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  • La Ville travaille sur deux dispositifs d’accès aux soins

    La Ville travaille sur deux dispositifs d’accès aux soins

    La municipalité veut continuer à « développer une politique de santé », notamment depuis « son adhésion au Réseau français des villes-santé de l’organisation mondiale de la Santé (OMS) ». Dans le cadre de ce partenariat, soutenue par l’Agence régionale de santé entre autres partenaires, la Ville prépare d’une part un contrat local de santé (CLS), outil visant à favoriser l’accès aux soins. De l’autre côté, un conseil local en santé mentale (CLSM), dispositif de coordination qui réunit localement l’ensemble des acteurs concernés par la santé mentale : élus, professionnels de santé, travailleurs sociaux, associations de patients et d’usagers, mais aussi justice, police, éducation…

    Avant que la démarche ne soit mise en place, un diagnostic territorial de santé (DTS) a été dressé. Le document, qui « dresse un état des lieux actualité de la santé des habitants », sera rendu public dès la fin du mois de septembre. Ses résultats permettront d’axer les orientations des CLS et CLSM. Un comité de pilotage tenu le mercredi 3 septembre dernier a, lui aussi, permis de réfléchir aux lignes d’action autour de ces dispositifs.

  • Des logements miniers repensés face au climat

    Des logements miniers repensés face au climat

    Près de 300 logements « hérités de la SA d’HLM de Franche-Comté (SAFC), devenu Néolia, réservés au logement des anciens mineurs », sont en attente de rénovations. Le bailleur social 3F Sud, filiale d’Action Logement, vient de lancer un plan stratégique pour réhabiliter ce patrimoine minier.

    En parallèle, le groupe 3F organise le concours d’idées « Conforts 2050 : réadapter l’habitat aux climats », en partenariat avec l’École nationale supérieure d’architecture de Versailles. Cette expérimentation locale interroge notamment la réhabilitation à l’épreuve du changement climatique et retient Gardanne comme l’un des quatre sites de réflexion à l’échelle nationale. « Le concours vise dejeunes professionnels. Aujourd’hui, on a besoin d’une vision fraîche qui dépasse le sens du confort tel que la norme le décrit », explique Luca de Franceschi, directeur de l’architecture et du développement durable de 3F. Les candidats ont jusqu’au 7 octobre pour déposer leur proposition.

    Ce patrimoine, hérité de l’histoire minière, compte 296 logements, dont une large majorité (223) est située à Gardanne. « Le quartier est encore marqué par cette histoire, décrit Luca de Franceschi. Gardanne est un site emblématique de la naissance du logement social ». Le reste est réparti entre Fuveau, Gréasque, Meyreuil, Mimet, Rousset et les 2e et 15e arrondissements de Marseille. Majoritairement constitués de pavillons individuels, ces logements avaient été réservés aux familles de mineurs, via une convention passée avec l’Agence nationale pour la garantie des droits des mineurs (ANGDM). Ils sont encore aujourd’hui habités par d’anciens mineurs et leurs familles. Mais, construites il y a plusieurs décennies, les habitations présentent désormais un état de dégradation « plus prononcé que la moyenne du patrimoine ».

    L’appel d’offres porte sur une mission de neuf mois, visant à réaliser un diagnostic complet du bâti, puis à élaborer une stratégie de réhabilitation sur cinq ans. « L’idée est aussi de repenser la notion de confort dans ces logements sociaux à l’épreuve du climat », estime 3F Sud. « Décarbonation, économies d’énergie et confort d’été » figurent dans les critères de réhabilitation. Les premières conclusions du plan stratégique sont attendues au printemps.

  • « Je soutiens l’éthique et la morale en politique »

    « Je soutiens l’éthique et la morale en politique »

    La Marseillaise : Demain soir s’ouvre une nouvelle assemblée populaire…

    André De Ubeda : Oui, nous sommes dans la continuité d’un processus démocratique inédit dans lequel on fait choisir les citoyens. Ils ont à se déterminer sur le programme et sur les candidats, c’est quand même assez extraordinaire. C’est un exercice difficile, mais très enrichissant. Donc, on continue. Et on est les seuls à le faire, même s’il y en a qui essayent très maladroitement de nous imiter, comme Lavalette avec ses conférences-débats.

    Vous parlez là de la candidate d’extrême droite ?

    A. D. U : Oui, la candidate du Rassemblement national, qui fait tout pour ne pas apparaître pour ce qu’elle est dans ses affiches et dans ses propos. La vacuité de ses propos, malgré la rapidité de son débit, montre qu’elle n’a pas de programme. D’ailleurs, elle n’a absolument exposé aucune idée pour Toulon. Elle se contente d’exposer sa personne et, surtout, elle évite de parler de politique.

    Elle n’est pas la seule à vouloir montrer une autre image, à Toulon, que celle défendue par son parti…

    A. D. U : C’est vrai. Je trouve d’ailleurs que Michel Bonnus [le sénateur LR], puisqu’on parle des candidats putatifs, fait à peu près la même chose. Il se met en photo avec sa famille et il parle de lui. Je lui souhaite une bonne santé, bien sûr, mais c’est un peu court. Il ne parle pas de Toulon, il ne parle pas de projet. Mais qui est Bonnus, exactement ? Est-ce le généreux restaurateur qui invite tout le monde chez lui ? Ou est-ce le représentant de l’aile la plus à droite de la droite, de la droite extrême de Retailleau. Est-ce Dr Jekyll ou est-ce M. Hyde ? Est-ce que c’est le gentil gars qui accueille tout le monde sur sa liste ? Ou celui qui vote des lois au Sénat contre les immigrés, contre les étrangers ? Il fait partie de ceux qui lient délinquance et immigration, exactement comme le Rassemblement national. Ce n’est pas pour rien que Laure Lavalette lui a proposé une alliance. Elle lui a proposé à lui et à personne d’autre.

    Comment analysez-vous ce qui semble être un manque d’entrain d’Hubert Falco à soutenir Josée Massi, maire sortante, après toutes ces années de fidélité exemplaire ?

    A. D. U : Cela fait partie des actes qui contribuent à ce que les gens soient dégoûtés de la politique. Tout le monde sait que je ne partage pas toutes les idées de Josée Massi, mais c’est une femme respectable, honnête, qui lutte réellement, elle, contre le Rassemblement national, de façon sincère et efficace. Moi, j’ai écouté son discours le jour de la commémoration de la Libération de Toulon. Un extraordinaire discours qui a fait que Mme Lavalette parte avant « La Marseillaise », sans s’embarrasser du protocole. Moi, je ne soutiens pas Mme Massi, mais je soutiens l’éthique et la morale en politique.

    Où en est l’union à gauche ?

    A. D. U : Soyons francs, soyons clairs ! On rassemble pour l’instant toutes les gauches, même si LFI hésite encore à venir. Nous allons parler de ça, aussi, au cours de l’Assemblée populaire. Tranquillement, sans se fâcher, sans s’énerver. On va écouter tout le monde et on va entrer dans un processus, je l’espère, de discussion avec la France insoumise. Mais plus largement, on va essayer de rassembler. On est en train de rencontrer des acteurs de la vie économique, sociale, culturelle, politique et sportive de Toulon. Et on est très fiers de ce qu’on fait. On est ouvert à tout le monde. Pas à l’extrême droite, bien sûr. Mais à toutes les personnes de bonne volonté. Je discute d’ailleurs avec des gens qui sont de droite et qui sont intéressés. On est dans un processus de consultation, d’écoute attentive, pour transposer ça dans un projet qui sera le projet du XXIe siècle, pour le coup.

  • Les habitants du Clos des Fontaines sont toujours à sec

    Les habitants du Clos des Fontaines sont toujours à sec

    « Je dois porter ça au moins trois fois par jour depuis plus d’une semaine. C’est insupportable », déplore Mélissa Urbano, habitante de la résidence du Clos des Fontaines, à Avignon, pendant qu’elle remplit deux bidons d’eau d’un robinet coincé entre un mur et une poubelle. Avant de les porter, faute de mieux, jusqu’à son appartement, au 5e étage, où l’attend son fils âgé de quelques mois.

    Car ce point d’eau est, depuis ce lundi 1er septembre, le seul qui fonctionne pour environ 230 appartements. Et ce, car les pompes de la copropriété ont lâché. Ce qui entraîne un défilé de dizaines de familles devant ce petit local à poubelles lugubre pour remplir bidons et bouteilles. « Le rez-de-chaussée a un petit filet d’eau. Mais, au-dessus, on n’a rien et on en a besoin pour tout. J’ai même dû demander à déplacer la garde de mes enfants, le week-end dernier, car je ne pouvais pas les accueillir dans de bonnes conditions », confie de son côté Mourad Rahi, habitant au 6e étage d’un des bâtiments concernés. « On se lave depuis plus d’une semaine avec des lingettes et on va à la laverie alors qu’on a une machine. Et ça, personne ne va nous le payer », lance un autre habitant, excédé. Une distribution par la mairie, suite à des échanges avec la préfecture de Vaucluse, de trois packs d’eau par foyer, s’est tenue ce mardi 9 septembre, dans le quartier.

    Manque d’entretien

    Devant les fameuses pompes, visiblement en piteux état car pleines de rouille et baignant dans l’humidité et les moisissures, un technicien s’affaire depuis ce mardi 9 septembre, soit plus d’une semaine après l’arrêt des pompes. D’après lui, le précieux liquide devrait revenir d’ici ce jeudi, au plus tard, dans les robinets. Mais de nouveaux travaux devraient être engagés dans les prochains mois pour pérenniser le bon fonctionnement des machines. « Elles n’ont tout simplement jamais été entretenues correctement », pousse Rabah Kherrouf, l’un des copropriétaires particulièrement engagé dans la résidence.

    Il pointe du doigt le mandataire judiciaire, AJ Associés, avec lequel une scission est toujours demandée. Car ce n’est pas la première fois qu’il y a un conflit entre cette structure et les habitants. En septembre 2024, les parties communes de deux bâtiments de la résidence étaient privées d’électricité suite à des factures impayées. Contacté par La Marseillaise, le mandataire judiciaire n’a pas répondu.

    Le député de la 1ère circonscription, Raphaël Arnault (NFP/LFI), s’est également rendu sur place, ce lundi 8 septembre. Il a adressé une lettre à la mairie d’Avignon et à la préfecture, leur demandant notamment « d’assurer la coordination avec le mandataire judiciaire afin que ses responsabilités soient pleinement assumées. »

  • Une rentrée placée sous le signe de l’innovation

    Une rentrée placée sous le signe de l’innovation

    « Avec l’IUT Rénov, nous offrons à 800 étudiants un campus moderne, durable et exemplaire », a déclaré le président (Ren.) de la Région Sud, Renaud Muselier, en précisant que la collectivité a investi 3,5 millions d’euros « pour donner à notre jeunesse les meilleures conditions d’études et à notre territoire les talents dont il a besoin pour relever les défis de demain ».

    Ce projet s’inscrit dans une démarche globale de rénovation du campus de La Garde, avec pour objectif la préservation des ressources. Il comprend notamment la création d’îlots de fraîcheur pour renforcer la biodiversité, des toitures végétalisées, des panneaux photovoltaïques, ainsi qu’un raccordement à une chaudière biomasse afin de réduire l’empreinte énergétique. Une gestion optimisée des eaux pluviales complète ce dispositif

    Dans le cadre de cette démarche d’éco-campus, l’Université de Toulon a d’ailleurs été lauréate du Prix d’excellence de la planification écologique 2024, qui récompense les initiatives financées par la Région en faveur de l’adaptation du territoire au changement climatique et écologique.

    Éco-campus exemplaire

    « Désormais, les étudiants en génie industriel et maintenance et génie électrique et informatique industrielle vont étudier dans des conditions idéales », s’est félicitée la vice-présidente de la Métropole, Josée Massi (SE). Elle a salué le regroupement de ces deux départements, qui témoigne, selon elle, de la volonté de l’Université de Toulon de « mutualiser les locaux » et de sa « capacité à créer une synergie qui sera bénéfique aux deux filières ».

    L’occasion de rappeler, également, que « ce bâtiment est la première étape d’une restructuration globale de l’IUT, autour de quatre ensembles immobiliers ». Une « politique volontariste », insiste-t-elle qui vise à donner « les moyens à notre territoire de devenir une référence en matière de vie étudiante ».

  • Le curieux banquet le long des remparts, c’est ce dimanche

    Le curieux banquet le long des remparts, c’est ce dimanche

    Derniers préparatifs en vue pour le curieux banquet. Commencé à être élaboré en octobre, le menu sera à la carte avignonnaise ce dimanche : la population est invitée à apporter un plat et se poser sur une tablée géante (alignement de 17 tables) de 1,7 km, qui prendra place (11h30-16h30) le long des remparts entre les portes de la République et Saint-Lazare (notre édition du 18 juin). Une initiative qui s’inscrit dans le cadre de Terre de culture et dont un petit avant-goût a eu lieu, ce mardi matin, pour une photo, sur place, des principaux acteurs.

    À commencer par son instigateur, l’artiste Yvan Loiseau, à l’origine de plusieurs grandes tables de la sorte. « C’est vraiment une première de voir autant de structures mobilisées, d’habitude, il y en a une vingtaine, là il y a une cinquantaine d’associations culturelles, sociales, autour de l’alimentation, mais aussi 45 restaurants partenaires », se félicite-t-il. La Ville insiste bien sur le fait que les restaurateurs proposeront quelques-uns de leurs plats, mais qu’il ne s’agit en aucun cas de fournir un repas à chacun.

    « L’idée est d’amener un plat volumineux à partager, pas d’arriver avec son sandwich déjà prêt et se poser à une table, mais faire société assis à côté de gens que l’on ne connaît pas », dressait Cécile Helle, en juin, lors du point presse de présentation. Pas besoin de réservation, juste penser également à son assiette et couverts. Plusieurs déambulations artistiques et musicales rythmeront le banquet.

  • Les Spartiates mettent leurs cerveaux au service de la science

    Les Spartiates mettent leurs cerveaux au service de la science

    Habitués aux chocs, qu’ils soient contre la rambarde ou au contact de leurs adversaires, les hockeyeurs constituent des sujets idéaux pour une recherche dédiée aux traumatismes crâniens, plus communément appelés « commotions cérébrales », dans le monde sportif.

    Le service de neurochirurgie de l’hôpital de la Timone, dirigé par le Pr Henri Dufour, collabore depuis cet été avec les Spartiates de Marseille, dans le cadre de l’étude Crash (« Concussion Research And Screening in Hockey », que l’on peut traduire par Recherche et dépistage des commotions cérébrales au hockey). L’objectif est de « pouvoir étudier et comprendre les mécanismes de blessure et de récupération […] dans l’idée d’appliquer, ensuite, nos observations, nos recherches à la population générale », souligne Alizée Pann, neuropsychologue et coordinatrice de l’étude.

    « La question des traumatismes crâniens légers est un sujet qui nous préoccupe, car c’est une pandémie silencieuse. Le nombre de patients annuels qui ne vont pas être pris en charge sur le plan médical est considérable, parce qu’il n’y a pas de symptômes visibles », insiste-t-elle.

    Batterie de tests

    « En conséquence, on ne consulte pas ou on va juste aux urgences, où l’on fait face à des examens de base qui sont globalement normaux et rassurants, puis on rentre chez soi. Pourtant, les symptômes sont gênants dans la vie quotidienne et peuvent créer une forme de handicap invisible. »

    Les hockeyeurs marseillais ont déjà réalisé la première phase de l’étude Crash, qui consiste en un état des lieux, avant la saison, au travers d’une batterie de tests : une IRM cérébrale 7 Tesla, qui a pour objectif de « détecter les anomalies microstructurelles qui seraient non visibles avec des techniques classiques comme une IRM 1.5. ou un scanner », un bilan neurologique et neuropsychologique complet, un OCT (tomographie par cohérence optique), « un examen d’imagerie qui permet d’observer les différents composants de l’œil, de visualiser la forme et l’épaisseur des cellules de la rétine et du nerf optique qui achemine l’information visuelle vers le cerveau », et une évaluation neurovisuelle sur une tablette tactile.

    Suite à cette journée passée à l’hôpital, le service de neurochirurgie va pouvoir passer à la deuxième phase. « Pendant la saison, s’il y a une suspicion de choc ou un choc avéré, on viendra réexplorer l’athlète avec tous ces examens à nouveau, dans un délai extrêmement raccourci, pour voir toute la cascade neurophysiologique liée à la commotion cérébrale », détaille la clinicienne et chercheuse marseillaise. Son équipe observera de nouveau les hockeyeurs à la fin de la saison, en reproduisant à l’identique la phase une et en observant les effets d’une saison complète, et donc de chocs potentiels à haute intensité et fréquence, sur le fonctionnement neurologique et neuropsychologique.

    Entre-temps, le service de neurochirurgie analysera les enregistrements vidéo de chaque match à domicile pour identifier les contacts susceptibles d’avoir provoqué une commotion. « Je touche du bois, mais j’ai la chance de ne pas en avoir subi beaucoup, glisse Fabien Bourgeois, défenseur et assistant-capitaine des Spartiates de Marseille. « Je pense que notre collaboration avec la Timone est indispensable. C’est primordial dans notre sport. Les commotions cérébrales sont devenues de vrais fléaux, avec des séquelles parfois terribles. J’ai connu un joueur qui ne pouvait même plus écouter ses enfants pleurer à la maison », témoigne l’international français.

    À ce jour, il n’existe aucun traitement spécifique contre les commotions cérébrales. « Si on peut trouver un moyen objectif et rationnel de soutenir la récupération naturelle et spontanée, ce serait une belle avancée », note Alizée Pann, consciente du potentiel décisif de l’étude.

  • Les Bleus peuvent remercier un Mbappé déterminé

    Les Bleus peuvent remercier un Mbappé déterminé

    On pensait que l’Ukraine était l’adversaire le plus dangereux pour les Bleus dans cette poule D, mais l’Islande a montré qu’elle était capable de jouer les trouble-fêtes. Sur la pelouse du Parc des Princes, mardi soir, les hommes de Didier Deschamps ont dû s’employer pour aller chercher la victoire (2-1) face à la Terre de Feu et de Glace pour leur deuxième match dans cette phase de qualification pour le Mondial-2026. L’équipe de France, vainqueur de l’Ukraine (0-2) vendredi dernier, prend la tête du groupe, avec trois points d’avance sur les Islandais, deuxièmes, compte tenu du match nul entre l’Ukraine et l’Azerbaïdjan (1-1) plus tôt dans la journée.

    Le capitaine a pris ses responsabilités

    Aussi dominants que face aux Ukrainiens, les Bleus ont toutefois manqué de réalisme devant la cage islandaise, blindée par Elias Olafsson. Le géant gardien de Midtjylland a effectué une première mi-temps solide, quasiment héroïque, sur sa ligne. Il a multiplié les arrêts face aux attaquants tricolores, à l’image d’une double parade magistrale en prenant le meilleur sur Manu Koné et Marcus Thuram. Ce dernier, critiqué pour ses performances en sélection, a tout essayé pour débloquer la situation. De la tête, en profondeur, dans et en dehors de la surface, rien n’a souri au fils du Philosophe.

    Avec près de 75 % de possession de bale dans la première demi-heure de jeu, les Bleus auraient dû trouver la faille pour transformer l’essai. Mais ce sont bien les Scandinaves qui ont ouvert le score, grâce à Andri Gudjohnsen, sur une passe ratée du milieu offensif bavarois Michael Olise, dans la surface de réparation (22e, 0-1). « On a le ballon, on a le monopole, on a fait une erreur et on l’a payé cash. C’est la seule occasion qu’ils ont. Face à une équipe aussi regroupée, avec un bloc, il faut amener plus de percussions », martelait Didier Deschamps à la mi-temps. Les souhaits du sélectionneur sont rapidement devenus réalité.

    En difficulté depuis le début de la partie, Marcus Thuram a provoqué un pénalty en fin de première période. Le capitaine Mbappé s’est exécuté et a égalisé sans trembler (45e, 1-1). Avec 52 buts inscrits désormais, l’ancien parisien devient le deuxième meilleur buteur de l’histoire de l’équipe de France devant un certain Thierry Henry, mais toujours derrière Olivier Giroud. L’attaquant du Real Madrid ne s’est pas arrêté en si bon chemin. Il a offert le but de la victoire à Bradley Barcola, tel un grand seigneur (62e, 2-1). L’exclusion de son coéquipier en club Aurélien Tchouaméni (67e) n’a rien changé au scénario final, même si les Bleus se sont fait quelques frayeurs au passage.

    2e journée – Phase de qualification pour le Mondial-2026

    Au Parc des Princes, à Paris (40 000 spectateurs)

    Arbitre : António Nobre (ESP)

    Buts : Mbappé (45), Barcola (62) pour la France, A.Gudjohnsen (22) pour l’Islande

    Avertissements : Koné (29), T.Hernandez (54), Mbappé (90+2) pour la France ; Anderson (44), A.Gudjohnsen (67) pour l’Islande

    Exclusion : Tchouaméni (67).

    FRANCE : Maignan – Koundé (Gusto, 63), Konaté, Upamecano, T.Hernandez – Olise (Ekitiké, 90+6), Tchouaméni, Koné, Barcola (Coman, 63) – Thuram (Rabiot, 72), Mbappé (cap).

    Sélectionneur : D. Deschamps

    ISLANDE : Ólafsson – Pálsson, Ingason, Grétarsson (Hlynsson, 82) – Þorsteinsson (Helgason, 72), Anderson (Bjarkason, 64), Jóhannesson (Thordarson, 72), Ellertsson – Haraldsson (cap), A. Guðjohnsen, D. Guðjohnsen (Magnusson, 64).

    Sélectionneur : A. Gunnlaugsson

  • Bernal s’impose lors d’une 16e étape écourtée, Vingegaard reste leader

    Bernal s’impose lors d’une 16e étape écourtée, Vingegaard reste leader

    La 16e étape du Tour d’Espagne cycliste, perturbé quotidiennement par des manifestations pro-palestiniennes visant l’équipe Israel-Premier Tech, a été écourtée, mardi, ont annoncé les organisateurs. « En raison de manifestations qui bloquent la fin de la course, l’étape sera arrêtée à 8 km de l’arrivée initiale. Le vainqueur de l’étape et les temps pour le classement général seront pris à ce moment-là », écrit La Vuelta sur son site officiel. Le Colombien Egan Bernal a franchi en vainqueur l’arrivée, à 8 km de la ligne prévue.

    Toujours 48 secondes d’avance pour le Danois

    Cette journée raccourcie arrange les affaires de Jonas Vingeggard (Visma-Lease a Bike), qui se montre compréhensif depuis le début des manifestations pro-palestiniennes sur le Tour d’Espagne. « Les gens le font pour une raison. C’est terrible ce qui se passe. Je pense que ceux qui manifestent veulent peut-être s’exprimer et que ce sont peut-être les médias qui vont leur donner la parole. C’est peut-être pour ça qu’ils font ça », avait-il déclaré, dimanche, sur la chaîne danoise TV2. Le leader de La Vuelta garde 48 secondes d’avance sur João Almeida (UAE Emirates). Plus le temps passe, plus Vingeggard se rapproche de son premier sacre en terres espagnoles.

  • « Je me demande ce que je fais dans cette salle »

    « Je me demande ce que je fais dans cette salle »

    La Marseillaise : Vous entrez dans votre 23e saison professionnelle. Est-ce que vous avez subi beaucoup de commotions cérébrales dans votre carrière ?

    Teddy Da Costa : Je n’en ai pas eu beaucoup dans ma carrière, mais j’en ai subi une, la saison passée, un peu par accident. J’ai pris une charge et je suis tombé sur le genou d’un joueur qui était dans mon dos. C’est une blessure pas comme les autres, dans le sens où je ne ressens pas trop de douleurs. Mais ça se joue plus sur l’appréhension, car ça se passe dans la tête. Et quand je me suis rendu à l’hôpital pour passer des examens, les médecins m’ont dit que j’avais une microhémorragie à l’arrière du cerveau. Même avec le casque, je n’y ai pas échappé. Mais je n’avais pas mon protège-dents ce jour-là, parce qu’il se faisait vieux et que j’avais la flemme d’aller en refaire un autre. J’ai pris des centaines de cartouches avec et je n’ai jamais rien eu. Je pense que ça peut jouer, ça évite de trop se contracter.

    Quels ont été les effets de cette commotion cérébrale ?

    T.D-C. : Au-delà de la petite douleur derrière la tête, on se sent faible pendant plusieurs jours. La lumière me provoquait comme une sorte de migraine. J’avais besoin de me reposer. De toute façon, je ne pouvais quasiment pas faire d’efforts. Un peu comme quand on a chopé une bonne grippe. J’avais aussi du mal à dormir, parce que j’avais peur que le mal de tête s’amplifie.

    Est-ce que ça pouvait jouer sur votre humeur aussi ?

    T.D-C. : Je dois avouer que je m’énervais assez vite et que j’étais de plus en plus impatient. C’est surtout la fatigue qui parlait. J’avais l’impression que tout me saoulait. Le pire, c’est quand j’ai commencé à avoir des pertes de mémoire. Souvent, dans la journée, je me demande ce que je fais dans cette salle. C’est étrange comme situation. Encore récemment, je dormais parfois mal à cause de ça, parce que je me demandais si j’aurais des séquelles bizarres comme ça, quand je serais vieux. Mais, avec le temps, ça va bien mieux. Ce n’est pas facile à vivre, surtout que ça arrive à la fin de ma carrière. C’est dommage, mais ce n’est pas une catastrophe. Il ne faut pas faire peur aux gens, ça reste une pathologie très rare et les équipements sont de bien meilleure qualité. Pour moi, ce n’était qu’une question de poisse et c’était tombé sur moi, cette fois-là.

    Est-ce que c’était un sujet tabou quand vous avez commencé le hockey sur glace ?

    T.D-C. : On n’en parlait pas beaucoup. Quand on se prenait une mauvaise charge, on avait mal à la tête et puis c’est tout. Il n’y avait pas de protocole commotion comme aujourd’hui. Heureusement que les choses évoluent.