient y découvrir le théâtre, « car je veux devenir Youtubeur et tourner dans un film » argue le jeune garçon en CM2 à La Couronne.

    Un rêve Parmi d’autres, au milieu des dizaines de parents, enfants et autres intéressés par les activités de la MJC. Avec comme nouveauté cette année l’atelier musical des minots, Qui permet à des enfants n’ayant jamais fait de musique de découvrir plusieurs instruments. « On a eu besoin de trouver un moyen pour désengorger les cours de musique qui sont pleins chaque année » indique Elsa Ferrier, chargée de la communication de la MJC. Une nouveauté complétée par un atelier de percussion africaines et de rythmes du monde par Jean-Christophe Herrmann.

    Avec plus de 990 adhérents l’année dernière, la MJC se donne pour « objectif d’atteindre le même nombre cette année » projette Elsa Ferrier, alors qu’ « entre 250 et 300 personnes étaient déjà réinscrites en fin de saison dernière » et que « le temps fort de l’inscription dure jusqu’à la Toussaint ».

    Un ancrage local

    Cette affluence à l’inscription s’explique entre autres par la présence et l’historique de la MJC de Martigues. « On vient voir des pièces de théâtre depuis très longtemps » reprend Marilyne Pellegrino. « Je suis déjà venu voir des spectacles de ma grand-mère » abonde son fils Hugo. Le large éventail d’activités permet d’ailleurs de s’y retrouver à tous ces âges. Comme le dit la mère de Nils Fruit, « il faisait du saxophone avant. Je voulais qu’il fasse une autre activité culturelle alors je l’ai inscrit au théâtre car j’en ai moi-même fait avant ». « Car c’est un sacré comédien » complète-t-elle sur le ton de l’humour.

    Et ces activités ne sont pas que pour remplir le mercredi. « il voulait continuer le saxo mais son ancien professeur arrêtait, alors on est venu ici » conclut la mère de Nils Fruit. On retrouve cette « connaissance intergénérationnelle des habitants », souligne le directeur Isidore Gomis, qui insiste sur « le renouvellement du package, issu chaque année des discussions avec les adhérents sur ce qu’ils ont envie de faire ». Cette liberté est rendue possible par « l’engagement constant de la Ville sans laquelle on fermerait nos portes » indique le directeur, qui revendique l’« équipement le mieux doté dans les Bouches-du-Rhône. Quand je discute avec d’autres collègues je vois qu’ils ne sont pas soutenus comme nous » en comparaison avec les autres structures analogues.

    À noter, le prochain temps fort qu’est la soirée Kanaky le 4 octobre.

  • Fleurs et chants sur le canal de Martigues

    Fleurs et chants sur le canal de Martigues

    Les violences lesbophobes isolent et tuent » martèle Fabienne Baroni, de la FSU de Martigues, face aux participantes – et quelques participants – au rassemblement en hommage – ou « femmage » – à Caroline Grandjean-Paccoud, directrice d’école du Cantal s’étant suicidée, le 1er septembre.

    « Elle a été poussée au suicide après des mois de harcèlement lesbophobe débutés en 2023 par des insultes et des menaces sur les murs de l’école où elle exerçait son métier » relate la militante, qui rappelle que Caroline Grandjean-Paccoud « avait alerté l’Éducation nationale qui, en ne proposant rien d’autre qu’un changement d’affectation ». « Elle n’a pas été écoutée. Ce drame témoigne de la persistance silencieuse de la lesbophobie dans notre société. Car être lesbienne en France en 2025, c’est encore être en danger. Les violences lesbophobes isolent et tuent. Le silence et l’inaction des institutions y contribuent largement » juge Fabienne Baroni, rappelant à la mémoire le suicide de Dinah, lycéenne de 14 ans, « après des mois de harcèlement, de menaces de mort et d’insultes racistes et homophobes » en octobre 2021

    La chorale féministe des Meutes rieuses entonne « À la gloire des femmes en deuil » puis l’hymne du MLF, pendant que des fleurs sont jetées dans le canal Baussengue. « Nous exigeons que l’État protège et accompagne les élèves et les personnels contre la lesbophobie et toutes formes de discriminations » conclut Fabienne Baroni.

  • « Nous allons recentrer le débat à Marseille, sortir des invectives »

    « Nous allons recentrer le débat à Marseille, sortir des invectives »

    La Marseillaise : Quel est le sens de cette charte et de ses 26 propositions ?

    Maxime Boudet : On veut respecter toutes les sensibilités de Renaissance et notre ADN, qui est un socle solide autour du « en même temps ». On défend ces valeurs au national avec un renouvellement des visages. Localement, Renaud Muselier pilote les échanges avec les autres partis, mais on voulait montrer que pendant ce temps, nous bossons. On a donc travaillé avec l’ensemble des présidents de comités signataires du document et nos 250 adhérents sur Marseille, sur ce qu’on veut défendre : la laïcité, l’humanisme, le progrès, la modernité, le dépassement, l’écologie pragmatique…

    Il y a des propositions qu’on peut mettre en avant ?

    M.B. : Dans ce qui me parle le plus, il y a la citoyenneté. La République est en pleine turbulence, mais les élections municipales vont redonner envie aux gens de s’engager. On propose aussi des mesures sociales comme la création d’un droit opposable à la garde des enfants pour les mères isolées. Il y en a sur la santé aussi, sujet d’actualité avec les derniers événements à Belsunce…

    C’est bien de l’aborder ainsi.

    M.B. : Et c’est ce qu’on est censé défendre, on doit regarder les faits en face. D’accord, l’immigration irrégulière est un vrai problème, mais quand la personne est en situation régulière, il y a d’autres problèmes de fond qu’il faut traiter. Là, le monsieur avait des problèmes psychiatriques et c’est un vrai sujet à Marseille. Ça fait deux ans que le CMP du 1er et du 2e arrondissements est fermé. On voit bien les gens qui errent dans la rue, sans soins, en rupture sociale totale, sans accompagnement. Il faudrait négocier un vrai partenariat Ville – Aphm comme il existe des partenariats Ville – Port. Laisser les gens sans soins, on voit là ce que ça donne : une personne qui a une errance médicale, qui ne prend plus de traitement, qui se réfugie dans des produits stupéfiants… Certes, le monsieur était Tunisien, mais il avait surtout un gros problème psychiatrique. Et qu’est-ce qu’on en a fait ? On l’a ignoré.

    La charte s’inscrit dans une démarche « centriste, humaniste et progressiste ». C’est un message aux Républicains qui courent après l’extrême droite ?

    M.B. : On veut être droit dans nos bottes et le garant de ces valeurs fondamentales dans la coalition. On ne veut pas se renier. On dit à la droite républicaine, attention, on doit défendre ce côté humaniste. Et des Républicains le font très bien, comme les UDI ou le Modem. On est sur cette ligne. Mais aussi, on veut chercher les centres gauches, les sociaux-démocrates modérés. Il faut vraiment se rassembler. En fait, on ne peut pas pactiser ni avec la LFI, ni avec le RN. Marseille n’a vraiment pas besoin de ça, surtout en ce moment.

    Vous n’avez pas le sentiment que cette alliance tire à droite ?

    M.B. : Je suis persuadé que beaucoup vont nous rejoindre parce que nous allons recentrer le débat, et sortir des invectives et de la surenchère. Rien n’est figé. Plus on sera nombreux dans cette alliance, mieux ce sera pour gagner la ville en 2026.